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	<title>Mati&#232;re et R&#233;volution</title>
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	<description>Contribution au d&#233;bat sur la philosophie dialectique du mode de formation et de transformation de la mati&#232;re, de la vie, de l'homme et de la soci&#233;t&#233;. Ce site est compl&#233;mentaire de https://www.matierevolution.org/</description>
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		<title>Mati&#232;re et R&#233;volution</title>
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		<title>Propos du r&#233;volutionnaire Barta</title>
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		<dc:date>2025-03-03T23:39:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Barta</dc:subject>
		<dc:subject>1940</dc:subject>
		<dc:subject>1943-1947</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Propos du r&#233;volutionnaire Barta &lt;br class='autobr' /&gt; Lire sur Barta : &lt;br class='autobr' /&gt;
https://www.matierevolution.fr/spip.php?page=recherche&amp;recherche=barta &lt;br class='autobr' /&gt;
Barta en 1935 : &lt;br class='autobr' /&gt;
https://www.marxists.org/francais/barta/1935/12/barta_roumanie.htm &lt;br class='autobr' /&gt;
Barta en 1936 : &lt;br class='autobr' /&gt;
LETTRE DE BARTA A TROTSKY &lt;br class='autobr' /&gt;
Bucarest, le 22 Mai 1936 Cher camarade L.D., Notre activit&#233;, malgr&#233; les forces extr&#234;mement faibles dont nous disposons &#224; la formation du groupe B.L. en Roumanie, nous a permis d'arriver &#224; deux r&#233;sultats essentiels : &lt;br class='autobr' /&gt;
Sur cette (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?rubrique83" rel="directory"&gt;6- L'organisation du prol&#233;tariat&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot91" rel="tag"&gt;Barta&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot104" rel="tag"&gt;1940&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot129" rel="tag"&gt;1943-1947&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Propos du r&#233;volutionnaire Barta&lt;/h2&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Lire sur Barta :&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?page=recherche&amp;recherche=barta&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?page=recherche&amp;recherche=barta&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Barta en 1935 :&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/barta/1935/12/barta_roumanie.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/barta/1935/12/barta_roumanie.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Barta en 1936 :&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;LETTRE DE BARTA A TROTSKY&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bucarest, le 22 Mai 1936&lt;br class='autobr' /&gt;
Cher camarade L.D.,&lt;br class='autobr' /&gt;
Notre activit&#233;, malgr&#233; les forces extr&#234;mement faibles dont nous disposons &#224; la formation du groupe B.L. en Roumanie, nous a permis d'arriver &#224; deux r&#233;sultats essentiels :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur cette activit&#233; vous avez &#233;t&#233; certainement inform&#233; par le S.I. [1] : travail d'&#233;ducation politique des militants, publication de brochures et ces temps derniers discussions publiques, collage de papillons, etc&#8230; Nous avons certainement commis des fautes, mais elles &#233;taient in&#233;vitables et nous croyons avoir maintenant la clart&#233; n&#233;cessaire pour mener &#224; bien notre lutte. La meilleure preuve de notre maturit&#233; (toute relative, cela va sans dire) c'est qu'on nous craint, qu'on &#233;vite les discussions publiques avec nous (unitaires, stalinistes ou socialistes font le front unique inavou&#233; sur cette question).&lt;br class='autobr' /&gt;
Voici maintenant en quelques mots notre situation par rapport aux autres organisations :&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans le P.C. il y a pas mal d'&#233;l&#233;ments r&#233;volutionnaires honn&#234;tes mais &#224; cause des zigzags et de l'inculture totale ils ne sont pas capables de penser. L'ill&#233;galit&#233; est aussi un frein puissant qui emp&#234;che le contact avec eux. A l'heure actuelle notre activit&#233; dans ce parti reste nulle.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le P.S. est constitu&#233; d'&#233;l&#233;ments r&#233;actionnaires qui ont plut&#244;t un r&#244;le de policiers que de militants r&#233;formistes. L'influence de ce parti parmi les ouvriers est tr&#232;s r&#233;duite. La seule activit&#233; possible dans le P.S. serait l'activit&#233; ill&#233;gale. Cette activit&#233; nous ne pouvons pas la mener pour le moment, pour plusieurs raisons (nous ne pouvons pas les indiquer ici).&lt;br class='autobr' /&gt;
Le parti unitaire [2] agonise. Inexistant sur tous les terrains, il subsiste encore seulement par l'ambition de deux ou trois intellectuels qui veulent &#234;tre des &#034;chefs&#034; et avoir &#034;leur&#034; parti. Tout ce que l'on pouvait faire dans le parti unitaire (&#224; Bucarest), nous l'avons fait dans les autres localit&#233;s, nous examinerons les possibilit&#233;s. La seule chose qu'on peut encore utiliser c'est leur tribune, d'o&#249; nous les critiquons et faisons des appels pour la 4&#232;me.&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans les syndicats nous avons deux &#233;l&#233;ments et nous essaierons de mener une action, qui demande beaucoup d'exp&#233;rience et de prudence.&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est pourquoi notre effort principal doit &#234;tre dirig&#233; vers les couches fra&#238;ches &#8211; apolitiques &#8211; et commencer le travail d'&#233;ducation par l'ABC &#8211; travail tr&#232;s long et qui demande beaucoup de patience &#8211;.&lt;br class='autobr' /&gt;
En r&#233;sum&#233; : notre t&#226;che principale consiste dans l'&#233;ducation d'&#233;l&#233;ments presque vierges politiquement (cela n'exclut &#233;videmment une activit&#233; pratique assez longue et d&#233;vou&#233;e de leur part, pratique men&#233;e par leurs propres moyens, sans plan et sans coordination). Pour cela nous devons enrichir constamment notre capital politique et imprimer des brochures. Nous en avons d&#233;j&#224; imprim&#233;es. Mais, sauf une (&#034;Front populaire ou front unique prol&#233;taire ?&#034;), toutes &#233;taient sur un plan g&#233;n&#233;ral, valable pour tous les pays. Nous voudrions beaucoup imprimer une brochure sur la Roumanie (une analyse g&#233;n&#233;rale de la situation et des t&#226;ches de l'avant-garde), mais le manque complet de traditions th&#233;oriques ne nous permet pas de le faire par nos propres forces (il s'agit d'&#233;crire une analyse simple pour &#234;tre comprise par les travailleurs &#8211; ce qui demande maturit&#233; compl&#232;te de la pens&#233;e &#8211; et juste).&lt;br class='autobr' /&gt;
Comme vous voyez, cette lettre n'est pas seulement pour vous informer (si pauvrement d'ailleurs). Elle a plut&#244;t un but &#034;&#233;go&#239;ste&#034;. Nous voudrions &#233;tablir avec vous une liaison (nous l'avons essay&#233; dans le pass&#233;, mais malheureusement votre sant&#233; ne le permettait pas) pour discuter notre travail futur et surtout pour que vous contribuiez directement &#224; ce travail par &#233;crit.&lt;br class='autobr' /&gt;
Si votre temps vous permet de le faire nous vous prions d'envoyer votre r&#233;ponse &#224; Adolphe qui nous l'enverra. Nous attendons vos questions sur la situation d'ici, renseignements qui vous permettront de conna&#238;tre exactement la situation et en tirer les d&#233;ductions n&#233;cessaires.&lt;br class='autobr' /&gt;
Recevez, cher camarade, nos salutations r&#233;volutionnaires.&lt;br class='autobr' /&gt;
pour le C.C. Barta.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notes&lt;br class='autobr' /&gt;
[1] Secr&#233;tariat International de la IV&#232;me Internationale &lt;br class='autobr' /&gt;
[2] P.S.U. (Partidul socialist unitar) produit de la fusion en ao&#251;t 1933 du P.S.I. (Partidul socialist independent) Parti Socialiste Independant de Roumanie issu d'une scission (septembre 1931) du Parti Socialiste roumain, et du groupe, lui aussi issu de la social-d&#233;mocratie, de Constantin Popovici.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Barta en 1944 :&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;PAR OU COMMENCER ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quel est l'ouvrier de France qui ne se souvient avec fiert&#233; de la pouss&#233;e r&#233;volutionnaire de juin 1936 ? Quel est celui qui ne se rappelle pas avoir pris part aux meetings, aux manifestations, aux d&#233;fil&#233;s, aux gr&#232;ves ? En ce temps-l&#224; la classe ouvri&#232;re, inqui&#233;t&#233;e par les attaques fascistes et par la menace croissante de la guerre, mettait en &#339;uvre toute son &#233;nergie. Les meilleurs militants, syndicalistes, socialistes, communistes, se prodiguaient constamment, apr&#232;s le travail et le dimanche, dans les r&#233;unions et les meetings de gr&#233;vistes. La vague r&#233;volutionnaire avait soulev&#233; les couches les plus profondes du peuple opprim&#233;, les ouvriers entra&#238;nant les employ&#233;s, la ville entra&#238;nant la campagne. Les partis et les syndicats virent affluer dans leurs rangs de nouveaux membres et de nouveaux sympathisants. Effray&#233; par les occupations d'usine, sentant le revolver sur la tempe, le patronat dut c&#233;der ; une nouvelle vie sembla devoir commencer : ce furent la semaine de 40 heures, les cong&#233;s pay&#233;s, les contrats collectifs, le rel&#232;vement des salaires. A l'usine, l'ouvrier releva la t&#234;te ; au dehors, jouissant de plus de loisirs, il commen&#231;a &#224; vivre plus dignement. L'organisation de classe avait d&#233;termin&#233; la victoire, &#224; son tour, la victoire, par la diminution des heures de travail, permettait &#224; l'ouvrier de consacrer du temps &#224; la lutte organis&#233;e. A toute une vie de d&#233;boires et d'incertitudes l'ouvrier trouvait une issue dans l'action de classe qui, &#224; son tour, d&#233;terminait une am&#233;lioration de ses conditions de vie. L'existence des syndicats, des partis, d'universit&#233;s populaires, de meetings, d'une presse ouvri&#232;re, de brochures, de livres, augmentait la conscience de la classe ouvri&#232;re, ainsi que sa confiance en soi et sa force offensive.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, apr&#232;s les d&#233;faites subies, la situation &#233;conomique des travailleurs est devenue terrible : la journ&#233;e de dix heures, les salaires de famine, le manque complet de vivres, la d&#233;portation en Allemagne, le chantage au d&#233;part pour ceux qui restent, le travail forc&#233;, l'aggravation des conditions de travail (travail aux pi&#232;ces, etc...). La vie politique est presque nulle : et en absence d'une activit&#233; politique propre, les ouvriers manquent de perspectives claires et en sont r&#233;duits &#224; esp&#233;rer une am&#233;lioration de leur situation d'un d&#233;barquement et d'une victoire alli&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le patronat est arriv&#233; &#224; ses fins : il a devant lui un prol&#233;tariat d&#233;sorganis&#233;, d&#233;sorient&#233; et passif ; depuis longtemps les choses n'allaient plus si bien pour lui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais la classe ouvri&#232;re ne peut tol&#233;rer qu'une telle situation se prolonge ind&#233;finiment : sa passivit&#233; dans des &#233;v&#233;nements qui mettent en jeu le sort du monde, entra&#238;nerait son asservissement pour toute une g&#233;n&#233;ration. Les ouvriers savent que la bourgeoisie n'a jamais rien c&#233;d&#233; sans une action d&#233;cid&#233;e de leur part ; et la puissance de cette action d&#233;pend de leur organisation. La p&#233;riode de la meilleure situation &#233;conomique du prol&#233;tariat fut celle de sa plus grande activit&#233; politique organis&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes, la situation est difficile : la longueur de la journ&#233;e de travail, la n&#233;cessit&#233; de se ravitailler &#224; la campagne, la police, les mouchards, sont autant d'obstacles sur la voie de l'organisation. Mais c'est justement pour cela qu'il faut renverser la vapeur. L'am&#233;lioration de notre situation ne peut pas venir d'&#233;v&#233;nements militaires qui sous la conduite de la bourgeoisie ont pour but l'&#233;crasement des peuples. Tout au contraire, l'attente passive de la classe ouvri&#232;re est un facteur important qui permet aux imp&#233;rialistes de continuer la guerre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une am&#233;lioration de la situation ne peut provenir que d'un changement dans le rapport de forces entre la classe ouvri&#232;re et la bourgeoisie, c'est-&#224;-dire d'une action de classe d&#233;cid&#233;e, qui suppose auparavant une organisation et une volont&#233; offensive.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aux ouvriers avanc&#233;s incombe aujourd'hui le devoir de donner l'exemple en faisant le premier pas dans cette voie. Le d&#233;brouillage au jour le jour n'a jamais rien r&#233;solu de grand ; la situation actuelle met en jeu l'avenir m&#234;me du prol&#233;tariat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour permettre &#224; la classe ouvri&#232;re de se regrouper, prendre conscience de sa force et de ses t&#226;ches, il faut commencer le travail sur le terrain de l'usine. Les ouvriers les plus s&#251;rs doivent se r&#233;unir r&#233;guli&#232;rement chez l'un d'entre eux pour envisager en commun les probl&#232;mes de l'usine, pour lire et commenter la litt&#233;rature et les journaux ouvriers clandestins et, dans la mesure du possible, s&#233;lectionner parmi les jeunes les meilleurs &#233;l&#233;ments capables de s'instruire et de trouver dans l'&#233;tude du mouvement ouvrier la volont&#233; et la m&#233;thode qui m&#232;neront &#224; la victoire dans les combats &#224; venir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les ouvriers feront ainsi leur propre &#233;ducation d&#233;mocratique, exerceront leur esprit critique et choisiront les meilleurs d'entre eux pour coordonner leur action et multiplier les liaisons sur une &#233;chelle de plus en plus large.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La classe ouvri&#232;re a pour elle le nombre, la place indispensable qu'elle occupe dans la production et l'incapacit&#233; de la bourgeoisie de faire vivre plus longtemps la soci&#233;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La conqu&#234;te du pouvoir politique ne peut pas et ne doit pas se faire par d'autres au nom du prol&#233;tariat ; elle ne peut pas &#234;tre la cons&#233;quence d'un coup de main. &#034;La dictature du prol&#233;tariat qui aura pour t&#226;che la socialisation des moyens de production, ne peut &#234;tre le fait d'une masse men&#233;e par quelques-uns, elle doit &#234;tre et elle sera l'&#339;uvre des prol&#233;taires eux-m&#234;mes, devenus, d&#233;j&#224; en soi et par une longue pratique, une organisation politique.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/barta/1944/02/ldc25_022344.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/barta/1944/02/ldc25_022344.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Barta en 1940 :&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;LA LUTTE CONTRE LA DEUXI7ME GUERRE IMPERIALISTE MONDIALE&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/barta/1940/11/barta_lutte2g.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/barta/1940/11/barta_lutte2g.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;LE LIVRE JAUNE SUR LES ORIGINES DE LA GUERRE&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/barta/1940/01/ouvrierns_19400115.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/barta/1940/01/ouvrierns_19400115.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Barta en 1945 :&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;PEUT-ON ALLER DE L'AVANT SI L'ON A PEUR D'ALLER VERS LE SOCIALISME&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/barta/1945/03/ldc45_032045.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/barta/1945/03/ldc45_032045.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Barta en 1946 ;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;LEURS ALLIES ET LES NOTRES&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/barta/1946/09/ldc67_091846.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/barta/1946/09/ldc67_091846.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Barta en 1947 :&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;LA GREVE DES USINES RENAULT&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/barta/1947/05/greve_renault.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/barta/1947/05/greve_renault.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;QUI L'EMPORTERA ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/barta/1947/05/ldc90_051647.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/barta/1947/05/ldc90_051647.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Barta en 1948 :&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;RAPPORT SUR LA SITUATION INTERNATIONALE&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/barta/1948/10/barta_rapport.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/barta/1948/10/barta_rapport.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Barta en 1949 :&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;DEMASQUER LES DIRIGEANTS REFORMISTES PAR UNE POLITIQUE DE FRONT UNIQUE&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/barta/1949/01/note_010849.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/barta/1949/01/note_010849.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les syndicats &#224; l'&#233;poque de la d&#233;cadence imp&#233;rialiste</title>
		<link>https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6775</link>
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		<dc:date>2022-12-15T23:05:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>1940</dc:subject>
		<dc:subject>Syndicalisme</dc:subject>
		<dc:subject>Imp&#233;rialisme</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Les syndicats &#224; l'&#233;poque de la d&#233;cadence imp&#233;rialiste &lt;br class='autobr' /&gt;
ao&#251;t 1940 &lt;br class='autobr' /&gt;
L&#233;on Trotsky &lt;br class='autobr' /&gt;
L'int&#233;gration des organisations syndicales au pouvoir de l'Etat &lt;br class='autobr' /&gt;
Il y a un aspect commun dans le d&#233;veloppement ou, plus exactement, dans la d&#233;g&#233;n&#233;rescence des organisations syndicales modernes dans le monde entier : c'est leur rapprochement et leur int&#233;gration au pouvoir d'Etat. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ce processus est &#233;galement caract&#233;ristique pour les syndicats neutres, sociaux-d&#233;mocrates, communistes et anarchistes. Ce fait (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?rubrique95" rel="directory"&gt;10 - Livre Dix : SYNDICALISME ET AUTO-ORGANISATION DES TRAVAILLEURS&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot104" rel="tag"&gt;1940&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot296" rel="tag"&gt;Imp&#233;rialisme&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;div class='spip_document_16494 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.fr/IMG/jpg/cul_et_chemise_004-0ffa6-4.jpg' width=&#034;500&#034; height=&#034;375&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Les syndicats &#224; l'&#233;poque de la d&#233;cadence imp&#233;rialiste
&lt;p&gt;ao&#251;t 1940&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&#233;on Trotsky&lt;/p&gt;
&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'int&#233;gration des organisations syndicales au pouvoir de l'Etat&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a un aspect commun dans le d&#233;veloppement ou, plus exactement, dans la d&#233;g&#233;n&#233;rescence des organisations syndicales modernes dans le monde entier : c'est leur rapprochement et leur int&#233;gration au pouvoir d'Etat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce processus est &#233;galement caract&#233;ristique pour les syndicats neutres, sociaux-d&#233;mocrates, communistes et anarchistes. Ce fait seul indique que la tendance &#224; s'int&#233;grer &#224; l'Etat n'est pas inh&#233;rente &#224; telle ou telle doctrine, mais r&#233;sulte des conditions sociales communes pour tous les syndicats.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le capitalisme monopolisateur n'est pas bas&#233; sur la concurrence et sur l'initiative priv&#233;e, mais sur un commandement central.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les cliques capitalistes, &#224; la t&#234;te de trusts puissants, des syndicats, des consortiums bancaires, etc., contr&#244;lent la vie &#233;conomique au m&#234;me niveau que le pouvoir d'Etat et, &#224; chaque instant, elles ont recours &#224; la collaboration de ce dernier. A leur tour les syndicats, dans les branches les plus importantes de l'industrie, se trouvent priv&#233;s de la possibilit&#233; de profiter de la concurrence entre les diverses entreprises. Ils doivent affronter un adversaire capitaliste centralis&#233;, intimement li&#233; au pouvoir de l'Etat. De l&#224; d&#233;coule pour les syndicats, dans la mesure o&#249; ils restent sur des positions r&#233;formistes - c'est &#224; dire sur des positions bas&#233;es sur l'adaptation &#224; la propri&#233;t&#233; priv&#233;e - la n&#233;cessit&#233; de s'adapter &#224; l'Etat capitaliste et de tenter de coop&#233;rer avec lui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aux yeux de la bureaucratie du mouvement syndical, la t&#226;che essentielle consiste &#224; &#034; lib&#233;rer &#034; l'Etat de l'emprise capitaliste en affaiblissant sa d&#233;pendance envers les trusts et en l'attirant &#224; lui. Cette attitude est en compl&#232;te harmonie avec la position sociale de l'aristocratie et de la bureaucratie ouvri&#232;re qui combattent pour obtenir quelques miettes dans le partage des sur-profits du capitalisme imp&#233;rialiste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans leurs discours, les bureaucrates travaillistes font tout leur possible pour essayer de prouver &#224; l'Etat - d&#233;mocratique - combien ils sont dignes de confiance et indispensables en temps de paix, et plus sp&#233;cialement en temps de guerre. Par la transformation des syndicats en organismes d'Etat, le fascisme n'invente rien de nouveau, il ne fait que pousser &#224; leurs ultimes cons&#233;quences toutes les tendances inh&#233;rentes au capitalisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les pays coloniaux et semi-coloniaux ne sont pas sous la domination d'un capitalisme indig&#232;ne, mais sous celle de l'imp&#233;rialisme &#233;tranger. Cependant, ceci n'&#233;carte pas, mais renforce au contraire, le besoin des liens directs, journaliers et pratiques, entre les magnats du capitalisme et les gouvernements coloniaux et semi-coloniaux qui, en fait, d&#233;pendent d'eux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la mesure o&#249; le capitalisme imp&#233;rialiste cr&#233;e dans les pays coloniaux et semi-coloniaux une couche d'aristocratie et de bureaucratie ouvri&#232;re, celle-ci sollicite le soutien de ces gouvernements comme protecteurs et tuteurs et parfois comme arbitres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela constitue la base sociale la plus importante du caract&#232;re bonapartiste et semi-bonapartiste des gouvernements dans les colonies, et en g&#233;n&#233;ral dans les pays &#034; arri&#233;r&#233;s &#034;. Cela constitue &#233;galement la base de la d&#233;pendance des syndicats r&#233;formistes vis-&#224;-vis de l'Etat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au Mexique, les syndicats ont &#233;t&#233; transform&#233;s par la loi en institutions semi-&#233;tatiques et ont, par cons&#233;quent, acquis un caract&#232;re semi-totalitaire. L'&#233;tatisation des syndicats, suivant la conception des l&#233;gislateurs, fut introduite dans l'int&#233;r&#234;t des travailleurs, dans le but de leur assurer une influence dans la vie gouvernementale ou &#233;conomique. Mais dans la mesure o&#249; le capitalisme imp&#233;rialiste &#233;tranger domine l'Etat national et o&#249; il lui est possible de renverser la d&#233;mocratie instable et de la remplacer imm&#233;diatement par une dictature fasciste ouverte, dans cette mesure, la l&#233;gislation se rapportant aux syndicats peut facilement devenir une arme dans les mains de la dictature imp&#233;rialiste.&lt;br class='autobr' /&gt;
Mots d'ordre pour l'ind&#233;pendance des syndicats&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De ce qui pr&#233;c&#232;de, il semblerait facile &#224; premi&#232;re vue de conclure que les syndicats renoncent &#224; &#234;tre eux-m&#234;mes &#224; l'&#233;poque imp&#233;rialiste, qu'ils ne laissent presque plus de place &#224; la d&#233;mocratie ouvri&#232;re qui, dans les bons vieux temps, quand le libre &#233;change dominait sur l'ar&#232;ne &#233;conomique, constituait le contenu m&#234;me de la vie int&#233;rieure des organisations ouvri&#232;res. On pourrait &#233;galement estimer qu'en l'absence de d&#233;mocratie ouvri&#232;re, il ne peut y avoir de lutte ouverte pour exercer une influence sur les membres des syndicats et que, de ce fait, l'ar&#232;ne principale du travail r&#233;volutionnaire au sein des syndicats dispara&#238;t. Une telle position serait fondamentalement fausse. Nous ne pouvons pas choisir le champ et les conditions de notre activit&#233; selon nos seuls d&#233;sirs ou aversions. Il est infiniment plus difficile de lutter pour influencer la masse ouvri&#232;re dans un Etat totalitaire et semi-totalitaire que dans une d&#233;mocratie. Cette remarque s'applique &#233;galement aux syndicats dont la destin&#233;e refl&#232;te l'&#233;volution des Etats capitalistes. Mais nous ne pouvons pas renoncer &#224; travailler avec les ouvriers en Allemagne simplement parce que le r&#233;gime totalitaire y rend un tel travail extr&#234;mement difficile. Pour la m&#234;me raison, nous ne pouvons renoncer &#224; la lutte dans les organisations du travail obligatoire cr&#233;&#233;es par le fascisme. A plus forte raison, nous ne pouvons pas renoncer &#224; un travail syst&#233;matique au sein des syndicats d'un r&#233;gime totalitaire ou semi-totalitaire simplement parce qu'ils d&#233;pendent directement ou indirectement de l'Etat ouvrier ou parce que la bureaucratie prive les r&#233;volutionnaires de la possibilit&#233; de travailler librement dans ces syndicats. Il est n&#233;cessaire de conduire la lutte sous toutes ces conditions concr&#232;tes qui ont &#233;t&#233; cr&#233;&#233;es par le d&#233;veloppement pr&#233;c&#233;dent, y compris les fautes de la classe ouvri&#232;re et les crimes de ses chefs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les pays fascistes et semi-fascistes, tout travail r&#233;volutionnaire ne peut &#234;tre qu'ill&#233;gal et clandestin. Il est n&#233;cessaire de nous adapter nous-m&#234;mes aux conditions concr&#232;tes existant dans les syndicats de chaque pays afin de mobiliser les masses, non seulement contre la bourgeoisie, mais aussi contre le r&#233;gime totalitaire r&#233;gnant dans les syndicats eux-m&#234;mes et contre les leaders qui renforcent ce r&#233;gime.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le mot d'ordre essentiel dans cette lutte est : ind&#233;pendance compl&#232;te et inconditionnelle des syndicats vis-&#224;-vis de l'Etat capitaliste. Cela signifie : lutte pour transformer les syndicats en organes des masses exploit&#233;es et non en organes d'une aristocratie ouvri&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le second mot d'ordre est : d&#233;mocratie dans Ies syndicats.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce second mot d'ordre d&#233;coule directement du premier et pr&#233;suppose pour sa r&#233;alisation la compl&#232;te libert&#233; des syndicats vis-&#224;-vis de l'Etat imp&#233;rialiste ou colonial.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En d'autres termes, &#224; l'&#233;poque actuelle, les syndicats ne peuvent pas &#234;tre de simples organes de la d&#233;mocratie comme &#224; l'&#233;poque du capitalisme libre-&#233;changiste, et ils ne peuvent pas rester plus longtemps politiquement neutres, c'est-&#224;-dire se limiter &#224; la d&#233;fense des int&#233;r&#234;ts quotidiens de la classe ouvri&#232;re. Ils ne peuvent pas &#234;tre plus longtemps anarchistes, c'est-&#224;-dire ignorer l'influence d&#233;cisive de l'Etat sur la vie des peuples et des classes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils ne peuvent pas &#234;tre plus longtemps r&#233;formistes, parce que les conditions objectives ne permettent plus de r&#233;formes s&#233;rieuses et durables. Les syndicats de notre &#233;poque peuvent ou bien servir comme instruments secondaires du capitalisme imp&#233;rialiste pour subordonner et discipliner les travailleurs et emp&#234;cher la r&#233;volution, ou bien au contraire devenir les instruments du mouvement r&#233;volutionnaire du prol&#233;tariat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La neutralit&#233; des syndicats est compl&#232;tement et irr&#233;m&#233;diablement chose pass&#233;e et morte avec la libre d&#233;mocratie bourgeoise.&lt;br class='autobr' /&gt;
N&#233;cessit&#233; du travail dans les syndicats&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De ce qui pr&#233;c&#232;de, il d&#233;coule clairement qu'en d&#233;pit de la d&#233;g&#233;n&#233;rescence continuelle des syndicats et de leur int&#233;gration progressive &#224; l'Etat imp&#233;rialiste, le travail au sein des syndicats non seulement n'a rien perdu de son importance, mais reste comme auparavant, et devient dans un certain sens m&#234;me, r&#233;volutionnaire. L'enjeu de ce travail reste essentiellement la lutte pour influencer la classe ouvri&#232;re. Chaque organisation, chaque parti, chaque fraction qui prend une position ultimatiste &#224; l'&#233;gard des syndicats, c'est-&#224;-dire qui en fait, tourne le dos &#224; la classe ouvri&#232;re, simplement parce que ses organisations ne lui plaisent pas, est condamn&#233;e &#224; p&#233;rir. Et il faut dire qu'elle m&#233;rite son sort.&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans les pays arri&#233;r&#233;s&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du fait que dans les pays arri&#233;r&#233;s le r&#244;le principal n'est pas jou&#233; par le capitalisme national mais par le capitalisme &#233;tranger, la bourgeoisie nationale occupe une situation sociale inf&#233;rieure &#224; ce qu'elle devrait &#234;tre par rapport au d&#233;veloppement de l'industrie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la mesure o&#249; le capital &#233;tranger n'importe pas de travailleurs mais prol&#233;tarise la population indig&#232;ne, le prol&#233;tariat national joue rapidement le r&#244;le le plus important dans la vie du pays. Dans ces conditions, le gouvernement national, dans la mesure o&#249; il essaie de r&#233;sister au capital &#233;tranger, est contraint de s'appuyer plus ou moins sur le prol&#233;tariat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autre part, les gouvernements de ces pays qui consid&#232;rent comme in&#233;vitable et comme plus profitable pour eux-m&#234;mes de marcher la main dans la main avec le capital &#233;tranger, d&#233;truisent les organisations ouvri&#232;res et instaurent un r&#233;gime plus ou moins totalitaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, la faiblesse de la bourgeoisie nationale, le manque de traditions du gouvernement d&#233;mocratique, la pression del'imp&#233;rialisme &#233;tranger et le d&#233;veloppement relativement rapide du prol&#233;tariat &#244;tent toute base &#224; un r&#233;gime d&#233;mocratique stable. Les gouvernements des pays arri&#233;r&#233;s, c'est-&#224;-dire coloniaux et semi-coloniaux, prennent dans l'ensemble un caract&#232;re bonapartiste au semi-bonapartiste. Ils diff&#232;rent les uns des autres en ce sens que les uns tentent de s'orienter dans une direction d&#233;mocratique en cherchant un appui chez les ouvriers et les paysans, pendant que d'autres installent une forme de dictature militaire et polici&#232;re. Cela d&#233;termine &#233;galement le sort des syndicats : ou bien ils sont plac&#233;s sous la tutelle de l'Etat, ou bien ils sont soumis &#224; une cruelle pers&#233;cution. Cette tutelle correspond aux deux t&#226;ches antagoniques auxquelles l'Etat doit faire face : soit se rapprocher de la classe ouvri&#232;re tout enti&#232;re et gagner ainsi un appui pour r&#233;sister aux pr&#233;tentions excessives de l'imp&#233;rialisme, soit discipliner les travailleurs en les pla&#231;ant sous le contr&#244;le d'une bureaucratie.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le capitalisme monopolisateur et les syndicats&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le capitalisme monopolisateur est de moins en moins pr&#234;t &#224; admettre &#224; nouveau l'ind&#233;pendance des syndicats. Il exige de la bureaucratie r&#233;formiste et de l'aristocratie ouvri&#232;re, qui ramassent les miettes de sa table, qu'elles soient toutes les deux transform&#233;es en sa police politique aux yeux de la classe ouvri&#232;re. Si cela ne se r&#233;alise pas, la bureaucratie ouvri&#232;re est supprim&#233;e et remplac&#233;e par les fascistes. Alors tous les efforts de l'aristocratie ouvri&#232;re, au service de l'imp&#233;rialisme, ne peuvent la sauver plus longtemps de la destruction.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A un certain degr&#233; de l'intensification des contradictions de classe dans chaque pays et des antagonismes entre les nations, le capitalisme imp&#233;rialiste ne peut plus tol&#233;rer une bureaucratie r&#233;formiste (au moins jusqu'&#224; un certain point) que si cette derni&#232;re agit directement comme actionnaire, petite mais active, dans les entreprises imp&#233;rialistes, dans leurs plans et dans leurs programmes, au sein m&#234;me du pays aussi bien que sur l'ar&#232;ne mondiale. Le social r&#233;formisme doit &#234;tre transform&#233; en social imp&#233;rialisme dans le but de prolonger son existence et rien de plus car, dans cette voie, il n'y a en g&#233;n&#233;ral aucune issue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela signifie-t-il qu'&#224; l'&#233;poque imp&#233;rialiste, il ne peut exister, en g&#233;n&#233;ral, de syndicats ind&#233;pendants ? Poser la question de cette fa&#231;on serait fondamentalement erron&#233;. Impossible est en effet l'existence de syndicats r&#233;formistes ind&#233;pendants ou semi-ind&#233;pendants. Tout &#224; fait possible est l'existence de syndicats r&#233;volutionnaires qui non seulement ne sont plus des soutiens de la police imp&#233;rialiste, mais qui se fixent comme t&#226;che de renverser directement le syst&#232;me capitaliste. A l'&#233;poque de l'imp&#233;rialisme d&#233;cadent, les syndicats ne peuvent &#234;tre r&#233;ellement ind&#233;pendants que dans la mesure o&#249; ils sont consciemment dans l'action des organes de la r&#233;volution prol&#233;tarienne. Dans ce sens, le programme transitoire adopt&#233; par le dernier Congr&#232;s de la IV&#233;me internationale est non seulement le programme d'activit&#233; du parti mais, dans ses lignes essentielles, &#233;galement le programme de l'activit&#233; syndicale.&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans les pays coloniaux et semi-coloniaux&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le d&#233;veloppement des pays arri&#233;r&#233;s pr&#233;sente un caract&#232;re combin&#233;. En d'autres termes, le dernier cri de la technologie, de l'&#233;conomie, et de la politique imp&#233;rialiste se combine dans ces pays &#224; l'&#233;tat arri&#233;r&#233; et primitif traditionnel. Cette loi peut &#234;tre observ&#233;e dans les sph&#232;res les plus diverses du d&#233;veloppement des pays coloniaux ou semi-coloniaux, y compris celle du mouvement syndical. Le capitalisme op&#232;re ici dans sa forme la plus cynique et la plus ouverte. Il transporte sur un terrain vierge les m&#233;thodes les plus perfectionn&#233;es de sa domination tyrannique.&lt;br class='autobr' /&gt;
En Angleterre&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans tout le mouvement syndical mondial on a pu observer, durant la derni&#232;re p&#233;riode, un glissement &#224; droite et la suppression de la d&#233;mocratie int&#233;rieure. En Angleterre, le mouvement minoritaire dans les syndicats a &#233;t&#233; &#233;cras&#233; (non sans l'intervention de Moscou) ; les leaders syndicaux sont aujourd'hui, sp&#233;cialement sur le terrain de la politique &#233;trang&#232;re, des agents fid&#232;les du parti conservateur.&lt;br class='autobr' /&gt;
En France&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En France, il n'y avait pas de place pour une existence ind&#233;pendante des syndicats staliniens. Ils s'unirent aux soi-disant anarcho-syndicalistes sous la direction de Jouhaux et, comme r&#233;sultat de cette unification, il y eut un d&#233;placement g&#233;n&#233;ral du mouvement syndical, non vers la gauche, mais vers la droite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La direction de la CGT est l'agence la plus directe et la plus ouverte du capitalisme imp&#233;rialiste fran&#231;ais.&lt;br class='autobr' /&gt;
Aux Etats-Unis&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aux Etats-Unis, le mouvement syndical est pass&#233; au cours de ces derni&#232;res ann&#233;es par une p&#233;riode tr&#232;s mouvement&#233;e. La mont&#233;e du CIO met en &#233;vidence les tendances r&#233;volutionnaires qui se manifestent dans les masses travailleuses. Cependant, remarquable et significatif au plus haut degr&#233; est le fait que la nouvelle organisation syndicale de gauche, &#224; peine fond&#233;e, tombait sous la coupe de l'Etat imp&#233;rialiste. La lutte entre les dirigeants de l'ancienne f&#233;d&#233;ration et ceux de la nouvelle se r&#233;duit dans une large mesure &#224; une lutte pour parvenir &#224; la collaboration avec Roosevelt et son cabinet pour obtenir leur appui.&lt;br class='autobr' /&gt;
En Espagne&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Non moins significatif, bien que dans un sens diff&#233;rent, est le d&#233;veloppement ou la d&#233;g&#233;n&#233;rescence des syndicats espagnols.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les syndicats socialistes, tous les &#233;l&#233;ments dirigeants qui dans une certaine mesure repr&#233;sentaient l'ind&#233;pendance du mouvement syndical, furent mis &#224; l'&#233;cart. Quant aux syndicats anarcho-syndicalistes, ils furent transform&#233;s en instruments de la bourgeoisie r&#233;publicaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Leurs leaders devinrent des ministres conservateurs bourgeois. Le fait que cette transformation eut lieu pendant la guerre civile n'amoindrit pas sa signification. La guerre est une continuation de la politique. Elle en favorise les d&#233;veloppements, met &#224; nu leurs caract&#232;res fondamentaux, d&#233;truit tout ce qui est pourri, faux, &#233;quivoque, et maintient seulement ce qui est essentiel. Le glissement des syndicats vers la droite est d&#251; &#224; l'exacerbation des contradictions sociales et internationales. Les leaders du mouvement syndical sentaient, comprenaient, ou on leur avait fait comprendre, que ce n'&#233;tait plus le moment de jouer &#224; l'opposition. Chaque mouvement d'opposition au sein du mouvement syndical, et sp&#233;cialement au sommet, menace de provoquer un formidable mouvement de masses et de cr&#233;er ainsi des difficult&#233;s &#224; l'imp&#233;rialisme national. Cela motive le glissement des syndicats vers la droite et la suppression de la d&#233;mocratie ouvri&#232;re dans les syndicats, l'&#233;volution vers le r&#233;gime totalitaire, caract&#233;ristique fondamentale de la p&#233;riode.&lt;br class='autobr' /&gt;
En Hollande&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous devons &#233;galement &#233;voquer le cas de la Hollande o&#249; non seulement le mouvement syndical r&#233;formiste fut un appui pour l'imp&#233;rialisme, mais o&#249; la soi-disant organisation anarcho-syndicaliste passa &#233;galement sous le contr&#244;le du gouvernement imp&#233;rialiste. En d&#233;pit de ses sympathies platoniques pour la IV&#232;me Internationale, Sneevliet, le secr&#233;taire de l'organisation, avait, comme d&#233;put&#233; au parlement hollandais, pour premier objectif d'&#233;viter que les foudres du gouvernement ne s'abattent sur son organisation syndicale.&lt;br class='autobr' /&gt;
Au Mexique&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La nationalisation des chemins de fer et des champs de p&#233;trole au Mexique n'a &#233;videmment rien de commun avec le socialisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est une mesure de capitalisme d'Etat dans un pays arri&#233;r&#233; qui cherche &#224; se d&#233;fendre de cette fa&#231;on d'une part contre l'imp&#233;rialisme &#233;tranger, et d'autre part contre son propre prol&#233;tariat. La gestion des chemins de fer et des champs de p&#233;trole sous le contr&#244;le des organisations ouvri&#232;res n'a rien de commun avec le contr&#244;le ouvrier sur l'industrie, car, en fin de compte, la gestion est entre les mains de la bureaucratie ouvri&#232;re, qui est ind&#233;pendante des travailleurs, mais en retour compl&#232;tement sous la d&#233;pendance de l'Etat bourgeois. Cette mesure de la part de la classe dirigeante vise &#224; discipliner la classe ouvri&#232;re, et &#224; la faire travailler davantage au service des &#034; int&#233;r&#234;ts communs &#034; de l'Etat qui semblent se confondre avec les int&#233;r&#234;ts de la classe ouvri&#232;re elle-m&#234;me. En r&#233;alit&#233;, toute la t&#226;che de la bourgeoisie consiste &#224; liquider les syndicats en tant qu'organes de la lutte des classes et &#224; les remplacer par la bureaucratie syndicale comme organe de direction de l'Etat bourgeois sur les ouvriers. Dans ces conditions, la t&#226;che de l'avant-garde r&#233;volutionnaire consiste &#224; conduire la lutte pour la compl&#232;te ind&#233;pendance des syndicats et pour l'introduction du contr&#244;le ouvrier v&#233;ritable sur la bureaucratie syndicale qui a &#233;t&#233; transform&#233;e en administration des chemins de fer, des entreprises de p&#233;trole, etc.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'anarchisme&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &#233;v&#232;nements de la derni&#232;re p&#233;riode qui a pr&#233;c&#233;d&#233; la guerre ont r&#233;v&#233;l&#233; avec une clart&#233; particuli&#232;re que l'anarchisme qui, du point de vue th&#233;orique, n'est jamais qu'un lib&#233;ralisme pouss&#233; &#224; l'extr&#234;me, ne fut dans la pratique qu'un mouvement de propagande s'exer&#231;ant paisiblement dans le cadre de la r&#233;publique d&#233;mocratique dont il cherchait la protection.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si nous faisons abstraction des actes terroristes individuels, etc., l'anarchisme, comme mouvement de masse et d'action politique, n'a exerc&#233; qu'une activit&#233; propagandiste sous la protection pacifique de la l&#233;galit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les moments de crise, les anarchistes ont toujours fait le contraire de ce qu'ils avaient pr&#233;conis&#233; dans les p&#233;riodes calmes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce fait fut signal&#233; par Marx en relation avec les &#233;v&#233;nements de la Commune de Paris, et il se reproduisit &#224; une beaucoup plus grande &#233;chelle dans l'exp&#233;rience de la r&#233;volution espagnole.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des syndicats d&#233;mocratiques dans le vieux sens du terme, c'est-&#224;-dire des organismes dans le cadre desquels diff&#233;rentes tendances s'affrontent plus ou moins librement au sein d'une m&#234;me organisation de masse, ne peuvent plus exister longtemps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout comme il est impossible de revenir &#224; l'Etat d&#233;mocratique bourgeois, il est impossible de revenir &#224; la vieille d&#233;mocratie ouvri&#232;re. Le sort de l'un refl&#232;te le sort de l'autre. Il est un fait certain que l'ind&#233;pendance des syndicats, dans un sens de classe, dans leur rapport avec l'Etat bourgeois, ne peut &#234;tre assur&#233;e, dans les conditions actuelles, que par une direction compl&#232;tement r&#233;volutionnaire qui est la direction de la IV&#232;me Internationale. Cette direction, naturellement, peut et doit &#234;tre rationnelle et assurer aux syndicats le maximum de d&#233;mocratie concevable dans les conditions concr&#232;tes actuelles. Mais sans la direction politique de la IV&#232;me Internationale, l'ind&#233;pendance des syndicats est impossible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ao&#251;t 1940&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> La r&#233;sistance en France, mouvement populaire aux potentialit&#233;s r&#233;volutionnaires ou tromperie politique stalinienne et pro-imp&#233;rialiste ?</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>F. Kletz, Mesoke Swallow, Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>France</dc:subject>
		<dc:subject>Stalinisme</dc:subject>
		<dc:subject>1940</dc:subject>
		<dc:subject>Syndicalisme</dc:subject>
		<dc:subject>1943-1947</dc:subject>
		<dc:subject>Communisme</dc:subject>
		<dc:subject>trotskisme</dc:subject>

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&lt;p&gt;La r&#233;sistance en France, mouvement populaire aux potentialit&#233;s r&#233;volutionnaires ou tromperie politique stalinienne et pro-imp&#233;rialiste ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Pour beaucoup de courants politiques de gauche ou syndicalistes, et m&#234;me se disant d'extr&#234;me gauche, &#171; la r&#233;sistance fran&#231;aise &#187; est un &#233;pisode de gloire, d'union du peuple travailleur de France et de victoire sociale et politique. Cela aurait selon eux d&#233;bouch&#233; non seulement sur le d&#233;part de France des arm&#233;es d'occupation allemande mais sur une (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot104" rel="tag"&gt;1940&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot110" rel="tag"&gt;Syndicalisme&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot284" rel="tag"&gt;Communisme&lt;/a&gt;, 
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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;div class='spip_document_16436 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.fr/IMG/jpg/indexqsqs-2.jpg' width=&#034;237&#034; height=&#034;213&#034; alt='' /&gt;
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&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_16437 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
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&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_document_16438 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.fr/IMG/jpg/index-120.jpg' width=&#034;190&#034; height=&#034;266&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; La r&#233;sistance en France, mouvement populaire aux potentialit&#233;s r&#233;volutionnaires ou tromperie politique stalinienne et pro-imp&#233;rialiste ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Pour beaucoup de courants politiques de gauche ou syndicalistes, et m&#234;me se disant d'extr&#234;me gauche, &#171; la r&#233;sistance fran&#231;aise &#187; est un &#233;pisode de gloire, d'union du peuple travailleur de France et de victoire sociale et politique. Cela aurait selon eux d&#233;bouch&#233; non seulement sur le d&#233;part de France des arm&#233;es d'occupation allemande mais sur une r&#233;publique politique et sociale domin&#233;e par le parti communiste, la CGT et la gauche, qui a eu de grands ministres comme Thorez, Ambroise Croizat et Marcel Paul. Ce gouvernement issu de la r&#233;sistance aurait pris des mesures durables de progr&#232;s. Pourtant il n'en est rien. Or, pour tous ceux qui se revendiquent de la r&#233;sistance, l'union nationale du prol&#233;tariat &#224; la grande bourgeoisie et &#224; l'arm&#233;e fran&#231;aise et aussi les arm&#233;es imp&#233;rialistes dites &#171; alli&#233;es &#187; est un a priori &#233;vident. Ils estiment qu'il y avait objectivement un caract&#232;re progressiste &#224; l'alliance de &#171; tous les Fran&#231;ais antifascistes et d&#233;mocrates &#187;. Nous allons voir &#224; quel point tout cela rel&#232;ve du mythe et que la r&#233;alit&#233; est bien plus complexe, tr&#232;s diff&#233;rente de ce discours officiel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Expliquer et d&#233;construire ce mythe rel&#232;ve d'une actualit&#233; br&#251;lante. Beaucoup de manifestants aujourd'hui se revendiquent de la r&#233;sistance. Beaucoup croient, en clamant la r&#233;sistance, renouer avec un combat glorieux et progressiste alors qu'ils ne font que rechuter dans la tromperie de la collaboration de classe et du stalinisme. La r&#233;sistance est un slogan f&#233;d&#233;rateur dans les manifestations. Le cri le plus repris dans les manifestations contre les lois liberticides et contre le pass sanitaire ou vaccinal est celui-ci : Libert&#233; ! R&#233;sistance ! Pourtant, on va le voir la libert&#233; est tout le contraire de ce mouvement de tromperie qui s'est appel&#233; apr&#232;s-coup r&#233;sistance. Peu connaissent la r&#233;alit&#233; de l'histoire de cette r&#233;sistance. Or, beaucoup auraient &#224; apprendre concernant les mensonges v&#233;hicul&#233;s au nom de cette r&#233;sistance. Ils s'en revendiqueraient peut-&#234;tre beaucoup moins s'ils avaient un peu plus une id&#233;e des mensonges que ce terme recouvre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est plus que temps, depuis le 17 juillet dernier que le mouvement anti-pass d&#233;file tous les samedis, organisant les convois de la libert&#233;, de dissocier la lutte pour la libert&#233; d'une &#233;vocation &#224; la r&#233;sistance. Cela est vital pour la suite du mouvement. Et surtout pour sa victoire. Faire appel &#224; la r&#233;sistance, ce n'est absolument pas donner une perspective r&#233;volutionnaire au mouvement. Jamais la r&#233;sistance n'a remis en cause l'Etat capitaliste, la domination capitaliste, l'ordre capitaliste, les tromperies nationalistes du capitalisme.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La r&#233;sistance int&#233;rieure fran&#231;aise : une s&#233;rie de mensonges historiques imbriqu&#233;s les uns dans les autres&#8230;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;De nombreux groupes sociaux, politiques, syndicaux et associatifs consid&#232;rent &#171; la R&#233;sistance &#187; comme le moment clef de toute l'histoire de France, une avanc&#233;e sans pr&#233;c&#233;dent selon eux, le fondement d'une r&#233;publique sociale et on en passe&#8230; Il s'agit bien entendu du parti stalinien fran&#231;ais PCF qui en fait son heure de gloire comme de la CGT mais aussi de toute la gauche, la gauche de la gauche sans parler de l'extr&#234;me gauche officielle. Le POI, le NPA se revendiquent ouvertement de la r&#233;sistance et de leur participation &#224; son action. Le POI en fait une r&#233;f&#233;rence &#224; son action actuelle, parlant de &#171; Comit&#233;s de R&#233;sistance et de Reconqu&#234;te &#187;. Le NPA ne cesse de parler de &#171; r&#233;sistance &#187;, par exemple &#171; face au lib&#233;ralisme &#187;. Qu'elle ait servi &#224; d&#233;tourner une r&#233;volution sociale &#224; la fin de la guerre imp&#233;rialiste ne les effleure pas. Le fondateur de l'organisation fran&#231;aise Lutte ouvri&#232;re, Hardy, explique dans son ouvrage d'interview (&#171; La v&#233;ritable histoire de Lutte ouvri&#232;re &#187;) qu'il a eu la m&#233;daille de la r&#233;sistance alors qu'il se pr&#233;tend le successeur du fondateur du courant UCI, Barta, qui, lui, analysait la r&#233;sistance comme une alliance nationaliste interclassiste de trahison des int&#233;r&#234;ts de classe du prol&#233;tariat et d'union avec les imp&#233;rialismes anglo-am&#233;ricain ! L'organisation Lutte ouvri&#232;re, entre ces deux p&#244;les divergents, se garde de trop parler de la r&#233;sistance et d'analyser cette vaste tromperie politique et sociale, si populaire chez ses amis syndicaux ou de gauche ! Le courage politique n'&#233;touffe pas cette organisation pr&#233;tendument trotskiste r&#233;volutionnaire !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous pouvons commencer la liste des mensonges imbriqu&#233;s les uns dans les autres qui ont marqu&#233; ce qui a &#233;t&#233; appel&#233; mensong&#232;rement la &#171; r&#233;sistance nationale &#187; fran&#231;aise au sein de la deuxi&#232;me guerre mondiale, de son d&#233;but mensong&#232;rement antifasciste &#224; sa fin, appel&#233;e mensong&#232;rement &#171; la lib&#233;ration &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le premier de ces mensonges s'est appel&#233; &#171; le front unique antifasciste &#187;. C'est une politique internationale (mais pas internationaliste !) initi&#233;e par Staline et la bureaucratie russe contre-r&#233;volutionnaire qu'il dirigeait. Cela a men&#233; aussi bien au pacte Laval-Staline entre bureaucratie russe et bourgeoisie fran&#231;aise qu'aux congr&#232;s internationaux d'intellectuels bourgeois antifascistes dont nombre d'entre eux &#233;taient soit appoint&#233;s soit carr&#233;ment membres secrets du Gu&#233;p&#233;ou (l'URSS de Staline &#233;tait le seul Etat au monde qui finan&#231;ait directement des intellectuels comme Andr&#233; Malraux, Otto Katz, Ernest Hemingway, Lion Feuchtwanger et Klaus Mann). Mais le gouvernement dit de &#171; front populaire &#187; de 1936 en France, fond&#233; sur la m&#234;me propagande de l'unit&#233; nationale antifasciste soutenu par le stalinisme a d&#233;montr&#233; qu'il n'&#233;tait nullement antifasciste puisqu'il a refus&#233; d'intervenir contre le fascisme en Espagne. L'URSS y est intervenue mais bien plus pour combattre la r&#233;volution sociale que pour combattre le fascisme. Plus exactement, la n&#233;cessit&#233; de combattre le fascisme y a &#233;t&#233; pr&#233;sent&#233;e comme une raison de remettre &#224; plus tard la r&#233;volution sociale ! Et c'est du fascisme que cette politique contre-r&#233;volutionnaire a fait le jeu&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ensuite, il y a eu la phase de l'alliance entre Hitler et Staline qui a parfaitement d&#233;montr&#233; que la bureaucratie russe &#233;tait tr&#232;s loin d'&#234;tre un adversaire d&#233;termin&#233; et irr&#233;ductible du fascisme ! C'est Trotsky qui avait pr&#233;vu cette alliance et qui avait montr&#233; que le stalinisme et le fascisme, loin de s'opposer r&#233;solument, &#233;taient attir&#233;s l'un par l'autre, tout en expliquant que c'&#233;taient les bases de la r&#233;volution communiste qu'Hitler voulait combattre en Russie, pas la bureaucratie stalinienne !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est bel et bien Hitler qui a rompu le pacte avec Staline et non l'inverse. Et jusqu'au dernier moment, Staline a clam&#233; &#224; qui voulait l'entendre qu'il admirait Hitler !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous rappelons tout cela parce que cela sera sciemment oubli&#233; dans la phase suivante, justement celle de l'union &#171; antifasciste &#187; de la r&#233;sistance, quand le stalinisme va renouer avec le nationalisme fran&#231;ais et le pr&#233;tendu antifascisme&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deuxi&#232;me mensonge fondamental dans ce domaine : la deuxi&#232;me guerre mondiale aurait &#233;t&#233; men&#233;e pour combattre le fascisme. C'est compl&#233;tement faux. La deuxi&#232;me guerre mondiale n'a nullement &#233;t&#233; men&#233;e pour combattre le fascisme allemand, ou le fascisme tout court ! La lutte contre le fascisme n'&#233;taient en rien le but des puissances anglo-am&#233;ricaines ni de leurs alli&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;sistance qui se pr&#233;tend une partie du combat de ces forces anglo-am&#233;ricaines, participe de ce mensonge fondamental. Si le combat &#233;tait men&#233; contre le fascisme allemand, il aurait suffi de le mener en 1933 quand Hitler a pris le pouvoir. Loin de l&#224;, les m&#234;mes puissances imp&#233;rialistes occidentales se sont f&#233;licit&#233;es de la victoire d'Hitler contre le communisme ! Encore une fois, quand le fascisme s'est mis en &#339;uvre en Espagne, ni USA ni Angleterre ne se sont consid&#233;r&#233;s comme menac&#233;s. Ces puissances imp&#233;rialistes n'ont jamais eu aucune raison d'&#234;tre antifascistes !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il en va de m&#234;me de la bourgeoisie fran&#231;aise et on a l&#224; un des principaux mensonges du mythe de la r&#233;sistance : ce n'est pas l'occupation militaire allemande qui a pouss&#233; la bourgeoisie fran&#231;aise et son Etat dans les bras du fascisme. C'est la peur de la r&#233;volution sociale de 1936 (pas la peur du gouvernement capitaliste de Front Populaire !) qui l'y a pouss&#233;. Le r&#233;gime de Vichy n'a pas &#233;t&#233; mis en place seulement par les forces d'extr&#234;me droite mais par l'essentiel de la bourgeoisie, social-d&#233;mocratie incluse. Le choix du r&#233;gime n'a pas &#233;t&#233; le fait d'une puissance militaire occupante. C'est l'ensemble de la classe dominante qui a fait ce choix en France et avec elle l'ensemble de l'appareil d'Etat. C'est m&#234;me l'assembl&#233;e &#233;lue par le front populaire qui a donn&#233; les pleins pouvoir &#224; P&#233;tai. Les &#171; forces fran&#231;aises &#187; qui ont choisi le camp anglo-am&#233;ricain contre le camp allemand-fran&#231;ais sont de rares individus et aucune fraction notable de la grande bourgeoisie. Faire croire que c'est toute une partie de la France capitaliste qui a fait partie de la coalition anglo-am&#233;ricaine qui finira militairement victorieuse est l'un des buts politiques de la r&#233;sistance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La bourgeoisie fran&#231;aise a certes subi une occupation militaire dont elle se serait pass&#233;e. Mais on ne peut pas, pour autant, la faire passer pour une classe opprim&#233;e qui se bat. On ne peut la consid&#233;rer comme une classe d'un pays sous-d&#233;velopp&#233;e, et m&#234;me pas comme les classes bourgeoises des pays de l'Est occup&#233;s par l'arm&#233;e allemande. Elle a, pour l'essentiel, conserv&#233; ses affaires, son pouvoir et son appareil d'Etat, ainsi que ses colonies : avant, pendant et apr&#232;s l'occupation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'autre but de la r&#233;sistance &#171; int&#233;rieure &#187; va consister &#224; faire croire que les tout petits bouts d'arm&#233;e fran&#231;aise, essentiellement des colonies, qui sont du c&#244;t&#233; anglo-am&#233;ricain, ont de v&#233;ritables relais de combat au sein de la population fran&#231;aise. Cela ne sera quasiment jamais le cas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut en venir maintenant &#224; une part essentielle de la r&#233;sistance, la plus grande part des forces organis&#233;es sur le terrain en France : le parti stalinien de France.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On pourrait se dire : si c'est l'essentiel des forces de r&#233;sistance, c'est qu'une perspective communiste peut s'ouvrir en France d&#232;s la d&#233;faite allemande. Mais ce n'est qu'une partie de la v&#233;rit&#233; car le parti stalinien est d&#233;j&#224;, en 1936, la force la plus contre-r&#233;volutionnaire du monde, en France comme ailleurs ! Le stalinisme a plus peur du renouveau de la r&#233;volution sociale dans le monde que la bourgeoisie capitaliste elle-m&#234;me !