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Luttes de classes en Belgique

jeudi 14 septembre 2017, par Robert Paris

Histoire des luttes de classes en Belgique

Histoire de la Belgique

Les luttes de classes en Flandres de 1336-1348 et de 1379-1385

1830 : la révolution bourgeoise

1830 : étapes de la révolution

1830 : L’Insurrection prolétarienne

1843 : les organisations démocratiques

1847 : préparation de la révolution

1848 : l’ « Etat constitutionnel modèle »

1848 : la situation en Belgique

1848 : la Belgique, Etat « modèle »

1848 : Marx et Engels à Bruxelles

1848 : Marx sur son expulsion de Bruxelles

1848-1849 : Les condamnations à mort d’Anvers

1885 : naissance du parti ouvrier belge

1886, première grande révolte ouvrière

1885-1907 : les mains coupées du colonialisme du roi Leopold au Congo

Horreurs du colonialisme belge et européen

La social-démocratie au 19e siècle et la fondation du POB

1902 : une défaite de la classe ouvrière organisée par les réformistes

1902 : la « tactique » pourrie de la social-démocratie

1902 : Rosa Luxemburg critique la social-démocratie belge

1905 : Camille Huysmans, secrétaire de la deuxième internationale

1913 : grève générale

Encore sur la grève générale de 1913

1914 : victimes de la première guerre mondiale et pourquoi

1918 : Vandervelde sur l’Etat

1921 : reconnaissances de la journée de huit heures et du droit de grève

1922 : Vandervelde

1928 : mouvement trotskiste en Belgique 1934 : le réformisme et le plan

1929 : Le conflit sino-soviétique et la position des communistes de gauche belges

1930 : tentatives de regroupement des révolutionnaires face au stalinisme

1930 : Léon Lesoil, dirigeant trotskiste

1932 : les ouvriers belges en lutte, vus par les staliniens

1932 : lettre ouverte à Vandervelde

1934 : la banqueroute de la banque belge du travail (en)

1936 : pour l’organisation indépendante des trotskistes belges

1937 : des dirigeants ex-trotskistes devant la révolution espagnole

1938 : Trotsky contre l’opportunisme de dirigeants ex-trotskistes

1939 : la conception morale des sociaux-démocrates

1942 : Abraham Leon, dirigeant trotskiste de la section trotskiste de Belgique

1945- : histoire de la Belgique

Grèves belges de 1960

1960 : la "grande grève"

1960 : l’opportunisme de Mandel en Belgique

1961 : la grève générale en Belgique

1960-1061 : grève générale

Pages 14-15

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Pages 54-55

Pages 56-57

Pages 58-59

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1982 : La lutte des femmes de Bekaert-Cockerill

1997 : la fermeture de Renault-Vilvoorde

Les syndicats et la fermeture de Renault-Vilvoorde

2000 : grève pour les salaires

2005 : le prolétariat face à l’Etat belge

2005 : grève d’AGC Automotive

2006 : offensive sur le droit de grève

2007 : le communautarisme contre les travailleurs

2007 : lois natiterroristes contre des militants politiques

2008 : politiques syndicales

2008 : le PTB s’ouvre

2010 : le voile qui cache la réalité

2010 : Les cheminots décident de la grève sans les syndicats

2010 : La Belgique entre communautarisme et lutte de classe

2011 : où vont les classes possédantes

2012 : grève générale

2012 : répression anti-ouvrière

2012 : Ford ferme son usine de Genk

2012 : grève générale

2012 : Les gains des nationalistes flamands dans les élections municipales ravivent les tensions en Belgique

2013 : Les syndicats font taire l’opposition à la fermeture de l’usine Ford en Belgique

2013 : Un universitaire belge accuse l’opposition syrienne soutenue par les États-Unis pour les attaques au gaz

2014 : les syndicats appellent à une journée d’action appelée « grève générale »

2014 : manœuvres syndicales

2014 : grève de masse

2015 : Bruxelles sous occupation militaire

2015 : de grandes grèves

2015 : grève des cheminots

2016 : Après les attentats de Bruxelles, les responsables attisent la haine anti-musulmane

