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Les réponses de Jaurès et Trotsky au général Mandon

mercredi 3 décembre 2025, par Alex, Waraa

Les réponses de Jaurès et Trotsky au général Mandon : pour un service militaire prolétarien !

Pour revigorer le drapeau français : E. Macron brasse du vent

Le drapeau bleu-blanc-rouge du capital français est en berne : expulsé d’Afrique par la Russie, le plan de Trump-Poutine ne lui donnant aucune place en Ukraine. Pire, la guerre d’Ukraine finira bientôt (ce qui n’est en rien contradictoire avec la marche à un guerre impérialiste générale), l’augmentation des dépenses publiques au profit des marchands de canon ne pourra plus être justifiée. Le défaut de paiement de l’Etat français se profile, les banques françaises vont perdre leur poule aux oeufs d’or.

C’est beaucoup d’argent perdu, mais également un problème politique : la prétendue guerre des civilisations entre l’Occident et la Russie n’a pas lieu, les dirigeants français ont menti depuis des années, l’impérialisme US, leur mentor, les "trompe" maintenant avec la Russie !

Pour redresser ce drapeau, le président Macron a donc mis en route son puissant moulin à vent favori : un discours martial, des "nous sommes en guerre", "les envahisseurs se préparent (dans 4 ans, on a le temps)". Les journalistes et partis de gouvernement font semblant d’y croire, dissertent sur le "Service militaire volontaire" que Macron a promis.

Or tout comme les "100 rafales" que Zelenski a promis d’acheter, le "Service volontaire" de Macron est pour l’instant une promesse vide, du vent. Le service national n’a d’ailleurs, en 1998, pas été supprimé, mais suspendu. Depuis, une "réserve opérationnelle" est censée seconder l’armée professionnelle. Aux USA, ce modèle fonctionne bien, mais en France, il reste très théorique, malgré toutes les formes de "Service" que les présidents successifs mettent en place sans succès. F. Hollande pourrait porter plainte pour plagiat contre Macron, car il créa un tel service en 2015, abrogé en 2017 :

« Article 1

Abrogé par Arrêté du 5 mai 2017 - art. 8

I. - Le service militaire volontaire a pour but de dispenser à des volontaires stagiaires une formation militaire, une formation civique et morale ainsi qu’une formation professionnelle. Il est institué à titre expérimental à compter du 1er septembre 2015 et pour une durée maximale de vingt-quatre mois.

II. - Les volontaires stagiaires peuvent effectuer une ou plusieurs périodes de stage. Ces formations peuvent être réalisées en partenariat avec l’établissement public d’insertion de la défense, des collectivités territoriales ou leurs groupements, des ministères, des entreprises ou d’autres organismes chargés de l’insertion professionnelle. Elles font l’objet de conventions.

III. - A l’issue du volontariat, il est délivré un certificat d’aptitude personnelle à l’insertion attestant de l’acquisition par le volontaire stagiaire d’un ensemble de savoirs théoriques, mis en pratique tant dans les formations militaire que professionnelle, civique et morale.(...) »

Fait le 30 juillet 2015.

Jean-Yves Le Drian

C’est donc pour l’instant surtout au niveau de la propagande que les annonces de Macron, celle des "enfants-soldats" du général Mandon, méritent une réponse des révolutionnaires.

Pour la gauche réformiste, l’envoi au massacre de toute une jeunesse : c’est une aubaine !

La gauche réformiste politique et syndicale (LFI, PS, PC, CGT) est gênée. La conscription de la jeunesse est à son programme, car la bourgeoisie peut en avoir besoin. C’est en 1914, grâce à la boucherie de la guerre impérialiste, que l’aile réformiste des partis et des syndicats (Blum pour le PS, Jouhaux pour la CGT), ont été appelés au gouvernement par la bourgeoisie française.

Ce n’est pas entrainés par des vagues de soulèvements ouvriers, ou de victoires électorales massives, que le rêve des réformistes s’est réalisé : c’est précisément en co-organisant un véritable génocide de la jeunesse française et européenne en 1914. Bouchers-adjoints (la viande étant la chair des jeunes, comme l’a rappelé Mandon) : ce fut la promotion des réformistes.

La France ne s’est jamais remise démographiquement de cette saignée de 1914-1918. Mais pour la direction de la CGT et le PS, quelle aubaine en 1914 ! Des postes, des voitures de luxe, des billets 1ère classe gratuits, des dîners bien arrosés pour "patriotes de l’arrière", puis des invitations aux conférences internationales de "paix" dans des hôtels de luxe (création de l’OIT).

