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Accueil du site > 03 - Livre Trois : HISTOIRE > 2eme chapitre : Révolutions de l’Antiquité > Quelques exemples qui montrent, n’en déplaise aux historiens et autres (...)

Quelques exemples qui montrent, n’en déplaise aux historiens et autres penseurs du pouvoir, que toutes les civilisations ont disparu du fait des révolutions réalisées par les opprimés et parce que le système avait atteint ses propres limites...

vendredi 28 octobre 2011, par Robert Paris

Les chutes des civilisations amérindiennes

Olmèques en 950 avant J.-C. et en 500 avant J.-C. :

Les signes d’effondrement commencent en 900 avant notre ère (chute de San Lorenzo), puis vers 500 avant notre ère (chute de La Venta). Cette civilisation disparaît alors brutalement et totalement.

950 avant J.-C. : chute révolutionnaire du pouvoir olmèque à San Lorenzo. Les monuments sont intentionnellement mutilés. De nombreux monuments retrouvés par les archéologues avait été brutalement brisés, les statues décapitées et enterrées, les autels fragmentés ; les vandales s’étaient même attaqués aux têtes colossales, où ils avaient creusé à grand peine des entailles et des trous circulaires. Un des vestiges les plus frappants de ce qui dut être une révolution extraordinairement violente est le « monument 34 », très belle statue privée de sa tête et de ses bras (qui devaient être articulés et mobiles) mais qui, représentant un homme agenouillé, témoigne d’une exceptionnelle virtuosité sculpturale. 500 avant J.-C : deuxième chute de la civilisation Olmèque (La Venta, Los Cerros,...) qui gagne progressivement toutes les villes et colonies de l’empire. La fin de la civilisation de La Venta demeure ensevelie dans le mystère. Ce que nous constatons, c’est qu’entre 450 et 325 av. J.-C. toute activité a cessé dans l’île. Plus de constructions, plus de fosses creusées pour recueillir les offrandes de serpentine, plus de caches à figurines de jade. L’élite dirigeante a disparu : chassée, exterminée ou simplement partie en exil ? Une nouvelle activité s’y manifeste : c’est une activité de destruction et de pillage. Des monuments sont alors brisés, des statues décapitées, des stèles martelées… La civilisation olmèque disparaît totalement et brutalement en 500 avant J.-C., la population détruisant toutes les manifestations de la domination des classes dirigeantes.

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Teotihuacàn en 550 après J.-C. : Teotihuacan s’effondra au cours du 8ème siècle. Comme ses principaux édifices ont été brûlés et détruits, on pense que les plus pauvres s’étaient soulevé contre la hiérarchie. Une insurrection civile fait tomber Teotihuacàn. Survint un événement dramatique. Des découvertes archéologiques ont mis en évidence l’existence de combats féroces qui se seraient déroulés dans le centre de la cité, des monuments abattus et détruits, des temples profanés. La totalité du centre de Teotihuacàn fut incendiée. Le déclin de l’architecture et des arts implique une catastrophe qui aurait mis fin au fonctionnement interne de la cité. Il est aussi possible que l’importance du commerce de Teotihuacàn ait minimisé le pouvoir des prêtres, la ville devenant alors plus un lieu de négoce qu’un centre rituel. Il est peut-être significatif que les combats les plus violents aient eu lieu au cœur même du centre cérémoniel. C’est là que se trouvent les signes de destruction délibérés, de profanation et d’incendie. Bien qu’il se fût agi d’une enceinte sacrée, c’est dans cette partie de Teotihuacàn que vivaient les notables et les prêtres et que se situaient les bâtiments administratifs importants. On ne trouve aucune trace de combat ou d’incendie dans les quartiers des artisans ou dans les faubourgs où habitait la plus grande partie de la population. Ces données archéologiques ont permis d’avancer que Teotihuacàn avait été le siège d’une brève mais désastreuse insurrection civile.

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Anasazis en 1300 après J.-C. :

La société du Chaco Canyon se transforma en un petit empire, divisé en une aristocratie bien nourrie vivant dans le luxe et une paysannerie moins bien nourrie, chargée de travaux et de la production de nourriture. Les grandes maisons se distinguaient par une architecture plus raffinée (…) beaucoup plus d’objets de luxe importés. La dernière construction mise à jour à Pueblo Bonito, et qui remonte à la décennie précédant l’an 1110, est un complexe d’habitations cernant la partie sud de la place centrale, qui auparavant était ouverte vers l’extérieur. Cette disposition de défense peut suggérer des conflits. Sur d’autres sites anasazis, on trouve de plus nombreuses traces de conflits. Sur ces sites du sud-ouest qui survécurent à Chaco Canyon (les colonies anaszis de Kayenta), jusqu’à une date postérieure à l’an 1250, de violents combats se déroulèrent, ainsi que le prouvent un grand nombre de murs défensifs, de douves et de tours, des amoncellements de petits casques, des villages brûlés, des corps qui n’avaient pas été enterrés. À partir de 1300, les Anasazis se réfugièrent dans la vallée du Río Grande et au centre de l’Arizona. On finit par perdre leur trace.

