English German Espagnol Portugese Chinese Japanese Arab Rusian Italian Norvegian Dutch Hebrew Polish Turkish Hindi
Accueil du site > 02 - Livre Deux : SCIENCES > Géodynamique et climatologie de la Terre - Protection de la planète > Ouragans, cyclones, tempêtes, typhons, raz de marée et autres…

Ouragans, cyclones, tempêtes, typhons, raz de marée et autres…

dimanche 28 janvier 2018, par Robert Paris

Ouragans, cyclones, tempêtes, typhons, raz de marée et autres…

Les ouragans et autres phénomènes climatiques semblables, ça ne date pas d’hier !

Ce n’est pas un produit des années 2000 ! Ni 1990 ! Ni 1980 ! NI 1970… ni 1900…

Cela ne date ni du capitalisme ni de l’industrie ni même de la bourgeoisie.

Ce n’est pas un sous-produit du réchauffement climatique, qu’il soit ou pas anthropique !!!

Voici un exemple de 1935 rapporté par Hemingway :

Key West, le 7 septembre 1935

L’ouragan était annoncé pour minuit… A minuit le baromètre était descendu à 29.50 et le vent a commencé à souffler très fort et par violentes rafales arrachant arbres, branches, etc. Auto noyée et suis allé à pied au bateau et suis resté à côté jusqu’à 5h du matin, quand le vent tournant à l’ouest nous avons compris que l’ouragan se dirigeait vers le nord et s’éloignait. Toute la journée du lendemain les vents étaient trop violents pour mettre le nez dehors et toutes les communications avec les Keys étaient coupées. Téléphone, câble et télégraphe tout par terre, mer trop grosse pour que les bateaux puissent partir. Le lendemain nous sommes allées à Lower Matecumbe Key et avons trouvé les choses dans un état terrible. Imagine que vous avez lu ça dans les journaux mais rien ne pourrait vous donner une idée du désastre. De 700 à 1000 morts. De nombreux, aujourd’hui, encore sans sépulture. Le feuillage complètement arraché comme par un incendie sur une distance de quarante miles et le sol ressemblant au lit à sec d’un fleuve. Pas un bâtiment de n’importe quel genre debout. Plus de trente miles de voie ferrée emportés par les eaux.

Nous avons été les premiers à arriver au camp cinq des anciens combattants qui travaillaient à la construction de la grand-route. Sur 187, 8 seulement ont survécu. Ai vu plus de morts en un seul endroit que je n’en avais vu depuis le Piave inférieur en juin 1918.

Les anciens combattants de ces camps ont été pratiquement assassinés.

La Florida East Coast avait depuis près de vingt-quatre heures un train prêt à les évacuer les Keys. Les gens en charge ont paraît-il télégraphié à Washington pour demander des ordres. Washington a télégraphié à la station météorologique de Miami qui paraît-il a répondu qu’il n’y avait pas de danger et que ce serait une dépense inutile. Le train n’est parti que quand la tempête a commencé. Il n’est arrivé qu’à trente miles des deux camps situés le plus bas. Les gens préposés aux anciens combattants et la station météorologique peuvent se partager la responsabilité.

Ce que je sais et peux jurer c’est ceci : que pendant que la tempête était à son maximum sur Matecombe et que la plupart des gens étaient déjà morts, la station de Miami a diffusé un avertissement de vents de force 9 sur les Keys de Key Largo à Key West et d’une intensité d’ouragan dans les détroits de Floride en dessous de Key West. Ils ont complètement perdu le contact avec la tempête et n’ont pas fait appel au plus élémentaire bon sens pour se représenter sa progression.

Le camp de pêche de Long Key est totalement détruit de même que tous les baraquements de Matecombe aussi bien supérieur qu’inférieur. Il y a plus de tente milles de V.F. complètement disparus et il n’y aura probablement jamais plus de trains pour Key West. La grand-route n’est pas aussi gravement endommagée que la V.F. mais il faudrait six mois pour la remettre en état. Il se peut que les gens du chemin de fer prétendent qu’ils vont reconstruire afin de vendre au gouvernement le permis de construire pour la grand-route. En tout cas Key West va être isolé pendant au moins six mois sauf par bateau et par avion de Miami…

Nous avons localisé soixante-neuf corps là où personne n’avait pu pénétrer. Indian Key est complètement balayée, pas un brin d’herbe, et à son centre qui est en hauteur un éparpillement de mollusques vivants arrivés là avec la mer, de langoustes et de matières mortes. Tout le fond de la mer était passé par-dessus…

Harry Hopkins et Roosevelt qui ont expédié là ces pauvres gars qui réclamaient leur prime de démobilisation pour se débarrasser d’eux s’en sont bien débarrassés.

Maintenant ils disent qu’ils doivent être tous enterrés à Arlington et qu’aucun ne doit être brûlé ou enterré sur place ce qui signifierait essayer de transporter des corps qui se désagrègeraient tellement ballonnés qu’ils éclataient quand on les soulevait, pourris, coulants, décomposés, absolument impossibles à embaumer, les transporter pendant six, huit miles jusqu’à un bateau, sur le bateau dix à vingt miles de plus pour les mettre dans des caisses et le tout puant à vous faire vomir – en route pour Arlington. La plupart des protestations contre l’incinération ou l’enterrement sur place sont venues des entrepreneurs de pompes funèbres de Miami qui touchent 100 dollars par ancien combattant. Des caisses en vulgaire sapin baptisées cercueils 50 dollars pièce. Ils auraient pu être aspergés de chaux vive à l’endroit même où on les trouvait, identification faite d’après leurs plaques d’identité et leurs fiches de solde et une croix sur chaque tombe. Dans la suite on aurait déterré leurs ossements et on les aurait envoyés à Arlington…

Je venais juste de rédiger une longue histoire et travaillais à une autre quand ça a commencé avec l’avis de tempête de samedi soir. Ils avaient toute la journée de dimanche et toute celle de lundi, pour évacuer les anciens combattants et ils ne l’ont pas fait. S’ils avaient pris pour eux la moitié des précautions que nous avons prises pour notre bateau pas un seul d’entre eux n’aurait péri.

Suis trop écœuré maintenant pour écrire. »

Hemingway a écrit un article sur cette question des anciens combattants assassinés par négligence, article du 17 septembre 1935 intitulé « Qui a tué les anciens combattants » dans la revue « New Masses » :

Hemingway, New Masses, « Who murdered the Vets ? »

Cyclones, tempêtes, ouragans, typhons (suite)

Ouragan dans l’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert en 1765

Typhon dans l’Encyclopédie

Les révolutions météorologiques en 1845

Ouragan en Guadeloupe, décrits en 1848

Etude de 1861 dans l’Hémisphère austral

Les tempêtes en 1863

Ouragans aux Etats-Unis, décrits en 1868

Un récit de 1873

Suite

Fin

Tempêtes, orages, trombes, ouragans, raz de marée, cyclones… en 1874

Récit du Prince de Monaco sur un cyclone de 1887

L’ouragan de 1896 dans le département de la Seine

Origine des cyclones

Rapport entre la périodicité des Taches solaires et des Cyclones

Lire encore

Voir ici les commentaires sur Cyclone, tempête et ouragan et autres typhons

Première partie

Répondre à cet article

SPIP | squelette | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0