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La nouvelle vague et celui qu’elle cherche à noyer, le prolétariat

jeudi 30 juin 2022, par Robert Paris

édito

La nouvelle vague et celui qu’elle cherche à noyer, le prolétariat

Comme chacun le sait, l’arrivée d’une nouvelle vague sans laisser le temps au nageur de respirer et de reprendre des forces, est l’une des causes de la noyade. La vague dont il s’agit cette fois n’est pas marine mais virale : il s’agit de covid. Mais il s’agit aussi d’une nouvelle vague (la septième) de mensonges, de propagande, de menaces, de stress organisé, de calomnies, de dénonciations mensongères, de détournement de toute vérité scientifique, de refus de tous les moyens réels de combattre le virus et dé création de moyens imaginaires qui ne combattent rien du tout. Il s’agit pour les Etats de prendre barre sur les populations, de les mettre sous une dictature sans cesse aggravée, de les stresser à mort, tout en ne leur donnant aucun moyen de comprendre comment fonctionne la maladie et comment la combattre. Il s’agit de susciter en même temps une hostilité aux mesures proposées qui soit tout aussi fausse que les mesures elles-mêmes afin que les opposants soient eux-mêmes piégés par leur incompréhension de ce qu’est la tromperie des gouvernants. Une manipulation d’ampleur mondiale qui a des visées tout aussi mondiales qui n’ont rien à voir avec le combat contre une pandémie et tout à voir avec des mesures liées à l’effondrement économique et social du capitalisme. Les prétendues mesures anti-covid se révèlent en effet efficaces seulement pour arrêter… la vague des révolutions sociales et politiques (des gilets jaunes en France au hirak en Algérie pour ne citer que ceux-là) qui parcourait justement le monde peu avant que covid ne se déclenche (ou ne soit opportunément déclenché). Et cette efficacité là est réellement considérable parce que les milieux populaires ou prolétariens qui se révoltent sont trop frappés par le covid et les mesures prétendument anti-covid pour reprendre le cours de leurs manifestations et de leur auto-organisation. Sous prétexte de covid, ces rassemblements sont d’ailleurs interdits et les participants craignent non seulement d’attraper la maladie mais aussi d’être accusés de la propager. Au moment où des millions de personnes meurent de la pandémie ou sont gravement atteints, parfois durablement ou définitivement, ces révolutions apparaissent comme inopportunes voire antisociales alors que les gouvernants qui ont levé le drapeau de la lutte sanitaire apparaissent comme des défenseurs de la collectivité, de sa santé et de sa sécurité, ce qu’ils ne sont nullement.

Ce lien direct entre la pandémie et la phase actuelle de chute historique du capitalisme n’est pas du tout soulignée par les commentateurs, y compris ceux qui se prétendent critiques du capitalisme et critiques aussi des mesures gouvernementales anti-covid. Pourtant, c’est exactement au moment où le capitalisme se révélé être dans une impasse insoluble, notamment parce qu’il était pris entre des mesures d’aides financières publiques massives au grand capital (alors même qu’il refusait de plus en plus toute aide financière aux plus démunis) et une inflation grandissante irrépressible, que la pandémie est venue, très à propos, casser toute mobilisation sociale des exploités et des opprimés, qui prenait un tour de plus en plus mondial et de plus irrépressible. L’impopularité et les limites des capacités de la violence étatique contre ces mouvements sociaux devenaient chaque jour plus évidentes. La pandémie a donné une nouvelle justification, beaucoup plus crédible, à la répression contre cette vague de révolutions. Les manifestants ont pu alors être accusés d’irresponsabilité dans un moment où tous les efforts auraient, soi-disant dus être mobilisés par la lutte sanitaire.

En fait de lutte sanitaire, il s’est agi uniquement de préservation de l’ordre social et politique des classes possédantes.

Et le covid s’est tellement révélé indispensable aux gouvernants que leurs mesures soi disant sanitaires ont surtout consisté à faire le maximum pour covid se propage et se développe, devienne impossible à combattre, reprenne même après chaque vague, le plus largement et le plus vite possible.

