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Hubert Reeves, un vulgarisateur et passeur de sciences ou bien un mage mystique ?

jeudi 23 août 2018, par Robert Paris

La conception qu’a largement diffusée Hubert Reeves, ce n’est pas de la pensée scientifique mais de la métaphysique

Un mage, présenté comme archétype du scientifique !!!

Métaphysicien, Reeves ? Le physicien atomique et l’astrophysicien Reeves, directeur de recherche au CNRS, l’un des vulgarisateurs de sciences les plus connus, un simple diffuseur de bobards métaphysiques ou mystiques ?

Certes, Reeves parle sans cesse de sciences mais son discours concerne le merveilleux, l’inconnaissable, ce qui ramène à la morale, à l’étrange, à l’inconnaissable, aux origines, à la création…

Il a toujours rappelé que c’est Louis-Marie, un moine trappiste qui déclencha en lui la vocation des sciences, et dont il s’est souvent demandé s’il n’était pas son vrai père. « Je savais déjà que j’allais faire des sciences, et que c’était grâce à lui. »

Le jeune Reeves effectue ses études classiques chez les Jésuites, au collège Jean de Brébeuf, puis obtient en 1953 son baccalauréat ès sciences physiques à l’Université de Montréal.

Hubert Reeves participait en octobre 1979 au colloque de Cordoue qui portait sur la réconciliation entre science et ésotérisme ; cette rencontre tentait de jeter des ponts entre les deux…

A la question de dieu, Reeves répond : "Ce besoin d’un sens est présent partout dans le monde !"

Il affirme :

« La question de savoir si la vie à à un sens, s’il y a un organisme, s’il y a un au-delà, s’il y a une transcendance… C’est une question que l’humanité s’est posée depuis toujours et à laquelle elle a répondu d’une façon extrêmement diverse. Y a qu’à voir les centaines de formes religieuses, d’histoire de Bible, d’histoire sainte qu’on raconte un peu partout dans le monde chaque civilisation pratiquement des plus petites aux plus grandes à se qu’on peut appeler son histoire sainte qui lui permet de donner un sens à sa vie. Un être humain ne peut pas vivre s’il croit qu’il n’y a aucun sens nulle part. »

Voilà ce qu’il répondait dans son dialogue avec l’athée Jacquard :

« La science ne peut pas nous dire si l’univers a un sens ou non. Personnellement, ma position est ceci ; je ne peux pas croire que ce soit le résultat du pur hasard. »

« Il ne faut pas penser que les scientifiques sont mieux placés que les autres devant les problèmes du sens et l’intention dans la nature. Nous sommes tous au même niveau. »

Jacquard lui répondait :

« L’invention des dieux, en quelque sorte, résulte d’une démission de la raison, ... »

Reeves rejette le matérialisme d’Einstein :

« Deux idées-forces sont implantées chez lui avec une grande fermeté. La première est que le monde existe objectivement, comme ’posé là’, indépendamment de nos efforts pour le connaître. Il dira à Niels Bohr (je cite de mémoire !) : "Ne me dites pas que la Lune n’existe pas quand personne ne la regarde". Bohr répondra : "Comment voulez-vous que je le sache ?"

La seconde idée-force s’exprime par sa conviction que la réalité est totalement déterminée par les lois naturelles et que le hasard n’est qu’un alibi à notre ignorance. Quand, à Niels Bohr, il dira : "Dieu ne joue pas aux dés", la réponse sera : "Albert, cessez de dire à Dieu comment il doit se comporter." Comme Pierre-Simon de Laplace, Einstein est convaincu que le futur est, en principe, prévisible par les lois de la physique. Rien de nouveau et d’imprévu ne peut y arriver. Einstein en est si profondément persuadé qu’il lui arrive de trouver là un élément de consolation. À la mort de son grand ami Besso, il écrira : "Ceux d’entre nous qui savent que le temps est une illusion […]". Ces deux certitudes auront sur ses recherches et sur leurs résultats une influence parfois bénéfique et parfois maléfique. La théorie de la relativité générale, son chef-d’œuvre, s’énonce en peu de mots : la matière déforme l’espace ; cette déformation oriente les mouvements de la matière. Cette théorie a simplifié considérablement la conception du monde telle qu’elle apparaissait à la fin du 19e siècle après les travaux de Maxwell sur les ondes électromagnétiques. Dans cette théorie, le hasard n’a nulle place. En conséquence, elle s’est avérée totalement incapable de s’adapter au monde des atomes. Einstein avait surestimé le degré de simplicité de la réalité. Dans les domaines où ses certitudes s’appliquaient, les grandes dimensions astronomiques et cosmiques, il avait réussi à modéliser le monde. Là où elles n’avaient plus cours, les atomes et les molécules, ça ne marchait plus. À l’idée classique que chaque cause a un seul effet, il fallait imposer l’existence de plusieurs effets différents, dont seule la probabilité relative était calculable. D’où l’incorporation dans la physique de l’idée d’indétermination. C’est par là que le hasard fait son entrée en physique. Jusqu’à sa mort, en 1955, Einstein tentera de le rejeter hors de la physique. Il n’y arrivera pas. La réalité est plus complexe qu’il le croyait...

