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Les plus grands auteurs athées du monde

samedi 23 juillet 2016, par Robert Paris

Les plus grands auteurs athées du monde

Athée ? Et pourquoi ?

Parce que le monde, matériel, vivant, humain et social, ne nécessite pas de croire en un pouvoir surnaturel et surpuissant

Parce que la morale humaine ne nécessite pas de croire en un dieu

Parce que le changement nécessaire du monde passe par le fait que les hommes fassent confiance dans leurs propres capacités sans s’en remettre à des sauveurs, divins ou humains

Parce que les beautés du monde ne sont pas d’origine divines, pas plus que les malheurs du monde ne sont décidées par des dieux

Parce que les dieux ne servent qu’à diviser, asservir et exploiter les hommes, ou à justifier tous ces actes ou à justifier la passivité devant la prétendue fatalité

Parce que les dieux ne servent qu’à accroître la domination des dominateurs, des hommes sur les femmes et les femmes, des exploiteurs sur les exploités, des oppresseurs sur les oppressés…

« Dieu l’a voulu » est à combattre résolument !

Ce qui précède ne signifie pas que l’on méprise ceux qui croient le contraire mais que l’on combat ceux qui les trompent, utilisent leurs croyances et les exploitent.

Avertissement : ce n’est pas un hasard si on se passera d’auteurs qui n’ont rien de grand, même s’ils se disent athées, comme Nietszche ou Onfray…

Qu’est-ce que l’athéisme ?

L’athéisme et le matérialisme des débuts de l’humanité

Chârvâka, l’ancêtre du matérialisme, est Indien !

Chârvâka et l’athéisme indien

Diagoras de Mélos

Diogène de Sinope

Théodore de Cyrène

Socrate

Critias

Évhémère

Epicure

Hiwi al-Balkhi

Erasme Padouan Pomponazzi

Étienne Dolet

Giordano Bruno

Thomas Hobbes

John Locke

Diderot

Spinoza

Encore Spinoza

Jean Meslier

D’Holbach

Helvétius

La Mettrie

Cyrano

Sade

William Godwin

Darwin

Ludwig Feuerbach

Marx et Engels

Lénine

Trotsky

James Connolly

Daniel Guérin

CCI

La science contre la religion ?

D’où viennent les religions, quelle place tiennent-elles dans l’imaginaire des hommes et quel rôle social jouent-elles ?

La laïcité d’Etat n’est pas un athéisme

Différentes formes d’athéisme

Philosophes athées

Qu’est-ce que le matérialisme (en philosophie) ?

Auteurs matérialistes

Religions et religion de Victor Hugo

Testament de Meslier

Dialogue sur la religion naturelle, David Hume

La religion dans les limites de la simple raison

Système de la nature, de D’Holbach

Bibliographie athée

Qu’est-ce que l’athéisme ?

Lire aussi :

Qu’est-ce que l’athéisme ?

Qu’était le matérialisme en philosophie et qu’est-il aujourd’hui ?

Qu’est-ce que le matérialisme (en philosophie) ?

Les meilleurs écrits athées - Première partie - Ecrits de la Grèce ancienne contre les religions et les dieux

Les meilleurs écrits athées - Deuxième partie - Diderot - La Mettrie

Les meilleurs écrits athées - Troisième partie - d’Holbach, Helvétius, Bacon et bien d’autres auteurs

Les meilleurs écrits athées - Quatrième partie - Feuerbach

Les meilleurs écrits athées - Cinquième partie - L’athéisme selon Karl Marx

Les meilleurs écrits athées - Sixième partie – Plekhanov, Lénine, Trotsky

Les meilleurs écrits athées - Septième partie – Les grands auteurs athées récents

Les meilleurs écrits athées - Huitième partie – L’Inde et le Pakistan, continent historique de l’athéisme

Les meilleurs écrits athées - Neuvième partie - Quelques grands écrits athées historiques

Les meilleurs textes athées – Dixième partie - Un athée se soumet à la question…

Les meilleurs écrits athées - Onzième partie – L’homme préhistorique, un athée ?

Les meilleurs écrits athées - Douzième partie – Une Chine antique athée

Les meilleurs écrits athées - Treizième partie - Les grandes femmes athées de l’Histoire

Les meilleurs écrits athées - Quatorzième partie - Dialogues athées

Les meilleurs écrits athées - Quinzième partie – L’athéisme a aussi ses victimes et même ses martyrs

Les meilleurs écrits athées - Seizième partie - Poésies athées

Les meilleurs écrits athées – Dix-septième partie - Les philosophes matérialistes

Les meilleurs auteurs athées – Dix-huitième partie - Les auteurs athées romains

Les meilleurs écrits athées – Dix-neuvième partie - Plaisanteries athées

Les meilleurs écrits athées – Vingtième partie – L’anticléricalisme

Les meilleurs écrits athées – Vingt-et-unième partie - Orient athée

Les pires crimes et scandales de l’Eglise catholique

Les plus grands auteurs athées du monde

Le site athéisme

A lire absolument : le pamphlet athée d’un primatologue spécialiste des bonobos, Frans de Waal :

Ecouter Frans de Waal

Lire "Le bonobo, dieu et nous" de Frans de Waal

90 Messages de forum

  • A comme absolument athée

    T comme totalement athée

    H comme hermétiquement athée

    é accent aigu comme étonnement athée

    E comme entièrement athée

    pas libre penseur

    athée

    il y a une nuance

    Jacques Prévert

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  • Galileo Galiliei :

    « Je ne me sens pas obligé de croire que le même Dieu qui nous a doté de sens, de raison et d’intelligence nous a destiné à renoncer à leur utilisation, et nous pouvons atteindre la connaissance par d’autres moyens. Il ne nous obligerait pas à refuser le sens et la raison de la matière physique qui sont mis devant nos yeux et nos esprits par expérience directe ou démonstrations. »

    (Lettre à la Grande Duchesse Christine de la Toscane)

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  • Voltaire, lui, n’était pas athée, en tout cas pour le peuple il prônait la religion.

    Victor Hugo, Choses vues :

    « M. de Voltaire voulait que ses servantes crussent en Dieu. Un jour à Ferney il avait à dîner sept ou huit philosophes. Quatre ou cinq belles Suissesses servaient à table. Entre la poire et le fromage le marquis d’Argout se prit à nier l’âme et le baron d’Holbach à nier Dieu. — Assez, messieurs ! dit Voltaire, si Dieu n’est pas, la femme existe. Et, se tournant vers les servantes : — Fermez les oreilles et montrez les talons. »

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  • Les plus grands auteurs athées du monde 9 septembre 08:39, par Robert Paris

    Les arguments des catholiques qui raisonnent pour détruire la pensée athée en la disant « une imposture philosophique » : lire ici

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  • En 2012, l’association de sondages WIN/Gallup International, spécialiste de la question, a demandé à plus de 50 000 personnes dans 57 pays si elles se considéraient « religieuses », « non religieuses » ou « athées convaincues ». A cette question, environ un tiers des Français répondent être« non religieux » et presque un autre tiers « athées ». On obtient donc 63 % de Français qui ne s’identifient à aucune religion contre seulement 37 % de Français religieux.

    Ces résultats ont été obtenus à partir d’une enquête publiée en 2012 à partir des réponses de 1671 personnes ; 37 %34 %29 %1 % Se déclarant religieux Se déclarant non religieuxAthée convaincu Ne sait pas / pas de réponse Source : WIN-Gallup International

    En 2010, un autre sondage a permis de dresser un portrait religieux de la France : l’Eurobaromètre commandé par la commission européenne. Les réponses sont assez proches de celle du premier sondage : 40 % des Français se déclarent athées et environ un tiers « croient en un esprit ou une force supérieure ». Un avis plus nuancé mais qui les place tout de même dans les personnes « sans religion ». Près de 70 % des Français sondés ne se réclament donc d’aucune religion précise, même si un tiers d’entre eux croit en une forme de divinité.

    La question de la religiosité d’un pays est sensible à aborder et potentiellement source d’erreur car les notions de religion, de foi et de spiritualité peuvent avoir des résonances différentes selon les personnes interrogées. Comme le précise l’étude de Gallup en annexe, une part importante de sondés appartenant à une religion déclarent avoir la foi mais ne pas se vivre comme une « personne religieuse ». De même, les personnes se déclarant athées ne font parfois pas la différence avec l’agnosticisme (personne déclarant ne pas pouvoir trancher sur l’existence d’un dieu) ou le déisme (croyance en un dieu sans se réclamer d’une religion).