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autre part, le stalinisme poss&#232;de une caract&#233;ristique mortelle pour la r&#233;volution prol&#233;tarienne et il l'a d&#233;j&#224; d&#233;montr&#233; &#224; l'&#233;poque aux quatre coins du monde : il peut se mobiliser pour assassiner les r&#233;volutionnaires et aussi les discr&#233;diter ; il peut d&#233;sorganiser des r&#233;volutions, les d&#233;sarmer comme il l'a fait en Allemagne, en Chine, en Espagne, en Angleterre, en France et ailleurs&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est exactement ce qu'il va faire au travers de la r&#233;sistance&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car les suites de la deuxi&#232;me guerre mondiale, la bourgeoisie et la bureaucratie s'y attendent, seront sans doute r&#233;volutionnaires prol&#233;tariennes comme l'ont &#233;t&#233; les suites de la premi&#232;re&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La politique du parti stalinien de France (n'oublions pas que Thorez se proclamait le &#171; premier stalinien de France &#187;) va changer du tout au tout avec l'attaque militaire de l'URSS par Hitler rompant le pacte germano-sovi&#233;tique et surprenant en premier&#8230; Staline qui en &#233;tait encore &#224; ses r&#234;ves d'amour avec Hitler. En redevenant antifasciste, du moins en paroles, la bureaucratie russe a redonn&#233; une perspective nationaliste aux staliniens du monde occidental, y compris en France. Ces derniers &#233;taient pris &#224; contre-pied par la politique pro-Hitler car ils avaient v&#233;cu les ann&#233;es trente comme une idylle avec le nationalisme bourgeois et cette alliance les prenait compl&#232;tement &#224; rebrousse-poil m&#234;me si quelques uns parvenaient &#224; se justifier d'une telle alliance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du moment que la bureaucratie russe s'est dite l'ennemi mortel de Hitler, les staliniens du monde se sont sentis pousser des ailes dans le sens de l'antifascisme nationaliste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En France, les militants staliniens, pourchass&#233;s depuis le pacte germano-sovi&#233;tique, ont trouv&#233; un nouvel axe de militantisme clandestin : le combat contre l'ennemi mortel allemand et nazi. Une partie d'entre eux a rapidement commenc&#233; une activit&#233; clandestine et a reconstitu&#233; des r&#233;seaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ceux-ci sont loin d'avoir rapidement trouv&#233; le lien avec des &#233;l&#233;ments issus d'autres secteurs de la soci&#233;t&#233;, d'autres courants sociaux et politiques, les rares &#233;l&#233;ments qui choisissaient de s'opposer &#224; l'occupation militaire allemande et au r&#233;gime vichyste n'ayant pas de liens avec le stalinisme ni avec la classe ouvri&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du coup, la r&#233;sistance unissant toutes les couches sociales, tous les courants politiques, a longtemps &#233;t&#233; un simple mythe qui ne s'est r&#233;alis&#233; un tout petit peu que compl&#232;tement sur la fin du vichysme et de l'occupation allemande, en particulier apr&#232;s la r&#233;sistance arm&#233;e de la Russie stalinienne &#224; l'avanc&#233;e allemande.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait, c'est un fait tout &#224; fait secondaire de la guerre qui va donner des troupes &#224; la r&#233;sistance (qui d'ailleurs est incapable militairement comme politiquement de r&#233;sister &#224; quoi que ce soit) : c'est le STO, service du travail obligatoire qui conduit nombre de travailleurs et de jeunes fran&#231;ais &#224; &#234;tre oblig&#233;s d'accepter le travail obligatoire en Allemagne pour remplacer les soldats allemands au boulot. Les jeunes qui veulent couper au STO se mettent &#224; &#171; gagner le maquis &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On pourrait penser que cela va devenir un facteur militaire important contre l'arm&#233;e allemande mais cela est faux. M&#234;me un tr&#232;s grand nombre de jeunes rejoignant des maquis tr&#232;s peu arm&#233;s ne peuvent faire qu'un mal tr&#232;s limit&#233; aux actions militaires de l'arm&#233;e allemande. Les maquis sont plus des victimes d'une r&#233;pression violente que des participants actifs de la guerre, semant le d&#233;sarroi et la d&#233;sorganisation dans l'arm&#233;e d'occupation. L&#224; encore, il y a eu la construction d'un mythe glorieux qui ne correspond en rien &#224; la r&#233;alit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La suite des mythes se d&#233;veloppe ensuite. Le parti communiste devient une pi&#232;ce indispensable dans l'&#233;difice de tromperie de De Gaulle, non pas du fait de la force militaire de la r&#233;sistance mais pour &#233;viter une occupation militaire alli&#233;e de la France quand l'arm&#233;e allemande quittera le sol national. Avoir le soutien du parti communiste fran&#231;ais signifie que De Gaulle peut vendre aux forces alli&#233;es qu'il est capable d'assurer une fin de guerre sans r&#233;volution sociale. Et c'est exactement ce march&#233; que propose effectif le PCF avec ses FFI : reb&#226;tir l'Etat capitaliste lors de l'effondrement de Vichy et ensuite reb&#226;tir les trusts en exigeant des sacrifices des travailleurs. En &#233;change de quoi il participera au pouvoir et &#224; tous les postes de commandement. Des deux c&#244;t&#233;s, de De Gaulle et du PCF, chacun respectera le contrat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;EN 1944, quand la situation mondiale tourne, les pires collaborateurs pro-nazis auront leur carte de r&#233;sistants. L'un des moins connus &#224; r&#233;aliser cette volte-face s'appelle Jean-Paul Sartre et il est intronis&#233; r&#233;sistant par un vrai r&#233;sistant : Albert Camus. On peut aussi citer Fran&#231;ois Mitterrand, vichyste d&#233;cor&#233; qui se pr&#233;tend r&#233;sistant ! Ils sont des centaines de milliers et la r&#233;sistance &#233;changera ais&#233;ment argent et position sociale contre cartes de r&#233;sistants. C'est l'un des mensonges de la r&#233;sistance !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le r&#233;gime gaulliste, rempla&#231;ant P&#233;tain et la vichysme, parfois sans grand changement, comme dans la police, a &#233;t&#233; mis en place par De Gaulle avec l'aide du PCF. Le PCF a &#233;t&#233; int&#233;gr&#233; au gouvernement. En contrepartie, il a &#233;t&#233; demand&#233; au PCF de dissoudre les groupes arm&#233;s de la r&#233;sistance. Le PCF a gagn&#233; alors une place dans la soci&#233;t&#233; capitaliste plus importante que jamais, au point que des dirigeants du PCF ou proches soient nomm&#233;s PDG de grandes entreprises. Au m&#234;me moment le sort de la classe ouvri&#232;re et des plus d&#233;munis &#233;tait pire que pendant le p&#233;tainisme ! Au sein des entreprises, PCF et CGT &#233;taient la police contre la classe ouvri&#232;re ! Le ministre d'&#201;tat Thorez ob&#233;issant &#224; l'&#201;tat capitaliste et &#224; la bureaucratie stalinienne, a alors dissout les milices de r&#233;sistance sous le mot d'ordre &#171; Un seul &#201;tat, une seule arm&#233;e, une seule police &#187;. On n'avait plus besoin, ni au PCF ni dans la bourgeoisie, de &#171; la r&#233;sistance &#187; et on la cong&#233;diait purement et simplement ou bien on l'embauchait pour des guerres coloniales !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;sistance, quand elle l'a pu, a pr&#233;tendu frapper mortellement le fascisme, tant allemand que fran&#231;ais, mais dans la r&#233;alit&#233;, si quelques soldats allemands ou quelques collabos ont &#233;t&#233; victimes de ses actions, c'est parfois aussi des adversaires politiques des partis de la r&#233;sistance qui ont &#233;t&#233; vis&#233;s, en particulier les trotskistes que les staliniens voulaient absolument &#233;liminer. La r&#233;sistance a aussi &#233;t&#233; le moyen employ&#233; dans le but de quelques vengeances particuli&#232;res qui n'avaient pas n&#233;cessairement &#224; voir avec le combat contre l'Occupant. Certaines actions terroristes de la r&#233;sistance ont surtout eu comme r&#233;sultat de faire massacrer les jeunes r&#233;tifs au STO et &#224; la &#171; lib&#233;ration &#187; les victimes ont aussi &#233;t&#233; des prostitu&#233;es, accus&#233;es de &#171; coucher avec les boches &#187;, alors que des hauts responsables de l'Etat et de la grande bourgeoisie, massivement pro-P&#233;tain, ont souvent &#233;t&#233; blanchis et m&#234;me d&#233;clar&#233;s r&#233;sistants parce qu'&#224; la derni&#232;re seconde ils ont favoris&#233; quelque chef r&#233;sistant haut plac&#233; qui s'est retrouv&#233; par exemple mari&#233; &#224; une grande bourgeoise !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand les forces alli&#233;es anglo-am&#233;ricaines (les forces fran&#231;aises pro-alli&#233;es &#233;tant toujours quantit&#233; n&#233;gligeable dans la guerre mondiale) se sont senties capables de battre les forces allemandes en France, elles ont men&#233; des exp&#233;ditions de bombardement massifs dont le but n'avait plus rien de militaire ni d'anti-allemand. Il s'agissait d'&#233;craser pr&#233;ventivement le prol&#233;tariat fran&#231;ais des grandes villes, de la m&#234;me mani&#232;re que l'on avait pr&#233;c&#233;demment &#233;cras&#233; le prol&#233;tariat italien et que l'on allait aussi &#233;craser le prol&#233;tariat allemand et japonais. Le but &#233;tait de battre un ennemi de classe : les travailleurs des villes que l'imp&#233;rialisme craignait, ayant eu les exemples des r&#233;volutions de la Commune suite &#224; la guerre franco-allemande et de la vague des r&#233;volutions en Europe suite &#224; la premi&#232;re guerre mondiale. Des quartiers prol&#233;tariens entiers et m&#234;me des villes enti&#232;res ont &#233;t&#233; ras&#233;es par des bombardements sans qu'il y ait &#224; c&#244;t&#233; le moindre objectif militaire ni m&#234;me un n&#339;ud ferroviaire, sans qu'il y ait d'erreur sur l'objectif du bombardement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et la position de la r&#233;sistance fran&#231;aise face &#224; l'&#233;crasement physique du prol&#233;tariat &#224; coups de bombes a consist&#233; &#224; pr&#233;tendre que cela faisait partie de l'offensive alli&#233;e anti-nazie et &#224; traiter ceux qui d&#233;non&#231;aient le bombardement de collabos ! Ainsi, les staliniens et leurs alli&#233;s capitalistes ont &#233;cras&#233; moralement politiquement le prol&#233;tariat comme leurs bombes l'avaient &#233;cras&#233; physiquement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En r&#233;sum&#233;, au travers de la r&#233;sistance fran&#231;aise, on a assist&#233; &#224; une vaste tromperie sociale et politique issue de l'alliance entre imp&#233;rialisme occidental et bureaucratie russe. Imp&#233;rialisme et bureaucratie &#233;taient aussi contre-r&#233;volutionnaires l'un que l'autre, aussi peu soucieux l'un que l'autre du sort des peuples, et aussi peu l'un que l'autre hostile fondamentalement au fascisme qu'ils ont pr&#233;tendu combattre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils ont entra&#238;n&#233; des milliers de jeunes, de femmes, d'ouvriers et de paysans derri&#232;re des forces qui &#233;taient leurs ennemis, et notamment de g&#233;n&#233;raux d'extr&#234;me droite comme De Gaulle. Cela a ainsi permis au stalinisme et au capitalisme d'&#233;viter la r&#233;volution sociale &#224; la fin de la guerre mondiale. Avec la contribution le parti stalinien pour &#233;craser la lutte sociale. Ils ont ainsi remis en selle la bourgeoisie fran&#231;aise qui aurait d&#251; &#234;tre une bourgeoisie vaincue et ils ont permis l'&#233;mergence des trusts en France.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s qu'il est arriv&#233; au pouvoir en France sous De Gaulle, le stalinisme &#171; r&#233;sistant &#187; (CGT et PCF) s'est employ&#233; &#224; d&#233;truire les gr&#232;ves, les formes de lutte auto-organis&#233;es, que ce soit pour les salaires, contre la mis&#232;re, l'absence de logements, les hausses de prix, tout. Il s'est servi pour cela de son poids politique et organisationnel, un poids inimaginable aujourd'hui, et notamment de son image r&#233;sistante, de martyrs et de h&#233;ros, pour casser la classe ouvri&#232;re politiquement et socialement. Jusqu'&#224; la gr&#232;ve Renault de 1947 men&#233;e par les trotskistes de l'UCI (Barta), PCF et CGT n'ont cess&#233; d'&#234;tre le parti des briseurs de gr&#232;ves accusant les trotskystes d' &#171; hitl&#233;ro-trotskisme &#187;, leur interdisant de se syndiquer et de diffuser des tracts politiques &#224; l'entr&#233;e des entreprises, pour mieux encadrer strictement la classe ouvri&#232;re et cacher que la r&#233;alit&#233; avait &#233;t&#233; l' &#171; hitl&#233;ro-stalinisme &#187; !&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Quelques &#233;l&#233;ments de r&#233;flexion :&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le bombardement alli&#233; du... prol&#233;tariat :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5306&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5306&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?breve357&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?breve357&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2690&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2690&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3773&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3773&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La construction du mythe r&#233;sistancialiste :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://books.openedition.org/pur/16398?lang=fr&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://books.openedition.org/pur/16398?lang=fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La France occup&#233;e ne veut pas dire une bourgeoisie opprim&#233;e :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/barta/1942/12/cahiers_19421212.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/barta/1942/12/cahiers_19421212.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le POI (pr&#233;tendument trotskyste) avait affirm&#233; que la bourgeoisie fran&#231;aise &#233;tait opprim&#233;e :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/barta/1944/02/cahiers_19440215.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/barta/1944/02/cahiers_19440215.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand la r&#233;sistance assassinait les trotskystes r&#233;volutionnaires :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6358&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6358&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3969&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3969&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les trotskystes et la r&#233;sistance d'apr&#232;s un pr&#233;tendu &#171; trotskyste &#187; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/mandel/works/1976/00/em19760000.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/mandel/works/1976/00/em19760000.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les partis de la r&#233;sistance au pouvoir :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/barta/1944/09/ldc35_090244.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/barta/1944/09/ldc35_090244.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le reniement du trotskysme :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/barta/1945/07/barta_19450702.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/barta/1945/07/barta_19450702.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mythe et r&#233;alit&#233; de la lib&#233;ration :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/barta/1944/12/tract_120144.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/barta/1944/12/tract_120144.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A la fin de la seconde guerre mondiale, le stalinisme a sauv&#233; le capitalisme :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article93&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article93&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qui &#233;tait Barta :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article576&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article576&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand le PCF, par la voix de Maurice Thorez, savait comment &#034;terminer une gr&#232;ve&#034; avant qu'elle ne se transforme en r&#233;volution et ne renverse la bourgeoisie :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1351&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1351&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des mensonges de &#171; la lib&#233;ration &#187; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?breve631&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?breve631&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La deuxi&#232;me guerre mondiale et l'alliance contre la r&#233;volution et pas contre le fascisme :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article59&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article59&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; La dissolution des milices :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article464&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article464&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;istance int&#233;rieure fran&#231;aise :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9sistance_int%C3%A9rieure_fran%C3%A7aise&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9sistance_int%C3%A9rieure_fran%C3%A7aise&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;sistance fran&#231;aise, un mythe :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.ledevoir.com/opinion/chroniques/416506/la-resistance-francaise-est-elle-un-mythe&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.ledevoir.com/opinion/chroniques/416506/la-resistance-francaise-est-elle-un-mythe&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le point de vue de la r&#233;sistance :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.initiative-communiste.fr/articles/luttes/stop-aux-mensonges-sur-la-resistance-francaise-entre-1940-et-1945-par-leon-landini/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.initiative-communiste.fr/articles/luttes/stop-aux-mensonges-sur-la-resistance-francaise-entre-1940-et-1945-par-leon-landini/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le d&#233;sarmement des milices patriotiques :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/barta/1944/11/tract_110844.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/barta/1944/11/tract_110844.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A la fin de la guerre, les partis communistes ram&#232;nent l'ordre en Europe contre le prol&#233;tariat :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article100&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article100&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un &#171; trotskiste &#187; devient r&#233;sistant :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://andre-calves.org/resistance/J_ai_essaye_de_comprendre_%28livre%29.htm#_Toc120703077&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://andre-calves.org/resistance/J_ai_essaye_de_comprendre_%28livre%29.htm#_Toc120703077&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les relations des communistes avec De Gaulle et la R&#233;sistance int&#233;rieure, expos&#233;es par&#8230; le PCF&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://siteedc.edechambost.net/communistes_degaulle.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://siteedc.edechambost.net/communistes_degaulle.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le PCF et le Conseil National de la R&#233;sistance&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.causecommune-larevue.fr/pcf_et_cnr_un_double_rapprochement_insolite&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.causecommune-larevue.fr/pcf_et_cnr_un_double_rapprochement_insolite&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le PCF et les maquis&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://tristan.u-bourgogne.fr/CGC/publications/Histoire_documentaire_communisme/Fabrice_Grenard.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://tristan.u-bourgogne.fr/CGC/publications/Histoire_documentaire_communisme/Fabrice_Grenard.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'est-ce que Mythe R&#233;sistancialiste ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://cultea.fr/le-mythe-resistancialiste-comment-toute-la-france-a-ete-resistante.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://cultea.fr/le-mythe-resistancialiste-comment-toute-la-france-a-ete-resistante.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Natalia Sedova Trotsky rapporte l'assassinat de L&#233;on Trotsky</title>
		<link>https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6396</link>
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		<dc:date>2022-01-29T23:05:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Trotsky</dc:subject>
		<dc:subject>Stalinisme</dc:subject>
		<dc:subject>1940</dc:subject>

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&lt;p&gt;Natalia Sedova Trotsky &lt;br class='autobr' /&gt;
Comment cela s'est pass&#233;]]] &lt;br class='autobr' /&gt;
(mardi 20 ao&#251;t 1940 ; 7 heures du matin) &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Vous savez, je me sens bien aujourd'hui, en tout cas, ce matin ; &#231;a faisait longtemps que je ne me sentais pas aussi bien... Hier soir j'ai pris une double dose de somnif&#232;re. J'ai remarqu&#233; que &#231;a me fait du bien. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#034;Oui. Je me souviens que nous l'avons observ&#233; en Norv&#232;ge quand on se sentait beaucoup plus souvent &#233;puis&#233;... Mais ce n'est pas la drogue en elle-m&#234;me qui fait du bien, c'est un (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?rubrique81" rel="directory"&gt;4- Ce qu'est le socialisme et ce qu'il n'est pas&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot29" rel="tag"&gt;Trotsky&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot99" rel="tag"&gt;Stalinisme&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot104" rel="tag"&gt;1940&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Natalia Sedova Trotsky
&lt;p&gt;Comment cela s'est pass&#233;]]]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(mardi 20 ao&#251;t 1940 ; 7 heures du matin)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Vous savez, je me sens bien aujourd'hui, en tout cas, ce matin ; &#231;a faisait longtemps que je ne me sentais pas aussi bien... Hier soir j'ai pris une double dose de somnif&#232;re. J'ai remarqu&#233; que &#231;a me fait du bien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Oui. Je me souviens que nous l'avons observ&#233; en Norv&#232;ge quand on se sentait beaucoup plus souvent &#233;puis&#233;... Mais ce n'est pas la drogue en elle-m&#234;me qui fait du bien, c'est un sommeil profond, un repos complet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Pourquoi oui, bien s&#251;r. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors qu'il ouvrait le matin ou fermait la nuit les &#233;normes volets en acier construits dans notre chambre par nos amis apr&#232;s l'attaque du 24 mai contre notre maison, LD remarquait parfois : &#171; Eh bien, maintenant aucun Siqueiros ne peut nous atteindre &#187;. Et au r&#233;veil, il me saluait, moi et lui-m&#234;me, en disant : &#171; Vous voyez, ils ne nous ont pas tu&#233;s la nuit derni&#232;re apr&#232;s tout, et pourtant vous &#234;tes toujours insatisfait. &#187; Je me suis d&#233;fendu du mieux que j'ai pu... Une fois, apr&#232;s un tel &#034;salut&#034;, il a ajout&#233; pensivement : &#034;Oui, Natasha, nous avons eu un sursis.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s 1928, alors que nous &#233;tions en exil &#224; Alma-Ata, o&#249; l'inconnu nous attendait, nous avons eu une nuit une conversation dans le compartiment du train qui nous emmenait en exil... Nous n'avons pas pu dormir, apr&#232;s la tumulte des derni&#232;res semaines, et surtout des derniers jours, &#224; Moscou. Malgr&#233; notre fatigue extr&#234;me, l'excitation nerveuse persistait. Je me souviens que Lev Davidovich m'a dit alors : &#171; C'est mieux ainsi (exil). Je ne suis pas en faveur de mourir dans un lit au Kremlin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais ce matin, il &#233;tait loin de toutes ces pens&#233;es. Le bien-&#234;tre physique l'a pouss&#233; &#224; esp&#233;rer une &#171; tr&#232;s bonne &#187; journ&#233;e de travail. Vigoureux, il sortit dans le patio pour nourrir ses lapins, apr&#232;s avoir effectu&#233; rapidement sa toilette matinale et s'&#234;tre habill&#233; tout aussi rapidement. Quand sa sant&#233; &#233;tait mauvaise, l'alimentation des lapins &#233;tait une contrainte sur lui ; mais il ne pouvait pas y renoncer, car il avait piti&#233; des petits animaux. C'&#233;tait difficile de le faire comme il le voulait, comme c'&#233;tait son habitude &#8211; &#224; fond. D'ailleurs, il devait &#234;tre sur ses gardes ; ses forces devaient &#234;tre conserv&#233;es pour un autre type de travail diff&#233;rent &#8211; &#8203;&#8203;travailler &#224; son bureau. S'occuper des animaux, nettoyer leurs cages, etc., lui procurait, d'une part, une d&#233;tente et une distraction, mais, d'autre part, le fatiguait physiquement ; et cela, &#224; son tour, refl&#233;tait sa capacit&#233; g&#233;n&#233;rale de travail.Il est devenu compl&#232;tement absorb&#233; dans tout ce qu'il a fait, quelle que soit la t&#226;che.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je me souviens qu'en 1933 nous sommes partis de Prinkipo pour la France, o&#249; nous vivions dans une villa isol&#233;e non loin de Royan, au bord de l'Atlantique. Notre fils et nos amis avaient arrang&#233; cette villa qui s'appelait Sea-Spray. Les vagues de l'oc&#233;an turbulent p&#233;n&#233;traient dans notre jardin et les embruns salins p&#233;n&#233;traient par les fen&#234;tres ouvertes. Entour&#233;s de nos amis, nous vivions dans des conditions semi-l&#233;gales. Nous aurions &#224; l'occasion jusqu'&#224; vingt personnes. Huit ou neuf vivaient sur place. Au vu de notre position, il &#233;tait hors de question de faire appel &#224; une femme de m&#233;nage ou &#224; quelqu'un pour aider &#224; la cuisine. Tout le fardeau est tomb&#233; sur Jeanne, la femme de mon fils, et sur V&#233;ra Molinier, et j'ai aussi aid&#233;. Les jeunes camarades ont fait la vaisselle. Lev Davidovich a &#233;galement voulu aider aux t&#226;ches m&#233;nag&#232;res et a commenc&#233; &#224; faire la vaisselle. Mais nos amis ont protest&#233; : &#171; Il devrait se reposer apr&#232;s le d&#238;ner. Nous pouvons nous g&#233;rer nous-m&#234;mes. D'ailleurs, mon fils Leva m'a dit : &#171; Papa insiste pour utiliser une m&#233;thode scientifique de lavage de la vaisselle, et cela nous prend trop de temps. En fin de compte, LD a d&#251; se retirer de cette profession.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La voie m&#233;diane, l'attitude nonchalante, la mani&#232;re semi-indiff&#233;rente, il ne les connaissait pas. C'est pourquoi rien ne le fatiguait autant que des conversations informelles ou semi-indiff&#233;rentes. Mais avec quel enthousiasme est-il all&#233; cueillir des cactus en vue de les repiquer dans notre jardin. Il &#233;tait dans une fr&#233;n&#233;sie, &#233;tant le premier au travail et le dernier &#224; partir. Aucun des jeunes qui l'entouraient lors de nos promenades &#224; la campagne et travaillant avec lui &#224; l'ext&#233;rieur ne pouvait suivre son rythme ; ils se fatiguaient plus vite, et prenaient du retard l'un apr&#232;s l'autre. Mais il &#233;tait infatigable. En le regardant, je m'&#233;merveillais souvent. D'o&#249; tirait-il son &#233;nergie, son endurance physique ? Ni la chaleur insupportable du soleil, ni les montagnes ni les descentes avec des cactus lourds comme du fer ne le d&#233;rangeaient. Il &#233;tait hypnotis&#233; par l'accomplissement de la t&#226;che &#224; accomplir. Il a trouv&#233; la d&#233;tente en changeant ses t&#226;ches.Cela lui procura aussi un r&#233;pit contre les coups qui s'abattaient sur lui sans piti&#233;. Plus le coup &#233;tait &#233;crasant, plus il s'oubliait ardemment dans le travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nos promenades, qui &#233;taient en r&#233;alit&#233; des exp&#233;ditions de guerre pour les cactus, se font de plus en plus rares en raison de &#171; circonstances ind&#233;pendantes de notre volont&#233; &#187;. Pourtant, de temps en temps, rassasi&#233; de la monotonie de son quotidien, Lev Davidovitch me disait : &#171; Cette semaine, nous devrions prendre une journ&#233;e enti&#232;re pour nous promener, vous ne trouvez pas ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Vous voulez dire un jour de travaux forc&#233;s ? &#187; Je le taquinerais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Tr&#232;s bien, allons-y, pour &#234;tre s&#251;r.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Il vaudrait mieux commencer t&#244;t. Ne devrions-nous pas partir vers six heures du matin ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Six, &#231;a me va, mais tu ne seras pas trop fatigu&#233; ? &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Non, cela ne fera que me rafra&#238;chir, et je promets de ne pas en faire trop.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Habituellement, Lev Davidovich nourrissait ses lapins et ses poulets, qu'il surveillait avec tendresse, de sept heures et quart (parfois 7 h 20) &#224; neuf heures du matin. Parfois il interrompait ce travail pour dicter au dictaphone quelque ordre ou quelque id&#233;e qui lui venait. Ce jour-l&#224;, il travailla dans le patio sans interruption. Apr&#232;s le petit-d&#233;jeuner, il m'assura qu'il se sentait bien et me parla de son d&#233;sir de commencer &#224; dicter un article sur la conscription aux &#201;tats-Unis. Et il a effectivement commenc&#233; &#224; dicter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A une heure, Rigault, notre procureur dans la cause de l'attentat du 24 mai, est venu nous voir. Apr&#232;s son d&#233;part, Lev Davidovitch a regard&#233; dans ma chambre pour me dire, non sans regret, qu'il allait devoir reporter le travail sur l'article et reprendre la pr&#233;paration du mat&#233;riel pour le proc&#232;s en rapport avec l'attaque contre nous. Lui et son avocat avaient d&#233;cid&#233; qu'il &#233;tait n&#233;cessaire de r&#233;pondre &#224; El Popular &#233;tant donn&#233; que LD avait &#233;t&#233; accus&#233; de diffamation lors d'un banquet donn&#233; par cette publication.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Et je prendrai l'offensive et je les accuserai de calomnie effront&#233;e.&#034; dit-il avec d&#233;fi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Dommage, vous ne pourrez pas &#233;crire sur la conscription.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Oui, il ne peut pas &#234;tre aid&#233;. Je dois le reporter de deux ou trois jours. J'ai d&#233;j&#224; demand&#233; que tout le mat&#233;riel disponible soit plac&#233; sur mon bureau. Apr&#232;s le d&#238;ner, je commencerai &#224; les revoir. Je me sens bien &#187;, m'a-t-il encore assur&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s une br&#232;ve sieste, je le vis assis &#224; son bureau, d&#233;j&#224; couvert d'articles relatifs &#224; l' affaire El Popular . Il a continu&#233; &#224; &#234;tre de bonne humeur. Et cela m'a rendu plus joyeux. Lev Davidovich s'&#233;tait r&#233;cemment plaint d'un &#233;nervement auquel il succombait occasionnellement. Il savait que c'&#233;tait une condition passag&#232;re, mais ces derniers temps, il semblait en douter plus que jamais auparavant ; aujourd'hui nous a sembl&#233; marquer le d&#233;but de l'am&#233;lioration de sa condition physique. Il avait l'air bien aussi. De temps &#224; autre, j'ouvrais un peu la porte de sa chambre pour ne pas le d&#233;ranger, et je le voyais dans sa position habituelle, pench&#233; sur son bureau, la plume &#224; la main. Je me suis souvenu de la ligne : &#034;Une derni&#232;re et derni&#232;re histoire et mon parchemin est termin&#233;.&#034; Ainsi parle l'ancien moine-scribe Pimen dans le drame de PouchkineBoris Godounov , comme il a enregistr&#233; les mauvaises actions du tsar Boris.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lev Davidovitch menait une vie proche de celle d'un prisonnier ou d'un ermite, avec cette diff&#233;rence que dans sa solitude, non seulement il gardait une trace chronologique des &#233;v&#233;nements, mais menait une lutte indomptable et passionn&#233;e contre ses ennemis id&#233;ologiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si br&#232;ve que f&#251;t cette journ&#233;e, Lev Davidovitch avait jusqu'&#224; cinq heures de l'apr&#232;s-midi dict&#233; dans le dictaphone plusieurs fragments de son projet d'article sur la conscription aux &#201;tats-Unis et une cinquantaine de courtes pages de son exposition d' El Popular , c'est-&#224;-dire des machinations de Staline. Ce fut pour lui un jour d'&#233;quanimit&#233; physique et spirituelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jacson appara&#238;t&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A cinq heures, nous avons pris le th&#233; tous les deux, comme d'habitude. &#192; cinq heures vingt, peut-&#234;tre &#224; cinq heures et demie, je suis sorti sur le balcon et j'ai vu LD dans le patio pr&#232;s d'un clapier ouvert. Il nourrissait les animaux. A c&#244;t&#233; de lui se tenait une silhouette inconnue. Ce n'est que lorsqu'il a enlev&#233; son chapeau et a commenc&#233; &#224; s'approcher du balcon que je l'ai reconnu. C'&#233;tait &#034;Jacson&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Il est de nouveau l&#224;, &#187; cela me traversa l'esprit. &#171; Pourquoi a-t-il commenc&#233; &#224; venir si souvent ? Je me suis demand&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; J'ai affreusement soif, puis-je avoir un verre d'eau ? &#187; me demanda-t-il en me saluant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Peut-&#234;tre voudriez-vous une tasse de th&#233; ? &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Non non. J'ai d&#238;n&#233; trop tard et j'ai l'impression que la nourriture est l&#224;-haut, r&#233;pondit-il en montrant sa gorge. &#034;&#199;a m'&#233;touffe.&#034; La couleur de son visage &#233;tait gris-vert. Son apparence g&#233;n&#233;rale &#233;tait celle d'un homme tr&#232;s nerveux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Pourquoi portez-vous votre chapeau et votre pardessus ? &#187; (Son pardessus pendait sur son bras gauche, press&#233; contre son corps.) &#034;Il fait si ensoleill&#233; aujourd'hui.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Oui, mais tu sais que &#231;a ne durera pas longtemps, il pourrait pleuvoir.&#034; Je voulais argumenter qu'&#171; aujourd'hui il ne pleuvra pas &#187; et qu'il se vantait toujours de ne jamais porter de chapeau ou de manteau, m&#234;me par mauvais temps, mais d'une mani&#232;re ou d'une autre, je suis devenu d&#233;prim&#233; et j'ai laiss&#233; tomber le sujet. A la place j'ai demand&#233; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Et comment se sent Sylvia ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'avait pas l'air de me comprendre. Je l'avais boulevers&#233; par ma question pr&#233;c&#233;dente sur son pardessus et son chapeau. Et il &#233;tait compl&#232;tement perdu dans ses pens&#233;es, et tr&#232;s nerveux. Enfin, comme s'il se r&#233;veillait d'un profond sommeil, il me r&#233;pondit : &#171; Sylvia ? ... Sylvie ? ...&#034; Et se rattrapant, il ajouta avec d&#233;sinvolture : &#034;Elle va toujours bien.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il commen&#231;a &#224; revenir sur ses pas vers Lev Davidovitch et les clapiers. Je lui ai demand&#233; alors qu'il s'&#233;loignait : &#171; Votre article est-il pr&#234;t ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Oui, c'est pr&#234;t.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Est-il tap&#233; ? &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'un mouvement maladroit de la main, tandis qu'il continuait &#224; presser contre son corps son pardessus dans la doublure duquel &#233;taient cousus, comme il fut r&#233;v&#233;l&#233; plus tard, une pioche et un poignard, il produisit plusieurs pages dactylographi&#233;es pour me montrer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; C'est bien que votre manuscrit ne soit pas &#233;crit &#224; la main. Lev Davidovich n'aime pas les manuscrits illisibles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deux jours plus t&#244;t, il nous avait rendu visite, &#233;galement v&#234;tu d'un pardessus et d'un chapeau. Je ne l'ai pas vu alors car, malheureusement, je n'&#233;tais pas chez moi. Mais Lev Davidovich m'a dit que &#171; Jacson &#187; avait appel&#233; et l'avait quelque peu surpris par sa conduite. mentionnez-le-moi, sentant une nouvelle caract&#233;ristique sur l'homme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Il a apport&#233; un aper&#231;u de son article, en r&#233;alit&#233; quelques phrases &#8211; des trucs confus. Je lui ai fait quelques suggestions. Nous verrons.&#034; Et Lev Davidovich d'ajouter : &#171; Hier, il ne ressemblait pas du tout &#224; un Fran&#231;ais. Soudain, il s'est assis sur mon bureau et a gard&#233; son chapeau tout le temps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Oui, c'est &#233;trange,&#034; dis-je avec &#233;tonnement. &#171; Il ne porte jamais de chapeau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Cette fois, il portait un chapeau&#034;, a r&#233;pondu Lev Davidovich et n'a pas poursuivi ce sujet plus loin. Il parlait avec d&#233;sinvolture. Mais je fus d&#233;concert&#233; : il me sembla qu'&#224; cette occasion il avait per&#231;u quelque chose de nouveau chez &#171; Jackson &#187; mais n'en &#233;tait pas encore arriv&#233;, ou plut&#244;t n'&#233;tait pas press&#233; de tirer des conclusions. Cette br&#232;ve conversation a eu lieu &#224; la veille du crime.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Coiff&#233; d'un chapeau... pardessus au bras... s'assit sur la table &#8211; n'&#233;tait-ce pas une r&#233;p&#233;tition de sa part ? Cela a &#233;t&#233; fait pour qu'il soit plus s&#251;r et plus pr&#233;cis dans ses mouvements le lendemain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qui aurait pu s'en douter alors ? Cela nous a mis dans l'embarras, rien de plus. Qui aurait pu pr&#233;dire que la journ&#233;e du 20 ao&#251;t, si ordinaire, serait si fatidique ? Rien n'annon&#231;ait son caract&#232;re mena&#231;ant. D&#232;s l'aube, le soleil brillait, comme toujours ici, toute la journ&#233;e brillamment. Les fleurs s'&#233;panouissaient et l'herbe semblait polie avec de la laque... Nous avons accompli nos t&#226;ches chacun &#224; sa mani&#232;re, chacun essayant de tout faire pour faciliter le travail de Lev Davidovitch. Combien de fois au cours de cette journ&#233;e est-il mont&#233; les petites marches de ce m&#234;me balcon, est-il entr&#233; dans sa chambre, et s'est-il assis sur cette m&#234;me chaise &#224; c&#244;t&#233; du bureau... Tout cela paraissait ordinaire et est maintenant par sa banalit&#233; m&#234;me si terrible et tragique. Personne, aucun d'entre nous, pas lui-m&#234;me n'a pu sentir le d&#233;sastre imminent. Et dans cette incapacit&#233; une sorte d'ab&#238;me b&#226;ille.Au contraire, toute la journ&#233;e fut l'une des plus tranquilles. Quand LD sortit &#224; midi dans le patio et que je l'aper&#231;us debout l&#224; t&#234;te nue sous le soleil br&#251;lant, je m'empressai de lui apporter sa casquette blanche pour prot&#233;ger sa t&#234;te contre les rayons chauds impitoyables. Pour se prot&#233;ger du soleil... mais m&#234;me &#224; ce moment-l&#224;, il &#233;tait d&#233;j&#224; menac&#233; d'une mort terrible. A cette heure, nous n'avons pas senti sa perte, un acc&#232;s de d&#233;sespoir n'a pas boulevers&#233; nos c&#339;urs.A cette heure, nous n'avons pas senti sa perte, un acc&#232;s de d&#233;sespoir n'a pas boulevers&#233; nos c&#339;urs.A cette heure, nous n'avons pas senti sa perte, un acc&#232;s de d&#233;sespoir n'a pas boulevers&#233; nos c&#339;urs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je me souviens que lors de l'installation du syst&#232;me d'alarme dans la maison, le jardin et le patio par nos amis et l'affectation des postes de garde, j'ai attir&#233; l'attention de LD sur le fait qu'un garde devait &#233;galement &#234;tre post&#233; &#224; sa fen&#234;tre. Cela me parut &#224; l'&#233;poque si manifestement indispensable. Mais LD objecta que pour cela il faudrait augmenter la garde, la porter &#224; dix, ce qui d&#233;passait nos ressources tant en argent qu'en personnel disponible &#224; la disposition de notre organisation. Un garde &#224; l'ext&#233;rieur de la fen&#234;tre n'aurait pas pu le sauver dans ce cas particulier. Mais l'absence d'un m'inqui&#233;tait. LD a &#233;galement &#233;t&#233; tr&#232;s touch&#233; par un cadeau que lui ont fait nos amis am&#233;ricains apr&#232;s l'attentat du 24 mai. C'&#233;tait un gilet pare-balles, quelque chose comme une ancienne chemise de maille. Comme je l'ai examin&#233; un jour,Il m'est arriv&#233; de remarquer qu'il serait bon d'avoir quelque chose pour la t&#234;te. LD a insist&#233; pour que le camarade affect&#233; au poste le plus responsable porte le gilet &#224; chaque fois. Apr&#232;s l'&#233;chec subi par nos ennemis lors de l'attaque du 24 mai, nous &#233;tions absolument certains que Staline ne s'arr&#234;terait pas et nous nous pr&#233;parions. Nous savions aussi qu'une autre forme d'attaque serait utilis&#233;e par le GPU Nous n'avons pas exclu non plus un coup de la part d'un &#171; individu solitaire &#187; envoy&#233; secr&#232;tement et pay&#233; par le GPU Mais ni le gilet pare-balles ni un casque n'auraient pu servir comme garde-fous. Appliquer ces m&#233;thodes de d&#233;fense au jour le jour &#233;tait impossible. Il &#233;tait impossible de convertir sa vie uniquement en l&#233;gitime d&#233;fense &#8211; car alors la vie perd toute sa valeur.a insist&#233; pour que le camarade affect&#233; au poste le plus responsable porte le gilet &#224; chaque fois. Apr&#232;s l'&#233;chec subi par nos ennemis lors de l'attaque du 24 mai, nous &#233;tions absolument certains que Staline ne s'arr&#234;terait pas et nous nous pr&#233;parions. Nous savions aussi qu'une autre forme d'attaque serait utilis&#233;e par le GPU Nous n'avons pas exclu non plus un coup de la part d'un &#171; individu solitaire &#187; envoy&#233; secr&#232;tement et pay&#233; par le GPU Mais ni le gilet pare-balles ni un casque n'auraient pu servir comme garde-fous. Appliquer ces m&#233;thodes de d&#233;fense au jour le jour &#233;tait impossible. Il &#233;tait impossible de convertir sa vie uniquement en l&#233;gitime d&#233;fense &#8211; car alors la vie perd toute sa valeur.a insist&#233; pour que le camarade affect&#233; au poste le plus responsable porte le gilet &#224; chaque fois. Apr&#232;s l'&#233;chec subi par nos ennemis lors de l'attaque du 24 mai, nous &#233;tions absolument certains que Staline ne s'arr&#234;terait pas et nous nous pr&#233;parions. Nous savions aussi qu'une autre forme d'attaque serait utilis&#233;e par le GPU Nous n'avons pas exclu non plus un coup de la part d'un &#171; individu solitaire &#187; envoy&#233; secr&#232;tement et pay&#233; par le GPU Mais ni le gilet pare-balles ni un casque n'auraient pu servir comme garde-fous. Appliquer ces m&#233;thodes de d&#233;fense au jour le jour &#233;tait impossible. Il &#233;tait impossible de convertir sa vie uniquement en l&#233;gitime d&#233;fense &#8211; car alors la vie perd toute sa valeur.Nous savions aussi qu'une autre forme d'attaque serait utilis&#233;e par le GPU Nous n'avons pas exclu non plus un coup de la part d'un &#171; individu solitaire &#187; envoy&#233; secr&#232;tement et pay&#233; par le GPU Mais ni le gilet pare-balles ni un casque n'auraient pu servir comme garde-fous. Appliquer ces m&#233;thodes de d&#233;fense au jour le jour &#233;tait impossible. Il &#233;tait impossible de convertir sa vie uniquement en l&#233;gitime d&#233;fense &#8211; car alors la vie perd toute sa valeur.Nous savions aussi qu'une autre forme d'attaque serait utilis&#233;e par le GPU Nous n'avons pas exclu non plus un coup de la part d'un &#171; individu solitaire &#187; envoy&#233; secr&#232;tement et pay&#233; par le GPU Mais ni le gilet pare-balles ni un casque n'auraient pu servir comme garde-fous. Appliquer ces m&#233;thodes de d&#233;fense au jour le jour &#233;tait impossible. Il &#233;tait impossible de convertir sa vie uniquement en l&#233;gitime d&#233;fense &#8211; car alors la vie perd toute sa valeur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'assassinat&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors que &#171; Jacson &#187; et moi nous approchions de Lev Davidovich, ce dernier s'est adress&#233; &#224; moi en russe : &#171; Vous savez, il s'attend &#224; ce que Sylvia nous appelle. Ils partent demain. C'&#233;tait une suggestion de sa part que je devais les inviter &#224; prendre le th&#233;, sinon &#224; souper.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Je ne savais pas que vous aviez l'intention de partir demain et que vous attendiez Sylvia ici.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Oui... oui... j'ai oubli&#233; de te le dire.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;C'est dommage que je ne le sache pas, j'ai peut-&#234;tre envoy&#233; quelques trucs &#224; New York.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Je pourrais appeler demain &#224; une heure. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Non, non, merci. Cela nous d&#233;rangerait tous les deux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et me tournant vers Lev Davidovich, j'expliquai en russe que j'avais d&#233;j&#224; demand&#233; &#224; &#171; Jackson &#187; de prendre le th&#233; mais qu'il refusa, se plaignant de ne pas se sentir bien, d'avoir terriblement soif et ne me demanda qu'un verre d'eau. Lev Davidovitch lui jeta un coup d'&#339;il attentif et dit d'un ton de reproche l&#233;ger : &#171; Votre sant&#233; est de nouveau mauvaise, vous avez l'air malade&#8230; Ce n'est pas bon.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a eu une pause. Lev Davidovich r&#233;pugnait &#224; s'arracher aux lapins et n'&#233;tait pas d'humeur &#224; &#233;couter un article. Cependant, il se contr&#244;la et dit : &#171; Eh bien, qu'en dites-vous, devons-nous revoir votre article ? &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il attacha m&#233;thodiquement les clapiers et enleva ses gants de travail. Il prenait bien soin de ses mains, ou plut&#244;t de ses doigts dans la mesure o&#249; la moindre &#233;gratignure l'irritait, g&#234;nait son &#233;criture. Il gardait toujours sa plume comme ses doigts en ordre. Il a enlev&#233; son chemisier bleu et a lentement et silencieusement commenc&#233; &#224; marcher vers la maison accompagn&#233; de &#171; Jacson &#187; et de moi-m&#234;me. Je suis venu avec eux jusqu'&#224; la porte du bureau de Lev Davidovitch ; la porte s'est ferm&#233;e, et je suis entr&#233; dans la pi&#232;ce voisine...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pas plus de trois ou quatre minutes s'&#233;taient &#233;coul&#233;es lorsque j'entendis un cri terrible et bouleversant et sans m&#234;me r&#233;aliser qui c'&#233;tait qui poussait ce cri, je me pr&#233;cipitai dans la direction d'o&#249; il venait. Entre la salle &#224; manger et le balcon, sur le seuil, &#224; c&#244;t&#233; du montant de la porte et appuy&#233; contre celui-ci se tenait... Lev Davidovitch. Son visage &#233;tait couvert de sang, ses yeux, sans lunettes, &#233;taient d'un bleu vif, ses mains pendaient.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Qu'est-il arriv&#233; ? Qu'est-il arriv&#233; ?&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je jetai mes bras autour de lui, mais il ne r&#233;pondit pas tout de suite. Cela m'a travers&#233; l'esprit. Peut-&#234;tre que quelque chose &#233;tait tomb&#233; du plafond &#8211; des travaux de r&#233;paration y &#233;taient en cours &#8211; mais pourquoi &#233;tait-il ici ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et il m'a dit calmement, sans aucune indignation, amertume ou irritation, &#034;Jacson.&#034; LD l'a dit comme s'il voulait dire : &#034;C'est arriv&#233;.&#034; Nous avons fait quelques pas et Lev Davidovich, avec mon aide, s'est effondr&#233; sur le sol sur le petit tapis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Natacha, je t'aime !&#034; Il a dit cela de mani&#232;re si inattendue, si grave, presque s&#233;v&#232;re que, affaiblie par le choc int&#233;rieur, j'ai oscill&#233; vers lui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;O ... O ... personne, personne ne doit &#234;tre autoris&#233; &#224; vous voir sans &#234;tre fouill&#233;.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pla&#231;ant soigneusement un oreiller sous sa t&#234;te cass&#233;e, j'ai tenu un morceau de glace sur sa blessure et j'ai essuy&#233; le sang de son visage avec du coton...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Seva doit &#234;tre &#233;loign&#233; de tout cela... &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il parlait avec difficult&#233;, de fa&#231;on confuse, mais il m'a sembl&#233; qu'il ne s'en rendait pas compte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Tu sais, l&#224;-dedans &#187; &#8211; ses yeux se sont dirig&#233;s vers la porte de sa chambre &#8211; &#171; J'ai senti... compris ce qu'il voulait faire... Il voulait me frapper... encore une fois... mais je ne l'ai pas fait. ne le laisse pas &#187;, a-t-il dit calmement, doucement, la voix bris&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Mais je ne l'ai pas laiss&#233; faire.&#034; Il y avait une note de satisfaction dans ces paroles. Au m&#234;me moment, Lev Davidovich se tourna vers Joe et lui parla en anglais. Joe &#233;tait agenouill&#233; sur le sol alors que j'&#233;tais, de l'autre c&#244;t&#233;, juste en face de moi. Je m'effor&#231;ai de saisir les mots, mais je n'arrivais pas &#224; les distinguer. A ce moment, j'ai vu Charlie, le visage blanc craie, revolver &#224; la main, se pr&#233;cipiter dans la chambre de Lev Davidovitch.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Que dire de celui-l&#224; ?&#034; J'ai demand&#233; &#224; Lev Davidovitch. &#034;Ils vont le tuer.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Non... il est interdit de tuer, il faut le forcer &#224; parler&#034;, r&#233;pondit Lev Davidovich, pronon&#231;ant toujours les mots avec difficult&#233;, lentement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une sorte de g&#233;missement path&#233;tique se brisa soudain &#224; nos oreilles. J'ai jet&#233; un coup d'&#339;il perplexe &#224; Lev Davidovich. D'un mouvement des yeux &#224; peine perceptible, il indiqua la porte de sa chambre et dit avec condescendance : &#171; C'est lui &#187;&#8230; &#171; Le docteur est-il d&#233;j&#224; arriv&#233; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Il sera l&#224; d'une minute &#224; l'autre maintenant... Charlie est all&#233; le chercher en voiture.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le m&#233;decin est arriv&#233;, a examin&#233; la plaie et a d&#233;clar&#233; avec agitation qu'elle n'&#233;tait &#034;pas dangereuse&#034;. Lev Davidovitch accepta cela calmement, presque indiff&#233;remment, comme si l'on ne pouvait s'attendre &#224; aucune autre d&#233;claration d'un m&#233;decin dans une telle situation. Mais, se tournant vers Joe et indiquant son c&#339;ur, il dit en anglais : &#034;Je le sens ici... Cette fois, ils ont r&#233;ussi.&#034; Il m'&#233;pargnait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les derni&#232;res heures&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; travers la ville rugissante, &#224; travers son tumulte vain et son vacarme humain, &#224; travers ses lumi&#232;res criardes du soir, l'ambulance d'urgence filait &#224; toute allure, se faufilant dans la circulation, passant les voitures, avec la sir&#232;ne qui hurlait sans cesse, avec le cordon de motos de police sifflant d'une voix stridente. Nous portions au c&#339;ur du bless&#233; une angoisse insupportable, et avec une alarme qui augmentait &#224; chaque minute qui passait. Il &#233;tait conscient. Une main est rest&#233;e tranquillement &#233;tendue le long du corps. Il &#233;tait paralys&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Dr Dutren me l'a dit apr&#232;s l'examen &#224; la maison, dans la salle &#224; manger, par terre. Pour l'autre main, la droite, il ne trouvait pas de place, d&#233;crivant des cercles avec elle tout le temps, me touchant, comme s'il cherchait un endroit confortable pour elle. Il avait de plus en plus de mal &#224; parler. Pench&#233; tr&#232;s bas, je lui ai demand&#233; comment il se sentait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Mieux maintenant &#187;, a r&#233;pondu Lev Davidovich.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Mieux maintenant.&#034; Cela vivifiait le c&#339;ur de vives esp&#233;rances. Le tumulte d&#233;chirant, les sifflets et la sir&#232;ne continuaient de hurler mais le c&#339;ur palpitait d'espoir. &#034;Mieux maintenant.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ambulance s'est arr&#234;t&#233;e &#224; l'h&#244;pital. Cela s'arr&#234;ta. Une foule se pressait autour de nous. &#171; Il peut y avoir des ennemis &#187;, me vient-il &#224; l'esprit, comme c'&#233;tait toujours le cas dans des situations similaires. &#171; O&#249; sont nos amis ? Ils doivent entourer la civi&#232;re...&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Maintenant, il &#233;tait allong&#233; sur le lit de camp. Silencieusement, les m&#233;decins examin&#232;rent la plaie. Sur leurs instructions, une &#171; s&#339;ur &#187; a commenc&#233; &#224; se raser les cheveux. Je me tenais &#224; la t&#234;te du lit de camp. Souriant imperceptiblement, Lev Davidovich m'a dit : &#034;Tu vois, nous avons trouv&#233; un barbier aussi...&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il m'&#233;pargnait encore. Ce jour-l&#224;, nous avions parl&#233; de la n&#233;cessit&#233; d'appeler un barbier pour lui faire une coupe de cheveux, mais nous n'y sommes pas parvenus. Il me le rappelait maintenant. Lev Davidovich a appel&#233; Joe, qui se tenait juste l&#224;, &#224; quelques m&#232;tres de moi et lui a demand&#233;, comme je l'ai appris plus tard, de noter ses adieux &#224; la vie. Quand j'ai demand&#233; ce que Lev Davidovich lui avait dit, Joe a r&#233;pondu : &#171; Il voulait que je fasse une note sur les statistiques fran&#231;aises. J'ai &#233;t&#233; tr&#232;s surpris que ce soit quelque chose li&#233; aux statistiques fran&#231;aises &#224; une telle &#233;poque. Cela semblait &#233;trange. A moins que peut-&#234;tre son &#233;tat ne commence &#224; s'am&#233;liorer...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je restai debout &#224; la t&#234;te du lit, tenant un morceau de glace sur la plaie et &#233;coutant attentivement. Ils ont commenc&#233; &#224; le d&#233;shabiller. Pour ne pas le d&#233;ranger, sa blouse de travail &#233;tait coup&#233;e aux ciseaux ; le m&#233;decin &#233;changeait poliment des regards avec la &#171; s&#339;ur &#187; comme pour l'encourager ; ensuite vint le gilet tricot&#233;, puis la chemise. La montre &#233;tait d&#233;tach&#233;e de son poignet. Ils ont alors commenc&#233; &#224; enlever les v&#234;tements restants sans les couper, et il m'a alors dit : &#171; Je ne veux pas qu'ils me d&#233;shabillent... Je veux que tu le fasses. Il a dit cela tout &#224; fait distinctement, seulement tr&#232;s tristement et gravement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce sont les derniers mots qu'il m'a dit. Quand j'ai fini, je me suis pench&#233; sur lui et j'ai touch&#233; ses l&#232;vres avec les miennes. Il m'a r&#233;pondu. Encore une fois ... Et encore une fois, il a r&#233;pondu. Et encore une fois. C'&#233;tait notre dernier adieu. Mais nous n'en &#233;tions pas conscients.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le patient est tomb&#233; dans un &#233;tat de coma. L'op&#233;ration ne l'a pas sorti de cet &#233;tat. Sans quitter les yeux, je l'ai veill&#233; toute la nuit en attendant le &#171; r&#233;veil &#187;. Les yeux &#233;taient ferm&#233;s, mais la respiration, tant&#244;t lourde, tant&#244;t r&#233;guli&#232;re et calme, inspirait l'espoir. Le lendemain se passa de la m&#234;me mani&#232;re. A midi, selon le jugement des m&#233;decins, il y avait une am&#233;lioration. Mais vers la fin de la journ&#233;e, un brusque changement dans la respiration du malade s'est soudainement produit. Il est devenu rapide, de plus en plus rapide, instillant une peur mortelle. Les m&#233;decins, le personnel hospitalier entouraient le berceau du malade. Ils &#233;taient visiblement agit&#233;s. Perdant mon sang-froid, j'ai demand&#233; ce que cela signifiait, mais un seul d'entre eux, un homme plus prudent a r&#233;pondu. &#171; &#199;a passerait, dit-il. Les autres rest&#232;rent silencieux.J'ai compris &#224; quel point toute consolation &#233;tait fausse et &#224; quel point tout &#233;tait d&#233;sesp&#233;r&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils l'ont soulev&#233;. Sa t&#234;te s'affaissa sur une &#233;paule. Les mains se balan&#231;aient comme celles de la crucifixion du Titien : La Retraite de la Croix . Au lieu d'une couronne d'&#233;pines, le mourant portait un pansement. Les traits de son visage gardaient leur puret&#233; et leur fiert&#233;. Il semblait qu'&#224; tout moment il allait se redresser et se prendre en main. Mais la blessure avait p&#233;n&#233;tr&#233; trop profond&#233;ment le cerveau. Le r&#233;veil tant attendu n'est jamais venu. Sa voix s'&#233;tait &#233;galement tue. Tout &#233;tait termin&#233;. Il n'est plus parmi les vivants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le ch&#226;timent viendra aux ignobles meurtriers. Tout au long de sa vie h&#233;ro&#239;que et belle, Lev Davidovich a cru en l'humanit&#233; &#233;mancip&#233;e du futur. Durant les derni&#232;res ann&#233;es de sa vie, sa foi n'a pas faibli, mais au contraire n'est devenue que plus m&#251;re, plus ferme que jamais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'humanit&#233; future, &#233;mancip&#233;e de toute oppression, triomphera de la coercition de toutes sortes. Il m'a appris &#224; y croire aussi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Novembre 1940&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Coyoacan, Mexique&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.google.fr/search?hl=fr&amp;q=assassinat+trotsky+site%3Ahttp%3A%2F%2Fwww.matierevolution.fr+OR+site%3Ahttp%3A%2F%2Fwww.matierevolution.org&amp;btnG=Recherche&amp;meta=&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La suite&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Qui &#233;tait Jaime Fern&#225;ndez Rodr&#237;guez, militant trotskiste</title>
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		<dc:date>2021-03-18T23:05:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Russie</dc:subject>
		<dc:subject>Guerre War</dc:subject>
		<dc:subject>1940</dc:subject>
