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	<title>Mati&#232;re et R&#233;volution</title>
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	<description>Contribution au d&#233;bat sur la philosophie dialectique du mode de formation et de transformation de la mati&#232;re, de la vie, de l'homme et de la soci&#233;t&#233;. Ce site est compl&#233;mentaire de https://www.matierevolution.org/</description>
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		<title>Mati&#232;re et R&#233;volution</title>
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		<title>La &#171; m&#233;thode Cou&#233; &#187; peut-elle servir &#224; quelque chose, comme inhibition des pens&#233;es n&#233;gatives ?</title>
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		<dc:date>2021-01-02T23:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Inhibition</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La &#171; m&#233;thode Cou&#233; &#187; peut-elle servir &#224; quelque chose, comme inhibition des pens&#233;es n&#233;gatives ? &lt;br class='autobr' /&gt;
La m&#233;thode Cou&#233; La m&#233;thode Cou&#233; est souvent d&#233;cri&#233;e et ridiculis&#233;e car elle semble affirmer que l'on pourrait soigner des maux r&#233;els par de l'autosuggestion, c'est-&#224;-dire simplement en se persuadant que l'on n'est pas malade ! On imagine ainsi que des maladies graves ne seraient pas soign&#233;es par des malades persuad&#233;s qu'il suffit&#8230; de se persuader qu'ils sont en bonne sant&#233;&#8230; &lt;br class='autobr' /&gt;
Bien entendu, la (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.matierevolution.fr/spip.php?rubrique158" rel="directory"&gt;L'inhibition &lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.matierevolution.fr/spip.php?mot294" rel="tag"&gt;Inhibition&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La &#171; m&#233;thode Cou&#233; &#187; peut-elle servir &#224; quelque chose, comme inhibition des pens&#233;es n&#233;gatives ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.methodecoue.com/le-livre-partie-1/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La m&#233;thode Cou&#233;&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
La m&#233;thode Cou&#233; est souvent d&#233;cri&#233;e et ridiculis&#233;e car elle semble affirmer que l'on pourrait soigner des maux r&#233;els par de l'autosuggestion, c'est-&#224;-dire simplement en se persuadant que l'on n'est pas malade ! On imagine ainsi que des maladies graves ne seraient pas soign&#233;es par des malades persuad&#233;s qu'il suffit&#8230; de se persuader qu'ils sont en bonne sant&#233;&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien entendu, la m&#233;thode Cou&#233;, consistant &#224; s'autoconvaincre que l'on se porte bien ou que l'on se portera mieux ou encore qu'&#224; l'avenir tout va s'arranger ne semble pas apte &#224; soigner des maladies n&#233;cessitant m&#233;dication ou op&#233;ration. Et pourtant...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, bien des effets maladifs peuvent provenir d'un stress intense connu ou ignor&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans de nombreux cas, l'inhibition d'une autosuggestion n&#233;gative peut-&#234;tre r&#233;alis&#233;e par de l'autosuggestion positive du genre &#171; je vais bien &#187; ou &#171; tout va bien se passer &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait, ce n'est pas seulement la sant&#233; qui peut &#234;tre impact&#233;e mais aussi la r&#233;ussite, le bien-&#234;tre, les relations avec les autres, le mode de vie, l'image de soi, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut combattre des autosuggestions n&#233;gatives comme &#171; je ne m'aime pas &#187;, &#171; on ne m'aime pas &#187;, &#171; j'&#233;choue toujours &#187;, &#171; je suis toujours maladroit &#187;, &#171; j'ai tr&#232;s peur de cette situation &#187;, &#171; je vais &#233;chouer dans telle &#233;preuve &#187;, etc. Il s'agit de se r&#233;p&#233;ter &#224; soi-m&#234;me une id&#233;e inverse ou de donner une certaine consistance &#224; des images oppos&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, de nombreux maux, &#233;checs et blocages proviennent de telles autosuggestions n&#233;gatives du genre je vais &#233;chouer ou je vais attraper la maladie.Dans bien des circonstances, l l'autosuggestion n&#233;gative est un blocage d&#233;terminant ou une cause r&#233;elle d echec, y compris dans le domaine m&#233;dical.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La crainte, le stress, l'autod&#233;fiance, la n&#233;gativit&#233; psychologique peuvent r&#233;ellement &#234;tre combattus par la m&#233;thode Cou&#233;, mais cela n&#233;cessite que la personne concern&#233;e soit motiv&#233;e et d&#233;termin&#233;e, faisant confiance &#224; celui qui la propose. Cela devient alors un type de th&#233;rapie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai bien conscience en &#233;crivant cela que cela peut apparaitre ridicule &#224; nombre de lecteurs et cependant cela a &#233;t&#233; v&#233;rifi&#233; de nombreuses fois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La d&#233;fiance de soi peut et doit &#234;tre combattue par de multiples moyens. La m&#233;thode Cou&#233; est l'un d'entre-eux et il ne faut pas la repousser par pr&#233;jug&#233; soi disant r&#233;aliste. La pens&#233;e est elle aussi une r&#233;alit&#233; et elle intervient sans cesse sur la r&#233;alit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un refus des r&#233;alit&#233;s psychologiques et des soins psychologiques est l'une des causes du rejet fr&#233;quent de la m&#233;thode Cou&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le faux r&#233;alisme ou mat&#233;rialisme de la m&#233;decine et le cart&#233;sianisme ont trop longtemps amen&#233; &#224; s&#233;parer soins du corps et soins de l'esprit. Mais m&#234;me une th&#233;rapie m&#233;dicamenteuse perd en efficacit&#233; si le malade manque de confiance en soi ou en ses capacit&#233;s &#224; recouvrer la sant&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans bien des circonstances, l'autosuggestion n&#233;gative est un blocage d&#233;terminant ou une cause r&#233;elle d'&#233;chec, y compris dans le domaine m&#233;dical.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cou&#233; avait compris que la conscience, c'est aussi de l'imagination&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'auto-suggestion est si efficace qu'elle peut m&#234;me rendre malades des personnes pour des maladies qui ne sont pas consid&#233;r&#233;es comme &#171; psychologiques &#187;, comme le cancier par exemple. Dans ce cas, les m&#233;dicaments et traitements, indispensables &#233;videmment, peuvent utilement &#234;tre compl&#233;t&#233;s par une autosuggestion positive combattant l'autosuggestion n&#233;gative.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Qui &#233;tait l'inventeur de la m&#233;thode Cou&#233;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#201;mile Cou&#233; de La Ch&#226;taigneraie, n&#233; le 26 f&#233;vrier 1857 &#224; Troyes et mort le 2 juillet 1926 &#224; Nancy, est un psychologue et pharmacien fran&#231;ais, auteur d'une m&#233;thode de gu&#233;rison et de d&#233;veloppement personnel (la m&#233;thode Cou&#233;) fond&#233;e sur l'autosuggestion. &lt;br class='autobr' /&gt;