    Certains chiffres sont en revanche catégoriques, comme ceux concernant le catholicisme collectés par l’IFOP : la part de Français pratiquants est en grande diminution. Seule une petite minorité, 4,5 %, assiste à la messe chaque semaine. Et, même si aujourd’hui encore près de 70 % de la population française est baptisée, les nouvelles générations renoncent pour la plupart à baptiser leurs enfants : on comptait 472 000 baptêmes en 1990, on n’en dénombre plus que 303 000 en 2010 (pour 800 000 naissances).

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  • Bien des média annoncent que tous les scientifiques seraient religieux.

    La réalité est tout autre.

    Seuls 7 % des scientifiques américains élus à la National Academy of Sciences, en 1998, étaient croyants, 20 % étaient agnostiques et le reste pourrait être qualifié d’athée selon la revue Nature. Il y a donc beaucoup moins de croyants chez les scientifiques que dans la population générale américaine, dans laquelle 76,5 % se disent croyants et 7,1 % se déclarent athées ou agnostiques.

    En France, la proportion est semblable chez les scientifiques si l’on en croit une étude menée en 1989 auprès des responsables des unités de recherche en sciences exactes du CNRS. 110 chercheurs se disent croyants, 106 incroyants et 23 agnostiques. 70 % d’entre eux pensent que la science ne pourra jamais exclure ou prouver l’existence de Dieu. Cependant, le Dieu dont ils parlent est très éloigné du Dieu des évangiles, et les scientifiques se sentent très mal à l’aise dans un culte qui continue de prêter à Dieu des sentiments humains, toujours selon cette même étude.

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  • Athéisme dans la Grèce antique

    Avant le Ve siècle av. J.-C., une grande liberté de penser et d’expression est admise à Athènes. La religion officielle d’Athènes, pleine de dieux mythiques présents au quotidien par les oracles et le clergé des temples, est accompagnée de superstitions et de pratiques magiques. Les philosophes donnent souvent des explications matérialistes du monde qui serait constitué d’une matière unique (l’apeiron, le feu, la terre, les atomes, ou plusieurs éléments, suivant les auteurs) incréée et éternelle, dotée souvent d’une capacité d’organisation ou de vie, ce qui les rapproche d’un panthéisme, mais aussi, pour certains d’un athéisme tant la conception du monde peut être dégagée de tout Être. Les dieux du Panthéon sont relégués au rang de croyances populaires, de croyances nécessaires à l’ordre moral ou social, de simulacres explicables.

    Héraclite : « le monde n’a été fait ni par un ni par des dieux, ni par des hommes ; il a toujours été, il est, et il sera. »

    « Tout devient tout, tout est tout. Ce qui vit meurt, ce qui est mort devient vivant : le courant de la génération et de la mort ne s’arrête jamais. Ce qui est visible devient invisible, ce qui est invisible devient visible ; le jour et la nuit sont une seule et même chose ; il n’y a pas de différence entre ce qui est utile et ce qui est nuisible ; le haut ne diffère pas du bas, le commencement ne diffère pas de la fin. »

    Parménide : « Le monde physique est absolu. »

    Protagoras : « Pour ce qui est des dieux, je ne peux savoir ni s’ils sont, ni s’ils ne sont pas. Beaucoup de choses empêchent de le savoir : d’abord l’absence d’indications à ce propos, ensuite la brièveté de la vie humaine ».

    Critias : « Il fut un temps où la vie des hommes était sans règle, comme celle des bêtes et au service de la force, où les hommes honnêtes n’avaient nulle récompense, ni les méchants, non plus, de punition. Je pense que c’est plus tard que les hommes établirent des lois punitives pour que la justice fût reine sur le genre humain et qu’elle maintînt les débordements en esclavage : on était châtié chaque fois qu’on commettait une faute. Plus tard, encore, comme les lois empêchaient les hommes de mettre de la violence dans les actes commis ouvertement, mais qu’ils en commettaient en cachette, c’est alors, je pense, que, pour la première fois, un homme avisé et de sage intention inventa pour les mortels la crainte de dieux, en sorte qu’il y eût quelque chose à redouter pour les méchants, même s’ils cachent leurs actes, leurs paroles ou leurs pensées. Voilà donc pourquoi il introduisit l’idée de divinité, au sens qu’il existe un être supérieur qui jouit d’une vie éternelle, qui entend et voit en esprit, qui comprend et surveille ces choses, qui est doté d’une nature divine : ainsi, il entendra tout ce qui se dit chez les mortels et sera capable de voir tout ce qui se fait. Si tu médites en secret quelque forfait, celui-ci n’échappera pas aux dieux, car il y a en eux la capacité de le comprendre. »

    Théodore de Cyrène, dit l’athée

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  • Savinien de Cyrano de Bergerac dans « La mort d’Agrippine » (1654) :

    « Ces enfants de l’effroi,

    Ces beaux riens qu’on adore et sans savoir pourquoi,

    Ces altérés du sang des bêtes qu’on assomme,

    Ces dieux que l’homme a faits et qui n’ont point fait l’homme,

    Des plus fermes États ce fantasque soutien ;

    Va, va, Térentius, qui les craint ne craint rien. »

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  • Stephen Jay Gould :

    « La science étudie comment fonctionnent les cieux, et la religion comment aller au ciel. »

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  • « De la même façon que dans la religion l’homme est dominé par le produit de sa propre tête, dans la production capitaliste il l’est par le produit de sa propre main »

    Karl Marx

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  • Au XVIIe siècle, Giulio Cesare Vanini déclare avant de mourir sur le bûcher : « il n’y a ni dieu ni diable ».

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  • « L’homme peint les dieux à son image. Chaque ethnie façonne ses Dieux à sa ressemblance. Les Ethiopiens les voient (les Dieux) camus et noirs, les Thraces, avec des yeux clairs et des cheveux roux… et si les bœufs, les chevaux et les lions avaient des mains, ils peindraient leurs dieux comme des bœufs, des chevaux et des lions. »

    Xénophane de Colophon

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  • Les plus grands auteurs athées du monde 11 septembre 08:17, par Robert Paris

    « Le fondement de la critique irréligieuse est celui-ci : l’homme fait la religion, ce n’est pas la religion qui fait l’homme. La religion est en réalité la conscience et le sentiment propre de l’homme qui, ou bien ne s’est pas encore trouvé, ou bien s’est déjà reperdu. Mais l’homme n’est pas un être abstrait, extérieur au monde réel. L’homme, c’est le monde de l’homme, l’État, la société. Cet État, cette société produisent la religion, une conscience erronée du monde, parce qu’ils constituent eux-mêmes un monde faux. La religion est la théorie générale de ce monde, son compendium encyclopédique, sa logique sous une forme populaire, son point d’honneur spiritualiste, son enthousiasme, sa sanction morale, son complément solennel, sa raison générale de consolation et de justification. C’est la réalisation fantastique de l’essence humaine, parce que l’essence humaine n’a pas de réalité véritable. La lutte contre la religion est donc par ricochet la lutte contre ce monde, dont la religion est l’arôme spirituel.
    La misère religieuse est, d’une part, l’expression de la misère réelle, et, d’autre part, la protestation contre la misère réelle. La religion est le soupir de la créature accablée par le malheur, l’âme d’un monde sans cœur, de même qu’elle est l’esprit d’une époque sans esprit. C’est l’opium du peuple.
    Le véritable bonheur du peuple exige que la religion soit supprimée en tant que bonheur illusoire du peuple. Exiger qu’il soit renoncé aux illusions concernant notre propre situation, c’est exiger qu’il soit renoncé à une situation qui a besoin d’illusions. La critique de la religion est donc, en germe, la critique de cette vallée de larmes, dont la religion est l’auréole.
    La critique a effeuillé les fleurs imaginaires qui couvraient la chaîne, non pas pour que l’homme porte la chaîne prosaïque et désolante, mais pour qu’il secoue la chaîne et cueille la fleur vivante. La critique de la religion désillusionne l’homme, pour qu’il pense, agisse, forme sa réalité comme un homme désillusionné, devenu raisonnable, pour qu’il se meuve autour de lui et par suite autour de son véritable soleil. La religion n’est que le soleil illusoire qui se meut autour de l’homme, tant qu’il ne se meut pas autour de lui-même.
    L’histoire a donc la mission, une fois que la vie future de la vérité s’est évanouie, d’établir la vérité de la vie présente. Et la première tâche de la philosophie, qui est au service de l’histoire, consiste, une fois démasquée l’image sainte qui représentait la renonciation de l’homme à lui-même, à démasquer cette renonciation sous ses formes profanes. La critique du ciel se transforme ainsi en critique de la terre, la critique de la religion en critique du droit, la critique de la théologie en critique de la politique.... »

