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Trous noirs et dialectique de l’expansion et de la contraction de la matière
samedi 21 février 2026, par
Qu’est-ce qu’un trou noir et quel est son importance pour comprendre la répartition de la matière dans l’Univers ?
Oui, la répartition de la matière dans l’Univers pose une question cruciale : comment se fait-il qu’il y ait d’une part d’immenses zones en forme de bulles dans lesquelles la matière à une densité infime et qui n’ont cessé de s’agrandir et d’autre part des zones de matière assez dense (par exemple les étoiles et galaxies) et même des zones où la densité est énorme et dont certaines ne cessent de croitre en quantité de matière et qu’on appelle des « trous noirs ». Le terme ne signifie nullement qu’ils soient vides de matière (et de lumière), bien au contraire, mais ils sont ultra-concentrés et, du coup, leur gravitation est si forte qu’elle ne laisse pas la lumière sortir (d’où le terme « noir »).
Les étoiles et galaxies ne retiennent pas la lumière et leur émission d’énergie est ce qui stabilise la structure matérielle, en équilibre dynamique entre attraction gravitationnelle et expansion de l’énergie rayonnée. Ce rayonnement stellaire combat l’effondrement gravitationnel. Jusqu’au moment où l’énergie rayonnée n’est plus suffisante et que l’étoile « meurt ».
Ces deux forces, expansion et contraction, l’une centrifuge et l’autre centripète, qui se combattent sans cesse, même si elles s’équilibrent dynamiquement pendant des durées considérables se retrouvent partout à toutes les échelles de l’Univers, de la plus grande à la plus petite. Elle existe aux fondements quantiques de la matière puisque ce que l’on appelle « la particule élémentaire » est à la fois étendue dans l’espace (le « nuage de probabilité de présence ») et ponctuelle (la particule de masse qui est dite « réelle »). On l’a appelée la complémentarité entre onde et corpuscule et par laquelle une onde est toujours reliée à un corpuscule et inversement alors que les caractéristiques d’une onde et d’un corpuscule apparaissent complètement opposés. Ils le sont mais pas diamétralement : de manière dialectique. Le caractère expansif de l’énergie et le caractère contractant de la gravitation (la masse se concentre) sont là dès la toute petite échelle et nous les rencontrons aux plus grandes échelles de l’Univers (bulles de vide de amas d’amas de galaxies).
Cette contradiction dialectique (deux forces opposées qui ne peuvent pas être séparées, ni l’une d’entre elles supprimée, et qui se combattent sans cesse, produisant des sauts qualitatifs, des changements brutaux de structures) est impossible à effacer. C’est un des points qui a rendu la physique quantique aussi renversante pour tous ceux qui ne connaissent pas la dialectique.
Il faut remarquer que le même type de phénomène, une force expansive combattant la contraction gravitationnelle, se produit aussi dans les structures matérielles plus grandes que la particule. Ainsi, l’atome ne s’effondre pas sur lui-même, la molécule non plus et deux molécules liées entre elles ne s’écrasent pas l’une sur l’autre.
Il y a partout des forces expansives qui combattent la contraction de la matière. A petite distance, deux particules, deux atomes de toutes tailles, se repoussent, même quand ils s’attirent à plus grande distance. On dit que la matière atomique et moléculaire ne s’effondre pas gravitationnellement. Le caractère contractif de la masse se voit opposé le caractère expansif de l’énergie. Et toute matière comme toute lumière est une dialectique expansion/contraction.
Cependant, cet équilibre n’est pas éternel et, dès qu’il n’est plus réalisé, la structure change brutalement et se transforme dans une autre qui est un nouvel affrontement dialectique mais sur ces bases nouvelles.
C’est ce qui se produit avec l’étoile qui meurt. Dès que l’énergie nucléaire produite par l’étoile n’est plus suffisante pour compenser l’effondrement gravitationnel, la masse de l’étoile se contracte brutalement et elle se transforme soit en naine blanche, soit en étoile à neutrons soit en trou noir, ce dernier n’ayant lieu que pour des étoiles de masse importante.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Effondrement_gravitationnel
La théorie de ce phénomène (appelée « rayon de Schwarzschild ») est ancienne (elle date de 1915) et ce n’est pas une découverte renversante pour la Physique théorique, contrairement aux problèmes posés par la « matière noire » et l’« énergie noire ». C’est même une confirmation de ce que prévoyait la théorie de la relativité d’Einstein.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Rayon_de_Schwarzschild
Le trou noir décrit quoi ? Un état de la matière ? Un état de l’espace-temps ? Un état de l’énergie ? Un état de la science actuelle ? (le noir est grand non seulement parce qu’on ne reçoit pas de lumière mais parce qu’on ne sait rien de ce qui se passe à l’intérieur, quelle matière, quels états, quelle physique ?).