		<dc:subject>Fascisme</dc:subject>
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		<dc:subject>Gilets jaunes, auto-organisation, comit&#233;s de gr&#232;ve, conseils ouvriers, assembl&#233;e interprofessionnelle, soviet</dc:subject>
		<dc:subject>Grandizo Munis</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Qui &#233;tait Jaime Fern&#225;ndez Rodr&#237;guez, militant trotskiste et compagnon de Grandizo Munis &lt;br class='autobr' /&gt;
N&#233; en 1914 &#224; El Ferrol (Galice), Jaime Fern&#225;ndez Rodr&#237;guez fut le plus proche compagnon de lutte de G. Munis. Connu sous les pseudonymes de &#171; J. Costa &#187;, &#171; Santiago Rodr&#237;guez &#187;, il fut un membre du POUM et des bolcheviks-l&#233;ninistes espagnols dans les ann&#233;es trente. Apr&#232;s avoir rompu avec la IVe Internationale en 1948, il fut l'un des cr&#233;ateurs du Fomento Obrero revolucionario (Ferment Ouvrier (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?rubrique81" rel="directory"&gt;4- Ce qu'est le socialisme et ce qu'il n'est pas&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot305" rel="tag"&gt;Grandizo Munis&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;div class='spip_document_14884 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.fr/IMG/jpg/jaime-y-munis.jpg' width=&#034;348&#034; height=&#034;480&#034; alt='' /&gt;
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&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Qui &#233;tait Jaime Fern&#225;ndez Rodr&#237;guez, militant trotskiste et compagnon de &lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2083&#034;&gt;Grandizo Munis&lt;/a&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;N&#233; en 1914 &#224; El Ferrol (Galice), Jaime Fern&#225;ndez Rodr&#237;guez fut le plus proche compagnon de lutte de G. Munis. Connu sous les pseudonymes de &#171; J. Costa &#187;, &#171; Santiago Rodr&#237;guez &#187;, il fut un membre du POUM et des bolcheviks-l&#233;ninistes espagnols dans les ann&#233;es trente. Apr&#232;s avoir rompu avec la IVe Internationale en 1948, il fut l'un des cr&#233;ateurs du Fomento Obrero revolucionario (Ferment Ouvrier R&#233;volutionnaire) ou FOR, avec Munis et Benjamin P&#233;ret, organisation qui d&#233;fendit les positions r&#233;volutionnaires du v&#233;ritable communisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1954, G. Munis &#224; droite et son compagnon, Jaime Fernandez, sont d&#233;tenus au P&#233;nitencier El Dueso en Cantabrie Espagne&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jaime Fern&#225;ndez Rodr&#237;guez naquit &#224; El Ferrol le 24 Septembre 1914 dans une famille de commer&#231;ants ais&#233;s et tr&#232;s catholiques (cousin germain du militant poumiste Eugenio Fern&#225;ndez Granell, connu &#233;galement comme peintre surr&#233;aliste). Tout jeune, enfant peut-on dire, il constate et ressent l'injustice sociale contre laquelle il s'insurgera jusqu'&#224; la fin de sa vie. Un tragique &#233;v&#233;nement marquera tr&#232;s profond&#233;ment sa vie. La mort, &#224; l'&#226;ge de 16 ans de son petit fr&#232;re Eulogio, qui s'engagea dans les milices alors qu'il n'en avait pas encore le droit, et qui disparu au front de Madrid (octobre-novembre 1936). L'engagement politique de Jaime a lieu tr&#232;s t&#244;t, comme pour beaucoup alors en Espagne et dans d'autres pays. Prestige de la R&#233;volution Russe aidant, il adh&#232;re au PCE de la Coru&#241;a, mais tr&#232;s vite il d&#233;chante &#224; la lecture des textes de r&#233;volutionnaires qui critiquent la d&#233;g&#233;n&#233;rescence de cette r&#233;volution. Il rentrera donc &#224; la Izquierda Comunista d'Espa&#241;a (ICE) en 1933 &#224; Madrid, o&#249; il travailla dans des Grands Magasins (Almacenes Sime&#243;n).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1935, il vota en faveur de la fusion avec le Bloc Obrer i Camperol (BOC) pour constituer le Partido Obrero de Unificaci&#243;n Marxista (POUM). Alors qu'il se trouve en train de r&#233;aliser le service militaire obligatoire au c&#233;l&#232;bre Alcazar de Toledo, &#233;clate la guerre civile. Il s'&#233;vade au mois d'ao&#251;t 1936, en sautant, avec cinq autres personnes, la muraille de cette grande forteresse, pour aller rejoindre le camp r&#233;publicain. Pour sa part, ce qu'il veut rejoindre, c'est le camp de la r&#233;volution sociale. L'&#233;vasion r&#233;ussie, il informe sur la situation interne et sur le moral des troupes rest&#233;es &#224; l'int&#233;rieur de la forteresse. La r&#233;alit&#233; d&#233;crite par Jaime est &#224; l'oppos&#233; de ce que raconta par la suite le franquisme victorieux. Il s&#180;engagea dans les milices de POUM de Madrid. Il fut &#233;lu chef de bataillon.&lt;br class='autobr' /&gt;
Jaime critiqua la tactique du Comit&#233; Ex&#233;cutif du POUM et constata sa co&#239;ncidence avec les positions politiques de Munis. Il fit partie de la Secci&#243;n Bolchevique-leninista d'Espagne (SBLE) en m&#234;me temps qu'il continua &#224; militer au sein du POUM. A Barcelone, il intervint dans les luttes sur les barricades pendant les Journ&#233;es de Mai 37. Avec Julio Cid Gait&#225;n et d'autres militants, pr&#233;sents &#224; Barcelone pour participer au Congr&#232;s du POUM, il distribua le tract de la SBLE sur les barricades, qui d&#233;fendait la continuit&#233; de la lutte, exigeait le ch&#226;timent des provocateurs et donnait des consignes pour la consolidation d'un front r&#233;volutionnaire du prol&#233;tariat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 16 Juin 1937, le gouvernement de Negrin, domin&#233; par les staliniens, arr&#234;ta le CE du POUM, qui fut mis dans l'ill&#233;galit&#233;. Jaime Fernandez fut arr&#234;t&#233; le 2 septembre 1937 parce que milicien du POUM. Il fut emprisonn&#233; pendant cinq mois, d'abord &#224; la prison Modelo de Barcelone et ensuite &#224; Rosas de Llobregat (aujourd'hui Sant Feliu). Il sortit de prison le 7 F&#233;vrier 1938, et seulement cinq jours plus tard, le 12, il fut arr&#234;t&#233; de nouveau avec la majorit&#233; des militants de la SBLE, sous l'accusation d'assassinat du capitaine des Brigades Internationales Leon Narwicz, de nationalit&#233; polonaise, agent du Service d'Information Militaire (SIM) infiltr&#233; dans le POUM et dans la SBLE. Un groupe d'action du POUM assassina Narwicz (voir la biographie d&#180;Albert Mas&#243;) de trois balles dans la t&#234;te, comme vengeance &#224; l'assassinat de Nin. Mais le POUM ne fit rien pour d&#233;charger les militants de la SBLE d'une accusation d'assassinat qu'il savait fausse et qui impliquait la peine de mort.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jaime Fernandez endura pendant un mois, avec G. Munis, Domenico Sedr&#225;n (&#171; Adolfo Carlini &#187;), Aaage Kielso, Luigi Zanon, Vitor Ondik et Teodoro Sanz les tortures des agents du SIM et de la police stalinienne dirig&#233;e par le Commissaire Javier M&#233;ndez et contr&#244;l&#233; par &#171; l'oeil de Moscou &#187;, Juli&#225;n Grimau. Le 11 Mars 1938 ils furent emprisonn&#233;s &#224; la Prison Modelo de Barcelone. Le Juge d'Instruction demanda la peine de mort pour Jaime Fern&#225;ndez, &#171; G. Munis &#187; et &#171; Adolfo Carlini &#187;. Le 23 Avril 1938, Jaime Fernandez et Teodoro Sanz furent conduits dans des camps de travail. Jaime Fernandez fut intern&#233; &#224; Omells de Na Gaia, avec &#171; Quique &#187; et Teodoro Sanz, o&#249; il connut les conditions d'un camp d'extermination stalinien du SIM, dirig&#233; par les criminels Astorga et Mendoza. Ensuite il fut destin&#233; au camp de travail du d&#233;tachement de prisonniers du SIM de la plage de &#171; La Pelosa &#187;, &#224; Rosas (Alt Empord&#224;, province de G&#233;rone). Le 23 Ao&#251;t, r&#233;clam&#233; pour &#234;tre jug&#233; pour l'assassinat de Narwicz, il fut envoy&#233; par erreur aux tribunaux de G&#233;rone au lieu de ceux de Barcelone. Le 5 Septembre 1938, il obtient l'autorisation de s'enr&#244;ler dans une unit&#233; militaire (la Division 45), dans laquelle il v&#233;cut sous la surveillance constante de gardiens staliniens. Il r&#233;ussit &#224; s'&#233;vader en Octobre 1938, lors de son hospitalisation soign&#233; pour une blessure par balle &#224; la jambe lors d'une action au front.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus tard, &#224; Paris, un dirigeant du POUM qui l'aper&#231;ut au front &#224; cette &#233;poque, lui affirma qu'ordre avait &#233;t&#233; donn&#233; de le fusiller. La blessure &#224; la jambe, plus spectaculaire que grave, lui sauva donc la vie. Comme bien d'autres, il passe en France o&#249; il sera accueilli dans les camps pour r&#233;fugi&#233;s. Il s'en &#233;vade d&#232;s qu'il le peut, c'est-&#224;-dire assez rapidement. Une fois libre, il renoue son activit&#233; militante dans le mouvement trotskiste, tout en travaillant comme ouvrier dans plusieurs r&#233;gions fran&#231;aises, sous des noms d'emprunt. Pris par la police fran&#231;aise, &#224; Paris, celle-ci l'oblige &#224; choisir entre la L&#233;gion &#233;trang&#232;re, le maquis ou la prison. Son choix fut clair, la prison. Il connut donc, la Sant&#233; et Fresne. Fid&#232;le aux positions internationalistes il arriva &#224; convaincre divers camarades espagnols socialistes et anarchistes, parmi lesquels nous pouvons citer Manuel Parada (des jeunesses socialistes), Tom&#225;s Ballesta (cenetiste qui appartint &#224; la colonne de Durruti), Jorge Soteras (militant de la CNT) et F&#233;lix Castellar, pour constituer &#224; Angers un groupe, aux forces tr&#232;s r&#233;duites, qui lan&#231;a des tracts qui d&#233;fendaient le d&#233;faitisme r&#233;volutionnaire et la transformation de la guerre imp&#233;rialiste en guerre civile r&#233;volutionnaire. Il se situa donc en marge et contre la tactique impuls&#233;e par la IV Internationale qui d&#233;fendait la participation dans les mouvements de r&#233;sistance nationale au fascisme. Cette activit&#233; de Jaime Fernandez en France co&#239;ncidait pleinement avec les th&#232;ses de Munis, d&#233;fendues par le Groupe Espagnol de la IV Internationale au Mexique, sans qu'&#224; ce moment-l&#224; il y ait eu contact entre eux. Pour Jaime, la deuxi&#232;me guerre mondiale est une guerre imp&#233;rialiste qui ne con&#231;oit le prol&#233;tariat, la classe exploit&#233;e que comme chair &#224; canon, celui-ci doit donc s'y opposer en imposant ses propres int&#233;r&#234;ts, ceux consistant &#224; en finir avec toute exploitation, avec toutes les fronti&#232;res nationales, avec l'Etat capitaliste, que celui-ci se dise d&#233;mocratique, fasciste ou autrement.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le Groupe Bolchevique-Leninista Espa&#241;ol (Section espagnole de la IV Internationale) &#233;dita en France six num&#233;ros de &#171; Comunismo &#187; de Novembre 1943 &#224; Septembre 1945.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s la Lib&#233;ration, Jaime Fernandez avec d'autres militants trotskistes espagnols, anciens et nouveaux, comme Jos&#233; Quesada Su&#225;rez, Esteban Bilbao, Miguel Olmeda, Agust&#237;n Rodriguez Arroyo ( fr&#232;re du militant du POUM &#171; Quique &#187;) etc&#8230;, constitu&#232;rent avec G. Munis, et le po&#232;te surr&#233;aliste fran&#231;ais Benjamin P&#233;ret, dirigeants du groupe Espagnol au Mexique, une nouvelle organisation qui s'appela Grupo Comunista Internacionalista (GCI). Le GCI entama un d&#233;bat au sein de la IV qui devait in&#233;vitablement mener &#224; la rupture. Le d&#233;bat, men&#233; par G. Munis, P&#233;ret et Natalia Sedova Trotsky, reconsid&#233;rait la nature de l'&#201;tat Russe, critiquait la participation aux r&#233;sistances nationales (abandon de l'internationalisme prol&#233;tarien) et critiquait la tactique d'alliances avec des organisations staliniennes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Janvier 1945 (une fois r&#233;tabli le contact entre les camarades de France et du Mexique) jusqu'&#224; F&#233;vrier 1948 ont paru dix-sept num&#233;ro de &#171; Lucha de Clases &#187;, comme organe du Grupo Comunista Internacionalista et ensuite comme organe de la section espagnole de la IV Internationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1946, Jaime Fernandez retourne une premi&#232;re fois en Espagne en tant que militant trotskiste (bien que d&#233;j&#224; tr&#232;s critique). Il y restera peu de temps car on le pr&#233;viendra que la police franquiste est &#224; ses trousses. Il repartira donc pour la France. Il fut l'un des signataires du document &#171; Explicaci&#243;n y llamamiento a los militantes y secciones de la Cuarta Internacional &#187;, qui en 1948 confirmait la rupture du GCI avec la IV Internationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le GCI s'unit &#224; d'autres militants internationalistes pour constituer en hiver 1948 une &#233;ph&#233;m&#232;re Union Ouvri&#232;re Internationale, dans laquelle participait &#233;galement un petit noyau vietnamien. Le groupe comptait une cinquantaine de militants tant &#224; Paris qu'en province : G. Munis, Benjamin P&#233;ret, Jaime Fern&#225;ndez, Paco G&#243;mez, Sonia Gontarbert, Sophie Moen, Edgar Petsch, Agust&#237;n Rodr&#237;guez, Maximilien Rubel, etc&#8230; Il publia un bulletin ron&#233;otyp&#233;, &#171; La Bataille internationale &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 11 D&#233;cembre de 1952, Munis est d&#233;tenu &#224; Madrid, et quelques jours plus tard Jaime Fernandez le sera &#224; Barcelone en compagnie de jeunes contacts, Pedro Blanco Perez et Miguel Pila Penago (&#171; Cholo &#187;), en cons&#233;quence de la participation du groupe &#224; la gr&#232;ve des Tramways de Barcelone du mois de mars 1951. En novembre 1953, les trois d&#233;tenus &#224; Barcelone, Jaime Fern&#225;ndez, Pedro Blanco et Miguel Pila, furent transf&#233;r&#233;s &#224; la Prison Provincial de Madrid pour &#234;tre jug&#233;s par le Tribunal Militaire de la Premi&#232;re R&#233;gion, en m&#234;me temps que Munis et les autres membres du groupe. Jaime Fernandez fut condamn&#233; &#224; huit ans de prison, et rentra au p&#233;nitentier de Santo&#241;a pour y accomplir sa peine. Il sortit de prison, en libert&#233; conditionnelle, en mai 1956. Ne trouvant pas de travail &#224; cause de son casier judiciaire en Espagne, il se voit contraint de repartir pour la France en Octobre 1959. En Espagne d'abord, puis ensuite &#224; Paris, il d&#233;fend les positions du groupe Fomento Obrero revolucionario qui &#233;dite la revue &#171; Alarma &#187; depuis le mois de D&#233;cembre 1958, groupe dont il est un des initiateurs avec ses amis et camarades Benjamin P&#233;ret et G.Munis (sorti de la prison franquiste en 1957 et vivant alors &#224; Paris).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En mai 1968, ouvrier aux NMPP (Nouvelles Messageries de la Presse Parisienne), Jaime Fernandez anime dans cette entreprise aux mains de la CGT (plus forte que le patronat), un comit&#233; ouvrier sur une base antisyndicale, pr&#244;nant l'auto-organisation du prol&#233;tariat et d&#233;non&#231;ant les syndicats comme des organisations de d&#233;fense du capitalisme. Il y travailla jusqu'&#224; la retraite qu'il anticipa lui-m&#234;me &#224; l'&#226;ge de 63 ans pour pouvoir go&#251;ter aux joies du &#171; Droit &#224; la Paresse &#187; de Paul Lafargue, texte qu'il fit conna&#238;tre le plus possible en milieu ouvrier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il fut tr&#232;s actif en Espagne plus particuli&#232;rement au moment o&#249; se pr&#233;parait la &#171; transition d&#233;mocratique &#187;. Il voyagea souvent de Paris &#224; Barcelone pour participer aux nombreuses assembl&#233;es et r&#233;unions ouvri&#232;res anticapitalistes tr&#232;s nombreuses &#224; cette &#233;poque, toujours pour d&#233;noncer et combattre les forces politiques qu'il consid&#233;rait ennemies de la classe ouvri&#232;re (PC, PS principalement) et les syndicats ; pour combattre les illusions que beaucoup se faisaient sur la d&#233;mocratie apr&#232;s tant d'ann&#233;es de dictature. Pour lui, le prol&#233;tariat avait potentiellement assez de force pour en finir avec la v&#233;ritable dictature, celle du capital sur le travail, que celle-ci rev&#234;te la forme d&#233;mocratique, militariste, bureaucratique, fasciste ou autre, d'autant qu'il pensait que le capitalisme avait cr&#233;&#233; au niveau mondial, gr&#226;ce &#224; la mis&#232;re et &#224; l'exploitation du prol&#233;tariat, plus que les conditions objectives mat&#233;rielles suffisantes pour que le prol&#233;tariat le d&#233;truise de fond en comble et impose la soci&#233;t&#233; sans classes et sans fronti&#232;res. Jaime Fernandez s'installa d&#233;finitivement &#224; Barcelone en 1988, apr&#232;s avoir rompu avec le FOR sur une question d'organisation. M&#234;me s'il ne put continuer &#224; militer comme il le fit durant toute sa vie &#224; cause de probl&#232;mes de sant&#233; (la vue principalement), il appuya constamment les ex militants du FOR (deux expuls&#233;s et d'autres ayant rompu) qui &#233;dit&#232;rent la revue &#171; L'Esclave Salari&#233; &#187;en France et en Espagne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jaime Fernandez est mort en juillet 1998, &#224; Barcelone, sans avoir pu vivre ce pour quoi il a tant lutt&#233; : l'av&#232;nement d'une soci&#233;t&#233; sans ma&#238;tres ni esclaves, sans Etat, sans police, sans arm&#233;e, sans travail salari&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Eulogio Fern&#225;ndez et Agust&#237;n Guillam&#243;n&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;SOURCES : &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Articles et documents :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1. &#171; El camarada Jaime Fern&#225;ndez logra escapar del Alc&#225;zar toledano &#187;, POUM, Madrid (28-8-1936).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2. &#171; Sumari n&#176; 94, 10 de marzo 1938. Jutjat Especial n&#176; 1 del Tribunal d'Espionatge i Alta Triaci&#243; de Catalunya. Per Alta traici&#243;n por complot, propaganda y asesinato del capit&#225;n Le&#243;n Narwitsch. Contra Manuel Fern&#225;ndez Grandizo, Adolfo Carlini Roca, Aege Kielso, Jaime Fern&#225;ndez Rodr&#237;guez, Lu&#237;s Zanon Grim, Teodoro Sanz Hern&#225;ndez, V&#237;ctor Ondik, Baldomero Palau Mill&#225;n. &#187; Archivo Hist&#243;rico Nacional, Madrid.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3. (Anonyme) &#171; Jaime, 1914-1998. Ta lutte continue ! &#187;, L'Esclave salari&#233; n&#176; 5 (1998), Barcelone.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4. Agust&#237;n Guillam&#243;n (Dir.) : Documentaci&#243;n historica del trotsquismo espa&#241;ol (1936-1948). De la guerra civil a la ruptura con la Cuarta Internacional. Ediciones de la Torre, Madrid, 1996. (Textes choisis de Munis et de son courant, de 1936 &#224; 1950).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;5. Guy Pr&#233;van : Benjamin P&#233;ret, r&#233;volutionnaire permanent. Editions Syllepse, Paris, 1999. &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#338;uvres :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; (Articles de Jaime Fern&#225;ndez Rodriguez, sous le nom de plume de &#8220;J. Costa&#8221;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; La represi&#243;n stalinista &#187;, Revoluci&#243;n. Bolet&#237;n de la Secci&#243;n Espa&#241;ola de la IV Internacional, n&#176; 1. [Paris], (1948).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Lo que dice Costa &#187;. Bolet&#237;n de discusi&#243;n n&#186; 26 del Grupo comunista internacionalista, Paris, febrero 1949.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Tarea y responsabilidad de los revolucionarios &#187;, Alarma, 3&#170; s&#233;rie, n&#176; 1. [Barcelone], (avril 1977).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Violencia revolucionaria &#187;, Alarma n&#176; 2 (agosto 1977)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Trampa nacional &#187;, Alarma n&#176; 4 (printemps 1978).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Como los buitres &#187;, Alarma n&#176; 5 (&#233;t&#233; 1978).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Democracia y lucha de clases &#187;, Alarma n&#176; 6 (automne-hiver 1978).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Stalinismo, anti-stalinismo &#187;, Alarma n&#176; 13 (mai 1982).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; JAIME FERN&#193;NDEZ RODR&#205;GUEZ (1914-1998)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par Agust&#237;n Guillam&#243;n&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N&#233; &#224; El Ferrol. &#201;lev&#233; dans une famille riche et tr&#232;s catholique (cousin du militant Poumiste Eugenio Fern&#225;ndez Granell, qui a acquis une certaine c&#233;l&#233;brit&#233; en tant que peintre surr&#233;aliste). Il fut l'un des premiers militants du PCE &#224; La Corogne, en 1931. Il rejoignit la Gauche communiste d'Espagne (ICE) en 1933, &#224; Madrid, o&#249; il travailla aux Almacenes Sime&#243;n. Il a vot&#233; favorablement sur la fusion avec le Bloc Obrero y Campesino (BOC) pour former le Partido Obrero de Unificaci&#243;n Marxista (POUM). La guerre civile l'a surpris en effectuant un service militaire obligatoire. En ao&#251;t 1936, il parvient &#224; s'&#233;chapper d'El Alcazar et &#224; rejoindre les rangs r&#233;publicains, auxquels il fournit des donn&#233;es sur la situation interne et le moral des troupes qui se trouvent encore &#224; l'int&#233;rieur du b&#226;timent militaire. Il a combattu dans la colonne madril&#232;ne du POUM, dans laquelle il a &#233;t&#233; &#233;lu par le chef de bataillon. Il a critiqu&#233; la tactique du Comit&#233; Ex&#233;cutif du POUM et confirm&#233; sa co&#239;ncidence avec les positions politiques de &#034;Munis&#034;. Il faisait donc partie de la section bolchevique-l&#233;niniste d'Espagne (SBLE), tout en continuant &#224; &#234;tre membre du POUM. &#192; Barcelone, il a particip&#233; aux combats de rue pendant les May Days. Avec Julio Cid et d'autres militants du POUM, il a particip&#233; &#224; la distribution du tract SBLE aux barricades, qui pr&#244;nait la poursuite de la lutte, exigeait la punition des provocateurs et donnait des slogans pour la consolidation d'un front r&#233;volutionnaire du prol&#233;tariat. Apr&#232;s la chute de Largo Caballero apr&#232;s les jours de mai 1937, le nouveau gouvernement de Negr&#237;n, domin&#233; par les staliniens, arr&#234;ta le 16 juin 1937 le CE du POUM, qui fut interdit. Il a &#233;t&#233; emprisonn&#233; pendant cinq mois pour &#234;tre un milicien du POUM. Arr&#234;t&#233; le 2 septembre 1937, il a &#233;t&#233; lib&#233;r&#233; de prison le 7 f&#233;vrier 1938, et cinq jours plus tard, le 12, il a &#233;t&#233; de nouveau emprisonn&#233; avec la majorit&#233; des militants de la SBLE, pour le meurtre du capitaine Narwitsch. , un agent du Service d'Information Militaire (SIM) a infiltr&#233; le POUM et le SBLE. Pendant un mois, il a souffert avec &#034;G. Munis&#034;, &#034;Adolfo Carlini&#034;, Aage Kielso, Luigi Zanon, V&#237;ctor Ondik et Teodoro Sanz la torture de la police stalinienne, dirig&#233;e par le commissaire Javier M&#233;ndez (membre du SIM), et contr&#244;l&#233;e par &#034;l'oeil de Moscou&#034; Juli&#225;n Grimau. Le procureur a demand&#233; la peine de mort pour Jaime Fern&#225;ndez, &#034;G. Munis&#034; et &#034;Adolfo Carlini&#034;. Le 23 avril 1938, Jaime Fern&#225;ndez est affect&#233; aux camps de travail. Il &#233;tait dans le camp de travail de La Pelosa, &#224; Rosas, et aussi &#224; Omells de Na Gaia, avec &#034;Quique&#034; [Enrique Rodr&#237;guez Arroyo] et Teodoro Sanz, o&#249; il a subi les peines du camp de la mort stalinien du SIM, a dirig&#233; par les criminels Astorga et Mendoza. Le 5 septembre 1938, il obtient l'autorisation de s'enr&#244;ler dans une unit&#233; militaire (division 43), dans laquelle il reste sous la surveillance constante de deux gardes staliniens. Il parvient &#224; s'&#233;chapper en octobre 1938, lors de la convalescence d'une blessure par balle re&#231;ue &#224; la jambe lors d'une action au front. En France, il reprend son militantisme dans le mouvement trotskyste, tout en travaillant comme ouvrier dans diff&#233;rentes r&#233;gions fran&#231;aises. La police fran&#231;aise le contraint &#224; choisir entre rejoindre la L&#233;gion &#233;trang&#232;re ou fuir vers le maquis. Mais fid&#232;le &#224; son id&#233;ologie internationaliste, il a r&#233;ussi &#224; convaincre divers camarades socialistes et anarchistes, dont Manuel Parada (affili&#233; &#224; la jeunesse socialiste), Tom&#225;s Ballesta (membre de la CNT qui &#233;tait dans la colonne Durruti), Jorge Soteras (membre de la CNT ) et F&#233;lix Castellar, pour former un groupe &#224; Angers, de tr&#232;s petites forces, qui ont lanc&#233; des tracts d&#233;fendant le d&#233;faitisme r&#233;volutionnaire et la transformation de la guerre imp&#233;rialiste en guerre civile r&#233;volutionnaire. Ainsi, il se tenait en dehors de la tactique promue par la Quatri&#232;me Internationale, qui pr&#244;nait la participation &#224; des mouvements de r&#233;sistance nationale au fascisme. Cette activit&#233; de Jaime Fern&#225;ndez en France co&#239;ncidait pleinement avec les th&#232;ses de &#034;G. Munis&#034;, d&#233;fendues par le Groupe espagnol au Mexique, malgr&#233; le manque absolu de communication entre les deux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jaime Fern&#225;ndez a de nouveau &#233;t&#233; arr&#234;t&#233; par les autorit&#233;s fran&#231;aises, quoique sous un faux nom, et incarc&#233;r&#233; &#224; la &#034;Sant&#233;&#034; &#224; Paris. Apr&#232;s la lib&#233;ration de la France, Jaime Fern&#225;ndez et d'autres militants trotskystes espagnols anciens et nouveaux, tels que Jos&#233; Quesada, Esteban Bilbao, Miguel Olmeda, Agust&#237;n Rodriguez, Roberto Montero, etc. se sont constitu&#233;s avec &#034;G. Munis&#034; et le po&#232;te surr&#233;aliste Le fran&#231;ais Benjamin P&#233;ret, dirigeants du Groupe espagnol au Mexique, une nouvelle organisation qui a pris le nom de Groupe communiste internationaliste d'Espagne (GCI). Le GCI a lanc&#233; un d&#233;bat de positions politiques avec la IV Internationale qui a forc&#233;ment conduit &#224; la rupture. Le d&#233;bat, men&#233; par &#034;G. Munis&#034;, P&#233;ret et Natalia Sedova, a tourn&#233; autour de positions contradictoires et inconciliables sur la nature de l'Etat russe, la participation &#224; la r&#233;sistance nationale et le rejet de la tactique d'alliance, m&#234;me sporadique, avec les organisations staliniennes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis 1945, Jaime Fern&#225;ndez a effectu&#233; des voyages constants en Espagne pour renouer des contacts et cr&#233;er une infrastructure minimale &#224; Barcelone, ce qui permettrait au groupe de reprendre son activit&#233; sur le sol espagnol. Il &#233;tait l'un des signataires du document &#171; Explication et appel aux militants et sections de la Quatri&#232;me Internationale &#187;, qui confirmait la rupture du GCI avec la Quatri&#232;me Internationale. En 1952, Jaime Fern&#225;ndez a &#233;t&#233; arr&#234;t&#233; avec &#034;Munis&#034; et d'autres militants, tels que Pedro Blanco et &#034;Cholo&#034;, apr&#232;s la participation du groupe &#224; la gr&#232;ve du tram de Barcelone en mars 1951. Jaime Fern&#225;ndez a &#233;t&#233; condamn&#233; &#224; huit ans de prison, de ceux qui en ont servi quatre dans la prison de Santo&#241;a. Confront&#233; &#224; des difficult&#233;s pour trouver du travail en Espagne, il a &#233;t&#233; contraint d'&#233;migrer en France. En 1958, il fut l'un des fondateurs, avec &#034;Munis&#034; et P&#233;ret, de Fomento Obrero Revolucionario (FOR).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s les jours de mai 1968, il forme un comit&#233; ouvrier, dans un secteur o&#249; la force de la CGT est &#233;crasante, qui d&#233;fend ouvertement ses positions antisyndicales, anti-patronales et anti-&#233;tatiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Son militantisme r&#233;volutionnaire englobe toute sa vie consciente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jaime Fern&#225;ndez est d&#233;c&#233;d&#233; &#224; Barcelone le 11 juillet 1998, victime d'un cancer, apr&#232;s trois ans d'absence de membre actif en raison de ses probl&#232;mes de vision.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jaime est mort, il continue son exemple, il continue son combat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Natural de El Ferrol. Educado en una familia pudiente y muy cat&#243;lica (primo del militante poumista Eugenio Fern&#225;ndez Granell, que alcanz&#243; cierta celebridad como pintor surrealista). Fue uno de los primeros militantes del PCE en La Coru&#241;a, en 1931. Ingres&#243; en la Izquierda Comunista de Espa&#241;a (ICE) en 1933, en Madrid, donde trabaj&#243; en los Almacenes Sime&#243;n. Vot&#243; favorablemente la fusi&#243;n con el Bloc Obrero y Campesino (BOC) para constituir el Partido Obrero de Unificaci&#243;n Marxista (POUM). La guerra civil le sorprendi&#243; realizando el servicio militar obligatorio. En agosto de 1936 consigui&#243; evadirse de El Alc&#225;zar y pasar a las filas republicanas, a quienes facilit&#243; datos sobre la situaci&#243;n interna y la moral de las tropas que segu&#237;an en el interior del edificio militar. Luch&#243; en la Columna madrile&#241;a del POUM, en la que fue elegido por la base jefe de batall&#243;n. Critic&#243; la t&#225;ctica del Comit&#233; Ejecutivo del POUM y constat&#243; su coincidencia con las posiciones pol&#237;ticas de &#034;Munis&#034;. Form&#243; parte pues de la Secci&#243;n Bolchevique-Leninista de Espa&#241;a (SBLE), al tiempo que sigui&#243; militando en el POUM. En Barcelona intervino en las luchas callejeras durante las Jornadas de Mayo. Con Julio Cid y otros militantes del POUM particip&#243; en la distribuci&#243;n de la octavilla de la SBLE en las barricadas, que propugnaba la continuidad de la lucha, exig&#237;a el castigo de los provocadores y daba consignas para la consolidaci&#243;n de un frente revolucionario del proletariado. Tras la ca&#237;da de Largo Caballero tras las jornadas de mayo de 1937, el nuevo gobierno de Negr&#237;n, dominado por los estalinistas, el 16 de junio de 1937 detuvo al CE del POUM, que fue ilegalizado. Fue encarcelado durante cinco meses por ser miliciano del POUM. Detenido el 2 de setiembre de 1937, sali&#243; de la c&#225;rcel el 7 de febrero de 1938, y s&#243;lo cinco d&#237;as m&#225;s tarde, el d&#237;a 12, fue encarcelado de nuevo con la mayor&#237;a de militantes de la SBLE, bajo acusaci&#243;n de asesinato del capit&#225;n Narwitsch, agente del Servicio de Informaci&#243;n Militar (SIM) infiltrado en el POUM y en la SBLE. Durante un mes sufri&#243; junto con &#034;G. Munis&#034;, &#034;Adolfo Carlini&#034;, Aage Kielso, Luigi Zanon, V&#237;ctor Ondik y Teodoro Sanz las torturas de la polic&#237;a estalinista, dirigida por el comisario Javier M&#233;ndez (miembro del SIM), y controlada por &#034;el ojo de Mosc&#250;&#034; Juli&#225;n Grimau. El fiscal pidi&#243; la pena de muerte para Jaime Fern&#225;ndez, &#034;G. Munis&#034; y &#034;Adolfo Carlini&#034;. El 23 de abril de 1938 Jaime Fern&#225;ndez fue destinado a campos de trabajo. Estuvo en el campo de trabajo de La Pelosa, en Rosas, y tambi&#233;n en el de Omells de Na Gaia, junto con &#034;Quique&#034; [Enrique Rodr&#237;guez Arroyo] y Teodoro Sanz, donde sufri&#243; las penalidades del campo de exterminio estalinista del SIM, dirigido por los criminales Astorga y Mendoza. El 5 de setiembre de 1938 logr&#243; la autorizaci&#243;n para alistarse en una unidad militar (la Divisi&#243;n 43), en la que permaneci&#243; bajo la constante vigilancia de dos guardias estalinistas. Consigui&#243; evadirse en octubre de 1938, durante la convalecencia de una herida de bala recibida en la pierna durante una acci&#243;n en el frente. En Francia reanud&#243; su militancia en el movimiento trosquista, al tiempo que trabajaba como obrero en distintas regiones francesas. La polic&#237;a francesa le oblig&#243; a elegir entre alistarse en la Legi&#243;n extranjera o huir al maquis. Pero fiel a su ideario internacionalista consigui&#243; convencer a diversos camaradas socialistas y anarquistas, entre los que cabe mencionar a Manuel Parada (afiliado a las Juventudes Socialistas), Tom&#225;s Ballesta (cenetista que estuvo en la Columna Durruti), Jorge Soteras (militante de la CNT) y F&#233;lix Castellar, para constituir en Angers un grupo, de fuerzas muy reducidas, que lanz&#243; octavillas que defend&#237;an el derrotismo revolucionario y la transformaci&#243;n de la guerra imperialista en guerra civil revolucionaria. Se situ&#243; pues al margen de la t&#225;ctica impulsada por la IV Internacional, que propugnaba la participaci&#243;n en los movimientos de resistencia nacional al fascismo. Esta actividad de Jaime Fern&#225;ndez en Francia coincid&#237;a plenamente con las tesis de &#034;G. Munis&#034;, defendidas por el Grupo Espa&#241;ol en M&#233;xico, pese a la falta absoluta de comunicaci&#243;n entre ambos.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jaime Fern&#225;ndez fue detenido de nuevo por las autoridades francesas, aunque bajo nombre falso, y encarcelado en la &#034;Sant&#233;&#034; de Par&#237;s. Tras la liberaci&#243;n de Francia, Jaime Fern&#225;ndez y otros antiguos y nuevos militantes trosquistas espa&#241;oles, como Jos&#233; Quesada, Esteban Bilbao, Miguel Olmeda, Agust&#237;n Rodriguez, Roberto Montero, etc... constituyeron junto con &#034;G. Munis&#034;, y el poeta surrealista franc&#233;s Benjam&#237;n P&#233;ret, l&#237;deres del Grupo Espa&#241;ol en M&#233;xico, una nueva organizaci&#243;n que tom&#243; el nombre de Grupo comunista internacionalista de Espa&#241;a (GCI). El GCI inici&#243; un debate de posiciones pol&#237;ticas con la IV internacional que condujo inevitablemente a la ruptura. El debate, protagonizado por &#034;G. Munis&#034;, P&#233;ret y Natalia Sedova, gir&#243; en torno a posiciones encontradas e irreconciliables referentes a la naturaleza del Estado ruso, la participaci&#243;n en las resistencias nacionales y el rechazo a la t&#225;ctica de alianzas, incluso espor&#225;dicas, con organizaciones estalinistas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Desde 1945, Jaime Fern&#225;ndez realiz&#243; constantes viajes a Espa&#241;a para reanudar contactos y crear una m&#237;nima infraestructura en Barcelona, que permitiera al grupo reanudar su actividad en suelo espa&#241;ol. Fue uno de los firmantes del documento &#034;Explicaci&#243;n y llamamiento a los militantes y secciones de la Cuarta Internacional&#034;, que confirmaba la ruptura del GCI con la Cuarta Internacional. En 1952 Jaime Fern&#225;ndez fue detenido con &#034;Munis&#034; y otros militantes, como Pedro Blanco y &#034;Cholo&#034;, tras la participaci&#243;n del grupo en la huelga de tranv&#237;as de Barcelona de marzo de 1951. Jaime Fern&#225;ndez fue condenado a ocho a&#241;os de prisi&#243;n, de los que cumpli&#243; cuatro en el penal de Santo&#241;a. Ante las dificultades para encontrar trabajo en Espa&#241;a se vio forzado a emigrar a Francia. En 1958 fue uno de los fundadores, con &#034;Munis&#034; y P&#233;ret, de Fomento Obrero Revolucionario (FOR).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tras las jornadas de mayo de 1968 constituy&#243; un Comit&#233; Obrero, en un sector en el que la fuerza de la CGT era aplastante, que defendi&#243; abiertamente sus posiciones antisindicales, antipatronales y antiestatales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Su militancia revolucionaria abarca toda su vida consciente. &lt;br class='autobr' /&gt;
Jaime Fern&#225;ndez falleci&#243; en Barcelona, el 11 de julio de 1998, v&#237;ctima de un c&#225;ncer, tras tres a&#241;os de alejamiento de la militancia activa a causa de sus problemas de visi&#243;n.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jaime ha muerto, prosigue su ejemplo, contin&#250;a su lucha.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;FUENTES :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &#034;El camarada Jaime Fern&#225;ndez logra escapar del Alc&#225;zar toledano&#034;. POUM, Madrid (28-8-1936).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &#034;Sumari n1 94, 10 de marzo 1938. Jutjat Especial n1 1 del Tribunal d'Espionatge i Alta Traici&#243; de Catalunya. Per Alta traici&#243;n por complot, propaganda y asesinato del capit&#225;n Le&#243;n Narwitsch. Contra Manuel Fern&#225;ndez Grandizo, Adolfo Carlini Roca, Aege Kielso, Jaime Fern&#225;ndez RodrRguez, Lu&#237;s Zanon Grim, Teodoro San Hern&#225;ndez, V&#237;ctor Ondik, Baldomero Palau Mill&#225;n.&#034; Archivo Hist&#243;rico Nacional de Madrid. Legajo 1719 (1).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; GUILLAMON, Agust&#237;n (ed.) : Documentaci&#243;n hist&#243;rica del trosquismo espa&#241;ol (1936-1948). De la guerra civil a la ruptura con la IV Internacional. Ediciones de La Torre, Madrid, 1996.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &#034;Jaime, 1914-1918. Ta lutte continue !&#034;. L'Esclave salari&#233; n&#186; 5 (1998). &lt;br class='autobr' /&gt;
Algunos art&#237;culos de Jaime Fern&#225;ndez, firmados &#034;J. Costa&#034; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &#034;La represi&#243;n stalinista&#034;. Revoluci&#243;n. Bolet&#237;n de la Secci&#243;n Espa&#241;ola de la IV Internacional, n&#186; 1. [Par&#237;s], (1948).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &#034;Tarea y responsabilidad de los revolucionarios&#034;. Alarma, 30 serie, n&#186; 1. [Barcelona], (abril 1977).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &#034;Violencia revolucionaria&#034;. Alarma n&#186; 2 (agosto 1977)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &#034;Trampa nacional&#034;. Alarma n&#186; 4 (primavera 1978).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &#034;Como los buitres&#034;. Alarma n&#186; 5 (verano 1978).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &#034;Democracia y lucha de clases&#034;. Alarma n&#186; 6 (oto&#241;o-invierno 1978).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &#034;Stalinismo, anti-stalinismo&#034;. Alarma n&#186; 13 (mayo 1982).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/espanol/tematica/kiosko/espana/alarma/index.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Alarma, Fomento Obrero revolucionario&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://archivesautonomies.org/IMG/pdf/gauchecommuniste/gauchescommunistes-ap1952/for/alarme/alarme-n40-42.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Alarme, Ferment ouvrier r&#233;volutionnaire&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://marxismo.school/archivo/1970%20L%C3%A9xico%20de%20la%20truhaner%C3%ADa%20pol%C3%ADtica%20contempor%C3%A1nea&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[Leer aqui -&gt; https://serhistorico.net/2019/02/07/manuel-fernandez-grandizo-y-martinez-g-munis-1912-1989-eulogio-fernandez-agustin-guillamon/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Jaime Fern&#225;ndez Rodr&#237;guez y Munis, L&#233;xico de la truhaner&#237;a contempor&#225;nea, comparado con le l&#233;xico revolucionario&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://grupgerminal.org/?q=system/files/TrosquismoEspa%C3%B1ol-EdiGerminal.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Leer tambien&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; la fin de 1937, la r&#233;volution &#233;tait termin&#233;e. Les r&#233;volutionnaires se battent dans un &#233;norme d&#233;savantage num&#233;rique, entour&#233;s de nouveaux policiers et indicateurs, m&#234;me au sein de la C.N.T. Quand, &#224; l'automne, a &#233;t&#233; encercl&#233; et pris par des chars russes, sans que la C.N.T. bouge le petit doigt, le dernier Comit&#233; de D&#233;fense de la R&#233;volution, qui occupait un vaste local &#224; El Parallel &#224; Barcelone, toute possibilit&#233; de reprise du prol&#233;tariat &#233;tait termin&#233;e. Les prisons &#233;taient vid&#233;es de fascistes et de r&#233;actionnaires, et les r&#233;volutionnaires s'entassaient dans leurs cellules. Munis allait bient&#244;t se retrouver dans l'un d'eux, apr&#232;s de multiples brutalit&#233;s de la part de la police infest&#233;e du Parti &#171; communiste &#187;. Il a &#233;t&#233; soumis &#224; un proc&#232;s li&#233; aux faux judiciaires des proc&#232;s de Moscou. Accusation : sabotage et espionnage au service de Franco, perturbations et gr&#232;ves &#224; l'arri&#232;re, afin de faciliter la victoire fasciste, organisation de l'insurrection de Catalogne en mai, projet d'assassinat de Negr&#237;n, Comorera, Pasionaria, Jos&#233; D&#237;az, Prieto, et , &#034;&#192; titre de proc&#232;s&#034;, meurtre r&#233;el d'un capitaine russe. Deuxi&#232;me accus&#233; : Jaime Fern&#225;ndez Rodr&#237;guez.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Proc&#232;s &#224; huis clos, sans droit &#224; la d&#233;fense, quinze jours apr&#232;s la date &#224; laquelle est intervenu un juge d'instruction dont l'instruction se limitait &#224; copier le rapport de police. Tribunal semi-militaire et demande de peine de mort pour les deux premiers accus&#233;s. Une campagne de protestation internationale diff&#232;re la vision de l'affaire, de date en date, jusqu'au d&#233;but de janvier 1939. Un mois et demi avant, transfert au ch&#226;teau de Monjuich, tube de la mort, cellule num&#233;ro trois. Evasion &#224; la derni&#232;re minute, et exode vers la France. Quelque temps plus tard, pendant l'&#233;migration, un homme qui a rompu avec le parti de Moscou par d&#233;go&#251;t pour sa politique, avoua &#224; Munis que son unit&#233; militaire avait re&#231;u l'ordre d'aller l'ex&#233;cuter, avec d'autres prisonniers r&#233;volutionnaires, avant de se retirer &#224; la fronti&#232;re. Son nom : Eladio Fern&#225;ndez, un Galicien vivant &#224; Madrid.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A finales de 1937, la revoluci&#243;n estaba liquidada. Los revolucionarios se batian con enorme desventaja, cercados de nueva polic&#237;a y delatores, teniendo en frente incluso a la C.N.T. Cuando, entrando el oto&#241;o, fue cercado y tomado por tanques rusos, sin que la C.N.T. moviese un dedo, el &#250;ltimo Comit&#233; de Defensa de la revoluci&#243;n, que ocupa un vasto local en El Paralelo de Barcelona, quedaba terminada toda posibilidad de recuperaci&#243;n del proletariado. Las c&#225;rceles se vaciaban de fascistas y reaccionarios, e iban amonton&#225;ndose en sus celdas los revolucionarios. Munis no tardar&#237;a en encontrarse en una de ellas, tras m&#250;ltiples sevicias de la polic&#237;a infeudada al Partido &#171; comunista &#187;. Fue sometido a un proceso calcado de las falsificaciones judiciales de Mosc&#250;. Acusaci&#243;n : sabotaje y espionaje al servicio de Franco, disrupci&#243;n y huelgas en la retaguardia, a fin de facilitar la victoria fascista, organizaci&#243;n de la insurrecci&#243;n de Catalu&#241;a en mayo, proyecto de asesinato de Negr&#237;n, Comorera, Pasionaria, Jos&#233; D&#237;az, Prieto, y, &#171; por v&#237;a de ensayo &#187;, asesinato efectivo de un capit&#225;n ruso. Segundo acusado : Jaime Fern&#225;ndez Rodr&#237;guez.&lt;br class='autobr' /&gt;
Juicio a puerta cerrada, sin derecho a defensa, a quince d&#237;as contados de la fecha en que intervino un juez instructor cuya instrucci&#243;n se limit&#243; a copiar el informe polic&#237;aco. Tribunal semimilitar y petici&#243;n de pena de muerte para los dos primeros acusados. Una campa&#241;a internacional de protesta difiere la vista de la causa, de fecha en fecha, hasta principios de enero de 1939. Mes y medio antes, traslado al castillo de Monjuich, tubo de la muerte, calabozo n&#250;mero tres. Fuga en el &#250;ltimo momento, y &#233;xodo a Francia. Tiempo despu&#233;s, en la emigraci&#243;n, un hombre en ruptura con el partido de Mosc&#250; por asco de su pol&#237;tica, confesaba a Munis que su unidad militar recibi&#243; orden de ir a ejecutarlo, junto con otros presos revolucionarios, antes de retirarse hacia la frontera. Su nombre : Eladio Fern&#225;ndez, gallego avecindado en Madrid.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://marxismo.school/archivo/1959-89%20Perfiles%20revolucionarios&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Source en espagnol&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le capitaine des Brigades internationales, Le&#243;n Narwicz, ressortissant polonais et membre du NKVD et du Service d'information militaire (SIM), avait jou&#233; un r&#244;le important, d&#233;j&#224; avant les jours connus sous le nom d'&#233;v&#233;nements de mai 1937, en pr&#233;parant le identification et arrestation ult&#233;rieure des diff&#233;rents militants et dirigeants du POUM, par obtention de photographies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le capitaine des Brigades internationales, premi&#232;re compagnie, quatri&#232;me bataillon, 13e brigade, 45 division de l'arm&#233;e de l'Est, Le&#243;n Narwicz a assist&#233; &#224; la r&#233;union du 10 f&#233;vrier 1938, &#224; dix heures du soir, dans un champ de la rue L&#233;galit&#233;. , &#224; la hauteur d'Alegre de Dalt, &#224; Barcelone, sans se douter de rien. Un groupe d'action du POUM, form&#233; par Albert Mas&#243; March et Llu&#237;s Puig, lui a tir&#233; trois balles dans la t&#234;te. La mort de Le&#243;n Narwicz a &#233;t&#233; revendiqu&#233;e par le POUM comme un acte de vengeance contre le NKVD pour la mort de Nin et la pers&#233;cution politique du parti men&#233;e depuis le 16 juin 1937. Ni Albert Mas&#243; ni Llu&#237;s Puig n'ont &#233;t&#233; arr&#234;t&#233;s. La mort de Narwicz a servi de pr&#233;texte &#224; l'arrestation et au proc&#232;s des militants de la SBLE : Manuel Fern&#225;ndez Grandizo Mart&#237;nez, connu sous le pseudonyme &#034;Munis&#034;, Jaime Fern&#225;ndez Rodr&#237;guez, Domenico Sedran (&#034;Adolfo Carlini&#034;), Aage Kielso (danois ), V&#237;ctor Ondik (tch&#232;que), Teodoro Sanz et Luis Zan&#243;n.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;El capit&#225;n de las Brigadas Internacionales, Le&#243;n Narwicz, de nacionalidad polaca y miembro de la NKVD y del Servicio de Informaci&#243;n Militar (SIM), hab&#237;a jugado un importante papel, ya antes de las jornadas conocidas como los sucesos de mayo de 1937, preparando la identificaci&#243;n y posterior detenci&#243;n de los distintos militantes y dirigentes del POUM, mediante la obtenci&#243;n de fotograf&#237;as.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;El capit&#225;n de las Brigadas Internacionales, Primera Compa&#241;&#237;a, Cuarto Batall&#243;n, 13 Brigada, 45 Divisi&#243;n del Ej&#233;rcito del Este, Le&#243;n Narwicz acudi&#243; el 10 de febrero de 1938, a las diez de la noche, a la cita en un descampado en la calle Legalidad, a la altura de Alegre de Dalt, en Barcelona, sin sospechar nada. Un grupo de acci&#243;n del POUM, formado por Albert Mas&#243; March y Llu&#237;s Puig, le dispar&#243; tres tiros en la cabeza. La muerte de Le&#243;n Narwicz fue reivindicada por el POUM como un acto de venganza contra la NKVD por la muerte de Nin y la persecuci&#243;n pol&#237;tica del partido llevada a cabo desde el 16 de junio de 1937. Ni Albert Mas&#243; ni Llu&#237;s Puig fueron detenidos. La muerte de Narwicz sirvi&#243; de pretexto para la detenci&#243;n y juicio de los militantes de la SBLE : Manuel Fern&#225;ndez Grandizo Mart&#237;nez, conocido con el seud&#243;nimo de &#171; Munis &#187;, Jaime Fern&#225;ndez Rodr&#237;guez, Domenico Sedran (&#171; Adolfo Carlini &#187;), Aage Kielso (dan&#233;s), V&#237;ctor Ondik (checo), Teodoro Sanz y Luis Zan&#243;n.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://elcorreodeespana.com/historia/289874342/Memoria-historica-prohibida-este-era-el-santo-de-Julian-Grimau.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Source en espagnol&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le 17 ao&#251;t 1940, L&#233;on Trotsky pr&#233;disait que Staline allait le faire assassiner</title>
		<link>https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6008</link>
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		<dc:date>2021-01-19T23:05:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>1940</dc:subject>
		<dc:subject>Mexique</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Au petit matin du 24 mai 1940, le peintre mexicain et stalinien fanatique David Alfaro Siqueiros a dirig&#233; une escouade d'assassins, arm&#233;s de mitraillettes Thompson de calibre 45, de fusils automatiques de calibre 30 et de bombes incendiaires, dans un assaut contre la personne de L&#233;on Trotsky. Une tentative qui s'est sold&#233;e par un &#233;chec. &lt;br class='autobr' /&gt;
Siqueiros &lt;br class='autobr' /&gt;
L&#233;on Trotsky &lt;br class='autobr' /&gt;
Le Komintern (Internationale communiste stalinis&#233;e) et le Gu&#233;p&#233;ou (GPU) &lt;br class='autobr' /&gt;
La tentative d'assassinat du 24 mai et le Parti (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?rubrique81" rel="directory"&gt;4- Ce qu'est le socialisme et ce qu'il n'est pas&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot104" rel="tag"&gt;1940&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot128" rel="tag"&gt;Mexique&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Au petit matin du 24 mai 1940, le peintre mexicain et stalinien fanatique David Alfaro Siqueiros a dirig&#233; une escouade d'assassins, arm&#233;s de mitraillettes Thompson de calibre 45, de fusils automatiques de calibre 30 et de bombes incendiaires, dans un assaut contre la personne de L&#233;on Trotsky. Une tentative qui s'est sold&#233;e par un &#233;chec.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Siqueiros&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_15032 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.fr/IMG/png/image-3.png' width=&#034;461&#034; height=&#034;640&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;L&#233;on Trotsky
&lt;p&gt;Le Komintern (Internationale communiste stalinis&#233;e) et le Gu&#233;p&#233;ou (GPU)&lt;/p&gt;
&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La tentative d'assassinat du 24 mai et le Parti communiste (stalinien) du Mexique&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Ao&#251;t 1940 &#8211; Trotsky &#233;tait assassin&#233; peu apr&#232;s cet &#233;crit)&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Pr&#233;misses politiques&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Ce document poursuit des objectifs qui sont juridiques et non politiques. Mais les actes criminels des membres du soi-disant parti &#171; communiste &#187; du Mexique d&#233;coulent de motifs politiques. La tentative du 24 mai &#233;tait une tentative de caract&#232;re politique. C'est pourquoi la m&#233;canique de ce crime, et a fortiori les motivations qui inspirent ses participants, ne peuvent &#234;tre comprises sans mettre &#224; nu, ne serait-ce que sous une forme sommaire, le sous-sol politique de la tentative.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il ne fait aucun doute maintenant dans l'opinion publique que cette tentative a &#233;t&#233; organis&#233;e par le GPU, le principal organe du r&#232;gne de Staline. L'oligarchie du Kremlin a un caract&#232;re totalitaire, c'est-&#224;-dire s'assujettit toutes les fonctions de la vie sociale, politique et id&#233;ologique du pays et &#233;crase les moindres manifestations de critique et d'opinion ind&#233;pendante. Le caract&#232;re totalitaire de la politique du Kremlin ne d&#233;coule pas du caract&#232;re personnel de Staline mais de la position occup&#233;e par la nouvelle strate dirigeante face au peuple. La r&#233;volution d'octobre a poursuivi deux t&#226;ches intimement li&#233;es : premi&#232;rement, la socialisation des moyens de production et l'augmentation, par l'&#233;conomie planifi&#233;e, du niveau &#233;conomique du pays ; deuxi&#232;mement, la construction sur cette base d'une soci&#233;t&#233; sans distinctions de classe, et par cons&#233;quent sans bureaucratie professionnelle - une soci&#233;t&#233; socialiste administr&#233;e par l'ensemble de ses membres. La premi&#232;re t&#226;che dans ses grandes lignes a &#233;t&#233; r&#233;alis&#233;e ; malgr&#233; l'influence du bureaucratisme, la sup&#233;riorit&#233; de l'&#233;conomie planifi&#233;e s'est r&#233;v&#233;l&#233;e avec une force incontestable. Il en est autrement du r&#233;gime social. Au lieu de s'approcher du socialisme, il s'&#233;loigne de plus en plus. En raison de causes historiques, qui ne peuvent &#234;tre trait&#233;es correctement ici, s'est d&#233;velopp&#233;e sur la base de la r&#233;volution d'octobre une nouvelle caste privil&#233;gi&#233;e qui concentre entre ses mains tout le pouvoir et qui d&#233;vore une part toujours plus grande du revenu national. Cette caste se trouve dans une position profond&#233;ment contradictoire. En mots, il se pr&#233;sente au nom du communisme ; dans les actes, il se bat pour son propre pouvoir illimit&#233; et ses privil&#232;ges mat&#233;riels colossaux. Entour&#233;e de la m&#233;fiance et de la haine des masses tromp&#233;es, la nouvelle aristocratie ne peut pas se permettre la moindre br&#232;che dans son syst&#232;me. Dans l'int&#233;r&#234;t de sa pr&#233;servation, il est contraint d'&#233;trangler le moindre scintillement de la critique et de l'opposition. D'o&#249; la tyrannie suffocante, la rampe universelle devant le &#171; chef &#187; et l'hypocrisie non moins universelle ; de la m&#234;me source d&#233;coule le r&#244;le gigantesque du GPU en tant qu'instrument du r&#233;gime totalitaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'absolutisme de Staline ne repose pas sur l'autorit&#233; traditionnelle de la &#171; gr&#226;ce divine &#187;, ni sur la propri&#233;t&#233; priv&#233;e &#171; sacr&#233;e &#187; et &#171; inviolable &#187; mais sur l'id&#233;e de l'&#233;galit&#233; communiste. Cela prive l'oligarchie de la possibilit&#233; de justifier sa dictature par tout type d'arguments rationnels et persuasifs. De m&#234;me, il ne peut pas se r&#233;f&#233;rer dans son auto-justification au caract&#232;re &#171; transitoire &#187; de son r&#233;gime car il ne s'agit pas de savoir pourquoi l'&#233;galit&#233; n'a pas &#233;t&#233; compl&#232;tement r&#233;alis&#233;e mais pourquoi l'in&#233;galit&#233; ne cesse de cro&#238;tre. La caste dirigeante est oblig&#233;e syst&#233;matiquement de mentir, de se peindre, de rev&#234;tir un masque et d'attribuer aux critiques et aux opposants des motifs diam&#233;tralement oppos&#233;s &#224; ceux qui les poussent. Quiconque prend la d&#233;fense des travailleurs contre l'oligarchie est imm&#233;diatement qualifi&#233; par le Kremlin de partisan de la restauration capitaliste. Ce mensonge normalis&#233; n'est pas accidentel : il d&#233;coule de la position objective de la caste qui incarne la r&#233;action en jurant par la r&#233;volution. Dans toutes les r&#233;volutions pr&#233;c&#233;dentes, la nouvelle classe privil&#233;gi&#233;e a essay&#233; de se prot&#233;ger contre les critiques de la gauche au moyen d'une fausse phras&#233;ologie r&#233;volutionnaire. Les thermidoriens et les bonapartistes de la Grande R&#233;volution fran&#231;aise ont traqu&#233; et condamn&#233; tous les v&#233;ritables r&#233;volutionnaires - les Jacobins - en tant que &#171; royalistes &#187; et agents du gouvernement britannique r&#233;actionnaire de Pitt. Staline n'a rien invent&#233; de nouveau. Il n'a port&#233; le syst&#232;me de l'encadrement politique que jusqu'&#224; son expression extr&#234;me. Mensonges, calomnies, pers&#233;cutions, fausses accusations, com&#233;dies juridiques d&#233;coulent inexorablement de la position de la bureaucratie usurpatrice dans la soci&#233;t&#233; sovi&#233;tique. &#192; moins que cela ne soit compris, il est impossible de comprendre ni la politique interne de l'URSS ni le r&#244;le du GPU sur la sc&#232;ne internationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; L&#233;nine proposa dans son &#171; Testament &#187; (janvier 1923) de destituer Staline du poste de secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral du Parti, invoquant comme raisons l'impolitesse, la d&#233;loyaut&#233; et la tendance &#224; abuser du pouvoir de Staline. Deux ans plus t&#244;t, L&#233;nine avait averti : &#034;Ce cuisinier ne pr&#233;parera que des plats poivr&#233;s.&#034; Personne dans le parti n'aimait ni ne respectait Staline. Mais lorsque la bureaucratie a commenc&#233; &#224; ressentir avec acuit&#233; le danger qui la mena&#231;ait du peuple, elle avait pr&#233;cis&#233;ment besoin d'un chef impoli et d&#233;loyal, pr&#234;t &#224; abuser du pouvoir dans son int&#233;r&#234;t. C'est pourquoi le cuisinier des plats &#233;pic&#233;s est devenu le chef de la bureaucratie totalitaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La haine de l'oligarchie de Moscou &#224; mon &#233;gard est engendr&#233;e par sa profonde conviction que je l'ai &#171; trahie &#187;. Cette accusation a une signification historique qui lui est propre. La bureaucratie sovi&#233;tique n'a pas &#233;lev&#233; Staline &#224; la direction d'un seul coup et sans h&#233;sitation. Jusqu'en 1924, Staline &#233;tait inconnu, m&#234;me parmi les cercles plus larges du parti, sans parler de la population, et comme je l'ai d&#233;j&#224; dit, il ne jouissait pas d'une popularit&#233; dans les rangs de la bureaucratie elle-m&#234;me. La nouvelle strate dirigeante esp&#233;rait que j'entreprendrais de d&#233;fendre ses privil&#232;ges. Peu d'efforts ont &#233;t&#233; d&#233;ploy&#233;s dans ce sens. Ce n'est qu'apr&#232;s que la bureaucratie a &#233;t&#233; convaincue que je n'avais pas l'intention de d&#233;fendre ses int&#233;r&#234;ts contre les travailleurs mais au contraire les int&#233;r&#234;ts des travailleurs contre la nouvelle aristocratie a &#233;t&#233; le virage complet vers Staline, et j'ai &#233;t&#233; proclam&#233; &#171; tra&#238;tre &#187;. Cette &#233;pith&#232;te sur les l&#232;vres de la caste privil&#233;gi&#233;e constitue une preuve de ma fid&#233;lit&#233; &#224; la cause de la classe ouvri&#232;re. Ce n'est pas par hasard que 90% de ces r&#233;volutionnaires qui ont construit le parti bolchevique, fait la r&#233;volution d'octobre, cr&#233;&#233; l'&#201;tat sovi&#233;tique et l'Arm&#233;e rouge et dirig&#233; la guerre civile ont &#233;t&#233; d&#233;truits en tant que &#171; tra&#238;tres &#187; au cours des douze derni&#232;res ann&#233;es. . D'autre part, l'appareil stalinien a pris dans ses rangs pendant cette p&#233;riode des gens dont l'&#233;crasante majorit&#233; se tenait de l'autre c&#244;t&#233; des barricades dans les ann&#233;es de la r&#233;volution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Internationale communiste a subi une d&#233;g&#233;n&#233;rescence similaire pendant cette p&#233;riode. Dans les premiers stades du r&#233;gime sovi&#233;tique, lorsque la r&#233;volution passa d'un danger &#224; un autre, lorsque toutes les &#233;nergies furent absorb&#233;es par la guerre civile avec son cort&#232;ge de famine et d'&#233;pid&#233;mies, les r&#233;volutionnaires les plus audacieux et les plus d&#233;sint&#233;ress&#233;s de diff&#233;rents pays se joignirent &#224; la r&#233;volution d'octobre et l'Internationale communiste. De cette couche r&#233;volutionnaire originelle qui a prouv&#233; en action sa fid&#233;lit&#233; &#224; la r&#233;volution d'octobre pendant ces ann&#233;es difficiles, il ne reste plus, litt&#233;ralement, un seul homme. Par des expulsions interminables, des pressions &#233;conomiques, des pots-de-vin directs, des purges et des ex&#233;cutions, la clique totalitaire du Kremlin a compl&#232;tement transform&#233; le Komintern en son outil ob&#233;issant. Le niveau actuel de direction du Komintern, ainsi que de ses sections constituantes, comprend des personnes qui n'ont pas rejoint la r&#233;volution d'octobre mais l'oligarchie triomphante, source de hauts titres politiques et d'avantages mat&#233;riels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le type pr&#233;dominant parmi les bureaucrates &#171; communistes &#187; actuels est le carri&#233;riste politique, et par cons&#233;quent l'oppos&#233; du r&#233;volutionnaire. Leur id&#233;al est d'atteindre dans leur propre pays la m&#234;me position que l'oligarchie du Kremlin a acquise en URSS. Ce ne sont pas les dirigeants r&#233;volutionnaires du prol&#233;tariat mais les aspirants &#224; un r&#233;gime totalitaire. Ils r&#234;vent de r&#233;ussir avec l'aide de cette m&#234;me bureaucratie sovi&#233;tique et de son GPU. Ils regardent avec admiration et envie l'invasion de la Pologne, de la Finlande, des &#201;tats baltes, de la Bessarabie par l'Arm&#233;e rouge, car ces invasions entra&#238;nent imm&#233;diatement le transfert du pouvoir entre les mains des candidats staliniens locaux au r&#233;gime totalitaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Manquant de stature ind&#233;pendante, d'id&#233;es ind&#233;pendantes, d'influence ind&#233;pendante, les dirigeants des sections du Komintern ne sont que trop conscients que leurs positions et leurs r&#233;putations vont et viennent avec la position et la r&#233;putation du Kremlin. Au sens mat&#233;riel, comme nous le montrerons plus tard, ils vivent des documents du GPU. Leur lutte pour l'existence se r&#233;sout donc en une d&#233;fense acharn&#233;e du Kremlin contre toute opposition. Ils ne peuvent manquer de ressentir la justesse et donc le danger de la critique qui vient des soi-disant trotskystes. Mais cela ne fait que redoubler leur haine de moi et de mes co-penseurs. Comme leurs ma&#238;tres du Kremlin, les dirigeants des partis communistes sont incapables de critiquer les vraies id&#233;es de la Quatri&#232;me Internationale et sont contraints de recourir &#224; des falsifications et des mont&#233;es en trame qui sont export&#233;es de Moscou en quantit&#233;s illimit&#233;es. Il n'y a donc rien de &#171; national &#187; dans la conduite des staliniens mexicains : ils ne font que traduire en espagnol la politique de Staline et les ordres du GPU.