    Karl Marx, Critique de la philosophie hégélienne du droit

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  • Helvétius : « La crédulité des hommes est le fait de leur paresse. »

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  • « Dieu veut-il prévenir le mal et ne le peut-il pas ? Alors il n’est pas tout-puissant, peut-il et ne veut-il pas alors il est malveillant.
    Veut-il et peut-il, à la fois ? Alors d’où vient le mal ? Alors pourquoi l’appeler Dieu ? »

    Epicure

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  • Sigmund Freud :

    « Si la religion était parvenue à rendre heureux la majorité des êtres humains, à les réconforter et à les réconcilier avec la vie, à faire d’eux des porteurs de civilisations, il ne viendrait à l’idée de personne d’aspirer à un changement de la situation actuelle. »

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  • « L’homme ordinaire tient la religion pour vrai, l’homme sage la trouve fausse et les chefs, utile. »

    Sénèque

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  • On demandait à Euclide : « Quelle est la nature des dieux ? »

    Il répondit : « Je ne sais pas mais ce qui est sûr c’est qu’ils détestent les curieux ! »

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  • Il existait au VIe et Ve siècle avant J .-C. une philosophie matérialiste en Inde. Notamment, la doctrine du Samkhya niait l’existence d’un dieu créateur et voyait la diversité dans un hasard heureux ou malheureux. Cette école « sans dieu » (nirishvara) voyait dans les divinités des fabrications humaines périssables… »

    source

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  • Stendhal : « La seule excuse de Dieu, c’est qu’il n’existe pas »

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  • Krishnamurti, à propos de Dieu :

    « Les soi-disant messies n’ont laissé que la misère dans ce monde. Si un messie moderne était devant vous, il serait incapable de vous aider du tout. »

    « Je n’ai pas une nouvelle approche de genre religieux. C’est complètement différent. Cela n’a absolument rien à voir avec toutes ces choses romantiques, spirituelles, religieuses, rien. Si vous traduisez ce que je dis en termes religieux, vous manquez complètement l’idée. La « religion », « Dieu », « L’âme », « Béatitudes », « moksha », sont tous des mots, des idées utilisées pour maintenir votre continuité psychologique intacte. »

    « Il faut vous connaître vous-même, savoir pourquoi vous imitez, pourquoi vous vous conformez, pourquoi vous obéissez. C’est la peur - n’est-ce pas ? »

    « Dieu est une invention d’esprits effrayés. »

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  • Bien qu’appartenant à l’hindouisme, et à l’intérieur des écoles Astika enseignant la philosophie hindoue, l’école Samkhya et l’école Mimamsa ne comprennent pas de dieu dans leurs systèmes respectifs de pensée.

    Le point de vue athée des écoles Samkhya et Mimamsa au sein de la philosophie hindoue prennent la forme d’un rejet de la croyance en un dieu créateur. L’école Samkhya croit toutefois à l’existence dualiste de Prakriti (la Nature) et de Purusha (l’esprit) et ne considère pas Ishvara ("Dieu") dans son système.

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  • Abjuration d’un hérétique - Poème daté du XVIe s.

    Auteur anonyme, texte traduit de l’espagnol.

    Milliard de cafards nourris de honte.

    Votre amour pour Dieu n’est que respect d’un silence fantomatique. L’amour que vous portez à vos enfants est-il moins digne, moins authentique que cette adulation d’un spectre ?

    Que savez-vous de l’amour de la vie ?

    Cessez, j’ai mal ! ! Vous m’arrachez la main !

    Milliard d’immondes monstruosités.

    Votre généreux seigneur ne fit qu’abominations par le passé et vous dédaigne au présent. Par quel miracle voudriez-vous qu’il vous sourie au futur ?

    Que faites-vous de vos semblables ?

    Cessez, J’ai mal ! ! Vous m’écorchez la peau !

    Milliard de sournois hypocrites.

    Vous ne méritez pas même le tiers de votre vie terrestre. Quelle vie éternelle auriez-vous la prétention de mériter ?

    Que savez-vous de la souffrance ?

    Cessez, pour l’amour de Dieu, j’ai mal ! ! Vous m’extirpez les entrailles !

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  • Francis Bacon :

    « Dieu n’a jamais provoqué le miracle pour convaincre l’athéisme, parce que ses œuvres ordinaires convainquent. C’est vrai qu’un peu de philosophie pousse l’esprit de l’homme à l’athéisme ; Mais la profondeur dans la philosophie délivra les esprits à propos de la religion. Car tandis que l’esprit de l’homme se concentre sur des causes dispersées et sans aucuns sens, il peut parfois se reposer sur ces dernières et ne pas aller plus loin ; mais quand il observe avec dédain la chaîne de ces causes et événements, confédérés et liés ensembles, il doit voler vers la Providence et la Déité. »

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  • Dans une lettre 1873 à l’écrivain néerlandais Dirk Nicolaas Doet, Darwin a écrit :

    « Je peux dire qu’il est impossible de concevoir que cet univers grandiose et merveilleux, avec nous-mêmes conscients, a surgi par hasard, il me semble que c’est le principal argument de l’existence de Dieu, mais est-ce que c’est un argument de valeur réel, je n’ai jamais pu me décider. Je suis conscient que si l’on admet une cause première, l’esprit aspire toujours à savoir d’où il vient et comment il a surgi. Je ne peux pas ignorer la difficulté de l’immense quantité de souffrance à travers le monde. »

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  • Hobbes, « De la nature humaine » :

    « Lorsque nous disons de Dieu qu’il voit, qu’il entend, qu’il parle, qu’il sait, qu’il aime, etc., mots par lesquels nous comprenons quelque chose dans les hommes a qui nous les attribuons, nous ne concevons plus rien lorsque nous les attribuons à la nature divine. C’est très bien raisonner que de dire : le Dieu qui a fait l’œil ne verra-t-il pas ; le Dieu qui a fait l’oreille n’entendra-t-il pas ? Et ce n’est pas moins bien raisonner que de dire : le Dieu qui a fait l’œil n’est-il pas en état de voir sans œil ? ou celui qui a fait l’oreille n’entendra-t-il pas sans oreilles ? celui qui a fait le cerveau ne saura-t-il pas sans cerveau ? celui qui a fait le cœur n’aimera-t-il pas sans avoir un cœur ? Ainsi les attributs que l’on donne à la Divinité ne signifient que notre incapacité ou le respect que nous avons pour lui. Ils annoncent notre incapacité lorsque nous disons qu’il est incompréhensible et infini. Es annoncent notre respect quand nous lui donnons les noms qui parmi nous servent à désigner les choses que nous louons et que nous exaltons, tels que ceux de tout-puissant, d’omniscient, de juste, de miséricordieux, etc. Quand Dieu se donne à lui-même ces noms dans les Saintes Écritures, ce n’est que anthropopathos *, c’est-à-dire, pour s’accommoder à notre façon de parler, sans quoi nous serions dans l’impossibilité de l’entendre.
    Par le mot esprit, nous entendons un corps naturel d’une telle subtilité qu’il n’agit point sur les sens, mais qui remplit une place, comme pourrait la remplir l’image d’un corps visible. Ainsi la conception que nous avons d’un esprit est celle d’une figure sans couleur : dans la figure nous concevons dimension ; par conséquent concevoir un esprit c’est concevoir quelque chose qui a des dimensions : mais qui dit un esprit surnaturel dit une substance sans dimensions, deux mots qui se contredisent. Ainsi quand nous attribuons le mot esprit à Dieu, nous ne le lui attribuons non plus selon l’expression d’une chose que nous concevons que quand nous lui attribuons le sentiment et l’intellect ; c’est une manière de lui marquer notre respect, que cet effort en nous de faire abstraction en lui de toute substance corporelle et grossière. »

    source

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  • Voltaire pas du tout athée :

    « Je ne voudrais pas avoir affaire à un prince athée, qui trouverait son intérêt à me faire piler dans un mortier : je suis bien sûr que je serais pilé. Je ne voudrais pas, si j’étais souverain, avoir affaire à des courtisans athées, dont l’intérêt serait de m’empoisonner : il me faudrait prendre au hasard du contre-poison tous les jours. Il est donc absolument nécessaire pour les princes et pour les peuples, que l’idée d’un Etre suprême, créateur, gouverneur, rémunérateur et vengeur, soit profondément gravée dans les esprits. »

    VOLTAIRE / Dictionnaire philosophique

    / Garnier 1967.

