<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="http://www.matierevolution.fr/spip.php?page=backend.xslt" ?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>Mati&#232;re et R&#233;volution</title>
	<link>https://www.matierevolution.fr/</link>
	<description>Contribution au d&#233;bat sur la philosophie dialectique du mode de formation et de transformation de la mati&#232;re, de la vie, de l'homme et de la soci&#233;t&#233;. Ce site est compl&#233;mentaire de https://www.matierevolution.org/</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="http://www.matierevolution.fr/spip.php?id_rubrique=188&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>Mati&#232;re et R&#233;volution</title>
		<url>http://www.matierevolution.fr/local/cache-vignettes/L144xH69/siteon0-32cbc.jpg?1776740451</url>
		<link>https://www.matierevolution.fr/</link>
		<height>69</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>La psychanalyse, c'est d'abord et avant tout l'analyse des r&#234;ves par le r&#234;veur ?</title>
		<link>http://www.matierevolution.fr/spip.php?article5658</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.matierevolution.fr/spip.php?article5658</guid>
		<dc:date>2021-04-01T22:05:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Psychanalyse</dc:subject>
		<dc:subject>Freud</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La psychanalyse, c'est d'abord et avant tout l'analyse des r&#234;ves par le r&#234;veur ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Le r&#234;ve est l'une des interfaces entre l'univers c&#233;r&#233;bral conscient et inconscient mais il est loin d'&#234;tre la seule passerelle entre les deux. En fait, ils sont toujours en interaction et on a des moments d'absence m&#234;me de jour pendant lesquelles l'inconscient domine, par exemple quand on &#233;coute de la musique. Ce n'est pas par hasard qu'on appelle r&#234;veurs ceux qui, le jour, ont l'air d'&#234;tre ailleurs&#8230;. (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="http://www.matierevolution.fr/spip.php?rubrique188" rel="directory"&gt;L'interpr&#233;tation freudienne des r&#234;ves&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://www.matierevolution.fr/spip.php?mot83" rel="tag"&gt;Psychanalyse&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.matierevolution.fr/spip.php?mot170" rel="tag"&gt;Freud&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La psychanalyse, c'est d'abord et avant tout l'analyse des r&#234;ves par le r&#234;veur ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le r&#234;ve est l'une des interfaces entre l'univers c&#233;r&#233;bral conscient et inconscient mais il est loin d'&#234;tre la seule passerelle entre les deux. En fait, ils sont toujours en interaction et on a des moments d'absence m&#234;me de jour pendant lesquelles l'inconscient domine, par exemple quand on &#233;coute de la musique. Ce n'est pas par hasard qu'on appelle r&#234;veurs ceux qui, le jour, ont l'air d'&#234;tre ailleurs&#8230;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Interpr&#233;ter ses propres r&#234;ves, tout le monde l'a fait un jour ou l'autre. Le faire syst&#233;matiquement, c'est la base m&#234;me de la psychanalyse de Freud comme il l'a lui-m&#234;me expliqu&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il &#233;crit dans &#171; De la psychanalyse &#187; : &#171; L'interpr&#233;tation des r&#234;ves est en r&#233;alit&#233; la voie royale menant &#224; la connaissance de l'inconscient, le fondement le plus s&#251;r de la psychanalyse et le domaine dans lequel tout travailleur (celui qui &#233;tudie en psychanalyse) doit acqu&#233;rir sa conviction et aspirer &#224; sa formation. Quand on me demande comment devenir psychanalyste, je r&#233;ponds : par l'&#233;tude de ses propres r&#234;ves. &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
