English German Espagnol Portugese Chinese Japanese Arab Rusian Italian Norvegian Dutch Hebrew Polish Turkish Hindi
Accueil du site > 02 - Livre Deux : SCIENCES > Géodynamique et climatologie de la Terre - Protection de la planète > Les courbes de température et de gaz à effet de serre : une preuve du (...)

Les courbes de température et de gaz à effet de serre : une preuve du réchauffement global anthropique ?

jeudi 8 juillet 2010, par Faber Sperber, Robert Paris

Un article du CEA de 2008 montre que le changement de climat est une véritable révolution qui n’est pas fondée sur une température globale mais sur le taux de poussières venues des déserts dans l’air des pôles

Evolution au cours des derniers 800 000 ans des deux gaz à effet de serre de l’atmosphère les plus importants après la vapeur d’eau : le dioxyde de carbone (courbe bleue) et le méthane (courbe verte)

Cette courbe prouve-t-elle que la teneur en gaz entraîne une hausse de température ou bien que ces diverses quantités ont augmenté du fait d’un facteur agissant en même temps sur chacune comme le volcanisme sous-marin ?

La température du globe sur 450.000 ans

Le physicien Per Bak dans « Quand la nature s’organise » : « Un effort assez important fut entrepris il y a de cela environ trente ans, à l’aube de l’ère informatique, afin de réaliser des prédictions globales qui furent regroupées dans un rapport du Club de Rome intitulé « Halte à la croissance ? On espérait ainsi prévoir, entre autres choses, l’accroissement de la population humaine et son impact sur les ressources naturelles. Le projet fut un échec cuisant car les résultats dépendaient de facteurs imprévisibles qui n’étaient pas pris explicitement en compte dans le projet. Il est très possible que les prévisions sur le réchauffement du globe soient de la même eau. Bien que nous ayons une bonne compréhension de la physique climatique, ce sont là des prédictions à long terme concernant un système complexe. »

Ces courbes montrent (en rouge) l’évolution de la concentration du CO2 dans l’atmosphère depuis -400000 ans jusqu’à nos jours. On observe (en bleu) la courbe de l’évolution de la température pendant le même laps de temps. On voit tout de suite qu’il existe une excellente corrélation entre la proportion de gaz carbonique (CO2) et la température ainsi que l’affirmaient les tenants de l’effet de serre et, donc, le GIEC (Groupe Intergouvernemental d’Etude du Climat). Autrement dit, l’hypothèse que le CO2 était bien à l’origine du réchauffement climatique était vérifiée et de là à dire que l’homme est en train de tuer la planète avec ses émissions de gaz fossiles, il n’y a qu’un pas que certains (Al Gore et Stern, entre autres) ont immédiatement franchi. Les partisans des accords de Kyoto, le GIEC (l’IPCC) et les prédicateurs écologistes devaient sabrer le champagne.

Manque de chance. Peu après, la situation allait se retourner contre eux. En effet, des chercheurs curieux et circonspects ont fait ce qui se fait dans ces cas-là, et que s’étaient bien gardé de faire les Saint-Jean de l’Apocalypse : Ils ont très soigneusement superposé les deux courbes (bleu et rouge) de la figure précédente. Et que voit-on ? Ceci :

Observez bien car la chose est ténue bien que visible. On constate que les courbes en rouge (la concentration de gaz carbonique) sont légèrement mais systématiquement décalées vers la droite par rapport aux courbes en bleu (la température). Cette impression visuelle a bien sûr été confirmée par des études statistiques approfondies. Autrement dit, et je ne vois pas comment on peut sortir de là, la variation de température a précédé ( de quelques 800 ans, quand même.) pendant ces quatre cent mille ans, la variation de la concentration de gaz carbonique. Personne, même pas les "effet-de-serre-réchauffistes" ne conteste plus cette évidence expérimentale même si Al Gore continue de l’ignorer dans son célèbre opus "an unconvenient truth". Il est donc impossible d’affirmer que c’est le CO2 qui est la cause du réchauffement climatique. Plutôt doit-on en conclure que c’est l’inverse : Lorsque la température augmente, il en résulte un accroissement de la proportion de CO2 dans l’atmosphère. Exactement comme je l’avais signalé ici.

Pour consulter un site extérieur :

sur le réchauffement climatique global

toujours sur le réchauffement global

1- LA THESE DU RECHAUFFEMENT GLOBAL ANTHROPIQUE

2- QUELQUES CONTRADICTIONS DE CETTE THESE

1- En l’absence de gaz à effet de serre (vapeur d’eau, dioxyde de carbone, méthane...), la température moyenne à la surface de la Terre atteindrait à peine -18°C. Dans ces conditions, toute vie parait impossible. Aujourd’hui, la concentration de ces gaz dans l’atmosphère a considérablement augmenté du fait des activités humaines (combustion des énergies fossiles, développement de l’agriculture). Etudier leur évolution passée permet de mieux comprendre leurs interactions avec le climat terrestre. Une telle étude est possible à partir des carottes de glace qui constituent les seules archives disponibles à ce jour pour reconstruire avec précision les teneurs passées en gaz à effet de serre.

Dans le cadre du projet EPICA, une carotte de glace forée en Antarctique, à proximité de la base franco-italienne Concordia (Dôme C), a atteint en décembre 2004 une profondeur de 3 270 mètres, s’arrêtant à quelques mètres au-dessus du socle rocheux. A ce niveau se situe une glace "âgée" de 800 000 ans, soit 8 cycles climatiques glaciaire-interglaciaires. Il s’agit de la glace la plus ancienne jamais extraite à ce jour. L’analyse des bulles de gaz piégées dans cette glace a ainsi permis d’étendre les enregistrements de la composition de l’atmosphère en dioxyde de carbone (CO2) et méthane (CH4) jusqu’à 800 000 ans (le précédent enregistrement n’avait atteint "que" 650 000 ans). A la lumière de ces nouvelles mesures, les chercheurs disposent, pour la première fois, de courbes de référence des teneurs en CO2 et CH4 témoignant de l’évolution de ces gaz sur cette période très ancienne. Une véritable aubaine pour les scientifiques qui tentent de comprendre les corrélations entre les changements climatiques terrestres et le cycle du carbone. Ces résultats laissent espérer une meilleure prédiction de l’évolution future des gaz à effet de serre, et a fortiori, du climat de la Terre.

Ce travail a déjà permis des avancées fondamentales sur plusieurs points. Il confirme, tout en l’étendant, l’étroite corrélation observée entre les températures enregistrées en Antarctique dans le passé et les teneurs atmosphériques en CO2 et CH4. Autre observation capitale : jamais, sur les derniers 800 000 ans, n’ont été relevées des teneurs en gaz à effet de serre aussi élevées qu’aujourd’hui (les valeurs actuelles dépassent 380 ppmv (5) pour le CO2 et 1 800 ppbv (6) pour le CH4). La courbe du CO2 révèle d’ailleurs les concentrations les plus basses jamais enregistrées, de 172 ppmv il y a 667 000 ans De plus, les chercheurs ont mis en évidence une modulation (variations plus ou moins élevées) des teneurs moyennes en CO2 atmosphérique sur une échelle de temps relativement longue, c’est-à-dire de plusieurs centaines de milliers d’années. Ce phénomène inédit pourrait résulter de l’intensité plus ou moins importante de l’érosion continentale qui affecte le cycle du carbone sur de grandes échelles de temps.

Concernant l’enregistrement remarquablement détaillé du méthane atmosphérique, les chercheurs constatent une augmentation de la périodicité de la composante dite « de précession » (7) au cours du temps. Bien corrélé aux intensités de la mousson relevées en Asie du Sud-est à travers les millénaires, ce signal reflète sans doute une intensification des moussons en régions tropicales sur les 800 000 dernières années. Enfin, la courbe du méthane révèle des fluctuations rapides à l’échelle millénaire, récurrentes au cours de chaque glaciation. L’empreinte de tels événements s’observe aussi dans le signal CO2 daté de 770 000 ans, lorsque la Terre entrait de nouveau en glaciation à la suite de l’inversion magnétique terrestre survenue il y a 780 000 ans. Cette variabilité climatique rapide serait liée aux fluctuations du courant thermohalin (circulation à grande échelle des masses d’eau qui participe à la redistribution de la chaleur sur Terre). Reste à expliquer pourquoi elle se manifeste dès le début des glaciations…

Notes :

(1) Coordonné par la Fondation européenne pour la science (ESF) et la communauté européenne, le projet EPICA ou "European Project for Ice Coring in Antarctica" a obtenu le soutien financier de l’Union européenne et des 10 pays européens participants au forage (Belgique, Danemark, France, Allemagne, Italie, Pays-Bas, Norvège, Suède, Suisse et Royaume-Uni). Les chercheurs français sont notamment soutenus par l’Agence nationale de la recherche (ANR), l’Institut national des sciences de l’univers (INSU-CNRS) et le CEA. La logistique sur le terrain à Dôme C a été assurée par l’Institut polaire français Paul-Emile Victor (IPEV), en partenariat avec le Programme national italien de recherche antarctique. EPICA a reçu le Prix Descartes pour la recherche en mars 2008. (2) Laboratoire de glaciologie et géophysique de l’environnement, CNRS / Université Joseph Fourier (3) Laboratoire des sciences du climat et de l’environnement, CNRS / CEA / Université Versailles Saint Quentin (4) l’Institut de Physique et le Centre Oeschger sur la recherche climatique de l’Université de Berne (Suisse), entre autres.

(5) Cela signifie que parmi 1 million de molécules dans l’air, 172 seront des molécules de CO2. Un ppmv = une partie par million en volume.

(6) Cela signifie que parmi 1 milliard de molécules dans l’air, 1800 seront des molécules de CH4. Un ppbv = une partie par milliard en volume.

(7) La précession est le nom donné au changement graduel d’orientation de l’axe de rotation d’un objet ou, de façon plus générale, d’un vecteur sous l’action de l’environnement. Prenons le cas de la Terre : on peut considérer que l’axe des pôles « précesse » du fait des interactions gravitationnelles avec le Soleil.

Source : CNRS / INSU Illustration : © Université de Berne. LGGE

2- QUELQUES CONTRADICTIONS DE CETTE THESE

La thèse que nous discutons est celle d’un effet de serre artificiel (d’origine humaine) se rajoutant à l’effet de serre naturel et appelé forçage, qui serait dû aux émissions supplémentaires dues aux activités humaines. Ces rejets et ces variations de l’effet de serre dues aux rejets de gaz carbonique existent certainement mais quelle en est l’importance ? Il y a un effet de serre incontestable, c’est celui qui entraîne l’augmentation de température constatée au dessus des villes. Il faut rappeler que dès que l’on s’éloigne de la périphérie des villes, on ne ressent plus la petite augmentation qui était mesurée jusque dans la banlieue. Et c’est encore une tout autre question de savoir si cela a un effet sur le climat global, si cela entraîne un effet cumulatif sur le long terme dans le sens d’une augmentation continuelle de la température en bloquant les rétroactions capables d’absorber ce surcroît de gaz carbonique ou ce surcroît de température. Une étude de Goodridge sur les températures en Californie de 1996 montre que le réchauffement ne concerne que les zones urbanisées.

