English German Espagnol Portugese Chinese Japanese Arab Rusian Italian Norvegian Dutch Hebrew Polish Turkish Hindi
Accueil du site > 06- Livre Six : POLITIQUE REVOLUTIONNAIRE > 0 - Le programme révolutionnaire > La voie étroite des révolutionnaires, entre opportunisme et sectarisme (...)

La voie étroite des révolutionnaires, entre opportunisme et sectarisme ?

jeudi 14 juin 2012, par Robert Paris

Non, telle n’est pas notre vision du rôle des révolutionnaires, rester isolés, détenteurs de vérités absolues incontestables et immuables, coupés du reste du monde, enserrés entre deux abîmes effroyables, apeurés à l’idée de chuter d’un côté ou d’un autre, et pourtant la recherche de la voie révolutionnaire n’est pas un long fleuve tranquille, car les révolutionnaires, capables de remises en question, sont aussi capables de remettre en cause des éléments essentiels du programme communiste révolutionnaire, comme nous allons le montrer. Ils peuvent ainsi lui faire bien plus de mal que la société bourgeoisie et son Etat ne pourraient en faire, et ce n’est pas pour trahir mais par désir de réussir...

La voie étroite des révolutionnaires, entre opportunisme et sectarisme ?

Il y a de la diversité dans les groupes révolutionnaires. Les uns prétendent s’adapter à ce qu’ils estiment le niveau de conscience des travailleurs. Les autres n’en tiennent aucun compte. Les uns refusent toute revendication économique. Les autres en font la base de toute politique des révolutionnaires dans la classe ouvrière. Les uns refusent toute participation aux syndicats et aux élections. Les autres s’y vautrent. Les uns refusent tout débat avec d’autres courants révolutionnaires, les autres ouvrent toutes grandes les portes de leur organisation à n’importe quel courant pseudo radical. Les uns s’abstiennent de toute activité revendicative. Les autres s’en tiennent à ce syndicalisme pur. Pour les uns, seule compte la théorie, pour les autres seule la pratique. Les uns sont de véritables laboratoires théoriques mais restent des savants en chambre. Les autres refusent toute élaboration théorique. Les sectaires et les opportunistes se croient diamétralement opposés et pourtant ils sont deux pendants inséparables d’une même faiblesse politique, celle du courant révolutionnaire. Faiblesse politique ne signifie pas faiblesse en nombre, en influence, en intervention, mais manque de courage politique pour affronter les situations et assumer l’isolement, parfois, du point de vue vraiment révolutionnaire, parmi les militants eux-mêmes et dans la classe ouvrière.

Eh oui, pour les révolutionnaires, la voie est étroite et le chemin escarpé. Il ne s’agit nullement de prendre des pentes faciles, des chemins aisément reconnaissables, de suivre les masses à la trace, en se contentant de rester deux pas en avant. Parfois, il faut être même en arrière et parfois, ou sur certains points, cent pas devant. Jamais il ne faut remplacer les masses prolétariennes par d’autres forces, syndicales, électorales, forces armées ou désarmées… Les choix des révolutionnaires n’ont rien de simple et nécessitent d’abord une analyse de la situation mondiale du capitalisme, une philosophie de la rupture révolutionnaire et une étude de la politique des classes dirigeantes dans le cadre de la crise systémique.

Le premier principe d’une politique révolutionnaire dans la classe ouvrière est de ne pas cacher le sens de la situation : la situation objective de l’économie mondiale est révolutionnaire ; on n’en sortira pas avec des réformes. Ou la classe dirigeante en sortira broyée ou c’est la classe ouvrière et les milieux populaires qui seront broyés. Il ne s’agira pas d’une simple lutte économique. Il ne faut pas croire qu’on va faire pression, qu’on va faire reculer. Il ne faut pas illusionner les masses. Le monde n’est plus le même et les perspectives changent. Ne pas être compris des travailleurs aujourd’hui est moins grave que de contribuer à les aveugler.