Il rajoute dans &#171; De l'interpr&#233;tation du r&#234;ve &#187; : &#171; J'en suis r&#233;duit &#224; mes propres r&#234;ves comme &#224; un mat&#233;riel abondant et commode, provenant d'une personne &#224; peu pr&#232;s normale et se rapportant &#224; de multiples occasions de la vie quotidienne. On m'opposera s&#251;rement les doutes quant &#224; la fiabilit&#233; de telles &#171; auto-analyses &#187;. L'arbitraire n'en serait nullement exclu (&#8230;) En tout cas, on a le droit d'essayer, pour voir jusqu'o&#249; on peut aller &#224; l'aide de l'auto-analyse. &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
Et il rajoute encore que la psychanalyse est &#171; n&#233;e avec le vingti&#232;me si&#232;cle, la publication par laquelle elle para&#238;t au monde comme quelque chose de nouveau, mon &#171; Interpr&#233;tation des r&#234;ves &#187;, portant le mill&#233;sime 1900. &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est donc bien par l'interpr&#233;tation des r&#234;ves que Freud estime avoir commenc&#233; &#224; fonder une th&#232;se nouvelle.&lt;br class='autobr' /&gt;
Etudier les r&#234;ves n'est pourtant pas chose nouvelle et nombre de devins pr&#233;tendaient vous dire l'avenir en lisant dans vos r&#234;ves. La premi&#232;re particularit&#233; de Freud est qu'il pousse le patient ou l'analys&#233; &#224; &#233;tudier lui-m&#234;me ses propres r&#234;ves. Le psychanalyste n'est qu'un aide ext&#233;rieur. La clef du r&#234;ve est entre les mains du patient. Lui seul peut retrouver dans son pass&#233; les &#233;l&#233;ments historiques qui fondent ces r&#234;ves.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il &#233;crit dans &#171; Th&#233;orie de la libido &#187; : &#171; La psychanalyse a redonn&#233; au r&#234;ve la signification qui lui &#233;tait jadis, dans les temps anciens, g&#233;n&#233;ralement d&#233;volue, mais elle proc&#232;de autrement que lui. Elle ne s'en remet pas &#224; la sagacit&#233; de l'interpr&#232;te du r&#234;ve, mais transf&#232;re la t&#226;che pour la plus grande part au r&#234;veur lui-m&#234;me, en l'interrogeant sur ses associations &#224; tel ou tel &#233;l&#233;ment du r&#234;ve. (&#8230;) Un nouvel acc&#232;s aux profondeurs de la vie d'&#226;me s'ouvrit lorsqu'on appliqua la technique de la libre association aux r&#234;ves, les siens propres ou ceux de patients analytiques. &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
Freud ne fait pas du r&#234;ve un signe des dieux ni une lecture de l'avenir mais une lecture d'un pass&#233; plus ou moins enfoui.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il &#233;crit dans &#171; L'interpr&#233;tation du r&#234;ve &#187; : &#171; Et la valeur du r&#234;ve pour la connaissance de l'avenir ? Il ne faut naturellement pas y penser. On aimerait mettre &#224; la place : pour la connaissance du pass&#233;. Car c'est du pass&#233; qu'est issu le r&#234;ve, dans tous les sens de cette phrase. &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