En tout cas, on est très loin d’avoir une relation simple et directe entre production humaine de gaz carbonique et augmentation de la température, comme pourrait le faire croire. Et d’abord parce qu’il y a une amplification. L’augmentation de la température des mers modifie les capacités de celles-ci d’absorber du gaz carbonique dissous. En effet, l’équilibre entre CO² gazeux et dissous est déplacé par le changement de température. La hausse de température pousse au dégazage océanique. Cela signifie qu’il y a une rétroaction positive. Mais inversement, il y a une rétroaction négative : la hausse de température augmente la productivité du vivant, en particulier des plantes et des animaux marins. Et du coup, elle augmente considérablement les possibilités d’absorption de gaz carbonique. Il y a donc rétroaction positive et négative. Et la conséquence d’une augmentation du CO² atmosphérique est loin d’être évidente. D’autant moins que c’est arbitrairement que certains climatologues en ont fait le point de départ d’une chaîne de réactions alors que nous verrons qu’elle en est probablement plutôt un des aboutissements. Un autre mécanisme peut indiquer comment un réchauffement local produit une hausse du gaz carbonique atmosphérique : ce sont les courants marins profonds. Ces derniers peuvent ramener en surface des sédiments carbonés. L’étude de l’évolution du gaz méthane dans l’air exhibe la même augmentation présentée comme inquiétante et les sources artificielles de cette augmentation. Mais l’augmentation du taux de méthane dans l’atmosphère peut, elle aussi, tout aussi bien être une conséquence plutôt qu’une cause du réchauffement, toujours du fait dégazage océanique causé par la hausse de température. Le gaz carbonique et méthane suivent la même évolution qui accompagne celle de la température. On s’en aperçoit si on examine les sommets de chaque courbe : les sommets pour les gaz suivent au lieu de précéder les sommets de la courbe de température. Ils seraient donc un effet et non une cause.

D’ailleurs suffit-il de mettre en évidence des accroissements de productions humaines de gaz pour analyser l’évolution de ces gaz dans l’atmosphère ? L’homme est loin d’être la seule ou la principale cause de production de ces gaz : citons par exemple les volcans terrestres ou sous-marins et les courants marins pour le gaz carbonique ou encore les termites pour le méthane. Il faut préciser que le gaz carbonique d’origine humaine est une toute petite partie du gaz carbonique naturel, pas même 6% ! Sans compter le gaz carbonique piégé sous différentes formes qui peuvent réapparaître à tout moment, par exemple si un courant marin fait remonter en surface les résidus du fond des mers. Il y a d’abord le gaz carbonique piégé par les animaux marins dont la carapace s’accumule au fond des mers et qui forment les roches calcaires des continents. Une autre objection à la thèse est la remarque suivante : le gaz carbonique de l’atmosphère ne suit pas, même pas avec une certaine réduction, la croissance de celui qui est produit par l’activité humaine. D’autre part, la hausse prévue des températures ne correspond pas à l’évolution réelle observée comme le montre la figure 15.. Pour comprendre le lien réel entre gaz carbonique atmosphérique et climat, analysons la présence de gaz carbonique sur terre.

Deux climatologues du laboratoire de climatologie dynamique, Hervé Le Treut et Robert Kandel, ont indiqué les diverses proportions de gaz carbonique : * 2 750 milliards de tonnes présents naturellement dans l’atmosphère * 39 000 milliards de tonnes dans l’océan dont mille seulement dans les couches chaudes superficielles * 1 500 milliards de tonnes dans le sol, dans les premiers mètres de profondeur * 550 milliards de tonnes piégés dans la biomasse végétale * et surtout 20 millions de milliards de tonnes piégés dans les sédiments calcaires Là aussi il importe non seulement d’examiner des chiffres globaux moyens mais leur dynamique. Ainsi, c’est 700 milliards de tonnes qui sont échangés en permanence entre l’océan et l’atmosphère et entre la biosphère et l’atmosphère. Comparons ces chiffres au gaz carbonique lié à l’activité humaine : 28 milliards de tonnes de CO² sont rejetées chaque année du fait des activités humaines, dont 43% par l’activité énergétique, 19% par l’industrie, 24% par les transports. Et dans l’activité énergétique, le pétrole représente 43% des rejets de gaz carbonique. Cela signifie que la totalité des rejets annuels d’origine humaine représente moins d’un millième de la capacité d’absorption des océans, capacité qui est largement augmentée dès que l’atmosphère contient plus de gaz carbonique.

Les chercheurs de l’Université d’Oslo, après une analyse détaillée des rapports entre isotopes du carbone entrant dans les composés carbonés concluaient en 1992 leur étude : " Au moins 96% du CO² atmosphérique actuel vient de sources non fossiles ; autrement dit de sources marines naturelles et de sources volcaniques. Donc les dégazages marin et volcanique sont très importants dans le budget du CO² atmosphérique et la combustion de combustibles fossiles ou de matières organiques est beaucoup moins importante que l’on ne l’estimait jusqu’ici. " Cette conclusion du climatologue Segalstad était publiée en 1994 et confirmée ensuite par les travaux d’autres climatologues comme Dave Keeling, Scripps et Mauna Loa. Avec tout le gaz carbonique émis par les industries depuis cent ans, la teneur de l’atmosphère en ce gaz aurait dû augmenter deux fois plus qu’elle ne l’a fait. On pense donc que le gaz carbonique manquant a été absorbé par l’océan et par la biosphère continentale. Mais comment et pourquoi ? Le gaz carbonique dans l’air est deux fois moindre que celui produit par l’homme : il faut donc prendre en compte l’absorption et considérer aussi que l’absorption peut grandir quand la quantité de CO² grandit. Il existe en effet d’autres corrélations, par exemple entre le taux de gaz carbonique et la température : c’est la quantité de gaz carbonique piégé par les sédiments sous forme de carbonate de calcium CaCO3. On a remarqué que ce taux varie avec la même périodicité de 20 000 ans que la précession des équinoxes dont on a déjà parlé précédemment. Cela sous-entend, à moins d’un hasard, que c’est la modification du mouvement terrestre qui a entraîné un changement de température et que c’est ce dernier qui a provoqué des courants marins qui ont raclé le fond des océans et ramené en surface des sédiments carbonés, augmentant ainsi le gaz carbonique atmosphérique. On trouve ainsi un lien entre température mesurée par la variation de l’isotope O18, quantité de CO² et mouvement terrestre, sans faire appel au seul effet de serre. Le mouvement de la terre produirait un accroissement de température, lui-même responsable d’un accroissement de la production d’animaux dont les carcasses riches en CaCO3 iraient au fond des mers et diminueraient ainsi la teneur de l’eau et de l’atmosphère en CO². Avec le CO² dissous, avec les plantes et animaux, l’océan régule donc l’essentiel du CO². Dans " la Recherche " de mai 1992, Minster et Merlivat écrivaient : " On a calculé que si l’on injectait dans le système atmosphère-océan une quantité de carbone équivalent à la totalité du réservoir atmosphérique, l’essentiel serait absorbé par l’océan et l’atmosphère n’aurait qu’un excédent de 17%. (..) On peut finalement considérer que c’est l’océan qui contrôle la concentration de dioxyde de carbone dans l’atmosphère et non l’inverse. " Or la capacité d’absorption de CO² par les océans, loin d’être une constante au cours du temps, varie considérablement. Elle indique aussi que l’interprétation inverse de celle de l’effet de serre est tout aussi crédible : ce serait la hausse des températures qui provoquerait l’augmentation des gaz atmosphériques. En effet la capacité d’absorption des océans en gaz dissous diminue quand la température augmente. La même courbe de corrélation peut être lue en sens inverse de l’hypothétique effet de serre artificiel. Un dégazage marin, amenant l’océan à relâcher les gaz dissous et à augmenter la teneur de l’atmosphère en CO², peut être une conséquence de la présence d’une zone chaude se situant dans un secteur océanique. On remarque en effet que les hausses de température de la surface de l’océan précédent les hausses de présence de gaz carbonique alors qu’elles coïncident à peu près avec les hausses de la température de l’air. Or on sait que c’est la température de l’océan qui commande celle de l’air et non le contraire. Le dégazage peut également être dû à la modification d’un autre facteur : la pression atmosphérique. Si la pression diminue, il y a dégazage de l’océan qui perd une partie du CO² dissous. Donc même s’il y a augmentation de la production de gaz carbonique mais hausse de pression au dessus des océans, le gaz dissous augmente et le gaz dans l’atmosphère diminue. Plus l’eau est à température élevée, moins elle absorbe de gaz en solution et notamment de gaz carbonique. Là il s’agit d’une rétroaction négative : quand la pression atmosphérique baisse, le dégazage des mers fait remonter cette pression. Ceci montre que l’on doit faire attention à n’utiliser que la température globale pour décrire le climat : la pression est également importante ; la présence de vapeur d’eau l’est aussi. Du coup, bien des climatologues contestent cette manière de dresser comme un concept de base la température moyenne globale de la planète, et même d’interpréter les hauts et les bas climatiques en isolant le seul facteur température. On a déjà dit précédemment que la pression joue aussi un rôle important : cela est vrai aussi pour les vents ; ainsi la température locale ne suffit pas à décrire l’interaction entre atmosphère et océan. L’échange n’est pas le même s’il y a du vent ou s’il n’y en a pas. En effet, si le vent renouvelle l’air froid au dessus de l’océan, ce dernier doit sans cesse fournir de l’énergie pour réchauffer l’air. Le vent crée donc une température apparente différente de la température réelle. C’est pour cela que, s’il y a du vent, nous avons beaucoup plus froid en hiver. On ne peut, même par approximation, décrire la météorologie par un seul facteur, la température. Il en faut au moins trois : pression, température et force des vents. Je vais donner un exemple des conséquences prétendues d’une hausse de température globale. En effet, cela semble du bon sens de dire que le réchauffement fait fondre la glace et favorise aussi l’évaporation de l’eau des mers, donc la formation de plus de nuages et de plus de pluies. Et pourtant on ne peut raisonner de façon aussi simpliste sur le climat. Voici pourquoi. Tout d’abord il faut préciser que les nuages, les pluies et la neige ne sont directement le produit ni d’une hausse ni d’une baisse de la température moyenne. L’eau existe en permanence dans l’air sous forme de vapeur d’eau invisible car transparent aux rayons lumineux. La capacité de l’air à absorber de la vapeur d’eau dépend effectivement de la température mais dans le sens inverse de ce que dirait le bons sens : l’air est d’autant plus capable d’absorber de la vapeur d’eau sans la transformer en eau liquide, en gouttelettes, que la température est plus chaude. La deuxième remarque fondamentale indique que ce n’est pas une température basse ou élevée qui produit les nuages et les pluies mais la lutte entre une masse d’air froide et une masse d’air chaude. Ensuite que c’est la différence de température entre les deux et pas leur moyenne qui est déterminante. D’autre part, les deux masses chaude et froide, loin de se mélanger pour arriver à une température moyenne, se combattent. L’une passe au dessus de l’autre et l’une pousse l’autre. C’est toujours l’air chaud qui passe au dessus. Or quand l’air chaud monte, il se refroidit et, du coup, la capacité d’absorption de vapeur d’eau diminue. Un nuage se forme. Pourquoi cela ne forme pas immédiatement de la pluie. Pourquoi un cumulus qui contient en moyenne 100 tonnes d’eau liquide sous forme de gouttelettes de l’ordre de grandeur du micron ne tombe pas immédiatement en pluie par gravitation ? En fait, les gouttelettes tombent mais subissent aussi la pression de l’air qui monte. Quand une goutte descend, elle se réchauffe et l’eau vaporise. Il y a donc des mouvements ascendants et descendants au sein d’un nuage. Je vais vous épargner la suite de l’explication sur la formation des pluies, grêles et neige d’autant que les types de nuages ont tous des évolutions différentes qui dépendent de leur altitude dans l’atmosphère et de la force des mouvements ascendants turbulents. Il s’agit d’une dynamique des oppositions entre chaud et froid et non d’une évolution de la température moyenne. Et du coup, une augmentation moyenne des températures n’implique pas forcément globalement plus de pluies. Par contre, plus de différences régionales entre pôle chaud et pôle froid, entre hautes pressions et basses pressions entraînera non seulement plus de nuages et de pluies mais aussi plus de vents et de tempêtes. L’importance des vents est considérable dans la formation des nuages et la pluviométrie. Il convient de rappeler que les vents accentuent tous les échanges d’énergie, soit par évaporation soit par condensation. Les vents activent l’évaporation en remplaçant l’air au dessus d’une surface d’eau. Les vents peuvent aussi bien accentuer un effet de réchauffement qu’un effet de refroidissement. Ils servent dans les deux cas d’amplificateur. On le sait bien en hiver où l’on ressent beaucoup plus le froid s’il y a du vent. La nature réagit de même. Les vents sont également déterminants en poussant les masses d’air chaud vers le haut des montagnes ou au dessus des masses d’air froid, produisant les nuages comme on l’a dit plus haut. Enfin, il y a des mouvements d’air encore plus importants en météorologie, ce sont les mouvements d’air ascendants ou descendants qui donnent ce que l’on appelle les courants de convection. Sans des mouvements capables de faire monter des masses d’air porteuses de vapeur d’eau, celles-ci ne donnent pas de nuage ou pas de pluie. Ainsi, avec la même température, les côtes bretonnes connaissent actuellement plus de pluie car les anticyclones descendus du pôle en plus grand nombre soulèvent des masses chaudes et leur permettent de tomber en pluie. Contrairement à la croyance, c’est en l’occurrence une descente d’air froid et pas un réchauffement qui provoque des pluies exceptionnelles. Nous examinerons plus loin la cause du phénomène El Nino qui cause des plus diluviennes par exemple sur le Pérou et nous verrons que là aussi il s’agit à l’origine d’une descente d’air froid très au sud et non d’un réchauffement. Les vents ont aussi une grande importance en ce qui concerne le dégazage des océans. Plus de vent signifie un renouvellement de l’air situé au dessus des surfaces marines. Du coup, cela déstabilise l’équilibre entre CO² dissous et CO² gazeux dans le sens d’une augmentation du dégazage. Comme on le voit l’hypothèse effet de serre artificiel supplémentaire est loin d’être la seule envisageable pour interpréter les résultats. Nous allons voir plus avant qu’elle est même loin d’être celle qui décrit le mieux les phénomènes réels observés et les dérèglements climatiques récents, contrairement à ce que certains ont affirmé.