Il explora au sein de la psychologie moderne des voies originales et nouvelles et fut un pr&#233;curseur de la psychologie comportementale et de la pens&#233;e positive, et un exp&#233;rimentateur de l'effet placebo.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ses premi&#232;res ann&#233;es d'exp&#233;rience lui font prendre conscience de l'efficacit&#233; de la suggestion et de l'action d&#233;terminante de l'imagination dans le processus de gu&#233;rison. Cou&#233; commence &#224; d&#233;velopper les premiers principes sur lesquels il b&#226;tira plus tard sa m&#233;thode.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toute maladie est double, produisant ses effets sur la condition physique du patient, mais aussi sur son moral. En guidant l'imagination de mani&#232;re positive, il est possible de faire pencher la balance du bon c&#244;t&#233; et par l&#224; m&#234;me de d&#233;terminer la gu&#233;rison. Ainsi, lorsqu'un malade se persuade que la gu&#233;rison va se produire, celle-ci se produira si elle est possible. Si elle ne l'est pas, il pourra n&#233;anmoins obtenir par la suggestion une am&#233;lioration optimale de son &#233;tat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parall&#232;lement, Cou&#233; apprend l'existence d'un m&#233;decin original, le docteur Ambroise-Auguste Li&#233;beault qui exerce &#224; Nancy et obtient des r&#233;sultats &#233;tonnants par la pratique de l'hypnose. Il lui rend, en 1886, une premi&#232;re visite, et se passionne d&#232;s lors pour cette discipline relativement nouvelle fond&#233;e sur l'efficacit&#233; de la suggestion verbale. Il prend &#233;galement connaissance des travaux du professeur Hippolyte Bernheim, dans lesquels il trouve la confirmation des principes qu'il pressent et exp&#233;rimente. Ces deux personnalit&#233;s repr&#233;sentent l'&#201;cole de Nancy, courant qui se distingue &#224; l'&#233;poque, dans ses conceptions relatives &#224; l'hypnose, de l'&#201;cole de la Salp&#234;tri&#232;re du docteur Charcot.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1901, il se rend &#224; Nancy pour approfondir ses connaissances et suit quelque temps des conf&#233;rences &#224; la facult&#233; de m&#233;decine. Sa m&#233;thode se pr&#233;cise, elle se fonde sur des principes simples tir&#233;s de ses observations :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	toute id&#233;e que nous avons dans l'esprit tend &#224; devenir une r&#233;alit&#233; dans l'ordre du possible. Ainsi l'id&#233;e de gu&#233;rison peut produire la gu&#233;rison. Ou bien encore, sur le plan psychologique, consid&#233;rer comme facile une chose &#224; r&#233;aliser en facilite effectivement la r&#233;alisation ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	notre &#234;tre inconscient ou imaginatif, qui constitue la partie cach&#233;e de notre moi, d&#233;termine nos &#233;tats physiques et mentaux. Il est en r&#233;alit&#233; plus puissant que notre &#234;tre conscient et volontaire, qu'il englobe enti&#232;rement, et c'est lui qui pr&#233;side &#224; toutes les fonctions de notre organisme et de notre &#234;tre moral. Donc chaque fois qu'il y a conflit entre l'imagination et la volont&#233;, c'est toujours l'imagination qui l'emporte ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	imagination et volont&#233; doivent par cons&#233;quent travailler en synergie : lorsque la volont&#233; et l'imagination sont en accord, elles ne s'additionnent pas l'une &#224; l'autre, mais leurs forces se multiplient l'une par l'autre ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	l'imagination peut &#234;tre conduite par le moyen d'une autosuggestion m&#233;thodique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; La m&#233;thode Cou&#233; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Renon&#231;ant apparemment &#224; l'usage de l'hypnose autoritaire et directive, Cou&#233; &#233;labore une m&#233;thode qui fait appel &#224; la suggestion consciente et m&#233;thodiquement conduite d'id&#233;es positives. Cou&#233; condense sa m&#233;thode en une phrase-clef, &#171; Tous les jours, &#224; tous points de vue, je vais de mieux en mieux &#187;, &#224; r&#233;p&#233;ter 20 fois le matin et 20 fois le soir, en vue de conditionner l'imagination de mani&#232;re favorable. En r&#233;p&#233;tant cette formule de mani&#232;re machinale, sans intervention de la volont&#233;, il croit possible de faire p&#233;n&#233;trer m&#233;caniquement dans l'inconscient l'id&#233;e d'am&#233;lioration, de progr&#232;s. Et lorsque cette id&#233;e fait son chemin dans les profondeurs de l'inconscient, elle deviendrait agissante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1910, il quitte son officine de Troyes pour s'&#233;tablir &#224; Nancy, o&#249; il fonde une &#171; clinique libre &#187; dans sa r&#233;sidence de la rue Jeanne-d'Arc. Il y re&#231;oit gracieusement les malades qui viennent le consulter, lors de s&#233;ances individuelles ou collectives qui ont lieu dans son bureau o&#249; des gu&#233;risons se seraient produites en grand nombre. On vient bient&#244;t &#224; lui de tous les rangs de la soci&#233;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1913, Charles Baudouin, alors jeune licenci&#233; en philosophie, s'int&#233;resse &#224; ses travaux et contribue &#224; le rendre c&#233;l&#232;bre. Associ&#233; &#224; Baudouin, son premier disciple, Cou&#233; fonde l'&#201;cole lorraine de psychologie appliqu&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1922, il publie La Ma&#238;trise de soi-m&#234;me par l'autosuggestion consciente qui est traduit en plusieurs langues et conna&#238;t un succ&#232;s retentissant. L'ouvrage fait sensation surtout en Grand-Bretagne et aux &#201;tats-Unis, o&#249; il re&#231;oit un accueil public triomphal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikisource.org/wiki/La_Ma%C3%AEtrise_de_soi-m%C3%AAme_par_l%E2%80%99autosuggestion_consciente&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#201;mile Cou&#233;, &#171; La Ma&#238;trise de soi-m&#234;me par l'autosuggestion consciente &#187;&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6564965r/f27.item&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Voir aussi&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.persee.fr/doc/pharm_0035-2349_1962_num_50_175_7617&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Emile Cou&#233;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Critique de la m&#233;thode Cou&#233;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Mme Joanne Wood, professeur de psychologie &#224; l'Universit&#233; de Waterloo (Canada), a &#233;tudi&#233; la pertinence et l'impact de la pens&#233;e positive. Elle en conclut que les messages positifs que les gens tentent d'int&#233;grer ont, en pratique, souvent un effet n&#233;gatif. