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	<title>Mati&#232;re et R&#233;volution</title>
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	<description>Contribution au d&#233;bat sur la philosophie dialectique du mode de formation et de transformation de la mati&#232;re, de la vie, de l'homme et de la soci&#233;t&#233;. Ce site est compl&#233;mentaire de https://www.matierevolution.org/</description>
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		<title>Mati&#232;re et R&#233;volution</title>
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		<title>Fran&#231;ois Chesnais : Le capitalisme est mort parce qu'il a atteint des limites infranchissables en termes d'accumulation du capital&#8230;</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Crise Crisis</dc:subject>
		<dc:subject>Capitalisme - capitalism</dc:subject>

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&lt;p&gt;Fran&#231;ois Chesnais : &lt;br class='autobr' /&gt;
Le capitalisme est mort parce qu'il a atteint des limites infranchissables en termes d'accumulation du capital&#8230; &lt;br class='autobr' /&gt;
Chesnais est un des rares &#233;conomistes marxistes &#224; avoir reconnu en 2007-2008 la fin du capitalisme. Contrairement &#224; ce que l'on pourrait imaginer, ceux qui se revendiquent du marxisme, qu'ils soient militants politiques, &#233;conomistes ou &#233;crivains, sont loin de reconnaitre en 2007-2008 l'&#233;pisode final du capitalisme comme syst&#232;me dynamique dont les r&#233;cessions (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.matierevolution.fr/spip.php?rubrique84" rel="directory"&gt;5- L'&#233;conomie mondiale en route vers une nouvelle crise syst&#233;mique qui en termine avec l'ancien monde&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://www.matierevolution.fr/spip.php?mot47" rel="tag"&gt;Crise Crisis&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.matierevolution.fr/spip.php?mot280" rel="tag"&gt;Capitalisme - capitalism&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Fran&#231;ois Chesnais :
&lt;p&gt;Le capitalisme est mort parce qu'il a atteint des limites infranchissables en termes d'accumulation du capital&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Chesnais est un des rares &#233;conomistes marxistes &#224; avoir reconnu en 2007-2008 la fin du capitalisme. Contrairement &#224; ce que l'on pourrait imaginer, ceux qui se revendiquent du marxisme, qu'ils soient militants politiques, &#233;conomistes ou &#233;crivains, sont loin de reconnaitre en 2007-2008 l'&#233;pisode final du capitalisme comme syst&#232;me dynamique dont les r&#233;cessions et les crises sont les respirations, les ponctuations, indispensables au fonctionnement. Depuis 2008, toute crise est imm&#233;diatement combattue &#224; fond par les Etats et banques centrales car elle mettrait en cause tout le syst&#232;me. Plus question de laisser un seul grand capitaliste chuter. Cela signifie que cette date marque le mot &#171; fin &#187; non seulement pour les crises capitalistes dites classiques mais aussi pour le capital non financier, pour la mondialisation, pour le d&#233;veloppement industriel, pour la d&#233;mocratie capitaliste, pour les relations internationales pacifiques, pour la stabilit&#233; mondiale, pour la d&#233;mocratie, pour l&#233; d&#233;veloppement de la sant&#233; et on en passe. A la base de cette chute historique d&#233;finitive, il y a la limite atteinte de l'accumulation du capital issue du travail humain productif. Depuis 2008, la part du capital qui n'est pas investie dans la production n'a pas cess&#233; de grandir, y compris en Chine ! Bien s&#251;r, dans les p&#233;riodes de r&#233;cession et de crise, cette part augmentait mais de mani&#232;re peu durable. D&#233;sormais, cette part augmente sans cesse. La finance a tout envahi. La sp&#233;culation aussi. Et l'ensemble ne tient plus qu'&#224; des manipulations de plus en plus hasardeuses des Etats et des banques centrales, au coup par coup, en aveugle. La classe capitaliste a conscience qu'elle est d&#233;pass&#233;e par la nouvelle situation. Cela ne veut pas dire qu'elle va d&#233;clarer forfait, bien entendu, et laisser la place au prol&#233;tariat r&#233;volutionnaire et au socialisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce que je mets en discussion est de savoir si la crise &#233;conomique et financi&#232;re mondiale de 2007-2008 peut simplement &#234;tre vue comme une &#171; tr&#232;s grande crise &#187; d'un capitalisme encore capable de s'ouvrir une nouvelle longue phase de reproduction &#233;largie &#224; l'&#233;chelle du &#171; march&#233; mondial enfin constitu&#233; &#187;, ou au contraire le point de d&#233;part du moment historique o&#249; le capitalisme rencontrerait des limites qu'il ne pourrait plus repousser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le livre III du Capital Marx argumente que &#171; la production capitaliste tend sans cesse &#224; d&#233;passer les limites qui lui sont immanentes, mais elle n'y parvient qu'en employant les moyens, qui de nouveau, et &#224; une &#233;chelle plus imposante, dressent devant elle les m&#234;mes barri&#232;res &#187;[5]. La question pos&#233;e est de savoir si la production capitaliste s'affronte d&#233;sormais &#224; des barri&#232;res qu'elle ne peut plus ou pas d&#233;passer m&#234;me temporairement. On serait en pr&#233;sence de deux formes de limites infranchissables ayant de tr&#232;s fortes implications pour la reproduction du capital et la gestion de l'ordre bourgeois, surtout pour la vie civilis&#233;e. L'une, attenant aux effets de l'automatisation, remonte au 19&#176; si&#232;cle et a un caract&#232;re immanent, interne au mouvement du capital sur lequel Marx a fortement insist&#233;. L'autre, attenant &#224; la destruction par la production capitaliste, des &#233;quilibres &#233;co-syst&#233;miques, notamment de la biosph&#232;re, n'a pas &#233;t&#233; pr&#233;vue par Marx et a d'abord &#233;t&#233; d&#233;finie comme limite externe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Commen&#231;ons par la premi&#232;re au sujet de laquelle Ernest Mandel a d&#233;fendu d&#232;s 1986 la th&#232;se d'un changement qualitatif. La maximisation du profit, elle-m&#234;me sans limite, repose sur la maximisation du montant de plus-value ou survaleur produite et r&#233;alis&#233;e. Elle suppose contradictoirement l'emploi du plus grand nombre possible de prol&#233;taires et le recours &#224; la m&#233;canisation, donc le remplacement du travail vivant (celui des salari&#233;s) par le travail mort (les machines), autrement la diminution de la quantit&#233; de travail vivant n&#233;cessaire pour mettre en valeur un capital d&#233;termin&#233;. De ce fait &#233;crit Marx,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &#171; l'extension de la production s'affirme sous un double aspect : elle pousse &#224; l'accroissement du surtravail, c'est-&#224;-dire &#224; la diminution du temps indispensable &#224; la reproduction de la force de travail ; elle restreint le nombre d'ouvriers n&#233;cessaires pour mettre en mouvement un capital donn&#233; &#187;[6].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est l&#224; que se trouve la cause de la baisse du taux de profit. La situation du capitalisme &#233;tant encore celle d'un syst&#232;me connaissant des technologies bien moins drastiquement &#171; labour saving &#187; qu'aujourd'hui et ayant encore la plan&#232;te &#224; conqu&#233;rir, Marx pouvait &#233;crire que si &#171; l'accroissement du capital d&#233;pend &#224; la fois de sa masse et du taux du profit &#187;, la situation &#233;tait celle o&#249; &#171; le d&#233;veloppement de la production capitaliste provoque la baisse du taux du profit, mais comme il comporte la mise en &#339;uvre de capitaux de plus en plus consid&#233;rables, il en augmente la masse &#187;. L'action de &#171; ces influences contradictoires &#187; s'affirmant &#171; p&#233;riodiquement par des crises, qui sont des irruptions violentes apr&#232;s lesquelles l'&#233;quilibre se r&#233;tablit momentan&#233;ment &#187;[7].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est l'id&#233;e d'un changement de la force respective des influences contradictoires que d&#233;fend Mandel, sous la forme d'une analyse des cons&#233;quences de ce qu'il appelait le &#171; robotisme &#187;, alors &#224; ses tout d&#233;buts. En 1986 dans sa pr&#233;face &#224; l'&#233;dition Penguin Books du Volume III du Capital Mandel argumente que&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &#171; l'extension de l'automatisation au-del&#224; d'une certaine limite m&#232;ne, in&#233;vitablement, d'abord &#224; une r&#233;duction du volume total de la valeur produite, puis &#224; une r&#233;duction du volume de la survaleur r&#233;alis&#233;e. &#187; Il y voyait une &#171; limite infranchissable &#187; porteuse d'une &#171; tendance du capitalisme &#224; l'effondrement final &#187; [8].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien plus r&#233;cemment le rapport de l'automatisation avec la crise mondiale de 2007-2008 a &#233;t&#233; expos&#233; en 2011 par un auteur marxiste au parcours tr&#232;s diff&#233;rent, le chef de fil du groupe Krisis, Robert Kurz. Kurz parle de &#171; production r&#233;elle insuffisante de survaleur &#187; (&#8230;) sur fond d'une nouvelle rupture structurelle dans le d&#233;veloppement capitaliste, marqu&#233;e par la troisi&#232;me r&#233;volution industrielle (la micro&#233;lectronique) et de &#171; &#8216;limite interne du capital' qui finit par devenir une limite absolue. &#187;[9]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La seconde barri&#232;re a &#233;t&#233; progressivement cern&#233;e th&#233;oriquement par les d&#233;bats au sein de l'&#233;cologie politique &#233;tatsunienne, notamment entre James O'Connor, John Belamy Foster, Joel Kovel et Jason Moore. Ils ont commenc&#233; avec l'article de 1988 de James O'Connor sur la &#171; seconde contradiction &#187; du capitalisme. Dans le cas de l'&#233;cologie, les d&#233;bats sur les &#171; limites absolues &#187; auxquels on revient plus loin, portent d'une part sur l'ampleur des effets sur le taux de profit de la diminution des ressources naturelles non-renouvelables et de l'autre sur les cons&#233;quences autrement s&#233;rieuses de l'incapacit&#233; du capitalisme de freiner l'avanc&#233;e du changement climatique, le mode de production capitaliste ayant d&#233;velopp&#233; un type de rapport &#224; son environnement qui transforme la biosph&#232;re au point de menacer les rapports civilis&#233;s.[10]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La question de l'avenir du capitalisme est devenue une question suffisamment pressante pour que Michael Roberts consacre le dernier chapitre de son r&#233;cent livre &#224; la &#171; possibilit&#233; que le capitalisme ait atteint sa date de p&#233;remption &#187;, alors qu'il l'avait simplement &#233;voqu&#233;e jusque-l&#224; au d&#233;tour de phrases &#233;pisodiques dans les articles sur son blog. Apr&#232;s beaucoup de tergiversations, il conclut que &#171; la Longue D&#233;pression n'est pas une esp&#232;ce de crise finale &#187;, qu'il y a &#171; toujours plus d'&#234;tres humains &#224; exploiter &#187; et qu'il y &#171; aura toujours des innovations technologiques pour lancer un nouveau Kondratiev &#187; alors qu'il aligne dans ce m&#234;me chapitre des &#233;l&#233;ments qui sugg&#232;rent le contraire. Il estime que &#171; le capitalisme r&#233;cup&#233;rera &#224; un moment donn&#233; la sant&#233; &#187;, proposant pour terminer une d&#233;finition bien particuli&#232;re de la barbarie, comme &#171; une chute &#224; un niveau de productivit&#233; du travail et dans des conditions de vie pr&#233;capitalistes &#187; qui contraste singuli&#232;rement avec celle que Mandel donne plus bas[11].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les enjeux politiques&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La rencontre par le capitalisme de limites qu'il ne peut pas franchir ne signifie en aucune mani&#232;re la fin de la domination politique et sociale de la bourgeoisie, encore moins sa mort, mais elle ouvre la perspective que celle-ci entraine l'humanit&#233; dans la barbarie. L'enjeu est que celles et ceux qui sont exploit&#233;s par la bourgeoisie ou qui n'ont pas partie li&#233;e avec elle, trouvent les moyens de se d&#233;gager de son parcours mortif&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les implications sociales et politiques d'une &#171; stagnation s&#233;culaire &#187; bien plus s&#233;rieuse dans ses fondements que celle des ann&#233;es 1930 sont difficiles &#224; mesurer mais &#233;videmment immenses, d'autant plus que la situation peut basculer en cas de rupture d'un point de l'&#233;cosyst&#232;me sous l'effet du changement climatique. Une croissance tr&#232;s faible du PIB mondial, et plus encore du PIB per capita pose d&#233;j&#224; de tr&#232;s grands probl&#232;mes aux bourgeoisies. Le march&#233; mondial est fait de groupes industriels et bancaires en concurrence brutale et d'oligarchies nationales profond&#233;ment rivales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La politique de Donald Trump traduit une situation o&#249; entre bourgeoisies tous les coups sont d&#233;sormais permis. Au plan interne la croissance des in&#233;galit&#233;s (revenus, patrimoines, acc&#232;s &#224; l'&#233;ducation et &#224; la sant&#233;) s'accroissent et leurs cons&#233;quences toujours plus difficiles &#224; g&#233;rer. Mandel parlait en 1986 &#171; des d&#233;fis croissants de toutes les relations bourgeoises fondamentales et des valeurs de la soci&#233;t&#233; dans son ensemble &#187; cons&#233;cutive &#224; une &#171; augmentation du ch&#244;mage de masse et des secteurs marginalis&#233;s de la population, du nombre de ceux qui &#8216;abandonnent' et de tous ceux que le d&#233;veloppement &#8216;final' de la technologie capitaliste expulse du processus de production. &#187; Pour celles et ceux &#171; d'en bas &#187; qui vivent dans une soci&#233;t&#233; mondialis&#233;e domin&#233;e par le capitalisme de part en part, les implications sont extr&#234;mement s&#233;rieuses au plan quotidien comme &#224; l'horizon historique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet Mandel &#233;crivait que&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &#171; la tendance du capitalisme &#224; l'effondrement final (&#8230;.) n'est pas n&#233;cessairement favorable &#224; une forme sup&#233;rieure d'organisation sociale ou de civilisation. Pr&#233;cis&#233;ment en fonction de la d&#233;g&#233;n&#233;rescence propre du capitalisme, les ph&#233;nom&#232;nes de d&#233;cadence culturelle, de r&#233;gression dans les domaines de l'id&#233;ologie et du respect des droits de l'homme se multiplient en accompagnant la suite des crises multiformes avec lesquelles cette d&#233;g&#233;n&#233;rescence nous fera face (nous fait d&#233;j&#224; face F.C.). &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Marqu&#233; par les formes prises par la barbarie au 20&#176; si&#232;cle, Mandel pensait que&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &#171; la barbarie, en tant qu'un r&#233;sultat possible de l'effondrement du syst&#232;me, est une perspective beaucoup plus concr&#232;te et pr&#233;cise aujourd'hui qu'elle ne l'a &#233;t&#233; dans les ann&#233;es 1920 ou 1930. M&#234;me les horreurs d'Auschwitz et de Hiroshima appara&#238;tront minimes par rapport aux horreurs que l'humanit&#233; devra affronter dans la d&#233;cr&#233;pitude continue du syst&#232;me. Dans ces circonstances, la lutte pour une issue socialiste prend la signification d'une lutte pour la survie de la civilisation humaine et du genre humain. &#187;[12]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mandel mod&#233;rait cette perspective catastrophique avec ce message d'espoir inspir&#233; par le Programme de transition :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &#171; Le prol&#233;tariat, comme Marx l'a montr&#233;, unit tous les pr&#233;requis pour conduire cette lutte avec succ&#232;s ; aujourd'hui cela reste plus vrai que jamais. Et il a au moins le potentiel pour acqu&#233;rir &#233;galement les pr&#233;requis subjectifs pour une victoire du socialisme mondial. La r&#233;alisation de ce potentiel d&#233;pendra, en derni&#232;re analyse, des efforts conscients des marxistes r&#233;volutionnaires, s'int&#233;grant aux luttes spontan&#233;es p&#233;riodiques du prol&#233;tariat pour r&#233;organiser la soci&#233;t&#233; selon les principes socialistes et le conduisant vers des objectifs pr&#233;cis : la conqu&#234;te du pouvoir d'&#201;tat et la r&#233;volution sociale radicale. Je ne vois pas plus de raisons pour &#234;tre plus pessimiste aujourd'hui sur le r&#233;sultat de cette entreprise que Marx ne l'&#233;tait lorsqu'il &#233;crivait le Capital. &#187;[13]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1986, la possibilit&#233; que l'effondrement de la bureaucratie sovi&#233;tique d&#233;gage la voie &#224; la &#171; r&#233;volution politique &#187; en URSS et les d&#233;mocraties populaires &#233;tait encore ouverte, et le mouvement contemporain de mondialisation du capital &#233;tait &#224; peine lanc&#233;e. La situation dans laquelle nous sommes est toute autre. Les processus de d&#233;passement du capitalisme et de passage &#224; la soci&#233;t&#233; lib&#233;r&#233;e de la propri&#233;t&#233; priv&#233;e qui &#233;taient contenus, semblait-il, dans le mouvement m&#234;me du capital et que les gens de ma g&#233;n&#233;ration enseignions aux jeunes militants, ont perdu leur validit&#233;, y compris ceux pr&#233;sent&#233;s par Marx lui-m&#234;me[14]. La bifurcation par rapport &#224; la direction actuelle de la route o&#249; l'humanit&#233; est engag&#233;e d&#233;pendra exclusivement de la lutte, donc de l'&#233;tat des rapports politiques de classe entre les travailleurs largo sensu et la bourgeoisie (les &#171; rapports de force &#187;). Or au plan global, ils sont pour l'instant tr&#232;s d&#233;favorables aux premiers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelques traits originaux de la crise &#233;conomique et financi&#232;re ouverte en 2007-2008&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avant de parler plus en d&#233;tail de la mani&#232;re et du degr&#233; auxquels les deux barri&#232;res sont infranchissables, il faut caract&#233;riser la crise &#233;conomique et financi&#232;re mondiale commenc&#233;e en 2007-2008. Il existe entre marxistes travaillant de par le monde anglophone et des h&#233;t&#233;rodoxes &#233;tatsuniens comme Krugman et Stiglitz, un consensus, large mais bien s&#251;r tr&#232;s flou, pour dire qu'il s'agit une tr&#232;s grande crise, d'une importance analogue &#224; celle de 1929. Certains la caract&#233;risent comme &#171; structurelle &#187; ou &#171; syst&#233;mique &#187;. Mais m&#234;me chez ceux-ci, la tr&#232;s grande majorit&#233; des &#233;conomistes critiques ou anticapitalistes attend qu'elle prenne fin, qu'&#224; un moment donn&#233; il y ait une reprise de l'accumulation. Chez les &#233;conomistes de langue fran&#231;aise les termes &#171; structurel &#187; et &#171; syst&#233;mique &#187; renvoient peu ou prou (surtout le premier) &#224; la th&#233;orie de la R&#233;gulation, dont les tenants sont divis&#233;s sur la nature de la crise actuelle[15].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je cherche &#224; &#233;viter ces termes, en particulier &#171; structurel &#187; fortement connot&#233; au fordisme, en prenant appui sur des remarques de Paul Mattick :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &#171; Si la crise trouve sa raison derni&#232;re dans le capitalisme lui-m&#234;me, chaque crise particuli&#232;re se distingue de celle qui l'a pr&#233;c&#233;d&#233;e, pr&#233;cis&#233;ment &#224; cause des transformations permanentes qui affectent &#224; l'&#233;chelle mondiale les relations de march&#233; et la structure du capital. Dans ces conditions, on ne peut d&#233;terminer d'avance ni les crises elles-m&#234;mes ni leur dur&#233;e et gravit&#233;, et cela d'autant moins que les sympt&#244;mes de crise apparaissent post&#233;rieurement &#224; la crise elle-m&#234;me et ne font que la rendre manifeste aux yeux de l'opinion publique. On ne peut pas non plus ramener la crise &#224; des facteurs &#171; purement &#233;conomiques &#187;, quoiqu'elle survienne bel et bien de fa&#231;on &#171; purement &#233;conomique &#187;, c'est-&#224;-dire prenne sa source dans des rapports sociaux de production travestis en formes &#233;conomiques. La concurrence internationale, qui se m&#232;ne &#233;galement avec des moyens politiques et militaires, r&#233;agit sur le d&#233;veloppement &#233;conomique, de m&#234;me que celui-ci stimule &#224; son tour les diverses formes de concurrence. Aussi ne peut-on comprendre chaque crise concr&#232;te que dans le rapport qu'elle entretient avec le d&#233;veloppement de la soci&#233;t&#233; globale. &#187;[16]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De fa&#231;on t&#233;l&#233;graphique on peut retenir les particularit&#233;s suivantes de la crise de 2007-2008.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(1) Elle a &#233;clat&#233; au terme d'une tr&#232;s longue phase, soixante-dix ans (donc sans parall&#232;le dans l'histoire du capitalisme) d'accumulation ininterrompue. La crise de 1974-1976 avec son double dip de 1980-1982, a entrain&#233; un changement de rythme dans les pays capitalistes avanc&#233;s, mais pas entam&#233; la dynamique de reproduction &#233;largie au niveau mondial. A la diff&#233;rence de Jean-Marie Harribey, Michel Husson, Esther Jeffers, Fr&#233;d&#233;ric Lemaire et Dominique Plihon, dans le livre tout r&#233;cent d'Attac[17], je ne pense pas que les trois d&#233;cennies s&#233;parant 1976 et 2007 soient une sorte de crise &#171; structurelle &#187; permanente aux &#233;pisodes multiformes. La p&#233;riode qui commence en 1982 voit les bourgeoisies emmen&#233;es par Reagan et Thatcher non seulement se lancer contre la classe ouvri&#232;re &#224; des rythmes diff&#233;rents selon les pays, mais se tourner vers le march&#233; mondial et en achever la construction compl&#232;te avec la r&#233;int&#233;gration de la Chine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(2) Il ne faut jamais perdre de vue que la phase fordiste d'abord et la longue p&#233;riode d'accumulation ont eu lieu dans les conditions historiques tr&#232;s particuli&#232;res, en l'occurrence &#224; la suite de la Grande d&#233;pression des ann&#233;es 1930, avec ses cons&#233;quences de fermeture massive de capacit&#233;s de production et au lendemain de la Seconde guerre mondiale avec ses destructions &#224; tr&#232;s, tr&#232;s grande &#233;chelle. Le terrain pour l'investissement rentable &#233;tait d&#233;blay&#233;. Autre dimension tr&#232;s importante aussi, le capital a pu puiser dans un stock encore peu exploit&#233; de technologies cr&#233;atrices de grands secteurs industriels ainsi dans une r&#233;serve de connaissances scientifiques aux potentialit&#233;s encore peu exploit&#233;es. M&#234;me l'affaiblissement politique passager de 1945 de la bourgeoisie face &#224; la classe ouvri&#232;re a jou&#233; en faveur de la relance de l'accumulation. Sans les concessions que le capital a &#233;t&#233; contraint de faire au prol&#233;tariat, il n'y aurait jamais eu de r&#233;gulation &#171; fordiste &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lire Chesnais :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.contretemps.eu/chesnais-limites-capitalisme/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.contretemps.eu/chesnais-limites-capitalisme/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://alencontre.org/economie/economie-mondiale-une-situation-systemique-qui-est-specifique-a-la-financiarisation-comme-phase-historique.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://alencontre.org/economie/economie-mondiale-une-situation-systemique-qui-est-specifique-a-la-financiarisation-comme-phase-historique.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/chesnais/limites_infranchissables.pdf&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/chesnais/limites_infranchissables.pdf&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/chesnais/entretien.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/chesnais/entretien.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://classiques.uqam.ca/contemporains/chesnais_francois/crise_suraccumulation_mondiale/crise_suraccumulation_mondiale_texte.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://classiques.uqam.ca/contemporains/chesnais_francois/crise_suraccumulation_mondiale/crise_suraccumulation_mondiale_texte.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://hussonet.free.fr/fct17.pdf&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://hussonet.free.fr/fct17.pdf&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.pressegauche.org/Francois-Chesnais-une-contribution-incontournable-a-l-analyse-du-capitalisme&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.pressegauche.org/Francois-Chesnais-une-contribution-incontournable-a-l-analyse-du-capitalisme&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://gesd.free.fr/chesnais143.pdf&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://gesd.free.fr/chesnais143.pdf&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://pinguet.free.fr/agone1996.pdf&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://pinguet.free.fr/agone1996.pdf&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://theorie-regulation.org/wp-content/uploads/2012/12/03_chesnais.pdf&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://theorie-regulation.org/wp-content/uploads/2012/12/03_chesnais.pdf&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://classiques.uqam.ca/contemporains/chesnais_francois/Contribution_debat_capitalisme_XXe_siecle/Contribution_debat_capitalisme_XXe_siecle_texte.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://classiques.uqam.ca/contemporains/chesnais_francois/Contribution_debat_capitalisme_XXe_siecle/Contribution_debat_capitalisme_XXe_siecle_texte.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://gesd.free.fr/fc101.pdf&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://gesd.free.fr/fc101.pdf&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://alencontre.org/economie/le-capital-financier-et-ses-limites-autour-du-livre-de-francois-chesnais.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://alencontre.org/economie/le-capital-financier-et-ses-limites-autour-du-livre-de-francois-chesnais.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://pinguet.free.fr/fcinp6.pdf&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://pinguet.free.fr/fcinp6.pdf&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;file :///C :/Users/Dell/Downloads/chesnais-2008-quelques-detours-par-la-theorie.pdf&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://iris-recherche.qc.ca/blogue/economie-et-capitalisme/finance-capital-today-le-plus-recent-livre-de-francois-chesnais/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://iris-recherche.qc.ca/blogue/economie-et-capitalisme/finance-capital-today-le-plus-recent-livre-de-francois-chesnais/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lire aussi :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3771&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3771&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7478&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7478&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://matierevolution.org/spip.php?article9249&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://matierevolution.org/spip.php?article9249&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8631&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8631&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8570&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8570&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5914&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5914&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5308&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5308&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5938&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5938&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5911&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5911&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5848&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5848&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'imp&#233;rialisme, d'apr&#232;s Rosa Luxemburg</title>
		<link>http://www.matierevolution.fr/spip.php?article7116</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.matierevolution.fr/spip.php?article7116</guid>
		<dc:date>2026-03-25T23:05:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Rosa Luxemburg</dc:subject>
		<dc:subject>Imp&#233;rialisme</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;L'imp&#233;rialisme, d'apr&#232;s Rosa Luxemburg &lt;br class='autobr' /&gt;
Lire d'abord : &lt;br class='autobr' /&gt;
http://comprendreavecrosaluxemburgdocumentsetdossiers.over-blog.com/tag/imperialisme.%20rosa%20luxemburg/ &lt;br class='autobr' /&gt;
Le d&#233;veloppement de l'Imp&#233;rialisme &lt;br class='autobr' /&gt;
https://www.marxists.org/francais/luxembur/junius/rljcf.html &lt;br class='autobr' /&gt;
La lutte contre l'Imp&#233;rialisme &lt;br class='autobr' /&gt;
https://www.marxists.org/francais/luxembur/junius/rljhf.html &lt;br class='autobr' /&gt;
T&#226;ches r&#233;volutionnaires face &#224; la guerre imp&#233;rialiste &lt;br class='autobr' /&gt;
https://www.marxists.org/francais/luxembur/junius/rljif.html &lt;br class='autobr' /&gt;
L'&#233;conomie (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="http://www.matierevolution.fr/spip.php?rubrique85" rel="directory"&gt;3- L'&#233;conomie capitaliste, des structures issues du non-&#233;quilibre&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://www.matierevolution.fr/spip.php?mot89" rel="tag"&gt;Rosa Luxemburg&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.matierevolution.fr/spip.php?mot296" rel="tag"&gt;Imp&#233;rialisme&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;L'imp&#233;rialisme, d'apr&#232;s Rosa Luxemburg&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Lire d'abord :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://comprendreavecrosaluxemburgdocumentsetdossiers.over-blog.com/tag/imperialisme.%20rosa%20luxemburg/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://comprendreavecrosaluxemburgdocumentsetdossiers.over-blog.com/tag/imperialisme.%20rosa%20luxemburg/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le d&#233;veloppement de l'Imp&#233;rialisme&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/luxembur/junius/rljcf.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/luxembur/junius/rljcf.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La lutte contre l'Imp&#233;rialisme&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/luxembur/junius/rljhf.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/luxembur/junius/rljhf.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;T&#226;ches r&#233;volutionnaires face &#224; la guerre imp&#233;rialiste&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/luxembur/junius/rljif.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/luxembur/junius/rljif.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;conomie capitaliste au stade imp&#233;rialiste&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/luxembur/works/1913/00/rl_19130000a_f.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/luxembur/works/1913/00/rl_19130000a_f.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'accumulation capitaliste &#224; l'&#233;poque imp&#233;rialiste&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/luxembur/works/1913/rl_accu_k_31.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/luxembur/works/1913/rl_accu_k_31.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Barbarie imp&#233;rialiste ou r&#233;volution prol&#233;tarienne&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/luxembur/spartakus/rl19170500.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/luxembur/spartakus/rl19170500.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Imp&#233;rialisme et accumulation du capital&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.contretemps.eu/imperialisme-accumulation-luxemburg/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.contretemps.eu/imperialisme-accumulation-luxemburg/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La question de l'imp&#233;rialisme chez V. I. L&#233;nine et Rosa Luxemburg&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.persee.fr/doc/homso_0018-4306_1970_num_15_1_1258&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.persee.fr/doc/homso_0018-4306_1970_num_15_1_1258&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rosa Luxembourg et la dette comme instrument de l'imp&#233;rialisme&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://blogs.mediapart.fr/cadtm/blog/070222/rosa-luxembourg-et-la-dette-comme-instrument-de-l-imperialisme&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://blogs.mediapart.fr/cadtm/blog/070222/rosa-luxembourg-et-la-dette-comme-instrument-de-l-imperialisme&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La guerre imp&#233;rialiste sous le vacarme patriotique&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://agone.org/aujourlejour/en-suivant-rosa-luxemburg-vii&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://agone.org/aujourlejour/en-suivant-rosa-luxemburg-vii&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'imp&#233;rialisme de la banque BNP Paribas</title>
		<link>http://www.matierevolution.fr/spip.php?article8555</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.matierevolution.fr/spip.php?article8555</guid>
		<dc:date>2026-01-15T23:47:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>France</dc:subject>
		<dc:subject>Imp&#233;rialisme</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;L'imp&#233;rialisme de la banque BNP Paribas &lt;br class='autobr' /&gt;
D'une mani&#232;re g&#233;n&#233;rale : les banques et leur nouveau r&#244;le.... imp&#233;rialiste. &lt;br class='autobr' /&gt;
https://www.marxists.org/francais/lenin/works/1916/vlimperi/vlimp2.htm &lt;br class='autobr' /&gt;
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2299 &lt;br class='autobr' /&gt;
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4394 &lt;br class='autobr' /&gt;
