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La guerre cachée des USA contre… l’Europe

jeudi 27 octobre 2022, par Alex, Waraa

Ceux qui nous font la guerre et ceux qui font semblant de les combattre

La guerre cachée des USA contre… l’Europe

Par la propagande permanente qui nous inonde sans cesse, chacun croit savoir qu’il y a seulement une guerre de la Russie contre l’Ukraine. Ils admettent à la rigueur que c’est une guerre entre USA et Russie. En fait, on assiste aux premiers développements d’une guerre des USA contre l’Europe, guerre qui ne dit pas son nom et est dirigée tout particulièrement contre un des rivaux économiques des USA, l’Allemagne.

Certes, c’est en Ukraine qu’ont pour l’instant eu lieu l’essentiel des opérations militaires, mais fin septembre, les gazoducs Nord Stream reliant la Russie à l’Allemagne par la Baltique ont été détruits lors d’une opération de sabotage qu’on peut attribuer sans risque d’erreur aux USA, appuyés par leur nouvel allié européen privilégié, la Pologne.

Ainsi, au moment même de cette destruction du gazoduc germano-russe, c’est le gazoduc Baltic Pipe qui a été inauguré par la Pologne, la Norvège et le Danemark : Nous entrons aujourd’hui dans une nouvelle ère, une ère de souveraineté énergétique, de liberté énergétique et de sécurité renforcée, de sécurité énergétique, mais aussi de sécurité au sens large du terme". a déclaré triomphalement le Premier ministre polonais Mateusz Morawiecki. Le Danemark, à travers un de ses haut-fonctionnaires européens responsable de l’énergie, se fit quasiment le porte-parole de J. Biden à ce sujet : Cet achèvement intervient au moment de la guerre brutale de la Russie contre l’Ukraine et de la manipulation de l’approvisionnement en gaz par la Russie pour déstabiliser notre marché de l’énergie et nos économies. Ainsi, aujourd’hui, nous, en Europe, envoyons ensemble un message puissant que la Russie ne réussira pas.

C’est le 7 février dernier, lors d’une conférence de presse que le président américain avait annoncé la destruction programmée du gazoduc allemand. Cette humiliation publique de l’Allemagne est un symbole de la guerre des USA contre l’Europe : son but étant de déconnecter économiquement l’Europe de l’ouest avec celle de l’est.

C’est l’auto-destruction de l’Europe par la première guerre mondiale qui avait permis aux USA de devenir la première puissance économique mondiale. C’est la destruction militaire (Allemagne et Japon) ou économique (fin de l’Empire de la Grande-Bretagne) de ses rivaux impérialistes qui avait permis à l’impérialisme US de prendre la tête du monde. Devant à la chute finale du capitalisme commencée en 2008, les USA reprennent, pour retarder leur effondrement, les méthodes qui avaient permis leur ascension. Ces méthodes consistent à détruire l’économie de leurs adversaires et il ne s’agit pas seulement de la Russie ou encore de la Chine, mais aussi de toute l’ancienne Union Européenne.

Dans cette guerre, à la fois militaire et économique, pour empêcher un concurrent eurasien (autour de l’axe Allemagne-Russie-Chine) d’émerger, les impérialismes secondaires jouent un rôle essentiel. C’est l’armée russe que les USA ont poussé à la guerre sur le terrain neutre de l’Ukraine, alors que la bourgeoisie russe représentée par Poutine est pro-européenne et n’a pas cessé de l’être.

« Encore Premier ministre, Poutine proposait au sommet d’Helsinki de 1999 de renforcer la coopération stratégique entre l’UE et la Russie. Il ouvrait son premier mandat avec des propositions concrètes pour intégrer son immense pays aux architectures économiques et de sécurité de l’Europe du XXIe siècle. Il initiait avec le chancelier Schröder un dialogue énergétique de grande ampleur, qui s’est presque transformé en 2005 en « alliance énergétique stratégique » entre l’Europe et la Russie. » écrit un spécialiste (https://www.cairn.info/revue-politi...).

