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Accueil du site > 03 - Livre Trois : HISTOIRE > 4ème chapitre : Révolutions prolétariennes jusqu’à la deuxième guerre (...) > Les mensonges de l’armistice... Que commémore le 11 novembre 1918 ? La paix (...)

Les mensonges de l’armistice... Que commémore le 11 novembre 1918 ? La paix gagnée par la révolution prolétarienne !!! Ou la préparation de la deuxième guerre mondiale ?!!!

jeudi 1er novembre 2018, par Robert Paris

Déclarations présidentielles du 11 novembre :

Sarkozy :

« Le 11 novembre c’est l’évocation de la Grande Guerre, nous ne devons jamais oublier tous ceux qui se sont sacrifiés. » Pas se sont sacrifiés mais ont été sacrifiés !!!

Hollande :

« Ce que j’ai voulu faire et mes prédécesseurs avant moi, c’est que le 11 novembre puisse correspondre aussi à un hommage à tous les militaires français morts dans les opérations extérieures. »

Les opérations extérieures, ce sont les nouvelles guerres meurtrières de la France, en paix militaire seulement sur son propre sol, aux quatre coins du monde !!!

« J’ai ici une pensée particulière, dit Hollande, pour les sept militaires français qui sont morts cette année pour que le Mali retrouve l’intégrité de son territoire. J’associe à cet hommage les militaires blessés, qui souffriront encore longtemps, toute leur vie, de la mission magnifique qu’ils ont exercée au nom de la France. »

Aucune pensée pour les peuples de civils qu’il a fait bombarder par son armée !!!

Macron, lui, mettant en avant le tigre Clemenceau a rejoué la partie du militarisme allemand contre la république française :

« Au nationalisme allemand, Clemenceau oppose au contraire l’universalisme français. Le Tigre était pétri de la certitude que la France était moins une patrie qu’un idéal. »

Mille et un mensonges sur l’armistice du 11 novembre 1918

Non seulement la signature de l’armistice n’est pas la paix, n’est pas la base d’une paix, ne cherche nullement à la préparer, à supprimer les haines semées par les classes possédantes européennes entre les peuples, mais elle sera la base du fascisme allemand et de la guerre mondiale suivante !!!

Si les gouvernants français prétendront avoir été acclamés par le peuple le 11 novembre, c’est sur la base d’un mensonge. Les gouvernants fêtaient la victoire d’un impérialisme sur un autre et les peuples fêtaient la paix !!!

En fait, l’armistice n’était pas la victoire des anglais et des français en Europe mais celle des américains et des russes, du nouvel impérialisme et du nouveau pouvoir ouvrier !!! Jamais l’Europe n’allait retrouver sa domination mondiale...

Tout est mensonger dans cet armistice : les alliés prétendent avoir réussi à arrêter la guerre mondiale en contraignant la puissance belliqueuse à signer un cessez-le-feu ou plutôt un armistice. Mais il y a tromperie dans les signataires, dans les buts de la signature, dans les attendus du texte d’armistice, dans le projets des puissances qui signent, dans le contenu même du texte, et tout et tout… Et surtout ce n’est aucune des puissances impérialiste en guerre qui est cause de l’armistice : ce qui arrête la guerre mondiale en novembre 1918, c’est la révolution prolétarienne allemande qui succède à la révolution prolétarienne russe !!!

Tout d’abord, les puissances alliées prétendent se féliciter d’avoir obtenu un armistice de l’Allemagne mais cela est mensonger. Ce n’est ni la France, ni l’Angleterre, ni les USA, ni leurs alliés qui ont obtenu cet armistice en novembre 1918. Non, ce sont les puissances opposées aux alliés qui ont proposé cet armistice et pas en novembre mais en octobre 1918 !

