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Le gouvernement bat en retraite ? Pas encore !

jeudi 5 septembre 2019, par Robert Paris

édito

Retraites : ce qu’ils appellent réformer, c’est paupériser les retraités, appauvrir les salariés, les obliger à travailler jusqu’à la mort, condamner les jeunes au chômage, c’est détruire la vie sociale…

Après avoir annoncé vouloir amener l’âge général de départ en retraite de 62 à 64 ans, le pouvoir français dit vouloir y renoncer pour changer plutôt le nombre de trimestres de cotisation. Est-ce un recul ou encore une nouvelle manière de faire payer les retraités et les travailleurs en général ? Le projet final est encore loin d’être clair, mais, dans tous les cas, il n’est nullement question de faire payer les plus riches mais seulement les plus démunis. Il est certain que le gouvernement marche sur des œufs et craint que ce projet entraîne une révolte sociale généralisée, ce qu’il a pour le moment évitée lors de l’éruption du mouvement des gilets jaunes…Du coup, pas question de dire dès maintenant de quoi sera faite la réforme. Le projet de Delevoye semble désavoué mais son auteur en devient le ministre et il lance… uns consultation des syndicats… Et, une fois de plus, c’est un moyen de ne surtout pas tenir compte de ce que veulent les salariés et les retraités !!! Pas de doute qu’une fois de plus les dirigeants syndicaux viendront à la convocation le doigt sur la couture du pantalon… D’ailleurs, ce n’est surtout pas les réactions de syndicats que craignent les gouvernants… On l’a bien vu justement lors de la révolte des Gilets jaunes : quand les syndicats ont fait semblant de s’y associer, tout en continuant à le combattre et à le calomnier, le mouvement y a perdu en force et en crédit !!!

Il est nécessaire de « réformer » les retraites, nous disent gouvernants et classes possédantes depuis des années, soi-disant dans l’intérêt de la justice sociale, dans l’intérêt des finances publiques, dans l’intérêt même du système de retraites menacé et donc l’intérêt des retraités. Ce discours n’a rien de nouveau et il est produit depuis des années, avant chaque réforme qui est finalement imposée à la population. Chaque réforme a été présentée comme la solution enfin trouvée du problème. Ce dernier a été successivement exposé comme le produit de la démographie, de l’accroissement de la santé, de la durée de vie en hausse, de la baisse des actifs par rapport aux retraités, de la chute des fonds publics, du mauvais fonctionnement du système des retraites (entre autres ses inégalités) ou de la nécessité de libéraliser l’économie, soi-disant en diminuant l’intervention (notamment financière) de l’Etat. Ces justifications sont toutes aussi mensongères et les remèdes pour y pallier aussi trompeurs. La meilleure preuve en est que chaque prétendue réforme ne fait que préparer la suivante et que chaque fois il faut de plus en plus d’années d’activité pour espérer (de moins en moins) recevoir une retraite permettant de vivre et notamment une retraite à taux plein.

Les réformes des retraites, en réalité toutes des contre-réformes, se sont succédé : 1993, 2003, 2007, 2010, 2013 et maintenant les projets de 2019. A chaque fois, les gouvernants ont prétendu négocier, entendre les avis des syndicats et de la population et… « résoudre le problème ». Mais, à part leurs prétendues « réformes », où est en fait le problème, sinon que la classe possédante ne se voit pas maintenir un niveau social des inactifs dans les années à venir comme il était dans le passé. Elle réclame une désindexation des pensions, une augmentation de la durée légale de cotisation et un recul de l’âge légal, une baisse du poids fiscal des retraites sur le grand capital et une hausse pour la population, etc.

La démographie est présentée comme la cause première de la nécessité de ces réformes. En réalité, c’est la crise historique du système capitaliste qui rend ces contre-réformes, avec un recul social considérable, indispensables aux classes possédantes. C’est pour cette raison que tout le système social s’effondre progressivement, les retraites n’étant en cela pas différentes des allocations chômage, des aides sociales et de tous les services sociaux qui, tous, chutent lamentablement d’année en année. Les hommes nés en 1940 sont partis en retraite à 60 ans avec 80% de leur salaire, ceux nés en 1950 sont partis à 61 ans avec 70% de leur salaire, ceux nés en 1980 devraient partir, si le système ne s’est pas définitivement effondré d’ici là, à 64 ans avec un revenu amputé d’un tiers.