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;i&gt;Le GPU comme organisateur de la tentative&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Pour les non-initi&#233;s, il peut sembler incompr&#233;hensible pourquoi la clique de Staline m'a d'abord exil&#233; &#224; l'&#233;tranger, puis essaie de me tuer. N'aurait-il pas &#233;t&#233; plus simple de m'avoir tir&#233; dessus &#224; Moscou, comme tant d'autres ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voici l'explication. En 1928, lorsque j'ai &#233;t&#233; expuls&#233; du parti et exil&#233; en Asie centrale, il &#233;tait encore impossible de parler non seulement d'ex&#233;cution mais m&#234;me d'arrestation. La g&#233;n&#233;ration avec laquelle j'avais travers&#233; la r&#233;volution d'octobre et la guerre civile &#233;tait toujours vivante. Le Bureau politique se sentait assi&#233;g&#233; de toutes parts. D'Asie centrale, j'ai eu l'occasion de maintenir des liens ininterrompus avec l'opposition qui grandissait. Dans ces conditions, Staline, apr&#232;s avoir vacill&#233; pendant un an, d&#233;cida d'appliquer l'exil &#224; l'&#233;tranger comme le moindre mal. Ses arguments &#233;taient les suivants : isol&#233; de l'URSS, priv&#233; d'un appareil et de ressources mat&#233;rielles, Trotsky sera impuissant &#224; entreprendre quoi que ce soit. Staline calcula d'ailleurs qu'apr&#232;s avoir r&#233;ussi &#224; me discr&#233;diter totalement aux yeux du pays, il pourrait sans peine obtenir mon retour &#224; Moscou du gouvernement turc ami pour le dernier d&#233;compte. Les &#233;v&#233;nements ont cependant prouv&#233; qu'il est possible de participer &#224; la vie politique sans appareil et sans ressources mat&#233;rielles. Avec l'aide de jeunes amis, j'ai cr&#233;&#233; les fondations de la Quatri&#232;me Internationale qui se d&#233;veloppe lentement mais s&#251;rement. Les proc&#232;s de Moscou de 1936-1937 ont &#233;t&#233; organis&#233;s dans le but d'obtenir mon expulsion de Norv&#232;ge, c'est-&#224;-dire ma remise au GPU. Mais cela a &#233;chou&#233; ; J'ai eu la possibilit&#233; d'aller au Mexique. Comme on m'a inform&#233;, Staline a admis &#224; plusieurs reprises que mon exil &#224; l'&#233;tranger &#233;tait sa &#171; plus grande erreur &#187;. Pour corriger l'erreur, il ne restait plus qu'un acte terroriste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces derni&#232;res ann&#233;es, le GPU a d&#233;truit plusieurs centaines de mes amis en URSS, y compris des membres de ma famille. En Espagne, le GPU a tu&#233; mon ancien secr&#233;taire, Erwin Wolf, et un certain nombre de mes co-penseurs politiques ; &#224; Paris, ils ont tu&#233; mon fils, L&#233;on Sedov, qui a &#233;t&#233; traqu&#233; par les meurtriers professionnels de Staline pendant deux ans. A Lausanne, en Suisse, le GPU a tu&#233; Ignace Reiss, qui est pass&#233; des rangs du GPU au c&#244;t&#233; de la Quatri&#232;me Internationale. &#192; Paris, les agents de Staline ont tu&#233; un autre de mes anciens secr&#233;taires, Rudolph Klement, dont le corps a &#233;t&#233; retrouv&#233; dans la Seine. Cette liste pourrait &#234;tre prolong&#233;e ind&#233;finiment.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au Mexique, la premi&#232;re tentative d'assassinat a &#233;t&#233; faite en janvier 1938 par un inconnu qui est apparu chez moi avec un faux message d'une personnalit&#233; politique mexicaine. C'est pr&#233;cis&#233;ment &#224; la suite de cet incident, qui a alarm&#233; mes amis, que des mesures de d&#233;fense plus s&#233;rieuses ont &#233;t&#233; adopt&#233;es : mise en place d'un gardien 24h / 24, mise en place d'un syst&#232;me d'alarme, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis la participation active et v&#233;ritablement meurtri&#232;re du GPU aux &#233;v&#233;nements espagnols, j'ai re&#231;u de nombreuses lettres de mes amis, principalement &#224; New York et &#224; Paris, concernant des agents GPU envoy&#233;s au Mexique depuis la France et les &#201;tats-Unis. Les noms et photographies de certains de ces messieurs ont &#233;t&#233; transmis par moi &#224; l'&#233;poque &#224; la police mexicaine. Le d&#233;clenchement de la guerre mondiale a encore aggrav&#233; la situation au vu de ma lutte irr&#233;conciliable contre la politique int&#233;rieure et ext&#233;rieure du Kremlin. Mes d&#233;clarations et articles dans la presse mondiale sur le d&#233;membrement de la Pologne, l'attaque de la Finlande, la faiblesse de l'Arm&#233;e rouge d&#233;capit&#233;e par Staline, etc. ont &#233;t&#233; reproduits dans tous les pays du monde &#224; des millions d'exemplaires. Au sein de l'URSS, le m&#233;contentement grandit. La Troisi&#232;me Internationale &#233;tait bien plus faible au d&#233;but de la derni&#232;re guerre que la Quatri&#232;me Internationale ne l'est aujourd'hui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 25 ao&#251;t 1939, juste avant la rupture des relations diplomatiques entre la France et l'Allemagne, l'ambassadeur de France Coulondre rapporta &#224; G. Bonnet, ministre des Affaires &#233;trang&#232;res, son entretien dramatique avec Adolf Hitler &#224; 17h30 :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Si je pense vraiment &#187; ! - a observ&#233; - &#171; que nous serons victorieux, j'ai aussi la crainte qu'&#224; la fin de la guerre il n'y ait qu'un seul vrai vainqueur : M. Trotsky. En m'interrompant, la chanceli&#232;re a cri&#233; : &#171; Alors pourquoi avez-vous laiss&#233; libre cours &#224; la Pologne ? &#187; (Documents diplomatiques, 1938-1939, p. 26, document n &#176; 242)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deux repr&#233;sentants faisant autorit&#233; de deux puissances imp&#233;rialistes, d&#233;mocratique et fasciste, dans le moment critique juste avant la guerre, cherchent &#224; se faire peur avec le nom d'un r&#233;volutionnaire que les agents du GPU ont tent&#233; en vain de noircir pendant plusieurs ann&#233;es. ans comme &#171; agent de l'imp&#233;rialisme &#187;. Je pourrais apporter d'autres preuves du m&#234;me genre. Mais cela n'est gu&#232;re n&#233;cessaire. Hitler et Coulondre sont en tout cas des politiciens experts bien plus s&#233;rieux que David Siqueiros et Lombardo Toledano.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En tant qu'ancien r&#233;volutionnaire, Staline comprend que le cours de la guerre doit donner une impulsion puissante au d&#233;veloppement de la Quatri&#232;me Internationale, &#233;galement en URSS. C'est pourquoi Staline a donn&#233; un ordre &#224; ses agents : D&#233;barrassez-vous de Trotsky le plus rapidement possible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutes les consid&#233;rations politiques t&#233;moignent ainsi incontestablement du fait que l'organisation de la tentative du 24 mai ne pouvait provenir que du GPU. Cependant, les preuves empiriques suppl&#233;mentaires ne manquent pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelques semaines avant la tentative, la presse mexicaine &#233;tait remplie de rumeurs sur la concentration d'agents GPU au Mexique. Ces rapports contenaient beaucoup de faux. Mais l'essentiel des rumeurs &#233;tait vrai.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il convient de noter le niveau technologique exceptionnellement &#233;lev&#233; de la tentative. L'assassinat a &#233;chou&#233; en raison d'un accident qui est un &#233;l&#233;ment in&#233;vitable de toute guerre. Mais la pr&#233;paration et l'ex&#233;cution sont remarquables par leur port&#233;e, leur planification minutieuse et leur minutieux soin. Les terroristes connaissaient parfaitement l'am&#233;nagement des locaux et la vie int&#233;rieure. Ils ont obtenu des uniformes de police, des armes, une scie &#233;lectrique, des &#233;chelles de corde, etc. Ils ont r&#233;ussi &#224; attacher compl&#232;tement le garde de police &#224; l'ext&#233;rieur ; ils ont paralys&#233; le garde &#224; l'int&#233;rieur avec une strat&#233;gie correcte de tir de mitrailleuse ; ils ont p&#233;n&#233;tr&#233; dans la chambre de la victime, dirig&#233; un tir crois&#233; en toute impunit&#233; pendant trois &#224; cinq minutes, lanc&#233; des bombes incendiaires et quitt&#233; l'ar&#232;ne de l'attaque sans laisser de trace. Une telle entreprise d&#233;passe les ressources d'un groupe priv&#233;. On observe ici la tradition, la formation, de grandes ressources, une s&#233;lection rigoureuse des ex&#233;cuteurs testamentaires. C'est le travail du GPU.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En stricte correspondance avec l'ensemble du syst&#232;me du GPU est le soin apport&#233; &#224; d&#233;tourner l'enqu&#234;te sur une fausse piste, et qui &#233;tait inscrit dans le plan m&#234;me de la tentative. En ligotant la police, les assaillants ont cri&#233; : &#171; Viva Almazan ! &#187; Ces cris artificiels et faux de nuit, devant cinq policiers, dont trois dormaient, envisageaient deux fins : distraire, ne serait-ce que pour quelques jours ou quelques heures, l'attention de la future enqu&#234;te du GPU et de son agence au Mexique ; et de compromettre les partisans de l'un des candidats &#224; la pr&#233;sidentielle. Assassiner un adversaire et jeter le soup&#231;on sur un autre est la m&#233;thode classique du GPU ou plus exactement de son inspirateur, Staline.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les assaillants ont emport&#233; avec eux plusieurs bombes incendiaires, dont deux ont &#233;t&#233; jet&#233;es dans la chambre de mon petit-fils. Les participants &#224; la tentative ont donc poursuivi non seulement le meurtre, mais aussi l'incendie criminel. Leur seul but &#233;tait de d&#233;truire mes archives. A cela seul Staline s'int&#233;resse, dans la mesure o&#249; les archives ont pour moi une valeur exceptionnelle dans la lutte contre l'oligarchie de Moscou. Au moyen de mes archives, j'ai notamment expos&#233; les trucages juridiques de Moscou. Le 7 novembre 1936, le GPU, au p&#233;ril de lui-m&#234;me, a vol&#233; une partie de mes archives &#224; Paris. Il ne les a pas oubli&#233;s dans la nuit du 24 mai. Les bombes incendiaires repr&#233;sentent donc quelque chose dans la nature de la carte de visite de Staline.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La division du travail entre les assassins secrets et les &#171; amis &#187; l&#233;gaux est exceptionnellement caract&#233;ristique des crimes du GPU : &#224; partir du moment o&#249; ils ont commenc&#233; les pr&#233;paratifs de la tentative, aux c&#244;t&#233;s du travail conspirateur clandestin, ils ont men&#233; une campagne calomnieuse visant &#224; discr&#233;diter la victime d&#233;sign&#233;e. La m&#234;me division du travail se poursuit depuis la commission du crime : les terroristes se cachent ; sur l'ar&#232;ne ouverte restent leurs avocats qui cherchent &#224; d&#233;tourner l'attention de la police sur une fausse piste.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il est impossible non plus de ne pas attirer l'attention sur la r&#233;action de la presse mondiale : les journaux de toutes tendances partent ouvertement ou tacitement du fait que la tentative est l'&#339;uvre du GPU ; seuls les journaux subventionn&#233;s par le Kremlin et ceux qui ex&#233;cutent ses ordres, d&#233;fendent une version oppos&#233;e. C'est en soi une indication inestimable.&lt;br class='autobr' /&gt;
La preuve la plus importante et la plus convaincante, cependant, que la tentative a &#233;t&#233; organis&#233;e par le GPU est le fait que tous les complices de la tentative sont soit des membres du parti communiste, soit ses &#171; amis &#187; les plus proches, et en outre les plus &#233;minents d'entre eux tenus aux commandes postes dans les sections de l'arm&#233;e espagnole qui &#233;taient sous le commandement direct du GPU (&#171; Le Cinqui&#232;me R&#233;giment &#187; et &#171; Les Brigades Internationales &#187;).&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Pourquoi j'&#233;tais certain qu'il y aurait une tentative&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Pourquoi m'attendais-je &#224; une tentative avec une telle certitude depuis le d&#233;but de cette ann&#233;e ? R&#233;pondant au tribunal le 2 juillet &#224; cette question de M. Pavon Flores, l'avocat de la d&#233;fense, je me suis r&#233;f&#233;r&#233; en particulier &#224; la Convention du Parti communiste du Mexique qui a eu lieu en mars de cette ann&#233;e et qui a proclam&#233; son orientation vers l'extermination de &#171; Trotskysme. &#187; Afin que ma r&#233;ponse soit davantage clarifi&#233;e, je dois fournir des faits explicatifs suppl&#233;mentaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la mesure o&#249; la pr&#233;paration pratique de la tentative a commenc&#233; en janvier de cette ann&#233;e et dans la mesure o&#249; un certain intervalle &#233;tait n&#233;cessaire pour les discussions pr&#233;liminaires et l'&#233;laboration du plan, on peut affirmer avec certitude que &#171; l'ordre &#187; de la tentative est arriv&#233; au Mexique pas plus tard qu'en novembre ou d&#233;cembre 1939.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme on peut le voir dans La Voz de Mexico, la crise de la direction du parti remonte pr&#233;cis&#233;ment &#224; cette p&#233;riode. L'impulsion de la crise est venue de l'ext&#233;rieur du parti, et la crise elle-m&#234;me s'est d&#233;velopp&#233;e du haut vers le bas. On ne sait pas qui a &#233;labor&#233; le document sp&#233;cial, le soi-disant Mat&#233;riels pour la discussion, qui a &#233;t&#233; publi&#233; dans La Voz de Mexico le 28 janvier et qui constituait une mise en accusation anonyme de l'ancienne direction (Laborde, Campa, et al.), Qui &#233;taient pr&#233;tendument coupables d'une attitude &#171; conciliante &#187; &#224; l'&#233;gard du trotskisme. L'opinion publique au sens large &#233;tait compl&#232;tement dans l'ignorance &#224; l'&#233;poque quant &#224; ce qui se cachait derri&#232;re tout cela. Mais pour les observateurs initi&#233;s et int&#233;ress&#233;s, il &#233;tait indubitable qu'un nouveau coup s&#233;rieux &#233;tait en pr&#233;paration, sinon contre le &#171; trotskisme &#187;, puis contre Trotsky.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, il va de soi que le renversement du parti communiste &#233;tait intimement li&#233; &#224; l'ordre de tentative &#233;mis &#224; Moscou. Ce qui s'est probablement pass&#233;, c'est que le GPU a rencontr&#233; une certaine opposition parmi les dirigeants du parti communiste qui s'&#233;taient habitu&#233;s &#224; une existence pacifique et auraient pu craindre des cons&#233;quences politiques et polici&#232;res tr&#232;s d&#233;sagr&#233;ables de cette tentative. C'est peut-&#234;tre la source de l'accusation de &#171; trotskysme &#187; contre eux. Quiconque s'oppose &#224; une tentative contre Trotsky est, de toute &#233;vidence, un - &#171; trotskyste &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La &#171; Commission de purge &#187; anonyme a destitu&#233; Laborde, le chef du parti communiste, et avec lui, le Comit&#233; central &#233;lu lors de la pr&#233;c&#233;dente convention. Qui a investi le comit&#233; de purge de si immenses pouvoirs ? D'o&#249; est venu le comit&#233; lui-m&#234;me ? Il ne pouvait pas provenir d'une g&#233;n&#233;ration spontan&#233;e. Il &#233;tait nomm&#233; par des personnes qui recevaient leurs pouvoirs pl&#233;nipotentiaires de l'ext&#233;rieur. Ces personnes avaient &#233;videmment toutes les raisons de cacher leurs noms.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est que le 18 f&#233;vrier, apr&#232;s que le changement fut d&#233;j&#224; accompli et qu'il ne restait plus qu'&#224; le sanctionner, que la composition de la nouvelle Commission, compos&#233;e uniquement de Mexicains, fut rendue publique, et encore une fois sans aucune indication sur qui les nomma. Au moment o&#249; la convention du parti a &#233;t&#233; convoqu&#233;e le 21 mars, toutes les questions avaient d&#233;j&#224; &#233;t&#233; tranch&#233;es, et la seule chose qui restait aux d&#233;l&#233;gu&#233;s &#233;tait un serment de loyaut&#233; envers la nouvelle direction qui avait &#233;t&#233; cr&#233;&#233;e sans eux et &#224; des fins inconnues de la majorit&#233;. .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme il ressort du rapport de la convention de La Voz de Mexico (18 mars 1940), la discussion sur la question de &#171; la lutte contre le trotskisme et les autres ennemis du peuple &#187; n'a pas eu lieu en s&#233;ance publique de la Convention, car c'&#233;tait le cas pour d'autres questions &#224; l'ordre du jour, mais lors d'une session secr&#232;te d'une commission sp&#233;ciale. Ce seul fait prouve que les nouveaux dirigeants ont jug&#233; n&#233;cessaire de cacher leurs plans m&#234;me &#224; une convention de leur propre parti. Je ne sais pas qui a compos&#233; la commission secr&#232;te. Mais il est possible de deviner qui l'a dirig&#233; depuis les coulisses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La convention a &#233;lu, ou plut&#244;t approuv&#233; passivement, un &#171; pr&#233;sidium honoraire &#187; compos&#233; de Dimitrov, Manuilsky, Kuusinen, Thaelmann, Carlos Contreras et d'autres. La composition de ce pr&#233;sidium honoraire a &#233;t&#233; publi&#233;e dans une brochure, Fuera el Imperialismo ! par Dionisio Encina (&#233;dition populaire, 1940, p.5). Dimitrov, Manuilsky, Kuusinen sont &#224; Moscou, Thaelmann est en prison &#224; Berlin, tandis que Carlos Contreras est au Mexique. Son inclusion dans le pr&#233;sidium honoraire ne pouvait pas &#234;tre accidentelle. Contreras n'appartient en aucun cas au nombre des soi-disant &#171; chefs &#187; internationaux dont l'inclusion dans un pr&#233;sidium honoraire a un caract&#232;re rituel. Contreras a d'abord acquis une sinistre notori&#233;t&#233; pendant la guerre civile espagnole, o&#249; en tant que commissaire et commandant du cinqui&#232;me r&#233;giment, il &#233;tait l'un des agents les plus cruels du GPU. Lister, Contreras et &#171; El Campesino &#187; ont men&#233; leur propre &#171; guerre civile &#187; &#224; l'int&#233;rieur du camp r&#233;publicain, d&#233;truisant physiquement les opposants de Staline dans les rangs des anarchistes, socialistes, poumistes et trotskystes. Ce fait peut &#234;tre corrobor&#233; par des d&#233;p&#234;ches de presse et par le t&#233;moignage de nombreux r&#233;fugi&#233;s espagnols. Il ne serait donc pas trop audacieux de supposer que l'ancien commissaire du Cinqui&#232;me R&#233;giment et membre du pr&#233;sidium &#171; honoraire &#187; de la Convention &#233;tait l'un des leviers importants pour changer la direction du Parti communiste au d&#233;but de cette ann&#233;e. Cette supposition est d'autant plus justifi&#233;e que Contreras a d&#233;j&#224; men&#233; une purge &#171; anti-trotskyste &#187; au sein du Parti communiste mexicain, &#224; savoir en 1929. Il est vrai que Contreras nie sa participation &#224; l'assaut. Mais dans ce cas, pourquoi a-t-il &#233;t&#233; &#233;lu au pr&#233;sidium honoraire de la convention li&#233;e au complot ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsque j'ai suivi dans la presse les &#233;v&#233;nements du Parti communiste au cours des premiers mois de cette ann&#233;e, j'&#233;tais loin de voir la situation avec la m&#234;me clart&#233; que maintenant. Mais m&#234;me &#224; ce moment-l&#224;, il &#233;tait &#233;vident pour moi que derri&#232;re l'&#233;cran officiel du parti, avec sa pantomime d'ombre, se cachait le mouvement de personnages r&#233;els. Dans cette performance, les vrais chiffres sont des agents du GPU. C'est pourquoi je m'attendais &#224; une tentative.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La pr&#233;paration &#171; morale &#187; &#224; la tentative&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'esquisse originale du plan de d&#233;veloppement d'un mouvement &#171; de masse &#187; pour l'expulsion de Trotsky du Mexique a &#233;t&#233; un &#233;chec complet. Le GPU a d&#251; recourir &#224; un acte terroriste. Mais il &#233;tait indispensable de pr&#233;parer l'opinion publique &#224; cet acte. Le GPU n'&#233;tant pas pr&#234;t &#224; reconna&#238;tre son parrainage du meurtre, il &#233;tait indispensable de lier l'acte terroriste &#224; la lutte politique interne au Mexique. La Voz de Mexico, El Popular et Futuro avaient m&#234;me auparavant tent&#233; de me relier au g&#233;n&#233;ral Cedillo, au g&#233;n&#233;ral Amaro, &#224; Vasconcelos, &#224; un Dr Ati, sans parler des magnats du p&#233;trole et du comit&#233; Dies. Ils re&#231;oivent d&#233;sormais l'ordre de multiplier leurs efforts dans ce sens. La campagne pr&#233;sidentielle, avec ses perspectives de conflits violents, semble offrir la situation la plus favorable &#224; de tels efforts. Les complices intellectuels de la tentative m'ont enr&#244;l&#233; dans le camp du g&#233;n&#233;ral Almazan, ce qui ne les a pas emp&#234;ch&#233;s d'attribuer ult&#233;rieurement l'organisation de la tentative aux partisans d'Almazan. Ces personnes sont guid&#233;es dans leur activit&#233; par le pr&#233;cepte qui a &#233;t&#233; appliqu&#233; par Staline avant qu'il ne soit formul&#233; par Hitler : &#171; plus le mensonge est grossier, plus les gens le croient facilement &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La pr&#233;paration &#171; morale &#187; de la tentative a commenc&#233; en m&#234;me temps que la pr&#233;paration technique. L'intensification de la campagne contre le &#171; trotskisme &#187; est devenue &#233;vidente en d&#233;cembre de l'ann&#233;e derni&#232;re. Dans le num&#233;ro du 24 d&#233;cembre de La Voz de Mexico dans un article, Le r&#244;le du trotskysme, nous lisons :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; LE R&#212;LE DU TROTSKYISME &#187; Par Gonzalo Beltran&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; ... Quant au nouveau pontife, L&#233;on XXX au vu des trente pi&#232;ces d'argent de Judas sali - il a jou&#233; son r&#244;le dans la partie &#233;labor&#233;e pour lui par le Comit&#233; des Dies ... L&#233;on XXX intervient dans les affaires d'Am&#233;rique latine aux c&#244;t&#233;s des puissances imp&#233;rialistes et ach&#232;ve son travail en d&#233;clarant que &#171; l'expropriation du p&#233;trole &#233;tait l'&#339;uvre des communistes &#187; ... &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les mots &#171; l'expropriation du p&#233;trole &#233;tait l'&#339;uvre des communistes &#187; sont mis entre guillemets, comme s'ils repr&#233;sentaient une citation d'un de mes articles, qui me repr&#233;senterait par opposition &#224; l'expropriation des compagnies p&#233;troli&#232;res. Inutile de dire que c'est un mensonge. Au mieux de mes capacit&#233;s, j'ai d&#233;fendu dans le monde entier le droit du peuple mexicain &#224; &#234;tre ma&#238;tre de ses propres ressources naturelles. Mais les falsificateurs du GPU ne sont pas d&#233;courag&#233;s par de telles bagatelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans son rapport &#224; la convention de mars, Andres Garcia Salgado, membre du Comit&#233; central du Parti communiste mexicain, a battu tous les records de mensonge &#233;tablis par le stalinisme international. Malgr&#233; sa r&#233;pugnance naturelle, permettez-moi de citer quelques exemples :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; ... Le gouvernement Cardenas a permis l'entr&#233;e de Trotsky contre l'opinion exprim&#233;e par les organisations ouvri&#232;res ; ce fait qui a permis &#224; Trotsky d'installer dans notre pays le centre directeur de son organisation internationale d'espionnage au service de toutes les forces contre-r&#233;volutionnaires, n'a &#233;t&#233; possible que gr&#226;ce &#224; l'int&#233;r&#234;t que les pays imp&#233;rialistes eux-m&#234;mes avaient &#224; faire de notre pays un centre de leurs activit&#233;s d'espionnage et de provocation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aussi ignorants que soient ces gens, ils ne peuvent que savoir qu'aucun pays imp&#233;rialiste ne m'admettra &#224; l'int&#233;rieur de ses fronti&#232;res ; que les dirigeants de l'imp&#233;rialisme de tous les pays me consid&#232;rent comme l'ennemi n &#176; 1 ; que mes co-penseurs sont pers&#233;cut&#233;s dans tous les pays imp&#233;rialistes ; que le Mexique m'a offert l'hospitalit&#233; pr&#233;cis&#233;ment parce que ce n'est pas un pays imp&#233;rialiste et parce que son gouvernement a une attitude s&#233;rieuse &#224; l'&#233;gard du droit d'asile. Mais les falsificateurs engag&#233;s dans la pr&#233;paration de la tentative n'ont pas le temps de s'arr&#234;ter sur de telles bagatelles. M. Salgado poursuit :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Ainsi, les espions trotskystes ont toujours collabor&#233; avec l'arm&#233;e de Franco, coordonnant leurs soul&#232;vements et leur agitation dans l'arri&#232;re-garde loyaliste avec les op&#233;rations de l'ennemi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Trotsky, l'homme applaudi par les patrons de Monterrey, lui qui a facilit&#233; tous les arguments des compagnies p&#233;troli&#232;res contre les organisations ouvri&#232;res et contre le gouvernement, oriente son travail selon les plans des r&#233;actionnaires et les n&#233;cessit&#233;s de l'imp&#233;rialisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Camarades : que cela nous serve d'exemple pour renforcer notre lutte contre le trotskisme et parce que le chef de cette bande d'espions devrait &#234;tre expuls&#233; de notre pays.&#034; (Jeter les ennemis du peuple hors des rangs r&#233;volutionnaires)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tel est le rapport d'un &#171; leader &#187; &#224; la convention d'un parti &#171; communiste &#187; ! En quel cloaque l'oligarchie du Kremlin a-t-elle converti ce qui &#233;tait autrefois l'Internationale communiste ! A force de s&#233;lection naturelle et artificielle, la place des r&#233;volutionnaires a &#233;t&#233; progressivement prise par les carri&#233;ristes, les sc&#233;l&#233;rats et les calomniateurs professionnels. A ce groupe appartient &#233;galement M. Salgado. Dans La Voz de Mexico, le 1er mai 1940, dans laquelle une totale libert&#233; d'action est exig&#233;e pour D. Siqueiros que la police recherchait, un manifeste officiel du parti est publi&#233;, adress&#233; au peuple, qui se lit comme suit :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Jetez les agents imp&#233;rialistes hors du Mexique ! Les espions et les provocateurs extraterrestres doivent &#234;tre expuls&#233;s du pays et en premier lieu son chef le plus inqui&#233;tant et le plus dangereux : L&#233;on Trotsky ... &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;fendre D. Siqueiros contre le gouvernement mexicain et en m&#234;me temps exiger de ce m&#234;me gouvernement des r&#233;pressions contre Trotsky ; tout cela trois semaines avant la tentative - qu'est-ce que c'est sinon sa pr&#233;paration ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 19 mai 1940, cinq jours avant la tentative, on trouve dans La Voz de Mexico un article, dans lequel la fr&#233;n&#233;sie calcul&#233;e atteint un paroxysme :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; LE TRA&#206;TRE TROTSKY &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Trotsky, le&#171; vieux tra&#238;tre &#187;en tant que camarade Lombardo Toledano l'a qualifi&#233; une fois &#224; une certaine occasion, nous d&#233;montre, chaque fois qu'il le peut, que plus il grandit, plus il devient curieux et cynique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Espion &#224; la solde des forces r&#233;actionnaires, agent du Comit&#233; Dies au Mexique ...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; ... la responsabilit&#233; de Trotsky dans la conspiration des tra&#238;tres au Mexique, agents des compagnies imp&#233;rialistes et du Comit&#233; Dies ...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Trotsky doit r&#233;pondre devant les autorit&#233;s du pays de ses actes anti-prol&#233;tariens et anti-mexicains et cesser ses idioties.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Derni&#232;rement, le tra&#238;tre, r&#234;vant peut-&#234;tre de faire revivre les jours o&#249; il pourrait organiser son propre proc&#232;s, se juger par l'interm&#233;diaire de ses amis chez Diego Rivera, lance maintenant un d&#233;fi pour qu'un tribunal examine les charges qui lui sont port&#233;es d'&#234;tre le Comit&#233; Dies, qu'il a avou&#233; par ses propres d&#233;clarations publiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Il est clair que Trotsky cherche une tribune pour poursuivre son activit&#233; n&#233;faste contre les travailleurs du Mexique. Mais le peuple ne lui donnera pas cette tribune.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; En ce qui concerne Trotsky, les travailleurs mexicains ont d&#233;j&#224; exprim&#233; leur opinion en ce sens qu'il doit &#234;tre expuls&#233; du pays. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'aurait pas &#233;t&#233; du tout &#233;tonnant que l'article ait port&#233; la signature collective : David Siqueiros, Nestor Sanchez Hernandez, Luis Arenal, David Serrano, Mario Pavon Flores.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un autre article du m&#234;me num&#233;ro, il est indiqu&#233; que Trotsky se pr&#233;pare &#224; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;... Soutenez les provocateurs et les assassins, soucieux d'intervenir dans les affaires int&#233;rieures du Mexique ...&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus loin :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; En ce qui concerne Trotsky, on nous rappelle que ce tra&#238;tre vaurien vient de lancer un d&#233;fi qu'El Popular et le magazine Futuro pr&#233;sentent sous 72 heures leurs accusations - qui sont celles de tout le mouvement r&#233;volutionnaire, au Mexique et dans le monde - contre les s&#233;niles petite t&#234;te de la &#171; Quatri&#232;me Internationale &#187;. Quel poisson glissant est le petit vieux tra&#238;tre ! Il sait tr&#232;s bien qu'en 72 heures on pourrait &#224; peine commencer la liste de ses crimes, de ses crimes, de ses complicit&#233;s avec les ennemis de tous les peuples, &#224; commencer par ceux de l'URSS, de la Chine et de l'Espagne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le dernier num&#233;ro de La Voz de Mexico avant les tentatives consacr&#233;es comme nous l'avons vu principalement &#224; traquer Trotsky et repr&#233;sente une accumulation monstrueuse d'accusations et de calomnies. C'est ainsi que les gens &#233;crivent qui s'appr&#234;tent &#224; changer le stylo pour une mitrailleuse. Le comit&#233; de r&#233;daction de La Voz de Mexico &#233;tait au courant de la tentative imminente et pr&#233;parait l'opinion publique de son propre parti et des milieux sympathisants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est impossible d'admettre ne serait-ce qu'un instant que les &#233;diteurs de La Voz de Mexico, majeurs et non fous, aient cru ce qu'ils ont &#233;crit sur moi. Ils mentent froidement, sur ordre d'en haut. Et ils r&#233;v&#232;lent doublement leur m&#233;chancet&#233; en ajoutant aux calomnies qu'ils re&#231;oivent toutes faites de Moscou leurs propres inventions sur ma &#171; participation &#187; au soul&#232;vement de Cedillo, mon &#171; alliance &#187; avec Dies contre le Mexique ou ma participation &#224; la campagne &#233;lectorale. Les menteurs refusent de fournir des preuves sous pr&#233;texte qu'ils ne souhaitent pas me fournir une ... &#171; tribune &#187; ou me donner ... une &#171; publicit&#233; &#187;. Et quand je les appelle les mercenaires de Staline, ils menacent de me mettre en prison pour &#171; diffamation &#187; !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est l'&#233;cole du stalinisme. Le cynisme id&#233;ologique et l'impudeur morale sont ses caract&#233;ristiques fondamentales. Ces personnes n'ont aucun respect pour les faits et les documents : elles ne formulent jamais leurs accusations de mani&#232;re claire et d&#233;finitive ; leur calomnie a le caract&#232;re d'une tache qui se r&#233;pand. Depuis l'URSS, o&#249; personne n'ose contredire Staline ou ses coll&#232;gues, l'esprit de servilit&#233;, de rampement et de cynisme s'est r&#233;pandu dans tout le Komintern, empoisonnant le mouvement ouvrier jusqu'&#224; la moelle &#233;pini&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Couvrir les traces du GPU&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les premiers jours apr&#232;s la tentative, MM. Inspireurs se sont cach&#233;s dans leurs tani&#232;res. Ils craignaient que leurs coll&#232;gues &#171; militaires &#187; ne tombent entre les mains de la police. Les insinuations de la presse GPU &#233;taient au d&#233;but tr&#232;s prudentes. Mais chaque jour nouveau apportait du courage &#224; ces messieurs. &#192; travers des dizaines de canaux, ils ont mis en circulation la version stupide et ignoble de &#171; l'auto-agression &#187;. Jusqu'&#224; la fin du mois de mai, la police d&#233;tourn&#233;e par les complices moraux du crime n'a pas pu, comme on le sait, se mettre sur la piste des criminels. Dans les cercles staliniens, les esprits sont devenus plus brillants. Dans le num&#233;ro du 1er juin de La Voz de Mexico, la tentative est d&#233;j&#224; qualifi&#233;e de &#171; Cette farce grotesque &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Les &#233;v&#233;nements qui se sont produits r&#233;cemment au Mexique, habilement men&#233;s par le mis&#233;rable Trotsky et sa bande, mettent en relief de mani&#232;re accusatrice toutes les caract&#233;ristiques de provocation qu'ils contiennent ...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Trotsky est un agent livr&#233; corps et &#226;me au capitalisme international dont il a servi d'outil, d&#233;di&#233; au service de ses int&#233;r&#234;ts. Et dans ce cas, il n'a pas trouv&#233; g&#234;nant de lui rendre un service de plus avec l '&#171; agression &#187; dont il &#233;tait l'objet dans le manoir o&#249; il vit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourquoi cette entreprise &#233;tonnante &#233;tait requise par le &#171; capitalisme &#187; et Trotsky lui-m&#234;me, le journal n'explique pas. &#034;Plus le mensonge est grossier&#034;, lit-on dans le pr&#233;cepte d'Hitler-Staline, &#034;plus les gens le croient volontiers.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Voz de Mexico s'efforce avec force et force d'&#233;tablir un alibi pour le parti communiste. Ceci est compr&#233;hensible pour l'esprit humain. Mais le papier ne s'arr&#234;te pas l&#224;, il reprend aussi la d&#233;fense du GPU.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;... la provocation dans laquelle Trotsky lui-m&#234;me est directement inculp&#233;, a en outre les caract&#233;ristiques d'une provocation ANTI-SOVIETIQUE.&#034; (10 juin 1940)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;videmment ! Au moyen de l '&#171; auto-assaut &#187;, Trotsky a tent&#233; de compromettre la puret&#233; immacul&#233;e du GPU.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le m&#234;me num&#233;ro, les &#233;diteurs d&#233;clarent :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Nous avons re&#231;u des d&#233;clarations de la section mexicaine de la Soci&#233;t&#233; des anciens combattants de la R&#233;publique espagnole dans lesquelles ils d&#233;clarent que la' tentative 'contre le contre-r&#233;volutionnaire L&#233;on Trotsky est une vulgaire man&#339;uvre de r&#233;action et d'imp&#233;rialisme contre le peuple mexicain. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le pr&#233;sident de la section mexicaine de cette soci&#233;t&#233; n'est autre que David Alfaro Siqueiros ! L'organisateur de la tentative a protest&#233; contre &#171; une vulgaire man&#339;uvre de r&#233;action &#187;. Les &#233;diteurs se trahissent compl&#232;tement ici. Pour prouver leur alibi, ils sont contraints de d&#233;montrer que le GPU dont ils ne peuvent se dissocier n'&#233;tait pas impliqu&#233; dans l'affaire. Et pour prouver mon &#171; auto-agression &#187;, ils jugent n&#233;cessaire de se r&#233;f&#233;rer &#224; la haute autorit&#233; de D.A. Siqueiros. Dans tout cela, il y a un &#233;l&#233;ment d'asile d'ali&#233;n&#233;s. L'insolence et l'impudence atteignent facilement la fronti&#232;re de la folie. Mais dans cette folie, il y a une m&#233;thode, indissolublement li&#233;e au nom du GPU.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pr&#233;sentant le t&#233;moignage impartial de Siqueiros, La Voz de Mexico &#233;crit pour sa part :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Trotsky ... est l'un des principaux inspirateurs de la cinqui&#232;me colonne, un point d'appui de la r&#233;action mexicaine et de l'imp&#233;rialisme yankee, un agent r&#233;mun&#233;r&#233; des pires bouchers du peuple mexicain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La peur parle ici en langage hydrophobe. Ces gens ont peur de devoir r&#233;pondre de la tentative du 24 mai.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'est pas n&#233;cessaire d'analyser num&#233;ro apr&#232;s num&#233;ro cette publication stalinienne m&#233;prisable, se tortillant entre la police mexicaine et le GPU. La conduite de La Voz de Mexico pendant les semaines critiques montre incontestablement que ses dirigeants &#233;taient bien conscients d&#232;s le d&#233;part que l'attentat &#233;tait organis&#233; par l'agence de Staline. Ils connaissaient le r&#244;le de D. Siqueiros dans cette tentative. Ils savaient que Robert Harte n'&#233;tait pas un complice de la tentative, mais sa victime. Cr&#233;ant la th&#233;orie de l'auto-agression et semant la calomnie contre Harte, ils ont agi dans l'int&#233;r&#234;t du GPU et en m&#234;me temps dans leur propre int&#233;r&#234;t.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La conclusion va de soi : si un organe officiel du GPU avait &#233;t&#233; &#233;mis au Mexique, il n'aurait pas pu conduire la pr&#233;paration de la tentative, puis dissimuler les traces de la tentative avec plus de z&#232;le et d'impudeur que la Voz de Mexico.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La th&#233;orie de &#171; l'auto-agression &#187;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s le premier jour de mon arriv&#233;e au Mexique (janvier 1937), la police a pris des mesures sp&#233;ciales pour me prot&#233;ger d'&#233;ventuelles tentatives. Les autorit&#233;s doivent sans aucun doute avoir de s&#233;rieuses raisons &#224; cela. La police m'a gard&#233;, il faut le penser, non contre le Comit&#233; Dies qui n'existait pas encore en 1937 ; ni contre les &#171; disciples d'Almazan &#187; ; ni contre &#171; l'auto-agression &#187;. &#192; la question - contre qui la police mexicaine m'a-t-elle gard&#233;e au cours des trois ans et demi qui ont pr&#233;c&#233;d&#233; la tentative du 24 mai ? Une seule r&#233;ponse rationnelle est possible : contre le GPU.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, lorsque la tentative a effectivement eu lieu, et de plus d'une mani&#232;re qui a r&#233;v&#233;l&#233; toutes les caract&#233;ristiques de la police secr&#232;te de Staline, une certaine section de la presse mexicaine (La Voz de Mexico, et ses &#233;chos, El Popular et Futuro) a lanc&#233; une campagne destin&#233;e pour prouver que le GPU n'avait rien &#224; voir avec &#231;a. Seule l'insolence disciplin&#233;e des agents du GPU aurait pu donner &#224; l'id&#233;e absurde de &#171; self-assault &#187; un semblant de vraisemblance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quels buts pourrais-je poursuivre en m'aventurant dans une entreprise aussi monstrueuse, r&#233;voltante et dangereuse ? Personne ne l'a expliqu&#233; &#224; ce jour. On laisse entendre que je souhaitais noircir Staline et le GPU. Mais une autre tentative peut-elle ajouter quelque chose &#224; la r&#233;putation d'un homme qui a d&#233;truit toute l'ancienne g&#233;n&#233;ration du parti bolchevique ? On dit que je souhaite prouver l'existence de la &#171; cinqui&#232;me colonne &#187;. Pourquoi ? De plus, les agents du GPU suffisent largement &#224; commettre une tentative ; il n'y a pas besoin d'une myst&#233;rieuse &#171; cinqui&#232;me colonne &#187;. On dit que je voulais cr&#233;er des difficult&#233;s pour le seul gouvernement qui m'offre l'hospitalit&#233;. Quels motifs pourrais-je avoir pour cr&#233;er des difficult&#233;s pour le seul gouvernement qui m'offre l'hospitalit&#233; ? On dit que je veux provoquer une guerre entre les &#201;tats-Unis et le Mexique. Mais cette explication est un d&#233;lire complet. Pour provoquer une telle guerre, il aurait &#233;t&#233; plus naturel d'organiser une tentative contre l'ambassadeur am&#233;ricain ou les magnats du p&#233;trole, mais pas contre un r&#233;volutionnaire bolchevique, &#233;tranger et d&#233;test&#233; par les cercles imp&#233;rialistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsque Staline organise une tentative contre moi, son objectif est clair : liquider l'ennemi n &#176; 1. Staline ne risque personnellement rien ; il op&#232;re &#224; distance. Par contre, en organisant une &#171; auto-agression &#187;, je devrais assumer moi-m&#234;me la responsabilit&#233; d'une telle entreprise, risquer mon propre sort, celui de ma famille, ma r&#233;putation politique et la r&#233;putation du mouvement que je sers. Que gagnerais-je ainsi ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais m&#234;me si nous accordons l'impossible, &#224; savoir que renoncer &#224; la cause de toute ma vie, scandaliser le bon sens et mes propres int&#233;r&#234;ts vitaux, j'ai d&#233;cid&#233; d'organiser un &#171; auto-assaut &#187; pour le bien d'un objet inconnu, il reste encore la question : o&#249; et comment ai-je obtenu 20 ex&#233;cuteurs testamentaires ? les &#233;quiper d'uniformes de police ? les armer ? leur fournir toutes les choses n&#233;cessaires ? Et ainsi de suite et donc pas. En d'autres termes, comment un homme qui vit presque compl&#232;tement isol&#233; du monde ext&#233;rieur parvient-il &#224; mener une entreprise qui ne peut &#234;tre entreprise que par un appareil puissant ? J'avoue que je me sens plut&#244;t g&#234;n&#233; de soumettre &#224; la critique une id&#233;e qui ne la m&#233;rite pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les agents de Staline se pr&#233;parent &#224; proclamer Siqueiros ... l'agent de Trotsky&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les dirigeants du parti communiste sont d&#233;sormais engag&#233;s dans des man&#339;uvres compliqu&#233;es autour de la personne de Siqueiros. Le but de ces man&#339;uvres est de sacrifier Siqueiros, de me discr&#233;diter et de se sauver. Cependant, les r&#233;sultats d'une telle intrigue trop compliqu&#233;e peuvent prouver exactement le contraire de ce que les strat&#232;ges GPU attendent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La man&#339;uvre a &#233;t&#233; initi&#233;e par David Serrano, membre du bureau politique, et par cons&#233;quent l'un des dirigeants officiels du parti communiste. Le 19 juin, ses d&#233;clarations ont &#233;t&#233; rapport&#233;es comme suit dans la presse :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Il a dit qu'imm&#233;diatement apr&#232;s l'&#233;v&#233;nement de Coyoacan, le Parti communiste avait men&#233; une enqu&#234;te afin de d&#233;couvrir ce qui s'&#233;tait pass&#233;. Et que depuis, cette enqu&#234;te s'&#233;tait tourn&#233;e vers Alfaro Siqueiros, &#233;l&#233;ment incontr&#244;l&#233; consid&#233;r&#233; &#224; moiti&#233; fou ... Et que depuis lors, ils avaient eu des soup&#231;ons sur Alfaro Siqueiros, avec qui un Blanco et Antonio Pujol, son disciple et assistant personnel apparaissaient constamment. &#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une telle d&#233;nonciation des co-penseurs les plus proches, complices de la tentative, aurait &#233;t&#233; absolument impossible dans les rangs d'un parti r&#233;volutionnaire. Mais parmi les staliniens, la r&#232;gle est &#171; salus GPU suprema lex &#187;. En se r&#233;f&#233;rant &#224; Siqueiros comme &#171; un &#233;l&#233;ment incontr&#244;l&#233; et &#224; moiti&#233; fou &#187;, D. Serrano cherche &#224; d&#233;tourner l'attention du Kremlin et de lui-m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 23 juin, alors que le caract&#232;re g&#233;n&#233;ral de l'assaut et les noms des principaux participants avaient d&#233;j&#224; &#233;t&#233; r&#233;v&#233;l&#233;s, La Voz de Mexico a publi&#233; la d&#233;claration suivante du parti communiste :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; De nombreuses personnes apparaissent directement et indirectement impliqu&#233;es, parmi lesquelles David Alfaro Siqueiros, d&#233;sign&#233; comme le chef de l'attaque ... Le Parti communiste du Mexique d&#233;clare cat&#233;goriquement qu'aucun des participants &#224; la provocation n'est membre du Parti ; que tous sont des &#233;l&#233;ments incontr&#244;lables et des agents provocateurs ... &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec diff&#233;rentes variantes, cette d&#233;claration a &#233;t&#233; r&#233;p&#233;t&#233;e les jours suivants. Depuis lors, Siqueiros a &#233;t&#233; proclam&#233; non seulement &#171; &#224; moiti&#233; fou &#187;, mais aussi &#171; agent provocateur &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les d&#233;clarations de D. Serrano concernant Siqueiros et A. Pujol &#233;taient le signe de d&#233;clarations similaires de la part des autres d&#233;tenus arr&#234;t&#233;s. &#034;Serrano Andonegui a donn&#233; les premi&#232;res informations sur Alfaro Siqueiros et ensuite les deux femmes espions ont souhait&#233; amplifier leurs d&#233;clarations ...&#034; Toute la responsabilit&#233; est d&#233;sormais d&#233;charg&#233;e par les accus&#233;s sur D. Siqueiros. Mateo Martinez, un membre du parti, a d'abord admis que D. Serrano, membre du Bureau politique, &#171; est un homme capable de toute entreprise telle que l'attentat contre Trotsky &#187;. Mais visiblement sous l'influence bienfaisante de son avocat, M. Pavon Flores, membre du Comit&#233; central du parti, Mateo Martinez a soudain compris que D. Serrano n'avait rien &#224; voir avec cela, que seuls les agents-provocateurs comme Siqueiros &#233;taient capables d'un tel actes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S'&#233;tant retranch&#233;s dans cette position, les staliniens ont commenc&#233; &#224; avancer ... Le 2 ao&#251;t, D. Serrano avait d&#233;j&#224; t&#233;moign&#233;, &#224; en juger par les journaux, que j'avais donn&#233; de l'argent &#224; Siqueiros soit pour un journal ou un autre, soit pour ... auto-agression. &#187; Le but de cette nouvelle absurdit&#233; est clair : David Alfaro Siqueiros se transforme peu &#224; peu en ... trotskyste. &#171; Plus le mensonge est grossier, plus les gens le croient volontiers &#187;, lit-on dans le pr&#233;cepte d'Hitler-Staline.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une activit&#233; intense se d&#233;roule sans aucun doute dans les coulisses de l'enqu&#234;te officielle. Le GPU ne souhaite pas abandonner. Malgr&#233; le cadavre de Robert Sheldon Harte, malgr&#233; les aveux d'un certain nombre de personnes arr&#234;t&#233;es, le GPU souhaite relancer la version de l'auto-agression. Ce serait si pratique pour un certain nombre de personnes &#224; la r&#233;putation ternie ! De plus, le GPU dispose de ressources &#233;conomiques in&#233;puisables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans Moscou totalitaire, une telle machination aurait &#233;t&#233; men&#233;e sans difficult&#233;. Il en est autrement au Mexique. Ici, les agents du GPU dont D. Serrano et son avocat Pavon Flores retiennent leur z&#232;le. Ils mentent trop grossi&#232;rement. Ils se contredisent trop sans c&#233;r&#233;monie. Ils oublient aujourd'hui ce qu'ils ont fait et dit hier. Nous allons le d&#233;montrer actuellement avec des preuves compl&#232;tes. Le but de ces lignes est d'&#233;viter que le GPU n'embrouille l'opinion publique, ne serait-ce que pour quelques jours, avec son intrigue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelles &#233;taient les relations r&#233;elles entre le parti communiste et Siqueiros avant la tentative ? C'&#233;taient des relations de collaboration intime, une unit&#233; compl&#232;te de but et de m&#233;thode ; c'&#233;taient les relations d'une division amicale du travail. Sans aucun doute, Siqueiros n'a jamais rompu avec le Kremlin. Siqueiros a sans aucun doute eu des &#171; malentendus &#187; avec tel ou tel dirigeant du Parti communiste du Mexique. Ce milieu est g&#233;n&#233;ralement caract&#233;ris&#233; par des rivalit&#233;s, des intrigues et des d&#233;nonciations mutuelles. Mais Siqueiros n'a jamais rompu avec le Kremlin. Il a continu&#233; &#224; &#234;tre toujours un agent fid&#232;le de Staline. En Espagne, il a travaill&#233; avec D. Serrano sous la direction d'agents GPU sovi&#233;tiques. Il est retourn&#233; au Mexique en tant qu'agent de confiance de Moscou. Tous les groupes staliniens et semi-staliniens lui ont fait honneur. El Popular et Futuro lui ont consacr&#233; des articles pan&#233;gyriques. Comment est-il possible que Lombardo Toledano, V. Villasenor, Alejandro Carrillo n'aient m&#234;me jamais soup&#231;onn&#233; que Siqueiros &#233;tait &#171; &#224; moiti&#233; fou &#187;, &#171; agent-provocateur &#187; et m&#234;me &#171; trotskyste &#187; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En d&#233;cembre 1939, alors que le plan de la tentative &#233;tait d&#233;j&#224; en cours d'&#233;laboration dans le cercle &#233;troit des conspirateurs, le Parti communiste organisa une r&#233;union en l'honneur du soixanti&#232;me anniversaire de Staline, &#171; Le guide g&#233;nial, fiert&#233; du prol&#233;tariat mondial &#187;. Dans un compte rendu de cette r&#233;union &#224; La Voz de Mexico pour le 21 d&#233;cembre, nous lisons :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Le message transcrit ci-dessus a &#233;t&#233; approuv&#233; au milieu d'un tonnerre d'applaudissements de ceux qui ont assist&#233; &#224; la comm&#233;moration du soixanti&#232;me anniversaire de Staline dans le th&#233;&#226;tre Hidalgo ... Au pr&#233;sidium se trouvaient les camarades James Ford, Alfaro Siqueiros, Rafael Carrub, Valentin Campa, Andres Salgado et l'&#233;crivain espagnol Margarita Nelkin ... &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi le &#171; demi-fou &#187; et &#171; agent-provocateur &#187; Siqueiros, il y a longtemps &#171; expuls&#233; &#187; du parti si&#233;geait au pr&#233;sidium de la r&#233;union, aux c&#244;t&#233;s de Ford, candidat du parti stalinien &#224; la vice-pr&#233;sidence des &#201;tats-Unis, et d'autres sommit&#233;s du Komintern. David Alfaro Siqueiros (sans encore soup&#231;onner son &#171; trotskisme &#187;) signa avec un plaisir d&#233;cid&#233; le t&#233;l&#233;gramme enthousiaste &#224; Staline dont il avait peu de temps avant re&#231;u l'ordre d'organiser la tentative.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le m&#234;me num&#233;ro de La Voz de Mexico, nous trouvons dans un article :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Un cas similaire est celui du camarade David Alfaro Siqueiros, envoy&#233; ill&#233;galement au proc&#232;s par faux t&#233;moignage d'employ&#233;s de rang inf&#233;rieur de la police du district f&#233;d&#233;ral ... &#192; notre avis, toutes les organisations doivent &#233;galement &#234;tre organis&#233;es dans le cas du camarade Siqueiros.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Voz de Mexico qualifie de &#171; camarade &#187; Siqueiros le &#171; trotskyste &#187; Siqueiros et d&#233;fend jalousement un agent-provocateur contre la police mexicaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 14 janvier 1940, alors que Siqueiros avait d&#233;j&#224; initi&#233; l'organisation pratique de la tentative, La Voz de Mexico rapporta une autre r&#233;union communiste :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Ensuite Siqueiros a pris la tribune afin de d&#233;montrer le vrai caract&#232;re de la 'presse ind&#233;pendante', qui se vend au plus offrant et qui change de crit&#232;re en fonction du patron qui la paie ... Il a r&#233;veill&#233; tout le monde, le peuple et ses organisations, au danger d'une insurrection r&#233;actionnaire, affirmant que le PARTI COMMUNISTE MEXICAIN EST MOBILIS&#201; POUR LA LUTTE AFIN DE R&#201;PONDRE SOUS LA FORME QUI PEUT &#202;TRE N&#201;CESSAIRE &#224; l'agression des imp&#233;rialistes et des tra&#238;tres nationaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En tant que principal orateur d'une r&#233;union communiste, D. Siqueiros se solidarise non seulement avec le parti qui l'a &#171; exclu &#187;, mais parle avec autorit&#233; en son nom : &#171; affirmant que le Parti communiste mexicain est mobilis&#233; pour la lutte &#187;. Un tel langage ne peut &#234;tre utilis&#233; que par un chef de parti. La r&#233;daction de La Voz de Mexico se solidarise &#224; son tour totalement avec le discours combattant du &#171; camarade &#187; Siqueiros.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le num&#233;ro du 1er mai de La Voz de Mexico, nous trouvons l'article suivant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; POUR LA LIBERT&#201; D'ALFARO SIQUEIROS &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; .. Le proc&#232;s de Siqueiros est sur le point de se terminer. IL Y A DANGER QU'IL SOIT CONDAMN&#201;, en raison de l'influence corruptrice des quotidiens commerciaux. Il est donc n&#233;cessaire que la solidarit&#233; des travailleurs se manifeste dans le soutien imm&#233;diat du Comit&#233; pour la libert&#233; d&#233;finitive de Siqueiros.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il ne restait que trois semaines avant la tentative ; Siqueiros, &#224; qui la police accordait une attention ind&#233;sirable, &#233;tait urgemment requis par le GPU. Les r&#233;dacteurs en chef de La Voz de Mexico sont venus &#224; sa d&#233;fense, incapables de pr&#233;voir qu'un mois plus tard, ils proclameraient leur proche partisan un &#171; agent-provocateur &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les m&#234;mes contradictions cyniques, &#224; plus petite &#233;chelle, se retrouvent dans les relations du parti communiste avec M. Rosendo Gomez Lorenzo. Selon la presse du 19 juin : &#034;concernant Rosendo Lorenzo, il (D. Serrano) a dit qu'il savait qu'il avait &#233;t&#233; expuls&#233; du parti &#224; cause de certaines astuces frauduleuses.&#034; Cette version a &#233;galement &#233;t&#233; reprise par La Voz de Mexico o&#249; R.G. Lorenzo est caract&#233;ris&#233; comme un voleur ordinaire qui s'est appropri&#233; les fonds collect&#233;s pour le parti.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus tard, le 23 juin, croyant s&#251;rement que la participation de Lorenzo n'&#233;tait pas prouv&#233;e, et consid&#233;rant qu'il pourrait peut-&#234;tre y avoir besoin de lui, La Voz de Mexico &#233;crivit autrement :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Une &#233;gale fureur s'est manifest&#233;e contre le journaliste Rosendo Gomez Lorenzo que les journalistes sans honneur d&#233;testent avec un ressentiment mis&#233;rable &#224; cause de sa position en faveur des forces r&#233;volutionnaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'homme qui a &#233;t&#233; d&#233;clar&#233; hier voleur est d&#233;peint le lendemain comme un martyr de la cause r&#233;volutionnaire !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous avons entendu comment D. Serrano se r&#233;f&#233;rait avec m&#233;pris &#224; Pujol comme &#171; le disciple et l'adjudant personnel &#187; du demi-fou Siqueiros. Clearly D. Serrano pourrait &#234;tre compl&#232;tement different de Pujol. N&#233;anmoins, El Popular du 4 janvier 1939 imprima un t&#233;l&#233;gramme de Barcelone dat&#233; du 2 du m&#234;me mois et envoy&#233; &#224; la CTM qui disait :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Rapatriement le plus proche des v&#233;t&#233;rans mexicains, nous vous souhaitons une nouvelle ann&#233;e prosp&#232;re dans la lutte r&#233;volutionnaire unie contre la r&#233;action et le fascisme. Pour le Comit&#233; : Pujol, Secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral ; Talavera, secr&#233;taire de l'Agitation et de la Propagande ; Justo, secr&#233;taire de l'organisation. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Justo n'est autre que David Serrano. Ce t&#233;l&#233;gramme ne t&#233;moigne incontestablement que de l'&#233;troite collaboration existante entre D. Serrano et Pujol, et par cons&#233;quent avec Siqueiros lui-m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le GPU ne pourrait-il pas demander demain &#224; Siqueiros sous la menace de la mort, qu'il avoue avoir &#233;t&#233; secr&#232;tement un &#171; trotskyste &#187; ? Siqueiros ne peut-il pas d&#233;clarer que Robert Sheldon Harte a &#233;t&#233; tu&#233; lors de &#171; l'auto-agression &#187; ? D. Serrano ne peut-il pas lui-m&#234;me avouer qu'il n'&#233;tait qu'un des agents de Dies pour avoir organis&#233; des meurtres politiques ? El Popular ne pr&#233;pare-t-il pas d&#233;j&#224; un &#233;ditorial sur ce sujet ? On peut pr&#233;voir &#224; l'avance le style de l'indignation patriotique ! Laissez-les essayer ! Moscou a depuis longtemps cr&#233;&#233; des mod&#232;les classiques pour de telles transactions. Nous attendons calmement la nouvelle intrigue. Nous n'avons rien &#224; inventer. Nous ne contribuerons qu'&#224; &#233;lucider la logique des faits. Contre cette logique, les falsificateurs se briseront le cr&#226;ne !&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Pourquoi les staliniens d&#233;savouent-ils leur propre travail ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Lorsque la version absurde de &#171; l'auto-agression &#187; a subi un fiasco mis&#233;rable et que la culpabilit&#233; des agents du Kremlin est devenue &#233;vidente pour le monde, les amis, les inspirateurs et les protecteurs de Siqueiros ont tent&#233; de se dissocier de la tentative au motif de &#171; caract&#232;re de principe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Voz de Mexico du 1er juin &#233;crivait :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;L'Internationale communiste, l'internationale de L&#233;nine et de Staline, et avec elle les partis du monde entier n'ont jamais proclam&#233; ni pratiqu&#233; la lutte terroriste individuelle, mais la violence organis&#233;e des masses ...&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Voz de Mexico, le 16 juin, r&#233;p&#232;te :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Le Parti communiste a d&#233;clar&#233; mille fois que son programme n'accepte ni ne proclame le terrorisme individuel, mais l'action ouverte des masses pour d&#233;fendre leurs int&#233;r&#234;ts. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et le 30 juin :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Comment pourrait-il alors &#234;tre possible que le Parti communiste, niant ses propres principes, agissant contre ses propres int&#233;r&#234;ts, puisse participer &#224; un acte terroriste, totalement &#233;tranger &#224; nos tactiques et m&#233;thodes de lutte ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La m&#234;me chose est r&#233;p&#233;t&#233;e par les accus&#233;s D. Serrano, Mateo Martinez et leurs avocats. Tous parlent exclusivement de &#171; principes &#187; incorporels qui interdisent la terreur individuelle. Aucun d'entre eux ne parle un seul mot des faits. Personne ne mentionne le GPU. N'ont-ils pas vraiment entendu parler de l'existence de cette institution ? Ignorent-ils vraiment que le GPU s'occupe syst&#233;matiquement de meurtres non seulement sur les territoires de l'URSS mais dans tous les pays civilis&#233;s du monde ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il ne s'agit pas du tout de savoir si les soi-disant &#171; principes &#187; du Parti communiste sont bons ou mauvais. Il s'agit des activit&#233;s dans lesquelles le Parti communiste s'engage et des relations r&#233;elles entre le Comit&#233; central du Parti communiste et le GPU.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le GPU n'est pas simplement la police secr&#232;te de l'URSS, mais quelque chose de bien plus important. Le GPU est l'instrument du r&#233;gime totalitaire de la clique stalinienne sur l'URSS et le Komintern. L'une des t&#226;ches les plus importantes et les plus incessantes du GPU est la destruction physique des opposants les plus r&#233;solus et les plus dangereux de la dictature de Staline. En URSS, cette destruction est semi-camoufl&#233;e par des formalit&#233;s l&#233;gales. En dehors de l'URSS, elle est men&#233;e &#224; travers des complots, des tentatives et des meurtres par embuscade.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En tant qu'organisations, le GPU et le Komintern ne sont pas identiques mais ils sont indissolubles. Ils sont subordonn&#233;s les uns aux autres, et d'ailleurs ce n'est pas le Komintern qui donne des ordres au GPU mais au contraire c'est le GPU qui domine compl&#232;tement le Komintern. Cette domination trouve son expression dans les changements brusques des comit&#233;s centraux de toutes les sections, comme Moscou le veut ; dans les purges qui sont effectu&#233;es par des mains myst&#233;rieuses, derri&#232;re le dos du parti. Les membres du Comit&#233; central qui sont des agents du GPU veillent &#224; ce que le comportement du parti ne soit en aucun cas contraire aux int&#233;r&#234;ts du GPU. Comme il n'y a m&#234;me pas un semblant de libre discussion ou de d&#233;cision d&#233;mocratique dans le parti, les agents du GPU, par l'interm&#233;diaire du Comit&#233; central, peuvent contraindre tout membre du parti, sous peine d'an&#233;antissement moral et parfois physique, &#224; ex&#233;cuter les d&#233;cisions du GPU. Sans comprendre ces m&#233;canismes, il est impossible de percevoir les v&#233;ritables motifs derri&#232;re la conduite de La Voz de Mexico, des accus&#233;s et de leurs partisans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En juin 1937, M. Hernan Laborde, sur ordre de Moscou, soumit la politique du Comit&#233; central, y compris le sien, &#224; une &#171; autocritique &#187;. Voici une de ses confessions :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Nous avons exig&#233; que l'accord qui a permis l'&#233;tablissement de Trotsky au Mexique soit r&#233;voqu&#233; et nous avons menac&#233; d'ACTION DE MASSE que nous ne pouvions pas d&#233;cha&#238;ner parce que nous n'avions pas la force n&#233;cessaire ... &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