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  • Jules Renard (Journal) :

    « J’ignore s’il existe, mais il vaudrait mieux, pour son honneur, qu’il n’existât point. »

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  • Lucien :

    - JUPITER. Mais on n’écrasera donc pas tous ces philosophes qui prétendent qu’il n’y a de bonheur que pour les dieux ? S’ils savaient tous nos ennuis à propos des hommes, ils ne nous croiraient pas si heureux avec notre nectar et notre ambroisie ; ils ne s’en rapporteraient pas à Homère, vieillard aveugle, espèce d’enchanteur qui nous appelle bienheureux, raconte tout ce qui se passe dans le ciel, et ne voyait rien de ce qui a lieu sur la terre.

    source

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  • « Le vrai matérialisme fait de Dieu une impossibilité, de la révélation une vue de l’esprit, et de la vie future une absurdité. »

    Charles Darwin

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  • Le curé Meslier :

    « Je voudrais, et ce sera le dernier et le plus ardent de mes souhaits, je voudrais que le dernier des rois fût étranglé avec les boyaux du dernier prêtre. »

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  • Pas d’immortalité de l’âme en Chine ancienne, pas même d’âme opposée au corps, pas de péché ni de rémission des péchés, pas de punition ni de récompense divine, pas de paradis ni d’enfer, pas même de terme pour le concept de dieu, pas de dieu du tout. Les ancêtres sont révérés mais ce ne sont pas des dieux ni des intercesseurs auprès des dieux.

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  • Félix Le Dantec, L’Athéisme :

    « Un athée logique devrait devenir croyant s’il constatait un miracle ; mais comment constater un miracle, c’est-à-dire un accroc aux lois de la nature ? Il faudrait pour cela être sûr que l’on connaît toutes les lois de la nature et aussi toutes les conditions du phénomène observé. Qui oserait avoir une telle prétention ? J’ai écrit jadis que, si je voyais un miracle, je deviendrais croyant ; je crains bien de m’être vanté ! Si j’assistais à un phénomène qui me parût en contradiction avec les lois naturelles que je connais le mieux, je ferais probablement comme au théâtre Robert Houdin ; je chercherais la ficelle cachée, le phénomène surajouté et inconnu qui a créé l’apparence du miracle ; et si je ne trouvais pas, j’accuserais probablement l’imperfection de mes moyens de recherche. Il serait infiniment plus simple, me dira-t-on, de croire en Dieu comme les autres ! Croyez-vous donc que ce soit si simple ? Tapez sur une cloche aussi fort que vous voudrez, vous ne lui ferez pas donner un son autre que celui qu’elle peut donner ; vous la fêlerez seulement si vous insistez ; je suis comme la cloche, et mon mécanisme est adulte ; je ne puis pas devenir croyant, mais je puis devenir fou ; quelques-uns pensent peut-être que je le suis déjà ! »

    source

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  • « J’ai cessé d’être juif le jour où j’ai réalisé qu’on ne peut pas devenir un athée juif »

    Shlomo Sand

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  • "Dieu : un père comme celui-là, il vaut mieux ne pas en avoir."

    Denis Diderot

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  • « Jamais aucune religion ne fut aussi féconde en crimes que le christianisme ; depuis le meurtre d’Abel jusqu’au supplice de Calas, pas une ligne de son histoire qui ne soit ensanglantée. »

    Diderot dans « Salon de 1763 »

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  • D’autres bonnes lectures sur l’athéisme :

    lire ici

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  • "Notre Bible nous révèle la nature de notre Dieu avec une précision minutieuse et implacable. Le portrait est en gros celui d’un homme, si l’on peut imaginer un homme débordant les limites humaines par ses impulsions malfaisantes, bref quelqu’un que plus personne ne souhaiterait fréquenter, maintenant que Néron et Caligula sont morts. Dans l’Ancien Testament, Ses actes dévoilent constamment Sa nature vindicative, injuste, mesquine, impitoyable et vengeresse. Il ne fait que punir, traitant des peccadilles avec une sévérité démesurée, poursuivant des enfants innocents pour les fautes de leurs parents, châtiant des populations blanches comme neige pour les torts de leurs dirigeants, s’abaissant même, pour assouvir Sa soif de vengeance, à verser le sang d’inoffensifs agneaux, veaux, moutons et boeufs, en punition d’affronts insignifiants commis par leurs propriétaires."

    (Mark Twain / De la religion : Dieu est-il immoral ? / 1906)

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  • "La plupart des gens sont troublés par les passages des Ecritures qu’ils ne comprennent pas. Pour ma part, je remarque que les passages qui me perturbent toujours sont ceux que je comprends."

    (Mark Twain / De la religion : Dieu est-il immoral ? / 1906)

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  • « Ici n’entrez pas, hypocrites, dévots, vieux matagots, marmiteux, boursouflés. »

    François Rabelais, Gargantua, Fronton de l’abbaye de Thélème

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  • Gargantua : « - Semblablement, un moine (j’entends de ces moines-ci) ne laboure, comme le paysan ; ne garde le pays, comme l’homme de guerre ; ne guérit les malades, comme le médecin : ne prêche ni endoctrine le monde, comme le bon docteur évangélique et pédagogue ; ne porte les commodités et choses nécessaires à la république, comme le marchand. C’est la cause pour laquelle de tous sont hués et abhorrés. »

    François Rabelais (1534)

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  • « S’il y a un Dieu, c’est une brute malfaisante. »

    Mark Twain

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  • « L’une des preuves de l’immortalité de l’âme serait que des myriades de gens le croient. Ils ont cru aussi que la terre était plate. »

    Mark Twain

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  • « L’idée de dieu est, je l’avoue, le seul tort que je ne puisse pardonner à l’homme. »

    Sade

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  • « Quel homme dieu choisit-il, entre tous les enfants de la terre, pour être le père de son peuple chéri, pour donner naissance à cette suite glorieuse de rois qu’illustrera David, Salomon, et que terminera Jésus-Christ le fils de dieu ?

    – Il choisit Abraham, un Alphonse (proxénète). Voici ce que racontent, à ce sujet, ces saintes écritures, dont la diffusion a été un des grands objets de la divine providence.

    La famine étant survenue dans le pays qu’habitait Abraham, il descendit en Egypte ; avant de se mettre en marche, il parla ainsi à Sarah, sa femme ; je cite textuellement, le passage vaut un document humain de l’école Zolaïste :

    "13. – Dis, je te prie, que tu es ma sœur, afin que je sois bien traité à cause de toi, et que par ton moyen ma vie soit préservée.

    "14. – Il arriva donc qu’aussitôt qu’Abraham fut venu en Egypte, les Egyptiens virent que cette femme était fort belle.

    "15. – Les principaux de la cour de Pharaon la virent aussi et la puèrent devant lui ; elle fut enlevée pour être menée dans la maison de Pharaon.

    "16. – Lequel fit du bien à Abraham à cause d’elle, de sorte qu’il en eut des brebis, des bœufs, des ânes, des serviteurs, des servantes, des ânesses et des chameaux" (Genèse, Chap. XII, versets 13-16.).

    Le saint patriarche trouva si agréable cette méthode d’acquérir des ânes et des esclaves des deux sexes, qu’il récidiva ; lorsqu’il alla habiter Guerar, situé entre Kades et Sur, il dit de "Sarah, sa femme, c’est ma sœur ; et Abimelec, roi de Guerar, envoya et prit Sarah".
    "Abimelec, prit des brebis, des bœufs, des serviteurs et des servantes et les donna à Abrahamet lui rendit Sarah, sa femme. »

    "Et il dit à Sarah : Voici, j’ai donné à ton frère mille pièces d’argent" (Genèse, Chap. XX, versets 2, 14 et 16.).