Sensibilité climatique : ça baisse, ça baisse… La sensibilité climatique désigne l’évolution des températures à l’équilibre en situation de doublement CO2, lorsque toutes les rétroactions climatiques à ce doublement ont été intégrées. Cela répond à la question : que se passerait-il en surface si nous passions de 270 ppm CO2 (1750) à 540 ppm (futur) et que nous laissions ensuite le climat réagir pour retrouver son équilibre ? Le rapport GIEC 2007 a donné sa version : entre 2,0 et 4,5°C avec env. 3°C comme meilleure estimation. Ce qui fait une sensibilité climatique de 0,8 K/W/m2 environ. Mais voilà, deux nouveaux travaux suggèrent que cette valeur devrait être diminuée d’un facteur 2, voire plus. Ce qui impliquerait une hausse modérée des températures de surface dans le siècle à venir. Quelques explications (que vous ne lirez jamais dans Libération, Le Monde, Le Figaro...)

Dans un papier récent (critique ici), Gerald H. Roe et Marcia B. Baker ont rappelé que les modèles progressent très peu depuis trente ans dans la diminution de la fourchette d’incertitude de cette sensibilité. Et que l’on ne peut exclure que sa valeur réelle se situe en dehors de cette fourchette. C’est ce que suggèrent deux travaux nouveaux et indépendants, concluant à une sensibilité climatique beaucoup plus faible que les valeurs habituellement avancées.

Petr Chylek (Laboratoire national de Los Alamos, Etats-Unis), Ulrike Lohmann (Institut des sciences de l’atmosphère et du climat, Zurich, Suisse) et leurs collègues ont travaillé sur les dernières années (depuis 2000) pour obtenir une contrainte empirique de la sensibilité climatique. Depuis l’éruption du Pinatubo (1991), le volcanisme a été très modéré. Le soleil connaît des cycles très comparables depuis 1980. La concentration de méthane est stable depuis le début des années 2000, après que la hausse se soit ralentie depuis les années 1990. Les principaux forçages à l’œuvre sont donc le gaz carbonique côté positif, les aérosols côté négatif. La situation présente est donc « idéale » pour essayer d’examiner leurs effets sur les températures de surface. La hausse du niveau atmosphérique de CO2 est bien mesurée, de même que son effet radiatif (environ 0,027 W/m2 / an, pour 1,9 ppmv/an de moyenne récente). Pour les aéorosols, Chylek et al. ont utilisé les dernières données des radiomètres (MISR et AVHRR), qui sont remarquablement convergentes pour l’évolution de leur profondeur optique (AOD) depuis 2000 : -0,0014/an ou -0,0014/an. Cette valeur a été utilisée pour déduire leur effet radiatif direct et indirect (0,036W/m2). La valeur est positive (bien que les aérosols refroidissent en contribuant à refléter plus de rayonnement solaire entrant) car les observations récentes ont conclu à la baisse des émissions totales d’aérosol (voir nos articles sur le "global brightening" ici et ici), ce qui est donc confirmé par la baisse de leur épaisseur optique dans l’atmopshère.

Au total, les années récentes auraient connu un forçage de 0,063 W/m2/an, ce qui conduit à une sensibilité climatique empirique de 0,29-0,48 K/W/m2 (+/- 0,12). C’est deux à trois fois moins que la valeur moyenne des modèles du GIEC. C’est en revanche comparable à la valeur obtenue par les modèles de circulation générale couplés à des modèles de résolution des nuages (Miura 2005, Wyant 2006). Cela signifie qu’un doublement CO2 pourrait se traduire par une hausse des températures de surface de 1,07 à 1,77°C (par rapport à 1750). C’est évidemment très faible. Le tableau ci-après indique les estimations de la sensibilité climatique empirique selon diverses estimations de flux de chaleur dans les océans (qui modèrent plus ou moins le signale sur les températures de surface).

Comme le rappelle ce tableau, les océans sont habituellement supposés « retarder » le signal du réchauffement de surface en emmagasinant une bonne part de la chaleur en surcroît. Ce point est adressé par le papier de Stephen E. Schwartz (division des sciences de l’atmosphère et de l’envronnement du Laboratoire national Brookhaven, Etats-Unis). Autant l’atmosphère s’ajuste très rapidement aux forçages (sa sensibilité est quasi-immédiate), autant les océans ont une réponse plus lente. Une analyse du déséquilibre énergétique de la Terre suppose donc une estimation du contenu de chaleur des océans et du temps que mettent les températures de surface à s’ajuster au transfert d’une partie de cette chaleur vers l’atmosphère. A partir des données océaniques 1880-2004, Schwartz obtient pour ces deux grandeurs 14 W/m2/K/an (+/6) et 5 ans (+/- 2). Cette dernière valeur signifie que l’inertie thermique de l’océan serait faible et que les températures de surface s’ajusteraient rapidement aux forçages. La sensibilité climatique à l’équilibre déduite par Schwartz est de 0,30 K W/m2 (+/- 0,14). A nouveau très faible (environ 1,1 K +/- 0,5 pour un doublement CO2), mais compatible avec la fourchette obtenue par l’équipe de Chylek et par d’autres méthodes.

Ces travaux apportent-ils le dernier mot à la question complexe de la sensibilité climatique ? Sans doute pas. Le papier de Schwartz a d’ailleurs suscité des commentaires critiques de Annan et al. Mais ces papiers démontrent que l’incertitude physique la plus importante concernant l’avenir climatique est loin d’être tranchée et que des valeurs bien plus faibles que prévues sont désormais envisagées comme hypothèses de travail par les chercheurs. Plus que jamais, le « consensus » des scientifiques sur le climat est une illusion bureaucratique entretenue par une désinformation médiatique.

Références Chylek, P. et al. (2007), Limits on climate sensitivity derived from recent satellite and surface observations, J. Geophys. Res., doi:10.1029/2007JD008740. Miura, H. et al. (2005), A climate sensitivity test using a global cloud resolving model under an aqua planet condition, Geophys. Res. Lett., 32, L19717, doi:10.1029/ 2005GL023672. Schwartz S. E. J. (2007), Heat capacity, time constant, and sensitivity of Earth’s climate system, J. Geophys. Res., D24S05, doi:10.1029/2007JD008746. Wyant, M., M. Khairoutdinov, et C. Bretherton (2006), Climate sensitivity and cloud response of a GCM with a superparameterization, Geophys. Res. Lett., 33, L06714, doi:10.1029/2005GL025464.

Le réchauffement (ou le refroidissement) global peut être produit par d’autres mécanismes que l’effet de serre. Par exemple, le volcanisme.

Article de la Cité de sciences - Futura-Sciences :

De violentes éruptions provoquent un réchauffement climatique Par Jean Etienne, Futura-Sciences Le climat de notre planète s’est considérablement réchauffé voici 55 millions d’années, durant une période de 220.000 ans appelée le Maximum Thermique du Paléocène-Eocène, ou PETM. Les indices qui en témoignent sont nombreux, notamment la présence au-delà du cercle arctique, notamment au Groenland, de fossiles d’animaux proches de ceux vivant actuellement dans les zones tempérées. En se basant sur les données géologiques et l’analyse de fossiles, une équipe de scientifiques a récemment démontré que de violentes éruptions volcaniques ont remodelé la Terre entre le Groenland et la Grande-Bretagne il y a 55 millions d’années, libérant d’énormes quantités de dioxyde de carbone et de méthane dans l’atmosphère et augmentant la température de surface de cinq degrés, jusqu’à six degrés dans les zones arctiques. "Il y a des indications dans l’histoire marine du globe de ce réchauffement planétaire ainsi que des indices géologiques témoignant des éruptions volcaniques à la même période, mais une relation directe entre ces événements n’avait pas jusqu’alors été établie", déclare Robert Duncan, professeur au collège des sciences océaniques et atmosphériques de l’Université d’Oregon et membre de l’équipe. Il ajoute aussi que cette étude présente un très grand intérêt dans la compréhension et l’établissement d’un modèle climatique permettant de mieux appréhender les mécanismes du réchauffement global en cours. Selon lui, la vague d’éruptions a débuté il y a environ 61 millions d’années et dix millions de kilomètres cubes de magma sont remontés depuis les entrailles de la Terre durant six millions d’années, dont il reste des traces visibles sous la forme de coulées de lave, notamment dans l’ouest de l’Ecosse et au Groenland. Mais surtout, cette période particulièrement agitée sur le plan géologique a séparé le Groenland du reste de l’Europe, en donnant naissance à l’océan Atlantique nord.