Pendant que des Russes et des Ukrainiens qui s’entretuent au profit de la bourgeoisie Etats-Unienne, les capitalistes de France et d’Allemagne se voient contraints par les USA de rompre leurs liens économiques avec la Russie, ce qui est contraire à leurs propres intérêts capitalistes.

Il faut sur ce point contrer une intense propagande officielle laissant croire que les gouvernants allemand ou français sont à fond aux côtés des USA et contre la Russie.

Un exemple édifiant : la Deutsche Bank a-t-elle rompu ses relations avec la Russie ? La réponse est clairement non ! Officiellement, elle a dit « réduire ses activités dans ce pays ». Mais, par exemple, le groupe bancaire allemand y possède un important centre technologique en Russie employant 1500 spécialistes informatiques au service de sa banque d’investissement, centre qu’elle s’est bien gardée de fermer. Les investisseurs qui suivent cette banque font de même.

En fait, l’Etat allemand lui-même pèse de tout son poids pour que l’UE ne rompe pas avec la Russie. « Si l’UE a soutenu l’exclusion d’une partie des banques russes de Swift, les principales banques qui financent le commerce de l’énergie entre la Russie et l’UE en sont exclues, du fait de la forte pression de l’Allemagne. » écrit Le Figaro (https://www.lefigaro.fr/vox/monde/s...). Ce journal se plaint ainsi que la France sacrifie ses intérêts russes contrairement à l’Allemagne !

Des petits pays comme la Norvège, la Pologne et le Danemark, incapables d’une politique indépendante, contrairement à l’Allemagne et à son allié principal la France, sont des relais locaux traditionnels des aventures militaires impérialistes étasuniennes.

« L’Allemagne et la France, son principal allié, ont initié la tenue de sommets franco-germano-russes réguliers. La troïka tentait ainsi de mettre sur pied un partenariat trilatéral sur des questions d’économie et de sécurité européennes, à un moment où d’autres pays européens n’étaient pas prêts à coopérer avec la Russie à un niveau stratégique. » écrit un spécialiste (https://www.cairn.info/revue-politi...).

Bien sûr, cela ne fait pas de la France ou de l’Allemagne des pauvres victimes des grands rivaux les grands impérialismes USA et Russie. Les deux grands d’Europe de l’Ouest sont eux-mêmes des impérialismes et oppriment les peuples, les exploitent et mènent leurs propres guerres, économiques et militaires !

Ainsi, pour les travailleurs de France et d’Allemagne ainsi que des pays qu’ils dominent, l’ennemi principal reste l’impérialisme français et allemand.

Dans la grande guerre mondiale dont les contours se dessinent et que les USA souhaitent développer d’abord sur le territoire européen, notre impérialisme est soutenu non seulement par les bourgeoisies et états allemand et français mais par la gauche politique et syndicale (en France, CGT, FO, CFDT, SUD, PS, PCF, écolos, Insoumis, LO, NPA), ouvertement ou de façon masquée.

Cette corruption des organisations qui se réclament de la classe ouvrière (les staliniens du PC ou de la CGT, leurs satellites qui se prétendent plus à gauche, voire se disent plus ou moins révolutionnaires comme SUD, LO, NPA) s’est manifestée lors de la récente grève des raffineries, menée par la CGT, et dont les méthodes ont reçu le soutien des organisations précédemment citées.

Cette grève a certes obtenu une augmentation des salaires de 7 %, mais c’est une gouttelette de pétrole pour Exxon et surtout Total qui accordent aisément une telle augmentation à leurs ouvriers même s’ils ont fait semblant de se faire torturer ! En fait, ces trusts engrangent des profits colossaux tirés du sang des travailleurs, ceux des pays impérialistes mais aussi et surtout ceux des pays dominés par l’impérialisme. La classe ouvrière ne demande pas des miettes de ce massacre. Elle veut certes vivre dignement de son travail mais pas en maintenant à tout prix le bain de sang des peuples que nécessite le profit capitaliste de ces trusts. Elle veut ainsi rendre leur part des richesses aux peuples spoliés d’Afrique et d’Asie !