Pourquoi des &#233;l&#233;ments de notre pass&#233; seraient-ils enfouis en nous-m&#234;mes ? Parce que notre conscience les a inhib&#233;s, parce que nous craignons qu'ils nous fassent souffrir, parce que nous consid&#233;rons de telles pens&#233;es comme interdites, parce que la morale, les institutions, la famille, les lois, les r&#232;gles les interdisent. Parce que nous avons construit notre personnalit&#233; et notre comportement social en les mettant de c&#244;t&#233;, en ne nous laissant pas aller &#224; nos instincts. Pendant le sommeil, cette inhibition tombe d'elle-m&#234;me, la conscience ne pilotant plus nos pens&#233;es.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le r&#234;ve nous donne acc&#232;s &#224; des sentiments, des sensations, des d&#233;sirs, des souvenirs, des blessures morales dont nous n'avons plus conscience, dont nous ignorons jusqu'&#224; l'existence&#8230; Les remettre &#224; jour peut avoir une grande importance si nous souffrons par exemple de maladies qui expriment la r&#233;tention de d&#233;sirs violents, l'enfermement trop brutal de l'inconscient dans une vie trop r&#233;gl&#233;e, trop dirig&#233;e par le rationnel, ne donnant pas assez de place &#224; l'irrationnel et aux sentiments. La mise &#224; jour de la source du blocage devient un &#233;l&#233;ment crucial pour lib&#233;rer le patient de ses fantasmes. D'ailleurs, ceux-ci s'expriment souvent par des r&#234;ves ou des cauchemars.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ces derniers contiennent des &#233;l&#233;ments montrant quelle sph&#232;re de la vie personnelle est en cause mais ce n'est jamais tr&#232;s clair car le propre des r&#234;ves est d'&#234;tre une vision tr&#232;s d&#233;sordonn&#233;e. Cependant, un &#233;l&#233;ment les caract&#233;rise : les r&#234;ves sont toujours tr&#232;s personnels, ne contiennent que peu d'&#233;l&#233;ments sur les autres participants, en dehors de nous-m&#234;mes.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; C'est un fait d'exp&#233;rience, auquel je n'ai trouv&#233; aucune exception, que tout r&#234;ve traite de la personne propre. Les r&#234;ves sont absolument &#233;go&#239;stes. &#187; (dans &#171; L'Interpr&#233;tation du r&#234;ve &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
Quand d'autres personnes interviennent, nous savons souvent qui ils sont mais nous ne les voyons pas clairement. Les r&#234;ves ne peignent pas les autres mais nos propres sentiments, nos peurs, nos r&#233;flexions, nos recherches.&lt;br class='autobr' /&gt;
Vu le caract&#232;re tr&#232;s d&#233;sordonn&#233;, illogique, souvent absurde des r&#234;ves, pourquoi vouloir leur donner une signification ? Tout d'abord ce n'est pas nous qui cherchons artificiellement &#224; le relier aux &#233;tats d'&#226;me de la personne. On ne fait que constater ce lien puisque, lorsque la personne a une maladie li&#233;e &#224; son &#233;tat psychologique, ce la se manifeste par des r&#234;ves. Si cette maladie est grave, cela va se manifester par une r&#233;p&#233;tition du m&#234;me r&#234;ve et perturber y compris la vie diurne. Ce r&#234;ve qui se r&#233;p&#232;te n'est pas sans une signification et m&#234;me les r&#234;ves absurdes ne le sont que par rapport &#224; notre conception habituelle du rationnel. Dans un r&#234;ve, des gens peuvent faire des choses qui seraient invraisemblables en temps normal. Cela signifie que le cerveau s'est, pendant la nuit, lib&#233;r&#233; des interdits habituels, qu'il ne confronte plus les discours et propositions &#224; l'univers logique comme il le fait en temps normal de jour.