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Aux travailleurs... Face au Covid et aux Cataclysmes économiques, sociaux et politiques

lundi 18 mai 2020, par Karob

Aux travailleurs…

Travailleurs,

Suffit-il, dans cette situation totalement nouvelle d’une menace et même d’une attaque générale d’ampleur historique et mondiale, de défendre des intérêts particuliers, par secteur, par profession, par entreprise, en revendiquant sur tel ou tel point revendicatif particulier, ou faut-il, au contraire, défendre les intérêts politiques et sociaux de l’ensemble du Peuple travailleur, en remettant en cause l’ensemble des bases mêmes de la société ?

La plupart des organisations se réclamant des travailleurs ou des salariés et de la défense de leurs intérêts ne cessent de dire aux travailleurs qu’ils ne doivent pas payer la crise actuelle. Et pour cela, ils disent vouloir défendre les conditions de travail, de vie, leurs salaires, l’emploi, les services publics…. Ils affirment qu’il ne faut pas reprendre dans n’importe quelles conditions, utiliser son droit de retrait s’il y a un danger pour leur santé…

Tout cela peut sembler logique et même juste, mais examinons quand même le fond de l’affaire…

Et d’abord, malgré les exigences et les recommandations qui nous sont faites, cela signifie quand même qu’au final, il faudrait… reprendre quand même le travail.

Reprendre quoi ? Le chemin de l’école, de l’université, du travail, dans les grandes entreprises capitalistes, alors que c’est le capitalisme lui-même qui nous a mis dans cette situation ? Alors que chacun reconnaît qu’on peut tout simplement mourir ou être gravement malade et rendre malade toute notre famille rien qu’en allant au travail ! Et aucune revendication dite de sécurité ne peut nous garantir réellement de sécurité !

Ces prétendus défenseurs des intérêts des travailleurs ne disent pas qu’ils ne veulent rien remettre en cause. Pas du tout ! Ils affirment dénoncer le néo-libéralisme, la mondialisation, la casse des services publics et de l’État providence, etc. Et ils y opposent une autre manière de gouverner, sous le capitalisme bien entendu, ils y opposent une politique plus sociale (sous-entendu du capitalisme) le patriotisme ou nationalisme économique, le localisme, les circuits courts, la démondialisation économique mais sur des bases capitalistes avec, bien sûr, le retour d’un État plus « fort », plus national, providentiel…. Qui permettrait soi-disant au peuple d’être sauvé… Bien entendu, pas de se sauver lui-même…

Il suffirait alors, selon eux, de moraliser, de réformer le capitalisme, de défendre chacun sa profession, son secteur, sa corporation, son salaire, ses conditions de travail… bref tout faire mais surtout ne pas renverser le capitalisme. Nous n’aurions que des revendications économiques à défendre. Nous n’aurions aucune perspective politique à proposer à tous ceux qui ne vivent que leur travail, ou qui en vivaient ou encore qui essayaient d’en vivre.

Au moment où l’effondrement du capitalisme, chute inexorable injustement imputée au coronavirus, oblige les gouvernements à mettre à l’arrêt l’économie mondiale, chose qui n’est même pas arrivée pendant la seconde guerre mondiale, à prétendre qu’ils la mettent à l’arrêt pour notre santé (alors que l’amiante, les OGM, les pesticides, la pollution, le nucléaire, la mal bouffe, la destruction de la santé publique…. c’est eux), ils essaient de nous faire croire qu’ils mettraient l’économie à l’arrêt pour… notre santé ? La bonne blague !

C’est tout comme toutes leurs annonces d’aides aux salariés, aux chômeurs, à ceux vivant du RSA, aux intermittents, c’est du vent. Ils font croire aux petits patrons, commerçants, boutiquiers, agriculteurs, éleveurs, etc. qu’ils nous viennent en aide, qu’ils vident même les caisses publiques pour cela et nous présentent comme des égoïstes qui ne veulent pas relancer l’économie, cette malheureuse victime du COVID. Donc si l’économie ne se relance pas, si la France s’écroule, ce serait la faute des travailleurs…. Nous défendrions trop nos intérêt particuliers, nous penserions trop à nous alors que tout va mal pur tout le monde.