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Aujourd'hui est le 1er jour du reste de ma vie &#187; ou &#171; Je vais r&#233;ussir &#187; ne sont par exemple que deux messages positifs parmi tant d'autres qui, r&#233;p&#233;t&#233;s r&#233;guli&#232;rement, doivent permettre de mieux se sentir dans sa peau. Il appara&#238;t cependant que ce genre de messages a un effet inverse sur les gens qui ont une mauvaise image d'eux-m&#234;mes. Les messages positifs ne fonctionneraient en effet que si la personne qui les prononce croit r&#233;ellement que &#231;a va marcher. D'apr&#232;s l'&#233;tude de Wood, c'est paradoxalement chez les gens qui en auraient le plus besoin que la pens&#233;e positive aurait un effet n&#233;gatif. Ainsi, &#171; les gens qui ont une faible image d'eux-m&#234;mes et r&#233;p&#232;tent ce genre de messages pensent au fond d'eux que ce n'est pas vrai. Ces sentiments pr&#233;dominent sur les messages positifs &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>L'inhibition : o&#249;, comment, pourquoi, quelle importance ?</title>
		<link>http://www.matierevolution.fr/spip.php?article4851</link>
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		<dc:date>2018-03-31T22:39:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>Max</dc:creator>


		<dc:subject>Inhibition</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;L'inhibition, qu'est-elle exactement, comment fonctionne-t-elle t quelle est son importance dans le m&#233;canisme universel ? &lt;br class='autobr' /&gt;
La plupart des gens ont reconnu la notion de personnalit&#233; inhib&#233;e, bloqu&#233;e, rentr&#233;e, qui communique peu avec les autres ou qui est un peu coinc&#233;e dans les relations humaines, qui a peur de ses propres r&#233;actions. On emploie ce terme pour d&#233;signer un blocage qui pourrait potentiellement &#234;tre d&#233;bloqu&#233;, l'individu pouvant lutter contre cette inhibition ou la faire (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.matierevolution.fr/spip.php?rubrique9" rel="directory"&gt;Des contradictions dynamiques&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.matierevolution.fr/spip.php?mot294" rel="tag"&gt;Inhibition&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;L'inhibition, qu'est-elle exactement, comment fonctionne-t-elle t quelle est son importance dans le m&#233;canisme universel ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La plupart des gens ont reconnu la notion de personnalit&#233; inhib&#233;e, bloqu&#233;e, rentr&#233;e, qui communique peu avec les autres ou qui est un peu coinc&#233;e dans les relations humaines, qui a peur de ses propres r&#233;actions. On emploie ce terme pour d&#233;signer un blocage qui pourrait potentiellement &#234;tre d&#233;bloqu&#233;, l'individu pouvant lutter contre cette inhibition ou la faire disparaitre progressivement ou apprendre &#224; la contourner avec l'&#226;ge et l'exp&#233;rience.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais il ne s'agit pas sp&#233;cialement de personnes particuli&#232;rement bloqu&#233;es : nous sommes tous inhib&#233;s psychologiquement et notre vie de tous les jours est reli&#233;e &#224; des m&#233;canismes d'inhibition. Et ce n'est pas un manque ou une faiblesse : c'est le fonctionnement &#171; normal &#187; de l'homme !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous inhibons bien des choses comme nos instincts sexuels. En vivant &#233;veill&#233;s, par exemple, nous inhibons bien des sentiments, des id&#233;es, des m&#233;moires, des peurs, des sentiments divers qui sont &#233;veill&#233;s pendant la nuit. Le fait d'&#233;veiller des choses par le fait de dormir est particuli&#232;rement r&#233;v&#233;lateur : inhiber par exemple les actes moteurs (nos muscles, notre action) pendant la nuit en m&#234;me temps qu'on d&#233;sihinibe nombre de nos sentiments rest&#233;s &#224; l'int&#233;rieur durant le jour, voil&#224; qui d&#233;voile le type de m&#233;canisme appel&#233; inhibition car l'inhibition est capable aussi de d&#233;shiniber un autre m&#233;canisme&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les pens&#233;es, attirances, croyances et peurs de la nuit disparaissent le jour ? Non, elles sont seulement mises l&#233;g&#232;rement de c&#244;t&#233;. C'est cela qui caract&#233;rise l'inhibition. Les id&#233;es et les passions de la nuit, qui y sont autoris&#233;s, sont-elles vraiment supprim&#233;es le jour ? Non, elles sont seulement mises de c&#244;t&#233;. Elles peuvent revenir &#224; la nuit suivante ou plus tard, preuve qu'elles n'ont pas &#233;t&#233; d&#233;truites par l'arriv&#233;e du jour et l'&#233;veil. Elles peuvent, dans certaines maladies psychologiques, r&#233;appara&#238;tre m&#234;me le jour !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'inhibition est-elle une faiblesse, un handicap ou une maladie ? Pas du tout ! C'est un m&#233;canisme essentiel du fonctionnement psycho-physiologique de l'individu. Ainsi, l'inhibition des instincts sexuels &#224; l'adolescence est reli&#233;e &#224; l'augmentation des capacit&#233;s d'&#233;tude scolaire de l'individu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut &#233;galement remarquer que cela est vrai pour l'&#233;volution de l'esp&#232;ce. Ainsi, l'inhibition des capacit&#233;s c&#233;r&#233;brales dans un domaine permet d'augmenter d'autres capacit&#233;s ou d'autres domaines. L'&#234;tre humain a vu ses capacit&#233;s intellectuelles favoris&#233;es par l'inhibition des capacit&#233;s olfactives par rapport aux anc&#234;tres de l'homme&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le propre des m&#233;canismes d'inhibition est de permettre de garder en r&#233;serve, au cas, ou en cas de besoin, ou en cas d'action