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Accueil du site > 02 - Livre Deux : SCIENCES > Géodynamique et climatologie de la Terre - Protection de la planète > La lutte internationale contre le gaz de schiste

La lutte internationale contre le gaz de schiste

vendredi 18 octobre 2013, par Robert Paris

Les protestations de villageois roumains, trois jours durant, contre l’exploration du gaz de schiste à Silistea, dans le nord-est du pays, ont eu raison du géant américain de l’énergie Chevron, qui a annoncé, jeudi 17 octobre, la suspension de ses activités.

Cette décision est prise au lendemain d’échauffourées entre gendarmes et protestataires qui bloquaient depuis lundi l’unique voie d’accès au site où Chevron compte forer son premier puits d’exploration en Roumanie.

Le film des émeutes au Canada contre le gaz de schiste

Y compris à Montréal

Et à Ontario

La bataille se déroule y compris aux USA

Toujours aux USA

D’autres révoltes en Angleterre contre le gaz de schiste

En Roumanie aussi la révolte

En Pologne

Et en Ardèche

Dans le Larzac

Au Maghreb

En France, ce n’est pas fini

Non, tout n’est pas réglé en France

Manifestations en France

La suite

9 Messages de forum

  • La lutte continue en Roumanie : voir ici

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  • Nicolas Sarkozy veut que la France aussi profite du gaz de schiste... Profite est bien le mot ! Que les trusts profitent !

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  • La lutte internationale contre le gaz de schiste 14 octobre 2014 20:53, par Max

    Gaz de schiste, les lobbies contre-attaquent. Docu à voir ce soir sur france 5.

    Depuis des années, les lobbyistes, hommes de main des industriels, jouent dans l’ombre des parties qui sacrifient la santé publique aux intérêts financiers. Vache folle, sang contaminé, amiante : dans ces scandales sanitaires retentissants, ils ont manipulé l’opinion et les politiques en toute impunité. Aujourd’hui, leur nouveau terrain de jeu, c’est les gaz de schiste, dont la France a interdit l’exploitation en 2011. Depuis, les lobbyistes du secteur n’ont qu’un objectif : convaincre les politiques de faire marche arrière. Pour cela, ils noyautent les organes du pouvoir, s’appuient sur des hauts fonctionnaires, s’entourent de scientifiques complaisants, fournissent des études partisanes et bernent les médias.

    Pression sur le gaz de schiste et

    Entretien | Delphine Batho l’ex-ministre de l’Ecologie met en garde contre les lobbies industriels et leur spéculation.

    ( D.Batho est au P.S. depuis 20 ans ; elle a suivi le cursus unef-id/ SOS racisme/ GS avec Dray /deputé des deux sèvres/ porte parole de la campagne pour Hollande.
    Si son courant d’origine, se veut critique à la gauche du P.S., elle est particulièrement fidèle à sa carrière, autoritaire et sans scrupule pour grimper dans l’appareil . Elle est spécialiste des questions sécuritaires...un atout pour un gouvernement Valls 3.)

    Le vent est-il en train de tourner sur l’interdiction d’exploiter le gaz de schiste en France ? Dans le documentaire de Michel Tédoldi, Gaz de schiste : les lobbies contre-attaquent, la députée PS Delphine Batho, ancienne ministre de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie (1), témoigne du harcèlement des lobbies industriels pour faire bouger la position française.

    Les pro-gaz de schiste invoquent aujourd’hui la possibilité d’une fracturation « écologique ». Qu’en pensez-vous ?
    C’est bidon. L’industrie du tabac a utilisé la même stratégie avec la cigarette « light ». Les scientifiques ont mis dix ans à prouver qu’elle avait le même effet cancérigène que la cigarette normale. Aujourd’hui, les industriels nous vendent une fracturation « light », mais ça reste de la fracturation hydrau­lique ! Pour obtenir un peu de gaz, des milliers de forages sont nécessaires, ce qui démultiplie l’impact environnemental. Rappelons que la loi de 2011, qui interdit la fracturation ­hydraulique, et qui a depuis été confirmée par le Conseil constitutionnel, repose sur des connaissances scientifiques. On sait que cette technique provoque des dégâts irréversibles.

    La loi de 2011 a été votée sous Nicolas Sarkozy. Celui-ci vient de se déclarer favorable à l’exploitation des gaz de schiste. Ce revirement vous surprend ?
    A-t-il changé d’avis ? Il faut se souvenir que c’est sous sa présidence que Jean-Louis Borloo a délivré des permis d’extraction. Et que c’est une mobilisation citoyenne sans précédent qui a enrayé la machine et imposé la loi de 2011.