La CGT des raffineries n’a pas dit un mot pour dénoncer le fait que le PDG de Total a fait sa carrière comme responsable de Total en Angola et au Qatar, sur les os des travailleurs d’Afrique et d’Arabie ; pas un mot des travailleurs du pétrole d’Iran, qui aux côtés des femmes se soulèvent contre la dictature bourgeoise pétrolière de ce pays ; pas un mot sur la répression qui a fait des dizaines de morts au Tchad le 20 octobre, tués par le général Déby, créature de la France, soutenue par la présence de Total-Tchad depuis 1976 ; pas un mot sur la destruction des gazoducs Nord Stream. Pas un mot d’une manière générale qui désolidarise ce syndicat avec l’impérialisme de son pays ! Et la CGT n’est pas seule à agir ainsi, toute la prétendue gauche ou extrême gauche officielle agit de même…

Mais la révolution internationale n’étant pas à l’ordre du jour à ses yeux, la CGT des raffineries devrait-elle renoncer à lutter pour la hausse des salaires de 7 % ? Bien sûr que non, mais elle pourrait ne pas se contenter de proposer seulement de lutter dans les raffineries, ni de faire croire qu’il faut défendre les intérêts de l’entreprise pour défendre ceux des travailleurs. Agir ainsi, c’est trahir les intérêts de classe sous prétexte de défendre les intérêts immédiats.

La CGT a répété que son objectif était une augmentation des salaires de 10 %, objectif qu’elle a jugé inatteignable et a mis fin à la grève. Elle s’est bien gardée d’étendre réellement et dès le début le mouvement des raffineries aux secteurs qui souhaitaient entrer en grève sur les salaires.

Le silence de la CGT sur ces questions politiques et sociales, notamment sur l’impérialisme français, s’explique seulement par le fait que depuis 1914, les sommets bureaucratiques de la CGT sont tenus en laisse, stipendiés par l’impérialisme français, complices de ses guerres.

Si la CGT ne se sent pas obligée de s’exprimer sur ces sujets, l’extrême-gauche le fait en soutien de la CGT, en détournant la classe ouvrière des questions politiques, l’orientant vers un programme de Front Populaire : hausse des salaires, mais aucun soutien aux révolutions voisines (Iran aujourd’hui, Espagne en 36).

La gauche ne fait pas mieux ! Pas plus francophile que Mélenchon qui regrette la perte des colonies africaines de la France ! Il affirme que « l’Afrique est un continent d’avenir pour la France » (citation Le Monde : https://www.lemonde.fr/afrique/arti...)

L’exemple des propos de N. Arthaud sur l’Armée française en Roumanie est un cas d’école. Outre la Françafrique, lieu traditionnel de ses crimes, la Moldavie voisine de la Roumanie sera peut-être le prochain lieu des crimes de l’armée française. La Moldavie, ni membre de l’OTAN ni de l’UE, est coincée entre l’Ukraine et la Roumanie. L’armée française s’est déployée au port roumain de Constanta sur la Mer Noire, à proximité de l’Ukraine et de la Moldavie.

N. Arthaud ne mentionne ni l’Ukraine ni la Moldavie, ni ne condamne l’envoi de l’armée française en Roumanie : « Crise internationale : Macron montre ses (petits) muscles : Macron a décidé de déployer 400 soldats de plus en Europe de l’Est ainsi que des avions Rafale et des chars Leclerc dans le cadre des forces de l’OTAN. Ils s’ajouteront aux 800 soldats français déjà présents en Estonie et Roumanie.

Il s’agit pour Macron de montrer que l’impérialisme français, dans l’ombre de son grand frère américain, compte bien être présent en Europe de l’est à travers une présence militaire qui vise à devenir permanente. Il prépare aussi l’opinion publique en France aux futures guerres pour les intérêts des marchands d’armes et autres capitalistes français. »

Les travailleurs de France ont-ils à faire grève, manifester concernant ces questions ? Non d’après N. Arthaud, car la CGT ne le fait pas. Or l’impérialisme français avait déjà montré ses prétendus « petits muscles » il y a 100 ans en Roumanie, qui servit de base pour écraser la révolution hongroise de 1919, assassiner par millier les ouvriers et paysans d’Odessa, de Kherson et de toute la région. En récompense de leurs loyaux services, les bourgeois de Roumanie reçurent la Transylvanie arrachée à la Hongrie voisine pour former la « Grande Roumanie ».