    Lafargue, Le matérialisme économique de Marx

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  • « Mais j’en étais peu à peu venu ultérieurement à considérer que l’Ancien Testament n’est pas plus digne de confiance que les livres sacrés des Hindous, ou les croyances d’autres barbares, de par son histoire du monde manifestement fausse, avec la tour de Babel, l’arc-en-ciel comme signe, etc., et parce qu’il attribuait à Dieu les sentiments d’un tyran vindicatif. La question se posait donc constamment, et ne se laissait pas chasser de mon esprit : était-il croyable que Dieu, pour se révéler aux Hindous, puisse permettre que cette révélation soit autant liée aux croyances en Vichnou, Siva, etc., que le Christianisme est lié à l’Ancien Testament. Cela m’apparaissait tout à fait incroyable... C’est en me livrant à des réflexions telles que celles-là, que je ne donne point comme ayant la moindre nouveauté ou la moindre valeur, mais comme m’ayant influencé, que j’en suis venu graduellement à ne plus croire au Christianisme comme révélation divine. Le fait que beaucoup de fausses religions se soient propagées comme un feu grégeois sur de vastes portions de la terre était pour moi d’un certain poids. Si belle que soit la moralité du Nouveau Testament, on ne peut guère nier que sa perfection ne dépende en partie de l’interprétation que nous appliquons aujourd’hui sur des métaphores et des allégories. »

    Darwin (Autobiographie - 1876 )

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  • « La Bible est une masse de fables et de traditions, une simple mythologie. »

    (Mark Twain / Mark Twain et la Bible)

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  • « Sainte mère de Dieu, vous qui avez conçu sans pécher, accordez-moi la grâce de pécher sans concevoir. »

    Anatole France, Sur la pierre blanche, 1905)

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  • Y a-t-il une preuve de l’inexistence de dieu ?

    « Ce qui est affirmé sans preuve peut être nié sans preuve. »

    Euclide de Mégare (-450 à -380)

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  • « Dieu est le seul être qui, pour régner, n’ait même pas besoin d’exister. »

    Charles Baudelaire

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  • En ce moment, les juifs fêtent le couronnement de dieu, roi de l’Univers. Mais la royauté de dieu n’a pas été inventée avant la royauté des hommes. Ce dieu des Juifs, si ancien qu’on veuille nous le présenter, n’est que le produit d’une évolution de l’organisation de la société humaine : l’élection, entre les chefs de tribus patriarcales d’éleveurs hébreux, d’un roi !

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  • « Le christianisme a beaucoup fait pour l’amour en en faisant un péché. »

    Anatole France / Le jardin d’Epicure, 1894

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  • « Je ferai prêcher ton Saint Évangile purement, simplement et entièrement, si que les abus d’un tas de papelards et faux prophètes, qui ont, par constitutions humaines et inventions dépravées, envenimé tout le monde, seront d’entour moi exterminés. »

    François Rabelais / Pantagruel / 1532)

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  • « Bien que je n’aie pas beaucoup réfléchi au sujet de l’existence d’un Dieu personnel jusqu’à une période de ma vie considérablement plus tardive, je donnerai ici les vagues conclusions auxquelles j’ai été conduit. Le vieil argument du dessein dans la nature, tel que l’avance Paley, qui autrefois me semblait si concluant, s’est effondré, à présent que la loi de Sélection Naturelle a été découverte. Nous ne pouvons plus désormais faire valoir que, par exemple, la superbe charnière d’un bivalve a dû être fabriquée par un être intelligent, comme la charnière d’une porte l’est par l’homme. Il semble qu’il n’y ait pas plus de dessein dans la variabilité d’un être organique et dans l’action de la Sélection naturelle qu’il n’y en a dans le sens où souffle le vent. »

    Darwin (Autobiographie - 1876)

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  • Le principal défaut, jusqu’ici, du matérialisme de tous les philosophes – y compris celui de Feuerbach est que l’objet, la réalité, le monde sensible n’y sont saisis que sous la forme d’objet ou d’intuition, mais non en tant qu’activité humaine concrète, en tant que pratique, de façon non subjective. C’est ce qui explique pourquoi l’aspect actif fut développé par l’idéalisme, en opposition au matérialisme, — mais seulement abstraitement, car l’idéalisme ne connaît naturellement pas l’activité réelle, concrète, comme telle. Feuerbach veut des objets concrets, réellement distincts des objets de la pensée ; mais il ne considère pas l’activité humaine elle-même en tant qu’activité objective. C’est pourquoi dans l’Essence du christianisme, il ne considère comme authentiquement humaine que l’activité théorique, tandis que la pratique n’est saisie et fixée par lui que dans sa manifestation juive sordide. C’est pourquoi il ne comprend pas l’importance de l’activité "révolutionnaire", de l’activité "pratique-critique".

    La question de savoir s’il y a lieu de reconnaître à la pensée humaine une vérité objective n’est pas une question théorique, mais une question pratique. C’est dans la pratique qu’il faut que l’homme prouve la vérité, c’est-à-dire la réalité, et la puissance de sa pensée, dans ce monde et pour notre temps. La discussion sur la réalité ou l’irréalité d’une pensée qui s’isole de la pratique, est purement scolastique.

    La doctrine matérialiste qui veut que les hommes soient des produits des circonstances et de l’éducation, que, par conséquent, des hommes transformés soient des produits d’autres circonstances et d’une éducation modifiée, oublie que ce sont précisément les hommes qui transforment les circonstances et que l’éducateur a lui-même besoin d’être éduqué. C’est pourquoi elle tend inévitablement à diviser la société en deux parties dont l’une est au-dessus de la société (par exemple chez Robert Owen).

    La coïncidence du changement des circonstances et de l’activité humaine ou auto-changement ne peut être considérée et comprise rationnellement qu’en tant que pratique révolutionnaire.

    Feuerbach part du fait que la religion rend l’homme étranger à lui-même et dédouble le monde en un monde religieux, objet de représentation, et un monde temporel. Son travail consiste à résoudre le monde religieux en sa base temporelle. Il ne voit pas que, ce travail une fois accompli, le principal reste encore à faire. Le fait, notamment, que la base temporelle se détache d’elle-même, et se fixe dans les nuages, constituant ainsi un royaume autonome, ne peut s’expliquer précisément que par le déchirement et la contradiction internes de cette base temporelle. Il faut donc d’abord comprendre celle-ci dans sa contradiction pour la révolutionner ensuite pratiquement en supprimant la contradiction. Donc, une fois qu’on a découvert, par exemple, que la famille terrestre est le secret de la famille céleste, c’est la première désormais dont il faut faire la critique théorique et qu’il faut révolutionner dans la pratique.

    Feuerbach, que ne satisfait pas la pensée abstraite, en appelle à l’intuition sensible ; mais il ne considère pas le monde sensible en tant qu’activité pratique concrète de l’homme.

    Feuerbach résout l’essence religieuse en l’essence humaine. Mais l’essence de l’homme n’est pas une abstraction inhérente à l’individu isolé. Dans sa réalité, elle est l’ensemble des rapports sociaux.

    Feuerbach, qui n’entreprend pas la critique de cet être réel, est par conséquent obligé :

    De faire abstraction du cours de l’histoire et de faire de l’esprit religieux une chose immuable, existant pour elle-même, en supposant l’existence d’un individu humain abstrait, isolé.

    De considérer, par conséquent, l’être humain uniquement en tant que "genre", en tant qu’universalité interne, muette, liant d’une façon purement naturelle les nombreux individus.

    C’est pourquoi Feuerbach ne voit pas que l’"esprit religieux" est lui-même un produit social et que l’individu abstrait qu’il analyse appartient en réalité à une forme sociale déterminée.

    Toute vie sociale est essentiellement pratique. Tous les mystères qui détournent la théorie vers le mysticisme trouvent leur solution rationnelle dans la pratique humaine et dans la compréhension de cette pratique.

    Le résultat le plus avancé auquel atteint le matérialisme intuitif, c’est-à-dire le matérialisme qui ne conçoit pas l’activité des sens comme activité pratique, est la façon de voir des individus isolés et de la société bourgeoise.

    Le point de vue de l’ancien matérialisme est la société "bourgeoise". Le point de vue du nouveau matérialisme, c’est la société humaine, ou l’humanité socialisée.