ext&#233;rieure d&#233;bloquant l'inhibition, de r&#233;appara&#238;tre et de s'activer &#224; nouveau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, des m&#233;moires, des sentiments, des id&#233;es, des comportements qu'on pouvait croire compl&#232;tement disparus, peuvent r&#233;appara&#238;tre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est ainsi que des m&#233;canismes de protection am&#232;nent une enfant viol&#233;e &#224; inhiber la m&#233;moire de l'&#233;v&#233;nement tant que cette m&#233;moire serait dangereuse, ou per&#231;ue comme telle, et &#224; la r&#233;activer par la suite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'inhibition est alors un m&#233;canisme de protection. On ne dispose pas des moyens de soigner, de supprimer, de d&#233;truire une attaque, psychologique ou autre, et on l'inhibe, consciemment ou inconsciemment, pour &#233;viter d'en subir les cons&#233;quences, d'en souffrir, d'en &#234;tre violemment atteint ou m&#234;me d'en mourir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On gagne l&#224; un nouveau domaine o&#249; r&#232;gne l'inhibition : celui des sentiments, des &#233;motions, de la douleur, de la haine, de la joie, de la peur et de bien d'autres r&#233;actions psychophysiologiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notre fonctionnement physiologique contient de multiples m&#233;canismes d'inhibition qui ont trait aussi bien au syst&#232;me nerveux, hormonal, des neurotransmetteurs, du cerveau, du c&#339;ur et on en passe. Ici encore, on appellera &#171; inhibition &#187; un m&#233;canisme qui est momentan&#233;ment att&#233;nu&#233; ou apparemment ou momentan&#233;ment supprim&#233; mais sans dispara&#238;tre vraiment.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un &#233;l&#233;ment du fonctionnement hormonal, nerveux, c&#233;r&#233;bral, immunologique, etc., peut &#234;tre arr&#234;t&#233; provisoirement, pour emp&#234;cher de r&#233;agir trop brutalement, trop durement, trop t&#244;t.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, &#171; tomber dans les pommes &#187; ou &#234;tre dans le coma est un mode inhibiteur du mode de vie conscient qui est r&#233;alis&#233; automatiquement par le corps en cas d'agression violente dans lequel le corps se met en &#233;tat de d&#233;fense en inhibant les fonctionnements normaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lors d'une attaque d'&#233;pilepsie, le malade va &#233;galement inhiber de nombreux fonctionnements pour se polariser sur les fonctions vitales et d&#233;brancher momentan&#233;ment les autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour r&#233;fl&#233;chir, pour travailler, pour concevoir, pour agir, l'&#234;tre humain est amen&#233; &#224; mettre de c&#244;t&#233; de multiples pens&#233;es et sentiments : c'est encore des m&#233;canismes d'inhibition qui le permettent et sans lesquels nos pens&#233;es, nos sentiments, nos peurs prendraient possession de nous, nous emp&#234;chant de nous concentrer sur une activit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'interpr&#232;te de musique classique, par exemple, ne peut pas laisser son cerveau conscient agir sur lui pendant qu'il joue car cela emp&#234;cherait ses r&#233;flexes d'agir et il doit jouer avec une grande rapidit&#233; un morceau appris par c&#339;ur ce qui n'est possible qu'en laissant le pilotage au cerveau inconscient. Il a le sentiment de se plonger dans la musique : en fait, il a inhib&#233; un grand nombre de pens&#233;es. L'apprenti interpr&#232;te aura parfois du mal &#224; agir ainsi et aura parfois le sentiment de perdre la m&#233;moire ou la ma&#238;trise de ses doigts, alors qu'il cherche, &#224; tort, &#224; garder la ma&#238;trise de ses mouvement. Il a besoin, au contraire, d'inhiber bien des fonctionnements conscients et de produire des gestes &#224; l'automatique, le conscient &#233;tant en partie inhib&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le compositeur de musique aura exactement le m&#234;me type de fonctionnement : quand il compose, il ne sait plus vraiment qui il est, o&#249; il est et il se laisse guider. Il n'a pas vraiment le sentiment qu'il sait ce qu'il va &#233;crire, ni si c'est vraiment lui, son propre cerveau, qui a &#233;crit de tels morceaux. Il a, lui aussi, inhib&#233; des fonctionnements conscients pour permettre &#224; ces m&#233;canismes inconscients de venir en surface en plein jour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'inhibition, volontaire ou involontaire, est &#224; la base de la cr&#233;ation artistique mais aussi scientifique, de la d&#233;couverte, de la pens&#233;e, de la philosophie, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Celui qui &#233;crit s'&#233;tonne parfois des id&#233;es qui naissent sous ses doigts, tant il a l'impression d'&#234;tre davantage men&#233; que meneur de ses id&#233;es. C'est de tels sentiments qui ont souvent donn&#233; aux hommes des id&#233;es d'un dieu qui guiderait leurs pens&#233;es ou des miracles du fonctionnement naturel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'inhibition est &#224; la base de nombre de fonctionnements internes du cerveau qui permettent &#224; des circuits neuronaux d'avoir &#233;t&#233; activ&#233;s puis d&#233;sactiv&#233;s, sans que la m&#233;moire de cette activation d'un r&#233;seau soit compl&#232;tement effac&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me un neurone seul poss&#232;de des m&#233;canismes d'inhibition ou d'activation partielle de certaines liaisons avec d'autres neurones. C'est ce que l'on appelle la &#171; souplesse neuronale &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais la notion d'inhibition est tr&#232;s loin d'&#234;tre cantonn&#233;e &#224; la psychologie ou la physiologie individuelle de l'homme. Elle touche les fonctionnements sociaux collectifs impos&#233;s par la soci&#233;t&#233;, comme l'inhibition de l'inceste ou du meurtre d'autres hommes, l'inhibition des relations avec des animaux, dans certaines soci&#233;t&#233;s, religions ou &#233;poques l'inhibition des relations homosexuelles, l'inhibition des relations avec des proches, l'inhibition des relations avec d'autres ethnies ou des individus ayant d'autres couleurs de peau, etc. L'inhibition peut &#234;tre transmise par la tradition, par la loi, par la religion, par l'&#233;ducation, etc. Et il ne s'agit l&#224; encore que des inhibitions sociales, mais ce terme touche un ensemble beaucoup plus vaste de fonctionnements naturels, qui concernent aussi les animaux, les plantes, les bact&#233;ries, tout le domaine du vivant. On peut parler d'inhibition dans le domaine de l'immunit&#233; qui est une esp&#232;ce d'inhibition du non-soi. L'h&#233;r&#233;dit&#233; est elle aussi une esp&#232;ce d'inhibition du non-soi. Nous allons voir par la suite que l'inhibition est un m&#233;canisme fondamental y compris dans le domaine de la mati&#232;re dite inerte. Mais avant d'entrer dans l'expos&#233; lui-m&#234;me de la question g&#233;n&#233;rale de l'inhibition, il conviendrait de cerner ce que nous entendrons par l&#224; car l'extension de l'utilisation que nous entendons lui donner n&#233;cessite de savoir de quoi nous parlons. Le lecteur est en droit de se demander s'il ne s'agit pas dans ces diff&#233;rents cas de m&#233;canismes tout &#224; fait diff&#233;rents et qu'il ne faudrait pas mettre tout cela dans le m&#234;me sac !!