Non, tout ne va pas mal pour tout le monde. Les grandes fortunes se sont encore enrichies, leur pouvoir est encore intact et d’ailleurs gouvernement et Etat font couler depuis le début de la pandémie les petits producteurs, commerçants et autres face à la grande production en pointant déjà du doigt les travailleurs comme coupables, responsables s’il n’y a pas de reprise. Et ils rajoutent aussi coupables si la pandémie ne régresse pas… tout en envoyant les travailleurs s’infecter dans les transports en commun…

Non, s’il n’y a pas de reprise, c’est que le capitalisme s’est effondré sous le poids de ses propres contradictions et crée les conditions de son renversement politique par le peuple travailleur.

Mais le peuple travailleur ne peut se hisser à cette tâche historique d’en finir avec le capitalisme si les classes sociales qui le composent, travailleurs (avec ou sans emploi) appelée aussi classe ouvrière, prolétariat, avec également les petits autoentrepreneurs, mais aussi ceux de la petite bourgeoisie qui travaillent et sont frappés (artisan, taxi, transporteur, travailleur intellectuel, petit producteur, petit commerçant, jeunesse estudiantine, etc.) s’allient en contre le grand capital que sont les grandes fortunes et grands groupes capitalistes. Le Travail contre le Capital, voilà la base de notre lutte. Ce n’est pas une liste de revendications mais la revendication de la totalité de la direction de la société et du changemen complet des bases de celle-ci. La Capital a fait son temps, place au Travail !

C’est cette alliance du monde du Travail que l’Etat et le gouvernement au service des capitalistes craint. C’est cela qu’ils ont craint avec les Gilets Jaunes qui justement représentaient cette alliance de classe contre le capitalisme. C’est pour cela qu’il laisse la petite bourgeoisie se ruiner, faire faillite en présentant les travailleurs comme des privilégiés ou les précaires, chômeurs et autres comme des parasites qui profite.

Ils insufflent la haine au sein du peuple travailleur. Ils essaient d’enrôler une partie du peuple travailleur, menacé de faillite, contre une autre partie du peuple travailleur (le prolétariat) comme dans les années 1920 et 1930, pour faire face au risque révolutionnaire.

Cette politique a un nom : le fascisme et elle prépare les peuples à la guerre intérieure comme extérieure mais aux profits des classes dirigeantes.

Loin de nous aider à nous défendre face à cette menace, la politique des organisations qui se réclament des travailleurs donne crédit aux mensonges des gouvernants, nous faisant passer pour des corporatistes, tout en refusant l’alliance avec la petite bourgeoisie frappée ou menacée.

Si les travailleurs ne veulent pas terminer sous le fascisme, dans des camps, dans des charniers, dans des guerres qui ne sont pas les siennes, ils ne peuvent rester sur le terrain de la lutte purement économique. Ils doivent mener une lutte de classe contre le capitalisme, c’est-à-dire une lutte politique dirigée par la classe prolétarienne et par laquelle celle-ci entraîne ou gagne la sympathie du reste du peuple travailleur qui subit aussi l’effondrement. Nous, travailleurs, devons porter un nouveau projet de société auprès de l’ensemble du peuple travailleur, le projet de l’expropriation économique des capitalistes et du renversement politique de de ces derniers, pour instaurer la république des Comités de travailleurs et des Comités du peuple travailleur, pour asseoir sa souveraineté et gérer la production selon ses besoins collectifs, ceux de l’immense majorité de la population, excluant seulement le un pourcent de milliardaires.

Mais pour cela il faut mener une politique révolutionnaire audacieuse et rompre avec le réformisme des syndicats et de l’extrême gauche opportuniste qui ne proposent comme perspective que la défense de nos intérêts particuliers, de discuter de la reprise du travail et de la relance de l’économie dans le cadre du capitalisme, de ne pas payer la crise…. Rester sur ce terrain, c’est se préparer des lendemains qui n’en sont pas ! Dans la situation présente d’effondrement, le réformisme ne peut se transformer qu’en politique contre-révolutionnaire et, de fait, préparer la victoire du fascisme comme il l’a déjà fait à d’autres époques.

Deux voies s’offrent à nous :

Réforme ou Révolution

Défense d’intérêts particuliers (corporatiste) ou défense des intérêts du peuple travailleur

Fascisme ou Révolution

Contre révolution ou Révolution

Socialisme ou Barbarie

Vive la giletjaunisation du monde !

