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Le dernier humanisme est bel et bien… le marxisme

dimanche 16 novembre 2025, par Robert Paris, Tiekoura Levi Hamed

Le dernier humanisme est bel et bien… le marxisme ! Même si la caricature stalienne a fait croire l’inverse !

https://www.marxists.org/francais/marx/works/1844/00/km18440000/index.htm

« L’émancipation de l’Allemagne n’est pratiquement possible que si l’on se place au point de vue de la théorie qui déclare que l’homme est l’essence suprême de l’homme. »

Karl Marx

https://www.marxists.org/francais/marx/works/1843/00/km18430000.htm

« Le travail est de prime abord un acte qui se passe entre l’homme et la nature L’homme y joue lui-même vis-à-vis de la nature le rôle d’une puissance naturelle. Les forces dont son corps est doué, bras et jambes, tête et mains, il les met en mouvement afin de s’assimiler des matières en leur donnant une forme utile à sa vie. En même temps qu’il agit par ce mouvement, sur la nature extérieure et la modifie, il modifie sa propre nature, et développe les facultés qui y sommeillent. Nous ne nous arrêterons pas à cet état primordial du travail où il n’a pas encore dépouillé son mode purement instinctif. Notre point de départ, c’est le travail sous une forme qui appartient exclusivement à l’homme. Une araignée fait des opérations qui ressemblent à celles du tisserand, et l’abeille confond par la structure de ses cellules de cire l’habileté de plus d’un architecte. Mais ce qui distingue dès l’abord le plus mauvais architecte de l’abeille la plus experte, c’est qu’il a construit la cellule dans sa tête avant de la construire dans la ruche. Le résultat auquel le travail aboutit préexiste idéalement dans l’imagination du travailleur. Ce n’est pas qu’il opère seulement un changement de forme dans les matières naturelles ; il y réalise du même coup son propre but, dont il a conscience, qui détermine comme loi son mode d’action, et auquel il doit subordonner sa volonté. Et cette subordination n’est pas momentanée. L’œuvre exige pendant toute sa durée, outre l’effort des organes qui agissent, une attention soutenue, laquelle ne peut elle-même résulter que d’une tension constante de la volonté. Elle l’exige d’autant plus que par son objet et son mode d’exécution, le travail entraîne moins le travailleur, qu’il se fait moins sentir à lui, comme le libre jeu de ses forces corporelles et intellectuelles ; en un mot, qu’il est moins attrayant. »

« Le procès de travail tel que nous venons de l’analyser dans ces moments simples et abstraits, l’activité qui a pour but la production de valeurs d’usage, l’appropriation des objets extérieurs aux besoins est la condition générale des échanges matériels entre l’homme et la nature, une nécessité physique de la vie humaine, indépendante par cela même de toutes ses formes sociales, ou plutôt également commune à toutes. Nous n’avions donc pas besoin de considérer les rapports de travailleur à travailleur. L’homme et son travail d’un côté, la nature et ses matières de l’autre, nous suffisaient. Pas plus que l’on ne devine au goût du froment qui l’a cultivé, on ne saurait, d’après les données du travail utile, conjecturer les conditions sociales dans lesquelles il s’accomplit. A t il été exécuté sous le fouet brutal du surveillant d’esclaves ou sous l’œil inquiet du capitaliste ? Avons nous affaire à Cincinnatus labourant son lopin de terre ou au sauvage abattant du gibier d’un coup de pierre ? Rien ne nous l’indique »

https://www.marxists.org/francais/marx/works/1867/Capital-I/kmcapI-7.htm

Pour Marx, les prétendues relations économiques de marchandises entre elles reposent sur des relations réelles d’hommes entre eux, des relations sociales :

https://www.marxists.org/francais/marx/works/1867/Capital-I/kmcapI-I-4.htm

Pour Marx, l’homme commence à se distinguer de l’animal en produisant ses propres condtions d’existence matérielle

https://www.marxists.org/francais/marx/works/1845/00/kmfe18450000c.htm

Marx sur la division du travail dans la manufacture :

Un certain rabougrissement de corps et d’esprit est inséparable de la division du travail dans la société. Mais comme la période manufacturière pousse beaucoup plus loin cette division sociale en même temps que par la division qui lui est propre elle attaque l’individu à la racine même de sa vie, c’est elle qui la première fournit l’idée et la matière d’une pathologie industrielle.
« Subdiviser un homme, c’est l’exécuter, s’il a mérité une sentence de mort ; c’est l’assassiner s’il ne la mérite pas. La subdivision du travail est l’assassinat d’un peuple. »

https://www.marxists.org/francais/marx/works/1867/Capital-I/kmcapI-14-5.htm

L’homme est social et c’est l’idéologie bourgeoise qui le présente comme un individu isolé :

« Plus on remonte dans le cours de l’histoire, plus l’individu – et par suite l’individu produc¬teur, lui aussi, - apparaît dans un état de dépendance, membre d’un ensemble plus grand : cet état se manifeste tout d’abord de façon tout à fait naturelle dans la famille et dans la famille élargie jusqu’à former la tribu ; puis dans les différentes formes de communautés, issues de l’opposition et de la fusion des tribus. Ce n’est qu’au XVIII° siècle, dans la « société bourgeoise », que les différentes formes de l’ensemble social se présentent à l’individu com¬me un simple moyen de réaliser ses buts particuliers, comme une nécessité extérieure. Mais l’époque qui engendre ce point de vue, celui de l’individu isolé, est précisément celle où les rapports sociaux (revêtant de ce point de vue un caractère général) ont atteint le plus grand développement qu’ils aient connu. »

https://www.marxists.org/francais/marx/works/1857/08/km18570829.htm

« L’essence de l’homme n’est pas une abstraction inhérente à l’individu isolé. Dans sa réalité, elle est l’ensemble des rapports sociaux. »

https://www.marxists.org/francais/marx/works/1845/00/kmfe18450001.htm

Marx dénonce : le capitalisme, dès ses débuts, avilit l’homme :

https://www.marxists.org/francais/marx/works/1867/Capital-I/kmcapI-25-5-d.htm

L’humanisme marxiste

https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6709

Raya Dunayevskaya. 1963, « Le caractère unique du marxiste-humanisme »

https://www-marxists-org.translate.goog/archive/dunayevskaya/works/1963/uniqueness.htm?_x_tr_sl=en&_x_tr_tl=fr&_x_tr_hl=fr&_x_tr_pto=sc

Raya Dounayevskaïa, 1965, "L’humanisme de Marx aujourd’hui"

https://www-marxists-org.translate.goog/archive/dunayevskaya/works/1965/marx-humanism.htm?_x_tr_sl=en&_x_tr_tl=fr&_x_tr_hl=fr&_x_tr_pto=sc

Raya Dounayevskaïa, L’humanisme de Marx et les luttes de masse depuis la Seconde Guerre mondiale , décembre 1965

http://newsandletters.org/issues/2006/June-July/FTA_June-July_06.htm

Raya Dounayevskaïa, De Marx au marxiste-humaniste

https://web-archive-org.translate.goog/web/20130821173556/http://newsandletters.org/issues/2004/August-September/FTA_August2004.htm?_x_tr_sl=en&_x_tr_tl=fr&_x_tr_hl=fr&_x_tr_pto=sc

Le capitalisme renie tout humanisme

https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7694

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