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un fonctionnement sera dit &#171; inhib&#233; &#187; s'il est bloqu&#233; sans &#234;tre d&#233;truit, s'il est emp&#234;ch&#233; de se mettre en route sans avoir disparu pour autant, sans avoir &#233;t&#233; r&#233;ellement d&#233;truit, s'il reste en potentialit&#233; ne demandant qu'&#224; &#234;tre r&#233;activ&#233;. Pour parler d'inhibition, d'autres conditions sont n&#233;cessaires et tout d'abord celle-ci : l'activation d'un m&#233;canisme inhib&#233; a besoin que le m&#233;canisme inhibiteur soit lui-m&#234;me inhib&#233;. Oulala, dira le lecteur, d&#233;finir l'inhibition par l'inhibition, c'est risqu&#233;. Cependant, il n'y a pas d'autre moyen de proc&#233;der. Cela ne signifie nullement que l'on ne saurait pas de quoi on parle puisqu'on a d&#233;j&#224; pr&#233;cis&#233; que cela n&#233;cessite que le m&#233;canisme inhib&#233; soit juste bloqu&#233; et non d&#233;finitivement, soit mis &#224; l'&#233;cart, soit emp&#234;ch&#233; de se mettre en route tout en subsistant au sein de l'ensemble du fonctionnement, et notamment soit interdit par le blocage de son m&#233;canisme d'allumage ou soit bloqu&#233; par la destruction imm&#233;diate des produits de sa mise en route.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourquoi dire, par exemple, que la g&#233;n&#233;tique fonctionne sur la base de multiples m&#233;canismes d'inhibition ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout d'abord, une telle affirmation n&#233;cessite que le m&#233;canisme fondamental de la g&#233;n&#233;tique, la fabrication par les macromol&#233;cules du vivant des prot&#233;ines sp&#233;cifiques du soi (de l'esp&#232;ce et de l'individu) permettrait de fabriquer d'autres prot&#233;ines d'autres individus ou d'autres esp&#232;ces vivantes si des m&#233;canismes g&#233;n&#233;tiques qui sont bloqu&#233;s cessent de l'&#234;tre par le fait que les m&#233;canismes qui les bloquent seraient eux-m&#234;mes bloqu&#233;s ou occup&#233;s ailleurs. Eh bien, c'est exactement ce qu'affirme la g&#233;n&#233;tique !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certains ont dit que la g&#233;n&#233;tique &#233;tait la reproduction &#224; l'identique avec quelques erreurs rapidement corrig&#233;es par destruction des fautes. C'est vrai et c'est d&#233;j&#224; une forme d'inhibition puisque les erreurs en question peuvent parfaitement se reproduire, m&#234;me si les produits inad&#233;quats ont &#233;t&#233; d&#233;truits par des processus de protection du &#171; soi &#187; comme les prot&#233;ines dites &#171; chaperons &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais l'essentiel n'est pas l&#224; : notre ADN serait capable de produire d'autres types d'&#234;tres vivants que nous !!! On pourrait fabriquer bien d'autres esp&#232;ces vivantes avec notre ADN &#224; nous !!! Ce qui l'emp&#234;che c'est que les g&#232;nes qu'il faudrait ainsi activer sont bloqu&#233;s par d'autres g&#232;nes, eux-m&#234;mes activ&#233;s par notre fonctionnement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait, &#224; l'origine, une mol&#233;cule d'ADN est compl&#232;tement inactive, inhib&#233;e par elle-m&#234;me, par ses propres g&#232;nes, poss&#233;dant en son sein des g&#232;nes qui servent, seulement parfois, &#224; inactiver les autres. Pour mettre en route l'action d'un g&#232;ne, il faut d&#233;sactiver le g&#232;ne d&#233;sactivateur. C'est justement l&#224; que r&#233;side le m&#233;canisme dit &#171; inhibition de l'inhibition &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On retrouve en effet dans ce type de fonctionnement le fait que les m&#233;canismes bloqu&#233;s ne sont nullement supprim&#233;s, qu'ils restent pr&#233;serv&#233;s potentiellement au sein de l'ensemble du fonctionnement, tout en &#233;tant momentan&#233;ment emp&#234;ch&#233;s de se mettre en route. On retrouve que c'est encore un m&#233;canisme de blocage qui sert &#224; d&#233;bloquer cette potentialit&#233;, le blocage des m&#233;canismes bloqueurs est &#224; la base de l'activation des m&#233;canismes inhib&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On remarque donc que l'inhibition n'est pas une remarque ou une propri&#233;t&#233; accessoire ou secondaire dans le fonctionnement de l'ADN : elle est, au contraire, &#224; la base m&#234;me du m&#233;canisme d'activation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est pas tout. C'est l'inhibition de l'inhibition des g&#232;nes bloqueurs qui d&#233;termine quel g&#232;ne va &#234;tre activ&#233; plut&#244;t que tel autre. Mieux, il s'agit m&#234;me d'une succession d'actions qui est ainsi pilot&#233;e par le d&#233;blocage d'un bloqueur, car le g&#232;ne d&#233;bloqu&#233; en d&#233;bloque d'autres, en cha&#238;ne, ou produit des prot&#233;ines qui en d&#233;bloquent d'autres. On a ainsi la mise en route successive, avec des actions successives et des temps d'intervention, de v&#233;ritables programmes apparents de productions successives interactives qui am&#232;nent &#224; la production du corps, de ses organes, de ses syst&#232;mes, y compris de son cerveau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'inhibition est un m&#233;canisme de s&#233;lection qui ne d&#233;truit pas int&#233;gralement les produits ou les fonctionnements qui ne sont pas s&#233;lectionn&#233;s, qui en conserve la possibilit&#233;, f&#251;t-ce &#224; l'&#233;tat de traces cach&#233;es au sein du corps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le vivant est le domaine de multiples m&#233;canismes d'inhibition et l'ADN est loin d'&#234;tre le seul domaine o&#249; l'inhibition (d&#233;bloqu&#233;e par inhibition de l'inhibition) soit relev&#233;e comme processus fondamental d'activation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nombre de virus ou de bact&#233;ries sont inhib&#233;s et non