https://www.matierevolution.org/spip.php?article2271 &lt;br class='autobr' /&gt;
La banque fran&#231;aise BNP Paribas est pr&#234;te tout dans le monde sur cette base : &#171; Pour parler franchement, votre argent m'int&#233;resse &#187; &lt;br class='autobr' /&gt;
20 (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="http://www.matierevolution.fr/spip.php?rubrique50" rel="directory"&gt;1- Les lois &#233;conomiques font partie de la lutte des classes&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://www.matierevolution.fr/spip.php?mot42" rel="tag"&gt;France&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.matierevolution.fr/spip.php?mot296" rel="tag"&gt;Imp&#233;rialisme&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;div class='spip_document_18833 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://www.matierevolution.fr/IMG/png/bnp_paribas.png' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='http://www.matierevolution.fr/IMG/png/bnp_paribas.png' width=&#034;1024&#034; height=&#034;1536&#034; alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;L'imp&#233;rialisme de la banque BNP Paribas&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;D'une mani&#232;re g&#233;n&#233;rale : les banques et leur nouveau r&#244;le.... imp&#233;rialiste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/lenin/works/1916/vlimperi/vlimp2.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/lenin/works/1916/vlimperi/vlimp2.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2299&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2299&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4394&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4394&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.org/spip.php?article2271&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.org/spip.php?article2271&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La banque fran&#231;aise BNP Paribas est pr&#234;te tout dans le monde sur cette base : &#171; Pour parler franchement, votre argent m'int&#233;resse &#187;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;20 millions de dollars... c'est ce que doit payer la BNP Paribas pour &#034;complicit&#233; dans les exactions au Soudan&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://information.tv5monde.com/afrique/20-millions-de-dollars-cest-ce-que-doit-payer-la-bnp-paribas-pour-complicite-dans-les-exactions-au-soudan-2794425&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://information.tv5monde.com/afrique/20-millions-de-dollars-cest-ce-que-doit-payer-la-bnp-paribas-pour-complicite-dans-les-exactions-au-soudan-2794425&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.fidh.org/fr/regions/afrique/soudan/role-presume-de-la-bnp-paribas-dans-les-crimes-commis-au-soudan-4&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.fidh.org/fr/regions/afrique/soudan/role-presume-de-la-bnp-paribas-dans-les-crimes-commis-au-soudan-4&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.lesechos.fr/finance-marches/banque-assurances/la-situation-est-differente-de-ce-que-nous-avons-connu-en-2014-bnp-paribas-cherche-a-dissiper-les-doutes-apres-sa-condamnation-a-new-york-2193697&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.lesechos.fr/finance-marches/banque-assurances/la-situation-est-differente-de-ce-que-nous-avons-connu-en-2014-bnp-paribas-cherche-a-dissiper-les-doutes-apres-sa-condamnation-a-new-york-2193697&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;BNP Paribas chute lourdement en Bourse apr&#232;s avoir &#233;t&#233; jug&#233;e&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://investir.lesechos.fr/marches-indices/les-points-bourse/bnp-paribas-sous-pression-judiciaire-et-boursiere-resultats-et-relations-geopolitiques-une-semaine-cle-pour-les-marches-2193327&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://investir.lesechos.fr/marches-indices/les-points-bourse/bnp-paribas-sous-pression-judiciaire-et-boursiere-resultats-et-relations-geopolitiques-une-semaine-cle-pour-les-marches-2193327&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La banque BNP Paribas &#233;tait complice aussi dans le g&#233;nocide rwandais...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.europe1.fr/international/rwanda-des-juges-vont-enqueter-sur-bnp-paribas-accusee-de-complicite-de-genocide-3445493&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.europe1.fr/international/rwanda-des-juges-vont-enqueter-sur-bnp-paribas-accusee-de-complicite-de-genocide-3445493&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.lemonde.fr/international/article/2017/06/29/la-bnp-visee-par-une-plainte-pour-complicite-de-genocide-au-rwanda_5152846_3210.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.lemonde.fr/international/article/2017/06/29/la-bnp-visee-par-une-plainte-pour-complicite-de-genocide-au-rwanda_5152846_3210.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.lemonde.fr/afrique/article/2025/10/18/bnp-paribas-reconnue-complice-d-exactions-au-soudan-par-un-jury-a-new-york_6647827_3212.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.lemonde.fr/afrique/article/2025/10/18/bnp-paribas-reconnue-complice-d-exactions-au-soudan-par-un-jury-a-new-york_6647827_3212.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les banques priv&#233;es Belgolaise, G&#233;n&#233;rale de Banque, BNP, Dresdner Bank... ont accept&#233; les ordres de paiement des g&#233;nocidaires et ont rembours&#233; les cr&#233;anciers du g&#233;nocide.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.cadtm.org/spip.php?page=imprimer&amp;id_article=5568&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.cadtm.org/spip.php?page=imprimer&amp;id_article=5568&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela a servi notamment &#224; l'achat de 581 tonnes de machettes peu avant le g&#233;nocide...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La BNP est aussi complice des exactions d'Isra&#235;l &#224; Gaza&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.lemediatv.fr/emissions/2025/complice-disrael-et-du-genocide-cette-plainte-choc-qui-fait-trembler-la-bnp-paribas-7wVYTJ_cQs2neTui30R2fA&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.lemediatv.fr/emissions/2025/complice-disrael-et-du-genocide-cette-plainte-choc-qui-fait-trembler-la-bnp-paribas-7wVYTJ_cQs2neTui30R2fA&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.cncd.be/BNP-Paribas-finance-l-industrie-de&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.cncd.be/BNP-Paribas-finance-l-industrie-de&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://11.be/fr/Verhalen/BNP-Paribas-investit-dans-des-armes-isra%C3%A9liennes-alors-que-Gaza-br%C3%BBle&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://11.be/fr/Verhalen/BNP-Paribas-investit-dans-des-armes-isra%C3%A9liennes-alors-que-Gaza-br%C3%BBle&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.ledauphine.com/defense-guerre-conflit/2025/06/27/bnp-paribas-attaquee-en-justice-pour-ne-pas-avoir-mentionne-toutes-ses-activites-avec-israel&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.ledauphine.com/defense-guerre-conflit/2025/06/27/bnp-paribas-attaquee-en-justice-pour-ne-pas-avoir-mentionne-toutes-ses-activites-avec-israel&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://alter-vienne.info/spip.php?article546&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://alter-vienne.info/spip.php?article546&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au Congo aussi, on retrouve des traces de l'action de la banque dans des exactions et des crimes&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://congo-liberty.org/continuons-a-debusquer/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://congo-liberty.org/continuons-a-debusquer/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.asso-sherpa.org/affaire-bnp-paribas-et-gunvor-au-congo&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.asso-sherpa.org/affaire-bnp-paribas-et-gunvor-au-congo&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et aussi au Gabon&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://information.tv5monde.com/afrique/biens-mal-acquis-bnp-paribas-mise-en-examen-pour-blanchiment-au-profit-de-la-famille-bongo&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://information.tv5monde.com/afrique/biens-mal-acquis-bnp-paribas-mise-en-examen-pour-blanchiment-au-profit-de-la-famille-bongo&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.france24.com/fr/france/20250404-l-enqu%C3%AAte-sur-les-biens-mal-acquis-gabonais-en-france-est-termin%C3%A9e&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.france24.com/fr/france/20250404-l-enqu%C3%AAte-sur-les-biens-mal-acquis-gabonais-en-france-est-termin%C3%A9e&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et encore en Guin&#233;e&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.lerevelateur224.com/2023/03/29/affaire-bnp-paribas-des-revelations-croustillantes-de-mamadou-sylla-qui-renforcent-le-doute-autour-de-lansana-kouyate/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.lerevelateur224.com/2023/03/29/affaire-bnp-paribas-des-revelations-croustillantes-de-mamadou-sylla-qui-renforcent-le-doute-autour-de-lansana-kouyate/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.20minutes.fr/justice/3095131-20210801-bien-mal-acquis-bongo-bnp-paribas-admet-carences-infraction&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.20minutes.fr/justice/3095131-20210801-bien-mal-acquis-bongo-bnp-paribas-admet-carences-infraction&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://reporterre.net/Les-banques-francaises-financent-une-mine-enorme-et-polluante-en-Guinee&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://reporterre.net/Les-banques-francaises-financent-une-mine-enorme-et-polluante-en-Guinee&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et aussi en Amazonie&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.liberation.fr/environnement/biodiversite/quatre-banques-francaises-accusees-par-des-ong-de-financer-la-deforestation-en-amazonie-20251120_WQG6AB2CGZFGFF63OE5J6X6CQ4/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.liberation.fr/environnement/biodiversite/quatre-banques-francaises-accusees-par-des-ong-de-financer-la-deforestation-en-amazonie-20251120_WQG6AB2CGZFGFF63OE5J6X6CQ4/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et en Belgique&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://medor.coop/nos-coups/bnp-semlex/?full=1&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://medor.coop/nos-coups/bnp-semlex/?full=1&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand la BNP Paribas pompait le fric de la C&#244;te d'Ivoire&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.sikafinance.com/marches/bicici-l-annee-charniere-de-bnp-paribas-se-solde-par-un-benefice-historique_40769&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.sikafinance.com/marches/bicici-l-annee-charniere-de-bnp-paribas-se-solde-par-un-benefice-historique_40769&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La guerre a toujours &#233;t&#233; au centre de la strat&#233;gie de la banque&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://books.openedition.org/igpde/4213?lang=fr&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://books.openedition.org/igpde/4213?lang=fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La BNP Paribas a d&#251; abandonner ses affaires juteuses dans cinq pays d'Afrique&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.jeuneafrique.com/mag/782297/economie-entreprises/banque-bnp-paribas-cede-cinq-de-ses-filiales-africaines/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.jeuneafrique.com/mag/782297/economie-entreprises/banque-bnp-paribas-cede-cinq-de-ses-filiales-africaines/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Corruption et crime &#224; Malte&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.asso-sherpa.org/affaire-bnp-paribas-societe-generale-natixis-cic-et-rivage-investment-a-malte&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.asso-sherpa.org/affaire-bnp-paribas-societe-generale-natixis-cic-et-rivage-investment-a-malte&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Blanchiment &#224; Chypre&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2023/12/26/bnp-paribas-prise-dans-une-enquete-pour-blanchiment-en-lien-avec-chypre_6207742_4355770.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2023/12/26/bnp-paribas-prise-dans-une-enquete-pour-blanchiment-en-lien-avec-chypre_6207742_4355770.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Blanchiment &#224; Monaco&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.agenceecofin.com/justice/2102-17791-monaco-ouvre-une-information-judicaire-contre-bnp-paribas-pour-blanchiment-de-cheques-emis-en-afrique&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.agenceecofin.com/justice/2102-17791-monaco-ouvre-une-information-judicaire-contre-bnp-paribas-pour-blanchiment-de-cheques-emis-en-afrique&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Encore du blanchiment&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.paradisfj.info/Enquete-sur-des-flux-financiers-potentiellement-suspects.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.paradisfj.info/Enquete-sur-des-flux-financiers-potentiellement-suspects.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Montage sophistiqu&#233; de fraudes&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.capital.fr/entreprises-marches/une-fraude-de-500-millions-de-dollars-met-en-grande-difficulte-bnp-paribas-et-blackrock-1520308?utm_campaign=Nonli&amp;utm_medium=Social&amp;utm_source=Facebook&amp;utm_content=Capital.fr&amp;utm_term=photo&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.capital.fr/entreprises-marches/une-fraude-de-500-millions-de-dollars-met-en-grande-difficulte-bnp-paribas-et-blackrock-1520308?utm_campaign=Nonli&amp;utm_medium=Social&amp;utm_source=Facebook&amp;utm_content=Capital.fr&amp;utm_term=photo&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.capital.fr/entreprises-marches/une-fraude-de-500-millions-de-dollars-met-en-grande-difficulte-bnp-paribas-et-blackrock-1520308&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.capital.fr/entreprises-marches/une-fraude-de-500-millions-de-dollars-met-en-grande-difficulte-bnp-paribas-et-blackrock-1520308&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pratiques douteuses sur les march&#233;s de change&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://paperjam.lu/article/news-bnp-paribas-ecope-dune-amende-de-246-millions&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://paperjam.lu/article/news-bnp-paribas-ecope-dune-amende-de-246-millions&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Evasion fiscale en Argentine&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://multinationales.org/fr/a-chaud/actualites/bnp-paribas-au-centre-d-un-scandale-d-evasion-fiscale-en-argentine&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://multinationales.org/fr/a-chaud/actualites/bnp-paribas-au-centre-d-un-scandale-d-evasion-fiscale-en-argentine&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Blanchiment et financement du terrorisme&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.quechoisir.org/actualite-blanchiment-de-capitaux-et-financement-du-terrorisme-bnp-paribas-a-nouveau-epingle-n43844/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.quechoisir.org/actualite-blanchiment-de-capitaux-et-financement-du-terrorisme-bnp-paribas-a-nouveau-epingle-n43844/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.latribune.fr/entreprises-finance/banques-finance/industrie-financiere/bnp-paribas-impliquee-dans-une-enquete-pour-blanchiment-aggrave-via-une-societe-basee-a-chypre-986625.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.latribune.fr/entreprises-finance/banques-finance/industrie-financiere/bnp-paribas-impliquee-dans-une-enquete-pour-blanchiment-aggrave-via-une-societe-basee-a-chypre-986625.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pratique commerciale douteuse&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.la-croix.com/Actualite/Economie-Entreprises/Economie/Une-filiale-de-BNP-Paribas-mise-en-examen-pour-pratique-commerciale-trompeuse-2015-05-06-1309707&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.la-croix.com/Actualite/Economie-Entreprises/Economie/Une-filiale-de-BNP-Paribas-mise-en-examen-pour-pratique-commerciale-trompeuse-2015-05-06-1309707&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pratique de change douteuse&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.bfmtv.com/economie/entreprises/assurance-banque/la-fed-inflige-une-amende-de-246-millions-de-dollars-a-bnp-paribas_AV-201707170138.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.bfmtv.com/economie/entreprises/assurance-banque/la-fed-inflige-une-amende-de-246-millions-de-dollars-a-bnp-paribas_AV-201707170138.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les affaires douteuses de BNP Paribas sont multiples&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.lesechos.fr/2013/05/dossiers-sensibles-en-serie-pour-bnp-paribas-323111&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.lesechos.fr/2013/05/dossiers-sensibles-en-serie-pour-bnp-paribas-323111&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;BNP Paribas est accus&#233;e d'avoir fait sortir ill&#233;galement 1 milliard de dollars d'Argentine entre 2001 et 2008, &#224; travers diff&#233;rentes filiales que poss&#232;de la banque fran&#231;aise dans des paradis fiscaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.bfmtv.com/economie/entreprises/assurance-banque/bnp-paribas-melee-a-un-scandale-a-1-milliard-de-dollars-en-argentine_AN-201610110138.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.bfmtv.com/economie/entreprises/assurance-banque/bnp-paribas-melee-a-un-scandale-a-1-milliard-de-dollars-en-argentine_AN-201610110138.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En mai 2016, la banque est cit&#233;e dans les Panama Papers : Le Monde r&#233;v&#232;le que &#171; BNP Paribas a [&#8230;] recours &#224; 468 soci&#233;t&#233;s-&#233;crans domicili&#233;es dans des paradis fiscaux &#187;, domicili&#233;es par le cabinet panam&#233;en Mossack Fonseca ; elle n'en administrait plus que six en 2015[107]. Ces soci&#233;t&#233;s-&#233;crans permettent de garantir l'anonymat des clients de la banque et, en d&#233;pit de contr&#244;les internes qu'elle assure effectuer, peuvent notamment servir &#224; l'&#233;vasion fiscale et au blanchiment d'argent[107]. L'une d'entre elles aurait servi, selon la justice grecque, &#224; financer des circuits de corruption[107]. Le Monde rapporte que ces r&#233;v&#233;lations ont conduit Michel Sapin, le ministre de l'&#201;conomie fran&#231;ais, &#171; &#224; demander des &#171; explications &#187; aux pr&#233;sidents de BNP et du Cr&#233;dit agricole &#187;[108]. &lt;br class='autobr' /&gt;
En octobre 2015, les associations Attac, Bizi !, Les Amis de la Terre, Les D&#233;sob&#233;issants et ANV-COP21 avaient d&#233;j&#224; d&#233;nonc&#233; le r&#244;le suppos&#233; des banques, en premier lieu la BNP Paribas, dans l'&#233;vasion fiscale, dont le manque &#224; gagner correspondant pour les &#201;tats pourrait financer la lutte contre le changement climatique. Ils op&#232;rent pour cela un &#171; fauchage &#187; de chaises m&#233;diatis&#233;[109] dans une agence BNP Paribas. L'entreprise, qui parraine officiellement la Conf&#233;rence de Paris de 2015 sur les changements climatiques, d&#233;cide de poursuivre en justice l'un des militants, Jon Palais[110]. &lt;br class='autobr' /&gt;
En d&#233;cembre 2016, des dizaines d'agences fran&#231;aises de BNP Paribas subissent de nouveau l'action des &#171; faucheurs de chaises &#187; ; ces derniers entendent utiliser le proc&#232;s de leur militant comme tribune contre l'&#233;vasion fiscale[111]. Le militant Jon Palais compara&#238;t devant la justice en janvier 2017 pour &#171; vol en r&#233;union &#187;, BNP Paribas r&#233;clamant un euro symbolique de dommages-int&#233;r&#234;ts ; il est d&#233;fendu par l'avocate et ancienne candidate &#224; l'&#233;lection pr&#233;sidentielle fran&#231;aise Eva Joly et par la fille de cette derni&#232;re, Caroline Joly[112]. Au terme d'un proc&#232;s tr&#232;s m&#233;diatis&#233;[113], il est relax&#233;[114]. &#192; la suite de cette d&#233;cision, la banque d&#233;cide en f&#233;vrier 2017 de ne plus se porter partie civile contre le pr&#233;sident de l'ONG Les Amis de la Terre, Florent Compain, poursuivi pour des faits similaires datant d'octobre 2015[115].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 18 octobre 2018, une enqu&#234;te men&#233;e par dix-neuf m&#233;dias europ&#233;ens r&#233;v&#232;le la participation des banques fran&#231;aises BNP Paribas, Soci&#233;t&#233; g&#233;n&#233;rale et Caceis (filiale du Cr&#233;dit agricole) &#224; une fraude fiscale de plusieurs milliards d'euros aux d&#233;pens du fisc allemand[146].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2010, une amende de 63 millions d'euros a &#233;t&#233; prononc&#233;e pour entente illicite sur des frais de ch&#232;que avec d'autres banques fran&#231;aises[148]. &lt;br class='autobr' /&gt;
Avec des particuliers, la banque a d&#233;j&#224; &#233;t&#233; condamn&#233;e pour faute envers un client[149] et discrimination envers une employ&#233;e[150]. &lt;br class='autobr' /&gt;
BNP Paribas est condamn&#233;e en juin 2017 &#224; une amende de 10 millions d'euros par l'Autorit&#233; de contr&#244;le prudentiel et de r&#233;solution en raison d'importantes insuffisances dans la lutte contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme[151]. &lt;br class='autobr' /&gt;
BNP Paribas est condamn&#233;e en juin 2021 &#224; une amende d'un million d'euros par l'Autorit&#233; des March&#233;s Financiers pour des erreurs de collecte des votes des actionnaires[152].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En mai 2014, la banque, ainsi que son pr&#233;sident Jean Lemierre et son directeur g&#233;n&#233;ral Jean-Laurent Bonnaf&#233;, est accus&#233;e par la justice am&#233;ricaine d'avoir viol&#233; l'embargo am&#233;ricain envers l'Iran, le Soudan et Cuba[153],[154]. &lt;br class='autobr' /&gt;
BNP Paribas a effectu&#233; des transferts en dollars vers ces pays en les compensant, via sa filiale de New York, par la chambre de compensation SWIFT, bas&#233;e aux &#201;tats-Unis. Le 30 juin 2014 la justice am&#233;ricaine annonce une sanction de 8,97 milliards de dollars (6,6 milliards d'euros) &#224; l'encontre de BNP Paribas, pointant notamment la &#171; falsification de documents commerciaux &#187; et l'accusation de &#171; collusion &#187; afin de violer ces embargos[155]. Dans l'expos&#233; des faits[156] sign&#233; par le directeur juridique de la banque en juin 2014, celle-ci a reconnu son r&#244;le dans le financement du r&#233;gime de Khartoum jusqu'en juin 2007, en pleine guerre du Darfour[157]. &lt;br class='autobr' /&gt;
Soudan - Une information judiciaire a &#233;t&#233; ouverte le 26 ao&#251;t 2020 &#224; Paris pour &#171; complicit&#233; de crimes contre l'humanit&#233;, de g&#233;nocide et d'actes de torture et de barbarie &#187; commis au Soudan de la part de BNP Paribas, accus&#233;e par les plaignants de ne pas avoir respect&#233; l'embargo contre le r&#233;gime d'Omar el-Bechir, destitu&#233; en 2019[158]. Pour dissimuler ce financement massif, BNP Paribas a construit un &#171; syst&#232;me sophistiqu&#233; de banques satellites &#187; destin&#233; &#224; dissimuler l'origine des fonds. En mars 2007, un responsable de la conformit&#233; de BNP Paribas avait signal&#233; &#224; de hauts responsables du groupe que plusieurs interlocuteurs bancaires soudanais &#171; jouaient un r&#244;le central dans le soutien d'un gouvernement qui a h&#233;berg&#233; Oussama ben Laden et refuse l'intervention de l'Organisation des Nations unies au Darfour &#187;[159]. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le 17 octobre 2025, BNP Paribas a &#233;t&#233; reconnue coupable de complicit&#233; d'exactions commises au Soudan sous le r&#233;gime d'Omar el-Bechir, pour avoir indirectement financ&#233; l'arm&#233;e soudanaise et les milices janjawid entre la fin des ann&#233;es 1990 et 2009. La banque a fourni des services financiers permettant le maintien du pouvoir en place malgr&#233; les sanctions internationales, et a &#233;t&#233; condamn&#233;e &#224; verser 20,75 millions de dollars de d&#233;dommagements &#224; trois plaignants soudanais naturalis&#233;s am&#233;ricains[160]. &lt;br class='autobr' /&gt;
Rwanda - En outre, pour avoir permis le financement de livraisons d'armes au gouvernement rwandais pendant le g&#233;nocide des Tutsis, alors m&#234;me que le Conseil de s&#233;curit&#233; de l'ONU avait d&#233;cr&#233;t&#233; un embargo sur les armes &#224; destination du Rwanda, la BNP est sous le coup d'une plainte pour complicit&#233; de g&#233;nocide, d&#233;pos&#233;e par les associations Sherpa, CPCR et Ibuka[161],[162]. &lt;br class='autobr' /&gt;
Gabon - En mai 2021, La justice fran&#231;aise inculpe la BNP Paribas pour &#171; blanchiment de corruption et blanchiment de d&#233;tournement de fonds publics &#187;. L'enqu&#234;te du p&#244;le financier du tribunal de Paris concerne le patrimoine de l'ancien pr&#233;sident gabonais aujourd'hui d&#233;c&#233;d&#233;, Omar Bongo. Pour la justice, la BNP &#171; a manqu&#233; &#224; ses obligations de vigilance &#187; en ne signalant pas les sommes importantes qui transitaient par elle et servaient &#224; acqu&#233;rir des biens immobiliers. Elle aurait donc &#171; jou&#233;e un r&#244;le pr&#233;pond&#233;rant &#187; dans le syst&#232;me de blanchiment mis en place par la famille Bongo[163].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En avril 2016, la BNP est condamn&#233;e pour pratique commerciale trompeuse. En 2001, la BNP commercialisait un placement financier &#171; Garantie jet 3 &#187; en &#233;voquant la possibilit&#233; de tripler son capital en 10 ans. De nombreux &#233;pargnants (11 000 environ) n'ont m&#234;me pas r&#233;cup&#233;r&#233; la totalit&#233; du capital investi. La BNP a &#233;cop&#233; de 187 500 &#8364; d'amende et se doit d'assurer la garantie des capitaux confi&#233;s, mais le tribunal n'a pas statu&#233; sur le non-respect de la promesse de triplement (non &#233;voqu&#233; par le parquet)[164].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 11 mars 2017, Les &#201;chos a publi&#233; un article sur une transaction erron&#233;e (mistrade ou fat-finger error) de plus de 163 millions d'euros et pour laquelle la BNP Paribas Arbitrage serait impliqu&#233;e[165]. La banque aurait vendu des titres pour une valeur de 326 400 euros &#224; Armin S. et BNP aurait ensuite estim&#233; la transaction &#224; 163 millions d'euros[166]. &lt;br class='autobr' /&gt;
Plusieurs jours se seraient &#233;coul&#233;s avant que la banque ne rel&#232;ve l'erreur, pendant lesquels elle aurait m&#234;me encore une fois confirm&#233; le prix initial. D'apr&#232;s le magazine, la r&#233;glementation en mati&#232;re de transaction erron&#233;e ne permet une annulation de la transaction que jusqu'au lendemain[165],[167],[168]. Si la banque r&#233;alisait tous les objectifs de la Banque centrale europ&#233;enne (BCE) elle aurait remarqu&#233; l'erreur[169]. L'erreur n'a pas &#233;t&#233; d&#233;tect&#233;e parce que BNP a oubli&#233; de comptabiliser plus de 8 000 transactions qu'il a faites pendant toute une semaine[170],[171].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La banque a &#233;cop&#233; en mai 2017 d'une amende de 350 millions de dollars et en juillet 2017 d'une amende de 246 millions de dollars du r&#233;gulateur financier de New York (Department of Financial Services) pour des faits de manipulations de taux de change de devises de pays &#233;mergents[172],[173].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;BNP Paribas est sanctionn&#233; d'une amende de 10 millions d'euros inflig&#233;e par l'Autorit&#233; de contr&#244;le prudentiel et de r&#233;solution (ACPR). La banque est accus&#233;e de manquement dans la lutte contre le blanchiment[174].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;BNP Paribas est condamn&#233;e en juin 2017 par le tribunal administratif de Londres &#224; un redressement fiscal de 35 millions de livres (38 millions d'euros) en faveur du HM Revenue and Customs pour avoir organis&#233;, en 2005, un syst&#232;me de fraude fiscale bas&#233; sur la technique de l'arbitrage de dividendes permettant &#224; des clients de la Cit&#233; de Londres d'&#233;chapper &#224; l'imp&#244;t[175].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La filiale BNP Paribas Personal Finance, connue sous le nom de Cetelem, est accus&#233;e par plus de 1 200 &#233;pargnants (plus de 4 600 seraient concern&#233;s[176]) de leur avoir vendu des pr&#234;ts toxiques dit Helvet Immo de 2008 &#224; 2009, libell&#233;s en francs suisses, mais remboursables en euros en dissimulant le caract&#232;re potentiellement toxique et en utilisant des pratiques frauduleuses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/BNP_Paribas#cite_note-20&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://fr.wikipedia.org/wiki/BNP_Paribas#cite_note-20&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour finir, elle sp&#233;cule sur la faim dans le monde...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.lefigaro.fr/conjoncture/2015/02/24/20002-20150224ARTFIG00004-trois-banques-francaises-accusees-de-speculer-sur-la-faim-dans-le-monde.php&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.lefigaro.fr/conjoncture/2015/02/24/20002-20150224ARTFIG00004-trois-banques-francaises-accusees-de-speculer-sur-la-faim-dans-le-monde.php&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du joli monde...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://en-contact.com/les-neo-banques-adorees-par-les-bandits-courtiers-indelicats-dont-sadri-fegaier&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://en-contact.com/les-neo-banques-adorees-par-les-bandits-courtiers-indelicats-dont-sadri-fegaier&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Intervention des USA au Venezuela : Trump d&#233;guise une d&#233;route &#233;conomique en victoire ?</title>
		<link>http://www.matierevolution.fr/spip.php?article8589</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.matierevolution.fr/spip.php?article8589</guid>
		<dc:date>2026-01-09T23:39:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Alex</dc:creator>


		<dc:subject>Etats-Unis - USA</dc:subject>
		<dc:subject>Imp&#233;rialisme</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Intervention des USA au Venezuela : Trump d&#233;guise une d&#233;route &#233;conomique en victoire ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Qu'est-ce qu'un grand g&#233;n&#233;ral ? Napol&#233;on a &#233;crit qu'on rencontre beaucoup de bons g&#233;n&#233;raux victorieux, mais qu'un grand g&#233;n&#233;ral est celui qui dans la d&#233;faite, parvient &#224; reculer en gardant la coh&#233;sion de son arm&#233;e, &#233;vitant la d&#233;bandade. &lt;br class='autobr' /&gt;