2016 : Les grèves contre l’austérité et les syndicats

2016 : Les syndicats tentent d’étouffer la vague croissante des grèves

2016 : Attentats à la bombe en Belgique

2016 : Un rapport officiel belge souligne les liens entre la police et les terroristes de Bruxelles

2016 : reprise du travail des aiguilleurs du ciel

2016 : vague de grèves spontanées

2017 : 2200 emplois menacés à Caterpillar

2017 : 14 licenciés à EDF durant les négociations

Dernières luttes

2 Messages de forum

  • Luttes de classes en Belgique 13 octobre 2017 08:05

    Une grève dans les services publics entraînait mardi d’importantes perturbations en Belgique, particulièrement dans les transports, tandis que des grévistes menaient des actions aux abords de sites emblématiques comme la centrale nucléaire de Tihange (sud-est).

    Côté rail, les perturbations ont affecté presque toutes les lignes, particulièrement entre la ville de Liège et Bruxelles où seulement un train sur cinq circulait, selon l’exploitant du réseau ferroviaire belge SNCB.

    A Bruxelles, une seule ligne de métro fonctionnait, aucun bus ne circulait et seulement une poignée de lignes de trams étaient desservies.

    La grève devrait avoir un impact sur la distribution du courrier puisque l’appel semblait bien suivi chez bpost, l’entreprise postale belge, selon les médias. A Bruxelles, de nombreux enseignants de l’enseignement public francophone suivaient également le mouvement.

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  • Luttes de classes en Belgique 23 janvier 08:00

    Les grèves belges - 1960

    Le calcul du gouvernement belge qui comptait sur les fêtes de Noël pour apaiser la vague de grèves et détendre la situation, s’est jusqu’ici révélé faux. Les grèves, loin de s’éteindre, s’étendent à travers la Belgique et la situation rappelle aux dires de tous les observateurs, celle de l’année 1950 quand, devant la colère populaire, Léopold dut céder son trône à Baudouin.

    Depuis le mardi vingt décembre, jour où la grève des employés communaux et des membres de l’enseignement éclatait, à l’appel des syndicats socialistes, les grèves n’ont cessé de prendre de plus en plus d’ampleur, davantage peut-être que ne le prévoyait le Parti socialiste qui en est à l’origine. Mercredi, certaines entreprises métallurgiques du pays de Liège et du Hainaut entraient en lutte. Jeudi, l’ordre de grève générale était lancé dans la région de Liège et de Charleroi. Depuis, gaz, électricité, chemin de fer se sont arrêtés en tout ou en partie. Enfin, après la Wallonie, les Flandres s’ébranlent. Devant cette situation les syndicats chrétiens ayant peur d’être débordés par leur base menacent le gouvernement, s’il ne fait rien, de rapporter « l’ordre de travail » qu’ils ont maintenu jusque là. Le gouvernement met en place la police et l’armée. Ont fait état de bagarres mais aussi de tracts appelant les soldats à fraterniser avec les grévistes.

    La situation devient sérieuse et la bourgeoisie belge le sent ; aussi fait-on appel aux plus hautes autorités morales : les déclarations des ministres succèdent au prône des archevêques. Le cardinal Van Roey, primat de Belgique, s’intitulant « pasteur des âmes et guide des consciences » parle des grèves « désordonnées et déraisonnables » et incite les travailleurs « à se remettre au travail sans plus tarder ». Quant au Premier ministre, Gaston Eskeyns, il parle de « manoeuvres insurrectionnelles » expliquant gravement que 193 députés décidant du sort de toute la classe ouvrière belge, c’est la démocratie, tandis que des centaines de milliers de grévistes dans la rue, se préoccupant de leurs propres affaires, c’est la dictature et l’anarchie.

