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Pourquoi nous ne voterons pas aux municipales, et ne voterons plus que… pour nous-mêmes !!!

samedi 14 mars 2020, par Karob, Robert Paris

Pourquoi nous ne voterons pas aux municipales, et ne voterons plus que… pour nous-mêmes !!!

A bas les élections frelatées et la fausse démocratie capitaliste ! Vive la démocratie révolutionnaire du Peuple Travailleur !

Tous les partis politiques, gouvernementaux, tous les hommes et femmes politiques, de toutes les colorations politiques, de la grande, de la moyenne bourgeoisie et de la petite bourgeoisie (puisque les travailleurs n’ont aucun parti à eux) : allez voter aux municipales.

Ils s’y présentent et affirment qu’en votant nous allons avoir les moyens d’exprimer nos idées, nos conceptions ou nos vœux et c’est complètement faux. Ils affirment que, coronavirus ou pas, effondrement du système capitaliste ou pas, chaos ou pas, nous rendre aux bureaux de vote est un acte essentiel. Nous remarquons même qu’ils l’estiment le plus essentiel de tous et y attachent tellement d’importance qu’ils vont mettre à l’entrée des bureaux de vote des masques de protection et des solutions hydro alcooliques !! Eh oui, alors qu’il n’y en a plus dans les pharmacies, même sur ordonnance du médecin, alors qu’on n’en trouve pas pour le personnel médical dans les hôpitaux. Aux entrées des bureaux de vote, il va y en avoir alors qu’il n’y en a pas à l’entrée des hôpitaux, des maternités, des crèches, des EPHAD, des écoles, des entreprises, des grands magasins, des banques, etc.

Pour ces gens-là notre santé, nos vies, celles de nos enfants, notre bien-être sont bien moins importants que leurs… élections !!! Voilà déjà une très importante raison de ne pas cautionner une telle comédie. On a bien d’autres soucis en ce moment que de savoir quel pantin va gouverner les municipalités, quel parti politicien va remporter les municipales, quel bandit local va parader et rafler les bonnes affaires des grandes communes. Cela démontre déjà que leur démocratie ne consiste pas à se préoccuper de nos intérêts.

Leurs élections municipales, ce n’est pas notre démocratie ! Même ce que l’on appelle « la commune », et qui va être élue en mars, cela n’a bien sûr rien à voir avec celle qui a été élue le 18 mars 1871, la Commune révolutionnaire de Paris qui était le pouvoir du peuple travailleur ! Et les élections qui nous concernent, qui appartiennent à notre démocratie, celle du peuple travailleur, ce ne sont pas les élections organisées par l’Etat des milliardaires, dans le cadre de la constitution des milliardaires fondant le droit des milliardaires, appuyé par la police et la gendarmerie au service des milliardaires comme la répression des gilets jaunes (comme celle des jeunes, des travailleurs ou des femmes) l’a bien montré. A l’inverse, l’élection de la Commune de Paris de 1871 visait ouvertement la mise en place d’un pouvoir aux travailleurs, le peuple ne se dessaisissant pas du pouvoir par le vote.

Faut-il par la participation des révolutionnaires à la mascarade électorale renforcer l’illusion démocratique au moment où les grandes fortunes capitalistes font le choix de l’autoritarisme, premier pas vers la dictature ouverte du Capital

Et ce n’est pas aujourd’hui que le monde capitaliste a un pied dans la tombe, qu’il n’est plus capable de retarder sa chute comme il l’a fait à coups de milliers de milliards de dollars d’argent public déversés sur les marchés financiers, qu’il faudrait à tout prix continuer à participer au système politique qui couvre les micmacs capitalistes, la prétendue démocratie bourgeoise qui n’a de démocratique que le nom.

Il faudrait que nous participions à la prétendue démocratie capitaliste justement maintenant que le capitalisme nous livre à l’enfer du coronavirus en considérant que la défense de son système économique est plus importante que la défense de notre santé : des milliers de fois plus d’argent public est dépensé pour protéger les banques, les bourses, les trusts, les assurances, etc., que pour aider l’hôpital public, pour acheter des masques et des solutions hydro alcooliques, pour acheter des tests du virus, etc.