Sur les quatre forces de la nature, la force de gravité a été historiquement perçue comme à la fois la plus simple et la plus complexe. Au 18e siècle, la théorie planétaire, basée sur les équations de Newton, a révélé le comportement remarquablement simple des corps célestes. Pourtant, il y avait encore des problèmes. Au cours des décennies, l’orbite de la planète Mercure refusait de se conduire convenablement. Einstein remet en question toute la physique classique en introduisant sa fameuse équation : E = Mc2. Tout rendre dans l’ordre. Mais d’autres forces arrivent sur la scène de la physique théorique, l’électromagnétisme et les deux forces nucléaires : la faible (force de Fermi) et la forte (celle de Rutherford). La mise en équations de leur comportement est difficile et donne lieu à des formalismes beaucoup plus compliqués que celui de Newton pour la gravité. Plus rien n’est simple. »

Reeves déclarait encore :

« La question n’est pas de savoir si Dieu existe ou non. Mais plutôt : qui est-Il, et à quoi joue-t-Il ? »

Et encore :

« Ce qui est extraordinaire, ce n’est pas que la vie soit apparue et que l’être humain soit apparu, c’est qu’ils aient pu apparaître, c’est que potentiellement la nature ait eu dès le début la possibilité de les faire apparaître ».

C’est extraordinaire ou c’est surnaturel ?!!!

Ou encore :

« Mon intime conviction c’est qu’il y a quelque chose, ce n’est pas le fruit du pur hasard. Mais si on me demande quoi, je leur dis : « je n’en sais rien ! » (débat avec le philosophe Frédéric Lenoir, 2002)

Hubert Reeves procède à la construction d’une nouvelle vision spiritualiste du monde. Il la nomme « Intimes Convictions ». Il laisse entendre que l’Univers est parcouru par une forme aveugle et sourde d’intentionnalité dominant l’ensemble et lui donnant son sens.

« Comment se fait-il qu’avec les quarks et les électrons des débuts du monde, il y ait la possibilité d’obtenir Mozart ? Ça donne à réfléchir ! »

La manière de poser la question donne aussi à réfléchir…

Surtout de la part d’un penseur scientifique qui déclare : « on a longtemps pensé que la science allait chasser la fonction religieuse, c’était une erreur. »

Il affirme que « Les contradictions et les « erreurs » scientifiques des histoires saintes deviennent sans importance quand on accepte de ne pas les prendre littéralement, quand on reconnaît qu’elles utilisent un langage symbolique. Il nous apparaît alors que chacune, à sa façon, nous décrit une facette différente de notre mystérieux univers. Ce ne sont ni des sciences ni des philosophies, au sens occidental du terme, mais plutôt des sagesses au sens oriental du terme. Aucune n’a le monopole de la « vérité » mais chacune touche, quelque part, à des aspects cachés de la réalité. La fonction religieuse utilise le langage d’une façon qui lui est propre. » (Reeves dans Malicorne. Réflexions d’un observateur de la nature)

On remarquera que c’est un observateur de la nature qui justifie les erreurs antiscientifiques de la religion !!!

Il rajoute : « Il y a dans les grandes religions, des valeurs essentielles pour 1’humanité. » (cité par Serge Lafitte, « Hubert Reeves : Dieu et les étoiles », L’expérience spirituelle, Actualités des religions, no 7,juillet-août 1999)

Pour Reeves, toutes les décisions humaines sont en dehors de la science : « Même la décision de « faire de la science ou de n’en pas faire » n’est pas du domaine de la science. » (dans Malicorne)

Peut-on citer des prises de positions mystiques, métaphysiques et antiscientifiques de Reeves ?