    L’origine de ce mouvement se trouve dans une crise financière et budgétaire que le gouvernement essaie de résoudre par un plan d’austérité. Celui-ci prévoit 4 milliards d’impôts nouveaux et 11 milliards d’économies. Il est clair que ce sont les salariés qui vont faire les frais de l’opération. Le gouvernement avoue lui-même que le premier résultat des impôts nouveaux sera la hausse du coût de la vie. D’autre part, il s’agit pour réaliser ces économies de réformer la Sécurité Sociale : on parle de la réduction du taux de l’allocation-chômage, des pensions, des prestations maladie-invalidité. Enfin il s’agit de supprimer un certain nombre de subventions à des industries non rentables, par exemple les Charbonnages. La subvention gouvernementale doit passer de 1300 à 100 millions. Résultat : fermeture de onze puits pour la plupart dans le Borinage, dès 1961 et par conséquent menace de chômage pour toute une catégorie de travailleurs belges, déjà éprouvée il y a deux ans.

    Cette crise de trésorerie de l’état belge dure depuis 1958. La perte du Congo ne constitue donc pas l’essentiel, mais l’a, semble-t-il, aggravé.

    En effet l’indépendance accordée au Congo prive l’état belge d’une source importante de revenus, droits de douane par exemple ; ce qui ne veut pas dire bien entendu que les capitalistes belges n’ont pas conservé, dans le cadre du nouvel État congolais, leurs biens et leurs revenus, mais que les redevances des mines et des industries congolaises vont désormais à l’état Katangais. Il faut aussi financer l’opération militaire qui a eu lieu récemment dans le Congo indépendant sous couvert d’y défendre les civils belges. Enfin ces mêmes civils rapatriés doivent être recasés dans l’économie belge. En gros, il s’agit donc de solder une politique coloniale qui a fait son temps. D’autre part, cette crise financière est aggravée du fait que le capitalisme belge (comme le capitalisme européen) se trouve dans une période de reconversion économique. L’accélération de la mise en place du marché commun oblige les capitalistes à moderniser l’économie belge si elle veut se placer sur un plan compétitif avec les autres économies européennes. Il était de plus en plus urgent pour eux d’abandonner les secteurs qui ne sont plus rentables : tel les mines du Borinage par exemple. Et de toute évidence, l’État et les capitalistes belges n’attendaient que l’occasion politique favorable pour revenir sur la question.

    Le gouvernement belge appuyé sur l’alliance des sociaux-chrétiens et libéraux, alliance qui a suivi les événements du Congo, s’est cru assez fort pour entamer la lutte. Sa majorité à la chambre est solide et c’est sans difficulté que devant les événements, les députés se sont octroyé des vacances jusqu’au trois janvier espérant bien que ce jour-là, la menace populaire sera écartée et que le Parlement pourra voter le projet gouvernemental en toute sérénité.

    L’opposition sociale-démocrate n’avait aucun espoir d’obtenir le moindre portefeuille dans l’actuelle situation parlementaire, où sociaux-chrétiens et libéraux se partagent les ministères. Seule la lutte de masse peut changer la situation parlementaire des sociaux-démocrates, car si la situation est rendue absolument intenable au gouvernement il faudra soit un remaniement ministériel admettant les socialistes au gouvernement, soit dissoudre le Parlement et recourir à de nouvelles élections auxquelles les socialistes n’ont rien à perdre. Ne craignant pas d’être débordé sur la gauche car il n’y a aucune organisation politique puissante sur cette gauche, ayant tout à gagner à un bouleversement parlementaire et gouvernemental qui ne peut être obtenu que par une pression des masses, les sociaux-démocrates ont donc, semble-t-il, jusqu’ici organisé et soutenu le mécontentement populaire.

    Le capitalisme belge doit actuellement prendre une nouvelle orientation économique et politique. Cette transformation se fait à travers une sorte de crise économique et politique. Les capitalistes entendent bien ne pas en faire les frais eux-mêmes et essayer d’en faire retomber le poids au maximum sur les classes laborieuses. L’exploitation n’est possible que par la résignation des exploités : les capitalistes belges vont peut-être en faire l’expérience.

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