(Hernan Laborde, L'unit&#233; &#224; tout prix, 1937.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette citation est d'une grande importance. Naturellement, Moscou aurait pr&#233;f&#233;r&#233; que je sois chass&#233; par la pression des masses. Mais les masses n'&#233;taient pas l&#224; et le parti n'est tomb&#233; que dans une situation ridicule. Moscou avait esp&#233;r&#233; que Lombardo Toledano r&#233;ussirait mieux &#224; mobiliser les travailleurs sous le slogan d'expulser Trotsky du Mexique. Mais malgr&#233; tous les efforts de Toledano, les travailleurs ont obstin&#233;ment refus&#233; de r&#233;pondre &#224; cette agitation - les travailleurs n'aiment pas assumer le r&#244;le de pers&#233;cuteurs. Pendant ce temps, avec le d&#233;but de la guerre, Moscou ressentit avec une acuit&#233; particuli&#232;re le besoin de faire taire ma voix. De jour en jour, Moscou devenait de plus en plus impatiente et pressait son agence au Mexique. L'histoire nous enseigne que lorsque les organisations aventureuses manquent de forces politiques suffisantes pour r&#233;soudre une t&#226;che, l'id&#233;e d'actes terroristes surgit d'elle-m&#234;me. Le pistolet, la mitrailleuse ou la dynamite doivent remplacer la force inad&#233;quate des masses. C'est la formule classique du terrorisme individuel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La renonciation au terrorisme par La Voz de Mexico n'est qu'une expression rituelle pour &#233;chapper &#224; la responsabilit&#233;. Le caract&#232;re frauduleux de la renonciation est mieux prouv&#233; par la conduite de D. Siqueiros lui-m&#234;me. Le 5 mars 1939, s'exprimant comme l'un des orateurs staliniens lors d'une r&#233;union d'enseignants mexicains, Siqueiros a pr&#234;ch&#233; la n&#233;cessit&#233; de mener une lutte contre les &#171; tra&#238;tres &#187;, disant : &#171; ... et il est n&#233;cessaire qu'ils sachent que nous sommes va les combattre, non par une action directe, mais par l'unification des masses. (El Popular, 6 mars 1939, p.1, col.2)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;iqueiros a adopt&#233; ici la m&#234;me formule que La Voz de Mexico, El Popular et Futuro, ont &#233;t&#233; oblig&#233;s de r&#233;p&#233;ter plus tard pour se d&#233;tacher de Siqueiros. En vain ! Siqueiros a compl&#232;tement discr&#233;dit&#233; cette formule salvifique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est impossible de ne pas souligner la grande diff&#233;rence entre l'utilisation de la terreur par les partis r&#233;volutionnaires et par les gangs du GPU. La Russie &#233;tait le pays classique de la terreur individuelle. Le parti r&#233;volutionnaire assumait ouvertement la responsabilit&#233; de chaque acte sanguinaire qu'il commettait. Les terroristes polonais et irlandais se sont comport&#233;s de la m&#234;me mani&#232;re dans leur lutte pour l'ind&#233;pendance nationale. Il en est tout autrement des staliniens. Apr&#232;s avoir commis un meurtre programm&#233;, ils non seulement renient leur propre travail, mais cherchent &#224; imposer leur propre crime &#224; leur adversaire politique. Ils n'agissent pas dans l'int&#233;r&#234;t du peuple mais dans l'int&#233;r&#234;t d'un gang totalitaire. Ils sont oblig&#233;s de tromper le peuple. Cette duplicit&#233; l&#226;che investit la terreur du GPU d'un caract&#232;re malhonn&#234;te et r&#233;pugnant.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Quelle est l'essence de mon accusation ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le 2 juillet, j'ai r&#233;affirm&#233; au tribunal mon affirmation selon laquelle La Voz de Mexico, El Popular et Futuro, sont des outils du GPU et b&#233;n&#233;ficient de son aide &#233;conomique. Suite &#224; El Popular et Futuro, La Voz de Mexico a jug&#233; n&#233;cessaire de me poursuivre devant les tribunaux pour &#171; diffamation &#187;. Pas prudent ! Le Komintern est un outil du Kremlin aussi ob&#233;issant que le GPU. Comment La Voz de Mexico peut-elle rester un journal du Komintern et en m&#234;me temps consid&#233;rer comme &#171; diffamation &#187; toute r&#233;f&#233;rence &#224; son lien avec le Kremlin ? De toute &#233;vidence, La Voz de Mexico n'a introduit sa plainte que pour r&#233;duire &#224; l'absurdit&#233; les plaintes d'El Popular et Futuro. L'assistance mat&#233;rielle de Moscou aux mouvements r&#233;volutionnaires d'autres pays commen&#231;a d&#232;s l'heure o&#249; les bolcheviks prirent le pouvoir. Le 26 d&#233;cembre 1917, le Conseil des commissaires du peuple a publi&#233; le d&#233;cret suivant :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;UN CR&#201;DIT POUR L'APPUI &#192; LA R&#201;VOLUTION MONDIALE&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Prenant en consid&#233;ration le fait que le pouvoir sovi&#233;tique se fonde sur des principes de solidarit&#233; internationale du prol&#233;tariat et sur la fraternit&#233; des travailleurs de tous les pays ; que la lutte contre la guerre et l'imp&#233;rialisme ne peut conduire &#224; la victoire compl&#232;te que si elle est men&#233;e &#224; l'&#233;chelle internationale, le Conseil des commissaires du peuple estime n&#233;cessaire d'offrir une assistance par tous les moyens possibles, y compris l'argent, &#224; l'aile internationale gauche du mouvement ouvrier de tous. que ces pays soient en guerre ou en alliance avec la Russie ou neutres. Pour cette raison, le Conseil des commissaires du peuple d&#233;cide d'accorder deux millions de roubles pour les besoins du mouvement r&#233;volutionnaire international et de le mettre &#224; la disposition des repr&#233;sentants &#233;trangers du Commissariat aux affaires &#233;trang&#232;res.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;V. OULIANOV (L&#233;nine)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pr&#233;sident du Conseil des commissaires du peuple&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L. TROTSKY&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Commissaire du peuple aux affaires &#233;trang&#232;res&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui encore, je ne suis pas enclin &#224; retirer ma signature de ce d&#233;cret. Il s'agit d'aider ouvertement les mouvements r&#233;volutionnaires d'autres pays sous le contr&#244;le des organisations ouvri&#232;res. Les parties b&#233;n&#233;ficiaires de l'aide jouissaient d'une totale libert&#233; de critique du gouvernement sovi&#233;tique. Aux Congr&#232;s de l'Internationale communiste, une lutte id&#233;ologique passionn&#233;e avait toujours lieu, et &#224; plus d'une occasion L&#233;nine et moi sommes rest&#233;s minoritaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sous le r&#233;gime de Staline, la question de l'aide financi&#232;re aux organisations &#233;trang&#232;res a subi une d&#233;g&#233;n&#233;rescence compl&#232;te. &#171; Le gouvernement ouvrier et paysan &#187; contr&#244;l&#233; par le parti et responsable devant les Sovi&#233;tiques s'est transform&#233; en une dictature personnelle bas&#233;e sur l'appareil totalitaire de fonctionnaires impersonnels. La solidarit&#233; internationale s'est transform&#233;e en une soumission d&#233;gradante au Kremlin. L'aide financi&#232;re est devenue une forme de corruption. Pas un seul r&#233;volutionnaire n'aurait os&#233; appeler &#171; calomnie &#187; une r&#233;f&#233;rence &#224; l'aide du Kremlin &#224; l'&#233;poque o&#249; le Komintern &#233;tait une organisation r&#233;volutionnaire ! Cette &#171; aide &#187; est ressentie aujourd'hui m&#234;me par les agents de Moscou comme une d&#233;pendance honteuse et d&#233;gradante &#224; ne pas reconna&#238;tre ouvertement. En intentant contre moi une action pour &#171; diffamation &#187;, les agents mexicains du Kremlin ne font que corroborer mon appr&#233;ciation du Kremlin actuel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je ne reproche pas &#224; La Voz de Mexico et aux autres publications d'obtenir de l'argent de leurs co-penseurs &#224; l'&#233;tranger. Il n'y a rien de r&#233;pr&#233;hensible &#224; cela. Je les ai accus&#233;s et je les accuse de cela, que leurs co-penseurs en URSS ne sont pas les ouvriers et les paysans mais les oppresseurs et les bourreaux des ouvriers et des paysans. Je les accuse de remplir les missions honteuses et criminelles du GPU ; de servir les objectifs r&#233;actionnaires de l'oligarchie parasite ; d'&#234;tre oblig&#233; de cacher leur lien avec le GPU et leur d&#233;pendance &#233;conomique &#224; ce dernier. Cette grave accusation, je la maintiens enti&#232;rement !&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le budget du Komintern et l'aide &#233;conomique aux sections &#233;trang&#232;res&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'intervention du GPU dans les affaires du Komintern, le syst&#232;me de pots-de-vin et de corruption des dirigeants du mouvement ouvrier dans les pays &#233;trangers commen&#231;a &#224; se d&#233;velopper syst&#233;matiquement au d&#233;but de 1926 lorsque Staline se pla&#231;a d&#233;finitivement &#224; la t&#234;te du Komintern. Dans le m&#234;me temps, la lutte irr&#233;conciliable de l'opposition (les &#171; trotskystes &#187;) a commenc&#233; contre l'arbitraire et la corruption du Komintern et de sa p&#233;riph&#233;rie. Ainsi, par exemple, l'opposition a r&#233;v&#233;l&#233; que Purcell, le leader bien connu des syndicats britanniques, recevait en &#233;change de son &#171; amiti&#233; &#187; avec l'Union sovi&#233;tique, c'est-&#224;-dire le Kremlin, un salaire secret de vingt-cinq livres par mois. . Toutes sortes d'avantages mat&#233;riels &#233;taient &#233;galement appr&#233;ci&#233;s par d'autres dirigeants &#233;minents des m&#234;mes syndicats. Leurs femmes ont re&#231;u des cadeaux &#171; inoffensifs &#187; d'or et de platine. Inutile de dire que tous ces messieurs et dames, qui n'appartenaient pas formellement au Komintern, consid&#233;raient les trotskystes comme des &#171; tra&#238;tres &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Craignant les r&#233;v&#233;lations de l'opposition, Staline s'est vu contraint de commencer &#224; publier quelque chose qui ressemblait &#224; un &#233;tat financier du Komintern. Je joins &#224; cette d&#233;claration les &#233;tats financiers pour trois ans, 1929, 1930 et 1931. Il faut dire tout de suite que ces d&#233;clarations, pr&#233;par&#233;es dans les laboratoires du GPU, sont compl&#232;tement fausses. L'ensemble du budget est r&#233;duit plusieurs fois. Les d&#233;penses secr&#232;tes ne sont pas du tout mentionn&#233;es. La source des fonds est camoufl&#233;e. Les sommes r&#233;duites indiqu&#233;es dans ces d&#233;clarations : 675 000 dollars, 956 000 dollars et 1 128 000 dollars pour les trois ann&#233;es susmentionn&#233;es provenaient presque enti&#232;rement des fonds secrets de Staline.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; toutes ces dissimulations et distorsions, ou plut&#244;t gr&#226;ce &#224; elles, l'un des postes parmi les d&#233;penses prend un caract&#232;re particuli&#232;rement convaincant. Dans le budget de chaque ann&#233;e, nous trouvons un poste sp&#233;cial : la subvention aux publications du parti, s'&#233;levant respectivement &#224; 435 000 dollars, 641 000 dollars et 756 000 dollars, reconnue ainsi par l'&#233;tat financier fortement r&#233;duit et faux. Au cours des trois ann&#233;es cit&#233;es, les subventions aux publications des sections du Komintern sont pass&#233;es d'un demi-million &#224; trois quarts de million de dollars. La d&#233;claration ne juge donc ni n&#233;cessaire ni possible de cacher un fait aussi universellement connu que l'assistance mon&#233;taire de Moscou aux sections &#233;trang&#232;res et &#224; leurs journaux. De toute &#233;vidence, il n'est m&#234;me jamais entr&#233; dans l'esprit des comptables extr&#234;mement prudents du GPU que La Voz de Mexico proclamerait comme une &#171; vieille calomnie &#187; une r&#233;f&#233;rence &#224; l'aide mon&#233;taire de Moscou. Les &#233;tats financiers ne couvrent naturellement que la presse officielle du Komintern, comme La Voz de Mexico ; l'aide directe ou indirecte aux p&#233;riodiques qui n'adh&#232;rent pas formellement au Komintern mais remplissant des missions tr&#232;s importantes et d&#233;licates du GPU, comme El Popular et Futuro, est compl&#232;tement laiss&#233;e de c&#244;t&#233;. Nous en parlerons s&#233;par&#233;ment.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut naturellement se demander pourquoi j'utilise les &#233;tats financiers du Komintern uniquement pour les ann&#233;es 1929, 1930 et 1931. La r&#233;ponse est simple : apr&#232;s la r&#233;pression des &#171; trotskystes &#187;, la publication des d&#233;clarations a &#233;t&#233; suspendue. Leur fausset&#233; suscitait des soup&#231;ons de tous c&#244;t&#233;s et ne satisfaisait personne. En m&#234;me temps, des postes de d&#233;penses tels que les subventions aux sections et les publications du Komintern ont cr&#233;&#233; des difficult&#233;s pour certaines de ces sections. Le fait que le Komintern ne publie plus son budget t&#233;moigne &#224; lui seul qu'il est contraint de cacher compl&#232;tement ses op&#233;rations financi&#232;res.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais cela ne veut en aucun cas dire que les subventions aux sections et aux &#171; amis &#187; ont cess&#233;. Au contraire, ces subventions ont augment&#233; d'ann&#233;e en ann&#233;e. Ils doivent s'&#233;lever maintenant &#224; des dizaines de millions de dollars, et de plus la plus grande partie de ce montant est sans aucun doute consacr&#233;e &#224; des publications et des &#171; amis &#187; qui n'appartiennent pas formellement au Komintern.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le lien indissoluble entre le Komintern et le GPU&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Dans une lettre adress&#233;e &#224; Albert Goldman, mon avocat &#224; New York, B. Gitlow, l'un des fondateurs du Parti communiste aux &#201;tats-Unis, membre de son Comit&#233; central depuis vingt ans, membre de l'ECCI et du Pr&#233;sidium du Komintern, caract&#233;rise comme suit les relations entre le Komintern et le GPU :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Crompond, &#201;tat de New York&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;25 juillet 1940&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M. Albert Goldman&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;116 Place de l'Universit&#233;&lt;br class='autobr' /&gt;
New York, N.Y.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cher M. Goldman,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand j'&#233;tais membre du Pr&#233;sidium et du Comit&#233; Ex&#233;cutif de l'Internationale Communiste, j'ai aid&#233; &#224; diriger les affaires de l'Internationale Communiste et j'&#233;tais intimement familiaris&#233; avec la mani&#232;re dont l'organisation fonctionnait en tant qu'agence du GPU.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chaque repr&#233;sentant de l'Internationale communiste envoy&#233; de Russie vers des pays &#233;trangers portait toujours des instructions GPU sp&#233;ciales et, sinon directement un agent du GPU, travaillait sous la direction d'un agent GPU.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le d&#233;partement sp&#233;cial de l'Internationale communiste &#224; Moscou, qui s'occupait des passeports, des visas et des subventions financi&#232;res aux partis communistes et aux journaux communistes en dehors de la Russie, &#233;tait en charge du GPU et son directeur &#233;tait un employ&#233; directement responsable de cette organisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il &#233;tait de notori&#233;t&#233; publique pour moi que les affaires financi&#232;res de l'Internationale communiste &#233;taient entre les mains du GPU.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Votre sinc&#232;rement,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;BENJAMIN GITLOW&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la mesure o&#249; M. Gitlow se trouvait dans une ville o&#249; il n'y avait pas de notaire, l'authenticit&#233; de sa lettre destin&#233;e au tribunal mexicain &#233;tait attest&#233;e par un affidavit sp&#233;cial de MA Goldman.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;claration sous serment&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Albert Goldman, d&#251;ment pr&#234;t&#233; sous serment, d&#233;pose et dit :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1. Qu'il r&#233;side dans la ville de New York, &#201;tat de New York, &#201;tats-Unis d'Am&#233;rique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2. Qu'il a re&#231;u une lettre de Benjamin Gitlow dat&#233;e du 25 juillet 1940, traitant des relations de l'Internationale communiste avec le GPU.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3. Qu'il conna&#238;t l'&#233;criture de Benjamin Gitlow et sait de sa propre connaissance que cette lettre est de l'&#233;criture de Benjamin Gitlow.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;ALBERT GOLDMAN&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sign&#233; et pr&#234;t&#233; serment devant moi,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;ce 29 jour de juillet 1940, A.D.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;IL. MINNICK, notaire public&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans son livre &#171; J'avoue &#187;, B. Gitlow fait des d&#233;clarations exceptionnellement importantes et exactes concernant la d&#233;pendance du parti communiste vis-&#224;-vis du GPU.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Mais le Parti &#233;tait &#233;galement li&#233; au gouvernement sovi&#233;tique par des liens plus solides. Le plus important d'entre eux &#233;tait le GPU. Directement &#224; la demande du GPU, le Parti lui a fourni des membres du Parti qui pourraient &#234;tre ajout&#233;s &#224; son personnel d'espionnage. Ces membres du Parti sont devenus des agents du GPU &#224; part enti&#232;re, employ&#233;s et pay&#233;s par le gouvernement sovi&#233;tique. Ces agents &#233;taient le lien entre le Parti et le GPU. Des contacts ont &#233;t&#233; pris pour eux par le Secr&#233;tariat du Parti, qui leur a conseill&#233; de temps &#224; autre comment proc&#233;der. Un membre du Parti devenu agent GPU a abandonn&#233; ses activit&#233;s au moment de sa s&#233;lection. Il est devenu soumis &#224; la discipline s&#233;v&#232;re que le GPU impose &#224; ses agents. Seuls tr&#232;s peu de dirigeants du Parti savaient quand un membre du Parti devenait un agent du GPU et ils ont gard&#233; cette information strictement confidentielle. Chaque fois que le Parti &#233;tait sollicit&#233; par le GPU pour aider, il &#233;tait pay&#233; pour toutes les d&#233;penses engag&#233;es bien au-del&#224; de ce qui avait &#233;t&#233; r&#233;ellement d&#233;pens&#233;, l'exc&#233;dent allant au tr&#233;sor du Parti. Mais nous, les dirigeants du Parti, qui ch&#233;rissions &#233;norm&#233;ment chaque occasion d'&#234;tre au service du GPU, de l'aider dans son travail et d'&#234;tre en sa confiance, savions que le GPU nous surveillait aussi de pr&#232;s. C'&#233;tait un secret de polichinelle parmi nous, les dirigeants du Parti, que le GPU fournissait &#224; Moscou un dossier complet de tous les dirigeants du Parti communiste am&#233;ricain ainsi que des rapports sur les activit&#233;s du Parti dans son ensemble ... Cependant, nous tous savait que le gouvernement sovi&#233;tique ne consid&#233;rait pas notre Parti comme une simple section de l'Internationale communiste, que dominaient les dirigeants du gouvernement sovi&#233;tique, mais qu'ils consid&#233;raient le Parti communiste am&#233;ricain comme l'une de ses agences.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; ... Le gouvernement sovi&#233;tique a utilis&#233; des membres du Parti communiste am&#233;ricain dans une r&#233;gion lointaine qui comprenait la Chine, le Japon, l'Allemagne, le Mexique et les pays d'Am&#233;rique centrale et du Sud ... &#187; (J'avoue par Benjamin Gitlow, p. 302, 303.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Mexique, comme nous l'observons, ne constitue pas une exception. Le d&#233;ni des liens avec le Kremlin n'est pas une invention de La Voz de Mexico. Gitlow &#233;crit sur ce point :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; ... le Parti communiste am&#233;ricain a toujours soutenu qu'il n'avait aucun lien avec le gouvernement sovi&#233;tique, mais le fait est que le Parti communiste am&#233;ricain est dans la m&#234;me relation avec le gouvernement sovi&#233;tique que les agents r&#233;mun&#233;r&#233;s de l'Allemagne nazie. aux &#201;tats-Unis sont au gouvernement du Troisi&#232;me Reich. (J'avoue par Benjamin Gitlow, p. 300 et 301.)&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le t&#233;moignage de Mottoras et Krivitsky&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Des donn&#233;es tr&#232;s importantes bien que loin d'&#234;tre compl&#232;tes concernant la dictature financi&#232;re du Kremlin sur les sections du Komintern sont fournies par Enrique Mattoras, ancien secr&#233;taire du Comit&#233; central de la jeunesse communiste d'Espagne et membre du Comit&#233; central du Parti communiste espagnol , dans son livre documentaire publi&#233; &#224; Madrid en 1935 :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; L'Internationale soutient &#233;conomiquement le mouvement communiste avec des r&#233;partitions plus ou moins &#233;lev&#233;es, mais d'ordinaire un montant fixe est &#233;tabli pour chaque pays, sans l'emp&#234;cher dans des circonstances anormales d'envoyer des sommes plus importantes. Ce soutien n'existe pas seulement pour l'organisation proprement dite le parti, mais s'&#233;tend &#224; d'autres secteurs du mouvement communiste sous diff&#233;rentes formes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Environ ce qui est re&#231;u mensuellement en Espagne sous toutes ses formes est le suivant :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; (In Pesetas)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The Communist International for the party&lt;br class='autobr' /&gt; 12,000&lt;br class='autobr' /&gt;
The International of Red Trade Unions for the Communist Trade Union movement&lt;br class='autobr' /&gt; 10,000&lt;br class='autobr' /&gt;
The International Communist Youth for the Youth organizations&lt;br class='autobr' /&gt; 5,000&lt;br class='autobr' /&gt;
The International Red Aid for the Spanish Section&lt;br class='autobr' /&gt; 5,000&lt;br class='autobr' /&gt;
The International Workers Aid for the Spanish Section&lt;br class='autobr' /&gt; 2,000&lt;br class='autobr' /&gt;
The International Red Sports for the Cultural Workers Sports Federation&lt;br class='autobr' /&gt; 1,000&lt;br class='autobr' /&gt;
The Press Section of the Communist International for the journal of the party&lt;br class='autobr' /&gt; 10,000&lt;br class='autobr' /&gt;
Total&lt;br class='autobr' /&gt; 45,000&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Ce montant est en dehors des cr&#233;dits pour l'entretien des d&#233;l&#233;gu&#233;s et n'est envoy&#233; que dans le but d'augmenter l'activit&#233; du parti et de ses diff&#233;rentes organisations. Il est &#224; noter que tous les membres du &#171; Bureau politique &#187; du parti et des organisations de jeunesse sont pay&#233;s mensuellement avec un montant de 400 pesetas &#224; titre de salaire ; en outre, ils b&#233;n&#233;ficient de dix pesetas par jour pour les frais de voyage qu'ils effectuent en dehors de la ville o&#249; ils vivent et, par cons&#233;quent, tous les frais de d&#233;placement sont &#233;galement pris en charge.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Diverses m&#233;thodes sont employ&#233;es pour amener cet argent en Espagne. Parfois des individus le portent, ou des femmes sp&#233;cialis&#233;es dans ce travail. Parfois, il est re&#231;u par la m&#233;diation des maisons d'&#233;dition li&#233;es au parti. On suppose donc que depuis plus de deux ans les &#233;diteurs Cenit re&#231;oivent cet argent. Bref, l'Internationale parvient par tous les moyens &#224; avoir dans chaque pays un &#233;quipage d'hommes r&#233;mun&#233;r&#233;s &#224; son service complet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Le communisme en Espagne, son orientation, son organisation, ses proc&#233;dures, par Enrique Matorras, ancien secr&#233;taire du Comit&#233; central de la jeunesse communiste d'Espagne. Madrid, 1935k Droits exclusifs, Ediciones &#171; Pax &#187;, Plaza de Santo Domingo 13, Apartado 8001 Madrid, p. 13 et 15).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les sommes mentionn&#233;es ici sont relativement modestes. Mais n'oublions pas que le livre de Mattoras est apparu en 1935, c'est-&#224;-dire avant le d&#233;clenchement de la guerre civile lorsque l'intervention du GPU dans les affaires espagnoles a pris un caract&#232;re d&#233;cisif. Le t&#233;moignage de F. Matorras prouve en tout cas que les subventions aux sections n'ont pas cess&#233; avec la suspension de la publication des &#233;tats financiers du Komintern.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la citation cit&#233;e, il est fait r&#233;f&#233;rence &#224; l'assistance de l'Internationale communiste et non du GPU. Mais il s'agit ici simplement d'une question de camouflage terminologique. Le GPU n'a pas de tr&#233;sorerie propre. Pour des raisons purement pratiques, le Kremlin appose sur les fonds transmis le cachet du Komintern, ou International Red Aid, ou Society for International Cultural Relations, ou &#171; Amis de l'Union sovi&#233;tique &#187;, Sports International, etc. etc. Au dos de ces timbres cache le seul et m&#234;me Staline dont l'appareil de maintien des contacts &#224; l'&#233;tranger est le GPU qui a toutes les raisons de rester incognito.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En ce qui concerne la d&#233;pendance financi&#232;re des sections du Komintern vis-&#224;-vis du Kremlin, nous avons le t&#233;moignage exhaustif du g&#233;n&#233;ral Krivitsky qui fut jusqu'en 1938 le chef de l'espionnage sovi&#233;tique pour toute l'Europe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Le c&#339;ur du Komintern est la section de liaison internationale peu connue et jamais m&#233;diatis&#233;e, connue sous ses initiales russes comme OMS (Otdyel Mezhdunarodnoi Svyazi) ... En tant que chef de l'OMS, il (Piatnitsky) est devenu, en fait, le minist&#232;re des Finances. Ministre et directeur du personnel du Komintern.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Nous avons cr&#233;&#233; un r&#233;seau mondial d'agents stationn&#233;s en permanence sous sa responsabilit&#233;, pour agir comme agents de liaison entre Moscou et les partis communistes nominalement autonomes d'Europe, d'Asie, d'Am&#233;rique latine et des &#201;tats-Unis. En tant qu'agents r&#233;sidents du Komintern, ces repr&#233;sentants de l'OMS d&#233;tiennent le fouet sur les dirigeants du Parti communiste dans le pays dans lequel ils sont en poste. Ni la base, ni m&#234;me la majorit&#233; des dirigeants des partis communistes, ne connaissent l'identit&#233; du repr&#233;sentant de l'EMS, qui est responsable devant Moscou et qui ne participe pas directement aux discussions du parti.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Ces derni&#232;res ann&#233;es, le GPU a progressivement repris de nombreuses fonctions de l'OMS, en particulier la traque et le signalement &#224; Moscou des cas d'h&#233;r&#233;sie contre Staline.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Le travail le plus d&#233;licat confi&#233; aux agents r&#233;sidents de l'OMS est la distribution d'argent pour financer les partis communistes, leur co&#251;teuse propagande et leurs faux fronts - comme par exemple la Ligue pour la paix et la d&#233;mocratie, la d&#233;fense internationale du travail, la L'Aide internationale des travailleurs, les Amis de l'Union sovi&#233;tique et une foule d'organisations apparemment non partisanes, qui sont devenues des rouages particuli&#232;rement importants lorsque Moscou s'est lanc&#233; sur le front populaire ...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &#192; aucun moment, un seul parti communiste au monde n'a r&#233;ussi &#224; couvrir plus d'un tr&#232;s petit pourcentage de ses d&#233;penses. L'estimation de Moscou est qu'elle doit supporter en moyenne de quatre-vingt-dix &#224; quatre-vingt-quinze pour cent des d&#233;penses des partis communistes &#233;trangers. Cet argent est pay&#233; par le Tr&#233;sor sovi&#233;tique par l'interm&#233;diaire de l'OMS selon des sommes d&#233;cid&#233;es par le Bureau politique de Staline.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; L'agent r&#233;sident de l'EMS est le juge, en premier lieu, de la sagesse de toute nouvelle d&#233;pense qu'un parti communiste souhaite faire. Aux &#201;tats-Unis, par exemple, si le Bureau politique du Parti communiste am&#233;ricain envisage la publication d'un nouveau journal, l'agent OMS est consult&#233;. Il consid&#232;re la suggestion, et si elle m&#233;rite l'attention, il communique avec le si&#232;ge de l'EMS &#224; Moscou ...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; L'une des m&#233;thodes pr&#233;f&#233;r&#233;es pour transmettre de l'argent et des instructions de Moscou &#224; un pays &#233;tranger &#224; l'usage du Parti communiste local consiste &#224; utiliser les valises diplomatiques, qui sont &#224; l'abri de toute recherche ... De Moscou ... dans des colis portant le sceau de le gouvernement sovi&#233;tique, (arrive) des rouleaux de billets de banque accompagn&#233;s d'instructions scell&#233;es pour leur distribution. Il (le repr&#233;sentant du GPU) remet personnellement le rouleau de factures au chef communiste, avec lequel il entretient des contacts directs. Par imprudence, des billets de banque am&#233;ricains, britanniques et fran&#231;ais ont &#233;t&#233; envoy&#233;s &#224; plusieurs reprises &#224; l'&#233;tranger pour &#234;tre utilis&#233;s par le Komintern, portant le cachet r&#233;v&#233;lateur de la banque d'&#201;tat sovi&#233;tique. (Dans les services secrets de Staline par W.G. Krivitsky, p. 51 &#224; 54)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Krivitsky &#233;tablit ainsi que les sections du Komintern sont dans une d&#233;pendance financi&#232;re absolue de Moscou et que l'organe direct de contr&#244;le financier sur le Komintern est le GPU.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les passages cit&#233;s du livre de Krivitsky ont le poids d'un t&#233;moignage juridique puisque Krivitsky a donn&#233; les m&#234;mes informations sous serment devant le comit&#233; d'enqu&#234;te de la Chambre des repr&#233;sentants des &#201;tats-Unis et est pr&#234;t &#224; r&#233;pondre aux questions qui lui sont pos&#233;es par le tribunal mexicain.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Preuve suppl&#233;mentaire de B. Gitlow&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Pour ce qui est de prouver la d&#233;pendance financi&#232;re des partis communistes &#224; Moscou, la seule difficult&#233; r&#233;side dans l'abondance des preuves et des documents disponibles. Je suis oblig&#233; ici de r&#233;duire les devis au minimum.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Benjamin Gitlow, qui a jou&#233; pendant vingt ans un r&#244;le de premier plan dans le mouvement communiste aux &#201;tats-Unis, a publi&#233; un livre contenant des preuves incontestables de la d&#233;pendance financi&#232;re totale des sections du Komintern &#224; Moscou. B. Gitlow a rompu avec le Komintern, sinon il n'aurait pas fait conna&#238;tre ses r&#233;v&#233;lations. Les tendances politiques actuelles de Gitlow ne m'int&#233;ressent pas. Qu'il suffise que le c&#244;t&#233; factuel de son livre repose sur des faits incontestables :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; ... Le Daily Worker, loin de payer sa place, perd constamment de l'argent ; le Komintern avait vers&#233; &#224; plusieurs reprises la somme initiale de trente-cinq mille dollars qu'il avait investie pour d&#233;marrer le journal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Nous esp&#233;rions qu'avec le transfert de son si&#232;ge &#224; New York, le DAILY WORKER commencerait &#224; g&#233;n&#233;rer de meilleurs retours sur investissement sous la forme d'une diffusion accrue. Le co&#251;t total du b&#226;timent, des r&#233;parations g&#233;n&#233;rales, de la nouvelle imprimerie et des accessoires d&#233;passait largement les trois cent mille dollars ... &#187; (J'avoue de Benjamin Gitlow, p.307.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Le Parti s'est aujourd'hui diversifi&#233; dans tant de nouveaux domaines, son importance pour la politique &#233;trang&#232;re de l'Union sovi&#233;tique en raison de la situation japonaise oblige le parti &#224; mener une campagne de propagande sans pr&#233;c&#233;dent &#224; travers toutes les voies de publicit&#233;, y compris l'utilisation de la radio. R&#233;cemment, le Parti a commenc&#233; la publication de deux nouveaux quotidiens, un &#224; Chicago et un &#224; San Francisco, m&#234;me si le d&#233;ficit annuel du Daily Worker a toujours &#233;t&#233; de plus de cinquante mille dollars. De toute &#233;vidence, l'Union sovi&#233;tique doit d&#233;sormais subventionner le Parti am&#233;ricain plus lourdement qu'elle ne l'a jamais fait auparavant ... &#187; (J'avoue par Benjamin Gitlow, p. 389).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; ... Je suis rentr&#233; de Moscou pour assister &#224; la convention de nomination pr&#233;sidentielle du Parti en 1928 avec cinq mille dollars d'argent russe dans mes jeans, comme premi&#232;re tranche de la contribution de Moscou de trente-cinq mille dollars &#224; notre campagne pr&#233;sidentielle. Cela faisait partie du quart de million de dollars que nous recevions chaque ann&#233;e au titre de subventions sp&#233;ciales &#224; des fins pr&#233;cises. Pour notre campagne pr&#233;sidentielle de 1924, Moscou avait contribu&#233; cinquante mille dollars. Ayant commenc&#233; sa carri&#232;re avec un don initial de trente-cinq mille dollars, Moscou a continu&#233; &#224; alimenter cette tr&#233;mie jamais moins que cette somme par an. Bien s&#251;r, les contributions financi&#232;res de Moscou au Parti communiste am&#233;ricain &#224; mon &#233;poque n'&#233;taient qu'une tr&#232;s petite partie de ce qu'elles sont aujourd'hui, quand Moscou est incontestablement le patron ... &#187; Extrait de &#171; J'avoue &#187; par Benjamin Gitlow, p.496)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelles sont les proportions de l'aide financi&#232;re de Moscou ? B. Gitlow par les mains de qui les fonds de Moscou sont pass&#233;s plus d'une fois, d&#233;clare &#224; cet &#233;gard :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; ... Moscou &#233;tait un donateur g&#233;n&#233;reux, mais loin de toutes nos activit&#233;s &#233;taient financ&#233;es par les Russes. Avec une adh&#233;sion ne d&#233;passant jamais seize mille &#224; l'&#233;poque, nous d&#233;pensions en moyenne un million de dollars par an, dont la meilleure moiti&#233; &#233;tait r&#233;colt&#233;e aux &#201;tats-Unis ... &#187; (J'avoue par Benjamin Gitlow, p.470)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me un parti aussi riche que le parti am&#233;ricain a ainsi couvert environ la moiti&#233; de ses d&#233;penses de sources moscovites.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le m&#234;me auteur nous parle de la fondation du journal communiste &#224; Londres :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; ... Le Parti communiste britannique a &#233;t&#233; trait&#233; comme un enfant maladif. Le Parti a d&#251; recevoir l'aide de Moscou pour chaque pas qu'il faisait ... Le Komintern a tent&#233; de forcer le Parti britannique &#224; lever un certain quota de l'argent n&#233;cessaire pour d&#233;marrer un British Communist Daily. Les dirigeants ont invoqu&#233; toutes sortes d'excuses pour expliquer pourquoi ils ne pouvaient pas r&#233;unir l'argent. Lorsque le journal a &#233;t&#233; publi&#233;, il a &#233;t&#233; fait avec de l'argent du Komintern, les Russes fournissant pratiquement tout l'argent n&#233;cessaire pour lancer le journal et le maintenir en vie. Ce qui &#233;tait vrai pour les dirigeants de ces pays l'&#233;tait dans une moindre ou plus grande mesure pour d'autres pays aussi ... &#187; (J'avoue par Benjamin Gitlow, p. 587-588)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'y a, comme nous l'observons, aucune raison de pr&#233;sumer que le Mexique est une exception.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je cite le livre de Gitlow non pas comme une &#339;uvre litt&#233;raire mais comme le t&#233;moignage d'un t&#233;moin ; d'abord, parce que B. Gitlow a donn&#233; le m&#234;me t&#233;moignage sous serment devant un comit&#233; d'enqu&#234;te du Congr&#232;s ; deuxi&#232;mement, parce qu'il est pr&#234;t &#224; r&#233;pondre sous serment &#224; toutes les questions du tribunal mexicain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aide financi&#232;re aux partis communistes d'Am&#233;rique latine&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il va de soi que les partis communistes d'Am&#233;rique latine entretiennent avec Moscou une relation similaire &#224; celle des partis communistes dans d'autres parties du monde. Il ne pouvait y avoir aucun doute sur ce point m&#234;me si nous ne disposions d'aucune donn&#233;e particuli&#232;re. Mais nous poss&#233;dons de telles donn&#233;es. Je joins ici le t&#233;moignage important de Joseph Zack qui a jou&#233; un r&#244;le de premier plan dans la vie du communisme am&#233;ricain, y compris celle de l'Am&#233;rique latine, pendant 15 ans. Voici le t&#233;moignage sous serment de Joseph Zack :&lt;br class='autobr' /&gt;
D&#233;claration sous serment&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Joseph Zack, d&#251;ment asserment&#233;, d&#233;pose et dit :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1. Qu'il r&#233;side dans la ville de New York, &#201;tats-Unis d'Am&#233;rique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2. Que pendant une p&#233;riode d'environ 15 ans, il a &#233;t&#233; membre du Parti communiste des &#201;tats-Unis d'Am&#233;rique et pendant cette p&#233;riode a &#233;t&#233; membre du Comit&#233; central du parti et a occup&#233; de nombreux postes de responsabilit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3. Qu'en 1929-1930 il a travaill&#233; pour l'Internationale des syndicats rouges &#224; Moscou et qu'en 1930 a &#233;t&#233; envoy&#233; par Piatnitsky, secr&#233;taire de l'Internationale communiste &#224; l'&#233;poque, et Manuilsky, pr&#233;sident de l'Internationale communiste, &#224; Bogota, Colombie, Am&#233;rique du Sud , dans le but de superviser le travail du Parti communiste en Colombie pour et au nom de l'Internationale communiste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'il a pass&#233; 15 mois en Colombie en tant que repr&#233;sentant de l'Internationale communiste et sept mois au Venezuela, repr&#233;sentant &#233;galement l'Internationale communiste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que pendant qu'il &#233;tait l&#224;-bas, il &#233;tait en contact permanent avec le Bureau du Komintern r&#233;sidant &#224; Montevideo, Uruguay.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4. Ce d&#233;posant d&#233;clare en outre qu'il &#233;tait autoris&#233; &#224; d&#233;penser et qu'il a d&#233;pens&#233; pendant son s&#233;jour en Colombie pr&#232;s de 6 500 dollars pour subventionner le travail du Parti communiste de Colombie alors affili&#233; &#224; l'Internationale communiste. Pendant qu'il &#233;tait au Venezuela, il a &#233;galement d&#233;pens&#233; de l'argent dans le but de subventionner le travail du Parti communiste au Venezuela.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que la majeure partie de l'argent lui venait d'une Kitty Harris, r&#233;sidant &#224; New York et membre du Parti communiste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'il se souvient distinctement qu'&#224; une occasion, il a re&#231;u personnellement du repr&#233;sentant de l'Internationale communiste connu sous le nom de Williams, la somme de 800 dollars. Selon ses meilleures connaissances et croyances, ledit Williams &#233;tait membre du GPU.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;JOSEPH ZACK&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sign&#233; et pr&#234;t&#233; serment devant moi&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;ce 20 jour de juillet 1940&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Walter A. Sawlor, notaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J. Zack n'avait, il est vrai, aucun lien avec le Mexique. Mais nul doute que si le GPU n'oublie pas la Colombie et le Venezuela, il avait d'autant plus de raisons de s'inqui&#233;ter pour le Mexique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1931, l'attention du gouvernement mexicain fut attir&#233;e sur un certain Manuel Diaz Ramirez qui avait &#224; son actif de grosses sommes &#224; la banque. El Universal, du 6 mai 1931, a &#233;crit sur cette affaire :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; ... On sait qu'il a appartenu au Parti communiste mexicain pendant dix ans et qu'il est actuellement le repr&#233;sentant au Mexique de la Troisi&#232;me Internationale &#224; laquelle il est all&#233;, restant un an en Russie. De 1927 &#224; 1928, il &#233;tait charg&#233; de la tr&#233;sorerie du parti, manipulant trente mille pesos. Et toutes les d&#233;penses engag&#233;es lors de ses voyages ont &#233;t&#233; pay&#233;es &#224; partir de ces fonds. (El Universal, premi&#232;re section, p.7. Col.7)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; ma connaissance, il &#233;tait fermement &#233;tabli &#224; l'&#233;poque que cet argent venait de Moscou. Les autorit&#233;s judiciaires ont toute la possibilit&#233; de v&#233;rifier cet &#233;pisode.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lors de la rupture des relations diplomatiques entre le Mexique et l'URSS, le gouvernement mexicain a eu l'occasion de se r&#233;f&#233;rer officiellement aux relations entre les sections du Komintern et les organes de l'Etat de l'URSS. Je laisse compl&#232;tement de c&#244;t&#233; la question de savoir si la rupture des relations diplomatiques entre le Mexique et l'URSS &#233;tait &#171; juste &#187; ou &#171; injuste &#187; ; Je laisse &#233;galement de c&#244;t&#233; la pers&#233;cution du Parti communiste mexicain. Je m'int&#233;resse aux faits officiellement &#233;tablis. La communication du gouvernement mexicain du 23 janvier 1930 se lit comme suit :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Le gouvernement mexicain sait parfaitement ... que les groupes communistes russes ne travaillent pas et ne peuvent pas travailler de mani&#232;re ind&#233;pendante, car toute organisation politique de ce pays est soumise au gouvernement sovi&#233;tique. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'affirmation selon laquelle aucune organisation en URSS ne peut agir ind&#233;pendamment du gouvernement est absolument incontestable. La direction de toutes les organisations est concentr&#233;e entre les mains du GPU et elle devient particuli&#232;rement s&#233;v&#232;re et imp&#233;rieuse en mati&#232;re de relations ext&#233;rieures. L'aide financi&#232;re aux sections &#233;trang&#232;res du Komintern ainsi qu'aux publications &#171; amicales &#187; est l'affaire du GPU. Le Mexique ne constitue pas une exception.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le syst&#232;me de corruption personnelle&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les m&#233;thodes de corruption et de pot-de-vin appliqu&#233;es &#224; Moscou aux dirigeants du mouvement ouvrier &#224; l'&#233;tranger sont depuis longtemps devenues proverbiales. Moscou soudoie ou &#233;trangle toute opposition au sein du Komintern. Lorsque la d&#233;l&#233;gation du Parti communiste am&#233;ricain, &#233;lue lors d'une convention tenue l&#233;galement, est partie pour Moscou, les dirigeants savaient &#224; l'avance quel serait leur accueil &#224; Moscou :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; ... Nous devions prot&#233;ger nos d&#233;l&#233;gu&#233;s contre le syst&#232;me de corruption de Moscou. Nous avons averti ceux pour qui l'exp&#233;rience d'aller &#224; Moscou &#233;tait nouvelle qu'ils devaient s'attendre &#224; toutes sortes de probl&#232;mes. Nous leur avons &#233;galement expliqu&#233; les voies du Komintern. Nous leur avons dit que le Komintern disposait d'&#233;normes ressources, que ses agents les divertiraient abondamment, que toutes sortes de tentations seraient lanc&#233;es sur leur chemin, pour les faire changer d'avis, que si la tentation ne fonctionnait pas, la pression serait exerc&#233;e. Nos d&#233;l&#233;gu&#233;s se sont solennellement engag&#233;s &#224; rester loyaux et &#224; lutter pour la justice que nous recherchions, jusqu'au bout. (&#171; J'avoue &#187; par Benjamin Gitlow, p.528)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La rivalit&#233; entre les dirigeants des partis communistes est souvent r&#233;solue par le transfert de certains des &#171; dirigeants &#187; au GPU. Lorsque B. Gitlow est tomb&#233; en disgr&#226;ce pour avoir tent&#233; de mener une politique ind&#233;pendante, on a tent&#233; &#224; Moscou de le transf&#233;rer au GPU. Gitlow lui-m&#234;me a ce qui suit &#224; raconter &#224; propos de l'incident :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; ... Des tentatives ont &#233;t&#233; faites pour me soudoyer. On m'a propos&#233; un poste lucratif de travail confidentiel sur GPU dans les pays d'Am&#233;rique latine &#224; un tr&#232;s bon salaire, frais de d&#233;placement compris, ce qui me permettrait de voyager en premi&#232;re classe et de m'arr&#234;ter dans les meilleurs h&#244;tels ... j'ai refus&#233; l'offre all&#233;chante, parce que j'ai reconnu que c'&#233;tait un pot-de-vin et parce que je savais que si je me mettais une fois &#224; l'emploi du GPU, je serais &#224; sa merci pour toujours. (&#171; J'avoue &#187;, pages 568-569)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cet &#233;pisode jette une lumi&#232;re &#233;clatante sur le sort de beaucoup de ceux qui ont &#233;t&#233; &#171; expuls&#233;s &#187; ou &#171; renvoy&#233;s &#187;, comme D.A. Siqueiros, G. Lorenzo, H. Laborde et autres. La tentative d'envoyer un personnage aussi important que Gitlow en Am&#233;rique latine d&#233;montre l'int&#233;r&#234;t particulier port&#233; par le GPU aux pays d'Am&#233;rique latine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fred Beal, l'un des dirigeants des travailleurs am&#233;ricains, raconte dans son livre comment il a &#233;t&#233; conquis &#224; Moscou :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Le Komintern ... a commenc&#233; &#224; me flatter avec une &#233;mouvante sollicitude. Ils m'ont fait me sentir satisfait &#224; Moscou : bonne chambre, bonne nourriture et bon salaire pour les discours et les &#233;crits des journaux. (Journal prol&#233;tarien, Fred Beal, p. 257)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Gitlow raconte comment le Kremlin a convaincu &#224; ses c&#244;t&#233;s le c&#233;l&#232;bre n&#232;gre am&#233;ricain Ford :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; ... Il a &#233;t&#233; combl&#233; de flatterie, a re&#231;u de nombreux t&#233;moignages et charg&#233; d'&#233;pinglettes, de badges et de cadeaux de toutes sortes ... &#187; (J'avoue par Benjamin Gitlow, p.455)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'est pas superflu de souligner que ce m&#234;me Ford a repr&#233;sent&#233; le Komintern au Mexique lors du dernier renversement du parti qui a pr&#233;c&#233;d&#233; la tentative du 24 mai.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les exemples cit&#233;s de corruption personnelle adopt&#233;s par le Kremlin ne sont que des exemples isol&#233;s d'un syst&#232;me fini. L'&#233;l&#233;ment de base de ce syst&#232;me est l'introduction par Staline d'un double salaire : l'un est pay&#233; officiellement aux employ&#233;s du parti ; l'autre est vers&#233; aux fonctionnaires les plus &#171; responsables &#187; &#224; partir d'un tr&#233;sor secret sp&#233;cial contr&#244;l&#233; par le GPU. Originaire de Moscou, contre la r&#233;sistance &#233;nergique de l'opposition &#171; trotskyste &#187;, ce syst&#232;me s'est rapidement &#233;tendu &#224; l'ensemble du Komintern. Il ne fait aucun doute qu'il &#233;tait et est toujours employ&#233; au Mexique. Ayant des salaires secrets, les membres du Comit&#233; central peuvent consacrer leurs &#233;nergies &#224; travailler dans les organisations amicales (El Popular, Futuro) qui assurent &#224; cette derni&#232;re l'une des formes importantes de soutien &#233;conomique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Gitlow se souvient comment Staline aimait, lors d'occasions solennelles, parler de la puret&#233; et de la chastet&#233; du Komintern.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; ...&#8216; Le Komintern est le saint des saints de la classe ouvri&#232;re. Le Komintern ne doit pas &#234;tre confondu avec un march&#233; boursier. &#187;Mais c'&#233;tait pr&#233;cis&#233;ment ainsi que Staline dirigeait le Komintern, achetant, vendant et ruinant ses dirigeants ... &#187; (&#171; J'avoue &#187; de Benjamin Gitlow, p.553)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les dirigeants du parti communiste mexicain ne font pas exception !&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le d&#233;sint&#233;ressement de La Voz de Mexico&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La Voz de Mexico du 7 juillet 1940 appelle mon affirmation selon laquelle le journal re&#231;oit une aide financi&#232;re de Moscou - une &#171; vieille calomnie &#187;. Me dissociant de l'insolence fanfaronne si caract&#233;ristique des staliniens, j'ajouterai une autre citation :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; L'affirmation du sale ren&#233;gat, r&#233;p&#233;ter la vieille calomnie ne nous surprend pas ; mais nous attendons dans l'espoir de la preuve qu'il offre, avec la certitude qu'il ne pourra pas la pr&#233;senter, puisque ce journal vit, avec fiert&#233; et tout ce qu'on pourrait modestement souhaiter, sur les contributions volontaires des ouvriers, des paysans et des &#233;l&#233;ments sympathisants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces messieurs ont &#233;videmment l'impression qu'en prenant un ton insolent, ils se lib&#232;rent de la n&#233;cessit&#233; de compter sur des faits qu'ils ont eux-m&#234;mes reconnus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Niant recevoir une aide financi&#232;re de Moscou, La Voz de Mexico pr&#233;tend croire que la partie mexicaine est la seule exception au monde aux r&#232;gles r&#233;gissant le Komintern. Cependant, ce m&#234;me article a &#233;crit dans son num&#233;ro du 1er mai de cette ann&#233;e :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; La situation &#233;conomique dans laquelle le Parti est tomb&#233; est enracin&#233;e dans le fait que l'ancienne direction a fait d&#233;pendre le Parti du prol&#233;tariat des gouverneurs, des s&#233;nateurs et des d&#233;put&#233;s, liant le parti ... &#224; la queue de la bourgeoisie ; d&#233;former ses principes, renoncer &#224; la d&#233;fense des int&#233;r&#234;ts des travailleurs et du peuple, freiner et s'opposer &#224; la lutte des masses pour de meilleures conditions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On voit que le parti n'&#233;tait pas du tout aussi scrupuleux sur le choix des sources mon&#233;taires qu'il pr&#233;tend le faire valoir dans sa d&#233;claration du 7 juillet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lors du dernier congr&#232;s du parti (mars 1940), l'un des chefs du parti, Salgado, a accus&#233; Laborde, l'ancien chef du parti, d'avoir accept&#233; des pots-de-vin :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour mille pesos par mois, toute la douleur et la faim du peuple du Yucatan ont &#233;t&#233; vendues &#224; l'int&#233;r&#234;t d'un petit groupe de politiciens qui contr&#244;lent cet &#201;tat. (JETER LES ENNEMIS DU PEUPLE HORS DES RANGS R&#201;VOLUTIONNAIRES !)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un autre chef de parti, Rafael Carrillo, &#233;crivait en avril 1940 &#224; propos du dernier congr&#232;s du parti :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; ... le Congr&#232;s National Extraordinaire a effectu&#233; un travail inestimable ... il a expuls&#233; les dirigeants responsables de l'&#233;tat de d&#233;sorganisation et de corruption qui existaient dans ses rangs ... &#187; (Prologue du pamphlet de Dionisio Enema : FUERA IMPERIALISM ! , Mexique 1940)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On apprend ainsi que parmi les dirigeants du parti, qui parlaient et agissaient au nom du parti, il y avait non seulement &#171; d&#233;sorganisation &#187; mais aussi &#171; corruption &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il ne s'agit pas d'un &#233;pisode fortuit. L'homme responsable de cette &#171; corruption &#187;, Hernan Laborde, est &#224; la t&#234;te du parti depuis 1928, soit depuis douze ans. Son pouvoir sur le parti, surtout au cours des cinq derni&#232;res ann&#233;es, &#233;tait illimit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dionisio Encina le nouveau chef a ceci &#224; dire &#224; ce sujet :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Quelle a &#233;t&#233; la direction de notre Parti sinon une direction &#233;troite, qui a tout fait et a tout r&#233;solu, r&#233;duisant les autres membres du Bureau politique au r&#244;le d'auxiliaires ? &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et plus loin :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;... depuis le IVe Congr&#232;s jusqu'&#224; aujourd'hui, c'est-&#224;-dire pendant cinq ans o&#249; le Parti &#233;tait sous la direction de Laborde et Campa.&#034; (Page 102)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les dirigeants des staliniens mexicains, parmi lesquels D.A. Siqueiros, a d&#233;clar&#233; une fois : &#171; Il vaut mieux recevoir de l'argent de Moscou que de le prendre aux capitalistes mexicains. &#187; En 1940, ils ont publiquement reconnu avoir re&#231;u de l'argent des capitalistes mexicains. Cela ne signifie bien s&#251;r pas qu'ils n'ont pas re&#231;u en m&#234;me temps d'argent de Moscou.