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cela peut para&#238;tre artificiel d'interpr&#233;ter de telle ou telle mani&#232;re un r&#234;ve. Comment s'assurer de la justesse ? Quelle conclusion en tirer ? Quelle justification de telle ou telle interpr&#233;tation ? Il faut bien comprendre que nous ne serons jamais certains de notre interpr&#233;tation mais, contrairement &#224; ce que nous croyons parfois, nous ne pouvons jamais &#234;tre certain de rien et nous fonctionnons non pas &#224; partir de certitudes mais de ce que nous estimons, momentan&#233;ment, assez probable ou le plus probable. Notre rationalit&#233; ne nous offre pas mieux qu'une bonne probabilit&#233; sans cesse rev&#233;rifi&#233;e. La base de cette rationalit&#233; est l'existence de propositions non v&#233;rifi&#233;es qui sont sans cesse sugg&#233;r&#233;es &#224; notre cerveau. C'est seulement apr&#232;s coup que nous v&#233;rifions la conformit&#233; de ces propositions d&#233;sordonn&#233;es avec ce que nous savons du contexte. En somme, la pens&#233;e irrationnelle du r&#234;ve est la base m&#234;me de ce que nous appelons notre conscience rationnelle avec seulement un ingr&#233;dient suppl&#233;mentaire : la v&#233;rification de la conformit&#233; des hypoth&#232;ses propos&#233;es avec ce qui est consid&#233;r&#233; comme acquis&#8230;&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais ce qui distingue le r&#234;ve de la r&#233;alit&#233; consciente du jour, ce n'est pas seulement le d&#233;sordre : le r&#234;ve contient des situations que nous avions oubli&#233;es ou que nous croyions compl&#232;tement effac&#233;es et qui r&#233;apparaissent brutalement comme si elles s'&#233;taient d&#233;roul&#233;es hier. Le r&#234;ve a la capacit&#233; d'aller chercher dans le pass&#233;, y compris dans le pass&#233; lointain, m&#234;me si notre conscience pr&#233;tend ne rien se souvenir de cette &#233;poque&#8230;&lt;br class='autobr' /&gt;
Freud &#233;crit dans &#171; Josef Popper-Lynkeus et la th&#233;orie du r&#234;ve &#187; : &#171; Je suis parti du caract&#232;re &#233;trange, embrouill&#233;, insens&#233;, de tant de r&#234;ves et j'en suis venu &#224; l'id&#233;e que le r&#234;ve devait devenir tel parce que, en lui, quelque chose lutte pour l'expression, quelque chose qui a contre soi la r&#233;sistance d'autres puissances de la vie d'&#226;me. Dans le r&#234;ve s'agitent des motions secr&#232;tes qui sont en contradiction avec l'aveu, pour ainsi dire officiel, &#233;thique et esth&#233;tique, du r&#234;veur&#8230; &#187; &lt;br class='autobr' /&gt;
Ces &#171; motions secr&#232;tes &#187;, selon Freud, sont des souhaits inexauc&#233;s, qui sont r&#233;alis&#233;s de mani&#232;re virtuelle dans le r&#234;ve : &#171; Le r&#234;ve n'est pas d&#233;nu&#233; de sens, ni absurde. (&#8230;) Il est un ph&#233;nom&#232;ne psychique &#224; part enti&#232;re et pour tout dire un accomplissement de souhait. &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
Certains souhaits ne peuvent &#234;tre r&#233;alis&#233;s que virtuellement car ils sont non seulement irr&#233;alistes mais inconcevables vus la morale r&#233;gnante, les r&#232;gles sociales, psychologiques, familiale et personnelles.&lt;br class='autobr' /&gt;
Et, dans &#171; Le&#231;ons d'introduction &#224; la psychanalyse &#187;, il pr&#233;cise : &#171; Ces impressions n'ont jamais &#233;t&#233; vraiment oubli&#233;es, elles &#233;taient seulement inaccessibles, latentes, elles appartenaient &#224; l'inconscient. Mais il arrive aussi spontan&#233;ment qu'elles &#233;mergent de l'inconscient, et cela se passe pr&#233;cis&#233;ment en connexion avec des r&#234;ves. Il appara&#238;t que la vie de r&#234;ve sait trouver l'acc&#232;s &#224; ces exp&#233;riences v&#233;cues infantiles et latentes. &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