6 Messages de forum

  • « Nous nous trouvons aujourd’hui donc, exactement comme Friedrich Engels l’avait prévu, il y a une génération, il y a 40 ans, devant le choix : ou triomphe de l’impérialisme et chute de toute la civilisation comme dans l’ancienne Rome, dépeuplement, destruction, dégénérescence, un vaste cimetière, où la victoire du socialisme, c’est-à- dire l’action consciente de lutte du prolétariat international contre l’impérialisme et sa méthode : la guerre. Voilà le dilemme de l’histoire mondiale, une alternative dans laquelle les plateaux de la balance oscillent devant la décision du prolétariat conscient. »

    Rosa Luxemburg dans la "brochure Junius"

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  • « Pour opprimer une classe, il faut pouvoir lui garantir des conditions d’existence qui, au moins, lui permettent de vivre dans la servitude. (...) Il est donc manifeste que la bourgeoisie est incapable de remplir plus longtemps son rôle de classe dirigeante et d’imposer, à la société, comme loi régulatrice, les conditions d’existence de sa classe. Elle ne peut plus régner, parce qu’elle est incapable d’assurer l’existence de son esclave dans le cadre de son esclavage, parce qu’elle est obligée de le laisser déchoir au point de devoir le nourrir au lieu de se faire nourrir par lui. La société ne peut plus vivre sous sa domination, ce qui revient à dire que l’existence de la bourgeoisie n’est plus compatible avec celle de la société. »

    K. Marx Le Manifeste communiste

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  • « Il ne s’agit pas de savoir ce que tel ou tel prolétaire, ou même le prolétariat tout entier, se propose comme but momentanément. Il s’agit de savoir ce que le prolétariat est et ce qu’il doit faire historiquement, conformément à son être. Son but et son action historiques lui sont tracés, de manière tangible et irrévocable, dans sa propre situation historique, comme dans toute l’organisation de la société actuelle. »

    Karl Marx, « La sainte famille »

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  • Aux moments de bascule, où l’ordre établi ne fait plus système et commence à craquer de toute part, les brèches dans l’édifice du pouvoir se multiplient et transforment, de manière dialectique, ce qui auparavant était un pilier de l’ancien régime en arme nouvelle à son encontre. Cette « critique des armes » était aussi connue par les auteurs du Manifeste communiste (1848) : « Les armes dont la bourgeoisie s’est servie pour abattre la féodalité se retournent aujourd’hui contre la bourgeoisie elle-même. »

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  • Travailleurs du secteurs bancaires et du crédit, des grandes entreprises capitalistes et de l’État

    L’État et le gouvernement au service des capitalistes prennent à la gorge le peuple travailleur
    Menace d’un chômage de masse pour les salariés et faillite du petit patronat
    Ils cassent le salariat, le petit commerce et la petite production au profit du
    Au profit des grands capitalistes qui captent tout l’argent injecté au nom de la défense de l’économie

    Chômage technique pour les salariés, Aumône pour les chômeurs ou les allocataire du RSA, 1500 euro remboursables aux petits patrons

    Grandes fortunes et grands groupes vont toucher plus de 1500 milliards
    Et si cela ne suffit pas pour les sauver
    Le gouvernement est prêt à saisir toutes les épargnes de la petite bourgeoisie et d’une partie de la classe ouvrière grâce à la Loi Sapin

    Dans cette phase d’effondrement du capitalisme ces politiques vont plonger l’ensemble du peuple travailleur dans une misère sans précédent

    Ce n’est pas en consommant dans les petits commerces que les travailleurs sauveront les petits patrons menacé de faillite par l’effondrement du capitalisme car c’est encore rester sur le terrain du capitalisme

    Travailleurs du secteur bancaires et du crédit ! Formez vos comités ! Réquisitionnez les avoirs des grandes entreprises et la fortune des grands capitalistes

    Fusionnez les banques et les organismes de crédit en une seule banque sous contrôles des comités de travailleur du secteur

    Annulez les dettes privées des travailleurs et des petits patrons !

    Travailleurs de de l’État (impôts, URSSAF, banque de France…) Formez vox Comités ! Réquisitionnez l’Argent public !

    Arrêtez de verser l’argent public au grand capital !

    Versez le chômage technique sans baisse de salaire !

    Augmentez tous les minimas sociaux à Hauteur du Smic réévalué à 1800 euros net/mois !

    Annulez la dette publique contractée auprès des grands capitalistes sur les marchés financiers !

    Travailleurs des grandes entreprises capitalistes ! Formez vos comités !

    Ouvrez les livres de compote et rendez publics les malversations des capitalistes !

    Peuple Travailleur imposons notre contrôle sur toute la vie économique !

    Formons nos comités dans toutes les grandes entreprises et dans nos lieux de vie
    et fédérons-nous !

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  • Déconfinement : pour le Medef, le gouvernement doit dire aux salariés Français de retourner travailler de gré ou de force et de mourir au travail si c’est nécessaire au capital !

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