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je ne suis nullement concern&#233; ici par les relations entre le parti communiste et les gouverneurs, s&#233;nateurs, d&#233;put&#233;s et capitalistes mexicains. Les aveux ci-dessus de La Voz de Mexico et de M. Salgado ne m'int&#233;ressent que dans la mesure o&#249; ils r&#233;futent compl&#232;tement l'affirmation selon laquelle le journal n'existe que sur &#171; les contributions volontaires des travailleurs, des paysans et des sympathisants &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes, la derni&#232;re convention (mars 1940) a r&#233;solu de mener une vie plus vertueuse. Mais nous n'apprendrons que lors de la prochaine purge quelle est la gravit&#233; de cette mesure, et surtout dans quelle mesure elle a &#233;t&#233; r&#233;alis&#233;e. Aujourd'hui, il reste un fait que le parti communiste prend de l'argent l&#224; o&#249; il peut et autant qu'il le peut sans &#234;tre g&#234;n&#233; par les sources.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais m&#234;me si nous acceptons le pieux d&#233;sir de la derni&#232;re convention comme authentique, il n'y a pas un iota de calomnie dans mes paroles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Voz de Mexico consid&#232;re qu'il est tout &#224; fait admissible de recevoir de l'argent &#171; d'&#233;l&#233;ments sympathiques &#187;. Mais Staline n'appartient-il pas &#224; la cat&#233;gorie des sympathisants ? Dans le m&#234;me commentaire o&#249; il est fait r&#233;f&#233;rence &#224; ma &#171; calomnie &#187;, Staline est appel&#233; &#171; grand dirigeant sovi&#233;tique, camarade Staline &#187;. Alors pourquoi est-il impossible d'accepter de l'argent d'un sympathisant tel que le &#171; grand dirigeant sovi&#233;tique &#187; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais il ne s'agit pas seulement d'un &#233;l&#233;ment &#171; sympathisant &#187;. L'Internationale communiste se consid&#232;re comme le parti international du prol&#233;tariat. L. Beria, chef du GPU, ainsi que tous les membres de son coll&#232;ge et les agents responsables du GPU sont membres de l'Internationale communiste, et donc camarades du parti des r&#233;dacteurs de La Voz de Mexico. Le journal peut donc recevoir de l'argent de Beria et du coll&#232;ge du GPU - camarades du parti international - sans nuire &#224; sa &#171; fiert&#233; &#187;. Il n'y a donc pas l'ombre d'une calomnie dans mon assertion. Mais le d&#233;sint&#233;ressement de La Voz de Mexico doit &#234;tre enti&#232;rement attribu&#233; au domaine de la mythologie.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Une d&#233;claration sp&#233;ciale de Walter Krivitky &#224; la Cour mexicaine&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le pr&#233;sent document &#233;tait presque termin&#233; lorsque j'ai re&#231;u une d&#233;claration sp&#233;ciale du g&#233;n&#233;ral W. Krivitsky, ancien chef de l'espionnage sovi&#233;tique en Europe, pour la cour mexicaine. Cette d&#233;claration est consacr&#233;e au syst&#232;me d'organisation du GPU en URSS et &#224; l'&#233;tranger, aux relations entre le GPU et le Komintern et &#224; l'activit&#233; terroriste du GPU &#224; l'&#233;tranger. MW Krivitsky, qui a &#233;t&#233; pendant plusieurs ann&#233;es l'un des repr&#233;sentants les plus importants du GPU, a rompu avec Moscou lorsque Staline a commenc&#233;, par le biais de proc&#232;s-cadres, &#224; d&#233;truire la g&#233;n&#233;ration r&#233;volutionnaire du parti bolchevique. Les r&#233;v&#233;lations faites par Krivitsky dans la presse mondiale et r&#233;cemment publi&#233;es sous forme de livre sont consid&#233;r&#233;es par toutes les publications s&#233;rieuses comme la preuve la plus comp&#233;tente et la plus pr&#233;cise sur le m&#233;canisme cach&#233; de la politique du Kremlin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour &#233;viter les malentendus, il est n&#233;cessaire d'expliquer que les initiales GUGB signifient la m&#234;me chose que le GPU. Parce que le nom du GPU a acquis un caract&#232;re particuli&#232;rement d&#233;test&#233;, le Kremlin a essay&#233; de changer ce nom en un autre. Mais comme l'essentiel du probl&#232;me reste inchang&#233; en URSS et &#224; l'&#233;tranger, le GUGB continue de s'appeler le GPU.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je joins &#233;galement la d&#233;claration de A. Goldman, mon avocat &#224; New York, v&#233;rifiant sous serment que la d&#233;claration est bien celle de Krivitsky. Le g&#233;n&#233;ral Krivitsky lui-m&#234;me &#233;vite les apparitions publiques &#224; moins d'une urgence absolue car il est traqu&#233; par les tueurs professionnels du GPU.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La date, le 9 ao&#251;t, de la d&#233;claration d'Albert Goldman est &#233;galement la date de la d&#233;claration de M. Krivitsky :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Je veux faire la d&#233;claration suivante, qui sera utilis&#233;e dans n'importe quel tribunal au Mexique, pour et au nom de L&#233;on Trotsky.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; L'Administration g&#233;n&#233;rale de la s&#233;curit&#233; du Commissariat national aux relations int&#233;rieures de l'Etat (GUGB - NKVD) est le d&#233;partement de la police secr&#232;te de l'URSS. Le commissaire aux affaires du peuple - Beria - est en m&#234;me temps &#224; la t&#234;te du GUGB.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Le GUGB est divis&#233; en secteurs, organis&#233;s conform&#233;ment &#224; la structure politique, &#233;conomique et culturelle de l'URSS.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Le secteur principal du GUGB est la Section sp&#233;ciale. Celui-ci a &#224; sa charge la vigilance de toute l'organisation du parti et les sections sp&#233;ciales de l'arm&#233;e et de la marine y sont soumises. La Section sp&#233;ciale a ses agents secrets et ses informateurs dans toutes les organisations. Sur leurs d&#233;nonciations se fondent les d&#233;tentions du GUGB. La m&#233;thode de travail caract&#233;ristique du GUGB est les ARRESTATIONS PERIODIQUES. Dans les fichiers du GUGB, des personnes sont enregistr&#233;es contre lesquelles il n'y a aucune accusation mat&#233;rielle pour quelque crime que ce soit, des personnes PAS TOTALEMENT FID&#200;LES envers le gouvernement sovi&#233;tique. Le GUGB les consid&#232;re comme la &#171; contre-r&#233;volution potentielle &#187;. Au sein de cette arm&#233;e de citoyens d&#233;loyaux, ils proc&#232;dent &#224; des arrestations massives (purges). Dans les prisons, ils les transforment en criminels, les rendant responsables de tous les &#233;checs dans n'importe quelle branche de la vie du pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Dans les agences &#224; l'&#233;tranger, le GUGB a ses repr&#233;sentants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Officiellement, ils occupent un poste diplomatique. Sous leur direction est la surveillance de tous les organes officiels sovi&#233;tiques dans le pays respectif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Tout le travail du Komintern &#224; l'&#233;tranger se fait par l'interm&#233;diaire de la Section des relations internationales, l'OMS. L'ensemble de l'appareil de l'OMS &#224; Moscou et &#224; l'&#233;tranger depuis les ann&#233;es 1936-37 a &#233;t&#233; int&#233;gr&#233; par des agents du GUGB et toute l'activit&#233; de l'EMS est sous son contr&#244;le. Dans tous les pays o&#249; le Parti communiste est l&#233;gal, il y a un repr&#233;sentant de l'OMS de Moscou. Auparavant, il occupait un poste secondaire dans le corps diplomatique. Derni&#232;rement, ces repr&#233;sentants sont entr&#233;s dans la clandestinit&#233;. Leurs fonctions sont : le contr&#244;le de l'activit&#233; et de la situation financi&#232;re du Parti communiste, la transmission des instructions et des subventions &#233;conomiques en provenance de Moscou. Le gouvernement sovi&#233;tique subventionne non seulement le Parti communiste officiel et sa presse, mais aussi les journaux pro-staliniens qui n'appartiennent pas au parti. Par exemple : la revue CE SOIR de Paris. Tout le travail du Komintern en Am&#233;rique latine est concentr&#233; aux &#201;tats-Unis, o&#249; se trouve le principal repr&#233;sentant de l'OMS, y compris les pays d'Am&#233;rique latine. Ses collaborateurs se trouvent dans divers pays. Les instructions et les subventions &#233;conomiques sont re&#231;ues principalement par l'interm&#233;diaire de l'ambassade &#224; Washington. Outre ce centre principal, l'OMS a &#224; sa disposition un appareil de verrouillage ill&#233;gal, avec diff&#233;rentes sections pour l'Europe, l'Asie et l'Am&#233;rique. Cela a &#233;t&#233; organis&#233; et est destin&#233; &#224; un cas de guerre ou de rupture des relations diplomatiques avec n'importe quel pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Le GUGB organise des actes terroristes &#224; l'&#233;tranger. En raison des risques et des difficult&#233;s diplomatiques que repr&#233;sente l'ex&#233;cution des ordres, ils sont donn&#233;s personnellement par le chef du GUGB, commissaire national aux relations internes, sous la sanction de Staline. Les organisateurs de ces actes terroristes sont des agents responsables du GUGB &#224; l'&#233;tranger. Les tueurs sont toujours des &#233;trangers au service du GUGB. Ce sont des militants bien test&#233;s des partis communistes. Certains d'entre eux, pour des raisons de conspiration, n'appartiennent pas officiellement au parti.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Albert Goldman, d&#251;ment pr&#234;t&#233; sous serment, d&#233;pose et dit :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1. Qu'il r&#233;side dans la ville de New York, &#201;tat de New York, &#201;tats-Unis d'Am&#233;rique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2. Qu'il a re&#231;u un document de Walter Krivitsky, qui commence par la phrase suivante en anglais :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Je veux faire la d&#233;claration suivante qui sera utilis&#233;e dans n'importe quel tribunal du Mexique au nom et au nom de L&#233;on Trotsky. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que ledit document se compose de trois pages r&#233;dig&#233;es en russe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3. Qu'il conna&#238;t l'&#233;criture de Walter Krivitsky et sait que ledit document est de l'&#233;criture de Walter Krivitsky.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4. Le dit Walter Krivitsky est incapable personnellement de faire un affidavit parce que, ce faisant, il r&#233;v&#233;lerait o&#249; il se trouve et il ne veut pas le faire par crainte du GPU.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;ALBERT GOLDMAN&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pr&#234;t&#233; serment devant moi,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;ce 9 jour d'ao&#251;t 1940, A. D.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Meyer B. Carp, notaire.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Conclusions&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le comit&#233; de r&#233;daction de La Voz de Mexico a exig&#233; que je sois tenu responsable de &#171; diffamation &#187; car j'ai exprim&#233; devant le tribunal la certitude que les dirigeants de La Voz de Mexico comme tous les autres agents du GPU re&#231;oivent une aide financi&#232;re de leur ma&#238;tre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai essay&#233; de prouver, et j'esp&#232;re avoir r&#233;ussi &#224; prouver dans ce document que La Voz de Mexico est un organe du GPU au sens plein du terme. Le journal n'a pas d'autre politique que celle que le Kremlin par le biais du GPU instille &#224; ses agents internationaux. Il d&#233;fend tous les crimes du GPU et calomnie ses ennemis. Le torrent le plus scandaleux de ses calomnies est dirig&#233; depuis plusieurs ann&#233;es contre moi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai essay&#233; de prouver davantage et j'esp&#232;re r&#233;ussi &#224; prouver la complicit&#233; du Parti communiste du Mexique et de La Voz de Mexico pour pr&#233;parer la tentative et en cacher les traces. Toute la direction du parti communiste a particip&#233; &#224; la pr&#233;paration de la tentative ; une section de la direction a &#233;galement particip&#233; &#224; l'ex&#233;cution proprement dite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La pr&#233;paration morale s'est d&#233;roul&#233;e principalement sous la forme d'une calomnie syst&#233;matique, d&#233;lib&#233;r&#233;e et malveillante contre moi ; et de plus cette calomnie contenait les accusations les plus graves et les plus pr&#233;judiciables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s la commission de la tentative, les m&#234;mes individus ont tent&#233; de duper les autorit&#233;s charg&#233;es de l'enqu&#234;te et l'opinion publique au moyen d'un nouveau torrent de calomnies (la th&#233;orie de &#171; l'auto-agression &#187;, etc.).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout ce travail du d&#233;but &#224; la fin correspondait aux t&#226;ches et aux int&#233;r&#234;ts du GPU et &#233;tait r&#233;alis&#233; sur ses commandes. Les dirigeants du Parti communiste mexicain et les r&#233;dacteurs en chef de La Voz de Mexico ont agi en tant qu'agents du GPU. Il n'y a aucune &#171; diffamation &#187; dans l'affirmation selon laquelle, comme tous les autres agents du GPU, ils doivent recevoir le salaire du GPU. J'ai en outre apport&#233; de nombreuses preuves que les chefs des sections du Komintern dans tous les pays du monde sont &#224; la solde du Kremlin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les gens qui ont fait leur carri&#232;re politique sur la base de calomnies &#224; mon sujet devraient &#234;tre les derniers &#224; parler de diffamation. J'ai pr&#233;sent&#233; ci-dessus des sp&#233;cimens de cette calomnie. Il est impossible de concevoir la calomnie avec de pires intentions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'exprime donc la conviction que la justice mexicaine non seulement rejettera l'accusation de diffamation contre moi, mais tiendra les r&#233;dacteurs de La Voz de Mexico pour responsables de calomnie et les condamnera &#224; la peine la plus lourde correspondant au caract&#232;re syst&#233;matique et au caract&#232;re malveillant de leur calomnie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L. TROTSKY&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Coyoacan, Mexique 17 ao&#251;t 1940&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>The Comintern and the GPU - The Attempted Assassination of May 24 (1940) and the Communist Party of Mexico</title>
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		<dc:date>2020-09-20T05:37:00Z</dc:date>
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		<dc:subject>Trotsky</dc:subject>
		<dc:subject>Stalinisme</dc:subject>
		<dc:subject>1940</dc:subject>
		<dc:subject>IV&#176; Internationale</dc:subject>
		<dc:subject>Mexique</dc:subject>
		<dc:subject>Communisme</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Siqueiros, the Stalinist Assassin &lt;br class='autobr' /&gt;
Leon Trotsky &lt;br class='autobr' /&gt;
The Comintern and the GPU &lt;br class='autobr' /&gt;
The Attempted Assassination of May 24 (1940) and the Communist Party of Mexico &lt;br class='autobr' /&gt;
(August 1940) &lt;br class='autobr' /&gt;
Original 1940 introduction by Fourth International &lt;br class='autobr' /&gt;
EDITORIAL NOTE: This article was finished by Leon Trotsky a few days before his assassination. He intended it for the Mexican court in relation to the machine gun assault by Stalin's GPU upon his bedroom on May 24, but so wrote it that it could be used for general (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?rubrique88" rel="directory"&gt;20- ENGLISH - MATERIAL AND REVOLUTION&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot29" rel="tag"&gt;Trotsky&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot99" rel="tag"&gt;Stalinisme&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot104" rel="tag"&gt;1940&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot105" rel="tag"&gt;IV&#176; Internationale&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot128" rel="tag"&gt;Mexique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot284" rel="tag"&gt;Communisme&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Siqueiros, the Stalinist Assassin&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_14975 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.fr/IMG/jpg/index-64.jpg' width=&#034;300&#034; height=&#034;168&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Leon Trotsky
&lt;p&gt;The Comintern and the GPU&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The Attempted Assassination of May 24 (1940) and the Communist Party of Mexico&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(August 1940)&lt;/p&gt;
&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Original 1940 introduction by Fourth International&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;EDITORIAL NOTE: This article was finished by Leon Trotsky a few days before his assassination. He intended it for the Mexican court in relation to the machine gun assault by Stalin's GPU upon his bedroom on May 24, but so wrote it that it could be used for general publication, and it has appeared as part of a pamphlet in Mexico. Its analysis of the relationship between the Comintern and the GPU and the proofs it brings forward of Stalin's guilt in the terroristic attempt of May 24 were underlined in blood by Trotsky's assassination at the hands of the GPU on August 20.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Political Premises&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;This document pursues aims which are juridical and not political. But the criminal acts of the members of the so-called &#8220;Communist&#8221; party of Mexico derive from political motives. The attempt of May 24 was an attempt of political character. That is why the mechanics of this crime, and all the more so the motives inspiring its participants cannot be understood without laying bare, if only in summary form, the political subsoil of the attempt.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;There is no doubt now in public opinion that this attempt was organized by the GPU, the principal organ of Stalin's rule. The Kremlin oligarchy is totalitarian in character, i.e., subjugates to itself all functions of the country's social, political and ideological life and crushes the slightest manifestations of criticism and independent opinion. The totalitarian character of the Kremlin politics does not flow from Stalin's personal character but from the position occupied by the new ruling stratum before the face of the people. The October revolution pursued two intimately related tasks: first, the socialization of the means of production, and the raising, through planned economy, of the country's economic level; second, the building on this foundation of a society without class distinctions, and consequently without a professional bureaucracy &#8211; a socialist society administered by its members as a whole. The first task in its basic outlines has been realized; despite the influence of bureaucratism, the superiority of planned economy has revealed itself with indisputable force. It is otherwise with the social regime. In place of approaching socialism it moves ever further away. Owing to historical causes, which cannot properly be dealt with here, there has developed on the foundation of the October revolution a new privileged caste which concentrates in its hands all power and which devours an ever greater portion of the national income. This caste finds itself in a profoundly contradictory position. In words it comes forward in the name of communism; in deeds it fights for its own unlimited power and colossal material privileges. Surrounded by the mistrust and hatred of the deceived masses, the new aristocracy cannot afford the tiniest breach in its system. In the interests of self-preservation it is compelled to strangle the least flicker of criticism and opposition. Hence the suffocating tyranny, the universal grovelling before the &#8220;leader&#8221; and the not less universal hypocrisy; from the same source flows the gigantic role of the GPU as the instrument of totalitarian rule.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Stalin's absolutism does not rest on the traditional authority of &#8220;divine grace,&#8221; nor on &#8220;sacred&#8221; and &#8220;inviolable&#8221; private property but on the idea of communist equality. This deprives the oligarchy of a possibility of justifying its dictatorship with any kind of rational and persuasive arguments. Similarly it cannot refer in self-justification to the &#8220;transitional&#8221; character of its regime because it is not a question of why equality hasn't been completely realized but why inequality is growing continually. The ruling caste is compelled systematically to lie, to paint itself up, don a mask, and ascribe to critics and opponents motives diametrically opposite to those impelling them. Anyone who comes out in defense of the toilers against the oligarchy is immediately branded by the Kremlin as a supporter of capitalist restoration. This standardized lie is not accidental: it flows from the objective position of the caste which incarnates reaction while swearing by the revolution. In all previous revolutions the new privileged class tried to shield itself against criticism from the left by means of fake revolutionary phraseology. The Thermidorians and Bonapartists of the Great French Revolution hounded and condemned all genuine revolutionists &#8211; the Jacobins &#8211; as &#8220;Royalists&#8221; and agents of Pitt's reactionary British government. Stalin hasn't invented anything new. He has only carried the system of political frame-up to its extreme expression. Lies, slander, persecution, false accusations, juridical comedies flow inexorably from the position of the usurping bureaucracy in Soviet society. Unless this is understood it is impossible to understand either the internal politics of the USSR or the role of the GPU on the international arena.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lenin proposed in his &#8220;Testament&#8221; (January 1923) to remove Stalin from the post of General Secretary of the Party, giving as his reasons Stalin's rudeness, disloyalty and tendency to abuse power. Two years earlier Lenin warned: &#8220;This cook will prepare only peppery dishes.&#8221; No one in the party liked or respected Stalin. But when the bureaucracy began to sense acutely the danger threatening it from the people, it required precisely a rude and disloyal leader, ready to abuse power in its interests. That is why the cook of peppery dishes became the leader of the totalitarian bureaucracy.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The Moscow oligarchy's hatred of me is engendered by its deep-rooted conviction that I &#8220;betrayed&#8221; it. This accusation has a historical meaning of its own. The Soviet bureaucracy did not elevate Stalin to leadership at once and without vacillation. Until 1924 Stalin was unknown even among the broader party circles, let alone the population, and as I have already said he did not enjoy popularity in the ranks of the bureaucracy itself. The new ruling stratum had hopes that I would undertake to defend its privileges. No few efforts were expended in this direction. Only after the bureaucracy became convinced that I did not intend to defend its interests against the toilers but on the contrary the interests of the toilers against the new aristocracy was the complete turn toward Stalin made, and I was proclaimed &#8220;traitor.&#8221; This epithet on the lips of the privileged caste constitutes evidence of my loyalty to the cause of the working class. It is not accidental that 90 per cent of those revolutionists who built the Bolshevik party, made the October revolution, created the Soviet state and the Red Army, and led the Civil War were destroyed as &#8220;traitors&#8221; in the course of the past twelve years. On the other hand the Stalinist apparatus has taken into its ranks during this period people the overwhelming majority of whom stood on the other side of the barricades in the years of the revolution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The Communist International suffered a similar degeneration during that period. In the initial stages of the Soviet regime, when the revolution marched from one danger to another, when all energies were absorbed by the Civil War with its retinue of famine and epidemics, the boldest and most unselfish revolutionists in different countries joined the October revolution and the Communist International. Of this original revolutionary layer that proved in action its loyalty to the October revolution during those difficult years there does not now remain, literally, a single man. Through interminable expulsions, economic pressure, direct bribery, purges and executions the totalitarian Kremlin clique has transformed the Comintern completely into its obedient tool. The present leading tier of the Comintern, as well as of its constituent sections, comprises people who did not join the October revolution but the triumphant oligarchy, the fountainhead of high political titles and material boons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The predominating type among the present &#8220;Communist&#8221; bureaucrats is the political careerist, and in consequence the polar opposite of the revolutionist. Their ideal is to attain in their own country the same position that the Kremlin oligarchy gained in the USSR. They are not the revolutionary leaders of the proletariat but aspirants to totalitarian rule. They dream of gaining success with the aid of this same Soviet bureaucracy and its GPU. They view with admiration and envy the invasion of Poland, Finland, the Baltic states, Bessarabia by the Red Army, because these invasions immediately bring about the transfer of power into the hands of the local Stalinist candidates for totalitarian rule.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lacking independent stature, independent ideas, independent influence, the leaders of the sections of the Comintern are only too well aware that their positions and reputations stand and fall with the position and reputation of the Kremlin. In the material sense, as will be later shown, they live on the hand-outs of the GPU. Their struggle for existence resolves itself therefore into a rabid defense of the Kremlin against any and all opposition. They cannot fail to sense the correctness and therefore the danger of the criticism which comes from the so-called Trotskyists. But this only redoubles their hatred of me and my co-thinkers. Like their Kremlin masters, the leaders of the Communist parties are unable to criticise the real ideas of the Fourth International and are forced to resort to falsifications and frame-ups which are exported from Moscow in unlimited quantities. There is thus nothing &#8220;national&#8221; in the conduct of the Mexican Stalinists: They merely translate into Spanish the policies of Stalin and the orders of the GPU.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The GPU as Organizer of the Attempt&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;To the uninitiated it might seem incomprehensible why Stalin's clique first exiled me abroad and then tries to kill me. Wouldn't it have been simpler to have shot me in Moscow, like so many others?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Here is the explanation. In 1928 when I was expelled from the party and exiled to Central Asia it was still impossible to talk not only of execution but even of arrest. The generation with which I had gone through the October revolution and the Civil War was still alive. The Political Bureau felt itself besieged from all sides. From Central Asia I had the opportunity of maintaining unbroken connections with the opposition which was growing. In these conditions Stalin, after vacillating for a year, decided to apply exile abroad as the lesser evil. His arguments were: Isolated from the USSR, deprived of an apparatus and material resources Trotsky will be impotent to undertake anything. Stalin calculated moreover that after he had succeeded in discrediting me utterly in the eyes of the country, he could without difficulty obtain my return to Moscow from the friendly Turkish government for the final reckoning. Events have proved, however, that it is possible to participate in political life without an apparatus and without material resources. With the aid of young friends, I created the foundations of the Fourth International which is developing slowly but surely. The Moscow trials of 1936-1937 were staged in order to obtain my deportation from Norway, that is, my being actually handed over to the GPU. But this failed; I had the possibility of going to Mexico. As I have been informed, Stalin has several times admitted that my exile abroad was his &#8220;greatest mistake.&#8221; To correct the mistake, nothing remained save a terrorist act.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In recent years the GPU has destroyed several hundred of my friends in the USSR, including members of my family. In Spain the GPU killed my former secretary, Erwin Wolf, and a number of my political co-thinkers; in Paris they killed my son, Leon Sedov, who was hunted by Stalin's professional murderers for two years. In Lausanne, Switzerland, the GPU killed Ignace Reiss, who came over from the ranks of the GPU to the side of the Fourth International. In Paris Stalin's agents killed another of my former secretaries, Rudolph Klement, whose body was found in the Seine. This list could be continued indefinitely.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In Mexico the first attempt at assassination was made in January 1938 by an unknown man who appeared in my house with a forged message from a Mexican political figure. It was precisely after this incident, which alarmed my friends, that more serious defense measures were adopted: the establishment of a 24-hour guard, installment of an alarm system, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Since the active and truly murderous participation of the GPU in the Spanish events I have received not a few letters from my friends, chiefly in New York and Paris, concerning GPU agents who were being sent into Mexico from France and the United States. The names and photographs of some of these gentlemen were transmitted by me at the time to the Mexican police. The outbreak of the world war still further aggravated the situation in view of my irreconcilable struggle against the domestic and foreign politics of the Kremlin. My statements and articles in the world press on the dismemberment of Poland, the attack on Finland, on the weakness of the Red Army beheaded by Stalin and so on &#8211; were reproduced in all countries of the world in millions of copies. Within the USSR discontent is growing. The Third International was far weaker at the beginning of the last war than the Fourth International is today.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On August 25, 1939, just before the break of diplomatic relations between France and Germany, the French ambassador Coulondre reported to G. Bonnet, Minister of Foreign Affairs, his dramatic interview with Adolf Hitler at 5:30 p.m.:&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;If I really think&#8221;! &#8211; observed &#8211; &#8220;that we will be victorious, I also have the fear that at the end of the war there will be only one real victor: Mr. Trotsky.&#8221; Interrupting me, the Chancellor shouted: &#8220;Then why have you given Poland free rein?&#8221; (Diplomatic Documents, 1938-1939, p.26, Document No.242)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Two authoritative representatives of two imperialist powers, democratic and fascist, in the critical moment just prior to the war, seek to frighten each other with the name of a revolutionist whom the agents of the GPU have been trying in vain to blacken for a number of years as an &#8220;agent of imperialism.&#8221; I could adduce other evidence of the same sort. But this is hardly necessary. Hitler and Coulondre are at all events expert politicians much more serious than David Siqueiros and Lombardo Toledano.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;As a former revolutionist Stalin understands that the course of the war must provide a mighty impulse to the development of the Fourth International, in the USSR as well. That is why Stalin issued an order to his agents: Get rid of Trotsky as quickly as possible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;All political considerations thus bespeak incontestably the fact that the organization of the May 24 attempt could originate only with the GPU. However, there is no lack of supplementary empiric proofs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Some weeks before the attempt the Mexican press was filled with rumors of the concentration of GPU agents in Mexico. These reports contained much that was false. But the gist of the rumors was true.&lt;br class='autobr' /&gt; Noteworthy is the exceptionally high technological level of the attempt. The assassination failed owing to accident which is an inevitable element in every war. But the preparation and the execution are remarkable in their scope, thorough planning and painstaking care. The terrorists were perfectly acquainted with the layout of the premises and the internal life. They obtained police uniforms, weapons, an electric saw, rope ladders, etc. They succeeded completely in tying up the police guard outside; they paralyzed the guard inside with a correct strategy of machine-gun fire; they penetrated into the victim's room, directed a cross-fire with impunity for a period of three to five minutes, hurled incendiary bombs and left the arena of attack without leaving a trace behind. Such an undertaking is beyond the resources of a private group. Observable here is tradition, training, great resources, a careful selection of executors. This is the work of the GPU.&lt;br class='autobr' /&gt; In strict correspondence with the entire system of the GPU is the care taken to sidetrack the investigation on a false trail, and which was included in the very plan of the attempt. When tying up the police, the assailants yelled: &#8220;Viva Almazan!&#8221; These artificial and false shouts at night, before five policemen, of whom three were asleep, envisaged two ends: to distract, if only for a few days or hours, the attention of the future investigation from the GPU and its agency in Mexico; and to compromise the followers of one of the presidential candidates. To murder one opponent and cast the suspicion on another is the classic method of the GPU or more correctly, of its inspirer, Stalin.&lt;br class='autobr' /&gt; The assailants carried with them several incendiary bombs, two of which they threw into the room of my grandson. The participants in the attempt thus pursued not only murder but also arson. Their only purpose in this was to destroy my archives. In this only Stalin is interested, inasmuch as the archives are of exceptional value to me in the struggle against the Moscow oligarchy. By means of my archives I exposed, in particular, the Moscow juridical frame-ups. On November 7, 1936 the GPU at a great risk to itself, stole a section of my archives in Paris. It did not forget about them during the night of May 24. The incendiary bombs thus represent something in the nature of Stalin's visiting card.&lt;br class='autobr' /&gt; Exceptionally characteristic of the crimes of the GPU is the division of labor between the secret assassins and the legal &#8220;friends&#8221;: From the time they began preparations for the attempt, side by side with the underground conspiratorial work, they conducted a slanderous campaign aimed to discredit the designated victim. The same division of labor has been continued since the commission of the crime: The terrorists go into hiding; on the open arena remain their attorneys who seek to divert the attention of the police onto a false trail.&lt;br class='autobr' /&gt; It is impossible too not to call attention to the reaction of the world press: The newspapers of all tendencies openly or tacitly proceed from the fact that the attempt is the handiwork of the GPU; only the papers subsidized by the Kremlin and those fulfilling its orders, defend an opposite version. This is by itself an invaluable indication.&lt;br class='autobr' /&gt; The most important and convincing proof, however, that the attempt was organized by the GPU is the fact that all the accomplices in the attempt are either members of the Communist party or its closest &#8220;friends,&#8221; and furthermore the most prominent among them held commanding posts in those sections of the Spanish army which were under the direct command of the GPU (&#8221;The Fifth Regiment&#8221; and &#8220;The International Brigades&#8221;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Why I Was Certain There Would Be an Attempt&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Just why did I expect an attempt with such certainty since the beginning of this year? Replying in court on July 2 to this question of Mr. Pavon Flores, the defense attorney, I referred in particular to the Convention of the Communist Party of Mexico which took place in March of this year and which proclaimed its orientation toward the extermination of &#8220;Trotskyism.&#8221; In order that my answer be further clarified, I must supply additional explanatory facts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Inasmuch as the practical preparation for the attempt began in January of this year and inasmuch as a certain interval was required for preliminary discussions and elaboration of the plan, it may be stated with certainty that the &#8220;order&#8221; for the attempt arrived in Mexico not later than November or December 1939.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;As can be seen from La Voz de Mexico the crisis in the party leadership dates back precisely to this period. The impulse for the crisis came from without the party, and the crisis itself developed from the top down. It is not known who elaborated the special document, the so-called Materials for Discussion, which was published in La Voz de Mexico on January 28 and which constituted an anonymous indictment of the old leadership (Laborde, Campa, et al.), who were allegedly guilty of a &#8220;conciliatory&#8221; attitude toward Trotskyism. Broad public opinion was completely in the dark at the time as to just what was behind all this. But to the initiated and interested observers it was indubitable that some new serious blow was in preparation, if not against &#8220;Trotskyism,&#8221; then against Trotsky.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Today it is absolutely self-evident that the overturn in the Communist party was intimately connected with the order for the attempt issued in Moscow. What happened most probably is that the GPU encountered some opposition among the leaders of the Communist party who had become accustomed to a peaceful existence and might have feared very unpleasant political and police consequences from the attempt. Perhaps this is the source of the charge of &#8220;Trotskyism&#8221; against them. Whoever objects to an attempt against Trotsky is, obviously, a &#8211; &#8221;Trotskyist.&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The anonymous &#8220;Purging Commission&#8221; removed Laborde, the leader of the Communist party, and together with him, the Central Committee elected at the previous convention. Who invested the purging committee with such immense powers? Whence came the committee itself? It could not have originated through spontaneous generation. It was appointed by persons who received their plenipotentiary powers from the outside. These persons obviously had every reason for concealing their names.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Only on February 18, after the change was already accomplished and the only thing remaining was to sanction it, was the composition of the new Commission, consisting solely of Mexicans, made public, and again without any indication as to who appointed them. By the time the party convention was called on March 21, all the questions had already been decided, and the only thing left for the delegates was an oath of loyalty to the new leadership which had been created without them and for purposes unknown to the majority.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;As appears from the report of the convention in La Voz de Mexico (March 18, 1940), the discussion on the question of &#8220;the struggle against Trotskyism and other enemies of the people&#8221; took place not at an open session of the Convention, as was the case with other questions on the agenda, but at a secret session of a special commission. This fact alone is evidence that the new leaders found it necessary to hide their plans even from a convention of their own party. I do not know who composed the secret commission. But it is possible to surmise who directed it from behind the scenes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The convention elected, or rather passively approved, an &#8220;honorary presidium&#8221; composed of Dimitrov, Manuilsky, Kuusinen, Thaelmann, Carlos Contreras and others. The composition of this honorary presidium was published in a pamphlet, Fuera el Imperialismo! by Dionisio Encina (Popular Edition, 1940, p.5). Dimitrov, Manuilsky, Kuusinen are in Moscow, Thaelmann is in a jail in Berlin, while Carlos Contreras is in Mexico. His inclusion in the honorary presidium could not have been accidental. Contreras does not in any case belong among the number of the so-called international &#8220;chiefs&#8221; whose inclusion in an honorary presidium is of a ritualistic character. Contreras first gained sinister notoriety during the Spanish Civil War, where as the commissar and commander of the Fifth Regiment he was one of the most cruel agents of the GPU. Lister, Contreras, and &#8220;El Campesino&#8221; waged a &#8220;civil war&#8221; of their own inside the republican camp, physically destroying the opponents of Stalin in the ranks of the anarchists, socialists, Poumists, and Trotskyists. This fact can be corroborated by press dispatches and by testimony of many Spanish refugees. It would not therefore be too audacious to assume that the former commissar of the Fifth Regiment and member of the convention's &#8220;honorary&#8221; presidium was one of the important levers in changing the leadership of the Communist party at the beginning of this year. This supposition is all the more justified since Contreras has already conducted one &#8220;anti-Trotskyist&#8221; purge in the Mexican Communist Party, namely in 1929. True enough, Contreras denies his participation in the assault. But in that case, why was he elected to the honorary presidium of the convention which is linked with the conspiracy?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;When I followed in the press the happenings in the Communist party during the early months of this year, I was far from seeing the situation with the same clarity as I do now. But even at that time it was evident to me that behind the official party screen, with its shadow pantomime was hidden the movement of real figures. In this performance the real figures are agents of the GPU. That is why I expected an attempt.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The &#8220;Moral&#8221; Preparaton for the Attempt&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The original sketch of the plan to develop a &#8220;mass&#8221; movement for the expulsion of Trotsky from Mexico suffered complete failure. The GPU had to resort to a terrorist act. But it was indispensable to prepare public opinion for this deed. Since the GPU was not prepared to acknowledge its sponsorship of the murder, it was indispensable to link the terrorist act with the internal political struggle in Mexico. La Voz de Mexico, El Popular, and Futuro had even earlier attempted to link me up with General Cedillo, with General Amaro, with Vasconcelos, with one Dr. Ati, not to mention the oil magnates and the Dies Committee. They now received orders to multiply their efforts in this direction. The presidential campaign with its prospect of sharp conflicts appeared to provide the most favourable situation for such efforts. The intellectual accomplices of the attempt enrolled me in the camp of General Almazan, which did not restrain them from ascribing later on the organization of the attempt to followers of Almazan. These people are guided in their activity by the precept which was applied by Stalin before it was formulated by Hitler: &#8220;the grosser the lie the more readily people believe it.&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The &#8220;moral&#8221; preparation of the attempt began simultaneously with the technical preparation. The intensification of the drive against &#8220;Trotskyism&#8221; became evident in December of last year. In the December 24 issue of La Voz de Mexico in an article, The Role of Trotskyism, we read:&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8220;THE ROLE OF TROTSKYISM&#8221;&lt;br class='autobr' /&gt;
By Gonzalo Beltran&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;... As for the new pontiff, Leon XXX in view of the thirty pieces of silver of the dirtied Judas &#8211; he has carried out his role in the part elaborated for him by the Dies Committee ... Leon XXX intervenes in the affairs of Latin America on the side of the imperialist powers and completes his work declaring that &#8216;the oil expropriation was the work of the Communists' ...&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The words &#8220;the oil expropriation was the work of the Communists&#8221; are set off with quotation marks, as though they represented a citation from some article of mine, which would represent me as opposed to the expropriation of the oil companies. Needless to say this is a lie. To the best of my ability I defended in the world press the right of the Mexican people to be masters of their own natural resources. But the falsifiers of the GPU are not deterred by such bagatelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In his report to the March convention, Andres Garcia Salgado, member of the Central Committee of the Mexican Communist Party, broke all records in lying set by international Stalinism. Despite one's natural repugnance, let me cite a few instances:&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;... The Cardenas government permitted the entrance of Trotsky against the opinion expressed by the workers' organizations; this fact which permitted Trotsky to install in our country the directing center of his international organization of espionage in the service of all the counter-revolutionary forces, was possible solely thanks to the interest that the imperialist countries themselves had in making our country a center for their activities of espionage and provocation.&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ignorant as these people are, they cannot but know that not a single imperialist country will admit me within its borders; that the leaders of imperialism in all countries look upon me as Enemy No.1; that my co-thinkers are persecuted in all imperialist countries; that Mexico has extended hospitality to me precisely because it is not an imperialist country and because her government has a serious attitude toward the right of asylum. But the falsifiers engaged in the preparation of the attempt have no time to pause over such trifles. Mr. Salgado continues:&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;Thus the Trotskyist spies always collaborated with Franco's army, coordinating their uprisings and agitation in the loyalist rearguard with the operations of the enemy.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;Trotsky, the man applauded by the bosses of Monterrey, he who facilitated all the arguments of the oil companies against the workers' organizations and against the government, orients his work in accord with the plans of the reactionaries and the necessities of imperialism.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;Comrades: Let this serve us as an example in order to reinforce our struggle against Trotskyism and because the Chief of this band of spies should be thrown out of our country.&#8221; (Throw the Enemies of the People Out of the Revolutionary Ranks)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Such is the report of a &#8220;leader&#8221; at the convention of a &#8220;Communist&#8221; party! Into what a cesspool has the Kremlin oligarchy converted what was once the Communist International! By dint of natural and artificial selection the place of revolutionists has been gradually taken by careerists, scoundrels and professional slanderers. To this group also belongs Mr. Salgado. In La Voz de Mexico, May 1, 1940, in which complete liberty of action is demanded for D. Siqueiros whom the police were after, an official manifesto of the party is published, directed to the people, which reads:&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;Throw the imperialist agents out of Mexico! Alien spies and provocateurs must be thrown out of the country and in the first place its most ominous and dangerous chief: Leon Trotsky ...&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Defending D. Siqueiros against the Mexican government and at the same time demanding of this same government repressions against Trotsky; all this three weeks prior to the attempt &#8211; what is this if not its preparation?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On May 19, 1940, five days before the attempt, we find in La Voz de Mexico an article, in which calculated frenzy reaches a paroxysm:&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8220;THE TRAITOR TROTSKY&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;Trotsky, the &#8216;old traitor' as comrade Lombardo Toledano once qualified him on a certain occasion, demonstrates to us, every time he is able, that the older he grows, the more curlike and cynical he becomes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;Spy in the pay of the reactionary forces, agent of the Dies Committee in Mexico ...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;... the responsibility of Trotsky in the conspiracy which the traitors to Mexico, agents of the imperialist companies and of the Dies Committee ...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;Trotsky must answer before the authorities of the country for his anti-proletarian and anti-Mexican doings and cease his idiocies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;Lately the traitor, dreaming perhaps of reviving the days in which he could organize his own trial, judge himself through his friends in Diego Rivera's house, now launches a challenge that a tribunal examine the charges that are launched against him of being an agent of the Dies Committee, which he confessed through his own public declarations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;It is clear that Trotsky seeks a tribune in order to pursue his nefarious activity against the workers of Mexico. But the people will not give him this tribune.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;With respect to Trotsky the workers of Mexico have already pronounced their opinion in the sense that he must be expelled from the country.&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;It would not have been at all astonishing if the article had borne the collective signature: David Siqueiros, Nestor Sanchez Hernandez, Luis Arenal, David Serrano, Mario Pavon Flores.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In another article in the same issue it is stated that Trotsky is preparing to:&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;... Support the provocateurs and assassins, anxious to intervene in the internal affairs of Mexico ...&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Farther on:&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;In regard to Trotsky, we are reminded that this scoundrefly traitor has just launched a challenge that El Popular and the magazine Futuro present within 72 hours their accusations &#8211; which are those of the whole revolutionary movement, in Mexico and the world &#8211; against the senile little head of the 'Fourth International.' What a slippery fish is the little old traitor! He knows very well that in 72 hours the list could scarcely be begun of his felonies, of his crimes, of his complicities with the enemies of all the peoples, beginning with those of the USSR, China, and Spain.&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The last issue of La Voz de Mexico prior to the attemps devoted as we have seen principally to hounding Trotsky and represents a monstrous accumulation of accusations and slanders. This is the way people write who are preparing to change the pen for a machine-gun. The editorial board of La Voz de Mexico knew of the impending attempt and was preparing the public opinion of its own party and the sympathizing circles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;It is impossible to admit even for a moment that the editors of La Voz de Mexico, of age and not mad, believed what they wrote about me. They lie coldly, on orders from above. And they reveal their malice doubly by adding to the slanders they receive ready-made from Moscow their own inventions about my &#8220;participation&#8221; in Cedillo's uprising, my &#8220;alliance&#8221; with Dies against Mexico, or my participation in the election campaign. The liars refuse to supply proof on the pretext that they do not wish to provide me with a ... &#8220;tribune&#8221; or give me ... &#8220;publicity.&#8221; And when I call them the hirelings of Stalin they threaten to put me in jail for &#8220;defamation&#8221;!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;This is the school of Stalinism. Ideological cynicism and moral shamelessness are its fundamental features. These people have no respect whatever for facts and documents: they never formulate their accusations clearly and definitively; their slander bears the character of a spreading stain. From the USSR, where no one dares contradict Stalin or his colleagues, the spirit of servility, grovelling and cynicism has spread over the whole Comintern, poisoning the labor movement to the marrow.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Covering Up the Traces of the GPU&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The first few days after the attempt the Messrs. Inspirers hid in their lairs. They were afraid that their &#8220;military&#8221; colleagues might fall into the hands of the police. The insinuations of the GPU press were at first very cautious. But each new day brought these gentlemen courage. Through scores of channels they placed in circulation the stupid and vile version of &#8220;self-assault.&#8221; Until the end of May, the police sidetracked by the moral accomplices in the crime were unable, as is well known, to get on the track of the criminals. In the Stalinist circles spirits became brighter. In the June 1 issue of La Voz de Mexico the attempt is already referred to as &#8220;This grotesque farce.&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;The events which have occurred recently in Mexico, cleverly carried out by the miserable Trotsky and his band, place accusingly in relief all the characteristics of provocation which they contain ...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;Trotsky is an agent delivered body and soul to international capitalism which he has served as a tool, dedicated to the service of its interests. And in this case he did not find it inconvenient to do it one more service with the &#8216;assault' of which he was the object in the mansion where he lives.&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Why this amazing enterprise was required by &#8220;capitalism&#8221; and Trotsky himself, the newspaper does not explain. &#8220;The grosser the lie,&#8221; reads the precept of Hitler-Stalin, &#8220;the more readily people believe it.&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Voz de Mexico strives with might and main to establish an alibi for the Communist party. This is comprehensible to the human mind. But the paper does not stop there, it also takes up the defense of the GPU.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;... the provocation in which Trotsky himself is directly inculpated, has moreover the characteristics of an ANTI-SOVIET provocation.&#8221; (June 10, 1940)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Evidently! By means of the &#8220;self-assault,&#8221; Trotsky tried to compromise the immaculate purity of the GPU.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In the same number, the editors declare:&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;We have received some declarations of the Mexican Section of the Society of Veterans of the Spanish Republic in which they state that the 'attempt' against the counter-revolutionary Leon Trotsky is a vulgar maneuver of reaction and imperialism against the Mexican people.&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The chairman of the Mexican section of this society is none other than David Alfaro Siqueiros! The organizer of the attempt protested against &#8220;a vulgar maneuver of reaction.&#8221; The editors completely betray themselves here. To prove their alibi, they are compelled to demonstrate that the GPU from which they cannot dissociate themselves was not implicated in the case. And in order to prove my &#8220;self-assault,&#8221; they find it necessary to refer to the high authority of D.A. Siqueiros. In all this there is an element of the insane asylum. Insolence and impudence easily reach the border of insanity. But in this insanity there is a method, indissolubly linked with the name cf the GPU.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Presenting the impartial testimony of Siqueiros, La Voz de Mexico writes for its part:&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;Trotsky ... is one of the principal inspirers of the fifth column, a point of support for Mexican reaction and Yankee imperialism, a paid agent of the worst butchers of the Mexican people.&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fear speaks here in hydrophobic language. These people are afraid that they will have to answer for the attempt of May 24.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;There is no need to analyze issue after issue this contemptible Stalinist publication, squirming between the Mexican police and the GPU. The conduct of La Voz de Mexico during the critical weeks shows incontrovertibly that its directors were well aware from the first that the attempt was organized by Stalin's agency. They knew of D. Siqueiros' role in the attempt. They knew that Robert Harte was not an accomplice in the attempt, but its victim. Creating the theory of self-assault and sowing slanders against Harte they acted in the interests of the GPU and at the same time in their own interests.