Un autre des soucis prétendus des gouvernants est d’égaliser les prestations dont les individus bénéficient. L’égalité est une douce présentation des préoccupations réelles des gouvernants et des classes possédantes, quand on sait que le but est de favoriser l’infime minorité des possesseurs de capitaux, plus riches et plus nombreux que jamais, alors que la masse des plus démunis croit et que sa misère augmente, au fur et à mesure des contre-réformes…

La prétention de plus d’égalité dans les pensions vise à diviser la population, en opposant public et privé, les fonctionnaires et les autres, tous contre les cheminots, etc, etc. Ainsi, au lieu de constater que la réalité économique oppose l’infime minorité des possesseurs de capitaux qui amassent des fortunes colossales et détiennent l’essentiel des richesses et des aides d’Etat au reste de la population, la large majorité qui ne vit que de son travail, elle détourne la colère sociale contre d’autres fractions des travailleurs.

En dénonçant les anciens systèmes de retraite comme d’aides sociales, les gouvernants ne veulent pas en mettre en place un plus juste mais seulement discréditer tous les systèmes sociaux collectifs pour conforter et développer le caractère antisocial et anti-collectivité du capitalisme.

Macron n’a pas osé s’attaquer à la barre des 62 ans de départ en retraite mais il ne fait que changer la méthode en modifiant le nombre d’annuités pour partir en retraite à taux plein. On perd tellement d’argent en ne partant pas à taux plein que personne ne pourra se le permettre et d’autant moins que les générations qui sont jeunes aujourd’hui passent de plus en plus d’années sans trouver de travail, en étant précaires et mal payées qu’il leur sera impossible financièrement de partir tôt en retraite…

La recette trouvée par Macron a été la « retraite à points » mais il est évident que ce sont justement les plus démunis, ceux qui n’ont pas eu rapidement d’emploi, ni d’emploi bien payé, ni d’emploi fixe, ni d’emploi à temps complet, qui auront également le moins de points et partiront le plus tard en retraite. Ce qui signifie bel et bien que les pauvres devront, de force, travailler jusqu’à la mort ou mourir faute de trouver un emploi pendant que des jeunes, en pleine forme, ne trouveront aucun travail du fait de tous ces « vieux » au boulot !!!

Ce que ces réformes ont démontré, c’est qu’il n’y a aucune limite aux reculs sociaux à part celle que la révolte sociale peut imposer. Aucune de ces réformes n’a empêché ni calmé les suivantes, bien au contraire ! De même que ces dernières années ont démontré qu’il n’y a aucune limite à l’appétit de profits du grand capital. Ainsi, une enquête de l’Economic Policy Institute, citée par « Capital » du 15 août dernier, rappelle que la rémunération des patrons des 350 plus grandes entreprises américaines s’est envolée de 940% de 1978 à 2018 ! Rien que ça ! En 1965, la rémunération d’un big boss ét&ait vingt fois celle d’un salarié et 221 fois en 2018. L’écart se creuse et l’abime social aussi… La rémunération moyenne d’un PDG d’une entreprise américaine atteint 14 millions de dollars.

Parmi les résultats les mieux cachés de la réforme des retraites, il y a le vol des caisses de retraite complémentaires. On peut lire ainsi dans le projet : « La caisse nationale d’assurance vieillesse (régime général des salariés) et la fédération Agirc-Arrco (retraites complémentaires) seront fusionnées. » Et le régime général pourra « récupérer la part des réserves antérieurement constituées par les caisses en vue d’assurer la couverture de leur dépenses. » Traduction : l’Etat projette de faire main basse sur les 71 milliards de réserve des caisses complémentaires, ce la même manière que l’Etat a déjà volé les aides personnalisées au logement. Et l’argent coule à flots pour sortir de toutes les caisses sociales vers les coffres-forts de l’Etat afin de combler un peu le trou immense créé par les aides aux banques et aux trusts… C’est ainsi que l’Etat a volé 2,4 millions à la Sécu par le rétablissement de l’exonération de charges sociales sur les heures supplémentaires. Le gouvernement vient de décider de voler 20 milliards à la Sécu sur cinq ans ! Et les gouvernants veulent intégrer complètement le budget de la Sécu dans les coffres de l’Etat.

La cause de la nécessité des contre-réformes, c’est le coût de plus en plus élevé… du grand capital qu’il faut sans cesse aider, sauver, soutenir, à coups de fonds publics bien entendu, pour ensuite entendre dire que l’Etat vole les « entrepreneurs », doux nom des exploiteurs !!! Moins de un pourcent de la population détient plus de la moitié des richesses et 90% de la population détient moins de un pourcent des richesses. Ce grand écart s’accroit sans cesse de manière que la rupture entre ces deux fractions extrêmes ne peut plus être palliée par les « moyens » qui eux-mêmes chutent aussi…

La seule chose que les possédants, et leurs représentants politiques des partis, des institutions, des gouvernements et des média craignent c’est la révolte sociale, récemment illustrée par les g Gilets jaunes. Ce n’est bien sûr pas les syndicats puisqu’à leur sommet, ils font partie de l’institution d’Etat et sont financés par les ennemis des travailleurs Etat, banques et trusts.