Et encore, dans &#171; R&#234;ve et t&#233;l&#233;pathie &#187; : &#171; Les pens&#233;es de r&#234;ve latentes peuvent souvent avoir &#233;t&#233; pr&#233;par&#233;es tout au long de la journ&#233;e, jusqu'&#224; ce qu'elles trouvent la nuit la jonction avec le souhait inconscient qui les remod&#232;le en r&#234;ve. &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
Et dans &#171; L'interpr&#233;tation du r&#234;ve &#187;, il rajoute : &#171; Plus on s'engage profond&#233;ment dans l'analyse des r&#234;ves, plus on est mis sur la trace d'exp&#233;riences v&#233;cues de l'enfance, qui jouent un r&#244;le comme sources de r&#234;ves dans le contenu de r&#234;ve latent. &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
Car, &#171; Il ne fait de doutes pour personne que les exp&#233;riences v&#233;cues de nos premi&#232;res ann&#233;es d'enfance ont laiss&#233; des traces ineffa&#231;ables dans l'int&#233;rieur de notre &#226;me. &#187; (dans &#171; Des souvenirs-couverture &#187;)&lt;br class='autobr' /&gt;
Les mauvais r&#234;ves sont l'expression d'aspirations, de peurs, de sentiments et d'aspirations que notre conscience refuse. Mais le rationnel n'est pas la totalit&#233; de notre esprit. Et il n'y a pas une part bonne et une part mauvaise, les deux sont emm&#234;l&#233;s inextricablement. Freud explique ainsi que &#171; Si ces motions mauvaises des r&#234;ves ne sont que des infantilismes, un retour aux d&#233;buts de notre d&#233;veloppement &#233;thique, le r&#234;ve faisant simplement de nous des enfants par la pens&#233;e et le sentiment, nous n'avons raisonnablement pas &#224; avoir honte de ces r&#234;ves mauvais. Mais le raisonnable n'est qu'une partie de la vie de l'&#226;me. &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est une erreur de nous voir int&#233;gralement comme des &#234;tres raisonnable. Nous avons absolument besoin de l'autre part, de l'irrationnel. Notre rationnel lui-m&#234;me est construit &#224; partir de l'irrationnel. Nous fonctionnons &#224; partir d'essais, des hypoth&#232;ses, que nous v&#233;rifions au fur et &#224; mesure et pas de faits bruts.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il rajoute, dans &#171; Quelques suppl&#233;ments &#224; l'ensemble de l'interpr&#233;tation des r&#234;ves &#187;, que &#171; D'autres r&#234;ves &#8211; le plus grand nombre, conc&#233;dons-le &#8211; signifient vraiment ce qu'ils annoncent, ils n'ont subi aucune d&#233;formation par la censure. Ils sont l'expression de notions immorales, incestueuses et perverses, ou de d&#233;sirs meurtriers et sadiques. A certains de ces r&#234;ves, le r&#234;veur r&#233;agit par un r&#233;veil plein d'angoisse&#8230; &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
L'interpr&#233;tation est un long chemin&#8230;.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Dans les r&#234;ves les mieux interpr&#233;t&#233;s, on doit souvent laisser un point dans l'obscurit&#233;, parce que l'on remarque lors de l'interpr&#233;tation, que commence l&#224; une pelote de pens&#233;es de r&#234;ve qui ne se laisse pas d&#233;m&#234;ler, mais qui n'a pas non plus livr&#233; de contributions suppl&#233;mentaires au contenu du r&#234;ve. C'est alors l&#224; l'ombilic du r&#234;ve, le point o&#249; il repose sur le non-contenu. &#187; (dans &#171; L'interpr&#233;tation des r&#234;ves &#187;)&lt;br class='autobr' /&gt;
En quoi consiste l'analyse du r&#234;ve ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Freud r&#233;pond dans &#171; L'interpr&#233;tation du r&#234;ve &#187; que &#171; Le travail de r&#234;ve ne juge absolument pas, mais se borne &#224; ceci : donner une autre forme. &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
