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Bulletin La Voix des Travailleurs du BTP

dimanche 25 mai 2014, par Alex, Waraa

Pour lire le bulletin La Voix des Travailleurs du BTP, cliquer ici :

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3 Messages de forum

  • Bulletin La Voix des Travailleurs du BTP 3 juin 2014 23:14, par max

    La voix s est transformee en ’griot’. Juste 1 rappel car je ne savais pas dimanche ce que cela voulait dire avant l interv.
    de Tiekoura.
    Les liens du sang sont sacrés. Tout enfant est initié dès son plus jeune âge aux techniques et aux savoirs de sa caste. Ce sont les anciens qui forment les jeunes. Être griot, c’est donc appartenir à la caste des djélis (« sang »), caste qui peut être identifiée par le nom de famille : Kouyaté Diabaté, Niakaté, Soumano ,Sanogo... Il n’est pas possible de passer d’une caste à une autre. De plus, les mariages exogames sont interdits. Les djéli, porteurs des savoirs et des mystères, ne peuvent épouser que des membres de leur caste afin de sauvegarder la djéliya et de préserver l’identité des djélis. Un enfant (fille ou garçon), né(e) dans une famille de djéli, reçoit l’instruction propre à sa caste, une instruction qui s’établit selon neuf piliers de sept années chacun, chaque pilier correspondant à une étape de la vie. De nos jours, du fait de l’ exode rural, de l’émigration et de la mondialisation, nombreux sont les enfants de griots qui ignorent tout des pratiques artistiques et des connaissances de leurs ancêtres. Par ailleurs, il est possible que des membres appartenant à d’autres castes accomplissent des fonctions de griots mais ceux-là ne peuvent être assimilés aux griots. Il en est ainsi de Salif Keïta (descendant de Sundjata Keita, caste des rois).

    Les castes sont donc 1 realite brutale et je suis de l avis qu on ne peut pas jouer avec les mots quand ceux ci sont les symboles d oppressions combattues par tous les exploites et les communistes.

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    • Bulletin La Voix des Travailleurs du BTP 4 juin 2014 17:30, par Robert Paris

      Il est exact que l’expression "griot des travailleurs" est étonnante car les griots ne sont pas des conteurs et encore moins de porteurs de parole des révoltés ou des opprimés mais des louangeurs appointés des classes dirigeantes sans même rajouter qu’ils sont une caste traditionnelle. Cependant, ce n’est pas impossible de jouer sur les mots et on peut imaginer de le faire... avec plus ou moins de bonheur... Il est vrai que Karl Marx écrivait dans un texte qui n’est pas mauvais : "Un spectre hante l’Europe, le spectre du communisme." Et on peut se demander après coup si c’est vraiment un spectre qui fait peur à la bourgeoisie.

      Donc, pour ma part et chacun défend ses propres points de vue et les défend parmi nous sans s’imposer aux autres, je n’aurais pas écrit le griot des travailleurs mais cela ne me parait pas dramatique car nos ennemis de classe ne se cachent pas derrière cette expression.

      Par contre, je n’aurai pas écrit le premier texte de ce bulletin car il cherche à partir des points de vue erronés et spontanés des travailleurs peu conscients sans arriver jamais au point de vue prolétarien des communistes révolutionnaires. Par exemple, "Nous sommes ceux qui aiment les Etats et qui les détestent" ou encore "Nous sommes ceux qui cherchent à aimer ces républiques en Afrique".

      Là, non, personnellement je ne me reconnaît pas dans ce "Qui sommes-nous" et je préfère celui que l’on avait écrit précédemment : voir ici

      Mais, encore une fois, il est bon que tous les camarades aient leur propre position, la discutent et la défendent. Nous ne sommes pas des religieux et nous ne croyons pas en un texte indiscutable et inchangeable. Nous croyons que la science nécessite le débat.

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  • Bulletin La Voix des Travailleurs du BTP 5 juin 2014 17:40, par F. Kletz

    « Il n’est pas possible de passer d’une caste à une autre. De plus, les mariages exogames sont interdits. »

    Je recommande à tous la lecture, ou la relecture du Mariage de Figaro...

    Le comte que sert le valet Figaro et qui était le bon ami de Figaro, dans Le Barbier de Séville, devient l’oppresseur de son valet qui semblait tant à égalité lorsqu’il s’agissait de courtiser la Belle amoureuse du Maître de Figaro et aimée de lui. Les deux jeunes hommes n’avaient d’autre but que de faire triompher l’amour et de permettre à cet amour de vivre... dans le mariage .... et pas autrement, car la société du XVIIIe s. ne le permettait pas.

    Le Barbier de Séville prône donc le mariage d’amour contre le mariage d’intérêt. En ce sens, cette pièce comporte un caractère révolutionnaire.