    Les philosophes n’ont fait qu’interpréter le monde de différentes manières, ce qui importe c’est de le transformer.

    Karl Marx, Thèses sur Feuerbach

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  • Salman Rushdie, Les versets sataniques :

    « Là où il n’y a pas de croyance, il n’y a pas de blasphème. »

    « Quand la superstition entre par la porte, le bon sens se sauve par la fenêtre. »

    « Dès le début, les hommes se sont servis de Dieu pour justifier l’injustifiable. »

    « Il y a trop de démons à l’intérieur de ceux qui croient en Dieu. »

    « La volonté, c’est ne pas être d’accord, ne pas se soummettre... »

    Salman Rushdie, Joseph Anton :

    « Depuis quand les histoires fantaisistes des superstitieux étaient-elles hors d’atteinte de la critique, de la satire ? »

    « Dans l’Angleterre du XVIIème siècle, Matthew Hopkins "le responsable de la chasse aux sorcières" avait mis au point un procédé pour détecter la sorcellerie. On lestait la femme accusée, de pierres et on la jetait dans une rivière ou un lac. Si elle flottait, c’était une sorcière et elle méritait le bucher. Si elle coulait et se noyait, c’est qu’elle était innocente. »

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  • - Comment expliquez-vous tous les fléaux qui sévissent sur l’humanité ? Pourquoi les pestes, les famines, les inondations, les tremblements de terre ?
    - Il faut bien que Dieu se rappelle à nous de temps en temps... »

    (Anatole France / La révolte des Anges, 1914)

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  • "Dieu, dans sa bonté, veut qu’un seul moment nous sauve ; encore faut-il que ce moment soit le dernier."

    (Anatole France / La rôtisserie de la reine Pédauque, 1893)

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  • - Voir mais (dit Grandgousier) ils prient dieu pour nous.

    - Rien moins (dit Gargantua). Vrai est qu’ils molestent tout leur voisinage à force de trinqueballer leurs cloches.

    - Voir dit le moine, une messe, une matines, une vêpres bien sonnées, sont à demi dites.

    - Ils marmonnent grand renfort de légendes et psaumes nullement par eux entendus. Ils content force patenôtres entrelardées de longs Ave Maria, sans y penser ni entendre. Et cela, j’appelle moque-Dieu, non oraison. Mais ainsi leur aide dieu s’ils prient pour nous, et non par peur de perdre leurs miches et soupes grasses."

    (François Rabelais / Gargantua / 1534)

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  • "Un Dieu suppose une création, c’est-à-dire un instant où il n’y eut rien, ou bien un instant où tout fut dans le chaos. Si l’un ou l’autre de ces états était un mal, pourquoi votre Dieu le laissait-il subsister ? Etait-il un bien, pourquoi le change-t-il ? Mais si tout est bien maintenant, votre Dieu n’a plus rien à faire : or, s’il est inutile, peut-il être puissant, et s’il n’est pas puissant peut-il être Dieu ; si la nature se meut elle-même enfin, à quoi sert le moteur ?"

    Sade

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  • Victor Hugo :

    « L’athée dresse contre dieu un procès-verbal de carence. »

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  • Joseph Jérôme Lefrançois de Lalande :

    « On ne sait rien. On croit aux miracles, aux sorciers, aux revenants ; on a peur du tonnerre, des araignées, des souris et à plus forte raison on croit en Dieu ».

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  • Lucien, Dialogue des morts :

    « Diogène : Dis-leur en général de faire trêve à leurs extravagances, à leurs disputes sur les universaux, à leurs plantations de cornes réciproques, à leurs fabriques de crocodiles, à toutes ces questions saugrenues qu’ils enseignent à la jeunesse. »

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  • « L’homme grec » de Jean-Pierre Vernant :

    « En Grèce (antique), il n’y a pas d’Eglise ni de clergé. Il n’y a aucun dogme ni de l’appartenance à une Eglise, ni de l’acceptation d’un ensemble de propositions posées comme vraies et échappant, par leur caractère de révélation, à la discussion et à la critique… Le Grec ne se trouve donc pas, à un moment ou à un autre, en situation d’avoir à choisir entre croyance et incroyance. »

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  • Lucrèce, De la nature :

    « Les mêmes atomes qui forment le ciel, la mer, la terre, les fleuves, le soleil, forment également les moissons, les arbres, les êtres vivants. »

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  • "Qui est la fin unique et intention première des fondateurs [de l’abbaye de Thélème] : en contemplation de ce qu’ils ne mangent mie pour vivre, ils vivent pour manger, et n’ont que leur vie en ce monde."

    (François Rabelais / Le Tiers-Livre / 1546)

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  • Karl Marx :

    « C’est l’homme qui fait la religion, et non la religion qui fait l’homme. (...) La critique de la religion aboutit à cette doctrine, que l’homme est, pour l’homme, l’être suprême. Elle aboutit donc à l’impératif catégorique de renverser toutes les conditions sociales où l’homme est un être abaissé, asservi, abandonné, méprisable... La lutte contre la religion est, donc, par ricochet la lutte contre ce monde dont l’arôme spirituel est la religion... L’abolition de la religion en tant que bonheur illusoire du peuple est l’exigence de son bonheur réel. Exiger qu’il renonce aux illusions sur sa situation c’est exiger qu’il renonce à une situation qui a besoin d’illusions. La critique de la religion est donc, en germe, la critique de cette vallée de larmes dont la religion est l’auréole. La critique a dépouillé les chaînes des fleurs imaginaires qui les recouvraient, non pour que l’homme continue à porter des chaînes sans fantaisie, désespérantes, mais pour qu’il rejette ces chaînes et cueille les fleurs vivantes. La critique de la religion détruit les illusions de l’homme pour qu’il pense, agisse, façonne sa réalité comme un homme sans illusions parvenu à l’âge de la raison, pour qu’il gravite autour de lui-même, c’est-à-dire de son soleil réel. La religion n’est que le soleil illusoire qui gravite autour de l’homme tant que l’homme ne gravite pas autour de lui-même... La critique du Ciel se transforme en critique de la Terre, la critique de la religion en critique du droit, et la critique de la théologie en critique de la politique »

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  • Arthur Rimbaud

    Les premières communions

    Vraiment, c’est bête, ces églises de villages

    Où quinze laids marmots, encrassant les piliers,

    Écoutent, grasseyant les divins babillages,

    Un noir grotesque dont fermentent les souliers.

    Mais le soleil éveille, à travers les feuillages,

    Les vieilles couleurs des vitraux ensoleillés,

    La pierre sent toujours la terre maternelle,

    Vous verrez des monceaux de ces cailloux terreux

    Dans la campagne en rut qui frémit, solennelle,

    Portant, près des blés lourds, dans les sentiers séreux,

    Ces arbrisseaux brûlés où bleuit la prunelle,

    Des nœuds de mûriers noirs et de rosiers furieux.

    Tous les cent ans on rend ces granges respectables

    Par un badigeon d’eau bleue et de lait caillé.

    Si des mysticités grotesques sont notables

    Près de la Notre-Dame ou du saint empaillé,

    Des mouches sentant bon l’auberge et les étables

    Se gorgent de cire au plancher ensoleillé.

    L’enfant se doit surtout à la maison, famille

    Des soins naïfs, des bons travaux abrutissants.

    Ils sortent, oubliant que la peau leur fourmille

    Où le Prêtre du Christ plaqua ses doigts puissants.

    On paie au Prêtre un toit ombré d’une charmille

    Pour qu’il laisse au soleil tous ces fronts bruissants.

    Le premier habit noir, le plus beau jour de tartes

    Sous le Napoléon ou le Petit Tambour,

    Quelque enluminure où les Josephs et les Marthes

    Tirent la langue avec un excessif amour

    Et qui joindront aux jours de science deux cartes,

    Ces deux seuls souvenirs lui restent du grand jour.

    Les filles vont toujours à l’église, contentes

    De s’entendre appeler garces par les garçons

    Qui font du genre, après messe et vêpres chantantes,

    Eux, qui sont destinés au chic des garnisons,

    Ils narguent au café les maisons importantes,

    Blousés neuf et gueulant d’effroyables chansons.

    Cependant le curé choisit, pour les enfances,

    Des dessins ; dans son clos, les vêpres dites, quand

    L’air s’emplit du lointain nasillement des danses,

    Il se sent, en dépit des célestes défenses.