Que l’effondrement du système capitaliste prenne la tournure d’une pandémie mondiale ne fait que souligner davantage la nécessité de nous organiser nous-mêmes, peuple travailleur, pour diriger la société et ne pas la laisser aux mains de ceux qui estiment peu important que notre santé soit défendue, que l’hôpital public soit doté de moyens et d’effectifs, que la santé ne soit pas aux mains des puissances de l’argent.

Nous ne pouvons que tirer la même leçon des dernières luttes sociales. La gauche gouvernementale et ses soutiens qui nous appellent à aller voter sont justement ceux qui gouvernaient les syndicats et les luttes syndicales dans toutes les tromperies que nous avons vécues ces dernières années dont la dernière « lutte des retraites », dans la « lutte des hôpitaux », dans la « lutte des cheminots », organisées de manière divisées sciemment par ces militants des partis de gauche, de gauche de la gauche.

Voter pour des listes d’extrême gauche peut-il être un point d’appui pour nos luttes futures et l’émergence d’une démocratie du peuple travailleur comme le prétendent LO ou le NPA ?

Lutte ouvrière : 4 pages électoral

Lire ici

« Leur programme municipal, c’est de faciliter l’organisation des travailleurs de la commune à travers tous les combats collectifs qu’ils doivent mener pour vivre ». « Une commune dirigée par des révolutionnaires pourrait être un point d’appui pour organiser les combats  ». « Elle ferait tout pour instaurer dans la commune une forme de démocratie ouvrière, en associant à ses décisions les travailleurs, leurs syndicats et leurs associations »

NPA : POITIERS ANTICAPITALISTE 170 propositions pour une ville 100% à Gauche !

Les revendications « sont un premier pas, mêlant réflexion politique et mobilisation collective nécessaire de la population, pour dévier de la route destructrice que nous promettent les capitalistes : se réapproprier le commun par la lutte et le gérer collectivement, là est la première condition à la construction d’un autre monde possible.

« La possibilité de révoquer les élu.e.s pour les habitant.e.s via des pétitions populaires permettant l’organisation d’un vote de destitution. • La mise en place de référendums locaux sur les sujets les plus importants et qui font débats. • Le droit de vote à partir de 16 ans et pour les étranger.e.s dans le cadre des référendums locaux qui seront organisés ou lors de votes de révocabilité d’élu.e. • De favoriser l’auto-organisation des quartiers et de faire de leurs comités de vrais lieux de discussions politiques et de décisions démocratiques. • De fixer le salaire des élu.e.s au niveau du salaire moyen de la population (Maire compris). • L’interdiction du cumul des mandats et deux mandats au cours d’une vie politique. Nous nous l’appliquerons sur Poitiers et le revendiquons au niveau national. • Nous pousserons pour la mise en place de la proportionnelle intégrale pour toutes les élections, qu’elles soient locales comme nationales.

A les écouter voter pour l’extrême gauche nous renforcerait, nous le peuple travailleur. On se demande ce que des élus municipaux ajouteraient. Si listes d’extrême gauche ont la critique facile contre la gauche gouvernementale qu’elle soit au pouvoir ou pas, il en est carrément autrement quand cette gauche se porte à la direction des luttes et des grèves au travers des appareils syndicaux. En effet dans les dernières luttes Il aurait fallu pour que ceux-ci y interviennent sans craindre de fâcher les bureaucraties syndicales et on en est loin… Tous les groupes de l’extrême gauche officielle acceptent le diktat des appareils syndicaux selon lequel les partis politiques (y compris les grands partis de gauche) n’ont pas le droit d’intervenir directement dans les grèves, sauf éventuellement, si l’appareil syndical local appelle un homme politique qui vient soutenir l’action du syndicat dans une grève. Si ce n’est pas à la demande du syndicat local, tous les appareils syndicaux sont d’accord pour dire qu’une intervention politique est de la récupération politique. Ils n’envisagent pas bien entendu leur action comme de la récupération syndicale des mouvements autonomes de la classe ouvrière ! Donc les élus d’extrême gauche, souvent militants syndicalistes par ailleurs, pour ne pas se heurter à leurs appareils syndicaux, se gardent d’interférer dans les politiques syndicales et encore plus de les critiquer. Sur ces bases, on ne voit pas bien en quoi cela aurait un intérêt d’avoir des élus municipaux…