Cette mentalité de nouveaux riches du PS et de la CGT, ils l’ont transmise à leurs héritiers. C’est sur les montagnes de cadavres de notre jeunesse qu’ont prospéré à partir de 1914 les directions réformistes de la CGT et du PS, qui ne sont plus, pour les révolutionnaires authentiques, que des "cadavres puants", comme les nomma Rosa Luxemburg en 1915. Au sommet de cette montagne des cadavres de la jeunesse, les réformistes placèrent ceux de Rosa Luxemburg et Jean Jaurès, assassinés par cette gauche patriote, en 1914 et 1919.

Certes il a fallu au PS et à la CGT, à partir de 1935, commencer à partager la galette avec le PCF, qui suite à la déclaration Laval-Staline se convertit au patriotisme. Mais la boucherie promettait de s’agrandir avec la perspective de la 2ème guerre mondiale, et grâce au pillage colonial, que le PC couvrit à partir de cette date. Pour contrer une révolution, en 1945-1947, menaçant la bourgeoisie et son appareil d’Etat qui avait collaboré dans la joie et la bonne humeur avec la bourgeoisie allemande temporairement nazie, de Gaulle ne se trompa pas en choisissant des ministres parmi les plus éminents assassins de la classe ouvrière révolutionnaire : les staliniens du PC et de la CGT ; massacre de Sétif, bataille de la production, bain de sang colonial à Madagascar, les staliniens sont déclarés, depuis de Gaulle : bons pour le service !

Mandon a bien eu ces partis de gauche ! A la veille des élections municipales, il a apposé de force sur les futurs programmes des Maires le cachet : patriote-assassin de la jeunesse. Car aucun maire, de gauche ou de droite, n’a vraiment protesté. Par sa formation militaire et très chrétienne, Mandon connaît le péché originel de la gauche réformiste en 1914 (PS et CGT) , 1935 (PC) puis 1940 (René Belin de la CGT, ministre de Pétain), et savait qu’elle devrait manger son chapeau face à ses déclarations. Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT, le 2 décembre sur France Inter, a d’ailleurs réaffirmé sont son soutien à la politique de "défense nationale de la France", dans la lignée de la déclaration Laval-Staline

L’extrême gauche opportuniste aux côtés des socio-patriotes dans les syndicats

L’extrême-gauche opportuniste (les NPAs -A et -R, LO, RP, Solidaires) n’a pas encore péché publiquement à une grande échelle par des déclarations patriotiques. Mais elle le fait, cachée dans les organisations syndicales. Les drapeaux et slogans qu’elle agite (Trotsky, "les prolétaires n’ont pas de patrie", dit parfois N. Arthaud), constituent pour la bourgeoise française un leurre à entretenir, car cette extrême-gauche ne coûte pas cher (la plupart sont des profs bénévoles avec moins de 1% aux élections), et font croire à des millions de gens que ce sont les héritiers de Trotsky qui s’expriment vraiment... alors qu’ils en sont le contraire.

Ces partis se disent "internationalistes", mais pour eux le principal coupable, ce n’est pas l’Etat français mais Israël. Ils agitent des drapeaux palestiniens, mais jamais des drapeaux des Comores ou de Madagascar, auxquels Mayotte et les ïles Eparses devraient appartenir.

Lorsque l’armée française a, le 12 novembre dernier, exfiltré, grâce au point d’appui qu’est la possession coloniale de La Réunion, le président et son ami oligarque suite à la révolution de Madagascar, ces organisations n’ont pas appelé à la moindre manifestation à l’Ile de La Réunion !

L’internationalisme, pour ces organisations, c’est du domaine de la littérature, avec à l’appui toujours la même citation d’Anatole France : « On croit mourir pour la patrie ; on meurt pour des industriels. » Mais même Anatole France était plus révolutionnaire que ces partis, car sa citation plus complète est :

« ceux qui moururent dans cette guerre ne surent pas pourquoi ils mouraient. Il en est de même dans toutes les guerres. Mais non pas au même degré. Ceux qui tombèrent à Jemmapes ne se trompaient pas à ce point sur la cause à laquelle ils se dévouaient. Cette fois, l’ignorance des victimes est tragique. On croit mourir pour la patrie ; on meurt pour des industriels. »

Jemmapes, c’est un épisode d’une guerre révolutionnaire, et Anatole France avait raison de distinguer deux types de guerre. Les organisations d’extrême-gauche opportuniste sont simplement pacifiste : elles dénoncent comme la CGT tout nationalisme, racisme, et course aux armements qui "mèneraient à la guerre". Mais elles ne sont pas favorables à l’armement du prolétariat, et la déclaration de Mandon les gêne car face à sa provocation, elles sont incapables de répondre fermement : en opposant la violence de la révolution prolétarienne, à la violence impérialiste.

Le programme maximum des révolutionnaires : l’armement du prolétariat, outil indispensable de sa dictature

Jean Jaurès en 1907 avait répondu aux généraux de l’époque. Pas en citant vaguement, comme le fit N. Arthaud, sur son compte X, le couplet de l’Internationale : "Nos balles seront pour nos propres généraux".

