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Bulletin La Voix des Travailleurs de l’Hôpital Cochin

mardi 22 octobre 2013, par Robert Paris

Pourquoi on cotise pour la formation ?

Pour faire des économies, la direction rogne de plus en plus sur le budget de formation des personnels. Ainsi, quand on veut faire une formation, on s’entend de plus en plus souvent répondre qu’il n’y a pas de budget pour cela. Alors certains collègues en arrivent à se payer eux-mêmes leur formation ! Mais pour ceux qui n’en ont pas les moyens et qui ont réitéré ces demandes pendant des mois, voire des années, pour enfin pouvoir obtenir ce qui est normalement un droit, se pose la question : où va l’argent de nos cotisations pour la formation ?

Il n’y a pas de médecin du travail à l’hôpital !!!

Avec le regroupement des hôpitaux en Groupe Hospitalier, c’est aussi les médecins du travail qui sont devenus mobiles sur plusieurs sites. Alors, nous voilà dans de beaux draps à l’hôpital. Là où on est amenés à soigner des milliers de personnes atteints de diverses maladies ou d’accidents du travail ou de la vie quotidienne, les personnels qui en sont chargés n’ont pas de médecin pour les suivre et parfois encore moins que dans des entreprises privées de production ! Par exemple, il serait indispensable de pouvoir consulter le médecin du travail avant chaque retour au travail de l’agent malade et c’est en principe prévu. Mais c’est en fait impossible et la grande majorité des agents reprennent le travail sans avoir pu consulter, en prenant seuls la responsabilité et les risques de cette reprise du travail. Voilà comment la direction de la Santé publique traite son personnel.

Vol de prime

La suppléance a donc perdu sa prime pour cause d’économies. Curieusement, les hauts cadres qui ont pris cette décision n’ont pas remis en cause leur propre prime qui ponctionne drôlement plus les finances que la nôtre. Et la suppléance n’est qu’un début de remise en cause de la prime de tous sauf les gros bonnets bien sûr…

La prime, suite et fin

On a du mal à comprendre les critères d’attribution de la prime. On nous réplique la note et l’absentéisme de l’agent. Oui mais la note n’est pas la même d’un établissement à un autre et, en plus, selon l’encadrement il peut y avoir de grandes différences. Arbitraire, opacité et règne des chefaillons en découlent.

Il est où, l’argent ?

En fait de manque d’argent pour les primes, celui-ci s’accumule dans des cagnottes tenues par les cadres de pôles et alimentées notamment par les absences du personnel. Mais où est passé l’argent ? Au pôle ou distribué au petit bonheur la chance ?

La transparence, version labos, Coluche aurait aimé

Certains personnels ont reçu un étrange courrier des labos Sanofi les informant que leurs noms, leurs qualifications et des liens prétendus avec le labo allaient être rendus publics. Ce serait la loi sur la transparence des liens entre labos privés et santé publique qui mènerait Sanofi à annoncer que tel agent a « bénéficié » de 13 ou 14€ sans qu’il comprenne de quoi il retourne. Ne vous inquiétez pas pour ce qui concerne la direction, les médecins, les parlementaires et gouvernants, pour eux les sommes ne seront pas publiées, dit la lettre. C’est pas le personnel qui en croque des relations avec les labos et, bien entendu, ceux qui en profitent ne seront pas mis à jour. La santé, ce n’est plus le serment d’Hippocrate mais le serment de l’hypocrite !

L’AP, c’est l’Interruption Volontaire de la Grogne

Le collectif IVG du 20è arrondissement a investi l’hôpital Tenon jeudi 3 octobre pour être reçu par la direction afin d’exiger un vrai fonctionnement du centre IVG sur l’hôpital. Le sous-effectif y est récurrent et depuis plusieurs mois une seule infirmière s’occupe de tout. Une répression policière féroce et démesurée s’est alors acharnée sur les membres du collectif et un camarade de la CGT s’est même fait sérieusement molester. Quand il s’agissait des anti-IVG, la direction et la police étaient beaucoup plus doux…

Les germes des restrictions économiques

Le Clostridium difficile O27 se répand à Marseille provoquant de sévères diarrhées, voir même des décès chez les plus sensibles. Cette maladie est liée à des germes intestinaux résistants aux antibiotiques. Il nous arrive souvent d’avoir ce type de malade qui sont signalés par la présence d’un kit avec blouse, gants et lave-mains. Par contre, les économies à l’hôpital amènent à refuser d’isoler ces patients et à renoncer de spécialiser des personnels dans leurs soins. Résultat : l’épidémie se propage. Et à Marseille, il y a déjà plusieurs morts et des dizaines de personnes infectées…

Pour soigner les bénéfices des labos

Le Canard Enchaîné du 25 septembre révélait que « De nouveaux anticoagulents, pas plus efficaces que les anciens, envahissent le marché. Leur seul avantage : ils coûtent six fois plus cher. Et la Sécu paie. Coût mensuel du traitement 75,78€ à comparer à 12,50€ pour les précédents. Et la Sécu est obligée d’allonger gentiment 400 millions de plus par an. La Haute Autorité de la Santé a reconnu qu’ils ne produisaient aucune amélioration. » Donc ? Donc rien !!! Car le lobby des labos pharmaceutiques est très proche de la HAS…

1 Message

  • La saturation du service pointée du doigt

    Une patiente âgée de 61 ans samedi dernier dans l’enceinte du service des urgences de l’hôpital Cochin.

    La patiente est arrivée vers 16h30 samedi à l’hôpital Cochin pour une blessure au pied. Six heures plus tard on découvrait son corps sans vie, dans la salle d’attente des urgences de l’hôpital. D’après les premiers éléments, elle avait avait été transférée depuis l’hôpital psychiatrique Saint-Anne et a été prise en charge rapidement après son arrivée pour établir un premier diagnostic puis replacée en salle d’attente "à proximité des soignants", indique l’AP-HP dans un communiqué. Le premier examen, reçu une demi-heure après son arrivée, n’avait pas "montré de signe de gravité objectif". L’institution précise néanmoins qu’il existe "des incertitudes sur ce qui s’est déroulé dans les heures qui ont suivi."

    "Les médecins ont rappelé la patiente mais comme elle ne répondait pas, ils ont considéré qu’elle était partie", indique sur LCI, Rose-May Rousseau, du syndicat USAP-CGT. "La moyenne d’attente aux urgences est de six heures. Beaucoup de patients d’ailleurs retournent chez eux." La patiente a finalement été découverte en arrêt cardiaque par l’équipe de nuit dans sa chaise vers 23 heures, près de six heures après son arrivée.

    "L’activité du service était dans la moyenne de celle observée ces dernières semaines", remarque l’AP-HP. "Les effectifs médicaux et paramédicaux étaient au complet".
    Les syndicats, eux, dénoncent la saturation "à 200%" du service des urgences depuis la fermeture, il y a quelques mois, des urgences de l’hôpital de l’Hôtel Dieu, un autre établissement parisien. "Les collègues ont fait, évidemment, le maximum. Ils ne sont pas à mettre en cause", relève Rose-May Rousseau, du syndicat USAP-CGT. "Il y a déjà eu des accidents et des drames à l’hôpital Cochin. Là, c’est encore un signal d’alarme."

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