Les gouvernants craignent cette réaction sociale, Macron lui-même ayant reconnu que les Gilets jaunes n’étaient pas morts. Il sait bien que c’est seulement en menaçant sans cesse les manifestants pacifiques de ses tirs de guerre qu’il est parvenu à convaincre les plus démunis de ne pas défiler. Personne n’a envie de perdre un œil, un nez, une oreille, un bras, une jambe, ni de devenir sourd ou handicapé à vie !

Témoignage parmi tant d’autres que les gouvernants ne renoncent à aucun moyen de diaboliser les gilets jaunes : ils ont refusé d’en faire porter aux écoliers utilisant des transports scolaires pour leur sécurité en retardant la livraison par les régions de gilets aux enfants ! Pas question de laisser les gilets jaunes devenir le symbole sympathique des écoliers à protéger ! La haine des gilets jaunes continue de plus belle à e^tre diffusée par les classes possédantes et leurs soutiens de tous poils ! Pas question de se retrouver demain avec des salariés et des retraités en gilets jaunes !

Cette crainte d’une grande révolte sociale, même le premier ministre l’a exprimée : « il s’agit de l’épreuve de feu du quinquennat ». Il a essayé de convaincre le plus de monde possible qu’ils ne seraient pas directement touchés : « Il faut bien préciser que cela ne va toucher ni les retraités actuels qui ne seront en aucun cas concernés, ni les actifs nés avant 1963, et que la réforme s’étalera sur une très longue période… » Richard Ferrand, lui, déclare : « Bien sûr, les braises des gilets jaunes continuent de couver. C’est pourquoi il faut être très concentrés, très vigilants. » Patrick Mignola, patron des députés Modem, s’inquiète ainsi : « A tout moment peut advenir un embrasement des 25 à 30% de la population qui ne sentent pas écoutés… » Et François Bayrou, autre proche de Macron, alerte dans le même sens : « Il y a toute une partie du pays qui ne se sent pas entendue…. Sur le plan de la cohésion sociale, on peine… »

A ceux qui se féliciteraient que le président reconnaisse ne pas supprimer les 62 ans de départ en retraite, Macron lui-même a répondu sur BFMTV le 17 août dernier : « Je ne peux pas vous dire qu’on va travailler jusqu’à 62 ans de toute éternité, ce serait irresponsable de ma part. »

Mais il ne peut pas non plus nous assurer que le capitalisme va pouvoir pallier à son effondrement « de toute éternité », simplement en siphonnant les fonds publics des Etats et des banques centrales !!!

Si ces suceurs de sang mettent en cause nos retraites, nos salaires, nos aides sociales, nos services publics, nos épargnes, nos comptes en banque, il faut qu’ils sachent que nous attaquerons leurs banques, leurs trusts, leurs assurances, leur capital et leur pouvoir sur l’Etat !!!

8 Messages de forum

  • Le gouvernement bat en retraite ? Pas encore ! 5 septembre 13:39, par JFP/Jean-François POULIQUEN

    ___JFP ::05 Septembre 2019 :: ___Le problème des retraites est en réalité un faux problème, car l’age comme la durée ne sont pas les seules paramètres suffisants pour évaluer une valeur de retraite et un age à la prendre. Tous les métiers ne sont pas équivalents en difficulté physique et donc en pénibilité. On ne peut plus couvrir les toits et être couvreur à plus de 55 ans, comme on ne peut plus poser du carrelage à genoux à plus de 60 ans, comme encore être plombier ou travaillant dans le bâtiment. Les métiers physiques ne sont pas reconnus comme un facteur jouant sur l’age de la retraite comme sur les pensions de retraite elles-mêmes. Ces métiers pénibles et difficiles sont déjà mal rémunérés, et c’est sur cette base de rémunération et de cotisation que l’on calcul les retraites. Le Monde marche sur la tète avec cette façon de faire, à n’utiliser que les cotisations !!! Un docteur bien assis dans son fauteuil pourrait exercer son métier jusqu’à la fin de ses jours, car il ne donne rien de physique et n’est pas abîmé et usé par son travail, car il n’utilise pratiquement que son cerveau. Plein de métiers s’exercent assis, mais être assis ne conduit pas forcément au repos et à la non fatigue, car le stress de conduire des machines est une pénibilité équivalent sans doute aux efforts physiques. Le comble dans cette approche sur la pénibilité des métiers à remettre en cause les retraites, c’est que les jobs où l’on gagne trop bien sa vie, n’est nul besoin de toucher une retraite, car l’argent gagné va avec l’argent placé donnant déjà des ressources, tandis que sur les jobs où le physique est une obligation, on ne peut rien épargner car les revenus sont trop faibles. Il serait sûrement trop difficile de revaloriser les salaires des métiers difficiles où le physique de l’être est un atout obligatoire, car il y aurait trop de conséquences où les jeunes voulant poursuivre leur études, seraient contrariés par la facilité de gagner de l’argent. Mais c’est justement aux moments des retraites où il y a eu pénibilité des métiers exercés, où ces retraites devraient être valorisées au détriment des métiers intellectuels. Une première solution sur les problèmes de retraite, c’est de rallonger le temps de cotisation et/ou la durée de cotisation sur les métiers non pénibles et où en général les salaires sont conséquents, et donc de faire la distinction entre métiers difficiles physiquement et métiers intellectuels. Mais pourquoi trop souvent une remise en cause de l’age de la retraite ?? Et bien l’espérance de vie est de plus en plus grande, et c’est un bien, mais le vrai problème est que l’espérance physique d’être en forme, elle ne change pas beaucoup, car le curseur de cette forme physique lui ne change pas ou peu !!! Donc de miser sur le curseur d’espérance de vie est une erreur, car le curseur du bien être physique à pouvoir faire un métier difficile, ne bouge pas beaucoup et est sans rapport de proportion avec l’espérance de vie !!! Le comble de ces retraités fatigués ayant fait des métiers difficiles, est que leur espérance de vie est moindre que le reste de la population... Même si les sacs de ciment sont passé de 50kg à 30kg, et bien 30kg multiplié énormément de fois cela fait de tonnes à se casser le dos au profit des gens assis qui ne portent rien !!!. Les robots couvreurs, plombiers... ce n’est pas pour demain, alors le prorata des versements de retraites par rapport aux cotisations est une débilité, car la redistribution devrait tenir compte d’autres paramètres plus humain, comme la quantité de sueur des personnes ayant donné pour les autres. __Amicalement. Les jumeaux JFP/Jean-François POULIQUEN