Bien des groupes partent, au contraire, d’autres principes. Ceux-ci sont fondés sur l’idée – juste par ailleurs – qu’il faut construire le parti révolutionnaire. Leur raisonnement peut être ainsi résumé :

- nous sommes l’embryon du futur parti

- nous devons gagner les masses

- pour cela, il faut partir des revendications concrètes de celles-ci et les transformer en revendications transitoires qui amèneront les luttes à déborder le réformisme des appareils. Ces luttes nous donneront alors la direction de ces luttes et permettront à la fois de renforcer la classe opprimée et sa direction politique, le parti. Cela leur semble à la fois plus facile et plus réaliste que de développer nos analyses de la situation et de défendre directement les perspectives communistes révolutionnaires.

A priori, on ne voit aucune erreur dans ce raisonnement. Une remarque cependant, nous ne pouvons pas partir des besoins, même politiques, des travailleurs ou des révolutionnaires. Nous pouvons encore moins partir des intérêts du groupe qui s’intitule communiste révolutionnaire. Nous ne pouvons pas non plus limiter la discussion sur ce qui est nécessaire aux luttes au simple énoncé de quelques revendications que, trotskysme oblige, nous intitulerions de « transitoires » par opposition à la fois aux revendications réformistes et au programme de la prise du pouvoir par le prolétariat.

Mais, me direz-vous, c’est Trotsky, lui-même, qui a mis en avant cette conception dans son fameux « programme de transition ». C’est même lui qui a énoncé l’idée que la crise est celle de la direction révolutionnaire. En somme, Trotsky aurait bel et bien expliqué que l’essentiel est de construire le parti et que la manière d’y parvenir au travers de la crise consiste à mettre en avant des revendications transitoires.

Nous allons essayer de lire autrement le point de vue de Trotsky et, aussi, celui qui nous est nécessaire aujourd’hui.

Et, tout d’abord, ramener le programme de transition à de simples revendications dites transitoires suppose que des revendications puissent être, en soi, plus transitoires ou plus révolutionnaires que d’autres. Aucune revendication n’est en soi révolutionnaire ou transitoire, insoutenable, dans aucune circonstance, même par calcul, par des réformistes.

Non, les revendications justes -qui ne sont pas nécessairement les plus radicales - ne le sont (justes) qu’en fonction d’une politique révolutionnaire se fondant sur des organisations prolétariennes de masse, les comités, les conseils, les soviets en somme. Et les soviets, ce n’est pas une revendication. Le parti, et a fortiori les syndicats, ne remplacent pas les soviets. Les revendications sont transitoires si elles permettent aux travailleurs de faire franchir la transition à… leur conscience de classe.

Car, notre problème numéro un, c’est justement la conscience des prolétaires qu’en période de crise systémique, même des revendications simples comme de préserver leur emploi, leur salaire, leur logement, leur famille, nécessitent de renverser le pouvoir bourgeois.

Le programme de transition est « de transition » parce qu’il indique dès maintenant qu’il va falloir aller au renversement de l’Etat bourgeois, la destruction des parlements, des administrations, de la justice, de l’armée et de la police de la bourgeoisie. Quiconque, au travers de n’importe quelles revendications, cache cela, même s’il dénonce la social-démocratie ou le réformisme, n’a en rien un programme de transition. Un programme de transition est un programme révolutionnaire qui n’attend pas la situation révolutionnaire, celle où les masses sont déjà révolutionnaires, celle où la classe dirigeante ne peut plus gouverner, pour présenter une perspective révolutionnaire socialiste. Le caractère défensif de la lutte n’empêche nullement de présenter aux masses la perspective révolutionnaire, tel est le sens profond de la notion de programme de transition. Car il s’agit de situations où la situation économique et politique ainsi que l’état d’esprit des masses peuvent changer du tout au tout en un temps relativement court.

Désolé de rappeler des idées aussi simples, mais il semble que certains « trotskystes » l’aient oublié ou cherchent à l’oublier.

Aucune situation, même très défensive, ne justifie de transformer des ennemis de classe en prétendus alliés conjoncturels. Ce type de calculs qui est fréquent chez les groupes d’extrême gauche, trotskystes ou pas, sous prétexte de programme de transition ou pas, est une politique opportuniste.