La propagande sanitaire a servi non à développer la compréhension du fonctionnement de la pandémie et des moyens de la combattre mais à noyer toute compréhension de celle-ci et à empêcher tout combat contre le virus.

Il est ainsi significatif qu’après toutes ces « vagues » de covid, les gouvernants continuent à propager des bobards pseudo-sanitaires aussi mensongers que le soi-disant objectif de l’immunité collective, l’autre bobard de la « lutte contre les cas graves », le troisième bobard de l’efficacité des vaccins anti-covid, alors que ceux-ci ne sont même pas des vaccins et qu’il est avéré que les variants échappent à toute immunité humaine. Les gouvernants n’ont en fait réalisé, avec les vaccins comme avec les autres prétendues mesures de confinement de déconfinement, qu’un objectif : que les populations se croient protégées et abandonnent les vraies protections d’isolement des malades. La vaccination en pleine pandémie a permis aux virus de sélectionner… les variations qui contournent toute protection immunitaire, qu’elle soit naturelle ou vaccinale, donc à rendre les nouveaux virus impossible à combattre.

Les mensonges sur la manière dont se propage le virus et comment on pourrait l’empêcher de se propager, alors que l’expérience permet de le savoir parfaitement, ont eu lieu sciemment et sont provenus d’une organisation méthodique de la propagande par les Etats, par les trusts pharmaceutiques et par les prétendus scientifiques à leur service.

Ainsi, les Etats ont pu décider récemment de supprimer les mesures de protection au moment même où il était reconnu que les nouveaux sous-variants d’Omicron se développaient, leur permettant de prendre la plus grande ampleur possible. Le lancement de la nouvelle vague de pandémie est exactement le moment où les Etats ont supprimé toutes les mesures de protection réelles, ne maintenant que la fiction de la protection par les faux vaccins. En même temps, Etats et trusts se sont mobilisés contre la fabrication de vrais vaccins, du type du vaccin Valneva. Ils se sont mobilisés aussi pour contrer toute véritable information scientifique, par exemple celle d’un traitement médical anti-covid évitant les cas graves, celle des modes réels de propagation du virus, notamment dans l’air par les aérosols et non par les seules microgouttes. Ils ont tout fait pour faire croire qu’il n’y avait aucun danger dans l’air extérieur, du moment qu’on restait à distance barrière, alors que les aérosols permettent cette propagation dans l’air extérieur. Ils ont tout fait pour rendre inefficace et impopulaire la protection par les masques qu’ils avaient même au début quasi interdits à la population sous prétexte de les réserver aux professionnels. Ils ont empêché la population de savoir que seuls les masques FFP2 étaient efficaces contre covid, allant même jusqu’à pousser les professionnels de santé à ne porter que des masques chirurgicaux pourtant inefficaces. Ils ont fait croire que les masques étaient totalement inutiles en extérieur, ce qui est complètement faux puisque la propagation par aérosols permet cette propagation dans l’air. En pleine montée pandémique, ils ont maintenu le plus longtemps possible la population sans masques dans les transports et les lieux clos et se contentent maintenant de « recommander » l’utilisation de masques dans ces lieux.

Parmi les mensonges criminels sur le fonctionnement de la pandémie, il faut noter particulièrement ceux sur l’origine de la gravité de la maladie pour certains malades et les manières de la combattre. Tout d’abord, il y a le mensonge selon lequel ce qui est grave dans la maladie ce seraient les symptômes. Les « vaccins » anti-covid (redisons-le, ce ne sont absolument pas des vaccins) sont considérés comme diminuant ou supprimant les symptômes mais ils ne suppriment pas le virus, ni ne diminuent sa propagation au sein du corps du vacciné, ni sa propagation aux personnes autour. Il n’a donc aucun effet important ni personnel ni collectif. La gravité de la maladie ne provient que de particularités physiologiques de la personne infectée (particularités génétiques, sanguines, immunologiques, etc.) et ne peut donc être diminuée par la « vaccination ».

Les faux vaccins, notamment ceux à ARN messager, ont surtout permis d’éviter d’en produire de vrais ! Cela a nécessité l’intervention des Etats, notamment de la France et de l’Europe, pour freiner, combattre, empêcher la production de vrais vaccins, notamment par Valneva.