Pas si facile de répondre à ces questions !!!
Une nouvelle scientifique étonnante : une « photo » de trou noir, et même la première. Historique !
Comment faire une photo puisque le nom même de trou noir provient du fait que la lumière visible n’en sort pas, ne risquant donc pas d’impressionner les pellicules !!!
Alors, si ce n’est pas une photo en lumière visible, qu’est-ce que l’image du trou noir qui a été présentée en grande pompe aux scientifiques et au grand public. Il s’agit effectivement d’une image mais pas dans les longueurs d’ondes de la lumière visible : en ondes centimétriques !
Puis il y a eu une vraie photo…
https://lejournal.cnrs.fr/articles/voici-la-toute-premiere-image-dun-trou-noir
https://astronomie-pratique.com/premiere-image-trou-noir/
Puis deux trous noirs ensemble…
D’autre part, il ne faut pas croire que ce soit une information réellement étonnante : les scientifiques ont d’autres preuves depuis belle lurette de l’existence réelle des trous noirs.
Mais commençons à préciser ce qu’est un « trou noir » car l’expression est extrêmement malencontreuse et mal adaptée. Ce n’est pas de la matière qui serait de « couleur » noire, ce n’est absolument pas un trou dans la matière, ni un trou pour la matière, ni un trou de rien du tout, pas même un trou de l’espace ni un trou dans l’énergie.
Non, le « trou noir », c’est seulement un des plus grands objets de l’Univers après l’étoile et l’amas d’étoiles, un objet très dense pour sa taille. Il est l’objet le plus dense d’une galaxie et se place souvent au centre de celle-ci. Il joue un rôle clef dans la dynamique de la galaxie.
Les étoiles ne sont pas toutes de même taille, de même masse, ni de même densité. De ce point de vue, le trou noir est un extrêmement grand.
Si les caractéristiques sont la grande taille, la grande masse et la grande densité, pourquoi l’appelle-t-on « trou » et pourquoi « noir » ?
La raison provient de la relativité générale d’Einstein. En effet, les masses courbent les trajectoires des photons lumineux. En effet, les masses courbent l’espace-temps et les photons ne se déplacent pas en ligne droite mais le long des lignes de l’espace-temps. Plus une étoile est massive, plus elle courbe l’espace-temps et plus les photons qui passent à proximité sont détournés d’un parcours rectiligne.
Le cas du trou noir est extrême : la courbure est tellement importante que la lumière (et la matière) qui passe à proximité est entraînée vers le centre et n’en sort pas.
Cela explique que l’on pensait n’avoir jamais d’image d’un trou noir. Mais cela ne signifie pas qu’on ne « voyait » pas de preuve de leur présence. Bien au contraire. Les preuves ne sont pas dans le visible mais dans la dynamique des masses. Celle de la galaxie ne peut s’expliquer que par la présence d’une masse énorme au centre et qui serait extraordinairement dense…
Ce n’est pas une seule photo : l’actualité des trous noirs est trépidante…
https://www.futura-sciences.com/sciences/espace/univers/trou-noir/actualites/
On ne peut que difficilement observer directement, de manière visuelle, les trous noirs puisqu’ils n’émettent pas de lumière mais on peut les situer par d’autres types d’observations scientifiques. Et on sait maintenant qu’ils existent.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Observation_et_d%C3%A9tection_des_trous_noirs
Comment étudier les trous noirs ?
https://www.insu.cnrs.fr/fr/cnrsinfo/pourquoi-et-comment-etudie-t-les-trous-noirs
Comment on a mesuré la collision de deux trous noirs !