Voici par exemple ce qu’écrit Romain Rolland :

« Le 5 octobre, l’Autriche-Hongrie, l’Allemagne et la Turquie s’adressent au président Wilson pour lui proposer un armistice immédiat et l’ouverture de négociations pour l’ouverture de la paix, « sur la base des quatorze points du message de Wilson au Congrès le 8 février 1918, et des quatre points du message de Wilson du 12 février 1918, en prenant en considération également les déclarations faites par Wilson, le 22 septembre 1918. »

Cela ne signifie nullement que l’Etat allemand est devenu pacifiste mais seulement que la révolution sociale a sapé toutes les bases de l’Etat et que l’armée allemande elle-même n’est plus capable d’empêcher la vague populaire en Allemagne pour la paix à tout prix !

Les services secrets français rapportent ainsi la situation sociale et politique en Allemagne :

« L’Allemagne se trouvait alors complètement démoralisée car la campagne de mensonge, menée par l’État-major allemand, avait perpétué au-delà de toute imagination les faits réels des succès du printemps 1918. Jusqu’au commencement d’août 1918, toute l’Allemagne croyait encore à la victoire totale. Le Gouvernement, l’armée, la population, tous étaient désemparés. Anarchie complète et décomposition totale de l’autorité. Un gouvernement provisoire, le « Conseil des commissaires du peuple », délibérant sous la tutelle du « Comité supérieur des Conseils de soldats », tente d’asseoir son autorité sur la capitale et ses environs, en proie aux agissements des partisans de Liebknecht. Les conditions matérielles accroissent évidemment ses difficultés. « Les télégraphes fonctionnaient mal, les chemins de fer étaient détraqués. » Mais il y a pire. En effet, le principal danger se trouve dans les rues. Les troupes qui occupaient Berlin étaient composées de fuyards, d’embusqués, de déserteurs. C’étaient elles qui avaient fait la révolution. Les soldats déambulaient la crosse en l’air, n’acceptant de monter la garde que contre une forte indemnité. On ne voyait aucun officier. Ceux-ci ne sortaient qu’en civil. Ils ne recevaient plus aucun traitement. Injuriés, voire même molestés, la plupart restent terrés chez eux et n’assument plus leur commandement." source

On pourrait penser que Wilson va accepter de signer un accord sur la base de ses propres déclarations ? Eh bien non !

C’est encore Romain Rolland qui rapporte :

« La deuxième réponse de Wilson-Lansing est venue (15 octobre) : exigeant tout, ne promettant rien, imposant à l’Allemagne (sous le voile d’une phraséologie prédicante et madrée) l’humiliation suprême et la capitulation complète : au reste, se retranchant, comme la divinité derrière son nuage, derrière « les conseillers militaires » (ne pas confondre avec « le militarisme »)… Les partis de la haine et de la conquête brutale se démènent en France, pour soulever l’opinion publique contre l’éventualité d’une paix équitable avec l’Allemagne, sous les auspices de Wilson. Il faut malheureusement reconnaître que le gouvernement français soutient sournoisement cette campagne odieuse…La nouvelle note Wilson =-Lansing (24 octobre) continue, sur un ton correct et cauteleux, à tout demander sans rien promettre… Condition préalable : la soumission complète de l’Allemagne aux formes selon lesquelles il plaira au haut commandement allié de régler l’armistice. C’est-à-dire qu’on demande à l’Allemagne qu’elle se rende sans merci. Car on ne lui offre aucune garantie, en échange de ces exigences léonines, - toujours exprimées dans le style de ces hommes de loi corrects et glacés, qui ne sont pas moins effrayants, dans leur genre, que les officiers prussiens, à monocle, guindés, et revolver au poing. Quel duel !... »

Stefan Zweig écrit le 21 octobre 1918 :

« L’Autriche accepte tout, ne se défend plus, se renie, se divise, fait tout ce qu’on demande d’elle, repoussée dans son désir de pouvoir déposer les armes… L’Allemagne serre les dents encore, pour ne pas laisser échapper la parole : « Nous sommes vaincus » ; elle ouvre les mains, elle les lève pour capituler, mais elle a encore l’orgueil de retenir l’aveu… »

Romain Rolland rapporte ensuite :