Notre point de vue :

Le lien entre volcanisme et climatologie est maintenant bien établi. On connaît le « forçage négatif » lié à la réduction d’énergie solaire reçue par la terre du fait de l’émission de gaz et de poussières volcaniques dans l’atmosphère. Il s’agit de l’influence des volcans continentaux que nous allons d’abord développer même s’ils représentent moins de 30% des volcans, 70% se trouvant dans les océans. On estime que 75 % des volcans et des matériaux ignés émis par les volcans le sont au niveau des dorsales océaniques .(selon le Smithsonian Institute) Il ne faut jamais omettre la grande différence entre les deux car les volcans sous-marins transforment directement la température du globe via l’océan. Ils ont donc un effet inverse : « forçage positif ». Une éruption très importante sur un continent (ou une série d’éruptions proches dans le temps) peut avoir une influence refroidissante sur le climat du globe, alors qu’une très grande éruption sous-marine (ou des séries d’éruptions proches) peut avoir une influence réchauffante. Une baisse des éruptions sur les continents peut avoir le même effet réchauffant qu’une hausse des éruptions sous-marines.

D’autre part, l’effet de serre naturel (sans intervention humaine) peut avoir une origine volcanique. Ainsi, l’effet de serre a été reconnu ayant comme origine le volcanisme et non l’homme à la fin du Crétacé il y a 10.000 ans produisant alors 65 m de recul d’épaisseur du glacier des Bossons, dans les Alpes.

En somme, les volcans ont une importante rétroaction sur le climat global. Par exemple, en avril 1815, les grandes éruptions du Tambora, dans l’île indonésienne de Sumabawa, a entraîné un été particulièrement orageux en 1816. Les trois derniers minima d’énergie solaire à l’échelle du globe correspondent à trois éruptions volcaniques continentales de grande ampleur.

Les grandes éruptions continentales récentes sont : Akan (Japon) date : 1000 Quilotouf 1200 Pelée (Martinique) 1540 Kuwae (Nouvelle-Calédonie) 1452 Huaynaputina (Pérou) 1600 Tongkoko (Indonésie) 1680 Tambora (Indonésie) 1815 Krakatoa (Inde) 1883 Agung (Indonésie) 1963 Pinatubo (Philipinnes) 1991

Mais ces exemples ne signifient pas que toutes les éruptions volcaniques continentales entraînent une diminution de températures comme le montre l’article suivant : « De violentes éruptions provoquent un réchauffement climatique » Par Jean Etienne, Futura-Sciences « Le climat de notre planète s’est considérablement réchauffé voici 55 millions d’années, durant une période de 220.000 ans appelée le Maximum Thermique du Paléocène-Eocène, ou PETM. Les indices qui en témoignent sont nombreux, notamment la présence au-delà du cercle arctique, notamment au Groenland, de fossiles d’animaux proches de ceux vivant actuellement dans les zones tempérées. En se basant sur les données géologiques et l’analyse de fossiles, une équipe de scientifiques a récemment démontré que de violentes éruptions volcaniques ont remodelé la Terre entre le Groenland et la Grande-Bretagne il y a 55 millions d’années, libérant d’énormes quantités de dioxyde de carbone et de méthane dans l’atmosphère et augmentant la température de surface de cinq degrés, jusqu’à six degrés dans les zones arctiques. "Il y a des indications dans l’histoire marine du globe de ce réchauffement planétaire ainsi que des indices géologiques témoignant des éruptions volcaniques à la même période, mais une relation directe entre ces événements n’avait pas jusqu’alors été établie", déclare Robert Duncan, professeur au collège des sciences océaniques et atmosphériques de l’Université d’Oregon et membre de l’équipe. Il ajoute aussi que cette étude présente un très grand intérêt dans la compréhension et l’établissement d’un modèle climatique permettant de mieux appréhender les mécanismes du réchauffement global en cours. Selon lui, la vague d’éruptions a débuté il y a environ 61 millions d’années et dix millions de kilomètres cubes de magma sont remontés depuis les entrailles de la Terre durant six millions d’années, dont il reste des traces visibles sous la forme de coulées de lave, notamment dans l’ouest de l’Ecosse et au Groenland. Mais surtout, cette période particulièrement agitée sur le plan géologique a séparé le Groenland du reste de l’Europe, en donnant naissance à l’océan Atlantique nord. » Les éruptions volcaniques, imprédictibles, brutales et violentes, ont souvent été choisies pour imager la révolution sociale ou « volcan social ». Et ce n’est pas par hasard ! Les volcans sont créateurs de nouvelles structures, tant sur le plan physique de la terre (notamment l’apparition de l’oxygène et de l’eau en surface), sur le plan climatique, sur le plan de la biosphère (peut-être apparition de la vie sur le dorsales, en tout cas extinctions massives d’espèces et changements d’espèces en conséquence et finalement transformations de sociétés (apparitions de croyances, disparitions de régimes et de systèmes sociaux), ….

Selon l’ouvrage intitulé « Les volcans » de Jacques-Marie Bardintzeff, il y a 10.000 volcans dont 1500 actifs sur les continents et beaucoup plus dans les océans. Au cours des derniers 10.000 ans, il y a eu 8500 éruptions volcaniques. Le nombre d’éruptions sous –marines est plus important en nombre et en sortie en surface de magma : « Les océans recouvrant 70% de la surface du globe, il n’est pas étonnant que la plupart des volcans terrestres soient sous-marins. (….) Chaque année, l’ensemble des dorsales produit 21 kilomètres-cubes de magma soit beaucoup plus que les volcans situés sur les continents. » Près des dorsales, des fumeroles augmentent la température de l’eau. Les fumeroles noires sont à 330-400). Les fumeroles blanches sont à 160-300°. Ce sont des fumeroles hautes températures qui accompagnent les événements volcaniques. L’auteur explique dans « Volcanologie » qu’un volcanisme à grande échelle a parfois eu lieu au cours de l’histoire de la terre : « A l’échelle mondiale, des périodes de volcanisme plus intense sont mises en évidence. Ainsi, à partir de la comparaison des forages océaniques pour arcs volcaniques principaux autour du Pacifique, Combrey et Cadet (1994) identifient 2 crises majeures au Miocène moyen (18-13 Ma) et au Plio-Quaternaire (5-0 Ma). Ces pics d’activité coïncident avec des événements tectoniques majeurs dans les axes de subduction péri-pacifiques. »

Volcanisme, changement de régime du noyau terrestre, climats et modifications brutales de la biosphère

Selon J-P Poirier, dans « Les profondeurs de la terre », il y a un lien entre les phases de réchauffement, l’activité volcanique accrue et les mouvements du noyau terrestre : « Nous tenterons de montrer comment l’inaccessible noyau, malgré son éloignement, exerce sans doute une influence non négligeable sur la mince, mais combien importante, pellicule de matière vivante à la surface de la terre, la biosphère. Or, il est aussi possible de transférer du moment angulaire de la Terre solide à l’atmosphère, modifiant ainsi le régime de la circulation atmosphérique et la température moyenne à la surface du globe. On conçoit donc que des variations de régime des mouvements dans le noyau (mises en évidence par le comportement de la variation séculaire) puissent provoquer des variations de la longueur du jour, qui elles-mêmes pourraient causer des variations dans le régime de la circulation atmosphérique et un refroidissement ou un réchauffement du climat de quelques dixièmes de de degrés. C’est ce que parait suggérer la corrélation entre variation séculaire, longueur du jour et température globale moyenne : les impulsions de variation séculaire précèdent d’environ 10 ans les augmentations brusques de longueur du jour et d’environ 20 ans celles de température globale. (voir article de « Nature » 1982 de Courtillot - Le Mouël - Dacroix et Cazenave) » D’autre part, l’auteur remarque le lien entre les grandes éruptions volcaniques continentales et les extinctions d’espèces : « Il existe une excellent corrélation entre les dates des épanchements basaltiques continentaux de vaste ampleur et celles des extinctions majeures d’espèces. » On note en effet les correspondances suivantes : Eruption – Période d’extinctions Columbia – Miocène moyen Ethiopie - Eocène Arctique – Paléocène Deccan – Maestrichtien Madagascar – Cénomanien Rarnaira – Aotien Parana – Jurassique Antarctique – Bajocien Afrique de l’Est – Plansbachien Amérique du Nord-est – Trias Sibérie – Permien

L’ouvrage collectif « Sciences de la terre et de l’Univers » dirigé par André Brahic et J-Yves Daniel « expose ainsi : « Le volcanisme de grande ampleur (…) peut avoir un cortège de conséquences (…) : refroidissements, acidification des océans et effet de serre. Une corrélation assez étroite peut être observée entre certains épanchements volcaniques et les extinctions majeures :
-  crise fini-permienne et trapps de Sibérie
-  - crise fini-triassique et trapps d’Amérique du Nord-est
-  crise fini-jurassqiue et trapps du paran
-  - crise fini-cénomanienne et plateau sous-marin d’Otong (Java)
-  - crise Eocène-oligocène et trapp d’Ethiopie, etc… (…) Les plus grandes éruptions volcaniques engendrent des effets climatiques. (…) La plupart des grands plateaux océaniques a été produite durant le Crétacé, entre – 135 Ma (plateau de Nauru) et – 90 Ma (plateau Caraïbe). Cette même période étant marquée par une élévation de plus de 100 mètres du niveau marin et par un réchauffement général de près de 10°C, on établit une corrélation entre une crise volcanique planétaire majeure et les modifications environnementales globales. » De nouvelles découvertes indiquent qu’une série d’éruptions volcaniques majeures serait la cause de l’extinction des dinosaures.

Les dinosaures ont régné sur la Terre durant près de 160 millions d’années. Apparus à la fin du Trias, il y a environ 230 millions d’années, ils ont brusquement disparu à la fin du Crétacé ne laissant pratiquement aucune descendance. Cette extinction brutale ne peut s’expliquer que par un évènement catastrophique de grande ampleur. Jusqu’à présent le coupable idéal semblait être un météore dont l’impact, dans le golfe du Mexique, aurait profondément perturbé le climat de la planète.

« Le plateau du Dekkan, en Inde, (…) est une zone bien connue des volcanologues : elle constituée d’immenses empilements de lave, témoins d’un épisode volcanique exceptionnel, connues sous le nom de trapps (mot d’origine suédoise signifiant escalier). La datation par les radio-isotopes montre que la lave s’est déposé il y a environ 65 millions d’années sur une période géologique assez brève (environ un million d’année) qui coïncide avec l’extinction des sauriens. Pour en avoir le cœur net, des géologues ont donc étudié en détail ces coulées de lave ainsi que les fossiles qu’elles contiennent. Ils ont découvert sur la dernière coulée des fossiles d’espèces apparues après l’extinction massive du Crétacé et ont pu estimer la date de la dernière éruption à quelques 280 000 ans après cette extinction. Selon eux, c’est cette série d’éruptions (l’une des plus importante que la Terre ait connu) qui est responsable de la disparition des dinosaures. La puissance des éruptions a en effet projeté d’immenses quantités de gaz à effet de serre dans l’atmosphère causant d’importants changements climatiques qui ont éliminé la plupart des espèces vivantes à l’époque. Ils expliquent aussi que l’apparition des nouvelles espèces a pris du temps car les éruptions successives modifiaient à chaque fois les paramètres climatiques. C’est la lenteur de ce rétablissement qui ne « collait » pas avec la théorie du météore.