Et il poursuit : &#171; Ainsi le r&#234;ve rem&#233;mor&#233; se trouve-t-il en tant que contenu de r&#234;ve manifeste confront&#233; aux pens&#233;es de r&#234;ve latentes trouv&#233;es par interpr&#233;tation. Le processus qui a transpos&#233; celles-ci en celui-l&#224;, le &#171; r&#234;ve &#187; justement, et qui est d&#233;fait par le travail de l'interpr&#233;tation, peut &#224; bon droit &#234;tre appel&#233; travail de r&#234;ve. &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
Tout cela n'est-il pas hasardeux, incertain, inv&#233;rifiable, sans preuve, sujet &#224; caution ? Tout d'abord, prenons conscience que toute notre intelligence a les m&#234;mes d&#233;fauts. Par exemple, notre m&#233;moire, elle-m&#234;me, ne vaut pas mieux : elle est une r&#233;interpr&#233;tation des faits vus et v&#233;cus qui pourrait aussi bien &#234;tre tax&#233;e de hasardeux, incertaine, inv&#233;rifiable, sans preuve et sujette &#224; caution, etc&#8230; La m&#233;moire n'est nullement une reconstitution &#224; l'identique mais une r&#233;interpr&#233;tation du pass&#233; comme celle de la psychanalyse&#8230;.Tous les raisonnements pr&#233;tendument tr&#232;s rationnels que nous faisons ne sont pas plus solides non plus. Les faits sur lesquels ils se pr&#233;tendent fond&#233;s ne sont pas plus assur&#233;s. L'essentiel des bases de nos raisonnements ne sont pas prouv&#233;es ni v&#233;rifi&#233;es et pourtant elles fondent toute notre confiance dans nos actions, dans nos pens&#233;es, dans nos relations avec les autres, dans nos buts, dans notre existence&#8230;&lt;br class='autobr' /&gt;
Interpr&#233;ter, c'est tout ce que nous offre notre cerveau, conscient comme inconscient. Prouver de mani&#232;re ferme et d&#233;finitive n'est nullement en ses moyens car tel n'est pas son fonctionnement.&lt;br class='autobr' /&gt;
Nos r&#234;ves ou pens&#233;es de nuit ne sont pas plus absurdes et ridicules que nos pens&#233;es de jour et ils sont tout aussi indispensables. M&#234;me les r&#234;ves des chats sont si indispensables qu'il devient fou si on l'emp&#234;che de r&#234;ver&#8230;&lt;br class='autobr' /&gt;
Les r&#234;ves ne sont pas une agitation nocturne perturbatrice et secondaire, sans importance et sans int&#233;r&#234;t. Ils sont une activit&#233; intellectuelle fondamentale, fondatrice et contenant des informations inappr&#233;ciables, indispensables. Notre m&#233;moire, nos intuitions, nos raisonnements, notre capacit&#233; de nous projeter dans des situations nouvelles, de nous revoir dans des situations anciennes, tout cela n&#233;cessite absolument les r&#234;ves.&lt;br class='autobr' /&gt;
Que le contenu des r&#234;ves nous d&#233;range est certain. Cela ne signifie pas qu'il faille les n&#233;gliger ou les m&#233;priser. Ni nous contenter de les &#233;carter. Nous avons souvent besoin de les raconter et nous cherchons &#224; qui nous pouvons le faire et qui ne pourrait pas valablement les entendre. Nous sommes g&#234;n&#233;s par leur contenu et n'avouons pas &#224; tout le monde que de telles pens&#233;es nous soient pass&#233;es par la t&#234;te. Parfois, nous estimons que ce sont des pens&#233;es folles, parfois des pens&#233;es d&#233;traqu&#233;es, parfois des pens&#233;es r&#233;prouvables moralement, parfois des pens&#233;es violentes, etc&#8230; Nous ne nous reconnaissons pas dans ces pens&#233;es et elles r&#233;v&#232;lent un &#234;tre que nous ne connaissons pas et que nous ne souhaitons pas admettre en nous&#8230;&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; La critique m&#233;prisante &#171; Mais ce n'est qu'un r&#234;ve &#187; appara&#238;t