Il est par ailleurs remarquable que ce soit justement eux qui nous disent combien il serait important de voter aux élections du système capitaliste alors qu’ils n’ont cessé de combattre contre le fait que nous votions au sein des assemblées de lutte, contre les assemblées générales décisionnelles, contre l’élection en leur sein de délégués se réunissant en comité de grève puis en coordination des comités de grèves, élus et révocables, c’est-à-dire une véritable démocratie du peuple travailleur, du même type que la Commune de Paris de 1871. Mais cela reviendrait à défendre une politique révolutionnaire aussi sur la question de l’État. Pas une de ces extrêmes gauches opportunistes ne défend plus le point de vue révolutionnaire sur l’État à savoir le renversement de l’État cad de sa police, de son armée et de sa justice et la mise en place d’un appareil qui soit sous le contrôle exclusif du Peuple Travailleur en Armes.

Oui ces extrêmes gauches ont été un des meilleurs soutiens à la gauche gouvernementale syndicale contre l’auto-organisation du peuple et une politique révolutionnaire. Bref elles sont le dernier rempart des grandes fortunes contre la Révolution comme un Léon Blum ou un Allende ont pu l’être à l’époque.

Formons nos Assemblées souveraines du Peuple Travailleur, nos Communes Révolutionnaires et fédérons-nous pour asseoir le pouvoir politique et économique du Peuple Travailleur

Oui, il ne suffit pas de ne pas voter aux élections bourgeoises, il nous faut voter à nos propres élections, celles qui nous permettront de nous organiser nous-mêmes, de mettre en place nos propres moyens de contrôler nos luttes puis de contrôler toute la société par le peuple travailleur et pour lui.

Le voilà le moyen de nous exprimer démocratiquement, mais aussi de réellement changer les fondements de l’ancien monde qui prétend, en chutant dans le gouffre, nous entraîner avec lui !

Aux élections pseudo-démocratiques du capitalisme, organisons nos Assemblées souveraines et décisionnelles du peuple travailleur, élisons nos mandatés responsables et révocables devants nos Assemblées, fédérons-nous à l’échelle des Communes et constituons nos nouvelles Communes Révolutionnaires comme Paris en. 1793 et 1871 ou à Petrograd en 1917… Fédérons nos Communes Révolutionnaire pour asseoir le pouvoir politique du Peuple Travailleur. Mais si arracher le pouvoir aux grandes fortunes, c’est opposer notre propre organisation à l’appareil d’État capitaliste qu’il faudra renverser, cela ne saurait suffire. Nous devrons enlever tout le pouvoir économique que détienne les Grandes Fortunes Capitalistes grâce à leur richesse et à leur possession des moyens de production. Pour les exproprier et réquisitionner les grandes entreprises et les services publics, nous devrons former nos Assemblées du Peuple Travailleurs dans les usines, les entreprises et les services publics pour collectiviser l’économie sous notre contrôle.

Mais tout cela ne peut sortir d’un bulletin de vote aux élections pipées du capitalisme. Cela ne peut sortir que de l’action révolutionnaire et consciente du Peuple. Si le peuple travailleur veut présider à sa destinée, il doit imposer sa souveraineté et le 1er acte souverain sera d’entrer en Insurrection, d’entrer en Révolution… Et cela commence par ne plus rien attendre de l’État et de cette Démocratie mais de la renverser

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