Mayas en plusieurs révolutions entre 800 à 900 après J.-C. :

Devant l’impuissance des classes possédantes à résoudre les problèmes et l’inefficacité des sacrifices, le mal être social conduisit probablement à une nouvelle philosophie de vie, avec de nouvelles valeurs. L’ensemble conduisit à des révoltes qui attentèrent jusqu’aux plus hauts dirigeants et prêtres (intermédiaires impuissants auprès des dieux, mais de plus en plus exigeants auprès du peuple), parachevant une décadence programmée. La famille royale est violemment massacrée dans son palais à Cancuen (cinquante cadavres abandonnés avec leurs objets précieux), les assaillants abandonnant toutes les richesses de la royauté sur le lieu même du massacre. L’agonie des métropoles édifiées dans les régions de Petén, du Belize, du Honduras et du Chiapas se reflète dans l’arrêt subit des inscriptions : la datation des monuments cesse progressivement sur différents sites, sans que l’on comprenne pourquoi. Que s’est-il produit ? A cette question, les archéologues et historiens ont cherché à répondre en invoquant tantôt des épidémies, des désordres populaires, des inondations ou l’irrésistible envahissement de la forêt. Ils ont postulé des changements climatiques l’abandon des terres et le défaut d’entretien des canaux de drainage, provoquant des attaques massives de malaria… Ils mentionnent aussi de véritables révolutions, suite à la surexploitation de la main d’œuvre.

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Toltèques en 1168 après J.-C. :

L’Etat guerrier toltèque est un produit des leçons tirées par la classe dirigeante de l’échec de Teotihuacàn. La caste des prêtres de cette grande ville avait été incapable, ne disposant d’aucune armée permanente, de sauvegarder le pouvoir face à la révolution sociale. L’autorité des prêtres semble avoir été remplacée, du moins partiellement, par une bureaucratie composée principalement de chefs militaires. Si Tula était à l’origine la capitale connue d’un empire commercial pacifique, elle était en fait devenue le centre politique et militaire (avec une armée permanente) d’un Etat guerrier. Ayant privilégié la guerre au commerce, les Toltèques auraient détrôné dans leur capitale, Tula, le dieu de paix Quetzalcoatl (considéré comme le dieu de Teotihuacan, fondateur de la ville de Tula) au profit du dieu de guerre Tezcatlipoca (démon de la mort par le feu, des sacrifices humains et dieu de la guerre) au profit duquel se pratiquaient de nombreux sacrifices humains, alors que les sacrifices à Quetzalcoatl sont constitués de fruits, de fleurs et de papillons. Tula avait été construite sur la base d’un grand empire commercial. La lutte entre la bourgeoisie montante et les chefs religieux et militaires a entraînés les exploités et explosé violemment. La ville de Tula a été entièrement brûlée par les révoltés, détruite puis abandonnée.

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Lambayèque (ou Sicàn) en 750, en 1100, puis en 1300 après J.-C. :

Chaque chute de la société a représenté la fin définitive d’une grande ville de cette civilisation : 750 de notre ère : chute de la ville de Pampa Grande 1100 de notre ère : chute de la ville de Batan Grande 1300 de notre ère : chute de la ville de Tùcume et fin définitive de la civilisation Il existe un lien commun dans ces trois villes. Un incendie a ravagé le sommet des monuments juste avant l’abandon de la ville. On n’a retrouvé aucune trace d’invasion, ni de combats. Ce sont donc les habitants eux-mêmes qui ont mis le feu aux pyramides, détruisant ce qu’ils avaient mis des centaines d’années à construire… Les strates archéologiques de Batan Grande révèlent que la ville a été frappée de plein fouet par un mur d’eau… Mais, pour les gens, ces catastrophes ne pouvaient être que l’expression de la colère des dieux. Donc, si ces phénomènes se produisaient, c’est que les seigneurs et les pyramides n’avaient pas su les protéger. A chaque nouvelle catastrophe qui provoquait de nombreux morts, des famines et des épidémies, la population quittait la ville pour trouver protection ailleurs. Devenue maudite, la pyramide était incendiée. Le fait de brûler une pyramide signifie aussi détruire le pouvoir d’un grand seigneur-chef religieux et de sa caste. C’est une révolution et pas seulement un acte purificateur, comme cela est souvent présenté. Cela nécessite donc une révolution populaire !

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Caral en 1500 avant J.-C. :

A Caral, il n’y avait pas d’Etat, pas d’hommes en armes, pas d’armée étrangère à proximité, mais cela n’a pas empêché qu’à partir du moment où les conditions ne permettaient plus de nourrir la population, celle-ci se révolte contre le diktat des prêtres et des rois… Il n’y avait pas d’armes sur les sites de Caral mais le régime social et politique avait disparu corps et biens, laissant seulement les pyramides !!! La société des prêtres de Caral n’a pas été aussi éternelle qu’elle l’affirmait !!! Les paysans ont simplement abandonné à eux-mêmes les classes dirigeantes et leurs champs et sont retournés vivre dans la jungle !!! La société s’est effondrée définitivement...

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Les civilisations sont-elles vouées à disparaître ... brutalement ?

Vagues révolutionnaires internationales

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