L’opportunisme n’a pas besoin d’être un calcul de se vendre consciemment à la bourgeoisie. Il lui suffit de vouloir "s’adapter à la réalité" en prétendant ainsi réussir plus vite... Jamais l’opportunisme n’a débuté par une trahison directe consistant à se vendre aux intérêts capitalistes. Le développement des situations, des organisations, des classes ne signifie pas que leurs participants avaient l’intention d’arriver à ces fins. C’est faire abstraction du caractère objectif du développement. Ne sont pas réformistes seulement ceux qui se disent réformistes. Non, généralement les partis qui se disent réformistes sont simplement des agents directs de l’impérialisme et non des courants situés entre deux classes sans avoir choisi d’être clairement dans un camp.

Il ne suffit pas de se dire révolutionnaire pour l’être. Cela ne signifie pas que nous ayons l’intention de distribuer des bons ou des mauvais points aux divers groupes existants. Nous voulons seulement que chacun se dote de critères de jugement politique pour ne pas être ensuite complètement déboussolés par les développements des situations qui découleront de la crise du système.

Il y a ceux qui nous disent : unissons-nous, nous sommes tous des gens qui nous revendiquons de la révolution et du prolétariat communiste, nous sommes d’accord pour des revendications transitoires qui mènent de la défensive à l’offensive, organisons-nous ensemble.

Est-ce que le fait de refuser cette proposition serait du sectarisme ?

Cela peut l’être. Cela dépend des raisons de ce refus. Cela dépend si c’est un refus de discuter entre groupes qui se réclament de la révolution.

Et cela dépend si ces propositions sont le début d’un débat entre révolutionnaires ou un moyen d’éviter ce débat.

On pourrait croire que le sectarisme et l’opportunisme se combattent. Certains groupes cultivent cette illusion. Ils croient se défendre de l’opportunisme par des cloisons organisationnelles. Ils prétendent lutter contre le sectarisme par l’absence de principes.

Pourquoi l’opportunisme et le sectarisme sont-ils inséparables dans les groupes d’extrême gauche ? Le sectarisme signifie qu’on remplace complètement la conscience révolutionnaire des masses par les décisions de la direction politique du groupe. Le groupe "sait" ce qui est bon ou mauvais en lieu et place du prolétariat, ce qui n’est nullement une vision trotskyste ni léniniste. Or le pendant de cette manière de voir n’est pas seulement que l’on va former les militants sans les débats avec les autres courants. Non, l’essentiel est que l’on croie que l’intérêt du groupe est identique avec la construction du parti révolutionnaire et avec les intérêts historiques du prolétariat révolutionnaire. C’est faux. Et le résultat est qu’au fur et à mesure des choix politiques que cela les amènera à faire, l’intérêt du groupe sera privilégié et deviendra de l’opportunisme. Par exemple, le groupe sectaire justifiera tout ce qui favorise ses positions au sein des syndicats indépendamment de la justesse de la politique qui y est défendu. Ainsi, il deviendra progressivement opportuniste, même s’il ne le souhaitait pas et était persuadé que cela suffisait pour que cela ne lui arrive pas.

Quant au groupe révolutionnaire opportuniste, il deviendra aussi sectaire. En effet, il ne supportera pas que l’on dévoile son opportunisme.

Les deux travers ne sont deux positions opposées qu’il faut fuir. Ce sont les deux pendants d’un même travers qui consiste à développer l’organisation comme un but en soi.

Bien sûr, nous ne sommes pas anarchistes et nous ne considérons pas que la fuite face à toute forme d’organisation soit une solution politique. Cependant, si nous ne sommes pas aveugles, nous n’ignorons pas que toutes les formes organisationnelles posent problème. Il y a bien sûr l’Etat qui est un instrument des classes sociales et qui est donc une conséquence de la barbarie sociale. Participer à l’Etat bourgeois est bien sûr incompatible avec tout point de vue révolutionnaire. Mais construire un Etat ouvrier n’est pas le choix qui sauve de tous les problèmes. Les révolutionnaires Lénine et Trotsky n’ont cessé de rappeler que l’Etat ouvrier reste la barbarie et reste même, en partie, un Etat bourgeois. Cela peut paraître contradictoire mais cela l’est dialectiquement. Les contradictions sont inséparables. Celui qui ne veut pas raisonner dialectiquement s’écarte de la réalité qui est dialectique. Celui qui sépare les contraires par une barrière infranchissable se contente de s’interdire de comprendre la réalité.