« Lundi 4 Novembre – Aujourd’hui, à 3 heures, l’armistice est proclamé entre l’Autriche et les Alliés… Quant aux conditions mêmes de l’Armistice, draconiennes naturellement, il vaut mieux n’en pas parler… Le vainqueur abuse du vaincu… Aujourd’hui vainqueur, demain vaincu. »

Dès le 8 novembre, il écrit que la révolution s’annonce dans toute l’Europe :

« L’Europe tout entière craque. L’armature de fer de la guerre se défait. Tout se disloque et croule. La révolution est partout : en Autriche, en Hongrie, en Croatie… On parle d’une révolution bolcheviste imminente en Suisse… Mais en, Allemagne, l’incendie va plus vite que les pompiers. En vain, le gouvernement impérial-constitutionnel précipite-t-il ses instances pour conclure au plus tôt, à tout prix, un armistice. Le jeudi soir, 7 novembre, les parlementaires allemands sont reçus par le maréchal Foch, - en vain Max de Bade et le Vorwaerts (les deux pôles !) font-ils appel pathétique au calme et à l’union de la nation, en ces heures suprêmes. Le 7-8 novembre, la révolution bolcheviste éclate à Kiel, sur la flotte impériale ; sur le navire même de l’Empereur, le vaisseau-amiral, les officiers sont tués, le drapeau rouge est hissé ainsi qu’à Hambourg ; un Comité d’ouvriers et de soldats prend en main le pouvoir. A Munich, le 8 novembre, un comité d’ouvriers et de soldats proclame la république de Bavière… A Cologne, un Comité d’ouvriers et de soldats. A Francfort, un Comité de Salut Public… Puis ce coup de foudre éclatant : Bismarck déraciné… 11 novembre : le dur armistice imposé à l’Allemagne par le maréchal Foch… Mais le feu qui s’éteint ici se rallume ailleurs. La grève générale a été décrétée pour cette nuit, en Suisse, par le Comité d’Olten. Et le gouvernement suisse fait ce soir (ce soir du jour de l’armistice, 11 novembre) la mobilisation générale… En Suisse, la bourgeoisie dirigeante prétend briser la grève, sans faire de concessions… La nouvelle de la proclamation de la République révolutionnaire à Berlin soulève un enthousiasme indescriptible. »

Le 17 novembre, le dirigeant social-démocrate qui trahit la révolution allemande au gouvernement de la bourgeoisie, Scheidemann fait la déclaration publique par laquelle il assume la défaite à la place de l’Etat impérial et de son Etat-major d’armée, ce qui permettra aux nationalistes de développer la thèse mensongère du « coup de couteau dans le dos » :

« Aujourd’hui, dans les dernières heures, espérons-le, de notre martyre, auquel ne pourra succéder qu’un martyre plus douloureux encore, si l’on considère les écrasantes conditions d’armistice qui nous sont imposées, il faut établir pour toujours ce qui suit devant le monde entier : jamais encore guerre plus cruelle, et jamais au sein d’une guerre les combats contre la vie et la prospérité d’un peuple n’ont été menés aussi impitoyablement et d’une façon aussi durable que la guerre de famine livrée à nos femmes et à nos enfants à l’intérieur du pays. »

Qu’ont fait les forces alliées en refusant de négocier la paix avec les dirigeants impérialistes allemands sinon les blanchir de la honte qui va rejaillir inévitablement sur les signataires d’un accord inégal qui dépèce le pays. Ce sont les dirigeants sociaux-démocrates qui vont assumer cette signature en blanchissant l’Etat-Major.