Jaurès convoqua une réunion publique, s’adressa à des milliers de prolétaires pour leur expliquer la résolution sur l’antimilitarisme votée à Stuttgart au congrès de l’Internationale ouvrière. Jaurès en tant que dirigeant d’un parti ouvrier, la SFIO, défendit publiquement devant tout le prolétariat une politique d’armement de la classe ouvrière contre les gouvernements bourgeois.

N. Arthaud, par des "textos" en cachette, n’agit qu’en porte-parole d’un groupuscule électoral.

C’est le discours suivant qui provoqua la haine de la bourgeoisie française contre Jaurès. des campagnes de haine, d’appel à l’assassinat, commencèrent ce jour-là :

« Quand un litige commencera, nous dirons aux gouvernants : Entendez-vous par vos diplomates. Si vos diplomates n’y réussissent pas, allez devant les arbitres que vous avez désignés, vous-mêmes inclinez-vous devant eux ; pas de guerre, pas de sang versé : l’arbitrage de l’humanité, l’arbitrage de la raison. Et si vous ne le voulez pas, eh bien, vous êtes un gouvernement de scélérats, un gouvernement de meurtriers. (Vifs applaudissements.) Et le devoir des prolétaires, c’est de se soulever contre vous, c’est de prendre, c’est de garder les fusils que vous leur mettez entre les mais, mais non pas ... (Applaudissements et interruptions).
(...)
le droit, le devoir des prolétaires, c’est de ne pas gaspiller leur énergie au service d’un gouvernement du crime, c’est de retenir le fusil dont les gouvernements d’aventure auront armé le peuple et de s’en servir, non pas pour aller fusiller de l’autre côté de la frontière des ouvriers, des prolétaires, mais pour abattre révolutionnairement le gouvernement de crime. (Applaudissements enthousiastes et prolongés, bravos répétés). »

En Ukraine abattre Zelenski, en Russie abattre Poutine, aux USA abattre Trump, en France abattre Macron, ce serait l’équivalent en 2025 de ce que dit Jaurès en 1907 !

Jaurès ne donnait pas de nom, car c’est au fond l’armement du prolétariat, le désarmement de la bourgeoisie, qu’il avait en vue, pas des politiciens en particulier. Mais si la bourgeoisie résistait, il serait nécessaire de mener contre elle une lutte armée. Or "la lutte" tout court, c’est ce dont parlent nos faux révolutionnaires. La "lutte armée" appartient pour ces organisations à un passé dont elles montrent des photos dans des vidéos. L’arme fatale, ce serait pour ces faux révolutionnaires "la grève" : c’est le vieux truc de Pelloutier, le fondateur des Bourses du travail, hostile à la dictature du prolétariat. La grève économique suffirait à "ruiner" la bourgeoisie, puisque les travailleurs produisent toutes les richesses. Pas besoin de lutte armée, le tour est joué grâce à une application à grande échelle de la loi de 1864 qui autorisa les grèves.

La réponse à Mandon, c’est donc au contraire : organisons le service militaire du prolétariat, décrit par Trotsky dans le « Programme de transition » :

« Le devoir de la IV° Internationale est d’en finir, une fois pour toutes, avec cette politique servile. Les démocrates petits bourgeois - y compris les sociaux-démocrates, les staliniens et les anarchistes - poussent des cris d’autant plus forts sur la lutte contre le fascisme qu’ils capitulent plus lâchement devant lui en fait. Aux bandes du fascisme, seuls peuvent s’opposer avec succès des détachements ouvriers armés qui sentent derrière leur dos le soutien de dizaines de millions de travailleurs. La lutte contre le fascisme commence, non pas dans la rédaction d’une feuille libérale, mais dans l’usine, et finit dans la rue. Les jaunes et les gendarmes privés dans les usines sont les cellules fondamentales de l’armée du fascisme. Les PIQUETS DE GRÈVES sont les cellules fondamentales de l’armée du prolétariat. C’est de là qu’il faut partir. A l’occasion de chaque grève et de chaque manifestation de rue, il faut propager l’idée de la nécessité de la création de DÉTACHEMENTS OUVRIERS D’AUTODÉFENSE. Il faut inscrire ce mot d’ordre dans le programme de l’aile révolutionnaire des syndicats. Il faut former pratiquement des détachements d’autodéfense partout où c’est possible, à commencer par les organisations de jeunes, et les entraîner au maniement des armes.