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3973
Observer les trous noirs…
https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/l-univers-a-portee-de-main/observer-les-trous-noirs-6784867
https://u-paris.fr/on-peut-enfin-voir-le-trou-noir-au-centre-de-notre-galaxie-et-cest-un-exploit/
Comprendre l’invisible…
https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/big-bang/big-bang-du-samedi-06-decembre-2025-7295491
Reste à comprendre où ils sont et surtout ce qu’ils font et quel rôle cela joue dans la structure globale de l’Univers.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Trou_noir
A partir de là, on passe au domaine des propositions théoriques qui peuvent, par de nouvelles découvertes, être contredites demain mais qui sont indispensables pour avancer car la science n’est pas faite que d’observations et de calculs mais aussi de raisonnements et même de philosophie.
Et tout d’abord, ce rôle des trous noirs semble être celui d’un constructeur de galaxies et d’étoiles.
L’existence même de ces structures massives au sein de l’univers primitif est, en effet, loin d’être complètement comprise par la théorie et les trous noirs pourraient donner une nouvelle interprétation de la formation de ces structures matérielles concentrées.
En tout cas, on a remarqué des trous noirs au centre des galaxies. Est-ce qu’ils ont préexisté ou pas, telle est la question qui se pose ensuite.
https://www.insu.cnrs.fr/fr/cnrsinfo/trous-noirs-ou-galaxies-quest-ce-qui-est-arrive-en-premier
La science actuellement ne peut que répondre : trous noirs et galaxies coexistent aux périodes qu’on peut observer.
Si les trous noirs ont préexisté, alors ils sont les bâtisseurs des structures matérielles que nous observons. Et c’est tout à fait possible. Un trou noir peut concentrer la matière autour de lui. Il peut aussi expulser de la matière concentrée et former des étoiles.
https://observatoiredeparis.psl.eu/decouverte-inattendue-d-un.html
Publiée dans la revue The Astrophysical Journal Letters par une équipe de l’Université du Colorado à Boulder et de l’Université Johns Hopkins, l’étude présente des résultats indiquant que les trous noirs pourraient avoir existé bien avant ce que les théories actuelles suggèrent, jouant un rôle crucial non seulement dans le « quenching » au sein des galaxies, mais aussi dans la stimulation de la formation stellaire dans les galaxies primitives. Le « quenching » est le processus par lequel la formation de nouvelles étoiles dans une galaxie est ralentie ou complètement arrêtée. Ces découvertes vont jusqu’à secouer les paradigmes établis sur la séquence des événements cosmiques majeurs suivant le Big Bang.
Mitchell Begelman et Joseph Silk, deux des auteurs principaux de l’étude, remettent en cause l’ordre établi de la cosmogonie en suggérant que les trous noirs ne sont pas simplement le produit final de l’évolution des étoiles, mais existaient de manière concomitante dès les premières phases de l’univers. Cette hypothèse marque un tournant dans notre compréhension de la structure cosmique, plaçant ces entités mystérieuses au centre de la dynamique de formation galactique.
https://trustmyscience.com/trou-noir-role-formation-stellaire-galaxie-primitive/
Ces trous noirs qui auraient formé les galaxies sont appelés « trous noirs supermassifs ».
https://fr.wikipedia.org/wiki/Trou_noir_supermassif
On observe couramment deux sortes de trous noirs sont très fréquemment en astronomie. La première catégorie est celle des « trous noirs de masse stellaire ». Ils sont le résultat de l’explosion en fin de vie d’une étoile massive en supernova. La deuxième catégorie sont les « trous noirs supermassifs », d’un million à plusieurs milliards de masses solaires. Ces trous noirs existent dans le noyau de la plupart des galaxies, ils se sont formés et ont accru leur masse en symbiose avec la formation de leur galaxie hôte.
https://www.ac-sciences-lettres-montpellier.fr/academie_edition/fichiers_conf/COMBES-2021.pdf
Mais il y en a d’autres… Et c’est là que cela se corse…
Il y aurait aussi les micro-trous noirs dits encore « trous noirs quantiques »… Ces trous noirs là avoisineraient la masse de Planck, c’est-à-dire la masse minimale.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Micro-trou_noir
La masse de Planck (environ 2 kgs) est la plus grosse masse possible pour une particule ponctuelle. C’est donc la matière la plus petite dans le mode extrêmement condensé.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Masse_de_Planck
Et ce n’est pas tout, il y a encore l’hypothèse probable des « trous noirs primordiaux »… Ils auraient été formés dans l’univers des débuts, si tant est que cela signifie quelque chose… Puisqu’ils n’ont pas été formés à partir d’étoiles, leur masse peut être significativement plus faible que celle d’une étoile. Et ils pourraient résoudre une partie des grands problèmes qui se posent à l’astrophysique, celle dite de la « matière noire »…
https://fr.wikipedia.org/wiki/Trou_noir_primordial
https://trustmyscience.com/matiere-noire-constituee-trous-noirs-primordiaux-multivers/
https://trustmyscience.com/decouverte-lien-trous-noirs-matiere-noire-resoudre-probleme-parsec-final/
Il y aurait aussi les « trous noirs chevelus »… Prévus théoriquement, ils restent à observer…
Il y aurait peut-être aussi des trous noirs microscopiques ! Il y en aurait même partout autour de nous…
Tout cela reste à vérifier mais, en tout cas, les mini trous noirs (comme les trous noirs supermassifs) existeraient bel et bien !