enti&#232;rement d&#233;truits. On s'aper&#231;oit qu'ils ont &#233;t&#233; stock&#233;s et sont r&#233;activables souvent &#224; volont&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On pourrait penser que l'immunit&#233;, elle, d&#233;truirait ses adversaires du non-soi, au lieu de fonctionner sur la base de l'inhibition. Mais cela est faux. Et on peut le montrer dans la mise en place m&#234;me du m&#233;canisme d'immunologie chez l'individu. En effet, ce m&#233;canisme a pour fondement l'essai par les lymphocytes T de toutes les interactions avec le corps, avec le soi, et la conservation seulement des lymphocytes qui interagissent avec le corps mais faiblement et la destruction d&#233;finitive des autres. Mais, si la destruction massive de la plupart des lymphocytes que nous avions au d&#233;part est &#224; la base du mode de protection, le mode de s&#233;lection, lui, est inhibiteur car, normalement sauf maladie auto-immune, les lymphocytes qui sont gard&#233;s interagissent mod&#233;r&#233;ment avec notre corps et fortement avec tout ce qui est &#233;tranger. Ils ont un m&#233;canisme pouvant inhiber partiellement des fonctionnements de notre corps. Ils permettent qu'on conserve en nous bien des attaques potentielles. Sans ce fonctionnement, tous les virus, bact&#233;ries et autres que nous poss&#233;dons en nous, et qui sont souvent tr&#232;s n&#233;cessaire, voire indispensables, seraient d&#233;truites comme non-soi !!! Et on sait que nous poss&#233;dons en nous des milliards de tout petits &#234;tre vivants ou de virus qui sont tr&#232;s n&#233;cessaires &#224; notre fonctionnement. Le m&#233;canisme qui est fond&#233; sur la destruction du non-soi est surtout bas&#233; sur l'inhibition, sur le blocage, sur la mise en sommeil, et pas seulement sur la destruction d&#233;finitive !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nombre de m&#233;dicaments sont simplement des inhibiteurs ou d&#233;shinibiteurs (inhibiteurs de l'inhibition) avec inhibition partielle ou totale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et le fonctionnement social, le fonctionnement politique, le fonctionnement &#233;conomique, y trouve-t-on le m&#234;me m&#233;canisme d'inhibition ? Le parall&#232;le entre les uns et les autres est-il porteur de r&#233;flexions et d'avanc&#233;es conceptuelles ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous pensons que c'est le cas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Examinons les syst&#232;mes sociaux successifs des soci&#233;t&#233;s humaines. Ont-ils directement d&#233;truit, compl&#232;tement, d&#233;finitivement, et sans r&#233;mission, les anciens modes de production, de vie, d'organisation sociale, de pouvoir, les anciens rapports sociaux, les anciens modes de propri&#233;t&#233;, etc., ou les ont-ils seulement inhib&#233;s ? Ont-ils &#233;limin&#233;s les anciennes classes poss&#233;dantes ou les ont-ils surtout d&#233;sactiv&#233;s, d&#233;poss&#233;d&#233;s, mis &#224; l'&#233;cart et bloqu&#233; tout leur fonctionnement, leur mainmise sur le pouvoir et les relations sociales ? On remarquera sur cette question l'attitude des nouvelles classes dirigeantes dans les pays domin&#233;s, encore aux mains d'anciennes classes dirigeantes. On verra qu'ils ne les ont pas n&#233;cessairement et enti&#232;rement balay&#233;es mais se sont d&#233;brouill&#233;s pour les contraindre &#224; se soumettre et &#224; renoncer au pouvoir, mais ils les ont mis surtout au service des nouveaux rapports de production et rapports sociaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le vivant n'agit pas fondamentalement autrement : un corps peut conserver en son sein des bact&#233;ries mais il les met aussi &#224; son service, il les utilise dans son propre fonctionnement et conserve la ma&#238;trise de leur d&#233;veloppement et de leur multiplication. L'important c'est d'&#234;tre ou pas le principal ma&#238;tre des interactions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Est-ce que le fonctionnement de la mati&#232;re, dite inerte, conna&#238;t aussi le m&#233;canisme de l'inhibition ? La retrouve-t-on en physique, en chimie comme en biochimie, en biologie ? La trouve-t-on dans l'&#233;volution des esp&#232;ces comme au sein des esp&#232;ces ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est une vaste question qui n&#233;cessite d'importantes &#233;tudes mais on peut un peu survoler ces questions en disant que : oui, cette notion a un sens assez universel et ce n'est pas tr&#232;s &#233;tonnant. Rappelons que nombre de conceptions du changement et du mouvement ont &#233;t&#233; rendues universelles par les auteurs les plus divers. C'est le cas des notions de &#171; mati&#232;re &#187;, de &#171; lumi&#232;re &#187;, de &#171; vitesse &#187;, d' &#171; &#233;nergie &#187;, de &#171; mouvement &#187;, de &#171; transition de phase &#187;, de &#171; changement d'&#233;tat &#187;, de &#171; continuit&#233; et discontinuit&#233; &#187;, de &#171; discret &#187;, de &#171; chaos d&#233;terministe &#187; et bien d'autres. On constatera donc sans trop d'&#233;tonnement que le m&#233;canisme d'inhibition soit lui aussi valide dans des domaines aussi divers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Donnons-en des exemples. Examinons ainsi la notion de &#171; dualit&#233; onde-corpuscule &#187; de la lumi&#232;re, de la mati&#232;re et du vide quantique. Est-on en pr&#233;sence d'une r&#233;alit&#233; qui serait soit des ondes, soit des corpuscules ? La r&#233;ponse est non. Ce serait plut&#244;t les deux &#224; la fois comme le montrent des exp&#233;riences du type de celle des fentes de Young, applicables aussi bien &#224; la mati&#232;re qu'&#224; la lumi&#232;re. On constate qu'une fois les fentes pass&#233;es, l'&#233;mission de la source atterrit sur l'&#233;cran sous forme corpusculaire mais en reconstituant des figures d'interf&#233;rences qui appartiennent au domaine ondulatoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Donc les deux &#224; la fois mais pas &#233;galement. Une exp&#233;rience peut privil&#233;gier l'un plus que l'autre ou l'autre plus que l'un. Quand l'un est activ&#233;, l'autre est&#8230; inhib&#233; ! Eh oui !