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Maria Jankowska (1889) : na kongresie II Miedzynarodowki / Déléguée polonaise au 1er Congrès de l’Internationale
dimanche 29 juin 2025, par
Dans son numéro du 15 août 1889, le bimensuel Przedswit, (L’avant-Aurore), publié par des socialistes polonais en exil, publiait un comptre rendu du 1er Congrès de l’internationale auquel participèrent 4 délégués polonais.
Bien sûr, les cheveux des disciples de Rosa Luxemburg (RL) se dressent ! Maria Jankowska est aujourd’hui peu connue, et n’est pas devenue l’ alter ego de RL qu’elle aurait dû être, ni une des destinataires régulières de ses nombreuses lettres.
Les oeuvres complètes en allemand de Luxemburg s’ouvrent d’ailleurs sur son Rapport au IIIème Congrès ouvrier socialiste international de Zurich où elle écrivait quatre ans après le congrès fondateur de Paris, la première phrase :
Chers camarades ! C’est la première fois que les sociaux-démocrates polonais de la Pologne sous domination russe participent à votre Congrès.
Ainsi, la première phrase des oeuvres complètes de Rosa Luxemburg semble avoir un sens bien caché, la négation même de l’existence de Maria Jankowska dans le mouvement socialiste !
Car Luxemburg n’ignorait pas l’intervention de M. Jankowska, déléguée polonaise quatre ans plus tôt. Mais Rosa Luxemburg est en 1893 en pleine guerre politique avec le Parti Socialiste Polonais qu’elle vient de quitter pour fonder son propre parti, la "Social-démocratie polonaise". Et elle mena cette guere en premier lieu contre Stanisław Mendelson ... le mari de Maria Jankowska : voir ce communiqué.
R. Luxemburg date la fondation de son parti SDKP au 30 juillet 1893, et nie donc le caractère social-démocrate des quatre délégués polonais aux Congrès de Paris (1889). En 1889 fut fondée dans le Royaume de Pologne l’Union des ouvriers polonais, c’est avec cette organisation que RL réclame une continuité.
Ainsi, la première phrase des oeuvres complètes (en allemand) de RL contient déjà toute cette lutte. En juillet 1893, dix ans avant Lénine, RL mène une scission de type bolcheviks/mencheviks au sein du Parti Socialiste Polonais fondé en mars 1893 (et non au congrès de Paris de novembre 1892 comme on le lit presque partout).
A-t-elle raison ? Avant de trancher la question, lisons donc le discours que prononça Maria Jankowska. Nous donnons la version polonaise qui fut publiée, puis sa traduction, qui ne correspond donc peut-être pas exactement au discours qu’elle prononça en français. Mais à notre connaissance, cette version doit se trouver dans le Rapport que fit Jules Guesde de Congrès, mais qui ne fut jamais publié.
Comblons donc ce vide en donnant la traduction du compte-rendu paru dans Przedświt - L’Aurore : numéros 13, 14 et 15 publiés en une seule livraison le 15 août 1889, pages 4 et 5.
Quoi qu’il en soit, on voit que ce qui distinguait Rosa Luxemburg, c’est d’être dans l’aile révolutionnaire de la socia-démocratie. Les biographes qui se plaisent à réduire sa figure à celle d’une "femme qui doit affronter un monde d’hommes", ignorent le trait caractéristique de cette génération polonaise, à l’image de celle des populistes russes : les femmes y jouaient un grand rôle. Le fait que Marie Curie est de la même génération n’est pas un hasard.
Kongres uchwalił wybrać biuro, które by zajmowało się bezustannie sprawami zjazdu i któremu można by było polecić wykonanie wszystkich uchwał zjazdu. W skład biura weszli : Brandt, Bebel, Liebknecht, Lafargue, Vaillant, Besset, Lavigne, Costa, Cipriani, Nieuwenhuis, Anseele, De Paepe, Morris, Popp, Franki, Mendelson, Lawrow, Petersen, Mani, Iglesias, Alles, Jaclard oraz obywatelki : Aveling-Marx, Jankowska i Zetkin.