Remarquons que par avance, Napol&#233;on salua ainsi la politique du parti bolch&#233;vique qui en juillet 1917, parvint &#224; s'opposer &#224; l'insurrection ouvri&#232;re, faisant battre en (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="http://www.matierevolution.fr/spip.php?rubrique84" rel="directory"&gt;5- L'&#233;conomie mondiale en route vers une nouvelle crise syst&#233;mique qui en termine avec l'ancien monde&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://www.matierevolution.fr/spip.php?mot250" rel="tag"&gt;Etats-Unis - USA&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.matierevolution.fr/spip.php?mot296" rel="tag"&gt;Imp&#233;rialisme&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Intervention des USA au Venezuela : Trump d&#233;guise une d&#233;route &#233;conomique en victoire ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Qu'est-ce qu'un grand g&#233;n&#233;ral ? Napol&#233;on a &#233;crit qu'on rencontre beaucoup de bons g&#233;n&#233;raux victorieux, mais qu'un grand g&#233;n&#233;ral est celui qui dans la d&#233;faite, parvient &#224; reculer en gardant la coh&#233;sion de son arm&#233;e, &#233;vitant la d&#233;bandade.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Remarquons que par avance, Napol&#233;on salua ainsi la politique du parti bolch&#233;vique qui en juillet 1917, parvint &#224; s'opposer &#224; l'insurrection ouvri&#232;re, faisant battre en retraite le prol&#233;tariat de P&#233;trograd, pour mieux lancer &#224; l'assaut celui de toute la Russie en octobre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais revenons &#224; notre sujet : Trump semble avoir remport&#233; une victoire le 3 janvier, par une op&#233;ration exemplaire, kidnappant le pr&#233;sident du Venezuela Maduro. Mais cela ressemble &#224; une d&#233;faite d&#233;guis&#233;e en victoire, c'est seulement en ce sens que la CIA a de &#034;grands g&#233;n&#233;raux&#034; dans cet &#233;pisode.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les vierges politiques effarouch&#233;es, d&#233;mocrates ou anti-capitalistes, ont pouss&#233; des cris d'indignation d&#233;mocrates ou anticapitalistes : Trump a bafou&#233; le droit international, les droits du peuple v&#233;n&#233;zu&#233;lien ! C'est un durcissement de l'imp&#233;rialisme, la marche &#224; la guerre ! Du jamais vu ! A bas l'imp&#233;rialisme am&#233;ricain ! Vive l'imp&#233;rialisme d&#233;mocratique fran&#231;ais ! La mis&#232;re des &#034;analyses&#034; de cette extr&#234;me-gauche opportuniste (LO, NPA-A et R, RP) apparait dans son ralliement &#224; toutes ces formules de la d&#233;mocratie bourgeoise (le dernier slogan pro-fran&#231;ais n'est pour l'instant pas prononc&#233;, mais la loyale discipline social-patriote syndicale de ces courants suffit, car les directions syndicales le font pour eux)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par exemple pour Lutte Ouvri&#232;re, les Fran&#231;ais sont quand m&#234;me mieux que les autres :&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_18715 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://www.matierevolution.fr/local/cache-vignettes/L500xH218/capture_d_ecran_2026-01-09_202616-c2b81.jpg?1777688682' width='500' height='218' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;L'acte de Trump n'a rien d'exceptionnel, et n'est en soi pas le signe que l'on marche vers la guerre mondiale, car de telles interventions imp&#233;rialistes en Am&#233;rique du Sud datent de l'arriv&#233;e de Christophe Colomb en 1492. L'enl&#232;vement de Maduros est similaire &#224; un des nombreux &#233;pisodes de la Fran&#231;afrique, m&#234;me si Maduros n'a pas &#233;t&#233; assassin&#233;, comme cela se faisait plus souvent chez nous. Avec ou sans l'assassinat d'un archiduc, la 1ere guerre mondiale aurait eu lieu. C'est une analyse &#233;conomique qui permet de juger de la marche &#224; la guerre, m&#234;me si l'on peut souligner les incidents qui &#034;confirment&#034; cette marche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les points suivants conduisent &#224; une interpr&#233;tation diff&#233;rente :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1) Ceux qui ont lu &#034;Les veines ouvertes de l'Am&#233;rique latine&#034; d'Eduardo Galleano, &#034;Week-end au Guatemala&#034; de M.-A. Asturias, &#034;Missing&#034; de Thomas Hauser, remarquent que l'op&#233;ration &#171; Absolute Resolve &#187; (bonne ann&#233;e 2026 aux V&#233;n&#233;zu&#233;liens, dans le langage de la CIA) n'a rien de la violence des interventions de 1954, 1973 et autres : o&#249; sont les stades de prisonniers, les centres de torture, les officiers fran&#231;ais instructeurs etc. Les seules victimes semblent &#234;tre les mercenaires cubains gardiens du couple pr&#233;sidentiel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2) US go home ! r&#233;p&#232;tent les &#034;anticapitalistes&#034;. Mais trop tard, car les Yankees sont repartis tout de suite ! Ils ont m&#234;me nettoy&#233; la chambre de Maduros, refait le lit, et gracieusement offert une bouteille d'eau dans l'avion. L'imp&#233;rialisme US n'a pour l'instant rien tent&#233; contre le r&#233;gime, &#233;cartant m&#234;me par avance l'opposition &#034;d&#233;mocratique&#034; pro-am&#233;ricaine symbolis&#233;e par la prix Nobel de paix.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3) Certes, Trump le &#034;colonialiste&#034;, l'&#034;imp&#233;rialiste&#034; a affirm&#233; que le p&#233;trole v&#233;n&#233;zu&#233;lien &#233;tait d&#233;sormais &#034;&#224; nous&#034;. Il fait son m&#233;tier. Et pire pour un chr&#233;tien affirm&#233;, c'est un des 7 p&#233;ch&#233;s capitaux : l'envie. Mais au lieu de s'enflammer, les &#034;r&#233;volutionnaires&#034; devraient r&#233;fl&#233;chir. Car cette affirmation de Trump est en fait un revirement politique complet par rapport aux sanctions des USA contre ce pays : &lt;strong&gt;le p&#233;trole v&#233;n&#233;zu&#233;lien ne sera donc dor&#233;navant plus sous embargo, puisqu'il a un passeport am&#233;ricain !&lt;/strong&gt;. Trump d&#233;savoue la politique d'embargo des USA, c'est un revirement total, pass&#233; inaper&#231;u. Il a fait faire des tourniquets &#224; ses colts d'or, pour attirer l'attention col&#233;rique de nos &#034;r&#233;volutionnaires&#034;, alors que dans la carriole de Trump c'est la mis&#232;re : la lampe &#224; p&#233;trole &#034;lourd&#034; (voir plus loin) ne fonctionne plus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4) L'appareil bonapartiste rentier de type p&#233;roniste qui avait &#224; sa t&#234;te Chavez, puis Maduro, se r&#233;jouit sans doute : il pourra d&#233;sormais vendre son p&#233;trole. C'est peut-&#234;tre ce qui explique que la d&#233;fense anti-a&#233;rienne du Venezuela a &#233;t&#233; miraculeusement &#034;d&#233;branch&#233;e&#034; : l'appareil d'Etat du Venezuela semble avoir coop&#233;r&#233; avec la CIA. Le chavisme est un courant bourgeois, qui n'a rien de &lt;i&gt;national-r&#233;volutionnaire&lt;/i&gt; (ceux que les bolch&#233;viks-l&#233;ninistes peuvent soutenir, voir le II&#232;me Congr&#232;s de l'IC), sa coop&#233;ration occasionnelle avec l'imp&#233;rialisme est coh&#233;rente avec sa nature de classe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;5) Le p&#233;trole du Venezuela est dit &#034;lourd&#034;. Or &#224; force de sanctions contre la Russie, l'Iran etc, les USAs viennent &#224; manquer d'un tel p&#233;trole, au moment o&#249; Trump invite les usines allemandes &#224; s'installer chez lui :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Le Venezuela dispose des plus grandes r&#233;serves de p&#233;trole au monde, l'&#233;quivalent de 303 milliards de barils en 2023, selon l'Agence internationale de l'&#233;nergie, mais Caracas ne produit que 874.000 barils par jour : du p&#233;trole lourd ou extra-lourd venu de l'Or&#233;noque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aux &#201;tats-Unis, voisin du nord et premier producteur de p&#233;trole au monde, c'est du brut l&#233;ger qui est produit. Mais le pays dispose d'une concentration unique au monde d'une dizaine de raffineries, principalement situ&#233;es autour du Golfe du Mexique, sp&#233;cialis&#233;es pr&#233;cis&#233;ment dans le raffinage de p&#233;trole lourd essentiel pour toute une s&#233;rie d'usages industriels. Il sert notamment &#224; produire du diesel, des carburants industriels et des sous-produits comme le bitume, indispensable &#224; la construction des routes. C'est un p&#233;trole moins adapt&#233; &#224; la production d'essence, mais central pour l'appareil industriel am&#233;ricain. Mais cet or noir-l&#224; se trouve dans quelques pays seulement : Canada, Venezuela et Russie.&lt;br class='autobr' /&gt;
Des raffineries de p&#233;trole construites sur mesure au Venezuela&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des ann&#233;es 1920 jusqu'aux nationalisations v&#233;n&#233;zu&#233;liennes de 1976 puis de 2007, le p&#233;trole du Venezuela a &#233;t&#233; largement exploit&#233; par des compagnies am&#233;ricaines. Les raffineries am&#233;ricaines ont donc &#233;t&#233; dimensionn&#233;es, techniquement et &#233;conomiquement, pour ce type de brut.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1957, au sommet de ce syst&#232;me, les profits r&#233;alis&#233;s par les majors am&#233;ricaines au Venezuela sont colossaux rappelle l'&#233;conomiste Gabriel Zucman &#224; Mediapart : l'&#233;quivalent de 12% du revenu national v&#233;n&#233;zu&#233;lien est vers&#233; aux actionnaires am&#233;ricains, soit &#224; peu pr&#232;s autant que ce que touche la classe populaire du Venezuela.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais depuis 2019 et l'embargo am&#233;ricain, Washington a d&#251; compenser l'absence de ce p&#233;trole lourd.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &#201;tats-Unis se sont tourn&#233;s massivement vers le Canada, dont le brut est tr&#232;s similaire. Aujourd'hui, environ 60% des importations am&#233;ricaines de p&#233;trole lourd proviennent du Canada. Le Canada est devenu le fournisseur dominant, presque incontournable. Mais ce p&#233;trole est plus cher, et il expose Washington &#224; une d&#233;pendance accrue vis-&#224;-vis de son voisin du nord. C'est l&#224; que le Venezuela redevient central.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.rtbf.be/article/venezuela-canada-chine-la-bataille-du-petrole-lourd-qui-faconne-la-strategie-americaine-11656845&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.rtbf.be/article/venezuela-canada-chine-la-bataille-du-petrole-lourd-qui-faconne-la-strategie-americaine-11656845&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;6) Quoi qu'il en soit, les investissements chinois massifs sont en train de faire passer le Venezuela dans l'Empire russo-chinois. Trump est donc sur la d&#233;fensive, mais ses &#034;trucs&#034; de bateleur ont sid&#233;r&#233; notre extr&#234;me-gauche. Trump d&#233;fend un de ses bijoux de famille contre les nouveaux riches. Le capital financier de type A-A' est sur la d&#233;fensive, alors que le capital industriel de type A-M-A' de l'imp&#233;rialisme chinois est en train de montrer que la doctrine Monroe est prise en d&#233;faut.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voir par exemple cette &lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/watch?v=7nABV8Im5jg&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;video&lt;/a&gt; par l'universitaire marxiste &lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Richard_D._Wolff&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Richard Wollf&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>La pr&#233;tendue &#171; r&#233;volution de l'intelligence artificielle &#187;, rien d'autre qu'une nouvelle bulle sp&#233;culative...</title>
		<link>http://www.matierevolution.fr/spip.php?article8447</link>
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		<dc:date>2025-10-24T22:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>



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&lt;p&gt;La pr&#233;tendue &#171; r&#233;volution de l'intelligence artificielle &#187; n'est rien d'autre qu'une bulle sp&#233;culative mondiale &lt;br class='autobr' /&gt;
On nous vend la th&#232;se des robots plus intelligents et capables que les humains&#8230; &lt;br class='autobr' /&gt;
https://matierevolution.fr/spip.php?article4772 &lt;br class='autobr' /&gt;
A l'inverse, on nous dit que c'est l'IA qui d&#233;truit la soci&#233;t&#233;&#8230; &lt;br class='autobr' /&gt;
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7626 &lt;br class='autobr' /&gt;
La pr&#233;tendue &#171; r&#233;volution de l'intelligence artificielle &#187; n'est rien d'autre qu'une bulle sp&#233;culative mondiale visant &#224; absorber (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.matierevolution.fr/spip.php?rubrique84" rel="directory"&gt;5- L'&#233;conomie mondiale en route vers une nouvelle crise syst&#233;mique qui en termine avec l'ancien monde&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;div class='spip_document_18249 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://www.matierevolution.fr/IMG/jpg/sans_titre-13.jpg' width=&#034;275&#034; height=&#034;183&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La pr&#233;tendue &#171; r&#233;volution de l'intelligence artificielle &#187; n'est rien d'autre qu'une bulle sp&#233;culative mondiale&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;On nous vend la th&#232;se des robots plus intelligents et capables que les humains&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://matierevolution.fr/spip.php?article4772&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://matierevolution.fr/spip.php?article4772&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A l'inverse, on nous dit que c'est l'IA qui d&#233;truit la soci&#233;t&#233;&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7626&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7626&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La pr&#233;tendue &#171; r&#233;volution de l'intelligence artificielle &#187; n'est rien d'autre qu'une bulle sp&#233;culative mondiale visant &#224; absorber momentan&#233;ment le trop-plein des capitaux qui &#233;touffe mortellement le syst&#232;me capitaliste afin de faire durer un peu plus ce mort-vivant&#8230; Tous les &#233;conomistes et leurs m&#233;dias savent parfaitement que c'est une nouvelle bulle sp&#233;culative du type de l'ancienne &#171; bulle des technos &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.alternatives-economiques.fr/une-bulle-de-lia-point-declater/00116308&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.alternatives-economiques.fr/une-bulle-de-lia-point-declater/00116308&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.lemonde.fr/economie/article/2025/08/23/intelligence-artificielle-les-economistes-s-inquietent-d-un-risque-de-bulle-financiere_6634010_3234.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.lemonde.fr/economie/article/2025/08/23/intelligence-artificielle-les-economistes-s-inquietent-d-un-risque-de-bulle-financiere_6634010_3234.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.lesnumeriques.com/intelligence-artificielle/ce-sera-vraiment-catastrophique-l-inquietude-sur-la-bulle-ia-se-propage-de-wall-street-a-la-silicon-valley-n243912.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.lesnumeriques.com/intelligence-artificielle/ce-sera-vraiment-catastrophique-l-inquietude-sur-la-bulle-ia-se-propage-de-wall-street-a-la-silicon-valley-n243912.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.alternatives-economiques.fr/une-bulle-de-lia-point-declater/00116308&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.alternatives-economiques.fr/une-bulle-de-lia-point-declater/00116308&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://intelligence-artificielle.developpez.com/actu/376050/-Il-n-existe-pas-une-bulle-unique-de-l-IA-mais-trois-dynamiques-distinctes-qui-coexistent-la-bulle-speculative-la-bulle-d-infrastructure-et-les-promesses-irrealistes-selon-une-analyse/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://intelligence-artificielle.developpez.com/actu/376050/-Il-n-existe-pas-une-bulle-unique-de-l-IA-mais-trois-dynamiques-distinctes-qui-coexistent-la-bulle-speculative-la-bulle-d-infrastructure-et-les-promesses-irrealistes-selon-une-analyse/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.01net.com/actualites/boom-de-lia-des-centaines-de-milliards-de-dollars-au-service-dune-bulle-speculative-des-economistes-sinquietent.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.01net.com/actualites/boom-de-lia-des-centaines-de-milliards-de-dollars-au-service-dune-bulle-speculative-des-economistes-sinquietent.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien s&#251;r, une bonne partie du grand public croit encore &#224; la th&#232;se m&#233;diatique et gouvernementale selon laquelle on assisterait &#224; une nouvelle r&#233;volution technologique&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7981&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7981&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'expression &#171; intelligence &#187; artificielle est d&#233;j&#224; un premier mensonge pour une op&#233;ration qui en comporte de nombreux&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.ladn.eu/archives/powering-people/intelligence-artificielle-existe-pas/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.ladn.eu/archives/powering-people/intelligence-artificielle-existe-pas/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.veonum.com/lillusion-de-lintelligence-artificielle-ce-que-lia-nous-fait-croire-et-pourquoi-cest-fascinant/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.veonum.com/lillusion-de-lintelligence-artificielle-ce-que-lia-nous-fait-croire-et-pourquoi-cest-fascinant/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.comechezwouam.com/docs/IA.pdf&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.comechezwouam.com/docs/IA.pdf&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur le fond, elle n'est m&#234;me pas nouvelle et encore moins r&#233;volutionnaire&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://musees.isere.fr/expo/musee-dauphinois-vaucanson-lhomme-artificiel&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://musees.isere.fr/expo/musee-dauphinois-vaucanson-lhomme-artificiel&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.automates-boites-musique.com/index.php?file=hisvaucanson&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.automates-boites-musique.com/index.php?file=hisvaucanson&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourquoi la robotisation informatique dite IA n'est pas une v&#233;ritable r&#233;volution technologique ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://acculturation-numerique.fr/lintelligence-artificielle-est-elle-une-revolution/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://acculturation-numerique.fr/lintelligence-artificielle-est-elle-une-revolution/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'abord parce que terme est trompeur, qu'aucune technologie n'a repr&#233;sent&#233; en soi une r&#233;volution sociale et &#233;conomique, c'est-&#224;-dire un moteur de pouss&#233;e en avant global du monde. Le capitalisme n'est pas la technologie et la science n'est pas la technologie, pas plus la technologie des robots ou de l'IA que d'autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6203&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6203&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4517&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4517&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2697&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2697&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les gouvernements parlent de &#171; r&#233;volution industrielle &#187; mais c'est pure propagande.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.tresor.economie.gouv.fr/banque-assurance-finance/financer-la-iveme-revolution-industrielle&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.tresor.economie.gouv.fr/banque-assurance-finance/financer-la-iveme-revolution-industrielle&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelle mobilisation des capitaux pour la pr&#233;tendue r&#233;volution technologique ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La campagne m&#233;diatique mondiale &#224; grande &#233;chelle de l'intelligence artificielle n'a pas d'abord pour but d'enthousiasmer le public mais de mobiliser les capitaux&#8230; Elle vise d&#233;j&#224; 500 milliards de dollars !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.statista.com/infographie/33548/projection-du-chiffre-affaires-mondial-du-secteur-intelligence-artificielle-par-segment/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://fr.statista.com/infographie/33548/projection-du-chiffre-affaires-mondial-du-secteur-intelligence-artificielle-par-segment/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais, en termes de profits, l'IA n'a pas fait ses preuves. C'est un investissement sp&#233;culatif en ce sens d&#233;j&#224;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.ideal-investisseur.fr/eco-politique/lintelligence-artificielle-trois-ans-aprs-chatgpt-un-paradoxe-conomique-32030.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.ideal-investisseur.fr/eco-politique/lintelligence-artificielle-trois-ans-aprs-chatgpt-un-paradoxe-conomique-32030.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;a href=&#034;https://www.duperrin.com/2025/07/02/lia-generative-est-elle-condamnee-a-ne-jamais-etre-rentable/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.duperrin.com/2025/07/02/lia-generative-est-elle-condamnee-a-ne-jamais-etre-rentable/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://trustmyscience.com/pdg-microsoft-ia-pas-prouve-valeur-economique/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://trustmyscience.com/pdg-microsoft-ia-pas-prouve-valeur-economique/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et cette &#171; r&#233;volution technologique &#187; serait capable de redynamiser le syst&#232;me capitaliste ? Ou viserait seulement &#224; le faire durer&#8230; en versant une sp&#233;culation dans une autre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Etant donn&#233; que le manque relatif de possibilit&#233;s d'investissements productifs (par rapport &#224; la masse totale des capitaux sans cesse croissante), cet appel massif de capitaux que permet l'annonce (m&#234;me fallacieuse en grande partie) permet de diminuer d'autres masses sp&#233;culatives explosives comme celle des cryptomonnaies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.project-syndicate.org/onpoint/ai-crypto-bubbles-american-innovation-ecosystem-breaking-down-by-william-h-janeway-2025-08/french&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.project-syndicate.org/onpoint/ai-crypto-bubbles-american-innovation-ecosystem-breaking-down-by-william-h-janeway-2025-08/french&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quel trop-plein de capitaux ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7478&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7478&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est comme la &#171; bulle des techno &#187;&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Bulle_Internet&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://fr.wikipedia.org/wiki/Bulle_Internet&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ou la bulle des subprimes&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Crise_financi%C3%A8re_mondiale_de_2007-2008&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://fr.wikipedia.org/wiki/Crise_financi%C3%A8re_mondiale_de_2007-2008&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La bourgeoisie essaie de se redonner de l'espoir&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.lefigaro.fr/conjoncture/l-intelligence-artificielle-fait-repartir-de-l-avant-la-demande-d-electricite-20251014&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.lefigaro.fr/conjoncture/l-intelligence-artificielle-fait-repartir-de-l-avant-la-demande-d-electricite-20251014&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;IA : les promesses de paradis pourraient tourner au cauchemar&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.alternatives-economiques.fr/ia-promesses-de-paradis-pourraient-tourner-cauchemar/00116260&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.alternatives-economiques.fr/ia-promesses-de-paradis-pourraient-tourner-cauchemar/00116260&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela ne peut pas suffire pour relancer le syst&#232;me compl&#232;tement mort&#8230;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://matierevolution.org/spip.php?article9161&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://matierevolution.org/spip.php?article9161&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.org/spip.php?article1747&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.org/spip.php?article1747&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'appel de fonds de l'IA lanc&#233;e par les gouvernements n'est rien d'autre que l'&#233;quivalent d'un nouveau plan de sauvetage du capitalisme par les gouvernants, aussi impuissant que les pr&#233;c&#233;dents&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://matierevolution.org/spip.php?article6895&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://matierevolution.org/spip.php?article6895&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le risque sp&#233;culatif engendr&#233; peut &#234;tre l'occasion d'un nouvel effondrement du type 2007-2008&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://intelligence-artificielle.developpez.com/actu/370459/L-eclatement-de-la-bulle-de-l-IA-pourrait-aneantir-les-societes-de-capital-risque-de-la-Silicon-Valley-et-provoquer-la-chute-des-marches-publics-ainsi-qu-un-effondrement-de-l-economie-dans-son-ensemble/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://intelligence-artificielle.developpez.com/actu/370459/L-eclatement-de-la-bulle-de-l-IA-pourrait-aneantir-les-societes-de-capital-risque-de-la-Silicon-Valley-et-provoquer-la-chute-des-marches-publics-ainsi-qu-un-effondrement-de-l-economie-dans-son-ensemble/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Conclusion : l'IA ne sauvera pas le capitalisme moribond !&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.frenchweb.fr/lia-enrichira-une-minorite-et-ruinera-tout-le-reste/453391&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.frenchweb.fr/lia-enrichira-une-minorite-et-ruinera-tout-le-reste/453391&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2105&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2105&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me si les circonstances font que l'explosion de la bulle IA marque la derni&#232;re chute du syst&#232;me, ce ne sera que la description des circonstances et pas la cause de l'effondrement qui, elle, reste li&#233;e au succ&#232;s historique de ce mode de production qui a atteint un tel niveau d'accumulation du capital qu'il n'est plus contenable dans le cadre d'un syst&#232;me d'exploitation et n&#233;cessite de passer au socialisme. Mais, l&#224;, ce n'est pas non plus l'IA qui fera le travail&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Contradictions capitalistes, d'apr&#232;s &#171; Le Capital &#187; de Marx</title>
		<link>http://www.matierevolution.fr/spip.php?article6808</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.matierevolution.fr/spip.php?article6808</guid>
		<dc:date>2025-04-19T22:05:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Karl Marx</dc:subject>
		<dc:subject>Dialectique</dc:subject>
		<dc:subject>Contradiction</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Contradictions capitalistes, d'apr&#232;s &#171; Le Capital &#187; de Marx &lt;br class='autobr' /&gt;
Texte 1 &lt;br class='autobr' /&gt;
Texte 2 &lt;br class='autobr' /&gt;
Texte 3 &lt;br class='autobr' /&gt;
Texte 4 &lt;br class='autobr' /&gt;
Texte 5 &lt;br class='autobr' /&gt;
Texte 6 &lt;br class='autobr' /&gt;
Texte 7 &lt;br class='autobr' /&gt;
Texte 8 &lt;br class='autobr' /&gt;
Texte 9 &lt;br class='autobr' /&gt;
Texte 10 &lt;br class='autobr' /&gt;
Texte 11&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="http://www.matierevolution.fr/spip.php?rubrique71" rel="directory"&gt;2 - Les lois &#233;conomiques ob&#233;issent &#224; des contradictions dialectiques&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://www.matierevolution.fr/spip.php?mot30" rel="tag"&gt;Karl Marx&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.matierevolution.fr/spip.php?mot60" rel="tag"&gt;Dialectique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.matierevolution.fr/spip.php?mot315" rel="tag"&gt;Contradiction&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Contradictions capitalistes, d'apr&#232;s &#171; Le Capital &#187; de Marx&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/marx/works/1867/Capital-I/kmcapI-3-2.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Texte 1&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/marx/works/1867/Capital-I/kmcapI-5.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Texte 2&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/marx/works/1867/Capital-I/kmcapI-19.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Texte 3&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/marx/works/1867/Capital-III/kmcap3_13.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Texte 4&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/marx/works/1867/Capital-III/kmcap3_14.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Texte 5&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/marx/works/1867/Capital-III/kmcap3_50.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Texte 6&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1699&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Texte 7&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3210&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Texte 8&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article3666&#034;&gt;Texte 9&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5972&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Texte 10&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3470&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Texte 11&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Toute science serait superflue s'il y avait co&#239;ncidence imm&#233;diate entre la forme ph&#233;nom&#233;nale et l'essence des choses, disait Karl Marx</title>
		<link>http://www.matierevolution.fr/spip.php?article7777</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.matierevolution.fr/spip.php?article7777</guid>
		<dc:date>2025-04-12T22:32:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Karl Marx</dc:subject>
		<dc:subject>Capitalisme - capitalism</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Que voulait dire Marx quand il &#233;crivait dans &#171; Le Capital &#187;, Livre III : &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Toute science serait superflue s'il y avait co&#239;ncidence imm&#233;diate entre la forme ph&#233;nom&#233;nale et l'essence des choses. &#187; &lt;br class='autobr' /&gt;
Dans la phrase pr&#233;c&#233;demment cit&#233;e, Marx voulait dire d'abord que l'&#233;conomie appara&#238;t comme un &#233;change entre des objets (des marchandises) et que c'est, en fait, une relation sociale (entre des hommes). &lt;br class='autobr' /&gt;
Il voulait dire ensuite que la nature de la marchandise n'est pas seulement celle d'un objet, (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="http://www.matierevolution.fr/spip.php?rubrique71" rel="directory"&gt;2 - Les lois &#233;conomiques ob&#233;issent &#224; des contradictions dialectiques&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://www.matierevolution.fr/spip.php?mot30" rel="tag"&gt;Karl Marx&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.matierevolution.fr/spip.php?mot280" rel="tag"&gt;Capitalisme - capitalism&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Que voulait dire Marx quand il &#233;crivait dans &#171; Le Capital &#187;, Livre III :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Toute science serait superflue s'il y avait co&#239;ncidence imm&#233;diate entre la forme ph&#233;nom&#233;nale et l'essence des choses. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la phrase pr&#233;c&#233;demment cit&#233;e, Marx voulait dire d'abord que l'&#233;conomie appara&#238;t comme un &#233;change entre des objets (des marchandises) et que c'est, en fait, une relation sociale (entre des hommes).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il voulait dire ensuite que la nature de la marchandise n'est pas seulement celle d'un objet, contrairement aux apparences.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il voulait dire encore que la nature de la classe des travailleurs n'&#233;tait pas seulement celle de personnes qui recherchent un travail aupr&#232;s d'autres qui lui proposent un travail. Leur nature n'apparaissait pas directement puisqu'elle r&#233;sultait d'un vol plus ancien, celui des moyens de production.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il voulait dire enfin que la nature du capital, elle-m&#234;me, n'&#233;tait pas une &#233;vidence, qu'il ne s'agissait pas seulement d'une certaine somme d'argent, investi ou non, mais, l&#224; encore, d'une mani&#232;re bien particuli&#232;re d'investir cet argent en vue d'un profit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La nature du profit capitaliste, elle non plus, n'apparaissait pas de fa&#231;on &#233;vidente mais, en comprenant que l'augmentation de capital ne provient pas fondamentalement de l'&#233;change, d'une bonne affaire commerciale (qui expliquerait qu'un capitaliste s'enrichisse aux d&#233;pens d'un autre mais pas que l'ensemble du capital augmente) mais de l'exploitation du travail humain (la plus-value &#233;tant du travail non pay&#233;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une autre illusion s&#233;pare ou oppose diam&#233;tralement les rapports de distribution et les rapports de production.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une autre erreur concerne les rapports de production.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, l'illusion recouvre la transformation du capital-marchandise et du capital-argent en capital commercial&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Le capital n'est pas une chose, c'est un syst&#232;me social de production bien d&#233;termin&#233;, appartenant &#224; un type historique particulier de la soci&#233;t&#233;, syst&#232;me qui se manifeste dans un objet auquel il imprime un caract&#232;re social sp&#233;cifique &#187;, Karl Marx, Le Capital, Livre III.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le livre III du Capital, Karl Marx distingue en premier lieu deux traits caract&#233;ristiques fondamentaux pour d&#233;crire le capital :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1) il produit des marchandises. Ce qui le distingue des autres modes de production. Le caract&#232;re dominant et d&#233;cisif de cette production est d'&#234;tre une production de marchandises. Cela implique en premier lieu que l'ouvrier lui-m&#234;me appara&#238;t uniquement comme vendeur de marchandises et, partant, comme ouvrier salari&#233; libre, donc que le travail appara&#238;t essentiellement en tant que travail salari&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2) La production de la plus-value est son but direct et son mobile d&#233;terminant. Le capital produit essentiellement du capital, mais il ne le fait que dans la mesure o&#249; il produit de la plus-value. La production en vue de la valeur et de la plus-value implique la tendance toujours manifeste &#224; r&#233;duire en toutes circonstances au-dessous de la moyenne sociale le temps de travail n&#233;cessaire &#224; la production d'une marchandise, autrement dit sa valeur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3) La tendance &#224; r&#233;duire le co&#251;t de production &#224; son minimum devient le principal levier de l'accroissement de la productivit&#233; sociale du travail mais cet accroissement se manifeste ici uniquement comme accroissement constant de la productivit&#233; du capital.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La valeur est le rapport renvers&#233; de la force de travail &#224; elle-m&#234;me. Est source de valeur ce qui contribue &#224; la reproduction de la force de travail. En tant que processus de valorisation, la valeur dans son ensemble est d&#233;termin&#233;e quantitativement par le temps de reproduction n&#233;cessaire &#224; l'&#233;chelle de l'ensemble des forces productives, et qualitativement par sa contribution &#224; la reproduction &#233;largie des forces productives.&lt;br class='autobr' /&gt;
La reproduction est le renouvellement constant du processus de production. La reproduction simple est le renouvellement de la production sous un volume constant. La reproduction &#233;largie signifie que la production se renouvelle dans un volume accru. C'est par l'exploitation du prol&#233;tariat que le capital grandit et, qu'en m&#234;me temps, les rapports de production capitalistes se reproduisent sur une base &#233;largie.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'accumulation du capital est la source de la reproduction &#233;largie. L'accumulation est l'addition au capital d'une partie de la plus-value sous forme d'investissements, visant &#224; l'accroissement de la production : achat de moyens de production et embauche de main-d'&#339;uvre suppl&#233;mentaires (augmentation des forces productives). L'accumulation capitaliste aboutit &#224; une &#233;l&#233;vation de la composition organique du capital.&lt;br class='autobr' /&gt;