    Le Mariage de Figaro va encore plus loin, car si la caste noble peut se sentir opprimée de ne pouvoir obtenir un mariage d’amour sans l’aide d’un laquais sympathique tel que Figaro (un jeune Comte vaut moins qu’un noble de plus haut rang, surtout s’il est âgé et riche), elle possède cependant le fameux « droit de cuissage » sur son personnel de maison. Cela signifie que l’épouse doit passer dans le lit du Maître avant de rejoindre son mari !!!!

    Ainsi, selon le Comte, et les lois des castes d’Ancien Régime, la Belle de la seconde pièce, amoureuse et aimée de Figaro, doit devenir l’objet sexuel du Maître de Figaro... une atrocité de l’Ancien Régime et de la féodalité.

    D’après les lois féodales d’Ancien Régime, personne, ni Figaro, ni sa Belle n’ont rien à y redire : voilà le système de caste que la Révolution Bourgeoise a permis d’abolir... mais seulement quelques années (tout au plus 15 ans), jusqu’à ce que le code civil napoléonien instaure un mariage qui a encore cours aujourd’hui.

    Or de nos jours, le mariage, issu du code de 1804, est maintenu, et la soumission de la femme à l’homme a toujours lieu aujourd’hui, en 2014.

    Car, si cette vieille institution qu’est le mariage bourgeois a été aménagée depuis les mesures des années 1960 et la possibilité à la femme mariée de détenir son compte en banque, jusqu’à la possibilité de se marier avec quelqu’un du même sexe... il n’a jamais été abolit !!! et cette institution est la première forme d’oppression de chaque individu, et ce dès son enfance !

    Ainsi, se définir révolutionnaire, et vouloir la réalisation du communisme, nécessite d’être au clair sur ce qu’est un individu et sur ce que les lois permettent ou pas à l’individu : sa propre réalisation (possible pleinement et uniquement seulement dans la société communiste), et s’il est opprimé, son émancipation.

    Cela nécessite de balayer non seulement les formes bourgeoises mais aussi les formes féodales de domination et d’oppression.

    Car il faut rappeler que plus de la moitié de l’humanité vit encore avec les formes d’oppression de type celles d’ancien régime : les fameuses castes.

    Seule la disparition des classes permettra la disparition des castes, mais bien souvent pour qu’il puisse y avoir disparition des classes, il a fallu dans l’histoire, d’abord abolir les castes pour que la division de la société en classes apparaisse pleinement et consciemment à tous.

    Cela n’empêche pas de penser qu’une société divisée en castes doive et puisse être abolie et arriver directement à une société sans caste, c’est même ce qui est souhaitable, et ce que le programme communiste permet de proposer : passer directement de l’abolition des castes maintenues par les états capitalistes à une société sans caste et sans classe.

    Car seule une révolution communiste permettra d’abattre un état de type féodal ou semi-féodal et de faire en sorte que chaque individu puisse se réaliser et s’émanciper de par la transformation sociale. Aucune révolution du XXIe siècle ne pourra s’arrêter à la forme de la révolution bourgeoise. Ainsi, si une société cherche à abolir les castes qui lui sont inhérentes, il faudra qu’elle place le prolétariat à sa tête, à la direction de cette société en l’armant d’un programme révolutionnaire communiste de suppression des classes.

    Car la bourgeoisie se sert dans le monde entier des divisions féodales (c’est-à-dire les divisions de castes) dans le but de se maintenir au pouvoir.

    La lutte de classe est profondément dynamique, alors que la société de caste rend statique une société et ainsi empêche le développement de la lutte de classe. Ainsi, de par ce dynamisme et cette potentialité révolutionnaire de la lutte de classe, la bourgeoisie s’appuie, renforce ou recrée depuis des dizaines d’années des sociétés de castes pour empêcher le développement révolutionnaire inhérent à une société de classe.

    C’est à dire que la société bourgeoise a besoin de maintenir dans 60% ou 70% des pays (voire plus) des castes afin de maintenir une stabilité sociale et garder le pouvoir. La société de caste est un instrument indispensable à la survie de la bourgeoise à la gouvernance du monde entier. Les castes sont absolument nécessaire à la survie du système capitaliste avec à sa tête la bourgeoise. Il est à préciser que même dans la législation française des tolérances d’oppression propres aux castes ont lieu : l’exemple le plus connu consiste en la tolérance du système polygame.

    Selon cette analyse que les castes permettent à la bourgeoisie de se maintenir par cet instrument des castes, les révolutionnaires ne peuvent passer sous silence à leur propre yeux ou leur propre conscience et encore moins dans leur programme la question de la disparition des castes, car ces castes et la perduration de leur existence ont un rôle extrêmement important pour limiter la transformation révolutionnaire de la société bourgeoise en société communiste.

    De là découle que seule l’abolition des castes permet le développement de la lutte de classe et la transformation révolutionnaire de la société en une société communiste.

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