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'interaction onde-corpuscule est du domaine de l'inhibition ! L'un ne supprime jamais l'autre mais l'un peut mettre de c&#244;t&#233; l'autre, partiellement ou provisoirement et activer l'un est identique &#224; d&#233;sactiver l'autre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La relation de l'ordre et du d&#233;sordre au sein de la mati&#232;re, de la lumi&#232;re et du vide est du m&#234;me type. Jamais l'ordre ne d&#233;truit totalement le d&#233;sordre ni r&#233;ciproquement. Leur interaction conflictuelle, aux diverses &#233;chelles d'organisation de la mati&#232;re, est davantage du domaine de l'inhibition que de la destruction mutuelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or l'interaction ordre-d&#233;sordre est ce qui pilote les &#233;tats de la mati&#232;re, les &#233;changes d'&#233;nergie, les transitions, les modes d'organisation, les propri&#233;t&#233;s microscopiques, m&#233;soscopiques comme macroscopiques ou d'astrophysique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Prenons l'exemple de la diffusion limit&#233;e par la dispersion, nous avons l&#224; un parfait exemple physique d'intervention de l'inhibition. Il y a blocage mais pas destruction. Le fonctionnement inhibe en partie le transfert et en limite l'ampleur et l'&#233;chelle, le guide et le contr&#244;le en somme plut&#244;t que de le bloquer totalement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Examinons maintenant le domaine de l'histoire des hommes et des soci&#233;t&#233;s, le domaine &#233;conomique, social et politique&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous constatons, dans ces domaines, bien des circonstances o&#249; les forces se combattent, mortellement parfois, qu'il s'agisse de concurrence &#233;conomique, de lutte entre classes sociales, entre groupes politiques, de combats de syst&#232;mes sociaux, de r&#233;gimes et de pouvoirs d'Etat. Mais nous trouvons-nous simplement dans des situations o&#249; les forces en pr&#233;sence doivent se d&#233;truire corps et biens ou de situations o&#249; il s'agit de bloquer, d'inhiber l'adversaire ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'a fait la bourgeoisie mondiale, qu'ont fait les imp&#233;rialismes occidentaux, au mouvement ouvrier r&#233;volutionnaire, incarn&#233; dans les soviets, qui avait pris le pouvoir en Russie et avait tent&#233; de le prendre en Europe, en Asie et en Orient ? Elle ne l'a pas supprim&#233; physiquement, m&#234;me si elle aurait bien voulu. Elle l'a inhib&#233;, bloqu&#233;, isol&#233;, contr&#244;l&#233;, puis mis &#224; son service, une fois d&#233;tourn&#233; de son but, suffisamment transform&#233;, encadr&#233;, limit&#233;, bloqu&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est pas un cas unique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'a fait la bourgeoisie au pouvoir royal ? Bien s&#251;r, dans certains pays comme la France, elle l'a carr&#233;ment supprim&#233; radicalement mais y est parfois revenu, sans revenir n&#233;cessairement sur les rapports sociaux nouveaux que la r&#233;volution amenait. Ailleurs, elle a conserv&#233; le pouvoir royal, mais en le bloquant, en le limitant, en le mettant au service de la nouvelle soci&#233;t&#233;, de la nouvelle classe dominante, en inhibant son ancien caract&#232;re de clef de vo&#251;te de la classe f&#233;odale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'a fait la bourgeoisie des anciennes classes nobles ? Elle les a combattues, y compris les armes &#224; la main, leur a &#244;t&#233; le pouvoir, mais elle les a ensuite utilis&#233;es autant que c'&#233;tait possible sans revenir sur les acquis de la r&#233;volution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'a fait le pouvoir russe des soviets quand il &#233;tait offensif et r&#233;volutionnaire, avant le stalinisme, des anciennes classes sociales de la vieille soci&#233;t&#233; russe ? il n'a pas cherch&#233; &#224; d&#233;truire la classe sociale vivant dans des modes d'existence antiques, la paysannerie ou les nationalit&#233;s des anciens peuples des territoires conquis et opprim&#233;s par l'ancien empire tsariste. Non, il a tent&#233; de les gagner, de les assimiler, de les entra&#238;ner, plut&#244;t que de les d&#233;truire. C'est le stalinisme (terme sous lequel on indique la contre-r&#233;volution en Russie) qui a agi diff&#233;remment, avec la &#171; d&#233;koulakisation &#187; et les d&#233;portations de peuples. Mais la r&#233;volution sociale, qui passe pour destructrice des anciens rapports de production et des anciennes classes sociales, s'est souvent content&#233;e d'inhiber le pouvoir destructeur et assassin de ces anciennes classes et au maximum de les mettre au service des nouveaux rapports sociaux qu'elle entendait fonder.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me si la r&#233;volution a pour slogan &#171; faisons table rase du pass&#233; &#187;, &#171; d&#233;truisons l'Etat des classes poss&#233;dantes &#187;, &#171; cassons les anciens rapports de classe &#187;, &#171; supprimons la propri&#233;t&#233; priv&#233;e des moyens de production &#187;, &#171; &#233;liminons le sacro-saint droit du possesseur du grand capital &#187; et qui a effectivement de tels buts &#233;conomiques, sociaux et politiques, n'en est pas moins capable d'agir de mani&#232;re plus progressive, plus fine, plus graduelle &#224; partir du moment, &#224; condition, et dans la mesure o&#249; elle a r&#233;ussi d&#233;j&#224; &#224; d&#233;truire la capacit&#233; de r&#233;action violente et de nuisance des anciennes classes exploiteuses. Plus on pourra les inhiber au lieu de devoir les frapper mortellement, plus cela signifie que la r&#233;volution sociale est forte et dynamique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela peut &#233;tonner au premier abord de parler ainsi pour des r&#233;volutionnaires et non pour des r&#233;formistes. Mais examinons la le&#231;on de l'histoire. La r&#233;volution bourgeoise &#233;tait-elle plus forte quand elle devait se battre militairement par les arm&#233;es de la noblesse ou lorsqu'elle n'en avait plus besoin et pouvait r&#233;int&#233;grer un peu de cette ancienne classe dirigeante parmi les profiteurs de la soci&#233;t&#233; sans aucun risque. La soci&#233;t&#233; bourgeoise actuelle a-t-elle socialement quelque chose &#224; craindre des anciennes familles royales dans un pays comme la France o&#249; elles ont totalement perdu le pouvoir. Ce pays est-il plus ou moins bourgeois parce qu'il se moque compl&#232;tement de qui fait partie d'anciennes familles de la haute noblesse, contrairement &#224; l'Angleterre bourgeoise ? Pas du tout ! Dans ces deux pays, la noblesse n'existe plus en tant que soci&#233;t&#233; diff&#233;rente, de rapports sociaux, de mode de propri&#233;t&#233; de la soci&#233;t&#233; bourgeoise. Le caract&#232;re propre de la noblesse a compl&#232;tement &#233;t&#233; inhib&#233; mais, si des &#233;croulements &#233;conomiques et sociaux se produisaient, on pourrait voir revenir les anciennes