Pierre Milza écrit dans « De Versailles à Berlin » :

« Ayant accepté la guerre en 1914, les dirigeants sociaux-démocrates n’ont jamais cessé de voter les crédits militaires. Bien qu’ils continuent d’affirmer leur adhésion à la doctrine marxiste, ce sont des réformistes, hostiles à la dictature du prolétariat et partisans du régime parlementaire. Leurs chefs – Ebert, Scheidemann, Noske – veulent à tout prix barrer la route au bolchevisme. Le 7 novembre, Ebert déclare au prince Max de Bade : « Je ne veux pas de la révolution. Je la hais à l’égal du péché. » Aussi, dès le 10 novembre, un accord secret est-il signé entre le nouveau chancelier et le haut-commandement militaire (Hindenburg, Groener) pour combattre le mouvement révolutionnaire, tandis qu’une ligne téléphonique directe relie la chancellerie au G.Q.G. de Cassel. »

Effectivement, les dirigeants social-démocrates vont non seulement se lier au Haut Etat-Major militaire, pour le blanchir de la défaite mais aussi pour s’aider mutuellement à écraser dans le sang la révolution prolétarienne en organisant les « corps francs » fascistes.

En tout cas, l’opération « signature de l’armistice » était très loin de viser la paix en Europe et dans le monde mais visait davantage le tournant politique mondial. Pendant quatre années de sang, de 1914 à 1918, les impérialismes avaient déterré la hache de guerre, développé les rivalités inter-impérialistes armées pour détourner les peuples de la révolution sociale et depuis 1917-1918, cela n’était plus possible : la révolution était là ! Les régimes de toute l’Europe centrale et de l’Est s’effondraient sous la poussée des révolutions prolétariennes. Les soviets étaient partout dans ces révolutions. C’est cela qui faisait que la guerre inter-impérialiste devait être abandonnée comme moyen de pacifier socialement le monde et il fallait employer une autre forme de la contre-révolution, le fascisme, celui des corps francs allemands par exemple !

La signature de l’armistice ne signifie pas la paix mais une nouvelle guerre, celle directement contre le prolétariat.

Les troupes retirées du front allemand vont désormais aller sur le font russe, contre la révolution bolcheviste, et tout autour de la Russie, rejoindre d’autres corps francs que ceux d’Allemagne qui combattent eux aussi dans le sang la vague révolutionnaire.

L’armistice n’est pas la paix. Celle-ci sera en fait signée à Versailles ! Si l’armistice de Rethondes du 11 novembre 1918 est draconien, le traité de Versailles sera un traité de pillage de l’Allemagne.

Lors de l’armistice, les allemands conduits par Erzberger sont contraints d’accepter d’évacuer la rive gauche du Rhin, de perdre au profit de la France les villes de Cologne, Coblence, Mayence, de livrer leur matériel militaire, de rendre tous leurs prisonniers de guerre sans que les alliés rendent les leurs.

L’Allemagne est complètement désarmée et, malgré des conditions de pillage, en juin 1919 elle devra signer une paix de Versailles que le maréchal Hindenburg proposera d’accepter, même si, par la suite, les forces nationalistes prétendront le contraire pour faire monter une réaction nationale qui finira dans les mains d’Hitler, les sentiments nationaux violemment blessés produisant ainsi les justifications d’une nouvelle guerre impérialiste.

La conférence de la paix se tiendra à Paris du 12 janvier au 28 juin 1919 et c’est cette dernière date qui aurait dû servir à marquer la paix mondiale, mais les alliés ne l’ont pas souhaité tant cette « paix » est une véritable guerre partout dans le monde, avec de nouvelles divisions des peuples, de nouveaux conflits semés partout, avec de nouveaux pillages, de nouvelles haines.

Et ce qui marque la conférence des « Grandes puissances » alliées en 1919, c’est la préoccupation de faire face à la vague révolutionnaire en Russie et en Europe.

Nous disposons de l’intégralité des discussions éditées par le CNRS du « conseil des Quatre » entre Wilson, Clemenceau, Lloyd George et Orlando pour les puissances vainqueurs de la première guerre mondiale et elles sont édifiantes. Les commentaires sur la paix sont aussi intéressantes que ceux sur la vague révolutionnaire et la guerre de ces puissances contre la Russie des Soviets.