Pour les nationalistes roumains, la Moldavie actuelle s’appelle la Bessarabie, car la Moldavie est le nom d’une province de Roumanie, à laquelle devrait être rattachée la Bessarabie, qui devrait en faire partie, pour reconstituer la « grande principauté historique » de Moldavie, au sein de la Roumanie. Cette Bessarabie, la Moldavie d’aujourd’hui, fut comme la Transylvanie offerte par la France à la Roumanie en 1919. L’Allemagne nazie compléta ces cadeaux par Odessa. On peut lire aujourd’hui sur des routes de Roumanie le slogan nationaliste "Bessarabie 1919", en souvenir de cette alliance avec l’armée française. Cette alliance de l’impérialisme français et des nationalistes roumains aurait vécue ? La bourgeoisie roumaine n’est-elle pas prête à profiter de la guerre en Ukraine pour avancer ses troupes en Moldavie ? N. Arthaud a oublié que c’est cette armée Française d’Orient que Trotsky dont elle prétend se réclamer dut combattre, et vaincre, à la tête de l’armée rouge en 1919. Cet impérialisme français était plus puissant politiquement, mais moins militairement que celui d’aujourd’hui. En présentant l’impérialisme politique et militaire français comme un fanfaron aux petits muscles, N. Arthaud oublie le génocide des Tutsis au Rwanda en 1994, et détourne l’attention de la classe ouvrière d’une de ses tâches politiques : dénoncer son impérialisme et ses armées.

A la veille d’une guerre mondiale, acheter le silence du prolétariat par des morceaux de pain, c’est exactement le programme du Front populaire de 1936, qui obtint bien plus que 7 % d’augmentation des salaires !

Le programme cette extrême gauche qui se dit révolutionnaire, c’est celui de Mélenchon, qui a annoncé vouloir refaire Front populaire. N. Arthaud invite les ouvriers à ne pas se préoccuper de ces guerres : « cette guerre n’est pas la notre ! » affirme-t-elle concernant l’Ukraine. Cette guerre qui tue des travailleurs ukrainiens et russes n’est pas notre guerre ? Les ouvriers sont donc des patriotes qui ne se préoccupent que des morts français ? Le slogan de Marx : « Les travailleurs n’ont pas de patrie » n’est pas un slogan pacifiste. Il était complété par « Travailleurs de tous les pays, unissez-vous ! » Si, quand des travailleurs sont tués dans une guerre de classe n’importe où dans le monde, c’est une guerre contre nous, prolétaires qui a lieu, c’est notre guerre !

Car les guerres impérialistes sont une guerre contre la classe ouvrière. L’impérialisme des USA combat ses rivaux, mais reste leur allié pour perpétuer le capitalisme, que seul une révolution prolétarienne internationale pourra renverser.

Le militarisme bourgeois est une politique contre la classe ouvrière

Dès que le capitalisme a atteint son stade impérialiste, au début du XXème siècle, les authentiques révolutionnaires se distinguèrent des futurs partisans de l’Union sacrée (Léon Blum en France) en dénonçant les guerres impérialistes programmées comme une lutte contre la classe ouvrière.

Parmi eux Karl Liebknecht, dont l’analyse reste valable plus que jamais à la veille d’une nouvelle guerre mondiale.

Il constatait : La lutte contre l’ennemi intérieur est l’une des principales tâches du militarisme. et en déduisait une tâche du mouvement ouvrier : La lutte anti-impérialiste est la forme aiguë de la lutte de classe conte la guerre et contre la politique de puissance intérieure du capitalisme. Lutte de classe contre l’impérialisme et contre la guerre en cours, c’est à cette aune qu’on doit juger toute grève aujourd’hui, celle des raffineries comme les autres.