Au centre des rapports sociaux de production se trouve la marchandise, laquelle poss&#232;de une valeur d'usage et une valeur d'&#233;change. La valeur d'usage correspond &#224; l'utilit&#233; et &#224; la satisfaction d'un besoin. La valeur d'&#233;change est mesur&#233;e par le travail humain n&#233;cessaire &#224; la production. Le co&#251;t de la force de travail est le d&#233;nominateur commun des &#233;changes marchands.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Karl Marx expose simplement, mais dialectiquement, ce qu'est le capitalisme&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4208&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4208&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La dialectique de l'&#233;conomie capitaliste, telle que l'a expos&#233;e Karl Marx&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3210&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3210&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lettres sur &#171; Le Capital &#187; de Karl Marx&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6451&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6451&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Introduction &#224; la brochure &#171; Salaires, prix et profits &#187; de Karl Marx&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5136&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5136&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'est-ce que le salariat sous le capitalisme ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6491&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6491&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'est-ce que l'accumulation du capital ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5811&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5811&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'est-ce que l'&#233;conomie politique ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6622&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6622&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous citons ici le passage ici discut&#233; du Capital de Marx en entier :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; En r&#233;alit&#233; l'&#233;conomie vulgaire ne fait qu'interpr&#233;ter, syst&#233;matiser et justifier doctrinalement les conceptions bourgeoises des agents de la production. Il n'y a donc rien d'&#233;tonnant &#226; ce qu'elle ne soit pas frapp&#233;e par ces absurdes contradictions apparentes des manifestations des rapports &#233;conomiques - toute science serait superflue si l'apparence r&#233;pondait directement &#224; la nature des choses - et &#224; ce qu'elle trouve ces rapports d'autant plus compr&#233;hensibles qu'elle en saisit moins la connexion intime et que la conception vulgaire les admet plus facilement. Aussi ne se doute-t-elle pas le moins du monde que la trinit&#233; (Sol et sous-sol-Rente, Capital-Int&#233;r&#234;t, Travail-Salaire ou prix du travail) qui lui sert de point de d&#233;part, se compose de trois &#233;l&#233;ments &#224; premi&#232;re vue incompatibles. En effet, nous avons une valeur d'usage, le sol, qui n'a pas de valeur, accoupl&#233;e &#224; une valeur d'&#233;change, la rente : de sorte qu'un rapport social, consid&#233;r&#233; comme un objet, est mis en rapport avec la nature, c'est-&#224;-dire qu'on &#233;tablit un rap&#172;port entre deux grandeurs incommensurables. Puis vient Capital-Int&#233;r&#234;t. Si l'on consid&#232;re le capital comme une valeur d&#233;termin&#233;e repr&#233;sent&#233;e par de l'argent, il est prima facie absurde qu'une valeur ait plus de valeur qu'elle en a en r&#233;alit&#233;. Aucun terme interm&#233;diaire n'appara&#238;t dans l'expression Capital-Int&#233;r&#234;t, qui donne du capital la for&#172;mule la plus g&#233;n&#233;rale et par cela m&#234;me la moins explicite. Aussi l'&#233;conomie vulgaire pr&#233;f&#232;re-t-elle &#224; Capital-Int&#233;r&#234;t, qui attribue &#224; une valeur la qualit&#233; occulte de n'&#234;tre pas &#233;gale &#224; elle-m&#234;me, la formule Capital - Profit, qui r&#233;fl&#232;te avec plus de pr&#233;cision le rapport capitaliste. Et alors, poursuivie par la notion que 4 n'est pas &#233;gal &#224; 5 et qu'il n'est pas possi&#172;ble d'&#233;galer 100 &#224; 110 thalers, elle passe du capital-valeur au capital-mati&#232;re, aux machines, aux mati&#232;res premi&#232;res, &#224; la valeur d'usage du capital comme condition du fonc&#172;tionnement du travail. Mais en raisonnant ainsi elle abou&#172;tit, comme pour la propri&#233;t&#233; fonci&#232;re, &#224; une expression incommensurable, le rapport entre une valeur d'usage, un objet, et un rapport inh&#233;rent &#224; une production sociale d&#233;ter&#172;min&#233;e, la plus-value. Et une fois arriv&#233;e dans le domaine de l'incommensurable, elle trouve que tout est &#233;clairci et qu'il n'y a pas lieu d'aller plus loin ; le &#171; Rationel &#187; de la con&#172;ception bourgeoise est atteint. Vient enfin Travail-Salaire, prix du travail, expression qui, ainsi que nous l'avons mon&#172;tr&#233; dans notre premier volume, contredit &#224; premi&#232;re vue &#224; la notion de la valeur et &#224; celle du prix, qui n'est en g&#233;n&#233;ral qu'une expression d&#233;termin&#233;e de la valeur. Il est &#233;videmment absurde de parler du &#171; prix du travail &#187; ; mais ici l'&#233;conomiste vulgaire est tout &#224; fait satisfait, car il est d'accord avec la conviction profonde du bourgeois qui se figure qu'il paie de l'argent pour le travail, et la contradiction entre la formule et la notion de la valeur le dispense de l'obligation de comprendre cette derni&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Nous avons vu que le proc&#232;s de production capitaliste est une forme historiquement d&#233;termin&#233;e du proc&#232;s de production sociale en g&#233;n&#233;ral. Ce dernier est autant un proc&#232;s de production des conditions mat&#233;rielles de la vie humaine qu'un proc&#232;s (en voie d'&#233;volution) de production et de reproduction des conditions m&#234;mes de la production, c'est-&#224;-dire de la forme sociale &#233;conomique qui y correspond. En effet, l'ensemble des rapports que les agents de la production ont entre eux et avec la nature constitue la structure &#233;conomique de la soci&#233;t&#233;. Comme dans tous les syst&#232;mes qui l'ont pr&#233;c&#233;d&#233;, le proc&#232;s de production capitaliste se d&#233;roule dans des conditions mat&#233;rielles d&#233;termin&#233;es, qui r&#232;glent en m&#234;me temps les rapports sociaux de la vie de ceux qui y participent. Ces conditions comme ces rapports sont &#224; la fois des facteurs et des r&#233;sultats de la production capitaliste, qui les produit et les reproduit. Nous avons vu ensuite que, durant le proc&#232;s social de production qui lui est ad&#233;quat, le capital extrait une quantit&#233; d&#233;termin&#233;e de surtravail du producteur imm&#233;diat, surtravail dont il ne paie pas l'&#233;quivalent et qui, de par son essence, est du travail forc&#233;, bien qu'il semble &#234;tre le r&#233;sultat d'un contrat librement consenti. Ce surtravail rev&#234;t la forme d'une plus-value, qui existe &#224; l'&#233;tat d'un surproduit. D'une mani&#232;re g&#233;n&#233;rale, le surtravail, le travail en quantit&#233; plus consid&#233;rable que ne l'exigent les besoins, est in&#233;vitable dans toutes les organisations ; mais dans la soci&#233;t&#233; capitaliste comme dans l'esclavage il repose sur un antagonisme, sur l'oisivet&#233; d'une partie de la soci&#233;t&#233;. Une quantit&#233; d&#233;termin&#233;e de surtravail est n&#233;cessaire pour l'assurance contre les accidents et l'extension progressive et in&#233;vitable du proc&#232;s de production - ce qui constitue l'accumulation dans la soci&#233;t&#233; capitaliste - sous l'action du d&#233;veloppement des besoins et de l'augmentation de la population.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le capitalisme contribue au progr&#232;s de la civilisation en ce qu'il extrait ce surtravail par des proc&#233;d&#233;s et sous des formes qui sont plus favorables que ceux des syst&#232;mes pr&#233;c&#233;dents (esclavage, servage, etc.) au d&#233;veloppement des forces productives, &#224; l'extension des rapports sociaux et &#224; l'&#233;closion des facteurs d'une culture sup&#233;rieure. Il pr&#233;&#172;pare ainsi une forme sociale plus &#233;lev&#233;e, dans laquelle l'une des parties de la soci&#233;t&#233; ne jouira plus, au d&#233;triment de l'autre, du pouvoir et du monopole du d&#233;veloppement social, avec les avantages mat&#233;riels et intellectuels qui s'y rattachent, et dans laquelle le sutravail aura pour effet la r&#233;duction du temps consacr&#233; au travail mat&#233;riel en g&#233;n&#233;&#172;ral. Lorsque le travail n&#233;cessaire et le surtravail sont l'un et l'autre &#233;gaux &#224; 3, la journ&#233;e de travail est &#233;gale &#224; 6 et le taux du surtravail est de 100 %, tandis que le taux du surtravail n'est plus que de 33 &#8531; %, lorsque la journ&#233;e de travail est &#233;gale &#224; 12, et se d&#233;compose en 9 de tra&#172;vail n&#233;cessaire et 3 de surtravail. Or c'est la productivit&#233; du travail qui d&#233;termine la quantit&#233; de valeurs d'usage qui peut &#234;tre produite dans un temps d&#233;termin&#233; de travail n&#233;cessaire et de surtravail. La richesse effective de la soci&#233;t&#233; et la possibilit&#233; d'une extension continue du proc&#232;s de reproduction d&#233;pendent donc, non de la longueur, mais de la productivit&#233; du surtravail et des conditions plus ou moins favorables dans lesquelles il est ex&#233;cut&#233;. Le r&#232;gne de la libert&#233; ne commence en fait que l&#224; o&#249; cesse le tra&#172;vail impos&#233; par la n&#233;cessit&#233; et les consid&#233;rations ext&#233;rieu&#172;res ; de par la nature des choses, il existe donc au-del&#224; de la sph&#232;re de la production mat&#233;rielle proprement dite. La lutte du sauvage contre la nature pour la satisfaction de ses besoins, la conservation et la reproduction de son existence, s'&#233;tend &#224; l'homme civilise, quels que soient la forme de la soci&#233;t&#233; et le syst&#232;me de la production. A mesure que l'homme se civilise, s'&#233;tendent le cercle de ses besoins et son asservissement &#224; la nature, mais en m&#234;me temps se d&#233;veloppent les forces productives qui lui permettent de s'en affranchir. A ce point de vue la libert&#233; ne peut &#234;tre conquise que pour autant que les hommes socialis&#233;s, devenus des producteurs associ&#233;s, combinent rationnellement et contr&#244;lent leurs &#233;changes de mati&#232;re avec la nature, de mani&#232;re &#224; les r&#233;aliser avec la moindre d&#233;pense de force et dans les conditions les plus dignes et les plus conformes &#224; la nature humaine. Sans cela le joug de la n&#233;cessit&#233; ne cessera de peser sur eux et ils ne conna&#238;tront pas le vrai r&#233;gime de la libert&#233;, dans lequel le d&#233;veloppement de leurs forces se fera exclusivement pour eux. La condition fondamentale de, cette situation est le raccourcissement de la journ&#233;e de travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsqu'on fait abstraction des irr&#233;gularit&#233;s accidentelles de la r&#233;partition pour ne consid&#233;rer que l'action g&#233;n&#233;rale de la loi, on voit que dans la soci&#233;t&#233; capitaliste la plus-value ou le surproduit se partage comme un dividende entre les capitalistes au prorata de la fraction de capital social que chacun poss&#232;de. Elle est repr&#233;sent&#233;e par le profit moyen, qui se subdivise en profit d'entreprise et int&#233;r&#234;t, et tombe ainsi en partage &#224; deux cat&#233;gories distinctes de capitalistes. Mais la propri&#233;t&#233; fonci&#232;re intervient pour limiter la part de la plus-value que peut s'approprier le capital ; car de m&#234;me que le capitaliste pr&#233;l&#232;ve sur l'ouvrier le surtravail et la plus-value sous forme de profit, de m&#234;me le propri&#233;taire foncier enl&#232;ve au capitaliste une partie de cette plus-value, qui constitue la rente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsque nous parlons du profit, de la part de la plus-value qui tombe en partage au capital, nous pensons donc au profit moyen (le profit d'entreprise + l'int&#233;r&#234;t), c'est-&#224;-dire &#224; ce qui reste du profit total lorsque la rente en a &#233;t&#233; d&#233;duite. Le profit du capital et la rente fonci&#232;re ne sont donc que les deux parties dans lesquelles se d&#233;compose la plus-value, et il n'y a entre eux que cette diff&#233;rence que l'une repr&#233;sente la part du propri&#233;taire foncier et l'autre, la part du capitaliste. C'est le capital qui extrait directement des ouvriers le surtravail (qui devient la plus-value et le surproduit) et &#224; ce point de vue il doit &#234;tre consid&#233;r&#233; comme le producteur de la plus-value. Quant &#224; la propri&#233;t&#233; fonci&#232;re, elle reste en dehors du proc&#232;s r&#233;el de production, et son r&#244;le se borne &#224; s'annexer une partie de la plus-value pr&#233;lev&#233;e par le capital. Il n'en r&#233;sulte pas cependant que le propri&#233;taire foncier reste &#233;tranger au proc&#232;s capitaliste de production ; il y joue un r&#244;le, et ce r&#244;le r&#233;sulte, non de ce qu'il exerce une pression sur le capital ou de ce que la grande propri&#233;t&#233; fonci&#232;re, qui exproprie les travailleurs de leurs moyens de travail, est une pr&#233;mice et une condition de la production capitaliste, mais de ce qu'il personnifie un des &#233;l&#233;ments essentiels de la production.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin vient l'ouvrier qui, en sa qualit&#233; de propri&#233;taire et de vendeur de sa force de travail, re&#231;oit sous le nom de salaire une part du produit, &#233;quivalente &#224; la fraction de son travail que nous appelons le travail n&#233;cessaire et devant servir &#224; sa conservation et &#224; sa reproduction quelque ais&#233;e ou quelque mis&#233;rable que soit son existence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelque disparates que puissent para&#238;tre les rapports du capital, de la terre et du travail, ils ont cependant quelque chose de commun. Bon an, mal an, le capital produit du profit pour le capitaliste, la, terre fournit de la rente au propri&#233;taire et la force de travail - dans des conditions normales et aussi longtemps qu'elle peut &#234;tre utilis&#233;e - rapporte du salaire &#224; l'ouvrier. Ces trois parties de la valeur produite annuellement et les fractions du produit annuel qui les repr&#233;sentent, peuvent &#234;tre d&#233;pens&#233;es - nous faisons abstraction de l'accumulation - ann&#233;e par ann&#233;e, sans que la source de leur reproduction tarisse. Ils repr&#233;sentent les fruits annuels d'un arbre perp&#233;tuel ou plut&#244;t de trois arbres, les revenus de trois classes - capitalistes, propri&#233;taires, ouvriers - dont la r&#233;partition est faite par le capitaliste producteur, qui met le travail en &#339;uvre et pr&#233;l&#232;ve directement la plus-value. Le capital, la terre et la force de travail ou plut&#244;t le travail sont pour le capitaliste, le propri&#233;taire et l'ouvrier les trois sources de leurs revenus sp&#233;cifiques, le profit, la rente et le salaire. En effet, pour le capitaliste, le capital est une pompe qui aspire sans cesse de la plus-value, pour le propri&#233;taire, la terre est un aimant qui attire continuellement une partie de la plus-value, et pour l'ouvrier, le travail est un moyen &#224; action ininterrompue d'obtenir une partie de la valeur qu'il cr&#233;e, c'est-&#224;-dire le salaire qui doit le faire vivre. En outre ce sont le capital, la terre et le travail qui assignent respectivement la forme de profit, rente et salaire aux trois parties de la valeur et du produit du travail annuel, et en font par cette transformation les revenus des capitalistes, des propri&#233;taires et des ouvriers. Alors que la r&#233;partition doit avoir pour point de d&#233;part la valeur du produit annuel (qui n'est que du travail social mat&#233;rialis&#233;), les choses se pr&#233;sentent d'une mani&#232;re oppos&#233;e dans l'esprit des agents de la production. Le capital, la terre et le travail leur apparaissent comme trois sources ind&#233;pendantes, desquelles sortent trois parties distinctes du produit annuel et qui, par cons&#233;quent, n'interviennent pas seulement pour donner aux parties de la valeur annuellement produite les formes diff&#233;rentes sous lesquelles elles deviennent les revenus des agents de production, mais donnent naissance &#224; cette valeur elle-m&#234;me, la substance des revenus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les in&#233;galit&#233;s de la rente sont en rapport avec les in&#233;galit&#233;s de fertilit&#233; des terres et d&#233;pendent donc de propri&#233;t&#233;s qui ont leur source dans le sol. Il en est r&#233;ellement ainsi lorsqu'elles r&#233;sultent de diff&#233;rences entre les valeurs des produits des diff&#233;rentes terres. Mais lorsqu'elles d&#233;rivent de diff&#233;rences entre les valeurs du march&#233;, elles sont la cons&#233;quence d'une loi sociale bas&#233;e sur la concurrence et qui est ind&#233;pendante de la terre et de ses diff&#233;rents degr&#233;s de fertilit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il semblerait que tout au moins &#171; Travail-Salaire &#187; devrait &#234;tre l'expression d'un rapport rationnel. Il n'en est ainsi pas plus que de &#171; Terre-Rente &#187;. Le travail, cr&#233;ateur de valeur et s'ext&#233;riosant dans la valeur des marchandises, n'a rien &#224; voir dans la r&#233;partition de cette valeur entre diff&#233;rentes cat&#233;gories, et le travail, caract&#233;ris&#233; socialement par le salaire, n'est pas cr&#233;ateur de valeur. Nous avons d&#233;montr&#233; pr&#233;c&#233;demment que le salaire, le prix du travail, est une expression irrationnelle de la valeur ou du prix de la force de travail, et que les conditions sociales d&#233;termin&#233;es dans lesquelles se fait la vente de la force de travail, sont compl&#232;tement ind&#233;pendantes du travail, agent g&#233;n&#233;ral de la production. Le travail s'objective dans la partie de la valeur de la marchandise qui, sous forme de salaire, constitue le prix de la force de travail ; il engendre cette partie au m&#234;me titre que les autres parties du produit, mais il ne s'objective ni plus, ni autrement dans cette partie que dans celles qui constituent la rente ou le profit. D'ailleurs lorsque nous consid&#233;rons le travail comme cr&#233;ateur de la valeur, nous ne l'envisageons pas sous sa forme concr&#232;te comme condition de la production, mais dans sa destination sociale, qui est diff&#233;rente de celle du travail salari&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me l'expression &#171; Capital-Profit &#187; est incorrecte. Lorsque l'on prend le capital dans la seule relation o&#249; il est producteur de plus-value, c'est-&#224;-dire dans son rapport avec la force de travail, dans lequel il extrait de la plus-value par la pression qu'il exerce sur l'ouvrier, on est amen&#233; &#224; consid&#233;rer la plus-value totale, c'est-&#224;-dire le profit (profit d'entreprise + int&#233;r&#234;t) et la rente. Or, dans l'expression &#171; Capital-Profit &#187;, il n'est en rapport qu'avec la partie de la plus-value qui repr&#233;sente le revenu du capitaliste, et toute relation s'efface encore davantage d&#232;s que l'expression prend la forme &#171; Capital-Int&#233;r&#234;t &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par cons&#233;quent, si nous avons &#233;t&#233; amen&#233;s en premier lieu &#224; signaler le disparate des trois sources, nous sommes conduits maintenant &#224; constater que leurs produits, les revenus, appartiennent tous &#224; la m&#234;me sph&#232;re, celle de la valeur. Le rapport entre des grandeurs, non seulement incommensurables mais incomparables, a donc pu s'&#233;tablir, parce que l'on a envisag&#233; le capital, de m&#234;me que la terre, de m&#234;me que le travail, uniquement au point de vue mat&#233;riel, comme moyen de production, et que l'on a fait abstraction de ses rapports avec les travailleurs et de son existence comme valeur. Dans ce sens la formule Capital-Int&#233;r&#234;t (profit), Terre-Rente, Travail-Salaire, manque de co&#239;ncidence. En effet, pour ceux dont la conception est limit&#233;e par le cadre de la production capitaliste, le travail salari&#233; n'est pas une forme socialement d&#233;termin&#233;e du travail, mais tout travail est de par sa nature un travail salari&#233; ; il en r&#233;sulte que pour eux les formes sociales sp&#233;cifiques que les conditions mat&#233;rielles du travail - les moyens de production et la terre - rev&#234;tent par opposition au travail salari&#233;, se confondent avec la forme purement mat&#233;rielle de ces conditions de travail dans le proc&#232;s de production. La forme des conditions du travail au sein desquelles les moyens de travail se convertissent en capital et la terre en terre monopolis&#233;e, en propri&#233;t&#233; fonci&#232;re, cette forme caract&#233;ristique d'une phase d&#233;termin&#233;e de l'histoire n'est pas distingu&#233;e par eux de la nature et de la fonction des moyens de production et de la terre dans le proc&#232;s de production en g&#233;n&#233;ral. A leurs yeux, ces moyens de production sont capital de par leur nature et le mot capital n'est que leur &#171; d&#233;nomination &#233;conomique &#187; ; la terre est de par sa nature la terre monopolis&#233;e par un nombre d&#233;termin&#233; de propri&#233;taires fonciers. Et de m&#234;me que dans le capital et sa personnification, le capitaliste, le produit devient une force autonome qui s'oppose au producteur, de m&#234;me le propri&#233;taire foncier personnifie le sol avec le sous-sol, et se dresse sur ses ergots pour r&#233;clamer, en tant que force autonome, sa part du produit qu'il a contribu&#233; &#224; obtenir ; de sorte que ce n'est pas la terre qui re&#231;oit la part du produit qui lui revient et qui est n&#233;cessaire pour la conservation et l'accroissement de sa productivit&#233;, mais le propri&#233;taire qui en trafique et la gaspille. Il est clair que le capital suppose le travail sous forme de travail salari&#233; ; mais il est tout aussi clair que si l'on admet comme &#233;vident que le travail salari&#233; est la forme du travail en g&#233;n&#233;ral, le capital et la terre monopolis&#233;e doivent se pr&#233;senter comme les formes naturelles des conditions du travail. D&#232;s lors le capital est la forme naturelle du moyen de production, la caract&#233;ristique de son &#233;tat et de sa fonction dans le proc&#232;s de travail : capital et moyen de production sont deux expressions identiques, de m&#234;me que terre et terre monopolis&#233;e par la propri&#233;t&#233; priv&#233;e. Le moyen de production, capital de par sa nature, devient ainsi la source du profit et la terre, la source de la rente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le travail comme tel, consid&#233;r&#233; uniquement comme &#233;nergie productive, est rapport&#233; au moyen de production, consid&#233;r&#233; non au point de vue de son r&#244;le social, mais au point de vue de sa substance, et envisag&#233; &#224; la fois comme mati&#232;re sur laquelle agit le travail et comme moyen par lequel il s'exerce, constituant par cons&#233;quent deux valeurs d'usage distinctes, la terre &#233;tant un moyen de travail naturel et le moyen de production, un moyen de travail artificiel. D&#232;s que le travail est confondu avec le travail salari&#233;, la forme sociale d&#233;termin&#233;e que les moyens de travail rev&#234;tent par opposition au travail, se confond avec leur forme mat&#233;rielle ; le moyen de travail en lui-m&#234;me devient capital et la terre, propri&#233;t&#233; fonci&#232;re. La forme sp&#233;ciale que les moyens de travail personnifi&#233;s affectent dans leur rapport avec le travail est alors une propri&#233;t&#233; ins&#233;parable de leur existence mat&#233;rielle, un caract&#232;re immanent, leur appartenant n&#233;cessairement en tant qu'&#233;l&#233;ments de production, et le caract&#232;re social qu'une phase d&#233;termin&#233;e de l'histoire leur assigne dans la production capitaliste devient un caract&#232;re mat&#233;riel qui leur est propre naturellement et pour ainsi dire de toute &#233;ternit&#233;. Les parts respectives que prennent au proc&#232;s de production, d'une part les moyens de production artificiels (mati&#232;res premi&#232;res, outils, machines, etc.) et d'autre part la terre, champ d'activit&#233; primordial du travail, empire des forces naturelles et arsenal spontan&#233; des moyens de travail, semblent alors s'exprimer par les parts respectives qui leur sont assign&#233;es comme capital et comme propri&#233;t&#233; fonci&#232;re, parts qui sont distribu&#233;es &#224; leurs repr&#233;sentants sociaux sous forme de profit et de rente, de m&#234;me que le salaire constitue la part de l'ouvrier. La rente, le profit et le salaire semblent donc r&#233;sulter du r&#244;le que la terre, les moyens de production artificiels et le travail jouent dans le proc&#232;s de travail, m&#234;me si nous consid&#233;rons ce proc&#232;s comme se d&#233;roulant uniquement entre l'homme et la nature et si nous faisons abstraction de toute cause historique d&#233;terminante. Les m&#234;mes choses sont donc exprim&#233;es simplement sous une autre forme quand on dit : le produit, qui pour l'ouvrier salari&#233; repr&#233;sente le produit de son travail, son revenu, n'est que le salaire, la partie de la valeur (du produit social mesur&#233; par cette valeur) qui repr&#233;sente celui-ci. Mais par le fait, le travail salari&#233; est confondu avec le travail en g&#233;n&#233;ral, le salaire avec le produit du travail, et la partie de la valeur que le salaire repr&#233;sente avec la valeur cr&#233;&#233;e d'une mani&#232;re g&#233;n&#233;rale par le travail. Et en m&#234;me temps les autres parties de la valeur, le profit et la rente, deviennent autonomes et doivent &#234;tre rapport&#233;es &#224; des sources sp&#233;cifiquement diff&#233;rentes et ind&#233;pendantes du travail ; elles doivent r&#233;sulter des autres facteurs de la production et tomber en partage aux agents qui poss&#232;dent ceux-ci, le profit r&#233;sultant des moyens de production, des &#233;l&#233;ments mat&#233;riels du capital, et la rente de la terre &#233;tant repr&#233;sent&#233;e par les propri&#233;taires fonciers on la nature (Roscher).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La propri&#233;t&#233; fonci&#232;re, le capital et le travail salari&#233; se transforment ainsi en trois sources de revenu, dont l'une, le capital, attribue au capitaliste une partie de la plus-value qu'il extrait du travail sous forme de profit, dont l'autre, le monopole de la terre, en assigne une autre partie sous forme de rente au propri&#233;taire foncier, et dont la troisi&#232;me, le travail, accorde &#224; l'ouvrier la derni&#232;re partie disponible de la valeur. Le capital, la rente fonci&#232;re et le travail salari&#233; deviennent donc les trois sources effectives des parties de la valeur existant respectivement sous forme de profit, de rente et de salaire -, ils sont le point de d&#233;part de la valeur du produit m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous avons montr&#233; pr&#233;c&#233;demment comment les cat&#233;gories les plus simples de la production capitaliste et m&#234;me de la production de marchandises, comment la marchandise et l'argent pr&#233;sentent un caract&#232;re myst&#233;rieux, qui transforme en propri&#233;t&#233;s de la marchandise les rapports sociaux dont les &#233;l&#233;ments mat&#233;riels de la richesse sont simplement la base dans la production et qui fait m&#234;me une chose (l'argent) du rapport de la production. Toutes les formes sociales qui contribuent &#224; la production des marchandises et &#224; la circulation de l'argent sont englob&#233;es dans cette confusion, mais celle-ci est surtout profonde dans la production capitaliste et dans le capital, qui en est la cat&#233;gorie dominante et le facteur d&#233;terminant. Les choses se pr&#233;sentent encore sous un aspect simple, lorsque l'on consid&#232;re le capital, comme extracteur de plus-value, dans le proc&#232;s de production proprement dit ; dans ce cas leur encha&#238;nement peut encore &#234;tre saisi par l'intelligence des capitalistes, ainsi que le montre la lutte pour la r&#233;duction de la journ&#233;e de travail. Et cependant m&#234;me dans la sph&#232;re du proc&#232;s imm&#233;diat entre le travail et le capital, cette simplicit&#233; est loin de se maintenir. A mesure que se d&#233;veloppent, au sein de la production capitaliste proprement dite, la plus-value relative et la productivit&#233; sociale du travail, les forces productives et leur encha&#238;nement social semblent transport&#233;s du domaine du travail dans celui du capital, et le capital devient un &#234;tre myst&#233;rieux auquel on rapporte et dont on fait provenir toutes les forces socialement productives du travail. Alors intervient le proc&#232;s de circulation, qui englobe dans ses transformations de mati&#232;re et ses modifications de formes toutes les parties du capital, m&#234;me celles du capital agricole et qui met &#224; l'arri&#232;re plan les conditions primitives de la production de la valeur. D&#233;j&#224; dans le proc&#232;s imm&#233;diat de production, le capitaliste est producteur de marchandise et dirigeant de la production de marchandises, et le proc&#232;s ne se d&#233;roule pas pour lui comme s'il devait exclusivement lui permettre d'extraire de la plus-value. Quelle que soit la quantit&#233; de celle-ci que le proc&#232;s de production incorpore &#224; la marchandise, le proc&#232;s de circulation doit intervenir pour assurer la vente du produit, et il en r&#233;sulte que la reconstitution, tant de la plus-value que de la valeur qu'il contient, semble non pas &#234;tre r&#233;alis&#233;e simplement, mais d&#233;termin&#233;e par le proc&#232;s de circulation. Cette apparence semble d'autant plus &#234;tre la r&#233;alit&#233; que d'une part le profit qui accompagne les op&#233;rations de vente d&#233;pend de la fraude, de la ruse, de la pratique des affaires, de l'habilet&#233; et des mille conjonctures du march&#233;, et que d'autre part un second facteur, le temps de circulation, fait sentir son action &#224; c&#244;t&#233; du temps de travail. Il est vrai que ce facteur intervient pour limiter la formation de valeur et de plus-value, mais Il semble agir aussi positivement que le travail et avoir sa source dans le capital. Dans le Livre II, nous n'avons &#233;tudi&#233; la sph&#232;re de circulation qu'au point de vue des changements de formes qu'elle provoque et de l'&#233;volution morphologique que le capital y subit. En r&#233;alit&#233; la circulation est le champ d'action de la concurrence, dans lequel le hasard joue le grand r&#244;le et o&#249; la loi immanente qui r&#232;gle ce jeu du hasard, ne peut &#234;tre d&#233;gag&#233;e que lorsque l'on consid&#232;re un grand nombre de cas, ce qui fait qu'elle &#233;chappe n&#233;cessairement &#224; l'observation et &#224; la compr&#233;hension des agents isol&#233;s de la production. En outre le proc&#232;s de production dans son ensemble, qui comprend la production proprement dite et la circulation, engendre de nouvelles formes, qui effacent de plus en plus les traces de la connexion intime des faits, qui font appara&#238;tre les facteurs de la production comme ind&#233;pendants l'un de l'autre et dans lesquelles les &#233;l&#233;ments de la valeur se figent de plus en plus comme formes autonomes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi que nous l'avons vu, la transformation de la plus-value en profit n'est pas plus d&#233;termin&#233;e par le proc&#232;s de circulation que par celui de production. Le profit est rapport&#233; non au capital variable qui engendre la plus-value mais au capital total, et son taux est r&#233;gi par des lois qui lui sont propres, si bien qu'il peut varier ind&#233;pendamment du taux de la plus-value. Tous ces faits dissimulent la nature vraie de la plus-value et cachent le ressort qui fait agir le capital, ce qui est d'autant plus facile que le profit se transforme en profit moyen et que la valeur devient le co&#251;t de production moyen, le prix r&#233;gulateur du march&#233;. Nous nous trouvons ainsi en pr&#233;sence d'un proc&#232;s social tr&#232;s compliqu&#233;, dans lequel les capitaux sont &#233;galis&#233;s, o&#249; les prix moyens des marchandises sont diff&#233;rents de leurs valeurs et o&#249; les profits moyens dans les diff&#233;rentes branches de production sont ind&#233;pendants de l'exploitation effective du travail dans chaque entreprise. Et c'est non seulement en apparence, niais bien r&#233;ellement que le prix moyen des marchandises n'est pas &#233;gal &#224; leur valeur et au travail qu'elles contiennent, et que le profit moyen d'un capital d&#233;termin&#233; est diff&#233;rent de la plus-value que ce capital a extrait des ouvriers qu'il a mis en oeuvre. La valeur de la marchandise n'appara&#238;t plus directement que dans la variation que communique au co&#251;t de production la variation de la productivit&#233; du travail, par cons&#233;quent dans le mouvement du co&#251;t de production et non &#224; sa limite. Le profit ne semble plus &#234;tre d&#233;termin&#233; qu'accessoirement par l'exploitation imm&#233;diate du travail, dans les seuls cas o&#249; cette exploitation permet &#224; un capitaliste de r&#233;aliser un profit diff&#233;rent du profit moyen. M&#234;me les profits moyens semblent avoir leur source dans le capital et &#234;tre ind&#233;pendants de l'exploitation, m&#234;me de l'exploitation anormale et de l'exploitation normale dans des conditions exceptionnellement favorables, qui ne paraissent capables d'autres influences que de provoquer des d&#233;viations des profits moyens. Enfin la subdivision du profit en profit d'entreprise et int&#233;r&#234;t - nous faisons abstraction des profits des commerces de marchandises et d'argent, qui, bas&#233;s sur la circulation, semblent r&#233;sulter exclusivement de celle-ci et &#234;tre &#233;trangers au proc&#232;s de production. - ach&#232;ve de donner &#224; la plus-value une forme autonome et ind&#233;pendante de sa substance et de son essence. D'un c&#244;t&#233;, une partie du profit s'affranchit totalement du rapport capitaliste et semble avoir pour origine le travail salari&#233; du capitaliste et non la fonction de celui-ci d'exploiter le travail des salari&#233;s ; de l'autre c&#244;t&#233;, se pr&#233;sente l'int&#233;r&#234;t, ind&#233;pendant en apparence du travail salari&#233; de l'ouvrier et du travail du capitaliste, semblant d&#233;couler d'une source qui lui est propre, le