Le mécanisme par lequel la chaleur s’évacue vers la surface de la terre n’a rien de graduel. Adolphe Nicolas expose, dans son ouvrage « Les montagnes de la mer », le mode révolutionnaire d’évacuation de la chaleur du centre de la Terre : « L’extraction du magma basaltique à partir du manteau par les fractures-filons est donc un phénomène violent. La fracture qui ouvre la voie au magma se propage très vite, produisant des secousses sismiques. Ces mêmes secousses, senties sous les volcans, sont annonciatrices d’une montée de magma. Le magma lui-même circule dans le filon-fracture avec une vitesse de l’ordre du km/h tant qu’il est dans le manteau ; près de la surface, cette vitesse peut être accélérée par la poussée des gaz se libérant du liquide par baisse de pression. (…) Ainsi la croûte volcanique se crée de façon discontinue à chaque fois qu’une colonne de liquide magmatique s’ouvre et draine le manteau. »

suite à venir ....

À PROPOS

DU PRETENDU " RECHAUFFEMENT GLOBAL D’ORIGINE ANTHROPIQUE "

ET DE LA DISPARITION PROGRAMMEE DES GLACIERS ALPINS.

Communication du Professeur Robert VIVIAN, glaciologue, membre de l’Académie Drômoise des Lettres, des Sciences, et des Arts.

Robert Vivian - 2005 Journées du livre de Sablé

I - RETOUR À UNE ÉVIDENCE : " L’EXCEPTION CLIMATIQUE " DE 2003 SE SITUE BIEN DANS LA NORMALITÉ DU CLIMAT TEMPÉRÉ.

Ainsi va la vie sous les latitudes tempérées où, en matière de climat, l’exception confirme souvent la règle…et où, à chaque fois, chacun s’étonne et s’inquiète de ces " exceptions " qui pourraient devenir la réalité de demain. Au XVIIe siècle déjà, Madame de Sévigné, depuis le château de Grignan, évoquait ces " dérèglements du climat ". Mais bien avant elle, les chroniques avaient souligné les facéties du climat de l’ouest européen marqué, comme le disent les scientifiques, par de " fortes variabilités inter-annuelles " : périodes de grande sècheresse, phases de fortes chaleur, hivers sans neige ou hivers tardifs, années pluvieuses ou hivers précoces et fortement enneigés, tempêtes… et bien après elle, les phénomènes climatiques rares perdureront !

a - Dans la Drôme

Grâce au recueil d’observations météorologiques de l’an 359 à l’an 1900 rassemblées par Albert Gourjon (Valence 1968) et aux richesses publiées dans le Bulletin de la Société archéologique et de Statistique de la Drôme, nous savons que ce département n’a pas été exempt de canicules et sècheresses telles que celles que nous avons endurées en 2003… et que cette année là n’a pas constitué une exception. Quand bien même il est difficile, à distance, d’apprécier le contenu d’informations peu documentées, les situations exceptionnelles telles qu’elles nous sont relatées, se sont succédé à un bon rythme pendant des siècles : en l’an 627 avec " des sources qui se tarissent et de nombreux morts de soif " ; en 640 où l’on enregistre des chaleurs tropicales : " les hommes et les femmes tombaient morts n’ayant plus en bouche la salive nécessaire " ; en 850, famine résultant de la chaleur et de la sècheresse enregistrées ; en 987 " chaleur épouvantable déclenchant une famine qui durera cinq ans " ; en 995 été excessivement chaud au cours duquel " les arbres s’enflammaient spontanément " en 1000, en 1135, en 1232, en 1393, en 1473, en 1504, en 1518, en 1540, en 1583, en 1605, en 1612, en 1642, en 1660, en 1681, en 1706, en 1719 (" 1719 fut une des années les plus sèches et les plus chaudes qu’on ait encore vues en France ")… Et ainsi de suite : plusieurs fois par siècle en moyenne de graves canicules se sont exercées sur le Sud-Est français.

b - Dans les Alpes

Les Archives de la Société des Amis du vieux Chamonix regorgent également de témoignages précieux… sur les hivers tardifs par exemple. Par chance, cela s’est passé au XVIIIe et au XIXe, une époque où les sports d’hiver ne représentaient pas le gros de l’activité économique de la Vallée et dans un temps où l’année " commençait bien " lorsqu’il n’y avait pas de neige !
- 1744 : " L’an 1744 commença par un beau temps. On eut très peu de neige. Les mulets roulaient facilement toute la commune aussi librement qu’au mois d’août. Jamais homme vivant n’avait vu un temps si agréable dans cette saison. L’hiver commença le 9 mai… "
- 1765 : " L’année 1765 débuta sous d’heureux auspices car depuis le 10 décembre jusqu’au 30 janvier on eut une température délicieuse. Le 24 février on partit pour aller travailler les vignes à Martigny…. "
- 1783 : " Pour à l’égard de l’hiver, il fut tout à fait léger jusqu’au commencement du mois de mars, qui fit une grande quantité de neige le premier et le second jour… "
- 1797 : " Janvier, léger, de même en février ..puis beau temps continu en février-mars. Hiver remarquable : manque de neige pour la luge ; début des labours le 8 avril. "
- 1815 : " L’an 1815 commença bien et fut beau jusqu’au 11 mars où il tomba beaucoup de neige. Nous avons commencé de semer le 8 avril. "

c - Sur le territoire français

Au XXe siècle, les périodes de sécheresse vinrent pareillement bouleverser le bel ordonnancement du climat français :
- 1921 est le cœur d’un épisode sec qui s’étend sans interruption d’octobre 1920 à mars 1922. La Loire à Blois connaît un déficit de 57% sur ses débits moyens ;
- 1949. La Loire connaît ses débits d’été les plus faibles du siècle tandis que toute la décennie 1940-1950 connaît des sècheresses successives marqués par des hivers froids et secs et des étés caniculaires. Notons que ces années de sècheresse préparent le grand étiage glaciaire des années cinquante (100% des glaciers alpins sont en recul en 1950 d’après la commission glaciologique de l’Académie Suisse des Sciences) ;
- 1976. La sècheresse est comparable en sévérité à 1921 mais est moins longue…encore qu’ elle dure d’octobre 1975 à août 1976 ! ;
- 1989. Longue sècheresse de juillet 1988 à février 1990. Le semestre mai-octobre1989 est le plus sec depuis 40 ans. Du 1er novembre 1988 au 1er décembre 1989 : 13 mois pendant lesquels le déficit global est de 30 % en Bretagne. Les deux mois de juillet-août ont le même ensoleillement que 1976 mais septembre et octobre ont un ensoleillement supérieur de 50% à la normale. Dans ce XXIe siècle débutant, la sècheresse de 2003 n’a cédé en rien aux périodes de chaleur du passé : de mai à septembre pour ce qui est de la longueur de l’épisode (donc sècheresse d’été mais aussi de printemps) mais surtout avec des températures caniculaires en juillet-août (proches de…et dépassant même 40 degrés centigrades l’après-midi… en particulier sur le sud-est de la France). Au jour le jour, les Français ont réappris à vivre la sécheresse et la canicule : le jour, baisser les volets tout en laissant les fenêtres fermées ; vivre dans l’ombre ; puis le soir à la tombée de la nuit ouvrir tout grand fenêtres et volets pour laisser pénétrer la fraîcheur nocturne et tout spécialement celle du petit matin. Survivre en somme, à la calamité… ce que n’ont pu faire nombre de nos aînés aux organismes affaiblis et aux conditions de vie difficiles, dans des structures d’habitation peu adaptées (murs minces, absence de climatisation…). Le drame sanitaire a été immédiat et implacable : surmortalité avec 13500 décès… chiffre soulignant, si besoin était, le caractère exceptionnel - social, plus encore que climatique - de l’épisode. Ce caractère exceptionnel du phénomène " canicule " rentre bien, on le voit par les exemples présentés ci-dessus, dans une certaine forme de normalité du climat tempéré. Normalité donc…, ce serait le contraire qui serait anormal ! Lorsque Madame de Sévigné parlait de dérèglements climatiques, elle évoquait d’éventuelles anomalies physiques, une sorte de " chaos " dans le Landerneau des climats. Ce qui est nouveau aujourd’hui, c’est que l’on veut trouver la cause de cette fluctuation climatique dans le contexte économique et social de nos sociétés industrielles (c’est-à-dire hors de la sphère astro et géophysique). Faire de l’événement exceptionnel, le point de départ d’une évolution inexorable où les activités anthropiques joueraient désormais le rôle essentiel. Glissement sémantique : la " fluctuation climatique " des uns est devenue le " réchauffement global " des autres. Et dans la discussion engagée, les fluctuations glaciaires (qui apparemment, pour certains, ne peuvent plus être que négatives !) sont apparues très souvent comme la seule preuve évidente de ce fameux réchauffement global qui affecterait aujourd’hui notre planète terre. Or, il en va des glaciers comme des fluctuations climatiques : notre connaissance du passé glaciaire est là pour prouver que les glaciers du monde ont déjà connu des hauts (très hauts) et des bas (très bas) et que la situation et l’évolution des glaciations dans le monde en cette fin de XXe siècle n’annonce rien de particulièrement catastrophique !

II - " CE QUI EST DIT PARTOUT, PAR TOUS ET TOUJOURS… A TOUTES LES CHANCES D’ÊTRE FAUX ! " (Paul VALERY).

a- Un discours bien " huilé ", mais géopolitique plus que scientifique !

Depuis bientôt un quart de siècle s’est mis en place un discours " mondialiste ", discours ambiant auquel personne n’a pu échapper, selon lequel " la terre enregistre depuis quelques dizaines d’années un réchauffement de l’atmosphère (de l’ordre de 1,5°C à 2° ou même 5°C pour le siècle…. selon les scénarios), réchauffement - dit " global " - dû à l’augmentation dans l’atmosphère des gaz à effet de serre produits par les industries humaines : C02, CH4, CFC..... La preuve ? Les glaciers fondent, le niveau de la mer s’élève ; mieux ! Les glaciers - et tout spécialement ceux des Alpes - sont, à court terme, menacés de disparition. "

Une remarque d’abord : en matière scientifique, les " moyennes " ne veulent rien dire : elles peuvent recouvrir des états et des notions complètement contradictoires (ex. suite à la déglaciation quaternaire il a été enregistré aux latitudes moyennes des transgres-sions marines tandis qu’aux latitudes polaires au contraire, la conséquence a été le phénomène de landhöjning = allègement, donc avec émersion des terres et " terrasses soulevées "). Incontestablement l’utilisation abusive des " moyennes " nuit à la crédibilité de certains modèles.

La " mondialisation " en matière de climat est un leurre. Elle n’existe pas. Les évolutions des climats de notre planète ne se font, ni de manière concomitante, ni de façon homogène. On le redécouvre aujourd’hui avec le concept de NAO (Oscillation nord atlantique des valeurs de la pression atmosphérique) qui analyse les comportements climatiques souvent contradictoires du Nord et du Sud de l’Europe ; comme existent des oppositions entre Amérique du Nord et Europe, entre le domaine antarctique et le reste du monde. En octobre 2005, les équipes nationales de ski se plaignaient de ne pas pouvoir faire d’entraînements : parce qu’il y avait trop de neige dans les Alpes Orientales… et pas assez dans la vallée de Tarentaise (P. Jolly, Le Monde). En 2005-2006, pendant que l’Europe subit une vague de froid sans précédent, l’Australie enregistre des records de chaleur générateurs d’incendies monstres, etc. On comprendra qu’il est complètement erroné de vouloir étudier les variations des glaciers de montagne des régions tempérées au vu des seules courbes de température et des seules évolutions de l’environnement chimique des régions polaires. Qu’on se le dise !