K. Liebknecht citait l’Empereur d’Allemagne Guillaume II qui, dès 1891, déclarait à « ses » aux soldats : « Vous m’avez juré fidélité. Etant donné les menées socialistes actuelles, il peut se faire que je vous ordonne de tirer sur les membres de votre famille, vos frères et même vos parents. »

Les propos de K. Liebknecht pourraient être repris dans les professions de foi des élections professionnelles de la fonction publique programmées en décembre, dans la période guerrière actuelle : Le militarisme ne constitue pas seulement un moyen de défense et une arme contre l’ennemi extérieur. Il a une seconde tâche, qui passe de plus en plus au premier plan, à mesure que s’aggravent les antagonismes de classes et que se renforce la conscience de classe du prolétariat, déterminant de plus en plus la forme extérieure du militarisme et son caractère interne : cette tâche consiste à protéger l’ordre social existant et à défendre le capitalisme et la réaction contre la lutte libératrice de la classe ouvrière. Il apparaît ici comme un simple instrument de la lutte des classes, un instrument aux mains des classes dominantes destiné à entraver en liaison avec la police et la justice, avec l’Ecole et l’Eglise, le développement de la conscience de classe et à assurer à une minorité, quel qu’en soit le coût et contre la volonté de la majorité du peuple, la domination dans l’Etat et la liberté d’exploiterl

C’est dans des brochures, dans des discours au Reichstag (parlement de l’Empire) que K. Liebknecht et l’aile gauche de son parti Social-démocrate d’Allemagne s’adressait aux ouvriers. Dans aucune des brochures des organisations syndicales et politiques de gauche ou d’extrême-gauche, dans aucun de leurs discours électoraux on ne retrouve le moindre chapitre sur la nature de classe du militarisme bourgeois, la réponse nécessaire du mouvement ouvrier, sous forme de propagande antimilitariste contre l’impérialisme. Seuls les profits de guerre sont dénoncés, comme si la guerre n’était qu’une affaire d’argent.

Les guerres entre impérialismes sont une guerre de toutes les bourgeoisies contre le prolétariat du monde entier disait en substance K. Liebknecht. C’est ce caractère qu’effacent tous les partis de gauche et d’extrême gauche, chacun à leur manière.

Les patriotes de gauche

Les organisations patriotiques de gauche soutiennent ouvertement le militarisme de la bourgeoisie française.

Le PS, le PC, EELV n’ont plus leurs preuves à faire.

Le PS depuis 1914 a préparé et soutenu toutes les guerres mondiales ou coloniales. Le PC a abandonné son internationalisme en 1935 sur ordre de Staline, a participé au gouvernement en 1945 avec son lot de répressions coloniales.

La CGT est entrée dans l’Union sacrée en 1914, y est restée depuis.

En 1936 le PS, le PC et la CGT envoyèrent désarmés les ouvriers à la guerre, restreignant les revendications des grèves aux salaires et congés payés. Leur politique est bien la même aujourd’hui ! Ils présentent avec nostalgie les hausses de salaires obtenues en 1936 comme le summum de l’action ouvrière.

En Angleterre, les gouvernements se succèdent, les syndicats anglais se gardent bien de donner comme objectifs aux ouvriers de former leur propre gouvernement.

Non, le salariat n’est pas la planche de salut des ouvriers. En cette période de guerre et de soulèvements des exploités, c’est l’abolition du salariat, l’antimilitarisme, l’antiparlementarisme qui étaient au programme de la CGT avant 1914 qu’il faut remettre à l’ordre du jour.

A bas les programmes de Front populaire de Mélenchon soutenu par les syndicats et l’extrême gauche électoraliste (NPA, LO, POI), qui préparent aujourd’hui comme en 1936 la marche à la guerre des ouvriers main dans la main avec leur bourgeoisie, sous prétexte de mini-augmentations de salaires ! C’est un pouvoir ouvrier qui abolira le salariat en expropriant politiquement et économiquement la bourgeoisie qui est le seul programme pouvant unir les Tchadiens qui luttent contre la Françafrique, les ouvriers et femmes d’Iran contre leur dictature, et les ouvriers des pays occidentaux.

Seul le syndicalisme révolutionnaire, anti-impérialiste, anti-militariste donnera des perspectives politiques et de classe aux grèves et aux autres actions des travailleurs ! Et notamment la perspective consistant à s’auto-organiser en assemblées grévistes souveraines et indépendantes des appareils élisant leurs propres comités et les fédérant, perspective qui seule ouvre la voie au pouvoir aux travailleurs !

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