Le congrès décida d’élire un bureau qui s’occuperait continument des affaires du congrès à et à qui toutes les résolutions du congrès pourraient être confiées pour être exécutées. Dans la composition du bureau entrèrent Brandt, Bebel, Liebknecht, Lafargue, Vaillant, Besset, Lavigne, Costa, Cipriani, Nieuwenhuis, Anseele, De Paepe, Morris, Popp, Franki, Mendelson, Lawrow, Petersen, Mani, Iglesias, Alles, Jaclard et des citoyens : Aveling-Marx, Jankowska et Zetkin.
(...)
W imieniu polskich socjalistów głos zabiera obywatelka Maryja Jankowska. Nadmieniamy u, że polscy delegaci byli przeciw czytaniu sprawozdań wobec ograniczonego bardzo czasu, a znacznej ilości raportów’. Towarzysze więc nasi łożyli raport obszerniejszy, ograniczając się krótkim z ich strony oświadczeniem. Oto dosłowne świadczenie, przeczytane w języku francuskim rzez obywatelkę Jankowską :
La citoyenne Maryja Jankowska s’exprime au nom des socialistes polonais. Nous voudrions mentionner que les délégués polonais étaient opposés à la lecture des rapports en raison du temps très limité et du grand nombre de rapports. Nos camarades nous ont donc remis un rapport plus long, se limitant à une brève déclaration. Voici la déclaration verbatim, lue en français par la citoyenne Jankowska :
Obywatelki i obywatele !
Nie jest to raport, ale proste oświadczenie, które wam obecnie składam w imieniu socjalistycznego komitetu robotniczego w Warszawie.
Mogłabym być echem skarg, które naszemu proletariuszowi jego los nieszczęsny wydziera ; mogłabym być wobec was wyrazicielem uczuć bolesnych, jakie ogarniają każde, iście ludzkie serce na widok takiej nędzy. Zaniecham jednak tego, by nie zabierać wam czasu, którego tyle potrzebujecie dla powzięcia śmiałych i korzystnych rezolucyj.
Zresztą czyż nędza nie jest powszechną ? Czyż jej unika robotnik jakiegokolwiek kraju ? Czyż prawo żelazne nie ciąży na wszystkich,jak fatalność nieubłagana ?
Zauważę tylko, że u nas w Polsce jeszcze jedno zjawisko przyłączyło się , by przepełnić czarę powszechnej nędzy ludu. Jest niern ucisk polityczny, despotyzm, nie mający sobie równego, który zawisł nad krajem naszym. Jest niem i jarzmo feudalizmu, pod którym niestety tak długo jęczeliśmy i od którego otrząsnęliśmy się choć po części tak od niedawna, że ojcowie mogą jeszcze dziś opowiadać swoim dzieciom o cierpieniach i o hańbie, których byli ofiarą.Zbytecznym byłoby mówić obszerniej ; i tak zapewne zrozumiecie, że jeżeli jest jaki zakątek, który bardziej niż inne zasługuje na miano doliny nędzy, to nim jest nasz kraj.
Citoyens et citoyennes !
Ce n’est pas un rapport, mais une simple déclaration que je vous présente au nom de la Commission ouvrière socialiste de Varsovie.
Je pourrais être l’écho des plaintes que le sort misérable de notre prolétaire lui arrache ; je pourrais être devant vous l’expression des sentiments douloureux qui envahissent tout cœur vraiment humain à la vue d’une telle misère. Mais je m’en abstiendrai pour ne pas abuser de votre temps, dont vous avez tant besoin pour prendre des résolutions hardies et salutaires.
D’ailleurs, la misère n’est-elle pas universelle ? N’est-elle pas évitée par les travailleurs de tous les pays ? La loi d’airain ne pèse-t-elle pas sur tous comme une fatalité inexorable ?
Je voudrais seulement signaler qu’en Pologne, un autre phénomène est venu s’ajouter au sort de la misère commune du peuple. C’est une oppression politique, un despotisme sans égal qui pèse sur notre pays. Il y a aussi le joug du féodalisme, sous lequel, malheureusement, nous avons gémi pendant si longtemps, et dont nous ne nous sommes remis, au moins en partie, que récemment, de sorte que des pères peuvent encore aujourd’hui raconter à leurs enfants les souffrances et les déshonneurs auxquels ils ont été soumis. Il serait superflu d’en parler plus longuement ; cependant, vous comprendrez sans doute que s’il y a un coin qui, plus que tout autre, mérite d’être appelé la vallée de la misère, c’est bien notre pays.