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The conclusion is self-evident: If an official organ of the GPU had been issued in Mexico it could not have conducted the preparation of the attempt and then covered up the traces of the attempt with greater zeal and shamelessness than did La Voz de Mexico.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The Theory of &#8220;Self-Assault&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;From the first day of my arrival in Mexico (January 1937) the police have taken special measures to protect me from possible attempts. The authorities without doubt must have had serious reasons for this. The police guarded me, one should think, not against the Dies Committee which did not exist as yet in 1937; nor against the &#8220;followers of Almazan&#8221;; nor against &#8220;self-assault.&#8221; To the question &#8211; against whom did the Mexican police guard me in the course of three and a half years prior to the attempt of May 24? Only one rational answer is possible: against the GPU.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Yet when the attempt did actually take place, and moreover in a way that revealed all the features of Stalin's secret police, a certain section of the Mexican press (La Voz de Mexico, and its echoes, El Popular and Futuro) launched a campaign intended to prove that the GPU had nothing to do with it. Only the disciplined insolence of the agents of the GPU could have invested the absurd idea of &#8220;self-assault&#8221; with a semblance of verisimilitude.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;What aims could I pursue venturing on so monstrous, revolting and dangerous an enterprise? No one has explained it to this day. It is hinted that I wished to blacken Stalin and the GPU. But can one more attempt add anything to the reputation of a man who has destroyed the entire old generation of the Bolshevik party? It is said that I wish to prove the existence of the &#8220;fifth column.&#8221; What for? Moreover, agents of the GPU quite suffice for the commission of an attempt; there is no need of a mysterious &#8220;fifth column.&#8221; It is said that I wished to create difficulties for the only government which offers me hospitality. What motives could I have to create difficulties for the only government which offers me hospitality? It is said that I want to provoke a war between the United States and Mexico. But this explanation is a complete delirium. To provoke such a war it would have been more natural to organize an attempt against the American ambassador or the oil magnates, but not against a Bolshevik-revolutionary, alien to and hated by imperialist circles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;When Stalin organizes an attempt against me, his objective is clear: liquidate Enemy No.1. Stalin personally risks nothing; he operates at a distance. On the other hand, in organizing a &#8220;self-assault&#8221; I would have to bear responsibility for such an undertaking myself, risk my own fate, the fate of my family, my political reputation and the reputation of the movement which I serve. What would I gain thereby?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;But even if we grant the impossible, namely, that renouncing the cause of my entire lifetime, outraging common sense and my own vital interests, I did decide to organize a &#8220;self-assault&#8221; for the sake of an unknown object, there still remains the question: Where and how did I obtain 20 executors? equip them with police uniforms? arm them? supply them with all the things necessary? And so forth and so on. In other words, how did a man who lives almost completely isolated from the outside world contrive to carry out an enterprise that could be undertaken only by a powerful apparatus? I confess that I feel rather embarrassed in subjecting to criticism an idea which does not merit it.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Stalin's Agents are Preparing to Proclaim Siqueiros ... Trotsky's Agent&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The leaders of the Communist party are now engaged in complicated maneuvers around the person of Siqueiros. The aim of these maneuvers is to sacrifice Siqueiros, discredit me and save themselves. However, the results of such an over-complicated intrigue can prove just the opposite of what the GPU strategists expect.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The maneuver was initiated by David Serrano, member of the Political Bureau, and consequently one of the official leaders of the Communist party. On June 19 his declarations were reported as follows in the press:&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;He said that immediately after the event in Coyoacan, the Communist Party had made an investigation in order to discover what had occurred. And that since then this investigation had turned on Alfaro Siqueiros, uncontrolled element who was considered half mad ... And that since then they had had suspicions of Alfaro Siqueiros, with whom one Blanco and Antonio Pujol, his disciple and personal assistant constantly appeared.&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Such a denunciation of closest co-thinkers, accomplices in the attempt, would have been absolutely impossible in the ranks of a revolutionary party. But among the Stalinists the rule is, &#8220;salus GPU suprema lex.&#8221; In referring to Siqueiros as &#8220;an uncontrolled and half mad element,&#8221; D. Serrano is seeking to distract attention away from the Kremlin and from himself.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On June 23 when the general character of the assault and the names of the chief participants had already been revealed, La Voz de Mexico published the following declaration by the Communist party:&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;Numerous persons appear directly and indirectly implicated, among them David Alfaro Siqueiros, named as the leader of the attack ... The Communist Party of Mexico declares categorically that none of the participants in the provocation is a member of the Party; that all of them are uncontrollable elements and agents provocateurs ...&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;With different variations this declaration was repeated on the following days. Since then Siqueiros has been proclaimed not only &#8220;half-mad&#8221; but also an &#8220;agent provocateur.&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D. Serrano's declarations concerning Siqueiros and A. Pujol were a signal for similar declarations on the part of the remaining arrested prisoners. &#8220;Serrano Andonegui gave the first information on Alfaro Siqueiros and then the two women spies wished to amplify their declarations ...&#8221; The entire responsibility was unloaded by the defendants henceforth on D. Siqueiros. Mateo Martinez, a party member, at first admitted that D. Serrano, member of the Political Bureau, &#8220;is a man capable of any enterprise such as the attempt on Trotsky.&#8221; But obviously under the beneficial influence of his attorney, Mr. Pavon Flores, member of the Central Committee of the party, Mateo Martinez suddenly understood that D. Serrano had nothing to do with it, that only agent-provocateurs like Siqueiros were capable of such acts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Having intrenched themselves in this position, the Stalinists began to move ahead ... By August 2 D. Serrano had already testified, judging from the papers, that I gave Siqueiros money either for some journal or other, or for ... the &#8220;self-assault.&#8221; The goal of this new absurdity is clear: David Alfaro Siqueiros is being gradually transformed little by little into a ... Trotskyist. &#8220;The grosser the lie, the more readily people believe it,&#8221; reads the precept of Hitler-Stalin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Intense activity is doubtless going on behind the scenes of the official investigation. The GPU doesn't wish to give up. Despite the corpse of Robert Sheldon Harte, despite the confessions of a number of those arrested, the GPU wishes to revive the version of self-assault. This would be so convenient for a number of people with soiled reputations! Furthermore, the GPU disposes of inexhaustible economic resources.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In totalitarian Moscow a machination of this kind would have been managed without difficulty. It is otherwise in Mexico. Here the agents of the GPU including D. Serrano and his attorney Pavon Flores restrain their zeal. They lie too crudely. They contradict themselves too unceremoniously. They forget today what they did and said yesterday. We shall demonstrate this presently with full evidence. It is the aim of these lines to prevent the GPU from befuddling public opinion, if only for a few days, with its intrigue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;What were the real relationships between the Communist party and Siqueiros prior to the attempt? They were relations of intimate collaboration, complete unity of aim and method; they were the relations of a friendly division of labor. Without doubt, Siqueiros never broke with the Kremlin. Siqueiros undoubtedly had &#8220;misunderstandings&#8221; with this or that leader of the Communist Party of Mexico. This milieu is generally, characterized by rivalries, intrigue, and mutual denunciations. But Siqueiros never broke with the Kremlin. He continued being always a loyal agent of Stalin. In Spain he together with D. Serrano worked under the direction of Soviet GPU agents. He returned to Mexico as a trusted agent of Moscow. All the Stalinist and semi-Stalinist groups paid him honor. El Popular and Futuro devoted panegyric articles to him. How is it possible that Lombardo Toledano, V. Villasenor, Alejandro Carrillo never even suspected that Siqueiros was &#8220;half-mad,&#8221; &#8220;agent-provocateur,&#8221; and even a &#8220;Trotskyist&#8221;?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In December 1939 when the plan of the attempt was already being elaborated in the narrow circle of the conspirators, the Communist party organized a meeting in honor of Stalin's sixtieth birthday, &#8220;The genial guide, pride of the world proletariat&#8221;. In an account of this meeting in La Voz de Mexico for December 21 we read:&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;The message transcribed above was approved in the midst of thunderous applause by those attending the commemoration of the sixtieth anniversary of Stalin in the Hidalgo theater ... In the presidium were comrades James Ford, Alfaro Siqueiros, Rafael Carrub, Valentin Campa, Andres Salgado and the Spanish writer Margarita Nelkin ...&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Thus the &#8220;half-mad&#8221; and &#8220;agent-provocateur&#8221; Siqueiros, long ago &#8220;expelled&#8221; from the party sat in the presidium of the meeting, alongside of Ford, Stalinist party candidate for the vice-presidency of the United States, and other luminaries of the Comintern. David Alfaro Siqueiros (without yet suspecting his &#8220;Trotskyism&#8221;) with decided pleasure signed the enthusiastic telegram to Stalin from whom he had a short time before received the order to organize the attempt.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In the same number of La Voz de Mexico we find in an article:&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;A similar case is that of comrade David Alfaro Siqueiros, illegally sent to trial by false testimony from lower-rank employees of the Federal District police ... In our opinion all the organizations must also be organized in the case of comrade Siqueiros.&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Voz de Mexico calls the &#8220;Trotskyist&#8221; Siqueiros &#8220;comrade&#8221; and jealously defends an agent-provocateur against the Mexican police.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On January 14, 1940 when Siqueiros had already initiated the practical organization of the attempt, La Voz de Mexico reported another Communist meeting:&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;Next Siqueiros took the rostrum in order to demonstrate the true character of the &#8216;independent press,' which sells itself to the highest bidder and which changes its criterion according to the boss who pays it ... He aroused everyone, the people and its organizations, to the danger of a reactionary insurrection, affirming that the MEXICAN COMMUNIST PARTY IS MOBILIZED FOR STRUGGLE IN ORDER TO ANSWER IN THE FORM THAT MIGHT BE NECESSARY the aggression of the imperialists and national traitors.&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;As the main speaker at a Communist meeting, D. Siqueiros not only solidarizes himself with the party that &#8220;excluded&#8221; him but speaks authoritatively in its name: &#8220;affirming that the Mexican Communist Party is mobilized for struggle.&#8221; Such language can be employed only by a party leader. The editorial board of La Voz de Mexico in its turn solidarizes itself completely with the fighting speech of &#8220;comrade&#8221; Siqueiros.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In the May 1 issue of La Voz de Mexico we find the following article.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8220;FOR THE LIBERTY OF ALFARO SIQUEIROS&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;.. The trial of Siqueiros is about to end. THERE IS DANGER THAT HE WILL BE CONDEMNED, because of the corrupting influence of the business dailies. It is necessary, hence, that the solidarity of the workers should manifest itself in immediate support of the Committee for the Definitive Liberty of Siqueiros.&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Only three weeks remained before the attempt; Siqueiros, to whom the police was paying unwelcome attention, was urgently needed by the GPU. The editors of La Voz de Mexico came to his defense, unable to foresee that a month or so later they would proclaim their close partisan an &#8220;agent-provocateur.&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The same cynical contradictions, on a smaller scale, are to be found in the relations of the Communist party to Mr. Rosendo Gomez Lorenzo. According to the press of June 19: &#8220;concerning Rosendo Lorenzo he (D. Serrano) said that he knew he had been expelled from the party because of certain fraudulent tricks.&#8221; This version was also repeated by La Voz de Mexico where R.G. Lorenzo is characterized as a common thief who appropriated funds collected for the party.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Later, on June 23, believing surely that the participation of Lorenzo was not proved, and considering that perhaps there might be need of him, La Voz de Mexico wrote differently:&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;Equal fury has been manifested against the journalist Rosendo Gomez Lorenzo whom the journalists without honor hate with a miserable resentment because of his position in favor of the revolutionary forces.&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The man who was yesterday declared to be a thief, is the next day depicted as a martyr for the revolutionary cause!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;We have heard how D. Serrano contemptuously referred to Pujol as the &#8220;disciple and personal adjutant&#8221; of the half-mad Siqueiros. Clearly D. Serrano could have nothing in common with Pujol. Nevertheless, El Popular of January 4, 1939 printed a telegram from Barcelona dated the second of the same month and sent to the CTM which reads:&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;Mexican veterans nearest repatriation, we wish you Prosperous New Year in united revolutionary struggle against reaction and fascism. For the Committee: Pujol, General Secretary; Talavera, Secretary of Agitation and Propaganda; Justo, Secretary of Organization.&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Justo is none other than David Serrano. This telegram only testifies incontestably to the close existing collaboration between D. Serrano and Pujol, and consequently with Siqueiros himself.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mightn't the GPU demand of Siqueiros tomorrow under the threat of death, that he confess to having been secretly a &#8220;Trotskyist&#8221;? May not Siqueiros declare that Robert Sheldon Harte was killed during the &#8220;self-assault&#8221;? May not D. Serrano himself confess that he was merely one of Dies' agents for organizing political murders? May not El Popular be already preparing an editorial on this topic? We can foresee in advance the style of patriotic indignation! Let them try! Moscow has long ago created classic models for such transactions. We await the new intrigue calmly. We don't need to invent anything. We shall only aid in elucidating the logic of facts. Against this logic the falsifiers will break their skulls!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Why Do the Stalinists Disavow Their Own Handiwork?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;When the absurd version of &#8220;self-assault&#8221; suffered a miserable fiasco, and the guilt of the Kremlin's agents became apparent to the world, the friends, inspirers, and protectors of Siqueiros made an attempt to dissociate themselves from the attempt on grounds of &#8220;principled&#8221; character.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Voz de Mexico of June 1 wrote:&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;The Communist International, the international of Lenin and Stalin, and with it the parties of the whole world have never proclaimed nor practised individual terroristic struggle, but the organized violence of the masses ...&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Voz de Mexico, June 16 repeats:&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;The Communist Party has declared a thousand times that its program neither accepts nor proclaims individual terrorism, but the open action of the masses in defense of their interests.&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;And on June 30:&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;How could it be possible then that the Communist Party, denying its own principles, acting against its own interests, could participate in a terrorist act, completely foreign to our tactics and methods of struggle?&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The same thing is repeated by the accused D. Serrano, Mateo Martinez, and their attorneys. All of them talk exclusively of incorporeal &#8220;principles&#8221; which prohibit individual terror. Not one of them speaks a single word about facts. No one mentions the GPU. Haven't they really heard about the existence of this institution? Are they really unaware that the GPU systematically occupies itself with murders not only on the territories of the USSR but in all the civilized countries of the world?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;It is not at all a question whether the so-called &#8220;principles&#8221; of the Communist party are good or bad. It is a question of the activities in which the Communist party engages and the real relations between the Central Committee of the Communist party and the GPU.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The GPU is not merely the secret police of the USSR, but something far more important. The GPU is the instrument of the totalitarian rule of the Stalinist clique over the USSR and the Comintern. One of the most important and unremitting tasks of the GPU is the physical destruction of the most resolute and dangerous opponents of Stalin's dictatorship. Within the USSR this destruction is semi-camouflaged by legal formalities. Outside of the USSR it is carried out through plots, attempts, and murders from ambush.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;As organizations, the GPU and the Comintern are not identical but they are indissoluble. They are subordinated to one another, and moreover it is not the Comintern that gives orders to the GPU but on the contrary it is the GPU that completely dominates the Comintern. This domination finds its expression in the sudden changes of Central Committees of all the sections, as Moscow wills it; in the purges which are carried out by mysterious hands, behind the party's back. Those members of the Central Committee who are agents of the GPU see to it that the party's conduct does not in any way run contrary to the interests of the GPU. Since there is not even a semblance of free discussion or democratic decision in the party, the agents of the GPU, through the Central Committee can force any party member, under the penalty of moral and sometimes physical annihilation, to carry out the decisions of the GPU. Without understanding these mechanics it is impossible to perceive the real motives behind the conduct of La Voz de Mexico, the defendants and their supporters.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In June 1937 Mr. Hernan Laborde, on orders from Moscow, subjected the policies of the Central Committee, his own included, to &#8220;self-criticism.&#8221; Here is one of his confessions:&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;We demanded that the agreement which permitted the establishment of Trotsky in Mexico should be revoked and we threatened MASS ACTION which we could not unchain because we did not have the necessary force ...&#8221;&lt;br class='autobr' /&gt;
(Hernan Laborde, Unity at All Cost, 1937.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;This quotation is of great importance. Naturally Moscow would have preferred that I be driven out by the pressure of the masses. But the masses were not there and the party only fell into a ridiculous situation. Moscow had hoped that Lombardo Toledano would be more successful in mobilizing the workers under the slogan of expelling Trotsky from Mexico. But despite all Toledano's efforts the workers obstinately refused to respond to this agitation &#8211; the toilers dislike to assume the role of persecutors. Meanwhile with the onset of the war Moscow felt with particular acuteness the need of silencing my voice. With every passing day Moscow became more and more impatient and pressed its agency in Mexico. History teaches us that when adventurous organizations lack sufficient political forces to solve a task, the idea of terrorist acts arises by itself. The pistol, the machine gun, or dynamite must replace the inadequate force of the masses. This is the classic formula of individual terrorism.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The renunciation of terrorism by La Voz de Mexico is simply a ritualistic phrase for evading responsibility. The fraudulent character of the renunciation is best proved by the conduct of D. Siqueiros himself. On March 5, 1939, speaking as one of the Stalinist orators at a meeting of Mexican teachers, Siqueiros preached the necessity of waging a struggle against &#8220;traitors,&#8221; saying: &#8220;... and it is necessary that they should know that we are going to combat them, not with direct action, but through the unification of the masses.&#8221; (El Popular, March 6, 1939, p.1, col.2)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Siqueiros adopted here the very same formula which La Voz de Mexico, El Popular and Futuro, were later forced to repeat in order to untie themselves from Siqueiros. In vain! Siqueiros has completely discredited this saving formula.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;It is impossible not to underscore the vast difference between the use of terror by revolutionary parties and by the gangs of the GPU. Russia was the classic country of individual terror. The revolutionary party used to assume openly the responsibility for every sanguinary act it committed. Polish and Irish terrorists behaved similarly in their struggle for national independence. It is entirely otherwise with the Stalinists. After perpetrating a scheduled murder, they not only disown their own handiwork but seek to foist their own crime upon their political opponent. They do not act in the interests of the people but in the interests of a totalitarian gang. They are compelled to deceive the people. This cowardly duplicity invests the terror of the GPU with a dishonest and repulsive character.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;What Is the Essence of My Accusation?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On July 2 I reaffirmed in court my assertion that La Voz de Mexico, El Popular and Futuro, are tools of the GPU and enjoy its economic aid. Following El Popular and Futuro, La Voz de Mexico deemed it necessary to sue me in the courts for &#8220;defamation.&#8221; Prudent step! The Comintern is as obedient a tool of the Kremlin as the GPU. Just how can La Voz de Mexico remain a Comintern newspaper and at the same time consider as &#8220;defamation&#8221; any reference to its connection with the Kremlin? Obviously, La Voz de Mexico has entered its complaint only in order to reduce to absurdity the complaints of El Popular and Futuro. Material assistance on the part of Moscow to revolutionary movements in other countries began from the hour the Bolsheviks seized power. On December 26, 1917, the Council of People's Commissars issued the following decree:&lt;br class='autobr' /&gt;
AN APPROPRIATION FOR THE SUPPORT OF WORLD REVOLUTION&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Taking into consideration the fact that Soviet power bases itself on principles of international solidarity of the proletariat and on the brotherhood of the toilers of all countries; that the struggle against war and imperialism can lead toward complete victory only if waged on an international scale, the Council of People's Commissars considers it necessary to offer assistance by all possible means, including money, to the left international wing of the labor movement of all countries, regardless of whether these countries are at war or in an alliance with Russia or are neutral. For this reason the Council of People's Commissars decides to grant two million rubles for the needs of the revolutionary international movement and to put it at the disposal of the foreign representatives of the Commissariat of Foreign Affairs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;V. ULIANOV (Lenin)&lt;br class='autobr' /&gt;
President of the Council of People's Commissars&lt;br class='autobr' /&gt;
L. TROTSKY&lt;br class='autobr' /&gt;
People's Commissar of Foreign Affairs&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Not even today am I inclined to withdraw my signature from this decree. It was a question of giving open aid to revolutionary movements in other countries under the control of workers' organizations. The parties receiving aid enjoyed complete freedom of criticism of the Soviet government. At the Congresses of the Communist International a passionate ideological struggle always used to take place, and on more than one occasion Lenin and I remained in the minority.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Under Stalin's regime the question of financial assistance to foreign organizations suffered a complete degeneration. &#8220;The Workers' and Peasants' Government&#8221; controlled by the party and answerable to the Soviets was transformed into a personal dictatorship based on the totalitarian apparatus of impersonal functionaries. International solidarity was transformed into a degrading submission to the Kremlin. Financial assistance became a form of bribery. Not a single revolutionist would have dared to call &#8220;slander&#8221; a reference to aid from the Kremlin during the time when the Comintern was a revolutionary organization! This &#8220;aid&#8221; is felt today even by Moscow's agents as a shameful and degrading dependency not to be openly acknowledged. By bringing against me a suit for &#8220;defamation,&#8221; the Mexican agents of the Kremlin are only corroborating my appraisal of the present Kremlin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;I do not reproach La Voz de Mexico and the other publications with obtaining money from their co-thinkers abroad. There is nothing reprehensible in this. I accused and I accuse them of this, that their co-thinkers in the USSR are not the workers and peasants but the oppressors and hangmen of workers and peasants. I accuse them of fulfilling the shameful and criminal missions of the GPU; of serving the reactionary aims of the parasitic oligarchy; of being compelled to hide their connection with the GPU and their economic dependence on the latter. This grave accusation I wholly maintain!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The Budget of the Comintern and the Economic Aid to Foreign Sections&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The intervention of the GPU in the affairs of the Comintern, the system of bribery and corruption of the leaders of the labor movement in countries abroad began to develop systematically at the beginning of 1926 when Stalin placed himself definitively at the head of the Comintern. At the same time the irreconcilable struggle of the opposition (the &#8220;Trotskyists&#8221;) began against the arbitrariness and bribery of the Comintern and its periphery. Thus, for example, the opposition disclosed that Purcell, the well-known leader of the British trade unions, received in return for his &#8220;friendship&#8221; to the Soviet Union, i.e., the Kremlin, a secret salary of twenty-five pounds a month. All sorts of material boons were likewise enjoyed by other prominent leaders of the same trade unions. Their wives received &#8220;inoffensive&#8221; gifts of gold and platinum. Needless to say all these gentlemen and ladies, who did not formally belong to the Comintern, considered the Trotskyists as &#8220;traitors.&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fearing the revelations of the opposition, Stalin found himself compelled to begin publishing something in the nature of a financial statement of the Comintern. I append to this declaration the financial statements for three years, 1929, 1930 and 1931. It must be said at once that these statements, prepared in the laboratories of the GPU, are completely false. The entire budget is reduced many times. Secret expenditures are not mentioned at all. The source of the funds is camouflaged. The reduced sums indicated in these statements: $675,000, $956,000 and $1,128,000 for the three years mentioned above came almost entirely from Stalin's secret funds.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Despite all these concealments and distortions, or rather thanks to them, one of the items among the expenses assumes an especially convincing character. In each year's budget we find a special item: Subsidy to party publications, amounting to $435,000, $641,000 and $756,000 respectively, acknowledged thus by the sharply reduced and false financial statement. In the course of the three years cited subsidies to the publications of Comintern sections rose from a half-million to three-quarters of a million dollars. The statement does not therefore consider it either necessary or possible to hide such a universally known fact as monetary assistance on the part of Moscow to foreign sections and their papers. Obviously, it never even entered the minds of super-cautious accountants of the GPU that La Voz de Mexico would proclaim as an &#8220;old slander&#8221; a reference to monetary aid from Moscow. The financial statements naturally cover only the official Comintern press, such as La Voz de Mexico; the direct or indirect aid to periodicals not formally adhering to the Comintern but fulfilling very important and delicate missions of the GPU, such as El Popular and Futuro is left out completely. We shall speak of them separately.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The question may naturally be asked why I use the financial statements of the Comintern only for the years 1929, 1930 and 1931. The answer is simple: After the repression of the &#8220;Trotskyists&#8221; the publication of statements was suspended. Their falseness provoked suspicion on all sides and satisfied nobody. At the same time such items in the expenditures as subsidies to the sections and publications of the Comintern created difficulties for some of these sections. The fact that the Comintern no longer publishes its budget testifies by itself that it is compelled to hide completely its financial operations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;But this does not mean to say in any way that subsidies to sections and to &#8220;friends&#8221; have ceased. On the contrary, these subsidies have grown from year to year. They must amount by now to tens of millions of dollars, and furthermore the greater portion of this amount is undoubtedly expended upon publications and &#8220;friends&#8221; who do not formally belong to the Comintern.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The Indissoluble Tie Between the Comintern and the GPU&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In a letter addressed to Albert Goldman, my attorney in New York, B. Gitlow, one of the founders of the Communist Party in the United States, member of its Central Committee for twenty years, member of the ECCI and of the Presidium of the Comintern, characterizes as follows the relations between the Comintern and the GPU:&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Crompond, New York&lt;br class='autobr' /&gt;
July 25, 1940&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mr. Albert Goldman&lt;br class='autobr' /&gt;
116 University Place&lt;br class='autobr' /&gt;
New York City, N.Y.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dear Mr. Goldman:&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;When I was a member of the Presidium and Executive Committee of the Communist International I helped direct the affairs of the Communist International and was intimately acquainted with the way in which the organization functioned as an agency of the GPU.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Every representative of the Communist International sent out of Russia to foreign countries always carried special GPU instructions and if not directly an agent of the GPU, worked under the direction of a GPU agent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The special department of the Communist International in Moscow which took charge of passports, visas and the financial subsidies to Communist parties and to Communist newspapers outside of Russia, was in charge of the GPU and its director was an employee directly responsible to this organization.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;It was common knowledge to me that the financial affairs of the Communist International were in the hands of the GPU.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Yours truly,&lt;br class='autobr' /&gt;
BENJAMIN GITLOW&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Inasmuch as Mr. Gitlow was in a town where there was no Notary Public, the authenticity of his letter destined for the Mexican court was certified to by a special affidavit from Mr. A. Goldman.&lt;br class='autobr' /&gt;
Affidavit&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Albert Goldman being first duly sworn on oath deposes and says:&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1. That he is a resident of the city of New York, State of New York, United States of America.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2. That he received a letter from Benjamin Gitlow dated July 25, 1940, dealing with the relationship of the Communist International to the GPU.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3. That he knows the handwriting of Benjamin Gitlow and knows of his own knowledge that this letter is in the handwriting of Benjamin Gitlow.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;ALBERT GOLDMAN&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Signed and sworn to before me,&lt;br class='autobr' /&gt;
this 29 day of July 1940, A.D.&lt;br class='autobr' /&gt;
H.E. MINNICK, Notary Public&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In his book I Confess, B. Gitlow makes exceptionally important and exact declarations concerning the dependency of the Communist party upon the GPU.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;But the Party was tied to the Soviet government by stronger strings as well. Most important of these was the GPU. Directly upon the request of the GPU, the Party supplied it with Party members who could be added to its espionage staff. These Party members became full-fledged GPU agents, employed and paid by the Soviet government. These agents were the link between the Party and the GPU. Contacts were made for them by the Party Secretariat, who from time to time advised them how to proceed. A Party member who became a GPU agent dropped out of Party activity the moment he was selected. He became subject to the severe discipline which the GPU imposes upon its agents. Only very few of the Party leaders knew when a Party member became a GPU agent, and they kept this information strictly confidential. Every time the Party was called upon by the GPU to help, it was paid for any expenses involved far above what was actually spent, the surplus going into the Party treasury. But we, the Party leaders, who greatly cherished every opportunity to be of service to the GPU, aid in its work and be in its confidence, knew that the GPU kept a close watch on us, too. It was an open secret among us, the Party leaders, that the GPU was supplying Moscow with a complete record of all the leaders of the American Communist Party along with reports on the activities of the Party as a whole ... However, we all knew that the Soviet government did not consider our Party merely a section of the Communist International, which the leaders of the Soviet government dominated, but that they looked upon the American Communist Party as one of its agencies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;... The Soviet government utilized members of the American Communist Party over a far-flung area that included China, Japan, Germany, Mexico and the countries of Central and South America ...&#8221; (I Confess by Benjamin Gitlow, pp.302, 303.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mexico, as we observe, does not constitute an exception. Denial of ties with the Kremlin is not an invention of La Voz de Mexico. Gitlow writes on this point:&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;... the American Communist Party has always argued that it had no connections whatsoever with the Soviet government, but the fact of the matter is that the American Communist Party is in the same relation to the Soviet government as the paid agents of Nazi Germany in the United States are to the government of the Third Reich.&#8221; (I Confess by Benjamin Gitlow, pp.300 and 301.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The Testimony of Mottoras and Krivitsky&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Very important although far from complete data concerning the financial dictatorship of the Kremlin over the sections of the Comintern are supplied by Enrique Mattoras, ex-Secretary of the Central Committee of the Communist Youth of Spain and member of the Central Committee of the Spanish Communist Party, in his documentary book published in Madrid in 1935:&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;The International supports the Communist movement economically with apportionments more or less high, but ordinarily a fixed amount is established for each country, without preventing it under abnormal circumstances from sending greater sums. This support exists not only for the organization properly called the party, but extends to other sectors of the Communist movement in different forms.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;Approximately what is received monthly in Spain in all forms, is the following:&lt;br class='autobr' /&gt; (In Pesetas)&lt;br class='autobr' /&gt;
The Communist International for the party 12,000&lt;br class='autobr' /&gt;
The International of Red Trade Unions for the Communist Trade Union movement 10,000&lt;br class='autobr' /&gt;
The International Communist Youth for the Youth organizations 5,000&lt;br class='autobr' /&gt;
The International Red Aid for the Spanish Section 5,000&lt;br class='autobr' /&gt;
The International Workers Aid for the Spanish Section 2,000&lt;br class='autobr' /&gt;
The International Red Sports for the Cultural Workers Sports Federation 1,000&lt;br class='autobr' /&gt;
The Press Section of the Communist International for the journal of the party 10,000&lt;br class='autobr' /&gt;
Grand Total 45,000&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;This amount is aside from the appropriations for the maintenance of the delegates and is sent only in order to increase the activity of the party and its different organizations. It is to be noted that all the members of the &#8216;Political Bureau' of the party and of the Youth organizations, are paid monthly with the designated amount of 400 pesetas as salary; in addition they enjoy ten pesetas daily for expense money in the trips which they make outside the city where they are living and consequently all the expenses of traveling are taken care of also.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;Various methods are employed to bring this money into Spain. Sometimes individuals carry it, or women specialized in this work. Sometimes it is received through the mediation of publishing houses connected with the party. Thus it has been supposed that for more than two years the Cenit Publishers have been receiving this money. In brief, the International manages through all means to have in each country a crew of paid men in its complete service.&#8221;&lt;br class='autobr' /&gt;
(Communism in Spain, Its Orientation, Its Organization, Its Procedures, by Enrique Matorras, Former Secretary of the Central Committee of the Communist Youth of Spain. Madrid, 1935k Exclusive rights, Ediciones &#8220;Pax,&#8221; Plaza de Santo Domingo 13, Apartado 8001. Madrid. Pp. 13 and 15).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The sums mentioned here are relatively modest. But let us not forget that Mattoras' book appeared in 1935, i.e., prior to the outbreak of the Civil War when the intervention of the GPU into Spanish affairs assumed a decisive character. The testimony of F. Matorras proves in any case that subsidies to sections did not cease with the suspension of the publication of the Comintern's financial statements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In the cited quotation reference is made to assistance on the part of the Communist International and not the GPU. But involved here is merely a question of terminological camouflage. The GPU does not have a treasury of its own. Because of purely practical considerations the Kremlin places upon the transmitted funds the stamp of the Comintern, or International Red Aid, or Society for International Cultural Relations, or &#8220;Friends of the Soviet Union,&#8221; Sports International, etc. etc. Back of these stamps hides the one and the same Stalin whose apparatus for maintaining contacts abroad is the GPU which has every reason for remaining incognito.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;As regards the financial dependence of the Comintern sections upon the Kremlin we have the exhaustive testimony of General Krivitsky who was until 1938 the head of Soviet espionage for all Europe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;The heart of the Comintern is the little known and never publicized International Liaison Section, known by its Russian initials as the OMS (Otdyel Mezhdunarodnoi Svyazi) ... As the chief of the OMS he (Piatnitsky) became, in effect, the Finance Minister and Director of Personnel of the Comintern.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;We created a world-wide network of permanently stationed agents responsible to him, to act as the liaison officers between Moscow and the nominally autonomous Communist Parties of Europe, Asia, Latin America and the United States. As resident agents of the Comintern, these OMS representatives hold the whip over the leaders of the Communist Party in the country in which they are stationed. Neither the rank and file, nor even the majority of the leaders of the Communist Parties, know the identity of the OMS representative, who is responsible to Moscow, and who does not participate directly in party discussions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;In recent years the GPU has gradually taken over many of the OMS functions, especially the hunting down and reporting to Moscow of cases of heresy against Stalin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;The most delicate job entrusted to the OMS resident agents is the distribution of money to finance the Communist Parties, their expensive propaganda and their false fronts &#8211; such, for instance, a' the League for Peace and Democracy, the International Labor Defense, the International Workers' Aid, the Friends of the Soviet Union, and a host of ostensibly non-partisan organizations, which became especially important cogs when Moscow embarked upon the popular front ...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;At no time has any single Communist Party in the world managed to cover more than a very small percentage of its expenses. Moscow's own estimate is that it must bear on an average from ninety to ninety-five per cent of the expenditures of foreign Communist Parties. This money is paid from the Soviet treasury through the OMS in sums decided upon by Stalin's Political Bureau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;The OMS resident agent is the judge, in the first instance, of the wisdom of any new expenditure which a Communist Party wishes to make. In the United States, for example, if the Political Bureau of the American Communist Party contemplates the publication of a new newspaper, the OMS agent is consulted. He considers the suggestion, and if it merits attention he communicates with the OMS headquarters in Moscow ...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;One of the favorite methods of transmitting money and instructions from Moscow to a foreign country for the use of the local Communist Party is through the diplomatic pouches, which are immune from search ... From Moscow ... in packages bearing the seal of the Soviet government, (arrive) rolls of bank notes together with sealed instructions for their distribution. He (the representative of the GPU) personally delivers the roll of bills to the Communist leader, with whom he maintains direct contact. Through carelessness, American, British and French bank notes have several times been sent abroad for Comintern use bearing the telltale stamp of the Soviet State bank.&#8221; (In Stalin's Secret Service by W.G. Krivitsky, pp.51 to 54)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Krivitsky thus establishes that the sections of the Comintern are in absolute financial dependence upon Moscow and that the direct organ of financial control over the Comintern is the GPU.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The passages cited from Krivitsky's book have the weight of juridical testimony since Krivitsky gave the same information under oath before the investigating Committee of the United States House of Representatives and is ready to answer questions put to him by the Mexican court.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Supplementary Evidence of B. Gitlow&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In the matter of proving the financial dependence of the Communist parties on Moscow, the sole difficulty consists in the abundance of the available proofs and documents. I am compelled here to reduce quotations to a minimum.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Benjamin Gitlow, who played in the course of twenty years a leading part in the Communist movement in the United States, has published a book containing incontrovertible evidence of the complete financial dependence of the sections of the Comintern upon Moscow. B. Gitlow broke with the Comintern, otherwise he would not have come forward with his revelations. Gitlow's present political tendencies do not interest me. Suffice it that the factual side of his book is based on incontestable facts:&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;... The Daily Worker, far from paying its way, was constantly losing money; the Comintern had poured many times over the initial sum of thirty-five thousand dollars it had invested to start the paper.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;Our hope was that with the transfer of its headquarters to New York, the DAILY WORKER would begin to yield better returns on its investment in the form of increased circulation. The total cost of the building, general repairs, the new printing plant and incidentals ran well over three hundred thousand dollars ...&#8220; (I Confess by Benjamin Gitlow, p.307.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;The Party today has branched out into so many new fields, its importance to the Soviet Union's foreign policy on account of the Japanese situation makes it necessary for the party to carry on an unprecedented propaganda campaign through every avenue of publicity, even including the expensive use of the radio. Recently the Party has started the publication of two new daily papers, one in Chicago and one in San Francisco, even though the yearly deficit of the Daily Worker has always been over fifty thousand dollars. Obviously the Soviet Union must now subsidize the American Party more heavily than it ever did before ...&#8221; (I Confess by Benjamin Gitlow, p.389.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;... I returned from Moscow to attend the 1928 Presidential nominating convention of the Party with five thousand dollars of Russian money in my jeans, as the first installment of Moscow's contribution of thirty-five thousand dollars to our Presidential campaign. That in turn was part of the quarter million dollars we used to receive annually under special grants for specific purposes. For our 1924 Presidential campaign Moscow had contributed fifty thousand dollars. Having started the Daily Worker on its career with an initial donation of thirty-five thousand dollars, Moscow has continued to feed into that hopper never less than that sum annually. Of course, Moscow's financial contributions to the American Communist Party in my day were only a very small part of what they are today, when Moscow is undisputed boss ...&#8221; I Confess by Benjamin Gitlow, p.496)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;What are the proportions of Moscow's financial aid? B. Gitlow through whose hands funds from Moscow passed on more than one occasion, declares in this respect:&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;... Moscow was a generous donor, but far from all of our activities were paid for by the Russians. With a membership never exceeding sixteen thousand in those days, we spent on an average of a million dollars a year, of which the better half was raised right in the United States ...&#8221; (I Confess by Benjamin Gitlow, p.470)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Even so wealthy a party as the American one thus covered about half of its expenditures from Moscow sources.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The same author tells us about the founding of the Communist newspaper in London:&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;... The British Communist Party was treated like a sickly child. The Party had to receive assistance from Moscow for every step it took ... The Comintern tried to force the British Party to raise a certain quota of the money necessary to start a British Communist Daily. The leaders made all kinds of excuses as to why they could not raise the money. When the paper was published it was done with Comintern money, the Russians supplying practically all the money needed to launch the paper and keep it in existence. What was true of the leaders of these countries was in lesser or greater measure true of other countries as well ...&#8221; (I Confess by Benjamin Gitlow, pp.587-588)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;There is, as we observe, no reason to presume that Mexico is an exception.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;I cite Gitlow's book not as a literary work but as the testimony of a witness; first, because B. Gitlow gave the same testimony under oath before a Congressional investigating committee; secondly, because he is ready to answer under oath any questions of the Mexican court.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Financial Aid to the Communist Parties Of Latin America&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;It is quite self-evident that the Communist parties of Latin America are in a similar relation to Moscow as the Communist parties in other parts of the world. There could be no doubt on this score even if we had no special data. But we do possess such data. I append here the important testimony of Joseph Zack who played a leading part in the life of American Communism including that of Latin America, for 15 years. Here is Joseph Zack's testimony under oath:&lt;br class='autobr' /&gt;
Affidavit&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Joseph Zack being duly sworn on oath deposes and says:&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1. That he resides in the City of New York, United States of America.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2. That for a period of approximately 15 years he was a member of the Communist Party of the United States of America and during that time was a member of the Central Committee of the party and held many responsible posts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3. That in 1929-1930 he worked for the Red Trade Union International in Moscow and in 1930 was sent by Piatnitsky, Secretary of the Communist International at that time, and Manuilsky, Chairman of the Communist International, to Bogota, Colombia, South America, for the purpose of supervising the work of the Communist Party in Colombia for and on behalf of the Communist International.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;That he spent 15 months in Colombia as the representative of the Communist International and seven months in Venezuela, also representing the Communist International.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;That while there he was in constant touch with the Bureau of the Comintern residing in Montevideo, Uruguay.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4. That affiant further states that he was authorized to spend and did spend during his stay in Colombia close to $6,500 for the purpose of subsidizing the work of the Comunist Party of Colombia then affiliated with the Communist International. While he was in Venezuela, he also spent money for the purpose of subsidizing the work of the Communist Party in Venezuela.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;That most of the money came to him from one Kitty Harris, residing in New York and a member of the Communist Party.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;That he remembers distinctly that on one occasion personally he received from the representative of the Communist International known by the name of Williams, the sum of $800. That according to his best knowledge and belief the said Williams was a member of the GPU.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;JOSEPH ZACK&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Signed and sworn to before me&lt;br class='autobr' /&gt;
this 20 day of July 1940&lt;br class='autobr' /&gt;