Lire ici des extraits du texte édité par le CNRS

L’ouvrage cité est le suivant

Citons seulement le maréchal Foch intervenant dans la première journée de ces conférences au sommet :

« Le péril bolcheviste s’étend en ce moment sur toute l’Europe vers le sud et vers la Hongrie ; il continuera de s’étendre tant qu’il ne sera pas arrêté… Il faut entourer la Russie d’un barrage continu de puissances alliées. »

A cette époque, le pouvoir capitaliste ne tenait qu’à un fil. Le premier ministre anglais Lloyd George écrivait dans un mémorandum à Clemenceau, chef d’Etat français :

« Toute l’Europe est remplie d’un esprit révolutionnaire. Il existe parmi les travailleurs un sentiment profond non seulement de mécontentement mais de colère et de révolte contre les conditions de l’avant-guerre. Tout l’ordre existant, dans ses aspects politiques, sociaux et économiques, est mis en question par la masse de la population d’un bout à l’autre de l’Europe. »

Un article du journal anglais « Times » du 19 juillet 1918 écrivait :

« L’esprit de désordre domine le monde entier. De l’Amérique à l’ouest jusqu’à la Chine, de la mer Noire à la mer Baltique, aucune société, aucune civilisation n’est assez assurée, aucune constitution assez démocratique, pour se dérober à son influence néfaste. Partout existent des signes montrant que les liens élémentaires de la société sont déchirés et décomposés par une longue fatigue. »

Les vraies raisons de l’entrée dans la guerre mondiale

Première Guerre Mondiale et Révolution

Le dernier poilu ou la dernière boucherie guerrière ?

Le 11 novembre 1918, la fin officielle de la première boucherie impérialiste mondiale, une préparation de la seconde...

11 novembre 1918 : c’est la révolution prolétarienne qui a arrêté la première guerre impérialiste mondiale !!!

11 novembre 1918 : la révolution prolétarienne débutée en Russie menaçait l’ordre impérialiste au point d’imposer aux puissances en guerre d’arrêter le massacre

Novembre 1918 : Quand la révolution allemande mettait fin à la guerre

La révolution de novembre 1918 en Allemagne

La crise systémique de 1873 avait mené l’impérialisme à la guerre mondiale

L’armistice proposé par les bolcheviks en novembre… 1917 !!!

Avec la loi du 24 octobre 1922 qui instaure le 11 novembre, fête nationale fériée, les enfants ne vont pas à l’école, mais ils sont mobilisés pour l’hommage rendu aux morts et pour le souvenir ; mais cette fois, ils défilent derrière les adultes civils et militaires.

Ceux qui ont profité de la guerre pour faire leur beurre

Même après la « grande » guerre, les morts servent à arnaquer !

La première guerre mondiale en Europe n’était nullement une surprise

Pourquoi l’armistice du 11 novembre 1918 n’a pas (vraiment) mis fin à la guerre (la version de France Info !)

Et la version de Wikipedia

Un commentaire nationaliste français de 1918

Convention d’armistice du 11 novembre 1918

Se souvenir de la guerre de 1914-1918 ? Mais pour en tirer quelle leçon ?

Poésies sur la Première Guerre Mondiale

Août 1914 : le crime de masse des classes possédantes

Le traité de Versailles

La situation du monde en 1919

Encore sur le traité de Versailles

La première guerre mondiale, grand massacre d’abord de civils

Lire aussi

6 Messages de forum

  • La première guerre mondiale ne se termine pas le 11 novembre 1918 :
    des ¬unités de l’armée française d’Orient restent engagées en Russie en 1919. D’autres conflits prennent bientôt ou ont déjà pris le relais. Entre 1917 et 1923, on ne recense pas moins de 27 conflits en Europe.

    Des guerres civiles éclatent comme en Russie (1917-1923), en Allemagne (1918-1919) ou en Irlande (1922-1923), où interviennent des ¬anciens combattants de 14-18 avec des armes et des tactiques héritées du conflit mondial, indique Bruno Cabanes.Il y a ¬également des conflits interétatiques comme la guerre ¬soviéto-polonaise (1919-1921) et la guerre gréco-turque ¬(1919-1922). Sans compter les révoltes coloniales en Inde, en Egypte et en Chine liées aux promesses du wilsonisme [partisans du droit à l’autodétermination des peuples] et à la déception qu’apporte le traité de Versailles [traité de paix signé en 1919 entre l’Allemagne et les Alliés].