    Les doigts de pied ravis et le mollet marquant…

    — La nuit vient, noir pirate aux ciel noir débarquant.

    II

    Le prêtre a distingué, parmi les catéchistes

    Congrégés des faubourgs ou des riches quartiers,

    Cette petite fille inconnue, aux yeux tristes,

    Front jaune. Ses parents semblent de doux portiers.

    Au grand jour, la marquant parmi les catéchistes,

    Dieu fera, sur son front, neiger ses bénitiers.

    La veille du grand jour, l’enfant se fait malade

    Mieux qu’à l’église haute aux funèbres rumeurs.

    D’abord le frisson vient, le lit n’étant pas fade,

    Un frisson surhumain qui retourne : Je meurs…

    Et, comme un vol d’amour fait à ses sœurs stupides,

    Elle compte, abattue et les mains sur son cœur,

    Ses Anges, ses Jésus et ses Vierges nitides,

    Et, calmement, son âme a bu tout son vainqueur.

    Adonaï !… — Dans les terminaisons latines

    Des cieux moirés de vert baignent les Fronts vermeils

    Et tachés du sang pur des célestes poitrines,

    De grands linges neigeux tombent sur les soleils.

    Pour ses virginités présentes et futures

    Elle mord aux fraîcheurs de ta Rémission ;

    Mais plus que les lys d’eau, plus que les confitures

    Tes pardons sont glacés, ô Reine de Sion.

    III

    Puis la Vierge n’est plus que la Vierge du livre ;

    Les mystiques élans se cassent quelquefois,

    Et vient la pauvreté des images que cuivre

    L’ennui, l’enluminure atroce et les vieux bois.

    Des curiosités vaguement impudiques

    Épouvantent le rêve aux chastes bleuités

    Qui sont surpris autour des célestes tuniques

    Du linge dont Jésus voile ses nudités.

    Elle veut, elle veut pourtant, l’âme en détresse,

    Le front dans l’oreiller creusé par les cris sourds,

    Prolonger les éclairs suprêmes de tendresse

    Et bave… — L’ombre emplit les maisons et les cours,

    Et l’enfant ne peut plus. Elle s’agite et cambre

    Les reins, et d’une main ouvre le rideau bleu

    Pour amener un peu la fraîcheur de la chambre

    Sous le drap, vers son ventre et sa poitrine en feu.

    IV

    À son réveil, — minuit, — la fenêtre était blanche

    Devant le soleil bleu des rideaux illunés ;

    La vision la prit des langueurs du Dimanche,

    Elle avait rêvé rouge. Elle saigna du nez,

    Et se sentant bien chaste et pleine de faiblesse,

    Pour savourer en Dieu son amour revenant,

    Elle eut soif de la nuit forte où s’exalte et s’abaisse

    Le cœur, sous l’œil des cieux doux, en les devinant ;

    De la nuit, Vierge-Mère impalpable, qui baigne

    Tous les jeunes émois de ses silences gris ;

    Elle eut soif de la nuit forte où le cœur qui saigne

    Écoute sans témoin sa révolte sans cris.

    Et, faisant la victime et la petite épouse,

    Son étoile la vit, une chandelle aux doigts,

    Descendre dans la cour où séchait une blouse,

    Spectre blanc, et lever les spectres noirs des toits.

    V

    Elle passa sa nuit Sainte dans des latrines.

    Vers la chandelle, aux trous du toit, coulait l’air blanc,

    Et quelque vigne folle aux noirceurs purpurines

    En deçà d’une cour voisine s’écroulant.

    La lucarne faisait un cœur de lueur vive

    Dans la cour où les cieux bas plaquaient d’ors vermeils

    Les vitres ; les pavés puant l’eau de lessive

    Souffraient l’ombre des toits bordés de noirs sommeils.

    VI

    Qui dira ces langueurs et ces pitiés immondes

    Et ce qu’il lui viendra de haine, ô sales fous,

    Dont le travail divin déforme encore les mondes

    Quand la lèpre, à la fin, rongera ce corps doux,

    Et quand, ayant rentré tous ces nœuds d’hystéries

    Elle verra, sous les tristesses du bonheur,

    L’amant rêver au blanc million des Maries

    Au matin de la nuit d’amour, avec douleur !

    VII

    Sais-tu que je t’ai fait mourir ? J’ai pris ta bouche,

    Ton cœur, tout ce qu’on a, tout ce que vous avez,

    Et moi je suis malade. Oh ! je veux qu’on me couche

    Parmi les Morts des eaux nocturnes abreuvés !

    J’étais bien jeune, et Christ a souillé mes haleines,

    Il me bonda jusqu’à la gorge de dégoûts ;

    Tu baisais mes cheveux profonds comme les laines,

    Et je me laissais faire !… Oh ! va… c’est bon pour vous,

    Hommes ! qui songez peu que la plus amoureuse

    Est, dans sa conscience, aux ignobles terreurs

    La plus prostituée et la plus douloureuse

    Et que tous nos élans vers vous sont des erreurs.

    Car ma communion première est bien passée !

    Tes baisers, je ne puis jamais les avoir bus.

    Et mon cœur et ma chair par ta chair embrassée

    Fourmillent du baiser putride de Jésus…

    VIII

    Alors l’âme pourrie et l’âme désolée

    Sentiront ruisseler tes malédictions.

    — Ils avaient couché sur ta haine inviolée,

    Échappés, pour la mort, des justes passions.

    Christ, ô Christ, éternel voleur des énergies,

    Dieu qui, pour deux mille ans, vouas, à ta pâleur,

    Cloués au sol, de honte et de céphalalgies,

    Ou renversés, les fronts des Femmes de douleur.

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  • « Voici le fondement de la critique irréligieuse : c’est l’homme qui fait la religion, et non la religion qui fait l’homme ».

    MARX Karl, Pour une critique de la philosophie du droit de Hegel

    « l’athéisme est l’humanisme médiatisé par la suppression de la religion, et le communisme est l’humanisme médiatisé par lui-même grâce à la suppression de la propriété privée. »

    MARX Karl, Economie et philosophie (Manuscrits parisiens)

    « La misère religieuse est tout à la fois l’expression de la misère réelle et la protestation contre la misère réelle. La religion est le soupir de la créature accablée, l’âme d’un monde sans cœur, de même qu’elle est l’esprit d’un état de choses où il n’est point d’esprit. Elle est l’opium du peuple. »

    MARX Karl, Pour une critique de la philosophie du droit de Hegel

    « La question du rapport de l’émancipation politique à la religion devient pour nous la question du rapport de l’émancipation politique à l’émancipation humaine. Nous critiquons la faiblesse religieuse de l’Etat politique, en critiquant celui-ci, dans sa structure profane, abstraction faite de ses faiblesses religieuses. En le rendant humain, nous faisons du conflit entre l’Etat et une religion déterminée, parexemple le judaïsme, un conflit entre l’Etat et des éléments profanes déterminés, du conflit entre l’Etat et la religion tout court, un conflit entre l’Etat et la religion tout court, un conflit entre l’Etat et ses principes tout court. »

    MARX Karl, La question juive

    « En général, le reflet religieux du monde réel ne pourra disparaître que lorsque les conditions du travail et de la vie pratique présenteront à l’homme des rapports transparents et rationnels avec ses semblables et avec la nature. La vie sociale, dont la production matérielle et les rapports qu’elle implique forment la base, ne sera dégagée du nuage mystique qui en voile l’aspect que le jour où s’y manifestera l’œuvre d’hommes librement associés, agissant consciemment et maîtres de leur propre mouvement social. »

    MARX Karl, Capital, Livre I, 1

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  • Voltaire avait écrit : “ Si Dieu nous a faits à son image, nous le lui avons bien rendu ”.