capital. Si &#224; la surface de la circulation le capital se pr&#233;sente comme un f&#233;tiche, communiquant &#224; la valeur la propri&#233;t&#233; d'engendrer de la valeur, il rev&#234;t, lorsqu'il devient capital productif d'int&#233;r&#234;ts, sa forme la plus &#233;trange et la plus caract&#233;ristique. Aussi le terme &#171; Capital-Int&#233;r&#234;t &#187; est beaucoup plus logique que &#171; Capital - Profit &#187; &#224; c&#244;t&#233; de &#171; Terre - Rente &#187; et &#171; Travail-Salaire &#187;, car le profit emporte in&#233;vitablement un souvenir de son origine, tandis que la rente, loin de rappeler celle-ci, se dresse en opposition avec elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin &#224; c&#244;t&#233; du capital, engendrant par lui-m&#234;me de la plus-value, vient se placer la propri&#233;t&#233; fonci&#232;re, assignant une limite au profit moyen et transf&#233;rant une partie de la plus-value &#224; une classe qui ne travaille pas elle-m&#234;me, qui n'exploite pas directement des travailleurs et qui ne peut m&#234;me pas, comme le capital productif d'int&#233;r&#234;ts, s'adresser cette consolation qu'elle court un risque ou s'impose une privation. La partie de la plus-value qui est ici en cause semble avoir pour point de d&#233;part, non des rapports sociaux, mais un &#233;l&#233;ment naturel, la terre. Par l&#224; s'ach&#232;ve la s&#233;paration des diff&#233;rentes parties de la plus-value ; leur connexion intime cesse d'exister et la source dont elles d&#233;coulent est compl&#232;tement dissimul&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La trinit&#233; &#233;conomique Capital-Profit ou mieux Capital - Int&#233;r&#234;t, Terre - Rente, Travail - Salaire, qui rapproche de leurs sources les parties constitutives de la valeur et de la richesse, ach&#232;ve la mystification de la production capitaliste, compl&#232;te l'objectivation des rapports sociaux et marque l'interd&#233;pendance des conditions mat&#233;rielles de la production et de leur r&#244;le historico-social. Elle est la formule de ce monde ensorcel&#233; et renvers&#233;, dans lequel Monsieur le Capital et Madame la Terre font les revenants et apparaissent tant&#244;t avec leurs caract&#232;res sociaux, tant&#244;t comme de simples objets. Le plus grand m&#233;rite de l'&#201;conomie classique est d'avoir ramen&#233; l'int&#233;r&#234;t et la rente &#224; la plus-value, en consid&#233;rant l'int&#233;r&#234;t comme une partie du profit et la rente comme un exc&#233;dent sur le profit moyen, d'avoir d&#233;crit le proc&#232;s de circulation comme ayant pour objet de simples changements de formes et d'avoir r&#233;duit au travail, dans le proc&#232;s de production proprement dite, la valeur et la plus-value des marchandises. Agissant ainsi elle a mis en &#233;vidence la fausse apparence des &#233;l&#233;ments sociaux de la richesse, la personnification des objets et l'objectivation des rapports de la production, cette religion de la vie de tous les jours. Cependant - il ne pouvait gu&#232;re en &#234;tre autrement dans le monde bourgeois - les meilleurs de ses &#233;crivains n'ont pas pu se d&#233;gager enti&#232;rement de ce monde des apparences qui a sombr&#233; sous leurs critiques, et ils tombent tous plus ou moins dans des incons&#233;quences, des solutions imparfaites et des contradictions. D'autre part il est naturel que les agents effectifs de la production se trouvent tr&#232;s bien de la formule irrationnelle Capital-Int&#233;r&#234;t, Terre-Rente, Travail-Salaire, qui refl&#232;te fid&#232;lement les apparences an milieu desquelles ils se meuvent et avec lesquelles ils se trouvent journellement en contact. Et il est incontestablement tout aussi naturel que les &#233;crivains de l'&#201;conomie vulgaire, qui ne font que mettre sous une forme didactique, plus ou moins doctrinale et syst&#233;matique, les conceptions journali&#232;res des agents de la production, se soient jet&#233;s sur cette trinit&#233; &#233;conomique, qui masque la connexion intime des choses, comme sur la base absolument appropri&#233;e &#224; leur plate suffisance. Enfin cette formule r&#233;pond aux int&#233;r&#234;ts des classes dirigeantes, car elle proclame dogmatiquement la fatalit&#233; naturelle et la l&#233;gitimit&#233; &#233;ternelle de leurs revenus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En faisant l'expos&#233; des formes objectives des rapports de la production, nous n'avons pas signal&#233; que les conjonctures du march&#233;, le mouvement des prix, les p&#233;riodes du cr&#233;dit, les cycles de l'industrie et du commerce, les alternatives de prosp&#233;rit&#233; et de crise ont pour effet de faire de ces rapports, aux yeux des agents de la production, des lois naturelles et des n&#233;cessit&#233;s in&#233;luctables. Si nous en avons agi ainsi, c'est parce que le mouvement effectif de la concurrence ne rentre pas dans le cadre de notre &#233;tude, qui n'a pour but que d'analyser l'organisation interne de la production capitaliste, pour ainsi dire dans sa moyenne id&#233;ale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les formes ant&#233;rieures de la soci&#233;t&#233; nous ne rencontrons gu&#232;re celte mystification &#233;conomique, si ce n'est en ce qui concerne l'argent et le capital productif d'int&#233;r&#234;ts. Et d'abord elle est exclue, Par la nature des choses, des organisations o&#249; la production ne fournit que des valeurs d'usage destin&#233;es a la consommation imm&#233;diate et o&#249; l'esclavage et le servage constituent, comme dans l'antiquit&#233; et au moyen &#226;ge, la base essentielle de la production sociale. Dans ces organisations l'asservissement des producteurs aux conditions de la production est cach&#233; par les rapports des sujets &#224; leurs ma&#238;tres, rapports qui apparaissent comme les ressorts imm&#233;diats du proc&#232;s de production. Dans les communaut&#233;s primitives o&#249; r&#232;gne un communisme natif et m&#234;me dans les cit&#233;s antiques, c'est la communaut&#233; elle-m&#234;me avec ses conditions d'existence, qui est la base et le but de la production et de la reproduction. M&#234;me dans les corporations de m&#233;tiers du moyen &#226;ge, le capital et le travail ne semblent pas &#234;tre ind&#233;pendants l'un de l'autre et leurs rapports sont d&#233;termin&#233;s par la corporation et ses attributs, par la conception du devoir professionnel, de la ma&#238;trise, etc. Ce n'est que dans la production capitaliste....&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/marx/works/1867/Capital-III/kmcap3_47.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/marx/works/1867/Capital-III/kmcap3_47.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/marx/works/1867/Capital-III/kmcap3_48.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/marx/works/1867/Capital-III/kmcap3_48.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/marx/works/1867/Capital-III/kmcap3_49.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/marx/works/1867/Capital-III/kmcap3_49.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/marx/works/1867/Capital-III/kmcap3_50.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/marx/works/1867/Capital-III/kmcap3_50.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/marx/works/1867/Capital-inedit/kmcapI-6-3.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/marx/works/1867/Capital-inedit/kmcapI-6-3.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lire aussi :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Essais sur la th&#233;orie de la valeur de Marx, par Isaac Roubine&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/roubine/Chapitre1-1.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/roubine/Chapitre1-1.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/roubine/Chapitre1-2.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/roubine/Chapitre1-2.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/roubine/Chapitre1-3.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/roubine/Chapitre1-3.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/roubine/Chapitre1-4.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/roubine/Chapitre1-4.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/roubine/Chapitre1-5.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/roubine/Chapitre1-5.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/roubine/Chapitre1-6.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/roubine/Chapitre1-6.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/roubine/Chapitre1-7.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/roubine/Chapitre1-7.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/roubine/Chapitre2.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/roubine/Chapitre2.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/roubine/Chapitre2-8.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/roubine/Chapitre2-8.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/roubine/Chapitre2-9.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/roubine/Chapitre2-9.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/roubine/Chapitre2-10.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/roubine/Chapitre2-10.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/roubine/Chapitre2-11.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/roubine/Chapitre2-11.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/roubine/Chapitre2-12.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/roubine/Chapitre2-12.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/roubine/Chapitre2-13.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/roubine/Chapitre2-13.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/roubine/Chapitre2-14.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/roubine/Chapitre2-14.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/roubine/Chapitre2-15.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/roubine/Chapitre2-15.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/roubine/Chapitre2-16.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/roubine/Chapitre2-16.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/roubine/Chapitre2-17-1.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/roubine/Chapitre2-17-1.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/roubine/Chapitre2-17-2.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/roubine/Chapitre2-17-2.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/roubine/Chapitre2-17-3.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/roubine/Chapitre2-17-3.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/roubine/Chapitre2-17-4.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/roubine/Chapitre2-17-4.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/roubine/Chapitre2-18.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/roubine/Chapitre2-18.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/roubine/Chapitre2-18-1.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/roubine/Chapitre2-18-1.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/roubine/Chapitre2-18-2.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/roubine/Chapitre2-18-2.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/roubine/Chapitre2-18-3.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/roubine/Chapitre2-18-3.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/roubine/Chapitre2-18-4.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/roubine/Chapitre2-18-4.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/roubine/Chapitre2-18-5.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/roubine/Chapitre2-18-5.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Conclusion :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le premier mensonge de l'&#233;conomie politique bourgeoise consiste &#224; faire croire que tout part des march&#233;s, de l'&#233;change, comme si ce qui devait &#234;tre &#233;chang&#233; ne devait pas d'abord &#234;tre produit ! Du coup, tous les r&#233;formistes ne discutent que d'&#233;thique de l'&#233;change, ou de plus d'&#233;galit&#233; et de bien-&#234;tre du consommateur, en n&#233;gligeant volontairement l'existence m&#234;me du producteur, du prol&#233;taire en somme ! Le deuxi&#232;me mensonge concernant l'&#233;conomie politique est d'en faire une philosophie non dialectique selon laquelle les choses agissent dans un seul sens alors que tous ses concepts sont intrins&#232;quement contradictoires : contradiction dialectique entre valeur d'usage et valeur d'&#233;change, entre production et consommation, entre propri&#233;t&#233; priv&#233;e et production collectivement organis&#233;e, entre profit priv&#233; et organisation sociale, entre prol&#233;taires et capitalistes, entre taux de profit et productivit&#233; du travail, entre capital fixe et capital circulant, investissement productif et investissement sp&#233;culatif, fondamentalement entre forces productives et rapports de production, entre conservatisme des classes dirigeantes et n&#233;cessit&#233; du capitalisme de se r&#233;volutionner sans cesse, entre Capital et Travail.&lt;br class='autobr' /&gt;
Robert Paris&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deuxi&#232;me conclusion :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les autres sciences qu'&#233;conomiques, il en va de m&#234;me : la loi n'apparait pas directement dans le ph&#233;nom&#232;ne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La loi issue du vide quantique n'appara&#238;t pas imm&#233;diatement dans le ph&#233;nom&#232;ne mat&#233;riel et lumineux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La loi de l'&#233;volution n'appara&#238;t pas de mani&#232;re directe dans la succession des esp&#232;ces.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les lois de la m&#233;decine n'apparaissent pas directement en examinant des malades.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;etc&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les lois de la science n'apparaissent pas de mani&#232;re directe dans l'observation&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2546&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2546&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourquoi avons-nous besoin de philosopher et ne pouvons-nous simplement nous contenter d'observer le monde et d'agir ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5024&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5024&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'est-ce que le &#171; ph&#233;nom&#232;ne &#187; en sciences et en philosophie ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3118&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3118&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Le spectre de Marx hante-t-il toujours la science ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6493&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6493&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Qu'est-ce que le proc&#232;s de production capitaliste ?</title>
		<link>http://www.matierevolution.fr/spip.php?article6490</link>
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		<dc:date>2025-04-08T22:05:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Ouvriers Workers</dc:subject>
		<dc:subject>Bourgeoisie</dc:subject>
		<dc:subject>prol&#233;taires</dc:subject>
		<dc:subject>Capitalisme - capitalism</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Lire aussi &lt;br class='autobr' /&gt;
Qu'est-ce que le proc&#232;s de production capitaliste ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Karl Marx dans &#171; Le Capital &#187;, Livre III : &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Le proc&#232;s de production capitaliste est une forme historiquement d&#233;termin&#233;e du proc&#232;s de production sociale en g&#233;n&#233;ral. Ce dernier est autant un proc&#232;s de production des conditions mat&#233;rielles de la vie humaine qu'un proc&#232;s (en voie d'&#233;volution) de production et de reproduction des conditions m&#234;mes de la production, c'est-&#224;-dire de la forme sociale &#233;conomique qui y correspond. En (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="http://www.matierevolution.fr/spip.php?rubrique50" rel="directory"&gt;1- Les lois &#233;conomiques font partie de la lutte des classes&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://www.matierevolution.fr/spip.php?mot49" rel="tag"&gt;Ouvriers Workers&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.matierevolution.fr/spip.php?mot51" rel="tag"&gt;Bourgeoisie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.matierevolution.fr/spip.php?mot58" rel="tag"&gt;prol&#233;taires&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.matierevolution.fr/spip.php?mot280" rel="tag"&gt;Capitalisme - capitalism&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.google.fr/search?hl=fr&amp;q=proc%C3%A8s+de+production+capitaliste++site%3Ahttp%3A%2F%2Fwww.matierevolution.fr+OR+site%3Ahttp%3A%2F%2Fwww.matierevolution.org&amp;btnG=Recherche&amp;meta=&amp;gws_rd=ssl&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Lire aussi&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Qu'est-ce que le proc&#232;s de production capitaliste ?&lt;/h2&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Karl Marx dans &#171; Le Capital &#187;, Livre III :&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#171; Le proc&#232;s de production capitaliste est une forme historiquement d&#233;termin&#233;e du proc&#232;s de production sociale en g&#233;n&#233;ral. Ce dernier est autant un proc&#232;s de production des conditions mat&#233;rielles de la vie humaine qu'un proc&#232;s (en voie d'&#233;volution) de production et de reproduction des conditions m&#234;mes de la production, c'est-&#224;-dire de la forme sociale &#233;conomique qui y correspond. En effet, l'ensemble des rapports que les agents de la production ont entre eux et avec la nature constitue la structure &#233;conomique de la soci&#233;t&#233;. Comme dans tous les syst&#232;mes qui l'ont pr&#233;c&#233;d&#233;, le proc&#232;s de production capitaliste se d&#233;roule dans des conditions mat&#233;rielles d&#233;termin&#233;es, qui r&#232;glent en m&#234;me temps les rapports sociaux de la vie de ceux qui y participent. Ces conditions comme ces rapports sont &#224; la fois des facteurs et des r&#233;sultats de la production capitaliste, qui les produit et les reproduit. Nous avons vu ensuite que, durant le proc&#232;s social de production qui lui est ad&#233;quat, le capital extrait une quantit&#233; d&#233;termin&#233;e de surtravail du producteur imm&#233;diat, surtravail dont il ne paie pas l'&#233;quivalent et qui, de par son essence, est du travail forc&#233;, bien qu'il semble &#234;tre le r&#233;sultat d'un contrat librement consenti. Ce surtravail rev&#234;t la forme d'une plus-value, qui existe &#224; l'&#233;tat d'un surproduit. D'une mani&#232;re g&#233;n&#233;rale, le surtravail, le travail en quantit&#233; plus consid&#233;rable que ne l'exigent les besoins, est in&#233;vitable dans toutes les organisations ; mais dans la soci&#233;t&#233; capitaliste comme dans l'esclavage il repose sur un antagonisme, sur l'oisivet&#233; d'une partie de la soci&#233;t&#233;. Une quantit&#233; d&#233;termin&#233;e de surtravail est n&#233;cessaire pour l'assurance contre les accidents et l'extension progressive et in&#233;vitable du proc&#232;s de production - ce qui constitue l'accumulation dans la soci&#233;t&#233; capitaliste - sous l'action du d&#233;veloppement des besoins et de l'augmentation de la population.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le capitalisme contribue au progr&#232;s de la civilisation en ce qu'il extrait ce surtravail par des proc&#233;d&#233;s et sous des formes qui sont plus favorables que ceux des syst&#232;mes pr&#233;c&#233;dents (esclavage, servage, etc.) au d&#233;veloppement des forces productives, &#224; l'extension des rapports sociaux et &#224; l'&#233;closion des facteurs d'une culture sup&#233;rieure. Il pr&#233;&#172;pare ainsi une forme sociale plus &#233;lev&#233;e, dans laquelle l'une des parties de la soci&#233;t&#233; ne jouira plus, au d&#233;triment de l'autre, du pouvoir et du monopole du d&#233;veloppement social, avec les avantages mat&#233;riels et intellectuels qui s'y rattachent, et dans laquelle le sutravail aura pour effet la r&#233;duction du temps consacr&#233; au travail mat&#233;riel en g&#233;n&#233;&#172;ral. Lorsque le travail n&#233;cessaire et le surtravail sont l'un et l'autre &#233;gaux &#224; 3, la journ&#233;e de travail est &#233;gale &#224; 6 et le taux du surtravail est de 100 %, tandis que le taux du surtravail n'est plus que de 33 &#8531; %, lorsque la journ&#233;e de travail est &#233;gale &#224; 12, et se d&#233;compose en 9 de tra&#172;vail n&#233;cessaire et 3 de surtravail. Or c'est la productivit&#233; du travail qui d&#233;termine la quantit&#233; de valeurs d'usage qui peut &#234;tre produite dans un temps d&#233;termin&#233; de travail n&#233;cessaire et de surtravail. La richesse effective de la soci&#233;t&#233; et la possibilit&#233; d'une extension continue du proc&#232;s de reproduction d&#233;pendent donc, non de la longueur, mais de la productivit&#233; du surtravail et des conditions plus ou moins favorables dans lesquelles il est ex&#233;cut&#233;. Le r&#232;gne de la libert&#233; ne commence en fait que l&#224; o&#249; cesse le tra&#172;vail impos&#233; par la n&#233;cessit&#233; et les consid&#233;rations ext&#233;rieu&#172;res ; de par la nature des choses, il existe donc au-del&#224; de la sph&#232;re de la production mat&#233;rielle proprement dite. La lutte du sauvage contre la nature pour la satisfaction de ses besoins, la conservation et la reproduction de son existence, s'&#233;tend &#224; l'homme civilise, quels que soient la forme de la soci&#233;t&#233; et le syst&#232;me de la production. A mesure que l'homme se civilise, s'&#233;tendent le cercle de ses besoins et son asservissement &#224; la nature, mais en m&#234;me temps se d&#233;veloppent les forces productives qui lui permettent de s'en affranchir. A ce point de vue la libert&#233; ne peut &#234;tre conquise que pour autant que les hommes socialis&#233;s, devenus des producteurs associ&#233;s, combinent rationnellement et contr&#244;lent leurs &#233;changes de mati&#232;re avec la nature, de mani&#232;re &#224; les r&#233;aliser avec la moindre d&#233;pense de force et dans les conditions les plus dignes et les plus conformes &#224; la nature humaine. Sans cela le joug de la n&#233;cessit&#233; ne cessera de peser sur eux et ils ne conna&#238;tront pas le vrai r&#233;gime de la libert&#233;, dans lequel le d&#233;veloppement de leurs forces se fera exclusivement pour eux. La condition fondamentale de, cette situation est le raccourcissement de la journ&#233;e de travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsqu'on fait abstraction des irr&#233;gularit&#233;s accidentelles de la r&#233;partition pour ne consid&#233;rer que l'action g&#233;n&#233;rale de la loi, on voit que dans la soci&#233;t&#233; capitaliste la plus-value ou le surproduit se partage comme un dividende entre les capitalistes au prorata de la fraction de capital social que chacun poss&#232;de. Elle est repr&#233;sent&#233;e par le profit moyen, qui se subdivise en profit d'entreprise et int&#233;r&#234;t, et tombe ainsi en partage &#224; deux cat&#233;gories distinctes de capitalistes. Mais la propri&#233;t&#233; fonci&#232;re intervient pour limiter la part de la plus-value que peut s'approprier le capital ; car de m&#234;me que le capitaliste pr&#233;l&#232;ve sur l'ouvrier le surtravail et la plus-value sous forme de profit, de m&#234;me le propri&#233;taire foncier enl&#232;ve au capitaliste une partie de cette plus-value, qui constitue la rente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsque nous parlons du profit, de la part de la plus-value qui tombe en partage au capital, nous pensons donc au profit moyen (le profit d'entreprise + l'int&#233;r&#234;t), c'est-&#224;-dire &#224; ce qui reste du profit total lorsque la rente en a &#233;t&#233; d&#233;duite. Le profit du capital et la rente fonci&#232;re ne sont donc que les deux parties dans lesquelles se d&#233;compose la plus-value, et il n'y a entre eux que cette diff&#233;rence que l'une repr&#233;sente la part du propri&#233;taire foncier et l'autre, la part du capitaliste. C'est le capital qui extrait directement des ouvriers le surtravail (qui devient la plus-value et le surproduit) et &#224; ce point de vue il doit &#234;tre consid&#233;r&#233; comme le producteur de la plus-value. Quant &#224; la propri&#233;t&#233; fonci&#232;re, elle reste en dehors du proc&#232;s r&#233;el de production, et son r&#244;le se borne &#224; s'annexer une partie de la plus-value pr&#233;lev&#233;e par le capital. Il n'en r&#233;sulte pas cependant que le propri&#233;taire foncier reste &#233;tranger au proc&#232;s capitaliste de production ; il y joue un r&#244;le, et ce r&#244;le r&#233;sulte, non de ce qu'il exerce une pression sur le capital ou de ce que la grande propri&#233;t&#233; fonci&#232;re, qui exproprie les travailleurs de leurs moyens de travail, est une pr&#233;mice et une condition de la production capitaliste, mais de ce qu'il personnifie un des &#233;l&#233;ments essentiels de la production.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin vient l'ouvrier qui, en sa qualit&#233; de propri&#233;taire et de vendeur de sa force de travail, re&#231;oit sous le nom de salaire une part du produit, &#233;quivalente &#224; la fraction de son travail que nous appelons le travail n&#233;cessaire et devant servir &#224; sa conservation et &#224; sa reproduction quelque ais&#233;e ou quelque mis&#233;rable que soit son existence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelque disparates que puissent para&#238;tre les rapports du capital, de la terre et du travail, ils ont cependant quelque chose de commun. Bon an, mal an, le capital produit du profit pour le capitaliste, la, terre fournit de la rente au propri&#233;taire et la force de travail - dans des conditions normales et aussi longtemps qu'elle peut &#234;tre utilis&#233;e - rapporte du salaire &#224; l'ouvrier. Ces trois parties de la valeur produite annuellement et les fractions du produit annuel qui les repr&#233;sentent, peuvent &#234;tre d&#233;pens&#233;es - nous faisons abstraction de l'accumulation - ann&#233;e par ann&#233;e, sans que la source de leur reproduction tarisse. Ils repr&#233;sentent les fruits annuels d'un arbre perp&#233;tuel ou plut&#244;t de trois arbres, les revenus de trois classes - capitalistes, propri&#233;taires, ouvriers - dont la r&#233;partition est faite par le capitaliste producteur, qui met le travail en &#339;uvre et pr&#233;l&#232;ve directement la plus-value. Le capital, la terre et la force de travail ou plut&#244;t le travail sont pour le capitaliste, le propri&#233;taire et l'ouvrier les trois sources de leurs revenus sp&#233;cifiques, le profit, la rente et le salaire. En effet, pour le capitaliste, le capital est une pompe qui aspire sans cesse de la plus-value, pour le propri&#233;taire, la terre est un aimant qui attire continuellement une partie de la plus-value, et pour l'ouvrier, le travail est un moyen &#224; action ininterrompue d'obtenir une partie de la valeur qu'il cr&#233;e, c'est-&#224;-dire le salaire qui doit le faire vivre. En outre ce sont le capital, la terre et le travail qui assignent respectivement la forme de profit, rente et salaire aux trois parties de la valeur et du produit du travail annuel, et en font par cette transformation les revenus des capitalistes, des propri&#233;taires et des ouvriers. Alors que la r&#233;partition doit avoir pour point de d&#233;part la valeur du produit annuel (qui n'est que du travail social mat&#233;rialis&#233;), les choses se pr&#233;sentent d'une mani&#232;re oppos&#233;e dans l'esprit des agents de la production. Le capital, la terre et le travail leur apparaissent comme trois sources ind&#233;pendantes, desquelles sortent trois parties distinctes du produit annuel et qui, par cons&#233;quent, n'interviennent pas seulement pour donner aux parties de la valeur annuellement produite les formes diff&#233;rentes sous lesquelles elles deviennent les revenus des agents de production, mais donnent naissance &#224; cette valeur elle-m&#234;me, la substance des revenus&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me l'expression &#171; Capital-Profit &#187; est incorrecte. Lorsque l'on prend le capital dans la seule relation o&#249; il est producteur de plus-value, c'est-&#224;-dire dans son rapport avec la force de travail, dans lequel il extrait de la plus-value par la pression qu'il exerce sur l'ouvrier, on est amen&#233; &#224; consid&#233;rer la plus-value totale, c'est-&#224;-dire le profit (profit d'entreprise + int&#233;r&#234;t) et la rente. Or, dans l'expression &#171; Capital-Profit &#187;, il n'est en rapport qu'avec la partie de la plus-value qui repr&#233;sente le revenu du capitaliste, et toute relation s'efface encore davantage d&#232;s que l'expression prend la forme &#171; Capital-Int&#233;r&#234;t &#187;&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les moyens de production, c'est-&#224;-dire une accumulation suffisante de capital, &#233;tant donn&#233;s, la formation de la plus-value n'a d'autre borne que la population ouvri&#232;re, si le degr&#233; d'exploitation du travail est d&#233;termin&#233;, et que le degr&#233; d'exploitation du travail, si la population ouvri&#232;re est donn&#233;e. L'obtention de cette plus-value, qui est le but et le motif de l'organisation capitaliste, constitue le proc&#232;s imm&#233;diat de production. D&#232;s que tout le surtravail qu'il est possible d'extorquer est mat&#233;rialis&#233; sous forme de marchandise, la plus-value est produite. Mais &#224; ce moment le premier acte seulement du proc&#232;s de production capitaliste, la production proprement dite, est termin&#233;, et le second acte doit commencer. Les marchandises produites, qu'elles incorporent le capital constant et le capital variable ou qu'elles repr&#233;sentent la plus-value, doivent &#234;tre vendues. Si cette vente est impossible, ou si elle ne peut &#234;tre faite qu'en partie, ou encore si elle a lieu &#224; des prix au-dessous des co&#251;ts de production, l'exploitation de l'ouvrier, qui existe en tout cas, est sans profit pour le capitaliste ; la plus-value extorqu&#233;e n'est pas r&#233;alis&#233;e ou n'est r&#233;alis&#233;e qu'en partie ; peut-&#234;tre m&#234;me le capital est-il partiellement ou totalement perdu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les conditions de l'exploitation du travail et de sa mise en valeur ne sont pas les m&#234;mes et elles diff&#232;rent, non seulement au point de vue du temps et du lieu, mais en elles-m&#234;mes. Les unes sont born&#233;es exclusivement par la force productive de la soci&#233;t&#233;, les autres par l'importance relative des diverses branches de production et la puissance de consommation de la masse. Quant &#224; cette derni&#232;re, elle d&#233;pend non de ce que la soci&#233;t&#233; peut produire et consommer, mais de la distribution de la richesse, qui a une tendance &#224; ramener &#224; un minimum, variable entre des bornes plus ou moins &#233;troites, la consommation de la grande masse -, elle est limit&#233;e en outre par le besoin d'accumulation, d'agrandissement du capital et d'utilisation de quantit&#233;s de plus en plus fortes de plus-value. Elle ob&#233;it ainsi &#224; une loi qui trouve son origine dans les r&#233;volutions incessantes des m&#233;thodes de produire et la d&#233;pr&#233;ciation constante du capital qui en est la cons&#233;quence, dans la concurrence g&#233;n&#233;rale et la n&#233;cessit&#233;, dans un but de conservation et sous peine de ruine, de perfectionner et d'&#233;tendre sans cesse la production. Aussi la soci&#233;t&#233; capitaliste doit-elle agrandir continuellement ses d&#233;bouch&#233;s et donner de plus en plus aux conditions qui d&#233;terminent et r&#232;glent le march&#233;, les apparences d'une loi naturelle ind&#233;pendante des producteurs et &#233;chappant au contr&#244;le, afin de rendre moins apparente la contradiction immanente qui la caract&#233;rise. Seulement plus la puissance productive se d&#233;veloppe, plus elle rencontre comme obstacle la base trop &#233;troite de la consommation, bien qu'au point de vue de cette derni&#232;re, il n'y ait aucune contradiction dans la coexistence d'une surabondance de capital avec une surabondance croissante de population. Car il suffirait d'occuper l'exc&#232;s de population par l'exc&#232;s de capital pour augmenter la masse de plus-value ; mais dans la m&#234;me mesure s'accentuerait le conflit entre les conditions dans lesquelles la plus-value est produite et r&#233;alis&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour un taux d&#233;termin&#233;, la masse du profit d&#233;pend de la grandeur du capital. L'accumulation est la fraction de cette masse qui est convertie en capital ; elle est &#233;gale, par cons&#233;quent, au profit moins le revenu et elle d&#233;pend non seulement de la valeur absolue du profit, mais des prix des marchandises que le capitaliste ach&#232;te, soit pour sa consommation personnelle, soit pour son capital constant (nous supposons que le salaire reste invariable).