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  • Macron a profité des commémorations pour flatter la mémoire de Pétain, le tueur en série de la première guerre mondiale, que Macron prétend dissocier du Pétain fasciste pro-nazi de la deuxième !!! On aurait plutôt vu la continuité...

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  • Après le tollé provoqué par ses propos sur le Maréchal Pétain, les caméras de "Quotidien" ont capté un échange pour le moins embarrassant pour le chef de l’État.

    Diffusée ce mercredi 7 novembre sur TMC, cette conversation entre le président de la République et des vétérans s’est déroulée la veille à Verdun. Son objet : les migrants. "Quand mettrez-vous les sans-papiers hors de chez nous ?", demande à Emmanuel Macron un militaire. "Haaaa...Ceux qui n’ont pas de papiers et le droit d’asile, croyez moi qu’on va les... On va continuer le travail", a d’abord répondu le chef de l’État.

    Manifestement en face d’une personne hostile à la présence d’immigrés sur le sol français (comparée à un "cheval de Troie") Emmanuel Macron a poursuivi : "Ceux qui fuient leur pays, parce que c’est leur liberté, il faut les protéger (...) et ceux qui viennent alors qu’ils pourraient vivre librement dans leur pays, on va les raccompagner"

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  • Macron, le 7 novembre, a affirmé que Pétain « avait été pendant la première guerre mondiale un grand soldat » même s’il avait « conduit des choix funestes » pendant la seconde. Le même Macron qui voit deux Pétain glorifie les guerres mondiales tout en prétendant appeler le monde à la paix !!! Belle hypocrisie !!!

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  • Ses applaudissements pour Pétain soulignent le caractère fascisant de sa politique. Cela démasque aussi tous les partis petit-bourgeois qui, aux élections de 2017, ont présenté Macron comme un moindre mal par rapport à la candidate néo-fasciste Marine Le Pen, et qui négocient à présent l’austérité avec Macron à travers la bureaucratie syndicale.

    De même son alliance avec Merkel qui elle-même s’allie à l’extrême droite.

    Macron réagit en tentant de cultiver les néo-fascistes afin de créer un ersatz de base populaire pour sa politique réactionnaire de militarisme et d’austérité sociale. Il reprend en cela la politique faite par son allié allemand, le gouvernement de Grande coalition entre l’Union chrétienne-démocrate (CDU) et le Parti social-démocrate (SPD).

    Face à l’impopularité écrasante de la décision de Berlin de se transformer à nouveau en « grande puissance » pour la première fois depuis la chute d’Hitler, la Grande coalition a sciemment cultivé l’extrême-droite. Une première campagne de propagande pour minimiser les crimes d’Hitler dirigée par une petite cabale autour du professeur d’extrême-droite Jörg Baberowski s’est développée en campagne de toute la classe politique allemande pour encenser l’extrême-droite.

    Malgré des manifestations de centaines de milliers de personnes contre l’extrême-droite, l’Alternative pour l’Allemagne (AfD) jouit d’un soutien grandissant dans l’armée et le renseignement intérieur dont l’ancien chef Hans-Georg Maaßen a travaillé étroitement avec l’AfD pour rédiger un rapport traitant l’opposition au capitalisme d’ « extrémisme de gauche ». L’État verse à flot la propagande fascisante sur les travailleurs immigrés, comme la déclaration du ministre de l’Intérieur Horst Seehofer qu’il aurait voulu participer aux émeutes néo-nazies à Chemnitz.

    Ces déclarations des alliés allemands de Macron démasquent le caractère de ses efforts pour réhabiliter Pétain. Ce ne sont pas là des gestes mémoriels neutres pour juger des talents de Pétain dans les boucheries de la Première Guerre, mais une provocation visant à renforcer l’extrême-droite pour imposer, contre l’opposition des masses, des politiques d’austérité et de guerres discréditées.

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