En réalité, loin de combattre la pandémie, les Etats ont combattu à ses côtés, tout d’abord pour prétendre qu’il n’y avait aucun danger, qu’il ne fallait pas suspendre les communications et échanges avec les pays infectés, qu’il ne fallait pas nuire à l’économie en diminuant l’activité pendant quelques mois, le temps que les malades soient soignés et la maladie cantonnée et limitée. Ils ont refusé aussi tous les contrôles sérieux aux aéroports et aux frontières. Ils n’ont même pas examiné systématiquement les personnes qui revenaient de régions particulièrement frappées. Ils ont longtemps laissé croire que la maladie n’était pas bien dangereuse, beaucoup moins qu’une grippe disaient-ils. Et aussi, en même temps, ils ont combattu des moyens efficaces de se protéger comme les masques. Ce sont les mêmes gouvernants qui, quelques mois plus tard, ont accusé les personnes révoltées contre leur politique d’être responsables d’attitudes dangereuses dans la propagation. Ils ont ensuite fait croire que les adversaires des faux vaccins étaient la cause de la propagation et de la gravité de la maladie.

Tous ces mensonges ne proviennent pas de l’ignorance, de la méconnaissance, du refus de la science mais d’une volonté politique et sociale des classes dirigeantes qui sont aux abois, qui atteignent une véritable impasse économique et sociale, non pas à cause de la pandémie mais du fait des limites du capitalisme. Ce n’est pas la pandémie qui cause la crise du système mais cette dernière qui a rendu nécessaire, indispensable, le crime pandémique.

Et c’est un crime presque parfait. Le criminel se fait passer pour l’enquêteur, pour le soignant, pour le vaccinateur, pour l’organisateur de la défense des vies, pour le philosophe, pour le penseur, pour le scientifique, pour le moraliste et aussi pour le conservateur de l’ordre, pour le défenseur de la société, pour celui qui va vous éviter l’effondrement de votre vie à vous, alors qu’en fait il ne veut éviter que l’effondrement de son propre pouvoir. L’assassin accuse en plus la population de crime ! Il se dote de moyens de plus en plus dictatoriaux pour s’imposer davantage sur la vie quotidienne des gens, changeant les règles tous les jours, contraignant des peuples entiers à vivre suspendus aux lèvres des gouvernants, se servant des confinements et déconfinements pour obliger les peuples à se croire vitalement dépendants de leur pouvoir, de leurs décisions. A certains moments où la pandémie est réellement plus faible, ils poursuivent l’attaque par sa médiatisation à outrance. Par contre, quand le virus remonte, ils cessent complètement d’en parler, dénonçant carrément ceux qui disent qu’il y a encore danger.

Il est particulièrement révoltant de voir qu’ils ont fait taire tous les spécialistes qui dénonçaient leurs mensonges pseudo-scientifiques, qu’ils soient ou pas de très grands professionnels. Au départ, il faut rappeler que la majorité des médecins étaient contre les faux vaccins, que les épidémiologistes rappelaient qu’on ne vaccine jamais en pleine pandémie et qu’un vaccin ne peut pas être une fraction de virus suractivée onze fois, que des vaccins ARN messager sont un danger pour la production de maladies auto-immunes (cardiaques notamment) !

La pandémie a permis de mettre au pas tous les média, tous les professionnels, toute l’opinion publique. C’est exactement comme dans une guerre. Et les gouvernants ont dit d’ailleurs qu’ils agissaient comme dans une guerre. Cela signifiait qu’il n’y avait plus de liberté, pas plus de liberté de penser que de liberté d’agir.

Oui, la pandémie est une bénédiction non seulement pour les capitalistes (notamment les trusts pharmaceutiques), mais aussi pour les gouvernants capitalistes. Ils l’ont voulu et ils l’ont créé et maintenant ils l’imposent aux peuples. Ils tuent comme dans une guerre et ils le font sciemment. Ce n’est pas un effet imposé naturellement par la pandémie, c’est un but !

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