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La quantit&#233; de capital que l'ouvrier met en &#339;uvre et dont il conserve la valeur en la transformant en produit, diff&#232;re absolument de la valeur qu'il y ajoute. Si ce capital est, par exemple, &#233;gal &#224; 1000 et si le travail y ajoute 100, le capital reproduit a une valeur de 1100 ; si le capital est de 100 et si le travail y ajoute 20, le capital reproduit est de 120. Dans le premier cas le taux du profit est de 10 %, dans le second il est de 20 %, et, pourtant, des 100 ajout&#233;s dans le premier cas, on peut accumuler davantage que des 20 du second cas. Abstraction faite de la d&#233;pr&#233;ciation r&#233;sultant du progr&#232;s de la force productive, le potentiel d'accumulation du capital est donc en raison de l'&#233;lan que celui-ci poss&#232;de d&#233;j&#224; et non en raison du taux du profit. Un taux &#233;lev&#233; du profit marche de pair avec un taux &#233;lev&#233; de la plus-value, lorsque la journ&#233;e de travail bien que peu productive est tr&#232;s longue, lorsque les besoins des ouvriers sont tr&#232;s modestes et par suite le salaire tr&#232;s bas. Le capital s'accumule alors lentement, malgr&#233; le taux &#233;lev&#233; du profit ; la population est stagnante et le temps de travail que co&#251;te le produit est consid&#233;rable bien que le salaire soit peu &#233;lev&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le taux du profit baisse, non parce que l'ouvrier est moins exploit&#233;, mais parce que moins de travail est mis en &#339;uvre par un capital d&#233;termin&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La baisse du taux du profit marchant parall&#232;lement &#224; une augmentation de la masse du profit, une quantit&#233; plus grande du produit annuel du travail est appropri&#233;e par le capitaliste comme capital (pour renouveler le capital consomm&#233;) et une partie relativement plus petite comme profit. D'o&#249; cette fantaisie du pasteur Chalmers, que moins est consid&#233;rable la partie du produit annuel que les capitalistes d&#233;pensent comme capital, plus est grande la quantit&#233; de profit qu'ils empochent, op&#233;ration pour laquelle ils sont, il est vrai, assur&#233;s du concours des &#233;glises d'Etat, qui s'entendent &#224; merveille &#224; consommer et non capitaliser une grande partie du surproduit. Le pasteur confond la cause et l'effet. M&#234;me lorsqu'il diminue comme taux, le profit augmente comme masse, &#224; mesure que le capital avanc&#233; devient plus consid&#233;rable. Mais il faut pour cela, d'abord la concentration du capital et par cons&#233;quent l'engloutissement des petits capitalistes par les grands ; ensuite la s&#233;paration des producteurs des conditions du travail, l'intervention personnelle dans la production, assez importante chez les petits capitalistes, s'effa&#231;ant d'autant plus chez les grands que la masse de capital qu'ils engagent devient plus consid&#233;rable. C'est cette s&#233;paration qui engendre la notion dur capital et qui, point de d&#233;part de l'accumulation (vol. 1, chap. XIV), continuera &#224; se manifester dans la concentration des capitaux jusqu'au moment o&#249; leur accumulation aux mains de quelques-uns aboutira &#224; l'expropriation, c'est-&#224;-dire la d&#233;capitalisation. Cette suite logique des choses aurait vite fait de d&#233;terminer l'effondrement de la production capitaliste, si d'autres facteurs n'opposaient leur effort centrifuge (d&#233;centralisateur) &#224; sa tendance centrip&#232;te.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le d&#233;veloppement de la productivit&#233; sociale du travail se manifeste de deux mani&#232;res : d'une part les forces productives (valeur et masse des &#233;l&#233;ments de la production et grandeur absolue du capital accumul&#233;) deviennent plus consid&#233;rables, d'autre part le salaire diminue d'importance par rapport au capital total, c'est-&#224;-dire la quantit&#233; de travail vivant n&#233;cessaire pour reproduire et mettre en valeur un capital d&#233;termin&#233; devient de plus en plus petite. Ces cons&#233;quences impliquent en m&#234;me temps la concentration du capital.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En ce qui concerne sp&#233;cialement la force de travail, l'action de l'extension de la production s'affirme &#233;galement sous un double aspect : elle pousse &#224; l'accroissement du surtravail, c'est-&#224;-dire &#224; la diminution du temps indispensable &#224; la reproduction de:la force de travail ; elle restreint le nombre d'ouvriers n&#233;cessaires pour mettre cri mouvement un capital d&#233;termin&#233;. Non seulement ces deux effets se font sentir simultan&#233;ment, mais l'un d&#233;termine l'autre : ce sont les manifestations d'une m&#234;me loi, ce qui n'emp&#234;che qu'ils agissent en sens inverse sur le taux du profit. En effet, celui-ci est exprim&#233; par pl / C = plus-value / capital total, expression dans laquelle le num&#233;rateur d&#233;pend du taux de la plus-value et de la quantit&#233; de travail mise en &#339;uvre, c'est-&#224;-dire de l'importance du capital variable. Or, l'un de ces facteurs, le taux de la plus-value, augmente tandis que l'autre, le nombre d'ouvriers, diminue (en valeur absolue ou en valeur relative), car d'une part le d&#233;veloppement de la productivit&#233; diminue la partie pay&#233;e du travail mis eu &#339;uvre, et d'autre part elle restreint la quantit&#233; de travail qui est appliqu&#233;e par un capital d&#233;termin&#233;. M&#234;me s'ils pouvaient vivre d'air et par cons&#233;quent s'ils ne devaient rien produire pour eux-m&#234;mes, deux ouvriers en travaillant 12 heures par jour ne fourniraient pas autant de plus-value que vingt-quatre ouvriers dont le travail quotidien ne serait que de 2 heures. Il existe une limite infranchissable, au-del&#224; de laquelle il est impossible de poursuivre la r&#233;duction du nombre de travailleurs en augmentant le degr&#233; d'exploitation du travail ; la baisse du taux du profit peut &#234;tre contrari&#233;e, mais non supprim&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le d&#233;veloppement de la production capitaliste provoque donc la baisse du taux du profit, mais comme il a pour effet la mise en &#339;uvre de capitaux de plus en plus consid&#233;rables, il augmente la masse de profit ; quant &#224; l'accroissement du capital, il d&#233;pend &#224; la fois de sa masse et du taux du profit. Directement l'accroissement de la productivit&#233; (qui ne va pas sans une d&#233;pr&#233;ciation du capital constant) ne peut augmenter la valeur du capital que si, par la hausse du taux du profit, elle donne plus de valeur &#224; la partie du produit annuel qui est reconvertie en capital ; ce qui, en consid&#233;rant la puissance de production du travail (qui n'a directement rien &#224; faire avec la valeur du capital existant) ne peut arriver que pour autant qu'il y ait augmentation de la plus-value relative ou diminution de la valeur du capital constant, c'est-&#224;-dire d&#233;pr&#233;ciation des marchandises n&#233;cessaires &#224; la reproduction de la force du travail ou du capital constant. Dans les deux cas, il y a diminution de valeur du capital existant et r&#233;duction du capital variable par rapport au capital constant, r&#233;sultats qui ont pour cons&#233;quence, d'une part de faire tomber le taux du profit, d'autre part d'en ralentir la chute. En outre, toute hausse du taux du profit, par le fait qu'elle augmente la demande de bras, pousse au d&#233;veloppement de la population ouvri&#232;re, c'est-&#224;-dire de la mati&#232;re exploitable sans laquelle le capital n'est pas capital.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Indirectement le progr&#232;s de la productivit&#233; du travail pousse &#224; l'augmentation de la valeur du capital existant, car il multiplie la masse et la diversit&#233; des valeurs d'usage qui correspondent &#224; une m&#234;me valeur d'&#233;change et qui fournissent la mati&#232;re du capital, c'est-&#224;-dire les objets qui constituent directement le capital constant et indirectement le capital variable. Un m&#234;me capital mis en &#339;uvre par une m&#234;me quantit&#233; de travail cr&#233;e, sans que leur valeur d'&#233;change augmente, plus d'objets convertibles en capital et augmente ainsi la masse des produits capables de s'incorporer du travail, de fournir de la plus-value et d'&#234;tre le point de d&#233;part d'une extension du capital. La masse de travail que le capital peut mettre en &#339;uvre d&#233;pend, non de sa valeur, mais de la quantit&#233; de mati&#232;res premi&#232;res et auxiliaires, de machines et d'aliments qu'il repr&#233;sente. Si cette quantit&#233; s'accro&#238;t, et si en m&#234;me temps augmente la masse de travail et de surtravail qui lui est appliqu&#233;e, il y a extension de la valeur du capital reproduit et du capital nouveau qui y est ajout&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il importe de ne pas consid&#233;rer, comme le fait Ricardo, les deux facteurs de l'accumulation, l'un ind&#233;pendamment de l'autre ; ils impliquent une contradiction, qui se traduit par des tendances et des ph&#233;nom&#232;nes oppos&#233;s se manifestant simultan&#233;ment. Pendant que l'augmentation du capital pousse &#224; l'augmentation effective de la population ouvri&#232;re, d'autres facteurs interviennent pour ne cr&#233;er qu'une surpopulation simplement relative. La baisse du taux du profit est concomitante d'un accroissement de la masse des capitaux et d'une d&#233;pr&#233;ciation des capitaux existants, qui agissent pour l'enrayer et activer l'accumulation. Enfin le progr&#232;s de la productivit&#233; ne va pas sans un rel&#232;vement de la composition du capital, c'est-&#224;-dire d'une diminution de la partie variable relativement &#224; la partie constante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'action de ces influences contradictoires se manifeste tant&#244;t dans l'espace, tant&#244;t dans le temps et s'affirme p&#233;riodiquement par des crises, qui sont des irruptions violentes apr&#232;s lesquelles l'&#233;quilibre se r&#233;tablit momentan&#233;ment. En ternies g&#233;n&#233;raux elle peut &#234;tre expos&#233;e comme suit : la production capitaliste est caract&#233;ris&#233;e par sa tendance au d&#233;veloppement absolu des forces productives, sans pr&#233;occupation ni de la valeur, ni de la plus-value, ni des conditions sociales au milieu desquelles elle fonctionne, bien qu'elle ait pour but et pour caract&#232;re sp&#233;cifique la conservation et l'accroissement le plus rapide possible de la valeur-capital qui existe. Sa m&#233;thode comprend : la baisse du taux du profit, la d&#233;pr&#233;ciation du capital existant et le d&#233;veloppement des forces productives du travail aux d&#233;pens de celles qui fonctionnent d&#233;j&#224;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La d&#233;pr&#233;ciation p&#233;riodique du capital existant, qui est un moyen immanent de la production capitaliste pour retarder la baisse du taux du profit et acc&#233;l&#233;rer l'accumulation gr&#226;ce &#224; la formation de capital nouveau, trouble les proc&#232;s de circulation et de reproduction, et d&#233;termine des arr&#234;ts subits et des crises de la production. Le recul du capital variable relativement au capital constant, qui accompagne le d&#233;veloppement des forces productives, stimule l'accroissement de la population ouvri&#232;re et la formation d'une surpopulation artificielle. Quant &#224; la baisse du taux du profit, elle ralentit l'accumulation du capital en tant que valeur pendant qu'elle multiplie les valeurs d'usage, effet dont le contre-coup se manifeste bient&#244;t par une reprise de l'accumulation de valeur-capital. Sans cesse la production capitaliste s'efforce de vaincre ces entraves qui lui sont inh&#233;rentes et elle ne parvient &#224; les surmonter que par des moyens qui les font r&#233;appara&#238;tre et les renforcent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est le capital lui-m&#234;me qui fixe une borne &#224; la production capitaliste, parce qu'il est le point de d&#233;part et le point d'arriv&#233;e, la raison et le but de la production et qu'il veut qu'on produise exclusivement pour lui, alors que les moyens de production devraient servir &#224; une extension continue de la vie sociale. Cette borne, qui limite le champ dans lequel la valeur-capital peut &#234;tre conserv&#233;e et mise en valeur par l'expropriation et l'appauvrissement de la masse des producteurs, se dresse continuellement contre les m&#233;thodes auxquelles le capital a recours pour augmenter la production et d&#233;velopper ses forces productives. Si historiquement la production capitaliste est un moyen pour d&#233;velopper la force productive mat&#233;rielle et cr&#233;er un march&#233; mondial, elle est n&#233;anmoins en conflit continuel avec les conditions sociales et productives que cette mission historique comporte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A mesure que diminue le taux du profit, augmente le minimum de capital n&#233;cessaire pour la mise en &#339;uvre productive du travail, pour l'exploitation de celui-ci dans des conditions telles que le temps qu'il exige pour produire la marchandise ne d&#233;passe pas celui qui est socialement n&#233;cessaire. En m&#234;me temps s'accentue la concentration, l'accumulation se r&#233;alisant plus rapidement, du moins dans une certaine limite, par de grands capitaux op&#233;rant &#224; un petit taux de profit que par de petits capitaux fonctionnant &#224; un taux &#233;lev&#233;, et cette extension de la concentration provoque, &#224; son tour, d&#232;s qu'elle a atteint une certaine importance, une nouvelle baisse du taux du profit. Les petits capitaux sont ainsi entra&#238;n&#233;s dans la voie des aventures, de la sp&#233;culation, des exp&#233;dients du cr&#233;dit, des trucs financiers et finalement des crises. Quand on dit qu'il y a pl&#233;thore de capitaux, l'expression ne s'applique qu'aux capitaux qui sont incapables d'&#233;quilibrer par leur masse la baisse du taux du profit - ce sont toujours des capitaux nouvellement form&#233;s - ou que leurs possesseurs, inaptes &#224; les faire valoir eux-m&#234;mes, mettent par le cr&#233;dit &#224; la disposition des grandes entreprises. Cette pl&#233;thore na&#238;t des m&#234;mes circonstances que la surpopulation relative et figure parmi les ph&#233;nom&#232;nes qui accompagnent cette derni&#232;re, bien que ces surabondances de capital inutilisable et de population ouvri&#232;re inoccup&#233;e se manifestent aux p&#244;les oppos&#233;s du proc&#232;s de production.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La surproduction de capital, qu'il ne faut pas confondre avec la surproduction de marchandise - bien que celle-l&#224; n'aille jamais sans celle-ci - revient donc simplement &#224; une suraccumulation, et pour se rendre compte de ce qu'elle est (plus loin nous l'examinerons de plus pr&#232;s) il suffit de la supposer absolue et de se demander dans quelles circonstances la surproduction de capital peut se manifester dans toutes les branches de l'activit&#233; humaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y aurait surproduction absolue si la production capitaliste, qui a pour but la mise en valeur du capital, c'est-&#224;-dire l'appropriation du surtravail, la production de la plus-value et la r&#233;colte du profit, cessait d'exiger du capital suppl&#233;mentaire. Il y aurait donc surproduction si le capital avait pris, relativement &#224; la population ouvri&#232;re, une importance telle qu'il y aurait impossibilit&#233; d'augmenter le temps absolu de travail ou la partie de la journ&#233;e repr&#233;sentant le surtravail (cette derni&#232;re &#233;ventualit&#233; n'est pas &#224; envisager puisque la demande de travail serait tr&#232;s forte et qu'il y aurait tendance &#224; une hausse des salaires) ; ce qui aboutirait &#224; cette situation que le capital accru de C &#224; C + &#61508;C ne produirait pas plus ou produirait m&#234;me moins de profit que le capital primitif C. Dans les deux cas, il y aurait une baisse consid&#233;rable et subite du taux g&#233;n&#233;ral du profit, due &#224; la modification de la composition du capital et r&#233;sultant non du d&#233;veloppement de la productivit&#233;, mais de l'accroissement de la valeur mon&#233;taire du capital variable (les salaires ayant hauss&#233;) et de la diminution du surtravail par rapport au travail n&#233;cessaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En pratique, les choses se passeraient de telle sorte qu'une partie du capital resterait enti&#232;rement on partiellement inoccup&#233;e et que sous la pression de celle-ci l'autre partie serait mise en valeur &#224; un taux de profit r&#233;duit. Peu importe qu'une partie du capital suppl&#233;mentaire vienne ou non se substituer &#224; une partie &#233;gale du capital en fonction ; on aurait toujours d'un c&#244;t&#233; un capital donn&#233; en activit&#233; et de l'autre un capital donn&#233;, suppl&#233;mentaire. La baisse du taux du profit serait accompagn&#233;e d'une diminution de la masse du profit, car selon notre hypoth&#232;se la force de travail employ&#233;e ainsi que le taux et la masse de la plus-value ne peuvent pas augmenter, et cette masse r&#233;duite du profit devrait &#234;tre rapport&#233;e &#224; un capital total agrandi. M&#234;me si le capital en fonction continuait &#224; rapporter du profit &#224; l'ancien taux et si par cons&#233;quent la masse de profit restait invariable, il faudrait rapporter cette derni&#232;re &#224; un capital total agrandi, ce qui impliquerait la baisse du taux du profit. Lorsqu'un capital de 1000 rapportant 100 de profit est port&#233; &#224; 1500 rapportant &#233;galement 100, le taux du profit tombe de 100 &#224; 66 &#8532; par 1000, ce qui revient &#224; dire qu'un capital de 1000, dans les nouvelles circonstances, ne donne pas plus de profit qu'un capital de 666 &#8532; engag&#233; dans les conditions primitives.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est clair que cette d&#233;pr&#233;ciation effective du capital ancien de m&#234;me que cette entr&#233;e en fonction du capital suppl&#233;mentaire &#61508;C ne se feraient pas sans lutte, bien que ce ne soit pas celle-ci qui donne lieu &#224; la baisse du taux du profit et que ce soient au contraire la baisse du taux du profit et la surproduction de capital qui provoquent la concurrence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La partie de &#61508;C se trouvant entre les mains des anciens capitalistes serait laiss&#233;e inoccup&#233;e par ceux-ci, afin d'&#233;viter la d&#233;pr&#233;ciation de leur capital original et son &#233;loignement de la production. Peut-&#234;tre aussi l'appliqueraient-ils m&#234;me avec une perte momentan&#233;e, afin de contraindre leurs concurrents et les nouveaux capitalistes &#224; laisser leurs capitaux inoccup&#233;s. Quant aux nouveaux capitalistes d&#233;tenant l'autre partie de &#61508;C, ils chercheraient &#224; prendre place aux d&#233;pens des anciens, en s'effor&#231;ant de substituer leur capital &#224; une partie de celui de ceux-ci.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans tous les cas, il y aurait immobilisation d'une partie du capital ancien, qui ne pourrait plus fonctionner comme capital et s'engrosser de plus-value. L'importance de cette partie r&#233;sulterait de l'&#233;nergie de la concurrence. Nous avons vu, en &#233;tudiant le taux g&#233;n&#233;ral du profit, que tant que les affaires marchent bien, la concurrence fait les parts d'une mani&#232;re fraternelle, en les proportionnant aux sommes risqu&#233;es. Mais lorsqu'il s'agit de se partager non plus des b&#233;n&#233;fices mais des pertes, chacun cherche &#224; ramener sa part au minimum et &#224; grossir le plus possible celle des autres. La force et la ruse entrent en jeu et la concurrence devient une lutte entre des fr&#232;res ennemis. L'antagonisme entre les int&#233;r&#234;ts de chaque capitaliste et de la classe capitaliste s'affirme alors de m&#234;me que pr&#233;c&#233;demment la concordance de ces int&#233;r&#234;ts &#233;tait pratiquement r&#233;alis&#233;e par la concurrence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment ce conflit s'apaisera-t-il et comment les conditions favorables au mouvement &#171; sain &#187; de la production capitaliste se r&#233;tabliront- elles ? Une partie du capital - de l'importance de tout on d'une partie de &#61508;C - sera immobilis&#233;e ou m&#234;me d&#233;truite jusqu'&#224; un certain point. La r&#233;partition des pertes ne se fera pas d'une mani&#232;re &#233;gale entre tous les capitalistes, mais r&#233;sultera d'une lutte dans laquelle chacun fera valoir ses avantages particuliers et sa situation acquise, de sorte que d'un c&#244;t&#233; il y aura un capital immobilis&#233;, de l'autre un capital d&#233;truit, d'un autre c&#244;t&#233; encore un capital d&#233;pr&#233;ci&#233;. Pour r&#233;tablir l'&#233;quilibre, il faudra condamner &#224; l'immobilisation ou m&#234;me &#224; la destruction une quantit&#233; plus ou moins grande de capital. Des moyens de production, du capital fixe comme du capital circulant cesseront de fonctionner et des exploitations &#224; peine cr&#233;&#233;es seront supprim&#233;es ; car bien que le temps d&#233;pr&#233;cie tous les moyens de production (except&#233; le sol), une interruption de fonctionnement les ruine davantage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'effet de la crise rev&#234;tira cependant son caract&#232;re le plus aigu pour les capitaux-valeurs. La partie de ceux-ci qui repr&#233;sente simplement des titres &#224; une plus-value &#233;ventuelle, sera d&#233;pr&#233;ci&#233;e d&#232;s que la baisse du revenu qui lui sert de base sera connue. Une partie de la monnaie d'or et d'argent sera inoccup&#233;e et ne fonctionnera plus comme capital. Des marchandises sur le march&#233; subiront une d&#233;pr&#233;ciation consid&#233;rable - d'o&#249; une d&#233;pr&#233;ciation du capital - pour terminer leur circulation et leur reproduction ; il en sera de m&#234;me du capital fixe, et comme la reproduction ne peut se faire qu'&#224; des conditions de prix d&#233;termin&#233;es, elle sera compl&#232;tement d&#233;sorganis&#233;e et jusqu'&#224; un certain point paralys&#233;e. Ce trouble retentira sur le fonctionnement de l'instrument mon&#233;taire ; la cha&#238;ne des engagements pour les paiements aux diff&#233;rentes &#233;ch&#233;ances sera bris&#233;e en mille endroits et le cr&#233;dit sera &#233;branl&#233;. Il y aura des crises violentes, des chutes de prix inattendues et une diminution effective de la reproduction.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autres facteurs entreront en m&#234;me temps en jeu. Le ralentissement de la production condamnera au ch&#244;mage une partie de la population ouvri&#232;re et contraindra les ouvriers occup&#233;s &#224; accepter une r&#233;duction de salaire m&#234;me au-dessous de la moyenne. (Ce qui, pour le capital, aura le m&#234;me r&#233;sultat qu'une augmentation de la plus-value absolue ou relative, sans augmentation de salaire.) Ce r&#233;sultat se manifestera avec d'autant plus d'intensit&#233; que la p&#233;riode de prosp&#233;rit&#233; avait augment&#233; la matrimonialit&#233; et diminu&#233; la mortalit&#233;. (Ce qui, sans accro&#238;tre la population effectivement occup&#233;e - bien que cette augmentation puisse avoir lieu - aurait le m&#234;me effet, au point de vue des relations entre travailleurs et capitalistes, qu'une extension du nombre d'ouvriers mis a l'&#339;uvre). D'autre part, la baisse des prix agissant en m&#234;me temps que la concurrence poussera chaque capitaliste &#224; appliquer de nouvelles machines, des m&#233;thodes perfectionn&#233;es et des combinaisons plus efficaces pour r&#233;aliser une production sup&#233;rieure &#224; la production moyenne, c'est-&#224;-dire augmenter la productivit&#233; du travail, r&#233;duire le capital variable relativement au capital constant, en un mot d&#233;terminer en supprimant des ouvriers une surpopulation artificielle. Mais bient&#244;t la d&#233;pr&#233;ciation des &#233;l&#233;ments du capital constant interviendra pour provoquer une hausse du taux du profit, car, &#224; la faveur de sa diminution de valeur, la masse de ce capital ne tardera pas &#224; s'accro&#238;tre par rapport au capital variable. Le ralentissement de la production aura pr&#233;par&#233; son &#233;panouissement ult&#233;rieur (toujours dans le cadre capitaliste) et le capital, un certain temps d&#233;pr&#233;ci&#233; par l'arr&#234;t de son fonctionnement, reprendra son ancienne valeur. Le m&#234;me cercle vicieux recommencera donc, mais avec des moyens de production plus consid&#233;rables, un march&#233; plus &#233;tendu, une force de production plus importante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me dans l'hypoth&#232;se pouss&#233;e &#224; l'extr&#234;me que nous venons d'examiner, la surproduction absolue de capital n'est pas une surproduction absolue de moyens de production. Elle n'est qu'une surproduction des moyens de production fonctionnant comme capital, devant produire une valeur suppl&#233;mentaire proportionnelle &#224; leur augmentation en quantit&#233;. Et cependant elle est une surproduction, parce que le capital est devenu incapable d'exploiter le travail au degr&#233; qu'exige le d&#233;veloppement &#171; sain &#187; et &#171; normal &#187; de la production capitaliste, qui veut tout au moins que la masse de profit augmente proportionnellement &#224; la masse de capital et n'admet pas que le taux du profit baisse dans la m&#234;me mesure ou plus rapidement qu'augmente le capital.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La surproduction de capital n'est jamais qu'une surproduction de moyens de travail et d'existence pouvant &#234;tre appliqu&#233;s, &#224; l'exploitation des travailleurs &#224; un degr&#233; d&#233;termin&#233;, le recul de l'exploitation au-dessous d'un niveau donn&#233; devant provoquer des troubles, des arr&#234;ts de production, des crises et des pertes de capital. Il n'y a rien de contradictoire &#224; ce que cette surproduction de capital soit accompagn&#233;e d'une surpopulation relative plus ou moins consid&#233;rable. Car, les circonstances qui accroissent la productivit&#233; du travail, augmentent les produits, &#233;tendent les d&#233;bouch&#233;s, acc&#233;l&#232;rent l'accumulation comme masse et comme valeur et font tomber le taux du profit, sont aussi celles qui provoquent continuellement une surpopulation relative d'ouvriers, que le capital en exc&#232;s ne peut pas occuper parce que le degr&#233; d'exploitation du travail auquel il serait possible de les employer n'est pas assez &#233;lev&#233; ou que le taux du profit qu'ils rapporteraient pour une exploitation d&#233;termin&#233;e est trop bas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsqu'on envoie du capital &#224; l'&#233;tranger, on le fait, non parce qu'il est absolument impossible de l'employer dans le pays, mais parce qu'on peut en obtenir un taux de profit plus &#233;lev&#233;. Ce capital est alors r&#233;ellement superflu eu &#233;gard &#224; la population ouvri&#232;re occup&#233;e et au pays ; il existe par cons&#233;quent &#224; c&#244;t&#233; d'une population relativement en exc&#232;s et fournit un exemple de la coexistence et de l'action r&#233;ci&#172;proque des deux ph&#233;nom&#232;nes de la surabondance de ca&#172;pital et de la surabondance de population.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La baisse du taux du profit provoqu&#233;e par l'accumulation engendre n&#233;cessairement la concurrence. Eu effet, si cette baisse est compens&#233;e par l'accroissement de la masse du profit pour l'ensemble du capital social et pour les grands capitalistes compl&#232;tement install&#233;s, il n'en est pas de m&#234;me pour les capitaux nouveau-venus dans la production et qui doivent y conqu&#233;rir leur place ; pour ceux-ci la lutte s'impose, et c'est ainsi que la baisse du taux du profit appelle la concurrence entre les capitaux et non cette concurrence, la chute du taux du profit. Cette lutte est accompagn&#233;e d'une hausse passag&#232;re des salaires entra&#238;nant une baisse passag&#232;re du taux du profit et elle se manifeste par la surproduction de marchandises et l'encombrement du march&#233;. Le capital poursuit, en effet, non la satisfaction des besoins, mais l'obtention d'un profit, et sa m&#233;thode consiste &#224; r&#233;gler la masse des produits d'apr&#232;s l'&#233;chelle de la production et non celle-ci d'apr&#232;s les produits qui devraient &#234;tre obtenus ; il y a donc conflit perp&#233;tuel entre la consommation comprim&#233;e et la production tendant &#224; franchir la limite assign&#233;e &#224; cette derni&#232;re, et comme le capital consiste en marchandises, sa surproduction se ram&#232;ne &#224; une surproduction de marchandises. Un ph&#233;nom&#232;ne bizarre c'est que les m&#234;mes &#233;conomistes qui nient la possibilit&#233; d'une surproduction de marchandises admettent que le capital puisse exister en exc&#232;s. Cependant quand ils disent qu'il n'y a pas de surproduction universelle, mais simplement une disproportion entre les diverses branches de production, ils affirment qu'en r&#233;gime capitaliste la proportionnalit&#233; des diverses branches de production r&#233;sulte continuellement de leur disproportion ; car pour eux la coh&#233;sion de la production tout enti&#232;re s'impose aux producteurs comme une loi aveugle, qu'ils ne peuvent vouloir, ni contr&#244;ler. Ce raisonnement implique, en outre, que les pays o&#249; le r&#233;gime capitaliste n'est pas d&#233;velopp&#233; consomment et produisent dans la m&#234;me mesure que les nations capitalistes. Dire que la surproduction est seulement relative est parfaitement exact. Mais tout le syst&#232;me capitaliste de production n'est qu'un syst&#232;me relatif, dont les limites ne sont absolues que pour autant que l'on consid&#232;re le syst&#232;me en lui-m&#234;me. Comment est-il possible que parfois des objets manquant incontestablement &#224; la masse du peuple ne fassent l'objet d'aucune demande du march&#233;, et comment se fait-il qu'il faille en m&#234;me temps chercher des commandes au loin, s'adresser aux march&#233;s &#233;trangers pour pouvoir payer aux ouvriers du pays la moyenne des moyens d'existence indispensables ? Uniquement parce qu'en r&#233;gime capitaliste le produit en exc&#232;s rev&#234;t une forme telle que celui qui le poss&#232;de ne peut le mettre &#224; la disposition du consommateur que lorsqu'il se reconvertit pour lui en capital. Enfin, lorsque l'on dit que les capitalistes n'ont qu'&#224; &#233;changer entre eux et consommer eux-m&#234;mes leurs marchandises, on perd de vue le caract&#232;re essentiel de la production capitaliste, dont le but est la mise en valeur du capital et non la consommation. En r&#233;sum&#233; toutes les objections que l'on oppose aux ph&#233;nom&#232;nes si tangibles cependant de la surproduction (ph&#233;nom&#232;nes qui se d&#233;roulent malgr&#233; ces objections), reviennent &#224; dire que les limites que l'on attribue &#224; la production capitaliste n'&#233;tant pas des limites inh&#233;rentes &#224; la production en g&#233;n&#233;ral, ne sont pas non plus des limites de cette production sp&#233;cifique que l'on appelle capitaliste. En raisonnant ainsi on oublie que la contradiction qui caract&#233;rise le mode capitaliste de production, r&#233;side surtout dans sa tendance &#224; d&#233;velopper d'une mani&#232;re absolue les forces productives, sans se pr&#233;occuper des conditions de production au milieu desquelles se meut et peut se mouvoir le capital.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On ne produit pas trop de moyens de subsistance eu &#233;gard &#224; la population ; on en produit au contraire trop peu pour la nourrir convenablement et humainement. De m&#234;me on ne fabrique pas trop de moyens de production, &#233;tant donn&#233;e la partie de la population qui est capable de travailler. Une trop grande partie des hommes est amen&#233;e par les circonstances &#224; exploiter le travail d'autrui ou &#224; ex&#233;cuter des travaux qui ne sont consid&#233;r&#233;s comme tels que dans un syst&#232;me absolument mis&#233;rable de production. En outre, les moyens de produire que l'on fabrique sont insuffisants pour que toute la population valide puisse &#234;tre occup&#233;e dans les circonstances les plus f&#233;condes au point de vue de la production et par cons&#233;quent les plus favorables &#224; la r&#233;duction de la dur&#233;e du travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais p&#233;riodiquement on produit trop de moyens de travail et de subsistance pour que leur emploi &#224; l'exploitation du travailleur puisse donner le taux de profit que l'on veut obtenir. On produit trop de marchandises pour que la valeur et la plus-value qu'elles contiennent puissent &#234;tre r&#233;alis&#233;es et reconstitu&#233;es en capital, dans les conditions de r&#233;partition et de consommation inh&#233;rentes &#224; la production' capitaliste, ou du moins parcourir ce cycle sans catastrophes continuelles. On peut donc dire que si la production de richesses n'est pas trop abondante, on produit p&#233;riodiquement trop de richesses ayant la forme capitaliste avec les contradictions qui en sont ins&#233;parables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les faits suivants assignent une limite &#224; la production capitaliste :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1.	En entra&#238;nant la baisse continue du taux du profit, le progr&#232;s de la productivit&#233; du travail donne le jour &#224; une force antagoniste, qui &#224; un moment donn&#233; agit &#224; l'encontre du d&#233;veloppement de la productivit&#233; et ne peut &#234;tre vaincue que par des crises sans nombre ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2.	L'importance de la production, qu'elle doive &#234;tre accrue ou restreinte, est d&#233;termin&#233;e, non par les besoins sociaux, mais par l'appropriation par le capitaliste du travail qu'il ne paye pas et le rapport de ce travail au travail mat&#233;rialis&#233;, en d*autres termes, par le profit et le rapport du profit au capital engag&#233; ; d'o&#249; il r&#233;sulte que la production s'arr&#234;te, non lorsque les besoins sont satisfaits, mais lorsque l'impossibilit&#233; de r&#233;aliser un profit suffisant commande cet arr&#234;t.