Par ailleurs, il faut bien avoir en mémoire que si un réchauffement peut provoquer aux latitudes moyennes une fusion accélérée des glaciers (canicules1976 et 2003 !), au contraire, dans les zones froides à températures négatives, iI signifie, le plus souvent, une augmentation des précipitations neigeuses donc à terme, une crue glaciaire. Autres remarques montrant que sur le terrain, les choses ne sont pas si simples que cela :
- pour certains glaciers alpins et pour les glaciations d’inlandsis (travaux de la NASA au Groënland) les conclusions des études de bilans glaciaires sont à nuancer : des bilans positifs peuvent correspondre, sur les fronts, à des reculs linéaires et volumétriques tandis que des bilans négatifs peuvent fort bien se traduire dans certaines circonstances par des avancées glaciaires ;
- phénomène souvent méconnu : dans les pays de mousson (Himalaya), l’accumulation en neige des glaciers se fait en été plus qu’en hiver, au contraire des autres régions du monde où l’hiver est la saison d’alimentation et l’été la saison d’ablation. Et avec tout cela, on voudrait que les glaciers obéissent au doigt et à l’œil aux fluctuations climatiques !

Ensuite, les glaciers n’ont pas attendu l’aube du troisième millénaire, ni le développement des industries humaines pour fluctuer (grosso modo) en fonction du climat. Depuis la fin des temps quaternaires, la décrue en Europe a ainsi ramené les glaciers des zones de piémont jusque dans le coeur de la montagne alpine.. enregistrant alors des fluctuations qui ont été beaucoup plus importantes que celles enregistrées aujourd’hui, et en des temps où il n’y avait ni voitures, ni chauffages urbains, ni aucune autre trace sensible de civilisation humaine !

En fait, ce qu’il faut surtout savoir, c’est que les glaciers - surtout les glaciers dits " de montagnes " tels que ceux que l’on rencontre dans les Alpes - ne sont que des indicateurs " imparfaits " du climat. D’autres facteurs que le climat interviennent, en particulier ceux liés au cadre physique dans lequel s’inscrivent les glaciers (géologie, altitude moyenne, altitude du front, pente longitudinale, hypsométrie, couverture morainique, hydrographie...).

On ne peut donc, en aucune façon, faire systématiquement d’une variation glaciaire (positive ou négative) le test d’une fluctuation de même sens du climat.., donc, a fortiori, de " l’artificialité " du climat mise en avant à la fin du XXe siècle.

b - L’expérience du terrain..., mais que disent donc les glaciers ?

Un point d’actualité d’abord : oui, aujourd’hui, beaucoup des glaciers alpins reculent, comme ils l’ont souvent fait dans leur histoire ! Mais cela joue chaque année sur des pourcentages variables de la population des glaciers. Pendant que certains ou beaucoup de glaciers reculent, certains autres… ou beaucoup d’autres sont, dans le même temps, en position stationnaire ou en position d’avancée. Pour bien s’en persuader il suffit de consulter le schéma, très pédagogique, des variations suisses au cours du XXe siècle (in " Les variations des glaciers suisses ", Revue du Club Alpin Suisse). Les longueurs des langues des glaciers alpins diminuent, mais les volumes de glace restants sont encore considérables. Ainsi le minuscule glacier de Sarennes (dont beaucoup pressentent la fin prochaine !) juxtapose aujourd’hui trois sous-bassins où la glace dépasse encore 70 à 80 mètres d’épaisseur. A Saint-Sorlin, l’épaisseur maximum relevée est de 135 mètres ! (sources : Labo de glaciologie CNRS). Un retour sur la période holocène : l’ Holocène a marqué depuis 12000 ans le grand recul des glaciers alpins jusqu’à leur position actuelle. Depuis le Boréal (9000-7000 BP), les glaciers ont oscillé sur un espace assez restreint, celui des marges des glaciers actuels, permettant à ces altitudes une présence continue des espèces arborées (cf. bois datés C14). Alors que dans le dernier tiers du XlXe siècle et dans la première partie du XXe siècle, les glaciers des Alpes ont subi, surtout de 1925 à 1965, un très intense recul qui a marqué... et les esprits et les paysages glaciaires... le dernier tiers du siècle (période centrée sur l’intervalle 1970-1990) a vu - au contraire - , dans le massif du Mont-Blanc et dans d’autres régions du monde, les fronts des glaciers avancer et les volumes de glace s’accroître. Ne parlait-on pas dans la presse, en 1986, de " nouvelle glaciation " ? Que les glaciers reculent ou avancent, il faut se rappeler que leur comportement ne doit être analysé qu’à l’aune de la durée (historique et géologique) ...et non de l’année ou d’un tout petit groupe d’années, voire d’une vie humaine. Le glaciologue suisse F.A. Forel, en 1902, allait plus loin encore lui qui constatait : " Hélas ! la mémoire de l’homme est bien courte et ses comparaisons bien incertaines. " Sinon, il devient facile de prouver tout et n’importe quoi, y compris de mettre en contradiction avec eux-mêmes les tenants du tout " réchauffement global dû aux industries humaines ". Quelques exemples ? Les glaciers ont été, dans le passé, beaucoup plus réduits qu’aujourd’hui. À preuve l’existence de ce village de Saint Jean de Perthuis (aujourd’hui disparu) qui occupait, avant le XVe siècle, l’emplacement actuel de la langue frontale actuelle du glacier de la Brenva… ou bien encore, ces multiples vestiges archéologiques révélés çà et là lors des phases du recul glaciaire récent. Un fort recul peut ne pas être inexorable et ne doit pas aboutir automatiquement à la disparition du glacier. Il y a plusieurs millénaires, la croissance de pins cembro, pins à crochets ou mélèzes, à des altitudes et en des lieux et des temps où aujourd’hui l’on ne trouve que de la glace, est un fait avéré. Les glaciers ont, depuis, reconquis les espaces. Flux et reflux au fil du temps ; ainsi vivent les glaciers du monde ! Dans le même temps où l’on nous annonçait qu’à cause des gaz à effet de serre, les années 80 étaient les plus chaudes du siècle (cf. R. Houghton et G Woodwell in Pour la Science, 1989, avec comme années " record ", dans l’ordre : 1988, 1987, 1983, 1981, 1980, et 1986), ces mêmes années 80 étaient marquées dans les Alpes, sur le plan glaciologique, par une des deux crues glaciaires les plus significatives du XXe siècle :
- en France (les glaciers du Mont-Blanc avancent ; sur la rive gauche du glacier d’Argentière " destruction " - consécutive à la crue glaciaire - du pylone de téléphérique situé en rive gauche, sur la bordure du glacier… ;
- en Suisse (crue glaciaire nécessitant la transformation de la prise d’eau du torrent en prise sous-glaciaire au glacier de Biferten, bassin de la Linth (cf. photos dans la revue du CAS) ;
- en Autriche et en Italie (augmentation localisée des pourcentages de glaciers en crue).

c- Pourquoi cette perception apparemment erronée de la " réalité -terrain " ?

Il y a à cela au moins trois raisons. 1) D’abord une certaine méconnaissance de la vérité scientifique (la " glaciologie d’autoroute " est mauvaise conseillère !) et géographique... dont la conséquence est de faire apparaître le glacier comme le simple - et seul - reflet du climat ambiant. 2) Ensuite, nous l’avons dit, la période de crue des années 80 a été complètement masquée aux yeux du grand public par la réalité de nombreux reculs concomitants (qu’il n’est point nécessaire de nier pour rester dans la normalité millénaire), enregistrés principalement sur de petits glaciers, exposés au sud, de faible altitude moyenne, ou situés en marge de glaciation, mais ne concernant que des volumes restreints de glace. L’exemple souvent invoqué est le petit glacier de Sarennes (50 ha) en Oisans, glacier dont le bilan de masse est mesuré in situ depuis plus de 50 ans (avec 30% de bilans annuels positifs tout de même !). Le phénomène de recul est d’autant plus voyant que le nombre des petits glaciers est important dans les Alpes occidentales (75 % du nombre de glaciers - dont la taille est inférieure ou égale à 50 ha - représentent à peine 19 % du volume de glace accumulée du Léman à la Méditerranée). Par ailleurs, le nombre de petits glaciers s’accroît au cours de la déglaciation (par morcellements successifs des grands glaciers) : il convient donc, pour ne pas trahir la fameuse " réalité -terrain " , d’évoquer des surfaces - ou mieux encore des volumes - plus que des nombres et surtout que des pourcentages de populations de glaciers. 3) Le discours mondialiste " triomphant ", martelé inlassablement, partout et par tous (ou presque !) prêchant le réchauffement global et le recul des glaciers de par le monde (cf. " le discours ambiant " résumé plus haut)... et correspondant, dès les années 80, à la mise en place du discours-programme, géopolitique plus que scientifique, de l’IPCC (lntergovernmental Panel on Climatic Changes ; GIEC en français).

d- Non les glaciers alpins ne peuvent pas servir de preuve ou d’alibi à l’identification de la part anthropique d’un soi-disant réchauffement global.

Le réchauffement d’origine anthropique (dont nous affirmons nous aussi la réalité) reste largement masqué par les fluctuations " naturelles " du climat. ... ce qui , bien sûr, ne disqualifie en aucune façon le discours et les recherches sur les effets des activités humaines (CO2, CH4, CFC..) dans les évolutions climatiques très récentes. Alors pourquoi cette contradiction entre notre analyse et celle soutenue par l’internationale écologiste et diffusée à l’envi par les médias du monde entier (ce qui ne constitue ni une vérité, ni une preuve, Paul Valéry l’a dit avant nous !) ? Tout d’abord, rappelons que le catastrophisme a toujours fait partie du discours scientifique. En 1901, un géologue grenoblois, W.Kilian annonçait déjà la disparition prochaine des glaciers alpins ; ce qui poussa le grand glaciologue suisse F.A. Forel à répliquer, dans la Revue du Club alpin suisse, par un article retentissant intitulé " Les glaciers alpins vont-ils disparaître ? " ; article dans lequel le Maître mettait en pièces les arguments de son éminent collègue ! On part trop souvent du postulat selon lequel il faut faire peur aux gens si l’on veut qu’ils changent leurs comportements. Le discours des écologistes est simple, mais aussi schématique… Et pour toutes ces raisons, pas toujours scientifiquement juste ! Ainsi, que penser de ce commentateur-journaliste suisse, défaitiste en diable, qui nous assène pour mieux nous persuader - croit-t-il - : " D’ici l’an 2070, 80% de nos glaciers suisses auront disparu "... ou de la publicité utilisée en 2003 comme appel pour l’exposition " Climax " au parc de la Villette : " La terre se réchauffe, les glaciers fondent, la mer monte "… ou, mieux encore, de celle du Ministère de l’Environnement (2001) clamée sur les ondes par un fringant Fabrice Lucchini : " Plus les voitures avancent, plus les glaciers reculent ". Ce discours n’a qu’un seul objectif : convaincre. Il répond à une noble cause : la défense de l’environnement ; laisser à nos enfants une terre propre. Qui ne peut être d’accord avec cette profession de foi là ? Mais l’approche de la relation " glaciers/climats " tient alors, nous l’avons dit, beaucoup plus de l’argumentaire géopolitique que du discours scientifique… avec des dérapages inacceptables car ils conduisent à l’énoncé de contre - vérités scientifiques graves qui, à terme, ne peuvent que discréditer une cause au départ généreuse.