Co się tyczy postanowień, które powziąć chcecie w dziedzinie żądań, mających — zdaniem mojem — charakter bardziej pokojowy, to na tej drodze możemy wam towarzyszyć
bardziej z teoretycznego punktu widzenia. Pozbawiony wolności słowa i stowarzyszeń, pozbawiony prawa zmawiania się i zbierania, nasz lud robotniczy bynajmniej nie jest podobny do tych zastępów walczących , które formują robotnicy innych krajów.
Potajemnym zebraniom, tajnym organizacyjom, których byt jest tak krótkim, tak niepewnym, inny rodzaj działania nakreśla się, odmienny od tego systemu, którym sie posługują wasze organizacje robotnicze, — te wielkie związki dla każdego dostępne, te silne stowarzyszenia z utrwalonym bytem.
Jednakże trudności, które napotykamy na drodze naszej, nie będą przyczyną, byśmy odstąpili od tej działalności, którą na tym kongresie nakreślić^chcecie. Bynajasniej. Przygotowujemy się, przeciwnie, by rozszerzyć zakres naszej pracy ; pracujemy dla wytworzenia agitacyi robotniczej, bardziej szerokiej, mającej na celu nie tylko żądania, które przez was, przyjaciół naszych z zachodu, już osiągnięte zostały, ale nadto i te, które są na porządku dziennym obecnego kongresu.
En ce qui concerne les résolutions que vous voulez prendre sur le terrain des revendications qui, à mon avis, sont de nature plus pacifique, nous pouvons vous accompagner sur cette voie
d’un point de vue plus théorique. Privés de la liberté d’expression et d’association, privés du droit de se réunir et de se rassembler, nos travailleurs ne ressemblent en rien aux rangs de lutte formés par les travailleurs d’autres pays.
Aux réunions clandestines, aux organisations secrètes, dont l’existence est si courte, si précaire, se dessine un autre type d’action, différent du système utilisé par vos organisations ouvrières - ces grands syndicats accessibles à tous, ces associations fortes à l’existence établie.
Mais les difficultés que nous rencontrons sur notre route ne seront pas une raison pour abandonner l’activité que vous voulez esquisser dans ce congrès. Soyez clairs. Nous nous préparons, au contraire, à élargir le champ de notre action ; nous travaillons à produire une agitation ouvrière plus large, visant non seulement les revendications que vous, nos amis de l’Ouest, avez déjà réalisées, mais aussi celles qui sont à l’ordre du jour du présent congrès.
Czyż usiłowania nasze mogą być uwieńczone powodzeniem ? Rezultaty już osiągnięte dodają otuchy naszym nadziejom na przyszłość. Czyż dziesięć lat temu, robotnicy nasi w Polsce wiedzieli, co to jest zmowa ? O za pewne, istniała walka między właścicielem, a robotnikiem. Nazywano to „ nieporządkami.“ Robotnik mógł się zdobyć tylko na gwałtowny protest, prowadzony na własną rękę.
A dziś cóż widzimy ? Robotnicy w Warszawie i gdzie indziej zmawiają się i umieją nawet zwyciężać. Zresztą i przegrana nie jest już w stanie złamać ich energii. W fabrykach nie
zadowoleni robotnicy odszukują socjalistów, by zasięgnąć u nich rady, jak poprowadzić walkę. A gdy walka rozpoczyna się, towarzysze w fachu spieszą z pomocą dla walczących, zasilającich pieniędzmi. Wspomnę tu o jednej zmowie, która niedawno miała miejsce i która taki wy wołała entuzyjazm, że strajkujący zostali otoczeni przez swych kolegów i podejmowani, jak bohaterowie. Zaprowadzono ich do restauracji, by ich ugaszczać, a robotnicy, którzy mieli pracę, uważali sobie za zaszczyt usługiwać strajkującym. Te fakty są charakterystyczne. Uczucie braterstwa i solidarności, o którym one świadczą, muszą przynieść owoce.
Nos efforts peuvent-ils être couronnés de succès ? Les résultats déjà obtenus encouragent nos espoirs pour l’avenir. Il y a dix ans, nos travailleurs polonais savaient-ils ce qu’était une conspiration ? O bien sûr, il y avait une lutte entre le propriétaire et l’ouvrier. On appelait cela le « désordre ». L’ouvrier ne pouvait que protester violemment, seul.