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  • Le « Traité sur les principes de la connaissance humaine » de Berkeley est un pamphlet contre l’athéisme et le matérialisme :

    « Pour quiconque étudie les objets de la connaissance humaine, il est évident qu’ils représentent ou des idées (ideas) effectivement perçues par les sens, ou des idées acquises par l’observation des émotions et des actes de l’intelligence, ou enfin des idées formées à l’aide de la mémoire et de l’imagination... Je me représente, à l’aide de la vue, la lumière et la couleur, leurs gradations et leurs variétés. Je perçois, à l’aide du toucher, le mou et le dur, le chaud, le froid, le mouvement et la résistance... L’odorat me renseigne sur les odeurs ; le goût, sur la saveur ; l’ouïe, sur les sons... Comme les différentes idées s’observent combinées les unes aux autres, on leur donne un nom commun et on les considère comme telle ou telle chose. On observe, par exemple, une couleur, un goût, une odeur, une forme, une consistance déterminés dans une certaine combinaison (to go together) ; on reconnaît cet ensemble comme une chose distincte qu’on désigne du mot pomme ; d’autres collections d’idées (collections of ideas) constituent ce qu’on appelle la pierre, l’arbre, le livre et les autres choses sensibles.... Car que représentent donc ces objets, sinon des choses perçues par nos sens ? Or, que percevons nous, sinon nos idées ou nos sensations (ideas or sensations) ? Et n’est il pas simplement absurde de croire que des idées ou des sensations ou leurs combinaisons peuvent exister sans être perçues ?... Vous pouvez, si vous y tenez vraiment, user du mot « matière » là où d’autres emploient le mot « néant »… Notre connaissance [des idées ou des choses] a été obscurcie, brouillée à l’extrême, et nous avons été conduits dans la voie des erreurs les plus dangereuses par l’hypothèse de la double (twofold) existence des choses sensibles, l’existence intelligible ou de l’existence dans l’intelligence d’une part, et de l’existence réelle, en dehors de l’intelligence [c’est à dire en dehors de la conscience] d’autre part… L’existence de la matière, ou des choses non perçues n’a pas seulement été le principal point d’appui des athées et des fatalistes ; l’idolâtrie, sous toutes ses formes, repose sur le même principe… Toutes les constructions impies de l’athéisme et de l’irréligion s’érigent sur la doctrine de la matière ou de la substance matérielle... Point n’est besoin de dire quelle grande amie les athées ont trouvée de tout temps dans la substance matérielle. Tous leurs monstrueux systèmes en dépendent de façon si évidente, si inévitable que leur édifice s’écroulerait fatalement dès qu’on en aurait ôté cette pierre angulaire. Aussi n’avons nous pas à prêter une attention particulière aux doctrines absurdes des différentes sectes misérables des athées »

    Source

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  • Lénine, dans Socialisme et religion, 3 décembre 1905 :

    « Notre programme est fondé tout entier sur une philosophie scientifique, rigoureusement matérialiste. Pour expliquer notre programme il est donc nécessaire d’expliquer les véritables racines historiques et économiques du brouillard religieux. Notre propagande comprend nécessairement celle de l’athéisme ; et la publication à cette fin d’une littérature scientifique que le régime autocratique et féodal a proscrite et poursuivie sévèrement jusqu’à ce jour doit devenir maintenant une des branches de l’activité de notre Parti. Nous aurons probablement à suivre le conseil qu’Engels donna un jour aux socialistes allemands : traduire et répandre parmi les masses la littérature française du XVIII° siècle athée et démystifiante. »

    source

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  • Voir Fichte dans « Essai d’une critique de toute révélation » :

    cliquer ici

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  • Etonnant !!!
    On nous chante partout que la France serait seule à être athée !!!
    Voici, dans l’ordre, les pays ayant la plus forte population athée :

    Suède en premier place

    Danemark

    Norvège

    Chine

    Japon

    République tchèque

    Canada

    Finlande

    France

    Corée du sud

    Estonie

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  • Il semble que l’on puisse identifier des athées en Inde 2500 ans avant Jésus Christ. De manière plus certaine, toujours en Inde et à partir du IVe siècle av. J.-C., les philosophies Vaisheshika et Sâmkhya sont qualifiables d’athées, et on en retrouve des adeptes jusqu’aux temps modernes

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  • "La croyance en Dieu fait et doit faire presque autant de fanatiques que de croyants. Partout où l’on admet un Dieu, il y a un culte ; partout où il y a un culte, l’ordre naturel des devoirs moraux est renversé, et la morale corrompue. Tôt ou tard, il vient un moment où la notion qui a empêché de voler un écu fait égorger cent mille hommes."

    Denis Diderot

    Lettre à Sophie Volland

    6 octobre 1765

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  • "Dans les temps passés les représentations religieuses ont exercé sur l’humanité, malgré leur manque incontestable d’accréditation, la plus forte des influences. [...] Celles-ci, qui se donnent comme des dogmes, ne sont pas des précipités de l’expérience ou des résultats ultimes de la pensée, ce sont des illusions, accomplissements des souhaits les plus anciens, les plus forts et les plus pressants de l’humanité ; le secret de leur force, c’est la force de ces souhaits."

    Sigmund Freud, « L’Avenir d’une illusion »

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  • « Les mêmes artifices ont toujours été mis en oeuvre par les imposteurs qui ont voulu tromper le genre humain ; ils se sont toujours retranchés contre l’examen ; ils lui ont opposé des mystères, des incertitudes, des terreurs. »

    (Paul Henri Dietrich, baron d’Holbach / L’esprit du clergé / 1767)

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  • EPICURE :

    « Le mal existe, donc de deux choses l’une, ou Dieu le sait ou il l’ignore. Dieu sait que le mal existe, il peut donc le supprimer mais il ne veut pas… un tel Dieu serait cruel et pervers, donc inadmissible. Dieu sait que le mal existe, il veut le supprimer mais il ne peut le faire … un tel Dieu serait impuissant, donc inadmissible. Dieu ne sait pas que le mal existe… un tel Dieu serait aveugle et ignorant, donc inadmissible. »

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  • "Accepter une loi dictée au sommet du Sinaï est une démission humaine. N’attendons pas une vérité révélée pour savoir comment nous comporter. C’est à nous de décider en commun ce qu’il faut faire et ce qu’il ne faut pas faire."

    (Albert Jacquard / Petite philosophie à l’usage des non-philosophes / 1997)

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  • Les plus grands auteurs athées du monde 26 octobre 07:34, par Robert Paris

    Prévert athée :

    « J’ai toujours été intact de Dieu et c’est en pure perte que ses émissaires, ses commissaires, ses prêtres, ses directeurs de conscience, ses ingénieurs des âmes, ses maîtres à penser se sont évertués à me sauver. […] Et je m’en allais, là où ça me plaisait, là où il faisait beau même quand il pleuvait, et quand, de temps à autre ils revenaient avec leurs trousseaux de mots-clés, leurs cadenas d’idées, les explicateurs de l’inexplicable, les réfutateurs de l’irréfutable, les négateurs de l’indéniables, je souriais et répétais : « C’est pas vrai ! » et « C’est vrai que c’est pas vrai ! ». Et comme ils me foutaient zéro pour leurs menteries millénaires, je leur donnais en mille mes vérités premières. »

    « Dieu a besoin des hommes, mais les hommes n’ont pas besoin de lui. »
    « La France est la fille aînée de l’église et Jésus-Christ le cadet de mes soucis. »
    « Un seul Dieu tu abhorreras. Ce lapsus déi est un exemple typique d’automasochisme divin. »

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  • "Le catholicisme est le tombeau de l’intelligence, de la pensée, du cerveau ; le protestantisme, le tombeau de la conscience, du sentiment, du coeur."

    Louis-Auguste Blanqui

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  • "Un jour, je devais avoir dix ou douze ans, lors d’une fête quelconque et pour une raison dont je n’arrive pas à me souvenir, je me suis dit : mais si tout cela n’existe pas, si Dieu n’existe pas, à quoi correspondent ces gestes et ces cérémonies ? A partir de ce moment-là, il n’y eut plus pour moi de question. Il m’a paru évident que Dieu représentait une construction de l’homme pour un certain nombre de raisons, qu’il y avait toute une sorte de ritualisation, une sorte de tradition qui fonctionnait en circuit fermé ne se référant jamais qu’à elle-même."

    (François Jacob / Dieu existe-t-il ? Non... / 1973)

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  • « -Sganarelle : Vous ne croyez donc ni Dieu, ni diable, ni loup-garou ?

    – Dom Juan : je crois que deux et deux sont quatre et que quatre et quatre sont huit.

    – Sganarelle : Votre religion est donc l’arithmétique ? »

    Dom Juan, MOLIERE

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  • Epicure :

    « Impie n’est pas celui qui fait place nette des dieux du vulgaire, mais celui qui prête aux dieux les idées du vulgaire. »

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  • Philosophes sans Dieu. Textes athées clandestins du XVIIIe siècle…

    Lire ici

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