Eh bien, Hubert Reeves a même pris partie pour Karl Jung, contre Freud, l’athée :

« En se penchant sur les écrits ésotériques généralement méprisés par la communauté scientifique, Karl Jung a fait un immense travail de pionnier, même si quelquefois ses conclusions paraissent prématurées. »

Reeves se démarque toujours des athées, jamais des religieux : « Plutôt que de dire comme Nietzsche que « dieu est mort », je dirai plutôt, comme je le développe dans mon livre " Malicorne " : « Dieu n’est plus ce qu’il était ! »

Astrophysicien, Reeves s’est fait le défenseur absolu de la théorie du Big Bang, aujourd’hui contestée…Et pas par hasard : c’est la seule histoire de l’Univers qui ressemble à la notion de création divine et où ait participé le conseiller scientifique du Vatican, l’astrophysicien Georges Lemaître !!!

Reeves : « Pour résumer, au commencement, quelques secondes après l’instant originel que l’on appelle le " big bang ", l’univers des premiers temps était totalement différent de celui d’aujourd’hui. Il était extrêmement chaud, quelques milliards de degrés, extrêmement dense, des milliards de fois la densité du plomb, extrêmement lumineux et totalement désorganisé. Aujourd’hui, l’univers est très riche. Les structures organisées sont très nombreuses à toutes les échelles, ce qui n’était pas le cas il y a 15 milliards d’années. Il n’y avait pas de galaxies, d’étoiles, de molécules ou d’atomes. C’était le chaos. Aujourd’hui, la notion de big bang renvoie à cette idée que l’univers n’a pas toujours existé et qu’il connaît de profonds changements. Il se refroidit, se raréfie, s’obscurcit et se complexifie. »

A aucun moment, Reeves ne présente le Big Bang pour ce qu’il est : une simple hypothèse qui est discutée…Au contraire, dans « Patience dans l’azur », il se plaint qu’on lui demande si c’est une hypothèse ou une certitude, pour finalement affirmer qu’il est pratiquement « certain à 95% », sans dire un mot des arguments des autres 5%. Pourcents de quoi d’ailleurs ? On verra qu’il en ira de même pour le réchauffement anthropique dont il est certains à 95% sans donner jamais la parole dans ses écrits au contradicteur. Attitude très peu scientifique même si elle très couramment partagée à l’heure actuelle.

Reeves écrit dans « Poussières d’étoiles » : « Du chaos initial issu du Big Bang, le jeu subtil des lois de la nature tire une succession de structures toujours plus délicates et complexes : particules, atomes, molécules, cellules, êtres vivants, puis pensants : tous les fruits de la gestation cosmique. »

Le seul point sur lequel Reeves polémiquait publiquement avec Stephen Hawking est l’existence de dieu que contestait ce dernier contrairement à Reeves : « Je trouve que Stephen Hawking fait une confusion assez fréquente entre le domaine de la science et celui de la morale, de l’autorité, des valeurs. La science peut nous dire comment ça marche dans l’univers, mais elle ne peut pas nous donner la signification de ces faits. La science ne peut absolument pas nous dire si Dieu existe ou non », affirmait le scientifique franco-québécois dans une interview de 2013.

Pas étonnant que Reeves soutienne le principe anthropique qu’il rebaptise principe de complexité dans son ouvrage « l’Heure de s’enivrer »… Le principe anthropique est une manière honteuse de réintégrer dieu dans la science.

Dans « Patience dans l’azur », Reeves écrit : « Si les lois physiques n’avaient pas été rigoureusement ce qu’elles sont, alors nous ne serions pas ici pour en parler. A plusieurs reprises, au cours de ces pages, nous avons rencontré des événements, en apparence fortuits, qui semblent indispensables à l’apparition de l’être humain. Une concordance tout à fait extraordinaire entre plusieurs paramètres nucléaires a rendu possible la naissance du carbone dans les géantes rouges. Les populations relatives des photons et des nucléons donnent à l’univers la longévité requise pour l’apparition de la vie et en même temps permettent la formation des étoiles et des galaxies, etc. La liste est longue de ces coïncidences miraculeuses ».