Les groupes révolutionnaire sont-ils ou non révolutionnaires ? Oui et non. Celui qui croit qu’il est facile de dire oui ou de dire non se trompe. Les groupes sont comme le reste du monde : ils sont contradictoires. Ils peuvent se dire révolutionnaires et payer cher, par leur petitesse par exemple, le fait de défendre cela, il n’empêche qu’ils peuvent cultiver un conservatisme. Ils peuvent cultiver la confiance en une direction comme remplacement de la formation politique des révolutionnaires. Ils peuvent cultiver l’activisme comme remplacement d’une politique révolutionnaire. Ils peuvent cultiver la croyance que les militants ou les dirigeants savent ce qui est bon pour les travailleurs à la place des travailleurs eux-mêmes. Et, dans ce cas, le groupe qui se voudrait et qui se croirait le meilleur groupe révolutionnaire deviendrait ainsi un facteur conservateur.

Bien sûr, ces groupes peuvent vouloir renverser la bourgeoisie ou penser qu’ils agiront pour cela si l’occasion s’en présente. Cela ne signifie pas qu’ils préparent vraiment les militants à ce type de tâche et de politique.

De quoi ont besoin aujourd’hui les militants communistes révolutionnaires pour progresser ?

Il faut qu’ils étudient la politique et il faut aussi qu’ils s’activent. Et pas l’un sans l’autre ni l’un séparément de l’autre.

Il faut qu’ils participent de l’activité quotidienne de la lutte des classes et, en même temps, qu’ils apprennent la science philosophique de la révolution. Et pas l’un sans l’autre ni l’un séparément de l’autre. Ils ne sont ni des « pragmatiques » ni des activistes ni des docteurs en chambre, des prétendus spécialistes. Il faut qu’ils ne s’isolent pas de la réalité, du niveau de la lutte et de la conscience de classe là où ils militent mais il ne faut pas qu’ils s’adaptent à ce niveau de lutte ou de conscience. Il ne faut pas qu’ils prétendent que le niveau bas de la lutte des classes ou de la conscience de classe justifierait de cacher qui sont les amis et les ennemis des travailleurs, en particulier quand il s’agit des directions syndicales. Est-ce que l’essentiel est d’unir les groupes révolutionnaires qui rejetteraient à la fois le sectarisme et l’opportunisme pour mener une propagande collective ou pour constituer un groupe un peu plus grand. Cela peut arriver bien sûr mais ce n’est pas un but en soi et cela ne doit pas être le but des discussions entre groupes. Poser comme un principe que les discussions entre groupes doivent viser à s’unir dans un même groupe, dans un même tract, dans un même journal, ce n’est pas vraiment discuter.

De quoi devraient discuter entre eux les révolutionnaires ? Pas d’abord des choix tactiques. Pas d’abord des choix de revendications, de méthodes syndicales ou de tactiques électorales.

Il faut d’abord qu’ils discutent de l’état de la société bourgeoise, de ses problèmes, de ses perspectives mondiales. Ils doivent mesurer le rapport des forces entre bourgeoisie capitaliste et prolétariat, des deux principales forces de la société en fonction des buts actuels des classes dirigeantes. On ne peut en effet apprécier les succès ou insuccès de la bourgeoisie par rapport au prolétariat sans répondre à la question : qu’est-ce qui va être nécessaire dans la période qui vient aux classes dirigeantes vue la crise mondiale systémique ?

C’est seulement ensuite que nous pouvons poser les autres questions comme celle des luttes prolétariennes nécessaires et des perspectives à développer pour celles-ci.

Comment pourrions-nous estimer de la justesse des perspectives de lutte sans accord sur la situation mondiale et les perspectives du capitalisme, sur les tâches ?