dans le r&#234;ve quand la censure, qui ne dort jamais tout &#224; fait, se sent prise au d&#233;pourvu par le r&#234;ve qui a d&#233;j&#224; &#233;t&#233; admis. Il est trop tard pour le r&#233;primer, aussi affronte-t-elle par cette remarque l'angoisse ou la sensation p&#233;nible soulev&#233;e par le r&#234;ve &#187; &#233;crit Freud dans &#171; L'Interpr&#233;tation du r&#234;ve &#187;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cette nouvelle existence r&#233;v&#233;l&#233;e par la vie nocturne nous g&#234;ne car nous croyions &#234;tre une seule personne et non deux. Nous allons continuer &#224; lutter pour faire en sorte d'&#234;tre toujours une seule personne mais, en m&#234;me temps, nous serons toujours deux personnes et nous ne comprenons pas pourquoi. Eh bien, disons-le clairement, c'est notre aspiration &#224; refuser la dualit&#233; qui est contre-nature si l'on peut dire. La nature contient sans cesse des contradictions unifi&#233;es au sein d'un m&#234;me ensemble, que ce soit dans la conscience humaine comme dans le vivant, comme dans l'inerte. A tous les niveaux, on trouve une unit&#233; fond&#233;e sur des contraires. Nous combattons pour contraindre notre &#234;tre &#224; exister dans un seul monde rationnel et il r&#233;pond sans cesse &#224; la fois de mani&#232;re rationnelle et irrationnelle, que cela nous plaise ou pas. Si nous contraignons trop durement notre esprit et notre corps, ceux-ci vont seulement se r&#233;volter &#224; un moment de mani&#232;re violente, produisant des n&#233;vroses. Nous aurons tellement r&#233;prim&#233; l'influence de nos r&#234;ves qu'ils viendront nous perturber aussi le jour&#8230;&lt;br class='autobr' /&gt;
Depuis notre prime enfance, nous avons rentr&#233; en nous bien des sentiments et des d&#233;sirs trop explosifs ou trop peu adapt&#233;s, des envies insatisfaites, des besoins physiques, mentaux, moraux, relationnels, sexuels,&#8230; Ils sont parfois tellement lointains que nous ignorons qu'ils ont marqu&#233; notre m&#233;moire profonde. Si on nous demandait nos souvenirs de cette &#233;poque, nous r&#233;pondrions que nous ne savons plus rien et pourtant&#8230; A sa mani&#232;re, notre conscient sait ce que nous, nous ne savons pas. Mais parfois, l'inconscient peut rappeler au conscient&#8230; Soit volontairement, soit involontairement. Et parfois, quand l'inconscient se rappelle au bon souvenir du conscient cela peut &#234;tre explosif&#8230;&lt;br class='autobr' /&gt;
Le r&#234;ve est un fonctionnement normal et non maladif m&#234;me quand son contenu est bizarre, &#233;trange et d&#233;rangeant. Ce n'est pas l&#224; que peut r&#233;sider la maladie mais dans la r&#233;pression trop grande de ce qu'il signifie. Le fait que le contenu des aspirations inconscientes d&#233;range ne signifie pas qu'il faille totalement les exclure, ni non plus les r&#233;aliser&#8230; Il faut encore moins chercher &#224; les nier, &#224; les effacer, &#224; les d&#233;nigrer, &#224; les r&#233;primer.&lt;br class='autobr' /&gt;
Nos r&#234;ves pourraient alors envahir notre pens&#233;e, de jour comme de nuit, et dans ces cas extr&#234;mes, l'inconscient prenant le dessus, on a une maladie n&#233;vrotique. L'inconscient, enferm&#233;, se r&#233;volte et prend alors le pouvoir&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.google.fr/search?hl=fr&amp;q=freud+r%C3%AAve+site%3Ahttp%3A%2F%2Fwww.matierevolution.fr+OR+site%3Ahttp%3A%2F%2Fwww.matierevolution.org&amp;btnG=Recherche&amp;meta=&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La suite&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