Et aujourd’hui, que voit-on ? Les ouvriers de Varsovie et d’ailleurs sont de connivence et savent même gagner. D’ailleurs, même la défaite ne parvient plus à briser leur énergie. Dans les usines, et non pas
, les travailleurs satisfaits demandent aux socialistes des conseils sur la manière de mener la lutte. Et lorsque la lutte commence, les camarades des métiers se précipitent pour aider les combattants, en leur fournissant de l’argent. Je citerai ici une conspiration qui a eu lieu récemment et qui a suscité un tel enthousiasme que les grévistes ont été entourés par leurs collègues et portés en héros. Ils ont été conduits dans des restaurants pour être soignés, et les travailleurs qui avaient un emploi ont considéré que c’était un honneur de servir les grévistes. Ces faits sont caractéristiques. Le sentiment de fraternité et de solidarité dont ils témoignent doit porter ses fruits.
Le temps limité ne me permet pas d’esquisser pour vous les contours de notre mousse socialiste. Je dois me contenter de déclarer que, nous appuyant d’une part sur les résultats obtenus, d’autre part sur la faillite de tous
nos partis bourgeois et patrilinéaires, nous espérons mener à bien notre propagande
Ograniczony czas nie pozwala mi nakreślić wam szkicu naszego mchu socjalistycznego. Zadowolić się muszę oświadczeniem, że opierając się z jednej strony na rezultatach osiągniętych, z drugiej na bankructwie wszystkich
naszych stronnictw burżuazyjnych i patryjotycznych, mamy nadzieję prowadzić z powodzeniem naszą propagandę wśród polskich mas pracujących i zgodnie z postanowieniami, które poweźmiecie.
Le temps limité ne me permet pas de vous tracer l’esquisse de notre mousse socialiste. Je dois me contenter de déclarer que, nous appuyant d’une part sur les résultats obtenus, d’autre part sur la faillite de tous
nos partis bourgeois et patrilinéaires, nous espérons mener à bien notre propagande auprès des masses ouvrières polonaises et conformément aux résolutions que vous adopterez.
Jeżeli polscy socjaliści, którzy tak późno zajęli stanowisko pod sztandarem rewolucji socjalnej, — tern niemniej, dzięki poświęceniu i energii naszych towarzyszy w Warszawie i
gdzie indziej, zdołają zorganizować dostateczną armiję rewolucyjną — tern lepiej. Gdyby jednak czas i warunki pozwoliły nam utworzyć zaledwie skromne zastępy, to w chwili wybuchu rewolucji, tak oczekiwanej przez nas wszystkich, znajdziecie nas bądź co bądź obok was wszędzie, gdzie zakipi walka. Będziemy wtedy szczęśliwi, jeżeli zrobimy wszystko, co będzie w naszej mocy,, dla ułatwienia zwycięstwa proletarjatowi europejskiemu, z nadzieją, że legjony jego — zwycięzkie na zachodzie — pospieszą potargać więzy, krępujące ludy słowiańskie, jeszcze bardziej od nich nieszczęśliwe...
Zaznaczając solidarność naszą z całym proletariatem zachodu, chcemy jeszcze szczególniej zaznaczyć te węzły braterstwa, które łączą nas z socjalistami Niemiec i Rosyi— naszymi najbliższymi sojusznikami.
Si les socialistes polonais, qui se rangent si tardivement sous la bannière de la révolution sociale, parviennent néanmoins, grâce au dévouement et à l’énergie de nos camarades de Varsovie et de ailleurs, à organiser une armée révolutionnaire suffisante, c’est tant mieux. Si, toutefois, le temps et les conditions nous permettent de ne former qu’une armée modeste, alors, au moment où éclatera la révolution, si attendue par nous tous, vous nous trouverez, après tout, à vos côtés partout où la lutte sera en ébullition. Nous serons alors heureux si nous faisons tout ce qui est en notre pouvoir pour faciliter la victoire du prolétariat européen, dans l’espoir que ses légions, victorieuses en Occident, s’empresseront de briser les liens qui attachent les peuples slaves, encore plus malheureux qu’eux.....
En marquant notre solidarité avec l’ensemble du prolétariat d’Occident, nous voulons marquer plus particulièrement encore les nœuds de fraternité qui nous lient aux socialistes d’Allemagne et de Russie, nos plus proches alliés.