Ensuite, il faut discuter de la philosophie des révolutionnaires et, en la matière, la difficulté provient que nombre de groupes négligent complètement la discussion philosophique ou l’isole totalement du reste des méthodes politiques. Or ces méthodes sont profondément philosophiques. La méthode dialectique n’a rien de spontanée, d’évident et ne ressemble nullement au bons sens. Pourtant, sans la méthode dialectique, aucune politique révolutionnaire n’est possible.

Voilà ce qui nous semble des discussions indispensables entre groupes révolutionnaires.

Bien sûr, certains peuvent prétendre qu’il est plus urgent de nous unir contre les attaques anti-sociales qui menacent les travailleurs.

Il y aura toujours des raisons pour les adeptes du pragmatisme politique, pour les défenseurs de la logique de groupe, afin refuser de poser d’abord les questions de fond, mais cela ne doit pas nous faire reculer à plus tard les débats fondamentaux. On ne construit pas – ni le parti révolutionnaire ni le rapport de forces des prolétaires - sur du sable. C’est construire sur du sable que de ne pas discuter des choix de fond. Il ne faut pas renoncer à débattre des questions de philosophie, de sciences, d’économie car cela fonde nos choix politiques. Où voyons nous des questions philosophiques à se poser dans les problèmes politiques cruciaux de l’heure ?

Eh bien, la question de savoir comment la structure auto-organisée du capitalisme peut s’effondrer est une question philosophique. La notion de mort d’un système émergent l’est aussi. Le fonctionnement du capitalisme est dialectique et nécessite la dialectique pour sa compréhension. Les crises classiques et périodiques avaient un rôle à la fois destructeur et constructeur en nettoyant le système de ce que le caractère aveugle du système ne permettait pas de balayer. Ceux qui croient que, du moment qu’il y a du profit, du moment qu’il y a des exploiteurs et des exploités, le système se porte bien, raisonnent différemment de nous. Les crises, aussi destructrices puissent-elles être, étaient les modes de régulation inévitable du capitalisme incapable de se réguler par avance. Le fait que le système ne puisse plus actuellement laisser la crise détruire les entreprises non rentables, le fait que les crises soient bloquées par des entrées en masse de capitaux d’Etat, loin de prouver que le grand capital parvient à éviter les crises, montre qu’il a quitté son fonctionnement capitaliste. La béquille étatique lui est devenue indispensable parce que les capitaux privés ne s’investissent plus pour créer de la plus-value. C’est un système mort.

Bien sûr, une telle philosophie est contraire au bon sens : le capitalisme est toujours devant nous, entend-on. Les énoncés scientifiques ont toujours été contraires au bon sens. Ce dernier nous dit qu’un objet qu’on ne touche pas (auquel on ne fournit pas de l’énergie de l’extérieur) est immobile et c’est faux. Ce bon sens nous dit qu’il y a égalité de l’action et de la réaction et c’est faux. Il nous dit qu’il y a une loi de cause à effet, entre une cause première et un effet second, et c’est faux. Il nous dit qu’une particule doit exister ou ne pas exister. De même pour une onde. Il nous dit qu’un phénomène est ou onde ou particule. Et c’est faux. Et on en passe.

Il en va de même en politique, dans l’étude de la lutte des classes. Le bon sens est trompeur. La dialectique des contraires est indispensable et elle est loin d’être connue de ceux qui en ont le plus besoin : des révolutionnaires. N’a-t-on pas vu des groupes trotskystes négliger l’étude de la dialectique alors que Trotsky faisaient mille fois remarquer sa nécessité pour comprendre la crise, pour comprendre la nature de l’Etat russe, pour comprendre l’histoire et la politique.

Alors, camarades, la première des choses qui nous manque n’est pas d’agir ensemble mais de discuter ensemble de toutes ces questions. Si, comme nous, vous pensez que le temps presse, alors pressons-nous de le faire…

LIRE AUSSI :

Les tâches fondamentales des communistes révolutionnaires

Le programme révolutionnaire de notre époque

Discussion sur le programme de transition

Répondre à cet article

SPIP | squelette | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0