CONCLUSION

Un réchauffement climatique global ? NON. Des changements climatiques ? OUI.

Retour à l’année 2003 et aux futures années caniculaires. Canicule sur la France ! Oui mais… l’année 2003 n’est qu’un de ces épisodes extrêmes qui peuvent toujours survenir chez nous. Il y en aura d’autres ! Mais sans doute aurons-nous oublié ! Au niveau du drame sanitaire et des problèmes humains qui ont été rencontrés tout au long de ce long épisode chaud et sec de 2003, la question qui se pose à nous est sans ambiguïté : pourquoi nos modes de vie sont-ils à ce point ignorants des excès (non anormaux) du climat tempéré dans lequel nous évoluons ?

Et voilà que l’hiver 2005-2006 nous rappelle à l’ordre. Froid et neige sur toute l’Europe ; fleuves et lacs gelés, canalisations éclatées, les " sans domiciles fixes " qui meurent sur les trot-toirs… Ah bon !, ça existe encore le froid ? Où sont passés les partisans du réchauffement global ? On ne les entend pas ! À force de nous rabâcher que l’évolution ne pouvait se faire que dans un sens, celui du réchauffement, des habitudes étaient en train de se perdre : les états eux-mêmes, dans leurs perspectives de gouvernement ne traitent plus avec la même rigueur, les problémati-ques du froid. À quoi bon puisque la terre se réchauffe ! Les scientifiques qui ne s’appuyaient que sur un côté de la fourchette de leurs estimations (l’hypothèse du réchauffement) vont ils enfin se rendre compte qu’il y a un symétrique à leur mise en équation : l’hypothèse du refroidissement ; avec, entre les deux, un vaste no man’s land de solutions intermédiaires ?

Dans notre société qui aime à ce que tout soit prévisible et prévu en temps et lieu , qui pense que tout peut se négocier en terme d’assurance, de contrat ou d’assistance, force est de constater que nous sommes loin du compte ! Il est grand temps de revenir sur nos fausses croyances et crier bien fort qu’à côté des espaces de certitudes…bien minces, de larges espaces d’incertitudes subsisteront partout et toujours. C’est la raison pour laquelle l’observation naturaliste - longue, continue, sérieuse…, ingrate quelquefois - doit être privilégiée afin que son exploitation permette d’exprimer toute la complexité des phénomènes et d’accompagner nos politiques si souvent prises en défaut.

Robert VIVIAN (février 2006)

(c) 2006 Robert VIVIAN

www.virtedit.org

à suivre

...

4- Qu’y a-t-il derrière le GIEC-IPCC ? Pourquoi les trusts de l’électricité et du nucléaire, ainsi que les gouvernants liés, se font les « défenseurs de la planète » ? De la crise du dollar, de la surproduction et de la crise pétrolière au rapport Meadows du MIT-Club de Rome. Puis de la nouvelle crise du capitalisme au GIEC. Comment les pollueurs Rhône-Poulenc (chimie) et EDF-Areva (déchets nucléaires) lancent un Nicolas Hulot. Couvrir les objectifs capitalistes (guerre des énergies, mesures de sacrifices pour la population face à la crise de surproduction capitaliste) par une idéologie "développement durable".

Le GIEC-IPCC pourrait-l mentir ?

Juste pour montrer l’honnêté du GIEC

Yury Izrael, Directeur de l’Institut de l’Ecologie et du Climat du Globe de l’Académie des Sciences Russe et Vice -Président du GIEC contredit en juin 2005 la veille du sommet du g8 les positions officielles de sa propre organisation en disant :

QUOTE

One issue on the table at the G8 summit at Gleneagles in early July is global climate change. As I see it, this problem is overshadowed by many fallacies and misconceptions that often form the basis for important political decisions. G8 leaders should pay attention to them. There is no proven link between human activity and global warming.

Je sais que l’anglais est-peut etre une langue non comprise pour certains mais pour moi c’est asez claire surtout la derniere phrase...

trad :

QUOTE Le lien entre l’activité humaine et le réchauffement global n’est pas prouvé.

C’est clair c’est d’une honnêteté affolante...qui ment là ? parce que c’est soit la position générale du GIEC soit leur vice-président.

Abdoussamatov, un "petit" scientifique, seulement chef du Laboratoire d’études spatiales de l’Observatoire de Poulkovo de l’Académie des sciences russe et directeur du projet d’Astrométrie de la Station Spatiale Internationale pour la Russie dit fin 2006 :

QUOTE C’est le Soleil qui est responsable du réchauffement climatique global, le gaz carbonique n’influant pratiquement pas sur ce processus

(source Agence RIA Novosti)

Lindzen du MIT, blindé de prix en tout genre et spécialiste dit dans un article du wall street journal :

QUOTE Science, in the public arena, is commonly used as a source of authority with which to bludgeon political opponents and propagandize uninformed citizens. This is what has been done with both the reports of the IPCC and the NAS. It is a reprehensible practice that corrodes our ability to make rational decisions. A fairer view of the science will show that there is still a vast amount of uncertainty—far more than advocates of Kyoto would like to acknowledge—and that the NAS report has hardly ended the debate

QUOTE

La Science est communément utilisée, auprès du grand public, comme source d’autorité avec laquelle on peut réduire au silence ses opposants politiques et mettre en place une propagande auprès de nos concitoyens peu informés. C’est ce qui a été fait avec les rapports du GIEC et de l’Académie des Sciences. C’est une pratique répréhensible qui détruit notre capacité à prendre des décisions raisonnables. Une vision de la science plus équilibrée montrera qu’il existe encore une très grande marge d’incertitude, bien plus grande que celle que voudraient nous faire croire les supporters du traité de Kyoto, et aussi que le rapport de l’Académie des Sciences est très loin d’avoir clos le débat

Dans ecoworld en Janvier 2008 : http://www.ecoworld.com/home/articl...

Voici quelques extraits traduits :

QUOTE L’idée d’un climat statique et invariable est étrangère à l’histoire de la terre ou de toute autre planète enveloppée d’un fluide. Le fait que le monde développé soit devenu hystérique pour un changement de température de quelques dixièmes de degré, sidérera les générations futures. Une telle hystérie résulte simplement de l’inculture scientifique du public et de sa sensibilité au principe Goebbelsien que la répétition finit par faire prendre une chose fausse pour la vérité, ainsi que de l’exploitation de ces faiblesses par des politiciens, par les promoteurs de l’environnement et, après 20 ans de battage médiatique, par beaucoup d’autres aussi

QUOTE Au vu de ce qui précède, on peut se demander pourquoi on assiste à un tel alarmisme de nos jours et plus particulièrement pourquoi il existe une recrudescence de cet alarmisme depuis 2 ans. Quand une affaire comme le réchauffement climatique est rabâchée depuis plus de 20 ans, de nombreuses structures se sont mises en place pour en tirer profit. Les bénéfices du mouvement environnementaliste sont assez clairs. Il en est de même de l’intérêt des bureaucrates pour lesquels le contrôle du CO2 est un rêve devenu réalité

QUOTE Avec tout ce qui est en jeu, on peut facilement imaginer qu’il doit y avoir un sentiment d’urgence provoqué par le fait que le réchauffement a peut-être cessé. Pour ceux qui sont impliqués dans ces affaires d’argent, le besoin d’agir rapidement avant que le public apprécie la situation, doit être très impérieux. Vraiment.

Marcel Leroux, climatologue français,et pas des moindres, directeur du Laboratoire de climatologie, risques et environnement du CNRS) a écrit en 2005 : "Global Warming : Myth or Reality ? The Erring ways of Climatology"

Ou il dit p 120

QUOTE Les causes probables du changement climatique sont donc : des paramètres orbitaux bien établis à l’échelle paléoclimatique, avec des conséquences climatiques freinées par l’effet d’inertie des accumulations glaciaires ; l’activité solaire que d’aucuns pensent être responsables de la moitié de l’augmentation de 0,6°C de température et par d’autres, de toute cette augmentation, débat qui appelle certainement un supplément d’analyse ; l’activité volcanique et les aérosols associés (plus particulièrement les sulfates), dont les effets (à court terme) sont incontestables ; et loin après, l’effet de serre, et en particulier celui causé par la vapeur d’eau, dont l’influence est inconnue. Ces facteurs se conjuguent en permanence et il semble difficile d’établir l’importance relative de ces différents facteurs sur l’évolution du climat. De même, il est tendancieux de faire ressortir le facteur anthropique alors qu’il est, clairement, le moins crédible parmi tous les autres facteurs cités ci-dessus

En 2003, il avait déjà signifié la chose :

CITATION Le réchauffement global est une hypothèse issue de modèles théoriques et fondée sur des relations simplistes, qui annoncent une élévation de la température, proclamée mais non démontrée. Les contradictions sont nombreuses entre les prédictions et les faits climatiques directement observés, l’ignorance délibérée de ces distorsions flagrantes constituant une imposture scientifique

On continue avec l’un des plus grands experts sur les Ouragans Bill gray du laboratoire de Sciences Atmosphériques de l’Université de l’Etat du Colorado :

CITATION I am of the opinion that this is one of the greatest hoaxes ever perpetrated on the American people ! I ’ve been in meteorology over 50 years. I’ve worked damn hard, and I’ve been around. My feeling is some of us older guys who’ve been around have not been asked about this. It’s sort of a baby boomer, yuppie thing. They’ve been brainwashing us for 20 years, starting with the nuclear winter and now with the global warming. This scare will also run its course. In 15-20 years, we’ll look back and see what a hoax this was. Plenty of young people tell me they don’t believe it, but they won’t touch this at all. If they’re smart, they’ll say : ’I’m going to let this run its course.’ It’s a sort of mild McCarthyism. I just believe in telling the truth the best I can. I was brought up that way.

Paul Reiter, grand spécialiste des maladies propagées par les moustiques telles que la malaria. Il est directeur de l’équipe "insectes et maladies infectieuses" de l’Institut Pasteur et a participé à de nombreuses institutions internationales comme l’OMS.

Le 8 mars 2007 sur C4 documentaire "The great Global Warming Swindle", il dit texto :

CITATION The global warming is dressed up as science but it is not science : it is propaganda !

CITATION I was horrified to read the second assessment report. There was so much misinformation, without any kind of recourse to the scientific literature, the truly scientific literature by specialists in those fields !

Le rapport 2 parle des possibles épidémies liées au réchauffement climatique donc son domaine dont il est une sommité.

Frederick Seitz, un incompétent il parait au vu de ces diplomes et medailles, ancien président de l’Académie des Sciences Américaines dit :

CITATION I have never witnessed a more disturbing corruption of the peer review process than the events that lead to this IPCC report

Vincent Gray, RELECTEUR DU GIEC !!!! dit texto :

CITATION The evidence that greenhouse forcing cannot be detected in the lower troposphere for long periods shows that the warming which is evident in surface measurements cannot be caused by greenhouse forcing

On peut lire un de ces articles : http://www.megaupload.com/?d=XNVBAACO (fichier pdf)

Je peux aussi te donner les dires de Augie Auer, ancien chef métorologiste de l’orgnisation mondiale de la météorologie, de Michael Griffin, directeur de la NASA, de Roobert Carter, géologue avec ses :

CITATION atmospheric CO2 is not a primary forcing agent for temperature change," arguing instead that "any cumulative human signal is so far undetectable at a global level and, if present, is buried deeply in the noise of natural variation

janvier 2006

CITATION

the Intergovernmental Panel on Climate Change had uncovered no evidence the warming of the planet was caused by human activity.