Les trous noirs iraient ainsi de l’extrêmement petit à l’extrêmement grand. Ils auraient des dynamiques très diverses et joueraient des rôles aussi variables qu’importants dans la dynamique de l’Univers.
https://www.pourlascience.fr/sd/astronomie/les-trous-noirs-defient-la-physique-6724.php
La formation de l’Univers aurait dispersé dans l’espace des micro trous noirs d’une masse d’environ un milliards de tonnes et de la taille d’un proton ainsi que des trous noirs plus massifs et de la taille d’une montagne. Des trous noirs aussi massifs que dix millions de masses solaires pourraient également résider au centre des galaxies, ce qui expliquerait l’intense énergie émise par les radiogalaxies et les quasars.
Mais comment expliquer la formation si rapide, si tôt dans l’évolution stellaire, de ces trous noirs supermassifs ?
Parmi les grandes énigmes de l’astronomie, une question restait entière. Comment les trous noirs supermassifs ont-ils pu apparaître aussi rapidement après le Big Bang ? Certains de ces géants atteignent déjà plusieurs milliards de masses solaires. Et cela, moins d’un milliard d’années après l’origine de l’Univers. Une nouvelle hypothèse, renforcée par les dernières images du télescope spatial James Webb, apporte un début de réponse inattendu.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Stephen_Hawking#Les_mini_trous_noirs
En astrophysique, un trou noir est souvent décrit comme un objet engloutissant tout sur son passage, mais les trous noirs microscopiques, par exemple ceux susceptibles d’être créés au LHC, ne partageraient pas cette propriété.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Grand_collisionneur_de_hadrons
L’expression « trou noir » n’indique que la compression extrême de la matière qui va jusqu’à empêcher la lumière elle-même de sortir de ce puit gravitationnel. Cela inclue donc une très grande quantité d’objets de nature très diverses et qui ne sont pas tous des grands monstres prêts à tout avaler sur leur passage !
Y a-t-il un seuil d’un paramètre mesurable qui permette de dire qu’il y aura nécessairement une formation de trou noir au passage de ce seuil ? On penserait ainsi à la densité de matière ou à la quantité de matière concentrée dans une zone petite, ou encore à la masse de la zone…
En fait, il n’y a pas de seuil de densité ni de masse totale nécessaire de l’objet céleste en question pour qu’il devienne brutalement un trou noir. Comme on l’a vu, il existe des « trous noirs » de taille, de masse, de densité très divers et qui donnent des résultats de type extrêmement différents les uns des autres tout en obéissant tous à la même logique du trou noir, c’est-à-dire du rayon de Schwarschild. Le seuil est le suivant : pour former un trou noir, il faut compresser une masse dans un volume inférieur à celui d’une boule de rayon de Schwarzschild. Ça ne correspond en fait à aucune densité fixe puisque le rayon en question dépend : il est proportionnel à la masse de l’objet. Plus l’objet de base est massif, plus le rayon en question est grand et plus un trou noir peut apparaitre dans une zone grande. Les trous noirs supermassifs nécessitent des masses importantes concentrées alors que les petits trous noirs peuvent ne concentrer que des masses relativement petites. En fait, plus vous avez de masse, moins vous avez besoin d’une densité moyenne élevée pour compresser quelque chose d’assez petit pour qu’il forme un trou noir. Si vous doublez la masse d’un objet, vous doublez son rayon de Schwarzschild, et il en ressort que vous n’avez alors besoin que de 1/4 de la densité.
Rayon de Schwarzschild = deux fois la constante gravitationnelle G fois la masse de l’objet divisé par le carré de la vitesse de la lumière.