    Peu après votre éviction du gouvernement, en juillet 2013, vous affirmiez que le gaz de schiste et le nucléaire étaient les cibles principales des lobbies. Vous le pensez toujours ?
    Ces deux sujets confrontent la démocratie et un certain conservatisme industriel. L’offensive sur le gaz de schiste est liée à la situation américaine : les Etats-Unis sont en surproduction, le prix du gaz y est très bas. C’est un avantage économique pour certains secteurs industriels, mais un inconvénient pour les compagnies ­pétrolières qui ne rentabilisent pas leurs investissements, et veulent à tout prix exporter leur technologie en ­Europe, quitte à surévaluer les ressources qui s’y trouvent. Total et ExxonMobil viennent d’ailleurs de se désengager de Pologne. L’eldorado qu’on nous fait miroiter est un mirage.

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  • Des centaines d’étudiants ont manifesté mardi à Tamanrasset, ville distante de 2000 km d’Alger, contre l’exploitation du gaz de schiste. Un mouvement de contestation qui ne fait que prendre de l’ampleur dans le Grand sud algérien.

    Avant ces étudiants, des milliers de résidents de plusieurs localités situées dans la région algérienne du Grand sud expriment, par le biais de manifestations, leur ferme opposition à ce type d’exploitation depuis plus d’une semaine.

    A en croire certains spécialistes américains, cette partie de l’Algérie regorge de 200 000 milliards de m3 environ de réserves de gaz de schiste. Mais, l’exploitation de cette manne énergétique préoccupe les habitants de la région au plus haut point. Ceux-ci ont carrément sollicité un moratoire sur ce projet d’exploitation et un débat national sur les conséquences environnementales et sanitaires du recours à la fracturation hydraulique.

    Cette mobilisation n’est pas fortuite du fait que depuis environ un an, des opposants à l’exploitation du gaz de schiste basés dans le Grand sud algérien font du porte-à-porte pour partager leurs idées. Et, le moins que l’on puisse constater, c’est que cette stratégie a fonctionné. Pour preuve, près de 1500 personnes ont pris part à la première manifestation organisée contre l’exploitation du gaz de schiste le 31 décembre à In Salah, localité située à 1 500 km d’Alger. C’est d’ailleurs à partir de ce rassemblement que les manifestations se sont succédé. Dimanche dernier, 3 000 personnes ont manifesté devant la mairie de la même ville. A présent, le mouvement a gagné les localités de Tamanrasset et El Menea.

    Généralement, les habitants du Grand sud algérien sont plutôt favorables aux autorités. Ces manifestations ont donc surpris nombre d’observateurs. En réaction, le ministre algérien de l’Energie et des Mines, Youcef Yousfi, effectuera mercredi un déplacement dans cette région.

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  • Des Texans se rebellent contre le gaz de schiste

    Les habitants de Denton n’ont pas grand-chose à voir avec les démocrates «  écolos  » de New York et de Californie  : ouverts aux affaires, ils votent aux deux tiers républicain et savent tout ce que le Texas doit à l’industrie du pétrole et du gaz. Ils ont pourtant pris une décision historique ce mois-ci, en interdisant l’exploitation de nouveaux puits de gaz de schiste.

    C’est la première fois que les groupes énergétiques affrontent une telle rébellion au Texas. La décision a été prise par référendum, à une large majorité (59 %). Le vote est finalement assez conforme à l’état d’esprit qui règne aujourd’hui aux Etats-Unis  : les Américains soutiennent le gaz de schiste, mais ils ne sont que 40 % à souhaiter un accroissement de la production, selon un sondage publié ce mois-ci par l’Institut Pew.

    Située à une demi-heure au nord de Dallas, Denton n’est pas n’importe quelle ville  : c’est ici, en 1998, qu’a été expérimentée pour la première fois la fracturation hydraulique – ce procédé permettant d’extraire du gaz en injectant eau, sable et produits chimiques dans la roche. «   Nous sommes évidemment favorables au pétrole et au gaz. C’est l’histoire même de notre ville. Mais nous sommes opposés aux conditions d’exploitation actuelles  », explique Adam Briggle, un professeur à l’université du North Texas. Les entreprises énergétiques, au premier rang desquelles Eagle Ridge, ont développé un réseau de puits parmi les plus denses du pays. La ville en compte près de 400, soit l’équivalent de 1 pour 50 habitants. Ceux-ci ne sont d’ailleurs pas remis en cause par le référendum.
    «  La faute de la ville  !  »

    «   Avant, les exploitants creusaient des puits au milieu de nulle part, à la périphérie de la ville. Maintenant, ils font ça à quelques dizaines de mètres des maisons. Cela ne peut plus durer  », explique le conseiller municipal Kevin Roden. «   C’est la faute de la ville  !  » rétorque Ed Ireland, le représentant des industries pétrolières et gazières de la région de Dallas. «  Elle n’aurait pas dû autoriser les habitants à construire des maisons aussi proches des champs de gaz. Nous avions les permis d’exploiter bien avant que les particuliers investissent les lieux  », défend-il. La ville a effectivement pêché par insouciance  : au début des années 2000, elle a accordé des permis extrêmement généreux aux industries gazières, sans imaginer que la population puisse doubler en vingt ans. Les lotissements ont poussé comme des champignons depuis.

