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Accueil du site > 02 - Livre Deux : SCIENCES > Atome : lois de la Physique ou rétroaction de la matière/lumière et du vide (...) > La physique et la chimie s’opposent-elles

La physique et la chimie s’opposent-elles

vendredi 24 décembre 2021, par Robert Paris

La physique et la chimie s’opposent-elles diamétralement ou dialectiquement ?

Longtemps la chimie (notamment en étant la première à reconnaitre les atomes) a été corpusculaire et la physique ondulatoire !!

Remarquons que ce ne sont pas seulement les matières d’études, arbitrairement distinguées, qui rendent un son dialectique :

La matière est elle-même intrinsèquement dialectique

Lire aussi

On se souvient de « la (trop) célèbre opposition entre l’« esprit de physique » de Boyle et de l’« esprit de chimie » de Du Clos »…

Source

« Tout d’abord on a été amené à distinguer deus ordres de phénomènes parmi ceux que présente la matière inorganisée ; les uns ne modifient que d’une façon passagère les propriétés et l’aspect des corps ; les autres les modifient d’une façon permanente ; les premiers ne dépendent guère de la nature des corps, les autres, au contraire, en dépendent étroitement ; de plus, ces derniers résultent presque toujours de l’action réciproque des corps qui disparaissent dans ces réactions pour donner naissance à une autre matière douée de nouvelles propriétés. Ces deux branches des sciences physiques sont la physique proprement dite et la chimie.

On peut citer des exemples permettant de séparer nettement ces deux sciences : ainsi si l’on chauffe du phosphore blanc en vase clos, il fondra d’abord, se volatilisera ensuite ; en refroidissant ensuite le tube, la cause cessant, les phénomènes inverses se reproduiront, la vapeur de phosphore se condensera, puis le phosphore liquide se solidifiera ; les phénomènes de fusion, de volatilisation, de condensation des vapeurs et de solidification sont temporaires : ce sont des phénomènes physiques ; ajoutons de plus que la plupart des corps éprouvent les mêmes transformations quand on les chauffe, ils fondent et se volatilisent. Reprenons au contraire le même morceau de phosphore et chauffons-le en vase clos pendant une dizaine de jours. Au bout de ce temps, laissons-le refroidir : nous trouvons une masse d’un brun foncé qui n’a plus les propriétés du phosphore ordinaire, c’est le phosphore rouge qui n’est pas phosphorescent, n’est pas inflammable à la température ordinaire, n’est pas vénéneux ; il restera indéfiniment dans cet état : c’est un phénomène chimique ; c’est de plus une propriété spéciale au phosphore. Chauffons encore ensemble du fer et du soufre, à basse température : ils se partageront, suivant un certain rapport, la quantité de chaleur fournie ; ils conserveront leur aspect. En se refroidissant ils perdront la chaleur qu’ils avaient gagnée ; des corps différents auraient fait de même, le coefficient de partage aura seul été différent. L’échauffement de ces corps est un phénomène physique. Chauffons un peu plus : tout à coup les deux corps deviennent incandescents et dégagent une grande quantité de chaleur ; à leur place nous trouvons une autre matière toute différente. Des corps autres que le fer et le soufre ne nous auraient pas donné cette matière ; de plus, si nous la laissons refroidir, elle conserve son aspect et ne reprend pas la quantité de chaleur qu’elle avait dégagée au moment de son incandescence : c’est un phénomène chimique. Mais si ces exemples bien nets permettent d’établir une distinction entre la physique et la chimie, il en est d’autres pour lesquels la même netteté n’existe plus : les phénomènes de dissolution des corps, par exemple, ressemblent à la fois au phénomène physique de la fusion et au phénomène chimique de la combinaison, le corps dissous se combinant avec le dissolvant. Souvent même ces deux phénomènes doivent coexister dans la dissolution des corps. Nous retrouvons donc dans les sciences physiques ce que l’on observe dans les sciences biologiques où la distinction est facile entre la zoologie et la botanique tant que l’on ne considère que la majorité des êtres vivants, plantes ou animaux, mais où elle devient plus délicate, parfois même impossible pour certains organismes qui présentent des caractères communs aux animaux et aux plantes. Il y a donc lieu de penser que cette division en deux groupes des sciences physiques est commode pour la pratique, mais peut-être contraire à la nature des choses. En tout cas, ces deux groupes de sciences sont deux routes qui sont nettement séparées au point de vue pratique, au point de vue des méthodes et des phénomènes étudiés. »

Source :

http://www.cosmovisions.com/science...

La chimie physique :

https://fr.wikisource.org/wiki/La_C...

Catégorie « chimie » :

https://fr.wikisource.org/wiki/Cat%...

Catégorie « physique » :

https://fr.wikisource.org/wiki/Cat%...

Révolutions de la physique :

https://www.matierevolution.fr/spip...

Révolutions de la chimie :

https://www.matierevolution.fr/spip...

Quelle différence entre chimie et physique :

https://fr.quora.com/Quelle-est-la-...

https://www.futura-sciences.com/sci...

http://sosphysique.ac-poitiers.fr/v...

http://jonathan.lalou.free.fr/?p=735

Chimie et physique sont quantiques et… complémentaires ?

http://math.univ-lyon1.fr/ mizony/l...

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