Cela veut dire que la Tour Eiffel ( 7300 tonnes) devrait être compressée dans un rayon de 1.09×10-20 mètre pour devenir un trou noir, toute la Terre devrait être compressée à 0.00887 mètre (environ un tiers de pouce) pour faire un trou noir, et si tu voulais compresser toute la Voie lactée en un trou noir, tu devrais tout faire tenir dans un rayon de 4.426x1015 mètres !
Voyons ce que cela signifie pour la formation pouvant donner naissance à un trou noir supermassif…
A la fin de sa vie, une étoile s’éteint et s’effondre sur elle-même : en quelques minutes, la gravité compacte sa matière en une sphère de plus en plus dense, jusqu’à une limite qui ne dépend que de la masse de l’étoile :
• si l’étoile résiduelle pèse moins de 1.4 x la masse du Soleil, elle devient une naine blanche : ses atomes (pratiquement que du carbone) sont serrés les uns contre les autres au maximum permis par la physique. Un jour, le Soleil deviendra une naine blanche approximativement de la taille de la Terre, et sa densité sera d’environ 1 tonne / cm3.
• si l’étoile résiduelle pèse plus de 1.4 masses solaires au stade précédent, la gravité écrase ses atomes, et les protons des noyaux deviennent des neutrons quand les électrons coincés les touchent : il ne reste qu’une boule de neutrons incroyablement serrés les uns contre les autres, de 20 à 40 kilomètres de diamètre seulement, et d’une densité d’un milliard de tonnes / cm3. C’est vraiment dense, une étoile à neutrons.
• s’il y a plus de 3.3 masses solaires résiduelles de neutrons (il faut une étoile initiale d’environ 10 masses solaires), la gravité écrabouille les neutrons, en fait de la purée de quarks comprimée, qui s’effondre jusqu’à former un trou noir.
https://drgoulu.com/2008/06/20/la-densite-des-trous-noirs/
Une grosse étoile peut donner un trou noir si elle a une masse plus de dix fois celle de notre Soleil avec une densité d’environ vingt millions de tonnes par centimètres cube !
Mais les trous noirs ne sont pas nécessairement les zones les plus denses de l’Univers. Les étoiles à neutrons peuvent être plus denses qu’un trou noir…
Il y a déjà toute une série de types de trous noirs qui ont réellement été observés…
https://lejournal.cnrs.fr/articles/les-trous-noirs-nouveaux-sont-arrives
Et il est fort probable que les autres vont l’être aussi et que certains seront créés également en laboratoire…
Cela représente un changement radical de notre perception de l’Univers et de sa formation… Il ne faut pas que nos raisonnements et notre philosophie restent en retrait sur ces découvertes récentes. Nous devons inclure ces faits nouveaux dans notre vision de la physique de la matière, de la lumière et du vide, tous quantiques bien entendu.
Bien des gens nous dirons : « On ne peut pas. Il n’y a pas moyen, pour le moment, d’inclure la relativité dans un raisonnement quantique, ni la physique quantique dans un raisonnement relativiste. »
C’est vrai que c’est difficile mais c’est aussi incontournable.
C’est là qu’une philosophie dialectique est indispensable de même qu’elle l’est pour comprendre la physique quantique toute seule en dehors même de l’astrophysique.
C’est incontournable parce que la physique des particules est omniprésente en astrophysique, qu’il s’agisse d’étoiles, de galaxies, de matière et de lumière, etc.. ;
Les lois de la matière existent à toutes les échelles, du monde quantique (et même sous-quantique) au monde macroscopique et à l’astrophysique. Il n’y a pas moyen de passer par-dessus la quantique en raisonnant sur la relativité.
Les trous noirs résultant autant de la gravitation (et donc de la relativité) que des lois de l’électromagnétisme quantique. C’est marier l’eau et le feu. Certes, mais c’est déjà ce que l’on fait couramment en Physique avec la prétendue « complémentarité » de l’onde et du corpuscule, de la masse et de l’énergie, de la particule ponctuelle et étendue dans l’espace, etc. C’est ce que l’on appelle des contraires dynamiques, comme la contraction et l’expansion (qu’il s’agisse d’un seul objet ou de l’Univers entier).
Rappelons ces exemples de la dialectique de la matière quantique…
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3819
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2879
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3895
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5451
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4406
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4043
Pourquoi la matière s’organise spontanément et de manière stable ?