Walter A. Sawlor, Notary Public.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J. Zack did not, it is true, have connections with Mexico. But there is no doubt that if the GPU did not forget Columbia and Venezuela it had all the more reason to be concerned about Mexico.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In 1931 the attention of the Mexican government was drawn to a certain Manuel Diaz Ramirez who had large sums to his credit in the bank. El Universal, May 6, 1931, wrote on this affair:&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;... It is known that he has belonged to the Mexican Communist Party for ten years and is at present the representative in Mexico of the Third International to which he went, remaining in Russia a year. From 1927 to 1928 he was in charge of the treasury of the party, handling thirty thousand pesos. And all the expenses incurred in his trips were paid from these funds.&#8221; (El Universal, first section, p.7. col.7)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;To my knowledge it was firmly established at the time that this money came from Moscow. The court authorities have the full possibility to check this episode.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;During the break of diplomatic relations between Mexico and the USSR, the Mexican government had occasion to refer officially to the relationship between the sections of the Comintern and the state organs of the USSR. I leave completely aside the question whether the break of diplomatic relations between Mexico and the USSR was &#8220;just&#8221; or &#8220;unjust;&#8221; I also leave aside the persecution of the Mexican Communist Party. I am interested in the facts officially established. The communication of the Mexican government for January 23, 1930 reads:&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;The Government of Mexico knows perfectly well... that the Russian Communist groups do not work and could not work independently, because any political organization of that country is subject to the Soviet Government.&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The assertion that no organization in the USSR can act independently of the government is absolutely incontestable. The direction of all organizations is concentrated in the hands of the GPU and it becomes especially severe and imperious when foreign relations are concerned. Financial aid to foreign sections of the Comintern as well as to &#8220;friendly&#8221; publications is the business of the GPU. Mexico does not constitute an exception.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The System of Personal Corruption&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The methods of corruption and bribery applied in Moscow toward leaders of the labor movement abroad long ago became proverbial. Moscow either bribes or strangles any opposition within the Comintern. When the delegation of the American Communist Party, elected at a legally held convention, left for Moscow, the leaders knew in advance what their welcome would be in Moscow:&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;... We had to protect our delegates against the Moscow system of corruption. We warned those to whom the experience of going to Moscow was a new one that they should expect all kinds of trouble. We also explained to them the ways of the Comintern. We told them the Comintern had tremendous resources, that its agents would entertain them lavishly, that every kind of temptation would be thrown their way, to make them change their views, that, if temptation did not work, pressure would be used. Our delegates solemnly pledged to remain loyal and to fight for the justice we sought, to the bitter end.&#8221; (I Confess by Benjamin Gitlow, p.528)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The rivalry between leaders in the Communist parties is often resolved by the transfer of some of the &#8220;leaders&#8221; to the GPU. When B. Gitlow fell into disgrace for attempting to conduct an independent policy, the attempt was made in Moscow to transfer him to the GPU. Gitlow himself has the following to relate about the incident:&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;... Attempts were made to bribe me. I was offered a lucrative position doing confidential GPU work in the Latin-American countries at a very good salary, including traveling expenses, which would enable me to travel first class and stop at the best hotels ... I turned the tempting offer down, because I recognized that it was a bribe and because I knew that if I once put myself in the employ of the GPU, I would be at its mercy for ever after.&#8221; (I Confess, pp.568-569)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;This episode sheds a glaring light on the fate of many of those who have been &#8220;expelled&#8221; or &#8220;removed,&#8221; like D.A. Siqueiros, G. Lorenzo, H. Laborde and others. The attempt to send so prominent a figure as Gitlow to Latin America demonstrates the special interest paid by the GPU to Latin American countries.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fred Beal, one of the leaders of the workers in America, tells in his book how he was won over in Moscow:&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;The Comintern ... began to flatter me with a moving solicitude. They made me feel satisfied in Moscow: good room, good food, and good pay for speeches and writings for the journals.&#8221; (Proletarian Journal, Fred Beal, p.257)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Gitlow relates how the Kremlin won over to its side the well-known American Negro, Ford:&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;... He was showered with flattery, given many testimonials and loaded with pins, badges and presents of every description ...&#8221; (I Confess by Benjamin Gitlow, p.455)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;It is not superfluous to point out that this same Ford represented the Comintern in Mexico during the last overturn in the party which preceded the attempt of May 24.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The examples adduced of personal corruption adopted by the Kremlin are only isolated instances of a finished system. The basic element of this system is the introduction by Stalin of a double wage: one is paid to party employees officially; the other is paid out to the more &#8220;responsible&#8221; functionaries from a special secret treasury controlled by the GPU. Originating in Moscow, against the energetic resistance of the &#8220;Trotskyist&#8221; opposition, this system soon extended to the whole Comintern. There cannot be the slightest doubt that it was and is still employed in Mexico. Having secret salaries, members of the Central Committee are able to devote their energies to work in the friendly organizations (El Popular, Futuro) providing for the latter one of the important forms of economic support.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Gitlow recalls how Stalin on solemn occasions loved to talk about the purity and chastity of the Comintern.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;... &#8216;The Comintern is the holy of holies of the working class. The Comintern must not be confused with a stock market.' But that was precisely how Stalin was running the Comintern, buying, selling, and ruining its leaders ...&#8221; (I Confess by Benjamin Gitlow, p.553)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The leaders of the Mexican Communist party do not constitute an exception!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The Disinterestedness of La Voz de Mexico&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Voz de Mexico for July 7, 1940, calls my assertion that the paper receives financial aid from Moscow &#8211; an &#8220;old slander.&#8221; Disassociating myself from the blustering insolence so characteristic of the Stalinists, I will add another quotation:&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;The affirmation of the dirty renegade, repeating the old slander does not surprise us; but we wait in hope of the proof which he offers, with the certainty that he will not be able to present it, since this newspaper lives, with pride and all that modestly could be desired, on the voluntary contributions from the workers, the peasants, and sympathizing elements.&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;These gentlemen are obviously under the impression that by assuming an insolent tone they are freed from the necessity of reckoning with facts they themselves have acknowledged.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Denying that it receives financial aid from Moscow, La Voz de Mexico pretends to believe that the Mexican party is the sole exception in the world to the rules governing the Comintern. However, this same paper wrote in its May 1 issue of this year:&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;The economic situation in which the Party has fallen is rooted in the fact that the former leadership made the Party of the proletariat depend on governors, senators, and deputies, tying the party ... to the tail of the bourgeoisie; deforming its principles, renouncing the defense of the interests of the workers and the people, braking and opposing itself to the struggle of the masses for better conditions.&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;We see that the party was not at all so scrupulous about the choice of monetary sources as it pretends to make out in its declaration of July 7.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;At the last party convention (March 1940) one of the party leaders, Salgado, accused Laborde, the former leader of the party, of taking bribes:&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;For a thousand pesos a month, all the pain and hunger of the Yucatan people was sold to the interest of a small group of politicians who control that state.&#8221; (THROW THE ENEMIES OF THE PEOPLE OUT OF THE REVOLUTIONARY RANKS!)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Another party leader, Rafael Carrillo wrote in April 1940 in connection with the last party convention:&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;... the Extraordinary National Congress has carried out an inestimable labor ... it has expelled the leaders responsible for the state of disorganization and of corruption which existed in its ranks ...&#8221; (Prologue of Dionisio Enema's pamphlet: FUERA IMPERIALISM!, Mexico 1940)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;We thus learn that among the party leadership, which spoke and acted in the party's name, there prevailed not only &#8220;disorganization&#8221; but also &#8220;corruption.&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;It is not a question of a casual episode. The man responsible for this &#8220;corruption,&#8221; Hernan Laborde, has been at the head of the party since 1928, i.e., for twelve years. His power over the party, especially in the last five years, was unlimited.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dionisio Encina the new chief has this to say about it:&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;What has been the leadership of our Party but a narrow leadership, which did and resolved everything, reducing the other members of the Political Bureau to the role of auxiliaries?&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;And farther on:&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;... since the Fourth Congress until today, that is to say, for five years in which the Party was under the leadership of Laborde and Campa.&#8221; (Page 102)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The leaders of the Mexican Stalinists, among them D.A. Siqueiros, declared one time: &#8220;It is better to receive money from Moscow than to take it from Mexican capitalists.&#8221; In 1940 they publicly acknowledged having received money from Mexican capitalists. This does not of course mean that they did not receive at the same time money from Moscow.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;I am in no way concerned here with the relations between the Communist party and the Governors, Senators, Deputies and Mexican capitalists. The foregoing admissions of La Voz de Mexico and Mr. Salgado interest me only to the extent that they refute completely the assertion that the newspaper exists solely upon the &#8220;voluntary contributions of workers, peasants and sympathizers.&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;True enough, the last convention (March 1940) did resolve to lead a more virtuous life. But we shall learn only during the next purge how serious this measure is, and, above all, to what degree it was carried out. Today it remains a fact that the Communist party takes money where it can and as much as it can without being embarrassed about the sources.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;But even if we accept the pious desire of the last convention as genuine, there is not an iota of slander in my words.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Voz de Mexico considers it wholly admissible to receive money from &#8220;sympathetic elements.&#8221; But doesn't Stalin belong to the category of sympathizers? In the same comment in which there is reference to my &#8220;slander,&#8221; Stalin is called &#8220;great Soviet leader, comrade Stalin.&#8221; Then why is it impossible to accept money from such a sympathizer as the &#8220;great Soviet leader&#8221;?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;But it is not only a question of a &#8220;sympathizing&#8221; element. The Communist International looks upon itself as the international party of the proletariat. L. Beria, head of the GPU, together with all the members of his collegium and the responsible agents of the GPU are members of the Communist International, and thereby party comrades of the editors of La Voz de Mexico. The paper can therefore receive money from Beria and from the collegium of the GPU &#8211; comrades of the international party &#8211; without any damage to its &#8220;pride.&#8221; There is consequently not a shadow of slander in my assertion. But the disinterestedness of La Voz de Mexico must be wholly assigned to the domain of mythology.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A Special Declaration by Walter Krivitky to the Mexican Court&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The present document was almost completed when I received a special declaration made by General W. Krivitsky, the former head of Soviet espionage in Europe, for the Mexican court. This declaration is devoted to the system of the organization of the GPU in the USSR and abroad, the relations between the GPU and the Comintern and the terroristic activity of the GPU abroad. Mr. W. Krivitsky, who was for a number of years one of the most important representatives of the GPU, broke with Moscow when Stalin began, by means of frame-up trials, to destroy the revolutionary generation of the Bolshevik party. The revelations made by Krivitsky in the world press and recently issued in book form are appraised by all serious publications as the most competent and precise evidence on the hidden mechanism of the Kremlin's politics.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;To avoid misunderstandings it is necessary to explain that the initials GUGB signify the same thing as the GPU. Because the name of the GPU acquired an especially hated character, the Kremlin tried to change this name to another. But since the gist of the matter remains unalterated in the USSR as well as abroad, the GUGB continues to be called the GPU.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;I likewise append the statement of A. Goldman, my attorney in New York, verifying under oath that the statement is genuinely Krivitsky's. General Krivitsky himself avoids public appearances unless absolutely urgent because he is hunted by the professional killers of the GPU.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The date, August 9, on Albert Goldman's statement is likewise the date of Mr. Krivitsky's declaration:&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;I want to make the following statement, to be used in any court in Mexico, for and on behalf of Leon Trotsky.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;The General Administration of Security of the National Commissariat of Internal Relations of the State (GUGB &#8211; NKVD) is the department of the secret police of the USSR. The People's Commissar of Affairs &#8211; Beria &#8211; is at the same time the head of the GUGB.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;The GUGB is divided into sectors, organized in conformity with the political, economic, and cultural structure of the USSR.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;The principal sector of the GUGB is the Special Section. This has in its charge the vigilance of the entire organization of the party and the special sections of the Army and the Navy are subject to it. The Special Section has its secret agents and informers in all the organizations. On their denunciations are based the detentions of the GUGB. The characteristic method of work of the GUGB is PERIODIC ARRESTS. In the files of the GUGB people are registered against whom there is no material accusation whatsoever for any crime, people NOT COMPLETELY LOYAL to the Soviet government. The GUGB considers them as the &#8216;potential counter-revolution.' Among this army of disloyal citizens they carry out mass arrests (purges). In the jails they convert them into criminals, making them responsible for all the failures in any branch of the life of the country.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;In the agencies abroad the GUGB has its representatives.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;Officially they occupy some diplomatic post. Under their direction is the surveillance of all the official Soviet organs in the respective country.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;All the work of the Comintern abroad is carried on through the Section of International Relations, the OMS. The entire apparatus of the OMS in Moscow and abroad since the years 1936-37 has been integrated through agents of the GUGB and all the activity of the OMS is under its control. In all the countries where the Communist Party is legal, there is a representative of the OMS of Moscow. Formerly, he occupied some secondary post in the diplomatic corps. Lately, these representatives have gone underground. Their functions are: the control over the activity and the financial situation of the Communist Party, the transmission of instructions and economic subsidies proceeding from Moscow. The Soviet government subsidizes not only the official Communist Party and its press, but also the pro-Stalinist journals which do not belong to the party. For example: the journal CE SOIR of Paris. All the work of the Comintern in Latin America is concentrated in the United States, where the principal representative of the OMS is found, including the Latin American countries. His aides are found in various countries. The instructions and the economic subsidies are received principally through the Embassy at Washington. Aside from this main center, the OMS has at its disposition an illegal interlocking apparatus, with different sections for Europe, Asia, and America. This has been organized and is destined for a case of war or of rupture in diplomatic relations with any country.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;The GUGB organizes terrorist acts abroad. In virtue of the risks and diplomatic difficulties which carrying out orders represents, they are given personally by the chief of the GUGB, National Commissar of Internal Relations, through the sanction of Stalin. The organizers of these terrorist acts are responsible agents of the GUGB abroad. The killers are always foreigners in the service of the GUGB. The are well tested militants of the Communist parties. Some of them because of considerations of a conspirative character, do not officially belong to the party.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;WALTER KRIVITSKY&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Albert Goldman being first duly sworn on oath deposes and says:&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1. That he is a resident of the City of New York, State of New York, United States of America.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2. That he received a document of Walter Krivitsky, which begins with the following sentence in English:&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &#8220;I want to make the following statement to be used in any court in Mexico for and on behalf of Leon Trotsky.&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;That the said document consists of three pages written in Russian.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3. That he knows the handwriting of Walter Krivitsky and knows that the said document is in the handwriting of Walter Krivitsky.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4. The said Walter Krivitsky is unable personally to make an affidavit because by doing so he would reveal his whereabouts and he is unwilling to do so because of fear of the GPU.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;ALBERT GOLDMAN&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Subscribed and sworn to before me,&lt;br class='autobr' /&gt;
this 9 day of August, 1940, A. D.&lt;br class='autobr' /&gt;
Meyer B. Carp, Notary Public.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Conclusions&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The editorial board of La Voz de Mexico has demanded that I be held answerable for &#8220;defamation&#8221; because I expressed in court the certainty that the directors of La Voz de Mexico like all other agents of the GPU receive financial aid from their master.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;I tried to prove, and I trust succeeded in proving in this document that La Voz de Mexico is an organ of the GPU in the full sense of the term. The paper has no other policy save that which the Kremlin through the GPU instills in its international agents. It defends all the crimes of the GPU and slanders its enemies. The most scandalous torrent of its slander has been directed for several years against me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;I tried further to prove and I hope succeeded in proving the complicity of the Communist Party of Mexico and La Voz de Mexico in preparing the attempt and in concealing its traces. The entire leadership of the Communist party participated in the preparation of the attempt; a section of the leadership also participated in the actual execution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The moral preparation proceeded chiefly in the form of systematic, deliberate and malevolent slander against me; and furthermore this slander contained the gravest and most injurious accusations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;After the commission of the attempt the same individuals tried to dupe the investigating authorities and public opinion by means of a new torrent of slander (the theory of &#8220;self-assault&#8221; etc).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;All this work from beginning to end corresponded to the tasks and interests of the GPU and was fulfilled on its orders. The leaders of the Mexican Communist Party and the editors of La Voz de Mexico acted as agents of the GPU. There is no &#8220;defamation&#8221; whatever in the statement that they, like all other agents of the GPU, must receive the pay of the GPU. I have adduced in addition numerous proofs that the leaders of the sections of the Comintern in all countries of the world are in the pay of the Kremlin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;People who made their political careers on the base of slanders about me should be the last to speak about defamation. I have presented above specimens of this slander. It is impossible to conceive of slander with worse intentions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;I therefore express the conviction that Mexican justice will not only reject the charge of defamation against me but hold the editors of La Voz de Mexico responsible for slander and will sentence them to the heaviest punishment corresponding to the systematic nature and malevolent character of their slander.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L. TROTSKY&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Coyoacan, Mexico August 17, 1940&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Il y a quatre-vingt ans L&#233;on Trotsky mourait assassin&#233; par Staline</title>
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		<dc:date>2020-08-31T22:05:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Trotsky</dc:subject>
		<dc:subject>1905</dc:subject>
		<dc:subject>1917-1919</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;volution</dc:subject>
		<dc:subject>Socialisme</dc:subject>
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		<dc:subject>Parti r&#233;volutionnaire</dc:subject>
		<dc:subject>Communisme</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Il y a quatre-vingt ans L&#233;on Trotsky mourait assassin&#233; par Staline et la bureaucratie contre-r&#233;volutionnaire russe dont Staline avait choisi de se faire l'instrument politique &lt;br class='autobr' /&gt;
Qui est L&#233;on Trotsky et quel combat est symbolis&#233; par son nom &lt;br class='autobr' /&gt;
T&#233;moignages sur L&#233;on Trotsky &lt;br class='autobr' /&gt;
L&#233;on Trotsky, le principal dirigeant de la r&#233;volution russe d'octobre 1917 &lt;br class='autobr' /&gt;
Trotsky en 1917 &lt;br class='autobr' /&gt;
L&#233;on Trotsky, un dirigeant de la r&#233;volution russe d'octobre 1905 &lt;br class='autobr' /&gt;
La r&#233;volution russe racont&#233;e par Trotsky et L&#233;nine &lt;br class='autobr' /&gt;
Les (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?rubrique81" rel="directory"&gt;4- Ce qu'est le socialisme et ce qu'il n'est pas&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot29" rel="tag"&gt;Trotsky&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot37" rel="tag"&gt;1905&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot39" rel="tag"&gt;1917-1919&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot45" rel="tag"&gt;R&#233;volution&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot97" rel="tag"&gt;Socialisme&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot99" rel="tag"&gt;Stalinisme&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot104" rel="tag"&gt;1940&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot105" rel="tag"&gt;IV&#176; Internationale&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot173" rel="tag"&gt;Parti r&#233;volutionnaire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot284" rel="tag"&gt;Communisme&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;div class='spip_document_14904 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.fr/IMG/jpg/-3558-b5adc.jpg' width=&#034;480&#034; height=&#034;360&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_14905 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.fr/IMG/jpg/-2345-b2d32.jpg' width=&#034;500&#034; height=&#034;375&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_14906 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.fr/IMG/jpg/-2346-d967b.jpg' width=&#034;500&#034; height=&#034;375&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_14907 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.fr/IMG/jpg/-2351-b11b5.jpg' width=&#034;500&#034; height=&#034;370&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Il y a quatre-vingt ans L&#233;on Trotsky mourait assassin&#233; par Staline et la bureaucratie contre-r&#233;volutionnaire russe dont Staline avait choisi de se faire l'instrument politique&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article405&#034;&gt;Qui est L&#233;on Trotsky et quel combat est symbolis&#233; par son nom&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4724&#034;&gt;T&#233;moignages sur L&#233;on Trotsky&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4425&#034;&gt;L&#233;on Trotsky, le principal dirigeant de la r&#233;volution russe d'octobre 1917&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4214&#034;&gt;Trotsky en 1917&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/trotsky/livres/1905/1905somm.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L&#233;on Trotsky, un dirigeant de la r&#233;volution russe d'octobre 1905&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3883&#034;&gt;La r&#233;volution russe racont&#233;e par Trotsky et L&#233;nine&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article705&#034;&gt;Les le&#231;ons d'Octobre 1917&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4326&#034;&gt;Trotsky, chef militaire r&#233;volutionnaire&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4358&#034;&gt;Trotsky, r&#233;dacteur du journal communiste de France L'Humanit&#233;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2919&#034;&gt;Le mythe d'un L&#233;nine, ennemi de Trotsky&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4773&#034;&gt;L&#233;nine, Trotsky et d'autres dirigeants bolcheviks ont-ils vu les dangers de la bureaucratie et tent&#233; de lutter contre elle ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2018&#034;&gt;Trotsky et L&#233;nine contre Staline&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article3987&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L&#233;on Trotsky en 1923&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.google.fr/search?hl=fr&amp;q=trtosky+contre+le+stalinisme+site%3Ahttp%3A%2F%2Fwww.matierevolution.fr+OR+site%3Ahttp%3A%2F%2Fwww.matierevolution.org&amp;btnG=Recherche&amp;meta=&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le combat de Trotsky contre le stalinisme&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2939&#034;&gt;Pourquoi Staline a-t-il vaincu ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1382&#034;&gt;Trotsky d&#233;non&#231;ait la capitulation sans combat du stalinisme face au fascisme&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.org/spip.php?article6853&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Ce que proposait Trotsky face au fascisme montant&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4693&#034;&gt;L'accusation de Trotsky contre les proc&#232;s de Moscou&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1232&#034;&gt;L&#233;on Trotsky fondait la quatri&#232;me internationale&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5116&#034;&gt;Trotsky et la France&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article5671&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L'assassinat de Trotsky, un des crimes de Staline&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Les staliniens actuels n'en ont pas fini d'assassiner Trotsky&#8230;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5785&#034;&gt;En Russie&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.humanite.fr/ce-duel-qui-sest-conclu-dun-coup-de-piolet-569545&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;En France&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.initiative-communiste.fr/articles/culture-debats/il-y-a-80-ans-la-mort-de-trotsky-revolution-et-opportunisme-bilan-et-perspective/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Et aussi&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://marxisme.fr/marxisme_leninisme_ou_trotskisme.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Lire &#233;ventuellement&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://blogs.mediapart.fr/edwy-plenel/blog/131119/trotsky-une-verite-qui-derange&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Lire encore&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3608&#034;&gt;Lire toujours&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'Inde devant la guerre imp&#233;rialiste, 1939</title>
		<link>https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5725</link>
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		<dc:date>2020-06-03T22:05:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Guerre War</dc:subject>
		<dc:subject>prol&#233;taires</dc:subject>
		<dc:subject>1940</dc:subject>
		<dc:subject>IV&#176; Internationale</dc:subject>
		<dc:subject>Inde India</dc:subject>
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		<dc:subject>Lutte des classes- Class struggle</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;L'Inde devant la guerre imp&#233;rialiste &lt;br class='autobr' /&gt;
Lettre aux travailleurs avanc&#233;s de l'Inde &lt;br class='autobr' /&gt;
25 juillet 1939 &lt;br class='autobr' /&gt;
Chers Amis, &lt;br class='autobr' /&gt;
Des &#233;v&#233;nements gigantesques et terribles s'approchent avec une force implacable. L'humanit&#233; vit dans l'attente de la guerre, qui naturellement entra&#238;nera dans son tourbillon les pays coloniaux et aura une signification vitale pour leur destin&#233;e. Les agents du gouvernement britannique pr&#233;sentent les choses comme si la guerre allait &#234;tre men&#233;e pour les principes de la &#171; d&#233;mocratie (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?rubrique117" rel="directory"&gt;14 - Livre Quatorze : PROLETAIRES SANS FRONTIERES&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot48" rel="tag"&gt;Guerre War&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot58" rel="tag"&gt;prol&#233;taires&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot104" rel="tag"&gt;1940&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot105" rel="tag"&gt;IV&#176; Internationale&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot124" rel="tag"&gt;Inde India&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot281" rel="tag"&gt;Science&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot295" rel="tag"&gt;Lutte des classes- Class struggle&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;L'Inde devant la guerre imp&#233;rialiste&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lettre aux travailleurs avanc&#233;s de l'Inde&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;25 juillet 1939&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chers Amis,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des &#233;v&#233;nements gigantesques et terribles s'approchent avec une force implacable. L'humanit&#233; vit dans l'attente de la guerre, qui naturellement entra&#238;nera dans son tourbillon les pays coloniaux et aura une signification vitale pour leur destin&#233;e. Les agents du gouvernement britannique pr&#233;sentent les choses comme si la guerre allait &#234;tre men&#233;e pour les principes de la &#171; d&#233;mocratie &#187; qu'il faut sauver du fascisme. Tous les peuples doivent se rallier aux gouvernements &#171; pacifiques &#187; et &#171; d&#233;mocratiques &#187; pour repousser les agresseurs fascistes. Alors la d&#233;mocratie sera sauv&#233;e et la paix &#233;tablie pour toujours. Cet &#233;vangile repose sur un mensonge d&#233;lib&#233;r&#233;. Si le gouvernement britannique &#233;tait r&#233;ellement int&#233;ress&#233; &#224; l'&#233;panouissement de la d&#233;mocratie, alors il a une occasion tr&#232;s simple de le d&#233;montrer : qu'il donne la libert&#233; compl&#232;te &#224; l'Inde. Le droit &#224; l'ind&#233;pendance nationale est un des droits d&#233;mocratiques &#233;l&#233;mentaires. Mais en r&#233;alit&#233;, le gouvernement de Londres est pr&#234;t &#224; c&#233;der toutes les d&#233;mocraties de la terre en &#233;change d'un dixi&#232;me de ses colonies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si le peuple hindou ne veut pas rester esclave pour toujours, alors il doit combattre et rejeter ces faux pr&#233;dicateurs qui disent que le fascisme est le seul ennemi du peuple. Hitler et Mussolini sont, sans aucun doute, les pires ennemis des travailleurs et des opprim&#233;s. Ce sont des bourreaux sanglants anim&#233;s de la plus grande haine contre les travailleurs et les opprim&#233;s du monde. Mais ils sont avant tout les ennemis du peuple allemand et italien sur le dos desquels ils sont assis. Les classes et les peuples opprim&#233;s doivent chercher &#8212; comme nous l'ont enseign&#233; Marx, Engels, L&#233;nine et Liebknecht &#8212; leur ennemi principal dans leur propre pays, repr&#233;sent&#233; par leurs propres exploiteurs et oppresseurs. Dans l'Inde, cet ennemi est avant tout la bourgeoisie britannique. Le renversement de l'imp&#233;rialisme britannique serait un coup terrible contre tous les oppresseurs, y compris les dictateurs fascistes. A la longue, les imp&#233;rialismes se distinguent l'un de l'autre, non point par l'essence, mais par la forme. L'imp&#233;rialisme allemand, d&#233;pourvu de colonies, se pare du terrible masque du fascisme avec les crocs pouss&#233;s en avant. L'imp&#233;rialisme anglais gorg&#233;, puisqu'il poss&#232;de d'immenses colonies, cache ses crocs derri&#232;re le masque de la d&#233;mocratie. Mais cette d&#233;mocratie n'existe que pour le centre m&#233;tropolitain, pour 45.000.000 d'&#226;mes ou plus exactement pour la bourgeoisie dominante dans le centre m&#233;tropolitain. L'Inde est d&#233;pourvue non seulement de d&#233;mocratie, mais encore du droit le plus &#233;l&#233;mentaire, celui d'ind&#233;pendance nationale. La d&#233;mocratie imp&#233;rialiste, c'est cette d&#233;mocratie des propri&#233;taires d'esclaves, nourrie avec le sang vivant des colonies. Mais l'Inde cherche sa propre d&#233;mocratie et non &#224; servir d'engrais aux propri&#233;taires d'esclaves.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ceux qui d&#233;sirent en finir avec le fascisme, la r&#233;action et toutes les formes d'oppression, doivent renverser l'imp&#233;rialisme. Il n'y a pas d'autre voie. Cette t&#226;che ne peut pourtant pas &#234;tre r&#233;alis&#233;e par des m&#233;thodes pacifiques, par des n&#233;gociations ou par des p&#233;titions. Ces propri&#233;taires d'esclaves n'ont jamais, au cours de l'histoire, lib&#233;r&#233; volontairement leurs esclaves. Seule, une lutte audacieuse et d&#233;cid&#233;e du peuple de l'Inde pour son &#233;mancipation &#233;conomique et nationale peut lib&#233;rer l'Inde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La bourgeoisie de l'Inde est incapable de conduire une lutte r&#233;volutionnaire. Elle est trop li&#233;e et d&#233;pend trop du capitalisme anglais. Elle tremble pour ses propres propri&#233;t&#233;s. Elle a peur des masses. Elle cherche des compromis avec l'imp&#233;rialisme anglais &#224; n'importe quel prix et trompe les masses de l'Inde avec des espoirs de r&#233;forme d'en haut. Le leader et le proph&#232;te de cette bourgeoisie est Gandhi. Un pi&#232;tre leader et un faux proph&#232;te. Gandhi et ses princes ont d&#233;velopp&#233; la th&#233;orie que la position de l'Inde s'am&#233;liorera constamment, que ses libert&#233;s s'&#233;largiront continuellement et que l'Inde deviendra un dominion sur la voie des r&#233;formes pacifiques. Toute cette perspective est fausse jusqu'en ses fondements. Le capitalisme ne fut capable de faire des concessions que dans sa p&#233;riode montante, tant que les exploiteurs pouvaient compter fermement avec la croissance continuelle de leur profit. Aujourd'hui, il ne peut m&#234;me plus &#234;tre question d'une telle chose. L'imp&#233;rialisme mondial est sur son d&#233;clin. La condition de toutes les nations imp&#233;rialistes devient chaque jour plus difficile, tandis que les contradictions entre elles s'aggravent de plus en plus. Des armements monstrueux d&#233;vorent une partie chaque fois grandissante des revenus nationaux. Les imp&#233;rialistes ne peuvent plus faire de concessions s&#233;rieuses ni &#224; leurs masses laborieuse, ni &#224; leurs colonies. Au contraire, ils sont contraints d'&#233;tablir une exploitation de plus en plus bestiale. C'est en cela pr&#233;cis&#233;ment que s'exprime l'agonie mortelle du capitalisme. Pour garder ses colonies, ses march&#233;s et ses concessions contre l'Allemagne, l'Italie et le Japon, le gouvernement de Londres est pr&#234;t &#224; d&#233;cimer des millions d'hommes. Est-il possible, sans qu'on perde compl&#232;tement la raison, d'avoir le moindre espoir que cette oligarchie financi&#232;re, rapace et sauvage lib&#233;rera volontairement l'Inde ? Il est vrai qu'un gouvernement du Parti soi-disant Travailliste peut remplacer le gouvernement conservateur. Mais cela ne changera rien. Le parti labouriste &#8212; comme le t&#233;moigne tout son programme pass&#233; et pr&#233;sent &#8212; ne se distingue en rien des Tories dans la question coloniale. Le Labour Party exprime en r&#233;alit&#233; non point les int&#233;r&#234;ts de la classe ouvri&#232;re, mais les int&#233;r&#234;ts de la bureaucratie ouvri&#232;re britannique, et des sommets aristocratiques de la classe ouvri&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est &#224; cette couche que la bourgeoisie peut jeter des morceaux succulents parce qu'ils exploitent eux-m&#234;mes sans piti&#233; les colonies et par dessus tout l'Inde. La bureaucratie ouvri&#232;re britannique &#8212; dans le Labour Party comme dans les Trade Unions &#8212; est directement int&#233;ress&#233; &#224; l'exploitation des colonies. Elle n'a pas le moindre d&#233;sir de penser &#224; l'&#233;mancipation de l'Inde. Tous ces messieurs &#8212; Attlee, Citrine et compagnie &#8212; sont pr&#234;ts &#224; fl&#233;trir comme tra&#238;tres, comme une aide &#224; Hitler et &#224; Mussolini, le mouvement r&#233;volutionnaire du peuple de l'Inde, et &#224; recourir &#224; des mesures militaires pour le supprimer. La politique actuelle de l'Internationale Communiste ne lui est en aucune fa&#231;on sup&#233;rieure. Certes, il y a vingt ans, la IIIe Internationale (Internationale Communiste) fut fond&#233;e comme une v&#233;ritable organisation r&#233;volutionnaire. Une de ses t&#226;ches les plus importantes fut la lib&#233;ration des peuples coloniaux. Cependant, il ne reste plus aujourd'hui que des souvenirs de ce programme. Les leaders de l'Internationale sont devenus depuis longtemps les simples instruments de la bureaucratie de Moscou qui &#233;touffe les masses ouvri&#232;res sovi&#233;tiques et qui s'est transform&#233;e en une nouvelle aristocratie. Sans doute, dans les rangs du Parti Communiste des diff&#233;rents pays, y compris l'Inde, se trouvent de nombreux travailleurs honn&#234;tes, des &#233;tudiants, etc..., mais ce ne sont pas ceux-ci qui fixent la politique du Komintern. La parole d&#233;cisive appartient au Kremlin qui est guid&#233; non par les int&#233;r&#234;ts des opprim&#233;s, mais par ceux de la nouvelle aristocratie de l'U.R.S.S.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour l'amour d'une alliance avec les gouvernements imp&#233;rialistes, Staline et sa clique ont renonc&#233; au programme r&#233;volutionnaire de l'&#233;mancipation des colonies. Un des leaders du Komintern, Manouilsky, l'avoua ouvertement au dernier congr&#232;s du parti de Staline tenu au mois de mars de cette ann&#233;e &#224; Moscou : &#171; Les communistes mettent au premier plan la lutte pour l'auto-d&#233;termination des nationalit&#233;s rendues esclaves par les gouvernements fascistes. Ils demandent l'auto-d&#233;termination de l'Autriche, des r&#233;gions Sud&#232;tes, de la Cor&#233;e, de Formose, de l'Abyssinie... &#187; Et pour l'Inde, l'Indochine, l'Alg&#233;rie et les autres colonies de l'Angleterre et de la France ? Voil&#224; ce que r&#233;pond le repr&#233;sentant du Komintern : &#171; Les communistes demandent aux gouvernements imp&#233;rialistes des Etats dits bourgeois d&#233;mocratiques une am&#233;lioration imm&#233;diate (sic !) et rigoureuse (!) des standards de vie des masses laborieuses des colonies et la cession de larges droits d&#233;mocratiques aux colonies. &#187; (Pravda, n&#176; 70 du 12 mars 1939). En d'autres termes, en ce qui concerne les colonies de la France et de l'Angleterre, le Komintern est compl&#232;tement pass&#233; sur les positions de Gandhi et la position conciliatrice de la bourgeoisie coloniale en g&#233;n&#233;ral. Le Komintern a renonc&#233; compl&#232;tement &#224; la lutte r&#233;volutionnaire pour l'ind&#233;pendance de l'Inde. Il demande &#171; &#224; genoux &#187; &#224; l'imp&#233;rialisme anglais qu'il c&#232;de des &#171; libert&#233;s d&#233;mocratiques &#187; &#224; l'Inde. Les mots d'une am&#233;lioration imm&#233;diate et rigoureuse des standards de vie des masses laborieuses des colonies ont un son particuli&#232;rement faux et cynique. Le capitalisme moderne, d&#233;clinant, gangren&#233;, et en d&#233;composition est de plus en plus contraint d'empirer la position des ouvriers dans le centre m&#233;tropolitain lui-m&#234;me. Comment peut-il alors am&#233;liorer la position des travailleurs dans les colonies dont il est oblig&#233; d'extraire toute la s&#232;ve vitale pour pouvoir maintenir son propre &#233;tat d'&#233;quilibre ? L'am&#233;lioration des conditions des masses laborieuses des colonies n'est possible que sur la voie du renversement total de l'imp&#233;rialisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais le parti communiste est all&#233; encore plus loin sur le chemin de la trahison. D'apr&#232;s Manouilsky, les communistes &#171; subordonnent la r&#233;alisation de ce droit de s&#233;cession... dans l'int&#233;r&#234;t de la d&#233;faite du fascisme &#187;. Autrement dit, dans le cas d'une guerre entre l'Angleterre et la France au sujet des colonies, le peuple de l'Inde doit supporter ses actuels propri&#233;taires d'esclaves, les imp&#233;rialistes britanniques. C'est-&#224;-dire qu'il doit verser son sang non pour sa propre &#233;mancipation, mais pour pr&#233;server la domination de la &#171; city &#187; sur l'Inde. Et ces canailles osent citer Marx et L&#233;nine ! En v&#233;rit&#233;, leur ma&#238;tre et leader n'est point autre que Staline. Le chef d'une nouvelle aristocratie bureaucratique, le boucher du parti boch&#233;vique, l'&#233;trangleur des ouvriers et des paysans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les staliniens couvrent leur politique de servitude envers les imp&#233;rialismes anglais, fran&#231;ais et am&#233;ricains avec la formule du &#171; front populaire &#187;. Quelle moquerie ! Le &#171; front populaire &#187; n'est que le nouveau nom d'une vieille politique qui repose sur la collaboration des classes, sur la coalition entre le prol&#233;tariat et la bourgeoisie. Dans toutes ces coalitions, la direction revient invariablement aux mains de l'aile droite, c'est-&#224;-dire aux mains de la classe poss&#233;dante. La bourgeoisie indienne, comme il a &#233;t&#233; &#233;tabli, ne d&#233;sire que la n&#233;gociation pacifique et non la lutte. La coalition avec la bourgeoisie m&#232;ne le prol&#233;tariat &#224; la n&#233;gation de sa lutte contre l'imp&#233;rialisme. La politique de coalition implique le pi&#233;tinement sur place, la temporisation, les faux espoirs, le fourvoiement dans des intrigues et des man&#339;uvres creuses. A la suite d'une telle politique, la d&#233;sillusion s'empare in&#233;vitablement des masses ouvri&#232;res, les paysans tournent le dos au prol&#233;tariat et tombent dans l'apathie. La r&#233;volution allemande, la r&#233;volution autrichienne, la r&#233;volution chinoise et la r&#233;volution espagnole ont toutes succomb&#233;, comme cons&#233;quence de la politique de coalition1. Exactement le m&#234;me danger menace la r&#233;volution de l'Inde, o&#249; les staliniens mettent en travers, sous le d&#233;guisement du &#171; front populaire &#187;, une politique de subordination du prol&#233;tariat &#224; la bourgeoisie. Elle signifie dans l'action le rejet de la lutte pour le pouvoir, le rejet de la r&#233;volution, le rejet du programme agraire r&#233;volutionnaire, le rejet de l'armement des travailleurs. Dans le cas o&#249; la bourgeoisie de l'Inde se trouve elle-m&#234;me oblig&#233;e &#224; faire le moindre pas sur le chemin de la lutte contre la domination arbitraire de la Grande-Bretagne, le prol&#233;tariat soutiendra naturellement un tel pas. Mais il le soutiendra avec ses propres m&#233;thodes : meetings de masse, mots d'ordre audacieux, gr&#232;ves, d&#233;monstration et actions de combat plus d&#233;cisives, d&#233;pendantes du rapport des forces et des circonstances. Pr&#233;cis&#233;ment, pour faire cela, le prol&#233;tariat a besoin d'avoir les mains libres. L'ind&#233;pendance compl&#232;te envers la bourgeoisie est indispensable au prol&#233;tariat par dessus tout pour qu'il puisse exercer une influence sur la paysannerie, la masse pr&#233;dominante de la population de l'Inde. Seul, le prol&#233;tariat est capable de mettre en avant un audacieux programme agraire r&#233;volutionnaire, de soulever et de rassembler des dizaines de millions de paysans et de les conduire dans la lutte contre les oppresseurs indig&#232;nes et l'imp&#233;rialisme britannique. L'alliance des travailleurs et des paysans pauvres est la seule alliance honn&#234;te et digne de confiance qui puisse assurer la victoire finale de la r&#233;volution de l'Inde. Tous les probl&#232;mes du temps de paix conserveront leurs forces en temps de guerre, mais ils auront un caract&#232;re beaucoup plus tranchant. Tout d'abord l'exploitation des colonies sera grandement intensifi&#233;e. Les centres m&#233;tropolitains ne tireront pas seulement des aliments et des mati&#232;res premi&#232;res des colonies, mais encore ils mobiliseront un grand nombre d'esclaves coloniaux qui devront se faire tuer sur les champs de Bataille de leurs ma&#238;tres. Pendant que la bourgeoisie coloniale aura le museau profond&#233;ment enfonc&#233; dans les commandes de guerre, elle renoncera &#224; l'opposition au nom du patriotisme et des profits. Gandhi est d&#233;j&#224; en train de pr&#233;parer le terrain pour une telle politique. Ces messieurs continueront &#224; battre le tambour : &#171; Nous devons attendre patiemment la fin de la guerre et alors Londres nous r&#233;compensera pour l'assistance que nous lui avons donn&#233;e &#187;. En r&#233;alit&#233;, les imp&#233;rialistes redoubleront et tripleront l'exploitation des travailleurs, aussi bien dans la m&#233;tropole que dans les colonies, et surtout dans ces derni&#232;res, pour restaurer le pays apr&#232;s le carnage et la d&#233;vastation de la guerre. Dans ces circonstances, ni de nouvelles r&#233;formes sociales dans les centres m&#233;tropolitains, ni de concessions de libert&#233; aux colonies. De doubles cha&#238;nes d'esclavage, telle sera la cons&#233;quence in&#233;vitable de la guerre, si les masses de l'Inde suivent la politique de Gandhi, des staliniens et de leurs amis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, la guerre peut apporter &#224; l'Inde, aussi bien qu'&#224; d'autres colonies, non pas un redoublement d'esclavage, mais au contraire une libert&#233; compl&#232;te, &#224; condition toutefois de mener une juste politique r&#233;volutionnaire. Le peuple de l'Inde doit d&#232;s le d&#233;but dissocier son destin de celui de l'imp&#233;rialisme britannique : les oppresseurs et les opprim&#233;s sont des deux c&#244;t&#233;s oppos&#233;s des tranch&#233;es. Aucune aide, quelle qu'elle soit, aux propri&#233;taires d'esclaves ! Au contraire, il faut utiliser les immenses difficult&#233;s que la guerre apportera pour ass&#233;ner un coup mortel &#224; toutes les classes dirigeantes. C'est de cette mani&#232;re que les classes et les peuples devraient agir dans tous les pays, sans tenir compte de ce que ces messieurs les imp&#233;rialistes portent le masque d&#233;mocratique ou le masque fasciste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour r&#233;aliser une telle politique, un parti r&#233;volutionnaire, qui s'appuie sur l'avant-garde du prol&#233;tariat est n&#233;cessaire. Un tel parti n'existe pas dans l'Inde. La IVe Internationale offre &#224; ce parti son programme, son exp&#233;rience, sa collaboration. Les conditions fondamentales pour un tel parti sont : ind&#233;pendance compl&#232;te envers la d&#233;mocratie imp&#233;rialiste, ind&#233;pendance compl&#232;te envers la IIe et la IIIe Internationale, ind&#233;pendance compl&#232;te envers la bourgeoisie nationale de l'Inde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des sections de la IVe Internationale existent en nombre de pays coloniaux et semi-coloniaux et elles y font des progr&#232;s heureux. La premi&#232;re place est indiscutablement tenue par notre section de l'Indochine fran&#231;aise, qui m&#232;ne un combat irr&#233;conciliable contre l'imp&#233;rialisme fran&#231;ais et contre les mystifications du &#171; front populaire &#187;. Les leaders staliniens, &#233;crit le journal des travailleurs de Sa&#239;gon (La Lutte du 7 avril), ont fait un autre pas sur le chemin de la trahison. Jetant leur masque r&#233;volutionnaire, ils sont devenus les champions de l'imp&#233;rialisme et parlent ouvertement contre l'&#233;mancipation des peuples opprim&#233;s. Gr&#226;ce &#224; leur audacieuse politique r&#233;volutionnaire, les prol&#233;taires de Sa&#239;gon, membres de la IVe Internationale, ont obtenu une brillante victoire sur le bloc du parti dominant et des staliniens, aux &#233;lections du conseil colonial tenu au mois d'avril de cette ann&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Exactement la m&#234;me politique doit &#234;tre suivie par les ouvriers avanc&#233;s de l'Inde britannique. Nous devons rejeter les faux espoirs et repousser les faux amis. Nous ne devons avoir confiance qu'en nous-m&#234;mes, qu'en nos propres forces r&#233;volutionnaires. La lutte pour l'ind&#233;pendance nationale, pour une r&#233;publique ind&#233;pendante indienne est indissolublement li&#233;e &#224; la r&#233;volution agraire, &#224; la nationalisation des banques et des trusts, &#224; plusieurs autres mesures &#233;conomiques tendant &#224; &#233;lever le standard de vie du pays et &#224; faire des masses laborieuses les ma&#238;tres de leurs propres destin&#233;es. Seul le prol&#233;tariat, alli&#233; &#224; la paysannerie est capable d'ex&#233;cuter ses t&#226;ches.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans sa phase initiale, le parti r&#233;volutionnaire formera sans doute une petite minorit&#233;. Cependant, contrairement aux autres partis, il rendra un compte clair de la situation, et marchera sans crainte vers son grand but. Il est indispensable d'&#233;tablir dans toutes les villes et centres industriels des groupes de travailleurs se pla&#231;ant sous les drapeaux de la IVe Internationale. Seuls, les intellectuels qui sont compl&#232;tement pass&#233;s du c&#244;t&#233; du prol&#233;tariat pourront &#234;tre admis dans ces groupes. &#201;trangers au sectarisme qui se replie sur lui-m&#234;me, les ouvriers marxistes r&#233;volutionnaires doivent participer activement au travail des syndicats, des soci&#233;t&#233;s &#233;ducatives, du Parti Socialiste du Congr&#232;s et en g&#233;n&#233;ral de toutes les organisations de masse. Partout, ils restent comme extr&#234;me aile gauche, partout, ils donnent l'exemple du courage dans l'action, partout, ils expliquent leur programme d'une fa&#231;on patiente et amicale aux travailleurs, paysans et intellectuels r&#233;volutionnaires. De grands &#233;v&#233;nements viendront en aide aux bolcheviks-l&#233;ninistes de l'Inde, r&#233;v&#233;lant aux masses la justesse de leur voie. Le parti cro&#238;tra vite et se trempera au feu. Permettez-moi d'exprimer mon ferme espoir que la lutte r&#233;volutionnaire pour l'&#233;mancipation de l'Inde se d&#233;ploiera sous le drapeau de la IVe Internationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Coyoac&#225;n, Mexico, 25 juillet 1939.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&#233;on Trotsky.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Note&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1 L'exp&#233;rience de la r&#233;volution chinoise de 1925-1927 a une signification des plus imm&#233;diates pour l'Inde. Je recommande fortement aux r&#233;volutionnaires hindous le livre magnifique d'Harold Isaacs : La trag&#233;die de la r&#233;volution chinoise.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Les staliniens mexicains qui ont tent&#233; d'assassiner Trotsky</title>
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		<dc:date>2019-12-25T23:05:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Trotsky</dc:subject>
		<dc:subject>1940</dc:subject>
		<dc:subject>Mexique</dc:subject>

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&lt;p&gt;Pendant qu'une campagne de discr&#233;dit moral contre Trotsky (r&#233;fugi&#233; au Mexique) se poursuivait dans le public, le Gu&#233;p&#233;ou commen&#231;ait &#224; envoyer quelques-uns de ses hommes au Mexique, sp&#233;cialement par la voie de l'Ambassade mexicaine &#224; Paris, o&#249; Bassols &#233;tait en fonction. Il y avait parmi eux, par exemple, les ex&#233;cuteurs notoires du Gu&#233;p&#233;ou en Espagne : Mink, du Parti Communiste am&#233;ricain, et Vidali (connu aussi sous ie nom de Sormenti) de Trieste. Ce dernier est actuellement au Mexique sous le (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?rubrique81" rel="directory"&gt;4- Ce qu'est le socialisme et ce qu'il n'est pas&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot29" rel="tag"&gt;Trotsky&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot104" rel="tag"&gt;1940&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot128" rel="tag"&gt;Mexique&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Pendant qu'une campagne de discr&#233;dit moral contre Trotsky (r&#233;fugi&#233; au Mexique) se poursuivait dans le public, le Gu&#233;p&#233;ou commen&#231;ait &#224; envoyer quelques-uns de ses hommes au Mexique, sp&#233;cialement par la voie de l'Ambassade mexicaine &#224; Paris, o&#249; Bassols &#233;tait en fonction. Il y avait parmi eux, par exemple, les ex&#233;cuteurs notoires du Gu&#233;p&#233;ou en Espagne : Mink, du Parti Communiste am&#233;ricain, et Vidali (connu aussi sous ie nom de Sormenti) de Trieste. Ce dernier est actuellement au Mexique sous le nom de Carlos Contreras.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La pr&#233;paration physique de l'assassinat commen&#231;a au moins en janvier dernier, lorsque la guerre s'&#233;tendit sur toute l'Europe, et que les &#233;lections mexicaines approch&#232;rent. Au milieu des &#233;v&#233;nements gigantesques de la seconde guerre mondiale, Staline esp&#233;rait que l'assassinat de Trotsky passerait pour ainsi dire inaper&#231;u. Les &#233;lections mexicaines fournissaient l'occasion de faire retomber la culpabilit&#233; sur les candidats qui combattaient les staliniens (D'o&#249; le cri des assaillants &#171; Vive Almaz&#225;n ! &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsqu'Hern&#225;n Laborde, del Campo et d'autres responsables furent exclus du Parti Communiste mexicain -en mars, ils furent accus&#233;s de &#171; trotskysme &#187;, c'est-&#224;-dire de ne pas mener une campagne assez vigoureuse contre Trotsky. Or, jusqu'&#224; cette p&#233;rlode ils s'&#233;taient content&#233;s seulement du mot d'ordre &#171; Mort &#224; Trotsky &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;David Alfaro Siqueiros, Luis et Leopoldo Arenal, Antonio Pujol, qui dirig&#232;rent l'assaut de la maison, et David Serrano, membre du Bureau politique du P.C. mexicain, &#233;tablirent un r&#233;seau d'espions &#224; Coyoac&#225;n, louant des appartements dans toutes les parties du village, qu'ils n'utilis&#232;rent seulement que quelques jours. Une ancienne femme de Serrano, Julia Barradas de Serrano, avec une autre femme membre du Parti Communiste, lou&#232;rent un appartement distant seulement de deux maisons de celle de Trotsky, et commenc&#232;rent la t&#226;che de circonvenir la police, avec une persistance qui prouve la r&#233;gularit&#233; avec laquelle elles touchaient leur paye du Gu&#233;p&#233;ou, Elles fournirent quotidiennement un rapport de leur activit&#233; &#224; ceux qui &#233;taient plus haut plac&#233;s. L'un des policiers, qui fut s&#233;duit par leurs charmes d'une rare accessibilit&#233;, leur donna en souvenir une photo de toutes les consignes de police. Apr&#232;s l'attaque, on trouva dans leur appartement de grossi&#232;res esquisses de la maison de Trotsky, apparemment des &#233;bauches abandonn&#233;es de plans de l'int&#233;rieur de la maison.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Gu&#233;p&#233;ou tenta d'acheter la maison dont Trotsky n'&#233;tait au d&#233;but que locataire, le for&#231;ant ainsi, gr&#226;ce &#224; l'aide opportune d'amis am&#233;ricains, &#224; devenir propri&#233;taire pour la premi&#232;re fois de sa vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;David Serrano, v&#233;t&#233;ran de la guerre civile espagnole, qui a toutes les caract&#233;ristiques de quelqu'un qui agit comme repr&#233;sentant du Gu&#233;p&#233;ou au Comit&#233; central du parti communiste mexicain, s'occupa de trouver les uniformes de policiers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le moment approchant, le Gu&#233;p&#233;ou loua m&#234;me une bicoque abandonn&#233;e dans la montagne, acheta de la chaux et fit creuser une fosse dans la cave qui servait de cuisine, fosse dont la police est convaincue qu'elle &#233;tait destin&#233;e &#224; Trotsky et Natalia et dans laquelle fut jet&#233; le corps de Robert Harte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Joseph Hansen&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/hansen/works/1940/08/tentative.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Joseph Hansen t&#233;moigne&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/general/breton/works/1963/siqueiros1.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Andr&#233; Breton contre l'assassin Siqueiros&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://blogs.mediapart.fr/stephane-moulain/blog/281016/les-surrealistes-le-mexique-et-david-alfaro-siqueiros-lassassin&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;A l'assassin ! Siqueiros !&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/David_Alfaro_Siqueiros&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Qui &#233;tait David Alfaro Siqueiros&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.inprecor.fr/article-L%C3%89ON%20TROTSKY%20(1879-1940)-L%E2%80%99assassinat%20de%20Trotsky%20d%C3%A9crit%20par%20ses%20assassins?id=1005&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L'assassinat de Trotsky d&#233;crit par ses assassins&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.wsws.org/fr/articles/2018/08/22/pers-a22.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Soixante-dix-huit ans apr&#232;s l'assassinat de Leon Trotsky&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.izquierdadiario.es/Siqueiros-y-la-GPU-el-comienzo-de-los-atentados-a-Leon-Trotsky-en-Mexico&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Siqueiros y la GPU : el comienzo de los atentados a Le&#243;n Trotsky en M&#233;xico&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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