2007

CITATION It is extremely dangerous for an unelected and unaccountable body like the IPCC to have a monopoly on climate policy advice to governments. And even more so because, at heart, the IPCC is a political and not a scientific agency

Reid Bryson, père de la climatologie en 2007 :

CITATION There is no credible evidence that it is due to mankind and carbon dioxide. We’ve been coming out of a Little Ice Age for 300 years. We have not been making very much carbon dioxide for 300 years. It’s been warming up for a long time

Nils-Axel Mörner , là aussi peu connu....juste l’ancien responsable du Département de Paleogéophysique et de Géodynamique de l’Université de Stockholm en Suède dit :

CITATION J’ai été expert relecteur pour le GIEC en 2000 et l’année dernière. La première fois que j’ai lu le rapport, j’ai été abasourdi. Le rapport émanait de 22 auteurs mais aucun d’entre eux, -aucun !- n’est un spécialiste du niveau des mers. Ils ont reçu cette mission parce qu’ils avaient promis de répondre ce qu’on attendait d’eux. Une fois de plus, c’était une affaire d’ordinateur. C’est tout à fait typique : La communauté des météorologues travaille avec des ordinateurs, de simples ordinateurs. Les géologues ne font pas comme ça ! Nous allons sur le terrain et nous observons. Puis nous essayons de bâtir un modèle sur ordinateur, mais l’ordinateur ne vient jamais en premier

Texte entier : http://www.mitosyfraudes.org/Calen7...

Tom V. Segalstad ancien expert reviewer du GIEC !!! :

CITATION

Le GIEC a besoin de leçons en géologie pour ne pas faire des erreurs fondamentales

CITATION La majorité des géologues de premier plan, à travers le monde, sait que le point de vue du GIEC sur le fonctionnement de la Terre est improbable pour ne pas dire impossible

Mike Hulme qui est le Directeur du Centre de Recherche Tyndall sur le changement climatique au Royaume Uni l’un des plus connus à l’époque comme alarmiste sur le réchauffement climatique, et hop il change d’avis :

CITATION The IPCC is not going to talk about tipping points ; it’s not going to talk about five-meter rises in sea level ; it’s not going to talk about the next ice age because the Gulf Stream collapses ; and it’s going to have none of the economics of the Stern Review. It’s almost as if a credibility gap has emerged between what the British public thinks and what the international science community think.

CITATION Over the last few years a new environmental phenomenon has been constructed … - the phenomenon of ‘catastrophic’ climate change. It seems that mere ‘climate change’ was not going to be bad enough, and so now it must be ‘catastrophic’ to be worthy of attention. The increasing use of this pejorative term - and its bedfellow qualifiers ‘chaotic’, ‘irreversible’, ‘rapid’ - has altered the public discourse around climate change

CITATION The language of catastrophe is not the language of science

Madhav L. Khandekar, expert en climatologie d’"Environnement Canada" et ancien relecteur du dernier rapport de 2007 du GIEC voici ce qu’il dit dans une note publié en 2007 : http://www.thehilltimes.ca/html/cov...

CITATION

As one of the invited expert reviewers for the 2007 IPCC documents, I have pointed out the flawed review process used by the IPCC scientists in one of my letters (The Hill Times, May 28, 2007). I have also pointed out in my letter that an increasing number of scientists are now questioning the hypothesis of GHG-induced warming of the earth’s surface and suggesting a stronger impact of solar variability and large-scale atmospheric circulation patterns on the observed temperature increase than previously believed.

Et j’en passe encore et encore, je peux te fournir de nombreux témoignages, articles etc de grands scientifiques et même d’ancien du GIEC et meme de certains membres encore actifs disant clairement que le GIEC dit tout sauf des conclusions scientifiques.

(exemple de témoignages en stock : Tim Patterson, Freeman Dyson (!), Tim ball, Daniel B. Botkin, David Douglass, John Christy, Fred Singer, Syun-Ichi Akasofu, Oleg Sorokhtin, Augusto Mangini, George Kukla, Robert Durrenberger, Ian Plimer, Eduardo Ton etc)

« Sauver la planète » … ou le grand capital ?

On entend tous les jours dans les média la « thèse du GIEC », le fameux groupement intergouvernemental selon laquelle il y aurait un réchauffement de la terre qui s’accroîtrait régulièrement de manière catastrophique et aurait pour origine l’activité humaine (un effet de serre dû à la pollution). Bien difficile de discuter cette thèse vus les moyens extraordinaire de diffusion de la thèse officielle. C’est une véritable propagande à laquelle on se heurte. Elle tend à faire croire d’abord que les scientifiques seraient unanimes à affirmer cela. Elle tend d’autre part à faire penser que les faits sont indiscutables. Enfin, elle mène à l’idée que les peuples vont devoir faire des sacrifices pour « sauver la planète ».

La première remarque à faire est que l’idée n’est pas aussi récente qu’il y paraît. Elle a été lancée par le « club de Rome », des responsables d’état, des entreprises capitalistes et des économistes. Sans avoir aucune spécialité de climatologues ni de démographes, ils ont lancé à l’époque deux idées ayant pour but de préconiser la « croissance zéro » et des sacrifices pour la population pour « sauver la planète » : l’idée que la démographie prend un tour exponentiel incontrôlable et catastrophique qui doit être bloqué par des mesures anti-croissance de la population drastiques imposées à la Chine, à l’Asie ou à l’Afrique et une deuxième idée affirmant qu’il faut réduire la croissance économique en exigeant des sacrifices de la population (thèse de la « décroissance ») du fait que la diminution de l’énergie prend un tor lui aussi catastrophique et que l’activité humaine produit un accroissement catastrophique de température. Toutes ces catastrophes prédites en 1968 devaient avoir pris un tour visible et cataclysmique en 2006. La thèse de la démographie exponentielle a été abandonnée sans le dire, sans s’en expliquer. D’où venait cette erreur de pronostic ? D’où vient le retournement de la démographie ? Là-dessus, silence radio. C’est seulement sur la disparition des énergies en hydrocarbures et sur la hausse des températures que les successeurs du club de Rome (le GIEC) sont intarissables et occupent, jour après jour, les média.

Mais quelle est la réalité dans leurs affirmations ? Leur point de vue sur la démographie a déjà été contredit par la réalité : à l’échelle mondiale, le taux de croissance de la population a graduellement diminué depuis les années 1970, alors qu’il avait atteint un sommet au cours des années 1960, avec plus de 2,0% par année.

La température du globe n’a pas cessé d’augmenter depuis les débuts de l’industrie ? Faux !

Tous les glaciers reculent ? Faux !

La seule source possible de hausse de température est d’origine humaine et c’est l’effet de serre dû au gaz carbonique et au méthane ? Faux !

On a examiné par des estimations tenant compte de tous les mécanismes de la géophysique les possibilités concernant la température du globe et toutes donnent une hausse dramatique ? Faux !

On a une preuve de l’origine « effet de serre » de la hausse de température du globe, c’est la comparaison des trois courbes au cours des millénaires : température, gaz carbonique et méthane ? Faux ! Le gaz carbonique peut donner une hausse de température. Le méthane également. Les deux peuvent croître en même temps du fait de la hausse de l’activité humaine. Mais les courbes donnent le même résultat bien avant l’existence de l’homme ! Et là, il faut trouver une explication au fait que les courbes du méthane et du gaz carbonique aient des pointes qui ont une allure semblable à celle de la température avec ces pics situés dans les mêmes périodes. Or, on ne voit pas de relation de causalité entre hausse du gaz carbonique et hausse du méthane. Il faut donc trouver une autre source de telles hausses, une source à la fois de la hausse de température, de celle du méthane et de celle du gaz carbonique.

Cette interprétation existe : c’est la dynamique du magma qui cause la hausse des trois facteurs.

En effet, quoi d’étonnant que la température globale monte lentement puisque c’est une marmite située sur un feu ! La terre se réchauffe du fait de la décomposition de ses matériaux radioactifs. L’énergie que celle-ci produit est loin d’être épuisée. Elle est emmagasinée dans les roches. Elle ne sort que très lentement. Par conséquent, la température interne du globe augmente, ce qui se ressent progressivement en surface. La plupart du temps, les montées de magma ne provoquent pas des cratères volcaniques du fait que les fissures des roches ne sont pas situées dans les bonnes direction. Par contre, les montées de magmas provoquent des hausses de température de surface. C’est le cas aussi bien sur les continents que dans les mers et océans. Quant au volcanisme, il est lui aussi proportionnel aux montées de magma et il peut provoquer des irruptions de gaz carbonique et de méthane. L’effet de serre n’y est pour rien.

La question est donc celle de la validité du schéma du réchauffement de la planète, autrement appelé effet de serre. En fait, il faut distinguer l’effet de serre naturel de l’effet de serre artificiel c’est-à-dire d’origine humaine. Le premier est connu et c’est seulement le deuxième qui est en discussion. Cet effet artificiel, qui est appelé le forçage thermique, serait une augmentation de température causée surtout par le rejet dans l’air de gaz carbonique et de suie produits par l’activité économique de l’homme. Les nombreux dérèglements météorologiques ramènent régulièrement ce thème à la une de l’actualité. Les multiples cas de pollution de la nature liés à l’activité humaine rappellent que nous sommes capables de modifier certains équilibres naturels de la planète. C’est le cas notamment avec la déforestation, ou encore avec la production de gaz carbonique liée à l’activité industrielle et à la multiplication des transports utilisant la consommation des énergies fossiles.

La pollution atmosphérique et son effet réchauffant sur le climat global est un thème qui a pris de l’ampleur en 1985 du fait de l’augmentation des températures des années 80. Et depuis, ce n’est plus seulement quelques scientifiques qui défendent ce point de vue mais également les média et les gouvernements qui s’en sont emparés et discutent, lors de sommets internationaux, des moyens d’y remédier. Les média lancent même fréquemment des nouvelles à faire frémir sur les risques encourus. « Le Monde », journal peu enclin d’ordinaire à jouer sur le sensationnel, titre son numéro du 18 novembre 2000 : " Enquête sur le réchauffement de la planète, les déserts progressent, les glaciers fondent et le niveau de la mer monte ".

1 Message

  • François Meynard, « La légende de l’effet de serre » :

    « D’abord, il y a l’affirmation bien connue que l’ « effet de serre » induit un écart de 33°C par rapport à la température de la surface d’une Terre qui n’aurait pas d’atmosphère… Pour une Terre sans atmosphère, un calcul donne la température de -18°C. Or sur Terre, on mesure une moyenne de 15°C. La différence donne 33°C. Cette différence c’est l’ « effet de serre ». C’est un peu vite dit. L’atmosphère doit certainement avoir un effet thermique, mais la première difficulté est que les -18°C calculés sont non mesurables… Mais le modèle a une limitation plus fondamentale, le fait de considérer que le bilan radiatif est représentatif de l’équilibre thermique de l’atmosphère. Cela revient à considérer que l’atmosphère ne peut ni stocker ni échanger de chaleur par convection… Or, personne ne conteste que l’atmosphère soit un milieu fluide où tous les modes de transfert de chaleur interagissent en même temps et dans toutes les directions spatiales. »

    Répondre à ce message

Répondre à cet article

SPIP | squelette | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0