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3793
L’Univers est structuré à toutes les échelles depuis les éléments microscopiques que sont les particules élémentaires et les noyaux des atomes jusqu’aux astres de dimension « astronomiques » que sont les étoiles, les galaxies et leurs amas…
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article658
Faut-il parler de dialectique de la matière ?
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2710
Ordre et désordre, une question dialectique
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1695
La matière : dialectique de l’ordre et du désordre
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2960
La physique n’est pas seulement un calcul mais une pensée, et même une pensée matérialiste dialectique
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4174
Comment la contradiction dialectique contraction/expansion, étendu/ponctuel, onde/corpuscule fonde la Physique quantique ?
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article882
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4287
Pourquoi le vide quantique est la base de toute formation et de toute compréhension de la matière ?
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4372
Les contradictions des quanta
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article36
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article44
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1324
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8013
Une hypothèse sur l’origine quantique virtuelle de la gravitation entre particules de masse inerte
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2632
L’expansion de l’Univers, une preuve de la dialectique matière/espace-temps
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4557
Il existe des zones de matière très dense comme les amas ; les galaxies, les étoiles et, plus encore, comme les étoiles à neutrons ou les trous noirs mais aussi des zones de l’espace de matière très peu denses comme les immenses bulles de vide…
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article441
La discontinuité de l’espace-temps : une solution pour unifier physique quantique et relativité générale ?
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8182
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7635
Comment résoudre la question de la « catastrophe du vide », c’est-à-dire de la densité de l’énergie du vide quantique bien trop grande pour être compatible avec la relativité (constante cosmologique) ?
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6728
Qu’on le veuille ou pas, tout l’univers matériel est nécessairement… quantique, matérialiste et dialectique…
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4900
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7520
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3835
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3861
Ce que l’on pensait il y a peu de temps sur la naissance des étoiles et galaxies et qui est remis en cause…
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4411
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4396
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4416
Vide quantique et relativité d’Einstein sont-ils contradictoires ?
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5176
Expansion de l’énergie et contraction de la masse, contradiction fondamentale…
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5108
En physique, l’action et la réaction se combattent mais aucune ne l’emporte définitvement. Sinon, toute dynamique mènerait rapidement à l’immobilité. Par exemple, au sein de la matière à toutes les échelles, il y a toujours une contradiction entre attraction et répulsion mais aucune ne l’emporte définitivement. Sinon, la matière s’éparpillerait ou s’agglutinerait. L’atome se dissocierait ou s’écraserait sur lui-même.
Les contradictions se constatent dans tous les domaines. Contrairement à ce que croit le bon sens ou à ce que défend la logique formelle, elles ne sont pas synonymes d’erreur. Par exemple, en physique, la dualité onde/corpuscule qui suppose qu’un phénomène est à la fois ponctuel et non-localisé contient une contradiction interne. Ces deux qualités absolument incompatibles coexistent en permanence jusqu’à ce que l’observateur effectue une mesure.
Au sens dialectique, employé ici, la contradiction est une opposition (qui peut exister au sein de la réalité) qui ne mène pas à la destruction des deux éléments contradictoires. En fait, la dialectique suppose que chaque élément contient en son sein la contradiction : deux principes opposés mais qui se sont combinés. Ainsi, les électricités opposées se combinent pour donner les atomes, les molécules, etc... Les deux éléments opposés ne se détruisent pas car ils n’entrent pas en contact. Si le contact matière/matière pouvait avoir lieu, toute la matière s’écraserait sur elle-même. L’électricité empêche cette catastrophe par répulsion d’électricités de même signe. Toutes les interactions physiques contiennent ce type de contradictions. L’expansion repousse les effets de la gravitation mais, en même temps gravitation entraîne expansion et inversement. A toutes les échelles, les effets attractifs et répulsifs se succèdent et se compensent sans cesse. Dans le positif, il y a du négatif et inversement. Le positif se change en négatif et inversement. Positif et négatif se combinent puis l’unité se dissocie à nouveau. Une particule chargée positivement est entourée d’un nuage négatif lui-même entouré d’un nuage positif, etc… Cela explique que l’attraction à longue distance soit compensée par une répulsion à distance courte. Par exemple, gravitation et électromagnétisme contrebalancent la pression du vide de même qu’électromagnétisme et gravitation se compensent mutuellement.