La nouvelle vague du mouvement des masses doit servir, non seulement à accroître le nombre de ces détachements, mais encore à les unifier, par quartiers, par villes, par régions. Il faut donner une expression organisée à la haine légitime des ouvriers pour les jaunes et les bandes de gangsters et de fascistes. Il faut lancer le mot d’ordre de la MILICE OUVRIÈRE, comme seule garantie sérieuse de l’inviolabilité des organisations, des réunions et de la presse ouvrières. »

Le programme minimum des révolutionnaires : droits démocratiques et augmentation des salaires

Même si le service militaire bourgeois prend de l’avance sur le processus d’armement du prolétariat, seul des révolutionnaires petits-bourgeois de centre-ville peuvent appeler les jeunes travailleurs à "refuser" un service volontaire. Pour l’instant les "services" militaire de Hollande et Macron sont resté des coquilles vides, mais la situation peut changer. La jeunesse des quartiers pauvres peut être attirée par des formations que peut apporter l’armée : permis de conduire Poids lourds gratuit, diplômes de mécanique etc.

Les partis de gauche et d’extrême gauche ont abandonné cette jeunesse prolétaire, restant par exemple totalement inactifs face au mouvement mondial de la jeunesse GenZ. La bourgeoisie pourra donc attirer ceux qui préfèreront gagner "honnêtement" 800 euros, plutôt que se laisser absorber par la maffia de la drogue. Un "brevet de patriotisme" sera ensuite une lettre de recommandation pour trouver un travail.

En Allemagne, un tel service est payé 2000 euros, donc des slogans naturels sont : augmentation de la solde ! On veut 2000 euros comme en Allemagne ! A travail égal, salaire égal ! Droit de se syndiquer dans l’armée ! Si nos armées doivent défendre après-demain (dans 4 ans a dit Mandon, prétendant avoir "des informations") des valeurs démocratiques on ne sait où, nous sommes prêts à l’aider ici et maintenant : charité démocratique bien ordonnée commence par soi-même.

L’Etat a du mal à recruter policiers et gendarmes

Suite à un rapport de la Cour des comptes, contesté par la direction de la Gendarmerie, la presse s’est fait l’écho du problème de recrutement dans la gendarmerie :

« lls en ont gros sur le képi l Après 10 ou 20 ans passés en brigades ou dans différentes unités de terrain, en France, les gendarmes claquent la parte, usés, épuisés par “une surcharge de travail” qui, selon les démissionnaires en série, “ne cesse de s’alourdir”. A en croire ces militaires, sous-officiers, pourtant aguerris et endurcis, “le manque de considération“, “l’insuffisance des moyens” et l’impact sur leur vie personnelle provoquent un énorme malaise dans les rangs. Bien plus qu’un simple mouvement d’humeur, le blues de ces gendarmes contraints au silence en raison de leur statut, déborde des casernes pour s’exprimer en masse sur les réseaux sociaux. »

Si c’est bien le cas, le Service de Macron ne pourra marcher, de volontaire il deviendra obligatoire.

La propagande en direction de l’armée et de la police, révolutionnaire et antimilitariste, est une tradition du mouvement ouvrier complètement délaissée par les pseudos-révolutionnaires, qui veulent se faire une popularité dans la jeunesse en criant "tout le monde déteste les flics". Certes peu de policiers ou militaires seront sensibles aux arguments des révolutionnaires, mais un travail de "démoralisation" est indispensable, vis-à-vis de l’armée et de la population : les guerres impérialistes ne se font pas au profit de "valeurs", à part celle des actions du CAC 40.

En Ukraine, le syndicat Solidaires, suivi par les NPA, a mené une campagne social-patriote digne du général Mandon, invitant les enfants d’Ukraine à mourir pour le compte en banque des oligarques, au nom d’une prétendue guerre de libération nationale, incarnée par "la résistance". Or c’est dans les mois à venir qu’une campagne favorable à l’armement du prolétariat d’Ukraine pourrait être beaucoup plus juste et nécessaire. Car une fois signé le plan de dépeçage de l’Ukraine entre les USA et la Russie, les "patriotes" ukrainiens, reconvertis au pacifisme, enlèveront leur masque et redeviendront ouvertement des barons capitalistes avides. Des troupes comme celle du régiment Azov, qui ont pris l’ascendant dans l’armée ukrainienne, sont tout désignées pour devenir l’équivalent des Corps-francs allemands de 1919 : milice patronale et gouvernemental d’extrême droite, recrutée dans la petite-bourgeoise aigrie par une guerre perdue, au service du capital impérialiste. Les classes riches d’Ukraine ont, en 2025 comme en 1917, perdu la guerre. Un soulèvement anti-oligarques de la population est possible. Avec les mouvements genZ, c’est donc également à l’échelle internationale que se pose la question de l’armement du prolétariat, même si une guerre s’arrête.

"Il nous faut des armes !" Ce slogan de Blanqui, est plus que jamais à l’ordre du jour.

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