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  • L’important, c’est d’avancer l’âge auquel on trouve un emploi CDI car, bientôt, on partira en retraite avant d’en avoir trouvé un !!!

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  • Vendredi, les syndicats appellent à une journée de grève de la RATP. Elle devrait être très suivie mais à quoi sert une seule journée de grève d’une seule corporation même si elle est très suivie ? Sinon à faire en sorte que la colère ouvrière ne mène à rien !!!

    Ce n’est demain que les appareils syndicaux lanceront la lutte des classes !!! Il faudra le faire nous-mêmes comme les Gilets jaunes !!!

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  • Comment ne pas unir tous les salariés contre la réforme des retraites ? Les syndicats ont la réponse : la RATP c’est juste un jour le 13 septembre. Puis c’est EDF le 19 septembre. Seulement un jour. Puis c’est FO tout seule le 21 septembre. Puis c’est la SNCF le 24 septembre. Une seule journée d’inaction. etc. etc...

    Devant une telle stratégie de la division, le patronat et le gouvernement ne tremblent pas !!!

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  • Diviser, le rôle principal des syndicats

    Cheminots : grève le 24 septembre

    RATP : grève illimitée le 5 décembre mais la CGT n’a pas donné son accord ( ?!!!)

    EPHAD : grève le 19 septembre

    Transports de Lorient : grève 23 et 24 septembre

    Hôpital du Rouvray : grève le 19 septembre

    Transports de Lyon : grève le 24 septembre

    Bus de Rouen : grève non fixée entre le 24 septembre et le 31 décembre… ( !)

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  • Le gouvernement bat en retraite ? Pas encore ! 7 novembre 06:55, par Florent

    Jusqu’ici, le régime général calculait les pensions sur les vingt-cinq meilleures années, avec le système à points de Macron-Philippe-Delevoye, on ne pourra plus sauter les mauvaises périodes (chômage, petits boulots, précarité, maternité, licenciement, maladie, etc.). Deux autres mesures vont complètement tuer les retraités les plus mal lotis. Premièrement, la réforme Pénicaud de l’assurance-chômage qui supprime massivement les indemnisations et casse du coup les retraites correspondantes. Deuxièmement, la suppression programmée de la caisse de dépenses exceptionnelles pour secourir les retraités les plus démunis, caisse de 750 millions que Macron veut vider tout simplement et supprimer !!!

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  • Philippe : « Contrairement à ce que j’entends ici ou là, moi, je suis prêt à tenir en cas de grève dure et longue en décembre. »

    Il n’a pas peur, en somme, de la menace des syndicats…

    Il n’a pas dit qu’il tiendrait en cas de grève générale interprofessionnelle illimitée et auto-organisée !!!

    Philippe, lui-même, faisait moins les fiers à bras devant une telle perspective :

    « Nous devons être déterminés sur les objectifs, lucides sur les difficultés et mobiles sur la mise en œuvre. »

    Un cran plus loin devant la mobilisation, il baissait encore d’un cran :

    « Des courageux qui font les fiers-à-bras sur le quai, j’en ai vu au Havre. En général, ils font moins les fiers quand ça secoue en mer. »

    Lui-même en est une belle démonstration…

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