Et Reeves n’emploie pas les mots « extraordinaire », « miraculeuse », « apparence fortuite »…

Il dresse une « histoire de l’univers » très merveilleuse, du type conte, mais aussi du type mystique :

« L’histoire du cosmos, c’est l’histoire de la matière qui s’éveille. L’univers naît dans le plus grand dénuement. » (toujours cité dans « Patience dans l’azur »)

Mais, pas plus qu’il n’y a de patience dans le ciel, il n’y en science aucun phénomène qui avoisine l’expression « matière qui s’éveille », ou celle de « grand dénuement ». On peut penser que Reeves fait de la poésie, qu’il humanise la science. Pas du tout ! Il fait le mage !

Ce n’est pas l’étude de la nature qui est son but mais la morale et l’éthique humaines.

Toujours dans patience dans l’azur, il décrit sa pensée ainsi :

« J’ai pris le parti de l’anthropocentrisme le plus simpliste. Parce que je suis convaincu que, de toute façon, on n’y échappe pas. »

Or, il s’avère que tous les grands progrès scientifiques nous ont éloigné des anciennes conceptions anthropocentriques.

Voyons ce qu’il tire de son principe anthropique.

« Que l’une des grandes constantes universelles − par exemple, la constante de gravitation, la vitesse de la lumière − ait été, à l’origine, soumise à une altération infime, et l’univers n’aurait eu aucune chance d’abriter des êtres vivants et intelligents… »

Son parti pris de souligner l’existence d’une histoire de l’Univers se ramène finalement à une histoire de la création… en plus de sept jours…Quand il dit que nous sommes issus des poussières d’étoiles, cela nous rappelle que la Bible disait que les êtres vivants sont issus de la poussière…

Dans son livre intitulé « Poussières d’étoiles », Reeves développe un autre argument en faveur d’une création divine : la probabilité d’apparition de la vie sur la Terre serait plus faible encore que celle de voir un singe écrire sans faute l’oeuvre complète de Shakespeare. En fait, Reeves ne pense pas que la vie soit issue des étoiles mais du créateur des étoiles !!!

C’est encore la religion qui le pousse à déclarer qu’il faut « accepter de ne pas comprendre l’Univers ». Drôle de précepte pour un astrophysicien dont on attendrait plutôt de diffuser le désir de l’homme de comprendre l’Univers !!!

Pour Hubert Reeves, astrophysicien, « Le ciel étoilé est aussi un miroir pour l’humanité ». Si on comprend bien, l’homme, en observant le ciel, se regarde lui-même !!!

Quand Hubert Reeves déclare : « Je pense qu’il y a beaucoup d’autres civilisations dans l’Univers », doit-on penser que c’est une réflexion scientifique ou métaphysique ?

Sa défense de la nature est une pensée morale de nature religieuse :

« L’apocalypse frappe toutes les espèces dont les acquis technologiques débordent le contrôle de l’éthique. Elles détruisent et s’autodétruisent. » dit-il en montrant que pour lui c’est l’humanité qui s’autodétruit et pas le système dominant. Ce système capitaliste dont il ne fait jamais la critique…

Parler d’apocalypse et de manque d’éthique sont bien significatifs du type de la pensée mystique.

Comme on le sait, Reeves place sa confiance dans le GIEC pour affirmer que le réchauffement anthropique serait une réalité.

Reeves soutient Macron-Hulot sur la biodiversité… Il s’était déjà félicité que Macron prenne Hulot comme ministre : « Sans nul doute le caractère transpartisan de la démarche du Président de la République, confirmé par la composition du gouvernement, a été un atout pour que Nicolas Hulot accepte ce poste important de ministre d’Etat chargé de la Transition écologique et solidaire », écrit Hubert Reeves. L’écologiste franco-canadien ajoute : « Je salue cette bonne surprise au double titre de président d’honneur de l’association Humanité & Biodiversité et de président d’honneur de l’Agence française pour la biodiversité. »

La fondation Hubert Reeves contre le réchauffement climatique a servi si ouvertement à soutenir le nucléaire qu’il a été contraint de s’en démarquer : voir ici

Hubert Reeves, dans une vidéo prétend nous alerter une fois encore : "Personne ne sait comment sera cette planète dans 50 ans. C’est important d’intervenir maintenant parce que les décisions prises aujourd’hui vont avoir un effet". Mais si personne sait, sur quoi faut-il intervenir ?