    Quels que soient les responsables, les habitants du quartier de Vintage Boulevard font grise mine. Ils se sont acheté de coquettes maisons dans un lotissement baptisé les «  Prairies du ruisseau Hillary  ». Ils se retrouvent aujourd’hui pris en sandwich entre deux champs de gaz, l’un au nord et l’autre au sud de leur petit jardin. «   Quel que soit le sens du vent, ils reçoivent les fumées et le bruit  », résume Adam Briggle.

    Le pire a eu lieu entre septembre 2013 et février 2014, quand ont été creusés les puits, puis que la roche a été fracturée. A cette époque, les lumières éclairaient le chantier 24 heures sur 24, et une douzaine de camions circulaient jour et nuit pour alimenter le puits en eau, en sable et en produits chimiques. «   Le bruit surpasse celui d’une autoroute  », explique Adam Briggle. Le calme est revenu depuis. Ou presque  : un compresseur ronronne en permanence pour favoriser l’extraction du gaz. Les habitants se plaignent de petits maux, sans qu’il soit possible de prouver s’ils sont liés ou pas aux puits jouxtant leur maison. Ils disent souffrir de maux de tête et de saignements de nez.

    L’interdiction de nouveaux puits va-t-elle porter préjudice à la ville  ? Pour Kevin Roden, la réponse est non. «   La population ne profite pratiquement pas de cette industrie  », pense-t-il. Les ingénieurs et ouvriers qui exploitent les puits viennent de Dallas ou Fort Worth et ne restent que quelques semaines, le temps de creuser puis de fracturer les puits. Passée cette période, les puits fonctionnent de manière quasi autonome, et peuvent extraire du gaz pendant une trentaine d’années. L’industrie des mines n’emploie ainsi que 2,5 % de la population locale. Elle verse environ 560.000 dollars de taxes annuelles à la ville. Une somme qui n’est pas anodine, mais qu’elle continuera de payer, quoi qu’il en soit, au titre des puits déjà exploités.

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  • La lutte internationale contre le gaz de schiste 8 janvier 2015 10:12, par F. Kletz

    « C’est la faute de la ville  !  » rétorque Ed Ireland, le représentant des industries pétrolières et gazières de la région de Dallas. «  Elle n’aurait pas dû autoriser les habitants à construire des maisons aussi proches des champs de gaz. Nous avions les permis d’exploiter bien avant que les particuliers investissent les lieux », défend-il.

    Quelle belle preuve d’une attitude et d’une pensée responsable envers la société !

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  • L’Amérique défavorisée, proie de l’industrie des gaz de schiste :

    Lire ici

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  • Un rassemblement à Barjac dans le Gard est organisé ce dimanche en fin de matinée, à l’initiative du collectif ardéchois « Stop Gaz de Schiste ». Les raisons de la colère : une décision de justice rendue fin janvier qui autorise la multinationale Total à reprendre ses recherches de gaz de schiste.

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  • Après un premier projet dans le Yorkshire, validé en mai, le gouvernement britannique vient d’autoriser la mise en place d’un nouveau site d’extraction de gaz de schiste sur son territoire, dans le Lancashire cette fois-ci. Alors que les populations et les autorités locales du Lancashire, dans le nord-ouest de l’Angleterre, étaient majoritairement opposées au projet d’extraction de gaz de schiste dans la région, le gouvernement a décidé de donner son feu vert. La société de prospection Cuadrilla sera donc autorisée à pratiquer la fracturation hydraulique afin d’extraire le gaz des sous-sols pour son projet de Preston New Road.

    Le gouvernement avait déjà autorisé un projet d’extraction de gaz de schiste sur le territoire britannique en mai dernier. La société Third Energy pourra donc rechercher du gaz par fracturation hydraulique dans le Yorkshire à partir de cet hiver. Si le projet de Preston New Road pose davantage problème, cela vient de la solution utilisée pour extraire le gaz : la fracturation hydraulique horizontale. Censée permettre d’extraire plus de ressource, elle présente également un plus grand danger d’un point de vue environnemental.

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