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La SNCF roule sur les cheminots

vendredi 3 mai 2019

La direction de la SNCF « dégraisse » les effectifs de cheminots !

Depuis l’échec du mouvement prétendument « atypique » de grèves en pointillés, une vraie défaite organisée au sommet par les appareils syndicaux sans aucune participation réelle de la base, des assemblées des gares, à aucune décision concernant la lutte, la direction a feu vert pour attaquer les cheminots et elle le fait sur tous les plans. Les éléments les plus radicaux sont systématiquement agressés, menacés, sous pression de leur hiérarchie, reçoivent des menaces de sanctions, subissent des mutations forcées, sont sous le coup de provocations de leurs cadres. Les pressions pour faire partir les cheminots en départs « volontaires » s’accroissent massivement et deviennent une politique globale de la direction, tous les moyens de pression de l’encadrement, légaux comme illégaux, étant couverts par la direction, y compris le harcèlement systématique ! La propagande de la direction bat son plein pour pousser les cheminots les plus âgés à partir en retraite anticipée en leur laissant entendre que leur sort, individuel comme collectif, ne peut que s’aggraver et qu’en partant plus vite, ils bénéficieraient de conditions plus avantageuses que s’ils tardent à donner leur démission. L’attaque vise d’abord à casser le moral collectif des cheminots et, dans ce domaine, on peut dire que la direction et le gouvernement peuvent dire merci aux syndicats qui n’ont cessé de refuser que la lutte des cheminots soient organisée en liaison avec les autres luttes, même pas celles des autres services publics, par exemple les hôpitaux publics, la psychiatrie publique, l’enseignement public, la poste, l’énergie, les autres transports et on en passe… Lutter séparément pour mieux être vaincus ensemble !!!

Prochaines cibles de la direction et du gouvernement : la privatisation avec la division des salariés, entre ceux qui accepteront de travailler dans le privé et ceux qui refuseront, et aussi la fin des retraites spécifiques des cheminots, en même temps que l’aggravation des conditions de travail et du statut de toutes les catégories de cheminots, en profitant de la division entre cheminots et travailleurs du rail sans statut de cheminots.

La seule manière de répondre à toutes ces attaques est d’unir la lutte des cheminots à celle des gilets jaunes, les seuls qui ne divisent pas les luttes du secteur public et le défendent tous ensemble, les seuls qui proposent que les travailleurs en lutte s’auto-organisent.

Il n’y a pas d’autre voie qui ne soit pas une impasse que de diriger nous-mêmes nos luttes en élisant nos délégués dans des assemblées et en gardant tout le pouvoir sur nos luttes, sans déléguer ce pouvoir à personne !!!

Les syndicats qui pleurent toujours sur l’époque de la négociation et du réformisme, ne peuvent pas répondre aux attaques actuelles où les négociations ne sont que des masques et la réalité sociale, ce sont les LBD, les grenades lacrymogènes et autres armes de la guerre antisociale des classes possédantes !

2 Messages de forum

  • La dernière journée d’action syndicale a prétendu le dénoncer.

    "Aujourd’hui, les salariés de la SNCF sont dans un mal-être un peu comparable à celui chez France Télécom, à l’époque" de la vague de suicides de salariés de l’opérateur il y a dix ans, estime un responsable syndical SUD.

    Rappelons que cela suivait la privatisation et rentabilisation forcée de France Télécom où les seuls à ne pas s’opposer avaient été... les syndicats !!!

    Mais ce que ce syndicaliste omet de nous dire, c’est ce qu’a été l’inaction syndicale face à l’attaque contre France Télécom à l’époque !!!

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  • Devant le tribunal de Paris, au deuxième jour du procès de la vague des suicides à France Télécom, Didier Lombard, ancien PDG du groupe, n’a pas lésiné sur les euphémismes.

    "Je ne pense pas qu’il y avait une crise sociale. Je pense qu’il y avait une difficulté."

    Le prévenu accuse les médias et juge que l’entreprise a été victime d’une "crise médiatique".

    "Les phénomènes médiatiques ont détruit le résultat social de la transformation".

    "Est-ce que vous contestez toujours les faits qui vous sont reprochés ?", l’interroge alors la présidente de la 31e chambre correctionnelle. "Evidemment que je les conteste."

    On se souvient de la déclaration scandaleuse de Didier Lombard, alors PDG de France Télécom, parlant de "mode du suicide" après la vague de décès dans l’entreprise dont il était responsable.

    Le 20 octobre 2006, lors d’une réunion des cadres à la Maison de la chimie, Didier Lombard, alors PDG de France Télécom, précise l’un des objectifs du plan NExT (Nouvelle expérience des télécommunications) : la décroissance des effectifs de 22 000 postes en trois ans. Selon une retranscription retrouvée par les juges, ce dernier prononce cette fameuse phrase : « En 2007, je ferai les départs d’une façon ou une autre, par la porte ou par la fenêtre. »

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