Interviewé, il répond à la question :

« Si vous aviez un petit conseil à nous donner avant de se quitter ? »

Reeves :

« Je vais vous parler d’un projet que nous défendons dans notre association Biodiversité et Humanité. Il s’appelle Oasis Nature. En gros, vous ne pouvez pas faire grand-chose contre la déforestation de l’Amazonie, mais si vous avez un territoire qui vous appartient, que ce soit un balcon ou un grand terrain, vous pouvez en faire un lieu pour la préservation de la nature. »

Reeves mise essentiellement sur une « entente » entre « scientifiques, industriels [et] gouvernements », plutôt que sur un changement radical de société : « Cette entente tripartite […] est certainement l’ingrédient essentiel à toute récupération planétaire sans laquelle rien ne changera. Le but des mouvements environnementalistes doit être de faire advenir de telles ententes le plus rapidement possible. »

Voilà qui ne remet nullement en cause les choix destructeurs du système capitaliste !!!

Pour conclure, comment qualifier un type de métaphysique qui se réclame d’une cosmogonie fondée sur une histoire de l’Univers, des univers, des vies humines, animales et végétales, d’un moralisme, d’une éthique pour laquelle « L’Univers est une machine à faire de la conscience », qui affirme que « La science et la religion ne sont pas incompatibles, mais il vaut mieux les séparer », réticente à dire s’il existe des dieux ou pas, critique vis-à-vis des religions judéo-chrétiennes parce qu’elles placent l’homme au dessus du règne animal et végétal et ne craignent pas de détruire d’autres types de vie ? Bien des gens ont, à tort, qualifié Reeves de penseur scientifique ou d’agnostique, alors qu’il se réfère souvent à une sagesse asiatique s’inspirant de plusieurs mysticismes différents originaires de cette région du monde qui défendent la vie animale et végétale comme bouddhisme, hindouisme, culte de Kali...

Laissons-le conclure lui-même :

« Quand on regarde cette histoire de l’univers et qu’on voit cette croissance de la complexité, on se dit sa se lit comme une belle histoire, on se dit on voit les planètes, les galaxies. On voit les atomes qui se forment et en se pose la question est-ce que ça correspond à un projet. Est-ce que tout ça était planifié ? Est-ce que c’était quelque chose qui était voulu ? Donnez le sens que vous voulez et on se trouve à se poser des questions métaphysiques, dans le fond D’ailleurs, c’est une question métaphysique que les êtres humains n’ont pas attendue les astrophysiciens pour se la poser. La question de savoir si la vie à à un sens, s’il y a un organisme, s’il y a un au-delà, s’il y a une transcendance… C’est une question que l’humanité s’est posée depuis toujours et à laquelle elle a répondu d’une façon extrêmement diverse. Y a qu’à voir les centaines de formes religieuses, d’histoire de Bible, d’histoire sainte qu’on raconte un peu partout dans le monde chaque civilisation pratiquement des plus petites aux plus grandes à se qu’on peut appeler son histoire sainte qui lui permet de donner un sens à sa vie. Un être humain ne peut pas vivre s’il croit qu’il n’y a aucun sens nulle part.Les gens ont peur de mourir, les gens sont angoissés, mais il s’établit au travers de cela une relation avec quoi ? Eh bien, avec quelque chose qu’il est très difficile de définir, d’une part, parce qu’on voit que par exemple entre le christianisme et le bouddhisme il y a pas grand-chose en commun. Le christianisme croit en un Dieu personnel auquel on parle qui prend soin de vous, qui vous punit, qui vous juge… On a qu’à lire la bible,on voit bien les relations très intimes, très personnelles entre la divinité qui dirige tout cela et l’être humain. Ce qu’on ne retrouve pas chez les bouddhistes, qu’on ne retrouve pas chez les Zens où Dieu est plutôt un principe, même pas, c’est quelque chose qui est ineffable, quelque chose qui ne peut pas, en tout cas, être mi en concept. Les bouddhistes sont tout à fait opposés à l’idée que l’on mette des concepts sur ces réalités, qui se perçoit de façon très différente. »

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