L’un des exemples clés de la physique quantique, celui des expériences de Young, l’illustre parfaitement. Cette expérience montre que lumière plus lumière peut donner de l’obscurité. Cela signifie que la lumière n’est pas simplement un principe positif et additif. De même, les chocs de particules démontrent que particule plus particule peut donner destruction de toute matière et production de lumière. Cela signifie que la matière n’est pas un principe positif indestructible mais une structure qui contient ses propres contradictions.
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article567
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article572
CONCLUSIONS PROVISOIRES
En astrophysique, les thèses sont forcément provisoires vu que le champ d’observation ne cesse d’augmenter…
Mais, comme nous l’avons déjà dit, il faut que nos raisonnements et notre philosophie ne soient pas débordés par nos observations et calculs. Il faut continuer à réfléchir et émettre des hypothèses pour avancer…
Comme on l’a vu, c’est toute la formation du monde que les trous noirs de toutes sortes et de tous niveaux pourraient expliquer.
Expliquer que l’Univers ne soit pas uniformément réparti en matière mais, au contraire, forme des zones ultra denses et d’autres très peu denses. Expliquer que la dynamique de l’univers, autant que celle de l’étoile ou de la particule, est le produit d’une contradiction dialectique réelle entre les tendances fondamentales de la matière : l’expansion de l’énergie et la contraction de la masse…
Expliquer qu’un Univers en expansion continue cependant régionalement à contracter la matière…
Expliquer aussi que les galaxies, les étoiles, les particules et atomes soient stables pendant un grand laps de temps…
Expliquer que, brutalement, des structures nouvelles apparaissent lors d’un rupture d’équilibre entre expansion et contraction…
Quand la matière, à toute échelle, émet de la lumière, c’est l’expression du mécanisme à l’équilibre instable de cette matière, qu’il s’agisse d’un atome ou d’une étoile. Quand elle cesse de le faire, c’est que cet équilibre dynamique a été rompu, que l’expansion de l’énergie ne compense plus la contraction gravitationnelle.
Ce type de situations peut se retrouver à toutes les échelles et a pu ne pas être remarqué non plus car les produits de ces effondrements n’émettent plus de rayonnement.
Nous sommes sans doute environnés d’une quantité innombrable de trous noirs sans que cela signifie nécessairement que l’un d’eux risque de nous dévorer…
Le trou noir n’est pas situé en dehors du monde matériel, ni un danger pour lui. Il n’est que l’une des formes possibles de celui-ci, un état extrême.
Comme les autres états de la matière, l’état trou noir n’est probablement pas éternel, il a ses limites, ses seuils, ses transitions de phase.
Un trou noir super massif en phase terminale, parce que ses capacités d’absorption de matière ont atteint leurs limites, produirait quoi ? Il exploserait, expulsant quantité de galaxies et même d’amas de galaxies ? Il produirait au passage une grande quantité d’autres types de trous noirs plus petits ? Il produirait un type de « Big Bang » ?
Y aurait-il eu dans le passé non pas un seul « Big bang » mais une quantité de ceux-ci dispersés dans toutes les directions de l’espace ? Ce qui expliquerait au passage qu’il n’y aurait aucun centre de l’Univers ?
La matière noire et l’énergie noire seraient-ils les résidus de ces explosions des trous noirs supermassifs ?
https://trustmyscience.com/trous-noirs-supemassifs-source-energie-noire/
https://www.pourlascience.fr/sd/cosmologie/matiere-noire-la-piste-des-trous-noirs-10075.php
https://www.quebecscience.qc.ca/espace/energie-noire-tapie-trous-noirs/
La matière condensée se disperse, la matière dispersée se condense, les états de la matière sont pleins de contradictions dynamiques et sont très loin des « choses inertes » que l’on imaginait…
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8533
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4047
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5783
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2028
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4578
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7439
Plus que jamais, il faut renoncer au « je ne crois que ce que je vois » puisque les trous noirs qui seraient centraux dans la dynamique de l’Univers, on ne les voit pas !
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4994
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7312
DEUX CONCLUSIONS
Une leçon essentielle : la matière est elle-même intrinsèquement dialectique !
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5017
https://www.matierevolution.org/spip.php?article3698
La contradiction dialectique fondamentale de la matière/lumière réside dans… le vide quantique !
https://www.matierevolution.org/spip.php?article7828
L’astrophysique est toujours en révolution…