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsque le taux du profit baisse, l'activit&#233; du capital redouble ; chaque capitaliste s'efforce, en faisant appel &#224; des proc&#233;d&#233;s perfectionn&#233;s, &#224; ramener la valeur de sa marchandise au-dessous de la valeur moyenne et &#224; r&#233;aliser un profit exceptionnel. Le m&#234;me ph&#233;nom&#232;ne provoque en m&#234;me temps la fraude, en encourageant l'application incertaine de nouvelles m&#233;thodes de production, les engagements hasard&#233;s de nouveaux capitaux, en un mot les aventures qui offrent la chance de recueillir un profit exceptionnel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le taux du profit et le d&#233;veloppement du capital qui y correspond sont importants surtout pour les nouveaux capitaux, qui constituent des entreprises nouvelles et ind&#233;pendantes. Le feu vivifiant de la production s'&#233;tendrait bien vite si cette derni&#232;re devenait le monopole de quelques grands capitaux, pour lesquels toute variation du taux du profit serait contrebalanc&#233;e par la masse de celui-ci. Le taux du profit est le stimulant du r&#233;gime capitaliste, qui ne produit que lorsqu'il y a un b&#233;n&#233;fice &#224; recueillir. On comprend d&#232;s lors l'anxi&#233;t&#233; des &#233;conomistes anglais en pr&#233;sence de la baisse du taux du profit. L'inqui&#233;tude de Ricardo devant la seule possibilit&#233; de cette baisse d&#233;montre, mieux que toute autre consid&#233;ration, combien est profonde sa compr&#233;hension des conditions de la production capitaliste ; ce qu'il y a de plus remarquable en lui et ce qui est pr&#233;cis&#233;ment ce qu'on lui reproche, c'est que dans son &#233;tude de la production capitaliste, il n'attache aucune importance aux &#171; hommes &#187; pour s'en tenir exclusivement au d&#233;veloppement des forces productives, quels que soient les sacrifices en hommes et en capitaux qu'il faille lui faire. Le d&#233;veloppement des forces productives du travail social, voil&#224; la mission historique et la raison d*&#234;tre du capital, c'est par l&#224; qu'inconsciemment il cr&#233;e les conditions mat&#233;rielles d'une forme plus &#233;lev&#233;e de production. Ce qui inqui&#232;te Ricardo, c'est que le taux du profit, stimulant de la production et de l'accumulation capitaliste, soit menac&#233; par le d&#233;veloppement m&#234;me de la production et, en effet, le rapport quantitatif est tout ici. Mais la base du syst&#232;me pr&#233;sente un aspect plus profond, dont il se doute &#224; peine. M&#234;me au point de vue purement &#233;conomique et vulgairement bourgeois, limit&#233; par l'horizon de la conception de ceux qui exploitent le capital, le r&#233;gime capitaliste appara&#238;t comme une forme, non pas absolue et d&#233;finitive, mais relative et transitoire de la production&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;L'ext&#233;riorisation du rapport capitaliste par le capital productif d'int&#233;r&#234;ts&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;C'est dans le capital productif d'int&#233;r&#234;ts que le rapport capitaliste s'ext&#233;riorise le plus compl&#232;tement et prend le plus la forme d'un f&#233;tiche. La formule est A-A', l'argent engendrant de l'argent, sans qu'aucune op&#233;ration interm&#233;diaire ne soit apparente. La formule A-M-A' du capital commercial a au moins la forme g&#233;n&#233;rale de l'expression du mouvement capitaliste, bien que les ph&#233;nom&#232;nes qu'elle exprime restent confin&#233;s dans le proc&#232;s de circulation ; si elle repr&#233;sente le profit comme r&#233;sultant de l'ali&#233;nation, elle le montre aussi comme produit d'un rapport social et non pas comme produit d'un simple objet. Le capital commercial comprend toujours dans son fonctionnement deux phases oppos&#233;es, deux op&#233;rations en sens inverse, la vente et l'achat de marchandises. Il n'en est plus de m&#234;me dans la formule A-A' du capital productif d'int&#233;r&#234;ts. Lorsqu'un capitaliste pr&#234;te 1000 &#163; &#224; 5 %, la valeur de ce capital devient &#224; la fin de l'ann&#233;e 1000 + 1000 * (5 / 100) = 1.050 &#163;, ou sous une forme g&#233;n&#233;rale C + Ci', C &#233;tant le capital et i' le taux de l'int&#233;r&#234;t. La nouvelle valeur 1050 du capital n'est pas une simple grandeur, c'est un rapport de grandeurs ; elle exprime qu'une valeur d&#233;termin&#233;e s'est augment&#233;e d'elle-m&#234;me, a produit de la plus-value. Cette propri&#233;t&#233; du capital de s'augmenter de lui-m&#234;me peut &#234;tre mise &#224; profit par tous les capitalistes producteurs, qu'ils op&#232;rent avec un capital leur appartenant ou avec un capital emprunt&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'expression A-A' part de la forme originale du capital et elle ram&#232;ne la formule A-M-A' &#224; ses deux termes extr&#234;mes A et A', ce dernier &#233;tant &#233;gal &#224; A + &#948;A, l'argent transform&#233; en plus d'argent ; la formule g&#233;n&#233;rale du capital est ainsi condens&#233;e en une expression d&#233;nu&#233;e de sens. Alors que la formule g&#233;n&#233;rale comprend les proc&#232;s de production et de circulation donnant une plus-value d&#233;termin&#233;e dans un temps donn&#233;, la formule du capital productif d'int&#233;r&#234;ts nous montre la plus-value surgissant spontan&#233;ment, sans l'interm&#233;diaire de la production et de la circulation ; le capital s'augmentant ainsi de lui-m&#234;me devient une source myst&#233;rieuse dont d&#233;coule l'int&#233;r&#234;t. L'objet, qu'il soit argent, marchandise ou valeur, est capital par lui-m&#234;me, le capital n'est plus qu'un objet, et le r&#233;sultat de tout le proc&#232;s de reproduction est une qualit&#233; inh&#233;rente &#224; l'objet ; d&#232;s lors il d&#233;pend uniquement du caprice de celui qui poss&#232;de l'argent que celui-ci soit simplement d&#233;pens&#233; ou lou&#233; comme capital.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le capital productif d'int&#233;r&#234;ts est donc le capital f&#233;tiche, engendrant automatiquement de la valeur, substituant plus d'argent &#224; de l'argent, sans qu'aucune trace en r&#233;v&#232;le le secret de l'op&#233;ration, faisant du rapport social le rapport d'un objet (l'argent) &#224; lui-m&#234;me. La transformation effective de l'argent en capital cesse d'&#234;tre visible. L'argent devient une valeur d'usage ayant comme la force de travail la propri&#233;t&#233; de faire na&#238;tre de la valeur, de rendre plus qu'il ne contient, et c'est parce, qu'il a cette vertu qu'il peut &#234;tre pr&#234;t&#233;, ce qui est la forme de la vente pour cette marchandise d'une nature sp&#233;ciale. Il produit de l'int&#233;r&#234;t comme un poirier produit des poires ; comme tel il est mis en vente et la projection au dehors de sa propri&#233;t&#233; caract&#233;ristique est si p&#233;n&#233;trante que le capital r&#233;ellement productif, appliqu&#233; dans l'industrie ou le commerce, semble produire de l'int&#233;r&#234;t, non parce qu'il est capital fonctionnant, mais parce qu'il est capital en soi, parce qu'il est capital-argent. L'int&#233;r&#234;t, bien qu'il ne soit qu'une fraction du profit, de la plus-value que le capitaliste pr&#233;l&#232;ve sur l'ouvrier, appara&#238;t, ainsi comme le produit imm&#233;diat du capital, et le profit devenu profit d'entreprise ne semble plus &#234;tre qu'un accessoire, un ingr&#233;dient introduit dans le proc&#232;s de reproduction. La transformation du capital en f&#233;tiche est alors compl&#232;te. Il est exprim&#233; par la formule A-A' qui en donne une expression inintelligible, qui d&#233;nature compl&#232;tement le ph&#233;nom&#232;ne de production et qui montre le capital productif d'int&#233;r&#234;ts comme &#233;tant la forme la plus simple du capital, puisqu'il porte en lui-m&#234;me les &#233;l&#233;ments du proc&#232;s de reproduction, devenu inutile pour la mise en valeur de l'argent, c'est-&#224;-dire de la marchandise. C'est la mystification capitaliste dans sa forme la plus brutale, sur laquelle les &#233;conomistes vulgaires se sont jet&#233;s comme sur une proie, &#233;tant donn&#233; qu'elle fait perdre la trace de l'origine du profit et qu'elle rend celui-ci ind&#233;pendant du proc&#232;s de production, dont il est cependant le r&#233;sultat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est qu'en devenant capital-argent que le capital devient une marchandise, dont le prix (l'int&#233;r&#234;t) r&#233;sulte de la propri&#233;t&#233; qu'elle poss&#232;de d'augmenter d'elle-m&#234;me sa valeur. Il devient une marchandise parce qu'il se pr&#233;sente continuellement &#224; l'&#233;tat d'argent, une forme ind&#233;cise dans laquelle aucun des &#233;l&#233;ments qui le constituent r&#233;ellement n'appara&#238;t. L'argent est en effet la forme dans laquelle sont effac&#233;es toutes les diff&#233;rences entre les marchandises consid&#233;r&#233;es comme valeurs d'usage, par cons&#233;quent les diff&#233;rences entre les divers capitaux industriels qui se composent de ces marchandises et ont pour but leur production ; il est la forme sous laquelle la valeur - dans ce cas, le capital - existe comme valeur d'&#233;change autonome. Alors que dans le proc&#232;s de reproduction l'argent n'appara&#238;t que transitoirement, il est la forme permanente du capital sur le march&#233; financier. Le capital-argent devient &#233;galement une marchandise, parce que la plus-value qu'il engendre na&#238;t en argent et comme une vertu qui lui est inh&#233;rente, de m&#234;me qu'il est du propre des arbres de cro&#238;tre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le capital productif d'int&#233;r&#234;ts ram&#232;ne au minimum le mouvement du capital : un capital de 1000 est consid&#233;r&#233; comme valant 1100, parce qu'en une certaine p&#233;riode il doit se transformer en 1100, absolument comme la valeur d'usage du vin devient plus grande &#224; mesure qu'il a de la cave. Le capital productif d'int&#233;r&#234;ts est un objet et comme objet il est un capital. Il est prolifique ; &#224; peine est-il donn&#233; en pr&#234;t ou engag&#233; dans la production (il produit alors de l'int&#233;r&#234;t et du profit d'entreprise), qu'il engendre de l'int&#233;r&#234;t, soit qu'il dorme, soit qu'il veille, qu'il soit &#224; la maison on en voyage, que ce soit la nuit ou le jour ; il est l'id&#233;al du capitaliste th&#233;sauriseur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est l'incorporation de l'int&#233;r&#234;t au capital-argent qui pr&#233;occupe avant tout Luther dans ses philippiques na&#239;ves contre l'usure. Il admet qu'un int&#233;r&#234;t puisse &#234;tre exig&#233; lorsque le remboursement de la somme pr&#234;t&#233;e n'ayant pas lieu dans le d&#233;lai prescrit, le pr&#234;teur en souffre parce que lui-m&#234;me avait besoin de l'argent pour effectuer un paiement ou faire une acquisition, acheter un jardin, par exemple, qui lui &#233;chappe &#224; cause du retard ; mais il ajoute ensuite : &#171; Alors que je te les (100 florins) ai pr&#234;t&#233;s, tu me causes un double dommage, puisque je suis daris l'impossibilit&#233; de payer ici, d'acheter l&#224;, ce que l'on appelle duplex interesse, damni emergentis et lucri cessantis [1]... Maintenant que tu as appris que Jean a subi un dommage &#224; cause des cent florins qu'il a pr&#234;t&#233;s et qu'il en exige une r&#233;paration &#233;quitable, tu t'empares lourdement de la chose et tu portes en compte sur chaque centaine de florins un double dommage du m&#234;me genre, savoir, les frais de paiement et l'impossibilit&#233; dans laquelle tu as &#233;t&#233; d'acheter un jardin, comme si deux dommages de ce genre poussaient naturellement sur chaque centaine de florins, de telle sorte que chaque fois que tu as cent florins tu les places, en portant en compte deux dommages que tu n'as cependant pas subis... C'est pour cela que tu es un usurier, car tu fais payer par l'argent de ton prochain un dommage que tu inventes, que personne ne t'a caus&#233; et que tu ne peux ni d&#233;montrer, ni &#233;valuer. Pareil dommage, les juristes l'appellent un non verum sed phantasticum inleresse [2]. C'est un dommage que chacun peut s'attribuer en r&#234;ve... et dont on ne peut pas dire qu'il ait pour cause que l'on n'ait pas pu payer, ni acheter. Autrement dit ce serait faire ex contingente necessarium, faire de ce qui n'est rien ce qui devrait &#234;tre, faire de ce qui est incertain une chose absolument certaine. Une usure pareille ne d&#233;vorerait-elle pas le monde en quelques ann&#233;es ! ... Par accident il peut arriver malheur au pr&#234;teur, ce qui le met dans la n&#233;cessit&#233; de se rattraper ; mais dans le commerce c'est l'inverse ou plut&#244;t la contre-partie : on y cherche et on y invente des dommages qu'on met &#224; charge d'un prochain moins puissant, afin de devenir plus important et plus riche, paresseux et d&#233;s&#339;uvr&#233;, et de pouvoir sans souci et sans risque parader et mener la vie avec le produit du travail des autres. Qui n'accepterait de rester les pieds sur les chenets pendant que ses cent florins produisent pour lui, sans qu'il ait ni souci, ni risque, l'argent restant dans sa bourse puisqu'il est pr&#234;t&#233; ? &#187; (M. Luther, An Die Pfarrhernwider den Wucher zu predigen, etc.,Wiltenberg, 1540.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'id&#233;e que le capital est une valeur qui se reproduit d'elle-m&#234;me et qui s'augmente dans la production en vertu d'une qualit&#233; inn&#233;e et &#233;ternelle - la qualit&#233; cach&#233;e des Scolastiques - a donn&#233; lieu aux &#233;lucubrations fantaisistes du Dr Price, qui d&#233;passent de loin celles des alchimistes et auxquelles Pitt croyait si s&#233;rieusement qu'il les prit pour base de sa science financi&#232;re lorsqu'il fit ses lois sur le sinking fund. &#171; L'argent plac&#233; &#224; int&#233;r&#234;ts compos&#233;s, dit Price, s'accro&#238;t d'abord lentement ; mais comme cet accroissemment s'acc&#233;l&#232;re continuellement, il devient tellement rapide au bout d'un certain temps qu'il d&#233;passe toute imagination. Un penny pr&#234;t&#233; &#224; 5 % d'int&#233;r&#234;ts compos&#233;s &#224; la naissance de notre r&#233;dempteur serait devenu actuellement une somme telle qu'il faudrait pour la repr&#233;senter cent cinquante millions de globes terrestres en or pur ; pr&#234;t&#233; &#224; int&#233;r&#234;t simple il serait devenu simplement 7 sh. 4 &#189; d. jusqu'&#224; pr&#233;sent notre gouvernement a pr&#233;f&#233;r&#233; cette seconde voie &#224; la premi&#232;re pour am&#233;liorer la situation de ses finances &#187; [3].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ses Observations on reversionary payments, etc. (London, 1782) sont plus fantaisistes encore :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Un shilling avanc&#233; le jour de la naissance de notre R&#233;dempteur &#187; (sans doute dans le temple de J&#233;rusalem) &#171; &#224; 6 % d'int&#233;r&#234;ts compos&#233;s serait devenu une somme plus grande que celle que pourrait contenir tout notre syst&#232;me solaire transform&#233; en une sph&#232;re d'un diam&#232;tre &#233;gal &#224; celui de l'anneau de Saturne. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Aussi un &#201;tat ne devrait-il jamais &#234;tre embarrass&#233; : les plus petites &#233;pargnes lui permettront de payer la plus grosse dette quelque court que soit le temps qu'il est de son int&#233;r&#234;t de consacrer &#224; l'extinction de ce qu'il doit &#187; (p. 136).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelle belle introduction th&#233;orique pour la dette publique anglaise !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Price fut simplement &#233;bloui par la grandeur des nombres auxquels conduisent les progressions g&#233;om&#233;triques. Comme Malthus dans son th&#233;or&#232;me de la population, il consid&#233;ra, sans tenir compte des conditions de la reproduction et du travail, le capital comme un automate grossissant de lui-m&#234;me, et il put se figurer avoir exprim&#233; ce d&#233;veloppement par la formule S = C (1 + i)n, dans laquelle S repr&#233;sente la somme du capital et des int&#233;r&#234;ts accumul&#233;s, C le capital pr&#234;t&#233;, i le taux de l'int&#233;r&#234;t et n la dur&#233;e en ann&#233;es du pr&#234;t.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pitt prit au s&#233;rieux la mystification du docteur Price. La Chambre des Communes avait vot&#233; en 1786 un imp&#244;t d'un million de &#163; pour des d&#233;penses d'utilit&#233; publique. D'apr&#232;s Price il n'y -avait rien de mieux &#224; faire que de lever un imp&#244;t pour &#171; accumuler &#187; la somme per&#231;ue et de faire appel au myst&#232;re de l'int&#233;r&#234;t compos&#233; pour faire dispara&#238;tre par enchantement la dette publique. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Le vote de la Chambre des Communes ne tarda pas &#224; &#234;tre suivi d'une loi de Pitt ordonnant l'accumulation de 250.000 &#163; jusqu'au moment o&#249; cette somme avec les rentes viag&#232;res arrivant &#224; &#233;ch&#233;ance s'&#233;lev&#226;t &#224; 4.000.000 &#163; &#187; (Act 26, Georg. III. Chap. 22).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans son discours de 1792, dans lequel il proposa d'augmenter la somme affect&#233;e au fonds d'amortissement, Pitt cita parmi les causes de la pr&#233;pond&#233;rance commercial, de l'Angleterre, les machines, le cr&#233;dit, &#171; mais surtout l'accumulation, la cause la plus puissante et la plus durable. Ce principe, ajoutait-il, est maintenant compl&#232;tement d&#233;velopp&#233; et clairement expliqu&#233; dans l'&#339;uvre de Smith, ce g&#233;nie.... Cette accumulation du capital s'effectue lorsqu'on pr&#233;l&#232;ve une partie du revenu annuel pour l'appliquer &#224; des achats de rentes et qu'on utilise annuellement de la m&#234;me mani&#232;re les int&#233;r&#234;ts de ces rentes. &#187; Gr&#226;ce au Dr Price, Pitt fit de la th&#233;orie de l'accumulation de Smith la th&#233;orie de l'enrichissement des peuples par l'accumulation des dettes, c'est-&#224;-dire la th&#233;orie de l'endettement ind&#233;fini afin d'amortir un emprunt par un autre emprunt.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;j&#224; dans Josias Child, le p&#232;re des banquiers modernes, nous trouvons que&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; 100 &#163; plac&#233;es &#224; 10 %, int&#233;r&#234;t compos&#233;, se transforment en 102.400 &#163; en 70 ans. &#187; (Trait&#233; sur le commerce, etc., par J. Child, traduit, etc., Amsterdam et Berlin, 1754, p. 115. &#201;crit en 1669.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De son c&#244;t&#233;, l'Economist, dans le passage suivant de son num&#233;ro du 19 juillet 1859, nous montre comment la conception du Dr Price s'est infiltr&#233;e pour ainsi dire naturellement dans l'&#233;conomie politique moderne :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Le capital &#233;conomis&#233; augment&#233; de ses int&#233;r&#234;ts compos&#233;s repr&#233;sente une somme tellement forte que toute la richesse du monde dont d&#233;rive le revenu serait insuffisante pour payer l'int&#233;r&#234;t de cette somme. La rente n'est plus que le paiement de l'int&#233;r&#234;t du capital qui a &#233;t&#233; engag&#233; ant&#233;rieurement dans la terre. &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
Par cons&#233;quent toute la richesse qui pourra encore &#234;tre produite appartient de droit au capital comme int&#233;r&#234;ts qui lui sont dus, et tout ce qu'il a re&#231;u jusqu'&#224; pr&#233;sent n'est qu'un acompte sur ce qui lui est d&#251;. A ce Moloch appartient tout le surtravail que l'humanit&#233; pourra encore produire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour finir, reproduisons quelques phrases du galimatias du &#171; romantique &#187; Muller :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Pour que l'int&#233;r&#234;t compos&#233; puisse s'amplifier dans les proportions &#233;normes d&#233;finies par le Dr Price et que les forces humaines s'activant d'elles-m&#234;mes puissent atteindre les effets consid&#233;rables qu'il a signal&#233;s, il faut que durant plusieurs si&#232;cles l'ordre r&#232;gne d'une mani&#232;re uniforme et ininterrompue. D&#232;s que le capital se partage en tranches poursuivant individuellement leur d&#233;veloppement, l'accumulation g&#233;n&#233;rale des forces entre de nouveau en sc&#232;ne. La nature a assign&#233; une dur&#233;e de 20 &#224; 25 ans en moyenne &#224; la p&#233;riode pendant laquelle la force de l'ouvrier (!) progresse. A la fin de cette p&#233;riode l'ouvrier abandonne la carri&#232;re et transf&#232;re le capital gagn&#233; par l'int&#233;r&#234;t compos&#233; du travail &#224; un autre ouvrier, ou plus g&#233;n&#233;ralement &#224; plusieurs ouvriers ou enfants, qui ne pourront profiter de l'int&#233;r&#234;t compos&#233; du capital qui leur est transmis que lorsqu'ils auront appris &#224; se servir de celui-ci. D'un autre c&#244;t&#233;, une partie consid&#233;rable du capital produit par la soci&#233;t&#233; bourgeoise s'accumule lentement durant de lon&#172;gues ann&#233;es, m&#234;me dans les pays les plus agit&#233;s, et ce capi&#172;tal, qui n'est pas appliqu&#233; directement &#224; l'extension du travail, est transf&#233;r&#233; sous le nom de pr&#234;t, d&#232;s qu'il a atteint une certaine importance, &#224; un ouvrier, &#224; une banque, &#224; l'&#201;tat. Lorsque celui qui le re&#231;oit le met r&#233;ellement en &#339;uvre, il en retire un int&#233;r&#234;t compos&#233; qui lui permet de payer sans difficult&#233; un int&#233;r&#234;t simple &#224; celui qui le lui a pr&#234;t&#233;. Enfin intervient la loi du d&#233;sir, de la d&#233;pense, de la prodigalit&#233; pour r&#233;agir contre la progression &#233;norme suivant laquelle s'amplifieraient la force et les produits des hommes si la loi de la production et de l'&#233;conomie r&#233;gnait en ma&#238;tresse. &#187; (A. M&#252;ller, op. cit., II, pp. 147-149.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il serait impossible d'accumuler plus d'absurdit&#233;s en autant de lignes. Une confusion grotesque est &#233;tablie entre l'ouvrier et le capitaliste, entre la valeur de la force de travail et l'int&#233;r&#234;t du capital, et par-dessus le march&#233; la baisse de l'int&#233;r&#234;t compos&#233; est expliqu&#233;e par ce fait que le capital est pr&#234;t&#233; pour rapporter de l'int&#233;r&#234;t compos&#233;. La m&#233;thode de M&#252;ller caract&#233;rise bien le romantisme dans tous les domaines ; elle consiste &#224; recueillir tous les pr&#233;jug&#233;s vulgaires, n'enregistrer que la partie la plus superficielle des choses, donner &#224; cet ensemble faux et trivial une forme myst&#233;rieuse et le couvrir de phrases &#171; &#233;lev&#233;es &#187; et po&#233;tiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le proc&#232;s d'accumulation du capital peut &#234;tre consid&#233;r&#233; comme une accumulation d'int&#233;r&#234;ts compos&#233;s, &#233;tant donn&#233; que l'on peut d&#233;signer sous le nom d'int&#233;r&#234;t la partie du profit (de la plus-value) qui est reconvertie en capital et qui sert &#224; une nouvelle extorsion de plus-value. Cependant cette conception donne lieu aux observations suivantes :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	M&#234;me quand on fait abstraction des troubles accidentels, on constate que pendant le proc&#232;s de reproduction une grande partie du capital engag&#233; est plus ou moins d&#233;pr&#233;ci&#233;e, parce que la valeur des marchandises est d&#233;termin&#233;e, non par le temps de travail que leur production a co&#251;t&#233; &#224; l'origine, mais par le temps de travail que co&#251;te leur reproduction, temps qui va en diminuant &#224; mesure que grandit la productivit&#233; du travail social. C'est pour cette raison que lorsque la productivit&#233; sociale atteint un stade &#233;lev&#233; de d&#233;veloppement, le capital appara&#238;t, non comme le r&#233;sultat d'un long proc&#232;s d'accumulation, mais comme le r&#233;sultat d'un temps relativement court de reproduction [4].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	Ainsi que nous l'avons d&#233;montr&#233; dans la troisi&#232;me partie de ce volume, le taux du profit diminue &#224; mesure qu'augmentent l'accumulation du capital et la productivit&#233; du travail social, c'est-&#224;-dire que diminue le capital variable par rapport au capital constant. Pour que le taux du profit reste invariable lorsque le capital constant mis en &#339;uvre par un ouvrier se d&#233;cuple, la dur&#233;e du surtravail doit aussi devenir dix fois plus grande, si bien que les vingt-quatre heures de la journ&#233;e finiraient par &#234;tre insuffisantes. L'hypoth&#232;se d'un taux de profit &#233;chappant &#224; la baisse sert cependant de base &#224; la progression de Price et en g&#233;n&#233;ral &#224; toutes les th&#233;ories de l' &#171; engrossing capital, with compound interest &#187; [5]. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226;	&lt;br class='autobr' /&gt;
La : plus-value d&#233;pendant du surtravail, l'accumulation du capital est limit&#233;e qualitativement par la journ&#233;e totale de travail, c'est-&#224;-dire la somme des journ&#233;es exploitables simultan&#233;ment pour un d&#233;veloppement donn&#233; des forces productives et de la population. Il n'en est pas de m&#234;me si l'on confond la plus-value avec l'int&#233;r&#234;t (une forme d&#233;nu&#233;e de sens) ; alors la limite est simplement quantitative et absolument fantaisiste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le capital productif d'int&#233;r&#234;ts repr&#233;sente la plus haute expression du capital f&#233;tiche, de la conception qui attribue &#224; l'accumulation en argent des produits du travail la vertu myst&#233;rieuse et inn&#233;e d'engendrer de la plus-value, automatiquement et en progression g&#233;om&#233;trique, au point que d'avance lui appartiennent de droit, comme dit l'Economist, toutes les richesses que l'humanit&#233; pourra produire. Les produits du travail pass&#233;, le travail pass&#233; lui-m&#234;me sont autoris&#233;s &#224; r&#233;clamer leur part du surtravail actuel ou futur. Heureusement que nous savons que la conservation et la reproduction de la valeur des produits du travail pass&#233; ne sont possibles que si ces produits sont mis en contact avec du travail vivant, et que la domination des produits du travail pass&#233; sur le surtravail vivant n'aura que la dur&#233;e de l'organisation capitaliste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notes&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[1] Int&#233;r&#234;t double : celui de la perte qui en r&#233;sulte et celui du profit manqu&#233;. (N.R.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[2] Pas un int&#233;r&#234;t v&#233;ritable mais imaginaire. (N.R.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[3] Richard Price : An Appeal to the Public on the.Subject of the National Debt, 2&#176; &#233;d., London, 1774, livre dans lequel il &#233;crit avec une na&#239;vet&#233; touchante : &#171; Il faut emprunter de l'argent &#224; int&#233;r&#234;t simple pour l'augmenter en le pr&#234;tant &#224; int&#233;r&#234;ts compos&#233;s. &#187; (R. Hamilton, An Inquiry into the Rise and Progress of the National Debt of Great Britain, 2&#176; &#233;d., Edinburgh, 1814), m&#233;thode d'apr&#232;s laquelle emprunter serait pour les particuliers le moyen le plus s&#251;r de s'enrichir. Cependant lorsque j'emprunte, par exemple, 100 &#163; &#224; 5 %, je dois payer 5 &#163; &#224; la fin de l'ann&#233;e ; j'aurai beau renouveler cette op&#233;ration pendant cent millions d'ann&#233;es, je n'emprunterai chaque ann&#233;e que 100 &#163;, pour lesquelles j'aurai &#224; payer chaque fois 5 &#163;. Je ne vois pas comment dans ces conditions je parviendrais &#224; pr&#234;ter 105 &#163;, &#233;tant donn&#233; que je n*emprunte que 100. Et puis o&#249; prendrai-je les 5 &#163; pour payer l'int&#233;r&#234;t ? En faisant un nouvel emprunt ou, si je suis l'&#201;tat, en ayant recours &#224; l'imp&#244;t ? Lorsqu'un industriel emprunte de l'argent et qu'il r&#233;alise un profit de 15 %, il doit payer 5 %, pour l'int&#233;r&#234;t et d&#233;penser 5 % pour vivre (bien que son app&#233;tit augmente en m&#234;me temps que son revenu) ; il lui reste 5 %, qu'il pourra capitaliser. Il lui faut donc 15 % de profit pour pouvoir payer constamment 5 % d'int&#233;r&#234;t - or pour peu que le genre de production qu'il fait continue, le taux de profit ira en baissant, ainsi que nous l'avons &#233;tabli plus haut, et tombera probablement de 15 &#224; 10 %. Price perd absolument de vue qu'il faut un profit de 15 %, pour pouvoir servir un int&#233;r&#234;t de 5 %, et il raisonne comme si le profit de 15 % se maintenait pendant que le capital s'accumule. Il ne se pr&#233;occupe pas de cette accumulation et il pense qu'il suffit de pr&#234;ter de l'argent pour le voir revenir ensuite avec les int&#233;r&#234;ts des int&#233;r&#234;ts. Quant &#224; rechercher comment cela est possible, il juge inutile de s'en pr&#233;occuper puisqu'il s'agit d'une qualit&#233; inn&#233;e du capital productif d'int&#233;r&#234;ts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[4] Voir Mill et Carey ainsi que le commentaire de Roselier, qui ne les a pas compris.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[5] &#171; il est certain qu'aucun travail, aucune puissance productive, aucun esprit d'invention, aucun art ne peuvent engendrer assez de richesses pour satisfaire l'app&#233;tit de l'int&#233;r&#234;t compos&#233;. Mais toutes les &#233;pargnes sont faites sur les revenus des capitalistes, de sorte que si les exigences de l'int&#233;r&#234;t compos&#233; se renouvellent continuellement, la productivit&#233; du travail d&#233;clare sans cesse qu'elle ne peut y satisfaire. Et c'est ainsi qu'une esp&#232;ce d'&#233;quilibre existe toujours &#187; (Hodgskin, Labour defended against the claims of Capital, p. 23.)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>La contradiction entre les forces productives et les rapports sociaux de production</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Dialectique</dc:subject>
		<dc:subject>Capitalisme - capitalism</dc:subject>

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&lt;p&gt;La contradiction entre les forces productives et les rapports sociaux de production &lt;br class='autobr' /&gt;
L'existence d'une contradiction entre le mode capitaliste de r&#233;partition du travail et les forces de travail, c'est &#224; dire une contradiction entre la subordination de l'individu &#224; la division du travail et les forces de production a &#233;t&#233; d&#233;couverte par Karl Marx et expos&#233;e dans le Capital Livre 1. La suppression de cette contradiction n'est rien d'autre que la lutte pour le socialisme car elle est permanente (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.matierevolution.fr/spip.php?rubrique50" rel="directory"&gt;1- Les lois &#233;conomiques font partie de la lutte des classes&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.matierevolution.fr/spip.php?mot60" rel="tag"&gt;Dialectique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.matierevolution.fr/spip.php?mot280" rel="tag"&gt;Capitalisme - capitalism&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La contradiction entre les forces productives et les rapports sociaux de production&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'existence d'une contradiction entre le mode capitaliste de r&#233;partition du travail et les forces de travail, c'est &#224; dire une contradiction entre la subordination de l'individu &#224; la division du travail et les forces de production a &#233;t&#233; d&#233;couverte par Karl Marx et expos&#233;e dans le Capital Livre 1. La suppression de cette contradiction n'est rien d'autre que la lutte pour le socialisme car elle est permanente et inh&#233;rente au syst&#232;me capitaliste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La conscience et le comportement des hommes sont d&#233;termin&#233;s &#224; la fois par la soci&#233;t&#233; du pass&#233; et la conscience de l'avenir n'est produite qu'au cours de la transformation elle-m&#234;me, de la lutte r&#233;volutionnaire, qui est provoqu&#233;e par les contradictions entre les forces productives et les rapports de production. L'id&#233;ologie d'une &#233;poque d&#233;pend bien s&#251;r de son niveau scientifique et technologique, c'est-&#224;-dire du niveau des forces productives, mais plus encore de l'organisation sociale, de l'&#233;tat des rapports entre hommes, c'est-&#224;-dire fondamentalement des rapports de production et de la structure sociale qui en d&#233;coule.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les forces productives sont toutes les forces (humaines ou mat&#233;rielles) qui concourent &#224; la production de biens mat&#233;riels. Les rapports de production sont les rapports sociaux entre les hommes qui sont rendus n&#233;cessaires par l'organisation de la production &#224; une &#233;poque donn&#233;e et &#224; un stade donn&#233; du d&#233;veloppement &#233;conomique et social.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Karl Marx &#233;crit :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Dans la production sociale de leur vie, les hommes se trouvent li&#233;s par certains rapports indispensables, ind&#233;pendants de leur volont&#233;, par des rapports de production, qui correspondent &#224; un degr&#233; d&#233;termin&#233; de l'&#233;volution de leurs forces productives mat&#233;rielles. L'ensemble de ces rapports de production constitue la structure &#233;conomique de la soci&#233;t&#233;, le fondement r&#233;el sur lequel s'&#233;l&#232;ve la superstructure juridique et politique. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; A un certain degr&#233; de leur d&#233;veloppement, les forces productives mat&#233;rielles de la soci&#233;t&#233; entrent en collision avec les rapports de production existants, ou avec les rapports de propri&#233;t&#233; au sein desquels elles s'&#233;taient mues jusqu'alors ... Alors commence une &#232;re de r&#233;volution sociale. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Hier encore formes de d&#233;veloppement des forces productives ces conditions se changent en de lourdes entraves. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Les forces productives dont elle dispose ne favorisent plus le r&#233;gime de la propri&#233;t&#233; bourgeoise ; au contraire, elles sont devenues trop puissantes pour ce r&#233;gime qui alors leur fait obstacle ; et toutes les fois que les forces productives sociales triomphent de cet obstacle, elles pr&#233;cipitent dans le d&#233;sordre la soci&#233;t&#233; bourgeoise tout enti&#232;re et menacent l'existence de la propri&#233;t&#233; bourgeoise. Le syst&#232;me bourgeois est devenu trop &#233;troit pour contenir les richesses cr&#233;&#233;es dans son sein. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Au-del&#224; d'un certain point, le d&#233;veloppement des forces productives devient une barri&#232;re pour le capital ; en d'autres termes, le syst&#232;me capitaliste devient un obstacle pour l'expansion des forces productives du travail. Arriv&#233; &#224; ce point, le capital, ou plus exactement le travail salari&#233;, entre dans le m&#234;me rapport avec le d&#233;veloppement de la richesse sociale et des forces productives que le syst&#232;me des corporations, le servage, l'esclavage, et il est n&#233;cessairement rejet&#233; comme une entrave&#8230; Le travail salari&#233; et le capital sont, &#224; leur tour, ni&#233;s par les conditions mat&#233;rielles et spirituelles issues de leur propre processus de production. C'est par des conflits aigus, des crises, des convulsions que se traduit l'incompatibilit&#233; croissante entre le d&#233;veloppement cr&#233;ateur de la soci&#233;t&#233; et les rapports de production &#233;tablis. L'an&#233;antissement violent du capital par des forces venues non pas de l'ext&#233;rieur, mais jaillies du dedans, de sa propre volont&#233; d'autoconservation, voil&#224; de quelle mani&#232;re frappant avis lui sera donn&#233; de d&#233;guerpir pour faire place nette &#224; une phase sup&#233;rieure de la production sociale. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; La limite du capital appara&#238;t dans le fait que tout ce d&#233;veloppement se d&#233;roule de mani&#232;re antagonique et que l'&#233;closion des forces productives, de la richesse g&#233;n&#233;rale, du savoir etc., se manifeste de telle fa&#231;on que les travailleurs s'ali&#232;ne lui-m&#234;me&#8230; Mais cette forme antagonique est elle-m&#234;me transitoire et produit les conditions de sa propre abolition&#8230; Parvenu &#224; un certain niveau, le d&#233;veloppement des forces productives mat&#233;rielles &#8211; qui implique celui des forces de la classe laborieuse &#8211; entra&#238;ne l'abolition du capital lui-m&#234;me. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Il y a un fait &#233;clatant qui est caract&#233;ristique pour notre si&#232;cle, un fait qu'aucun parti politique n'oserait contester. D'un c&#244;t&#233; nous avons vu na&#238;tre des forces industrielles et scientifiques qu'on n'aurait pu imaginer &#224; aucune &#233;poque ant&#233;rieure de l'histoire humaine. De l'autre, on aper&#231;oit les sympt&#244;mes d'une d&#233;b&#226;cle telle qu'elle &#233;clipsera m&#234;me les horreurs de la fin de l'Empire romain. De nos jours, chaque chose para&#238;t grosse de son contraire. La machine qui poss&#232;de le merveilleux pouvoir d'abr&#233;ger le travail de l'homme et de le rendre plus productif entra&#238;ne la faim et l'exc&#232;s de fatigue. Par un &#233;trange caprice du destin, les nouvelles sources de richesse se transforment en sources de mis&#232;re. On dirait que chaque victoire de la technique se paie par une d&#233;ch&#233;ance de l'individu. A mesure que l'homme se rend ma&#238;tre de la nature, il semble se laisser dominer par ses semblables ou par sa propre infamie. La pure lumi&#232;re de la science elle-m&#234;me semble avoir besoin, pour resplendir, des t&#233;n&#232;bres de l'ignorance. (&#8230;) Les forces nouvelles de la soci&#233;t&#233; r&#233;clament des hommes nouveaux, les ouvriers. Ils sont le produit des temps nouveaux, au m&#234;me titre que les machines elles-m&#234;mes. Aux signes qui d&#233;concertent la bourgeoisie, l'aristocratie et les pauvres annonciateurs du d&#233;clin, nous reconnaissons la vieille taupe qui sait si vite travailler sous la terre, le digne pionnier &#8211; la r&#233;volution. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Pour opprimer une classe, il faut pouvoir lui garantir des conditions d'existence qui, au moins, lui permettent de vivre dans la servitude. (...) Il est donc manifeste que la bourgeoisie est incapable de remplir plus longtemps son r&#244;le de classe dirigeante et d'imposer, &#224; la soci&#233;t&#233;, comme loi r&#233;gulatrice, les conditions d'existence de sa classe. Elle ne peut plus r&#233;gner, parce qu'elle est incapable d'assurer l'existence de son esclave dans le cadre de son esclavage, parce qu'elle est oblig&#233;e de le laisser d&#233;choir au point de devoir le nourrir au lieu de se faire nourrir par lui. La soci&#233;t&#233; ne peut plus vivre sous sa domination, ce qui revient &#224; dire que l'existence de la bourgeoisie n'est plus compatible avec celle de la soci&#233;t&#233;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; La v&#233;ritable barri&#232;re de la production capitaliste, c'est le capital lui-m&#234;me : le capital et sa mise en valeur par lui-m&#234;me apparaissent comme point de d&#233;part et point final, moteur et fin de la production ; la production n'est qu'une production pour le capital et non l'inverse : les moyens de production ne sont pas de simples moyens de donner forme, en l'&#233;largissant sans cesse, au processus de la vie au b&#233;n&#233;fice de la soci&#233;t&#233; des producteurs. Les limites qui servent de cadre infranchissable &#224; la conservation et la mise en valeur de la valeur-capital reposent sur l'expropriation et l'appauvrissement de la grande masse des producteurs ; elles entrent donc sans cesse en contradiction avec les m&#233;thodes de production que le capital doit employer n&#233;cessairement pour sa propre fin, et qui tendent &#224; promouvoir un accroissement illimit&#233; de la production, un d&#233;veloppement inconditionn&#233; des forces productives sociales du travail, &#224; faire de la production une fin en soi. Le moyen d&#233;veloppement inconditionn&#233; de la productivit&#233; sociale entre perp&#233;tuellement en conflit avec la fin limit&#233;e : mise en valeur du capital existant. Si donc le mode de production capitaliste est un moyen historique de d&#233;velopper la force productive mat&#233;rielle et de cr&#233;er le march&#233; mondial correspondant, il repr&#233;sente en m&#234;me temps une contradiction permanente entre cette t&#226;che historique et les rapports de production sociaux qui lui correspondent. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Voici les r&#233;sultats qui d&#233;coulent, entre autres, de la conception de l'histoire, telle que nous l'avons d&#233;velopp&#233;e : 1- A un certain degr&#233; de d&#233;veloppement des forces productives, surgissent des forces de production et des moyens de communication tels que, dans les conditions existantes, ils ne font que provoquer des catastrophes. Ce ne sont plus alors des forces de production mais des forces de destruction (la machine et l'argent)&#8230; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Lors d'une prosp&#233;rit&#233; g&#233;n&#233;rale, au cours de laquelle les forces productives de la soci&#233;t&#233; bourgeoise se d&#233;veloppent avec toute la luxuriance possible dans les rapports sociaux bourgeois, il ne peut &#234;tre question de v&#233;ritable r&#233;volution. Celle-ci n'est possible qu'aux p&#233;riodes o&#249; deux facteurs, les forces productives modernes et les formes bourgeoises de production, entrent en conflit les unes avec les autres&#8230; Une nouvelle r&#233;volution ne sera possible qu'&#224; la suite d'une nouvelle crise : l'une est aussi certaine que l'autre. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Le capitalisme ne sera jamais aussi vuln&#233;rable que quand il atteindra son apog&#233;e. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; La production du capitalisme engendre, tel une loi de la nature inexorable, sa propre n&#233;gation. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Le r&#233;sultat g&#233;n&#233;ral auquel je parvins, et qui, une fois acquis, servit de fil conducteur &#224; mes &#233;tudes, peut &#234;tre bri&#232;vement formul&#233; ainsi : dans la production sociale de leur vie, les hommes entrent dans des rapports d&#233;termin&#233;s, n&#233;cessaires et ind&#233;pendants de leur volont&#233;, rapports de production qui correspondent &#224; un stade de d&#233;veloppement de leurs forces productives mat&#233;rielles. L'ensemble de ces rapports de production constitue la structure &#233;conomique de la soci&#233;t&#233;, la base r&#233;elle sur laquelle s'&#233;l&#232;ve une superstructure juridique et politique et &#224; laquelle correspondent des formes de conscience sociales d&#233;termin&#233;es. Le mode de production de la vie mat&#233;rielle conditionne le processus de vie social, politique et intellectuel en g&#233;n&#233;ral. Ce n'est pas la conscience des hommes qui d&#233;termine leur &#234;tre mais inversement leur &#234;tre social qui d&#233;termine leur conscience. &#192; un certain stade de leur d&#233;veloppement, les forces productives mat&#233;rielles de la soci&#233;t&#233; entrent en contradiction avec les rapports de production pr&#233;sents, ou ce qui n'en est qu'une expression juridique, les rapports de propri&#233;t&#233;, &#224; l'int&#233;rieur desquels elles s'&#233;taient mues jusque-l&#224;. De formes de d&#233;veloppement des forces productives qu'ils &#233;taient, ces rapports se changent en cha&#238;nes pour ces derni&#232;res. Alors s'ouvre une &#233;poque de r&#233;volution sociale. Avec la transformation de la base &#233;conomique fondamentale se trouve boulevers&#233;e plus ou moins rapidement toute l'&#233;norme superstructure. Quand on examine de tels bouleversements, il fout toujours distinguer le bouleversement mat&#233;riel des conditions de production &#233;conomiques, que l'on peut constater aussi rigoureusement que dans les sciences de la nature, des formes juridiques, politiques, religieuses, artistiques ou philosophiques, bref des formes id&#233;ologiques sous lesquelles les hommes prennent conscience de ce conflit et le m&#232;nent &#224; terme. Pas plus qu'on ne peut juger de ce qu'est un individu d'apr&#232;s l'image qu'il a de lui-m&#234;me, on ne peut juger d'une telle &#233;poque de bouleversement d'apr&#232;s sa conscience ; il faut bien plut&#244;t expliquer cette conscience par les contradictions de la vie mat&#233;rielle, par le conflit existant entre les forces productives sociales et les rapports de production. Une formation sociale ne dispara&#238;t jamais avant que ne soient d&#233;velopp&#233;es toutes les forces productives qu'elle est assez large pour contenir, et jamais de nouveaux rapports de production sup&#233;rieurs ne la remplacent avant que les conditions d'existence mat&#233;rielles de ces rapports n'aient &#233;clos au sein m&#234;me de l'ancienne soci&#233;t&#233;. L'humanit&#233; ne s'assigne donc jamais que des t&#226;ches qu'elle peut r&#233;soudre car, &#224; y regarder de plus pr&#232;s, il se trouvera toujours que la t&#226;che ne na&#238;t elle-m&#234;me que l&#224; o&#249; sont d&#233;j&#224; pr&#233;sents soit les conditions mat&#233;rielles de sa r&#233;solution, soit au moins le processus de leur devenir. &#192; grands traits, on peut d&#233;signer comme &#233;poques progressives de la formation &#233;conomique de la soci&#233;t&#233; les modes de production asiatique, antique, f&#233;odal et le mode de production bourgeois moderne. Les rapports de production bourgeois sont la derni&#232;re forme antagoniste du processus social de production, antagoniste non au sens d'un antagonisme individuel, mais au sens d'un antagonisme issu des conditions de vie sociales des individus ; cependant, les forces productives qui se d&#233;veloppent au sein de la soci&#233;t&#233; civile bourgeoise cr&#233;ent en m&#234;me temps les conditions mat&#233;rielles de la r&#233;solution de cet antagonisme. Avec cette formation sociale, c'est la pr&#233;histoire de la soci&#233;t&#233; humaine qui s'ach&#232;ve. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Le r&#233;sultat g&#233;n&#233;ral auquel j'arrivai et qui, une fois acquis, servit de fil conducteur &#224; mes &#233;tudes, peut bri&#232;vement se formuler ainsi : dans la production sociale de leur existence, les hommes entrent en des rapports d&#233;termin&#233;s, n&#233;cessaires, ind&#233;pendants de leur volont&#233;, rapports de production qui correspondent &#224; un degr&#233; de d&#233;veloppement d&#233;termin&#233; de leurs forces productives mat&#233;rielles. L'ensemble de ces rapports de production constitue la structure &#233;conomique de la soci&#233;t&#233;, la base concr&#232;te sur laquelle s'&#233;l&#232;ve une superstructure juridique et politique et &#224; laquelle correspondent des formes de conscience sociale d&#233;termin&#233;es. Le mode de production de la vie mat&#233;rielle conditionne le processus de vie sociale, politique et intellectuelle en g&#233;n&#233;ral. Ce n'est pas la conscience des hommes qui d&#233;termine leur &#234;tre ; c'est inversement leur &#234;tre social qui d&#233;termine leur conscience. A un certain stade de leur d&#233;veloppement, les forces productives mat&#233;rielles de la soci&#233;t&#233; entrent en contradiction avec les rapports de production existants, ou, ce qui n'en est que l'expression juridique, avec les rapports de propri&#233;t&#233; au sein desquels elles &#233;taient jusqu'alors. De formes de d&#233;veloppement des forces productives qu'ils &#233;taient ces rapports en deviennent des entraves. Alors s'ouvre une &#233;poque de r&#233;volution sociale. Le changement dans la base &#233;conomique bouleverse plus ou moins rapidement toute l'&#233;norme superstructure. Lorsqu'on consid&#232;re de tels bouleversements, il faut toujours distinguer entre le bouleversement mat&#233;riel &#8212; qu'on peut constater d'une mani&#232;re scientifiquement rigoureuse &#8212; des conditions de production &#233;conomiques et les formes juridiques, politiques religieuses, artistiques ou philosophiques, bref, les formes id&#233;ologiques sous lesquelles les hommes prennent conscience de ce conflit et le m&#232;nent jusqu'au bout. Pas plus qu'on ne juge un individu sur l'id&#233;e qu'il se fait de lui-m&#234;me, on ne saurait juger une telle &#233;poque de bouleversement sur sa conscience de soi ; il faut, au contraire, expliquer cette conscience par les contradictions de la vie mat&#233;rielle, par le conflit qui existe entre les forces productives sociales et les rapports de production. Une formation sociale ne dispara&#238;t jamais avant que soient d&#233;velopp&#233;es toutes les forces productives qu'elle est assez large pour contenir, jamais des rapports de production nouveaux et sup&#233;rieurs ne s'y substituent avant que les conditions d'existence mat&#233;rielles de ces rapports soient &#233;closes dans le sein m&#234;me de la vieille soci&#233;t&#233;. C'est pourquoi l'humanit&#233; ne se pose jamais que des probl&#232;mes qu'elle peut r&#233;soudre, car, &#224; y regarder de plus pr&#232;s, il se trouvera toujours que le probl&#232;me lui-m&#234;me ne surgit que l&#224; o&#249; les conditions mat&#233;rielles pour le r&#233;soudre existent d&#233;j&#224; ou du moins sont en voie de devenir. A grands traits, les modes de production asiatique, antique, f&#233;odal et bourgeois moderne peuvent &#234;tre qualifi&#233;s d'&#233;poques progressives de la formation sociale &#233;conomique. Les rapports de production bourgeois sont la derni&#232;re forme contradictoire du processus de production sociale, contradictoire non pas dans le sens d'une contradiction individuelle, mais d'une contradiction qui na&#238;t des conditions d'existence sociale des individus ; cependant les forces productives qui se d&#233;veloppent au sein de la soci&#233;t&#233; bourgeoise cr&#233;ent en m&#234;me temps les conditions mat&#233;rielles pour r&#233;soudre cette contradiction. Avec cette formation sociale s'ach&#232;ve donc la pr&#233;histoire de la soci&#233;t&#233; humaine. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Il n'est pas n&#233;cessaire d'ajouter que les hommes ne sont pas libres arbitres de leurs forces productives - qui sont la base de toute leur histoire - car toute force productive est une force acquise, le produit d'une activit&#233; ant&#233;rieure. Ainsi les forces productives sont le r&#233;sultat de l'&#233;nergie pratique des hommes, mais cette &#233;nergie elle-m&#234;me est circonscrite par les conditions dans lesquelles les hommes se trouvent plac&#233;s, par les forces productives d&#233;j&#224; acquises, par la forme sociale qui existe avant eux, qu'ils ne cr&#233;ent pas, qui est la production de la g&#233;n&#233;ration ant&#233;rieure. (...) Les hommes ne renoncent jamais &#224; ce qu'ils ont gagn&#233;, mais cela ne vient pas &#224; dire qu'ils ne renoncent jamais &#224; la forme sociale, dans laquelle ils ont acquis certaines forces productives. Tout au contraire. Pour ne pas &#234;tre priv&#233; du r&#233;sultat obtenu, pour ne pas perdre les fruits de la civilisation, les hommes sont forc&#233;s, du moment o&#249; le mode de leur commerce ne correspond plus aux forces productives acquises, de changer toutes leurs formes sociales traditionnelles. (...) Ainsi les formes &#233;conomiques sous lesquelles les hommes produisent, consomment, &#233;changent, sont transitoires et historiques. Avec de nouvelles facult&#233;s productives acquises, les hommes changent leur mode de production, et avec leur mode de production, ils changent tous les rapports &#233;conomiques qui n'ont &#233;t&#233; que les relations n&#233;cessaires de ce mode de production d&#233;termin&#233;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chesnais&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/history/etol/writers/chesnais/01-chesnais.pdf&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/history/etol/writers/chesnais/01-chesnais.pdf&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/chesnais/limites_infranchissables.pdf&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/chesnais/limites_infranchissables.pdf&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dangeville&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les causes du passage d'un mode de production &#224; l'autre sont complexes et variables ; cependant Marx insiste sur le fait que le d&#233;veloppement des forces productives (hommes, moyens de production, machines, techniques) entre &#224; un moment donn&#233; en contradiction avec le maintien des rapports humains de production anciens. La superstucture, par exemple id&#233;ologique, subit &#171; plus ou moins rapidement &#187; les transitions et changements de mode de production. Engels pr&#233;cise en 1890 &#171; Le facteur d&#233;terminant de l'histoire est en derni&#232;re instance la production et la reproduction de la vie r&#233;elle. Ni Marx, ni moi, n'avons affirm&#233; davantage. Si ensuite quelqu'un triture cela jusqu'&#224; dire que le facteur &#233;conomique est le seul d&#233;terminant, il transforme cela en une phrase vide, abstraite, absurde &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3478#forum25983&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3478#forum25983&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Trotsky :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Pour Marx, le probl&#232;me de la reconstruction de la soci&#233;t&#233; ne se posait pas en raison de ses pr&#233;f&#233;rences personnelles ; il surgissait, comme une n&#233;ces&#172;sit&#233; historique inexorable, d'une part de la croissance des forces pro&#172;ductives jusqu'&#224; leur pleine maturit&#233;, d'autre part de l'impossibilit&#233; de d&#233;velopper davantage ces forces productives sous l'empire de la loi de la valeur.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les &#233;lucubrations de certains intellectuels, selon lesquelles, en d&#233;pit de l'enseignement de Marx, le socialisme ne serait pas in&#233;luctable, mais seulement possible, sont absolument vides de sens. Il est &#233;vident que Marx n'a jamais voulu dire que le socialisme se r&#233;aliserait sans l'intervention de la volont&#233; et de l'action de l'homme ; une telle id&#233;e est simplement absurde.&lt;br class='autobr' /&gt;
Marx a pr&#233;dit que, pour sortir de la catastrophe &#233;conomique o&#249; doit conduire in&#233;vitablement le d&#233;veloppement du capitalisme &#8211; et cette catastrophe est devant nos yeux -, il ne peut y avoir d'autre issue que la socialisation des moyens de production. Les forces productives ont besoin d'un nouvel organisateur et d'un nouveau ma&#238;tre ; et, l'existence d&#233;terminant la conscience, Marx ne doutait pas que la classe ouvri&#232;re, au prix d'erreurs et de d&#233;faites, parviendrait &#224; prendre conscience de la situation, et, t&#244;t ou tard, tirerait les conclusions pratiques qui s'imposent.&lt;br class='autobr' /&gt;
Que la socialisation des moyens de production cr&#233;&#233;s par le capitalisme offre un avantage &#233;conomique &#233;norme, c'est ce que l'on peut d&#233;montrer aujourd'hui, non seulement en th&#233;orie, mais aussi par l'exp&#233;&#172;rience de l'U.R.S.S., en d&#233;pit des limites de cette exp&#233;rience. Il est vrai que les r&#233;actionnaires capitalistes, non sans artifice, se servent du r&#233;gime de Staline comme d'un &#233;pouvantail contre les id&#233;es de socialisme. En fait, Marx n'a jamais dit que le socialisme pouvait se r&#233;aliser dans un seul pays, et, de plus, dans un pays arri&#233;r&#233;. Les privations que les masses subissent toujours en U.R.S.S., l'omnipotence de la caste privil&#233;gi&#233;e qui s'est &#233;lev&#233;e au-dessus de la nation et de sa mis&#232;re, l'arbitraire insolent des bureaucrates, ce ne sont pas l&#224; des cons&#233;quences des m&#233;thodes &#233;conomiques du socialisme, mais de l'isolement et du retard historique de l'U.R.S.S., prise dans l'&#233;tau de l'encerclement capitaliste. L'&#233;tonnant, c'est que, dans des conditions aussi exceptionnellement d&#233;favorables, l'&#233;conomie planifi&#233;e ait r&#233;ussi &#224; d&#233;montrer ses avantages indiscutables.&lt;br class='autobr' /&gt;
Tous les sauveurs du capitalisme, ceux de l'esp&#232;ce d&#233;mocratique aussi bien que ceux de l'esp&#232;ce fasciste, s'efforcent de limiter ou, tout au moins, de camoufler la puissance des magnats du capital, afin de pr&#233;venir l'expropriation des expropriateurs. Ils reconnaissent tous, et certains d'entre eux l'admettent m&#234;me ouvertement, que l'&#233;chec de leurs tentatives de r&#233;formes doit in&#233;vitablement conduire &#224; la r&#233;volution socialiste. Ils ont tous r&#233;ussi &#224; d&#233;montrer que leurs m&#233;thodes pour sauver le capitalisme ne sont que charlatanisme r&#233;actionnaire et impuis&#172;sant. L'in&#233;luctabilit&#233; du socialisme, pr&#233;dite par Marx, est ainsi confirm&#233;e par l'absurde. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2369&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2369&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lire aussi :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3102&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3102&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.org/spip.php?article4436&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.org/spip.php?article4436&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.org/spip.php?article3988&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.org/spip.php?article3988&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les exploit&#233;s ne doivent jamais payer les dettes...</title>
		<link>http://www.matierevolution.fr/spip.php?article8010</link>
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		<dc:date>2024-11-21T23:23:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Les exploit&#233;s ne doivent jamais payer les dettes des exploiteurs &lt;br class='autobr' /&gt;
La Commune de Paris de 1871 et les dettes des capitalistes &lt;br class='autobr' /&gt;
Dans un document adopt&#233; en solidarit&#233; avec la Commune le 30 mai 1871 par la direction de l'Association internationale des travailleurs (connue aussi comme la Premi&#232;re Internationale), Karl Marx soulignait le poids &#233;norme de la dette publique qui b&#233;n&#233;ficiait &#224; la bourgeoisie fran&#231;aise et qui pesait sur le gouvernement &#171; r&#233;publicain &#187; de Thiers qui avait remplac&#233; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.matierevolution.fr/spip.php?rubrique84" rel="directory"&gt;5- L'&#233;conomie mondiale en route vers une nouvelle crise syst&#233;mique qui en termine avec l'ancien monde&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Les exploit&#233;s ne doivent jamais payer les dettes des exploiteurs&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La Commune de Paris de 1871 et les dettes des capitalistes&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un document adopt&#233; en solidarit&#233; avec la Commune le 30 mai 1871 par la direction de l'Association internationale des travailleurs (connue aussi comme la Premi&#232;re Internationale), Karl Marx soulignait le poids &#233;norme de la dette publique qui b&#233;n&#233;ficiait &#224; la bourgeoisie fran&#231;aise et qui pesait sur le gouvernement &#171; r&#233;publicain &#187; de Thiers qui avait remplac&#233; celui de Napol&#233;on III : &#171; Le Second Empire avait plus que doubl&#233; la dette nationale et lourdement endett&#233; toutes les grandes villes. La guerre avait enfl&#233; les charges d'une mani&#232;re effrayante et ravag&#233; sans piti&#233; les ressources de la nation. &#187; Marx ajoutait &#224; cela les frais que repr&#233;sentaient l'entretien d'un demi-million de soldats prussiens sur le sol fran&#231;ais, l'indemnit&#233; de cinq milliards r&#233;clam&#233;e par Bismarck et l'int&#233;r&#234;t de 5 % &#224; ajouter &#224; cette somme en cas de retard &#224; la payer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et Marx de poser la question : &#171; Qui allait payer la note ? &#187; Il r&#233;pondait que, du point de vue de la bourgeoisie et de Thiers, ce n'&#233;tait qu'en &#233;crasant le peuple par la violence, &#171; que ceux qui s'appropriaient la richesse pouvaient esp&#233;rer faire supporter aux producteurs de cette richesse les frais d'une guerre qu'ils avaient eux-m&#234;mes provoqu&#233;e. &#187; Selon Marx, pour imposer au peuple de la France d'accepter de se saigner aux quatre veines pour rembourser la dette publique, le gouvernement de Thiers &#233;tait convaincu qu'il devait provoquer une guerre civile au cours de laquelle il viendrait &#224; bout de la r&#233;sistance du peuple et l'obligerait &#224; payer la facture.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour imposer au peuple de la France d'accepter de rembourser la dette publique, le gouvernement de Thiers a provoqu&#233; une guerre civile.&lt;br class='autobr' /&gt;
Bismarck partageait cette opinion et &#233;tait convaincu que pour avoir une France docile pr&#234;te &#224; respecter les conditions fix&#233;es par la Prusse victorieuse, il fallait &#233;craser le peuple en commen&#231;ant par celui de Paris mais il ne voulait pas utiliser &#224; cette fin l'arm&#233;e prussienne &#233;puis&#233;e. Il voulait que Thiers se charge du sale boulot.&lt;br class='autobr' /&gt;
Thiers avait essay&#233; sans succ&#232;s de convaincre Bismarck d'envoyer ses troupes dans Paris.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour poursuivre le paiement de la dette nationale qui profitait &#224; la bourgeoisie, et pour commencer &#224; rembourser la dette de guerre, Thiers proc&#233;da &#224; un emprunt de 2 milliards de francs dans les semaines qui pr&#233;c&#232;dent la Commune.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Afin de pouvoir &#233;craser le peuple de Paris qui &#233;tait en armes, Thiers a mont&#233; une op&#233;ration militaire le 18 mars 1871 afin de lui voler 400 canons et des mitrailleuses. L'&#233;chec de cette tentative r&#233;sulta de la mobilisation populaire et d&#233;boucha sur la fuite du gouvernement de Thiers et son installation &#224; Versailles. Les responsables des Communards ont eu le tort de ne pas se lancer &#224; la poursuite de Thiers et de son gouvernement. Il aurait fallu aller le chercher &#224; Versailles pour l'emprisonner et emp&#234;cher le gouvernement de regrouper ses forces et les lancer plus tard contre le peuple de Paris et des autres villes qui se soulev&#232;rent.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les responsables de la Commune ont eu tort de ne pas se lancer &#224; la poursuite de Thiers et de son gouvernement&lt;br class='autobr' /&gt;
Depuis Versailles, Thiers organisa dans les jours et les semaines qui suivirent l'&#233;crasement des Communes qui naquirent en diff&#233;rents endroits de France (Marseille, Lyon, Narbonne, Saint-&#201;tienne, Toulouse, Le Creusot, Limoges&#8230;). Alors qu'il utilisait la partie de l'arm&#233;e qui &#233;tait &#224; sa disposition pour mettre fin aux Communes du sud du pays, Thiers faisait mine de n&#233;gocier avec la Commune de Paris pour gagner du temps et r&#233;unir les conditions pour lancer une offensive finale contre elle. &#192; cette fin, une d&#233;l&#233;gation du gouvernement de Thiers se rendit &#224; Francfort d&#233;but mai 1871 pour obtenir de Bismarck les moyens d'&#233;craser la Commune de Paris. Bismarck r&#233;pondit qu'il fallait le plus vite possible effectuer le paiement des premi&#232;res &#233;ch&#233;ances de la dette et, que pour cr&#233;er les conditions permettant la victoire, il &#233;tait d'accord de permettre &#224; Thiers d'utiliser, pour attaquer Paris, la partie de l'arm&#233;e fran&#231;aise jusque-l&#224; prisonni&#232;re des Prussiens. Bismarck &#233;tait &#233;galement d'accord de faire intervenir, en appui et sans entrer dans Paris, une partie des troupes prussiennes. Finalement, au bout des n&#233;gociations, Bismarck acceptait d'attendre la fin de la Commune de Paris pour recevoir le premier paiement. C'est ce plan con&#231;u de concert entre le gouvernement fran&#231;ais et le dirigeant prussien qui finalement vint &#224; bout de la Commune de Paris.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.cadtm.org/La-Commune-de-Paris-la-banque-et-la-dette&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.cadtm.org/La-Commune-de-Paris-la-banque-et-la-dette&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qui paiera les dettes ? Le Capital ou le Travail ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; L'endettement de l'Etat &#233;tait d'un int&#233;r&#234;t direct pour la fraction de la bourgeoisie qui gouvernait et l&#233;gif&#233;rait au moyen des Chambres. C'&#233;tait pr&#233;cis&#233;ment le d&#233;ficit de l'Etat qui &#233;tait l'objet m&#234;me de ses sp&#233;culations et la source principale de son enrichissement. A la fin de chaque ann&#233;e, nouveau d&#233;ficit. Au bout de quatre ou cinq ans, nouvel emprunt. Or, chaque nouvel emprunt fournissait &#224; l'aristocratie une nouvelle occasion de ran&#231;onner l'Etat, qui, maintenu artificiellement au bord de la banqueroute, &#233;tait oblig&#233; de traiter avec les banquiers dans les conditions les plus d&#233;favorables. Chaque nouvel emprunt &#233;tait une nouvelle occasion de d&#233;valiser le public, qui place ses capitaux en rentes sur l'Etat, au moyen d'op&#233;rations de Bourse, au secret desquelles gouvernement et majorit&#233; de la Chambre &#233;taient initi&#233;s. (...) Du fait que l'aristocratie financi&#232;re dictait les lois, dirigeait la gestion de l'Etat, disposait de tous les pouvoirs publics constitu&#233;s, dominait l'opinion publique dans les faits et par la presse, se reproduisaient, dans toutes les sph&#232;res, depuis la cour jusqu'au caf&#233; borgne, la m&#234;me prostitution, la m&#234;me tromperie &#233;hont&#233;e, la m&#234;me soif de s'enrichir, non point par la production, mais par l'escamotage de la richesse d'autrui d&#233;j&#224; existante, et se d&#233;cha&#238;nait, notamment aux sommets de la soci&#233;t&#233; bourgeoise, la manifestation des convoitises les plus malsaines et les plus d&#233;r&#233;gl&#233;es&#8230; &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
Karl Marx, &#171; Les luttes de classes en France &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4855&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4855&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;pudiation des dettes des capitalistes, un &#233;l&#233;ment important du programme r&#233;volutionnaire prol&#233;tarien qui est trop souvent oubli&#233; et abandonn&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7277&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7277&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qui paiera les dettes ? Le Capital ou le Travail ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4855&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4855&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour l'Etat capitaliste, les dettes sont un mode de gouvernement qui vise &#224; retarder l'effondrement du grand capital&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2880&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2880&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils ont fait des dettes mortelles pour &#233;viter les crises syst&#233;miques&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4280&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4280&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils ne sont pas en guerre contre les dettes. Ils sont en guerre contre nous, travailleurs !!!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2350&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2350&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'aide aux capitalistes nous co&#251;te un pognon de dingue !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5955&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5955&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une des mani&#232;res de cacher l'effondrement&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4872&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4872&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Etat bourgeois paie, sur fonds publics, la faillite du capitalisme&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2370&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2370&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La faillite des mairies, des collectivit&#233;s locales et des services publics&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2529&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2529&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qui va gagner aux jeux olympiques de la faillite des Etats ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7794&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7794&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le syst&#232;me de cavalerie financi&#232;re &#224; la Madoff, une survie illusoire d'un capitalisme mondial en bout de course&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4561&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4561&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un peuple doit-il payer les dettes de l'Etat ? Point de vue de Marat, l'Ami du Peuple&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1640&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1640&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rien ni personne ne sauvera le capitalisme &#224; l'agonie&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4246&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4246&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le pouvoir des soviets de Russie a refus&#233; de payer les dettes du tsarisme et du capitalisme ! Travailleurs, organisons-nous en soviets pour faire de m&#234;me !&lt;/h2&gt;&lt;/div&gt;
		
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