classes de chefs de bandes arm&#233;es, avec seulement des armes nouvelles&#8230; En attendant, la noblesse, en tant que classe f&#233;odale, est inhib&#233;e, bloqu&#233;e socialement, contr&#244;l&#233;e, int&#233;gr&#233;e, inhib&#233;e en somme&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le lecteur s'interrogera probablement sur l'int&#233;r&#234;t de telles remarques pour l'&#233;tape actuelle de l'humanit&#233; et du combat du prol&#233;tariat face au monde capitaliste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Eh bien, ce que nous pouvons remarquer &#224; ce propos, c'est d'abord que pendant nombre d'ann&#233;es le pouvoir bourgeois a su cantonner la classe ouvri&#232;re, la limiter, lui rogner les ailes, d&#233;tourner ses luttes, la d&#233;sorganiser, la d&#233;boussoler, en somme elle ne l'a pas d&#233;truite ni n'a d&#233;truit d&#233;finitivement ses capacit&#233;s r&#233;volutionnaires. Elle l'a int&#233;gr&#233;e partiellement, d&#233;sactiv&#233;e momentan&#233;ment, elle l'a inhib&#233;e par le r&#233;formisme politique et syndical, ponctu&#233; et compl&#233;t&#233; de r&#233;pressions violentes de temps en temps. Mais inhib&#233;e ne veut pas dire d&#233;finitivement tu&#233;e et la nouvelle phase de crise historique du capitalisme o&#249; nous sommes entr&#233;s en 2007-2008 repose &#224; nouveau la question : les inhibiteurs vont-ils &#234;tre eux-m&#234;mes inhib&#233;s et la classe ouvri&#232;re r&#233;volutionnaire r&#233;activ&#233;e ? C'est la suite de l'histoire !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Est-ce que la classe capitaliste parviendra &#224; inhiber la capacit&#233; r&#233;volutionnaire des masses prol&#233;tariennes du monde, en s'appuyant &#224; la fois sur ses forces r&#233;formistes et sur ses forces fascistes et militaires, l'histoire n'est pas encore &#233;crite et tous les proph&#232;tes de mauvais augure qui ne croient pas en l'avenir communiste du prol&#233;tariat ne sont pas parvenues &#224; convaincre&#8230; les classes exploiteuses du monde, qui, elles, d&#233;montrent tous les jours par leur politique combien elles craignent le prol&#233;tariat. Cela ne signifie pas que le prol&#233;tariat ait d&#233;j&#224; confiance dans son r&#244;le r&#233;volutionnaire ni s'y at&#232;le avec dynamisme. La confrontation sera dure et l'avenir est incertain mais le pire est loin d'&#234;tre d&#233;j&#224; enclench&#233; ni garanti.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Etudier le fonctionnement des relations universelles de forces oppos&#233;es, ce n'est pas le plus mauvais moyen, m&#234;me s'il peut &#233;tonner, de se pr&#233;parer &#224; la confrontation !&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;LIRE AUSSI :&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article566&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Qu'est-ce que l'inhibition ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1121&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L'inhibition en neurosciences et en psychologie cognitive&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article23&#034;&gt;L'inhibition de l'inhibition&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1528&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;R&#244;le de l'inhibition et de l'inconscient, de la logique et de l'absurde, du rationnel et de la fable dans la formation de l'intelligence&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.org/spip.php?article2601&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Activation et inhibition dans le ballet dialectique du vivant&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4388&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L'humanit&#233;, un produit de l'inhibition ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1292&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L'&#233;volution ne provient pas du contenu chimique des g&#232;nes mais de leur r&#233;gulation et notamment de leur inhibition qui r&#232;gle leur activation&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.eurekalert.org/pub_releases/2007-08/yu-eid080807.php&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Evolution is driven by gene regulation&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'humanit&#233;, un produit de l'inhibition ?</title>
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		<dc:date>2017-10-04T23:54:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Inhibition</dc:subject>

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&lt;p&gt;L'humanit&#233;, un produit de l'inhibition &lt;br class='autobr' /&gt; L'humanit&#233; peut &#234;tre con&#231;ue comme un produit de l'inhibition : inhibition partielle de l'odorat d&#233;veloppant des zones d'intelligence, inhibition temporaire du d&#233;sir sexuel permettant le vie en soci&#233;t&#233;, inhibition de la vie arboricole permettant le d&#233;veloppement des capacit&#233;s de la main et celle du cerveau li&#233;e &#224; elle, inhibitions des instincts agressifs, de la violence, du crime, du cannibalisme, de l'inceste, de la chasse de certains animaux, de la (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="http://www.matierevolution.fr/spip.php?rubrique37" rel="directory"&gt;Formation et filiation de l'homme&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://www.matierevolution.fr/spip.php?mot294" rel="tag"&gt;Inhibition&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;div class='spip_document_8007 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://www.matierevolution.fr/IMG/jpg/-2633.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://www.matierevolution.fr/IMG/jpg/-2633.jpg' width=&#034;800&#034; height=&#034;500&#034; alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_8008 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://www.matierevolution.fr/IMG/jpg/-2634.jpg' width=&#034;500&#034; height=&#034;375&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_8009 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://www.matierevolution.fr/IMG/jpg/-2635.jpg' width=&#034;700&#034; height=&#034;495&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; L'humanit&#233;, un produit de l'inhibition&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt; L'humanit&#233; peut &#234;tre con&#231;ue comme un produit de l'inhibition : inhibition partielle de l'odorat d&#233;veloppant des zones d'intelligence, inhibition temporaire du d&#233;sir sexuel permettant le vie en soci&#233;t&#233;, inhibition de la vie arboricole permettant le d&#233;veloppement des capacit&#233;s de la main et celle du cerveau li&#233;e &#224; elle, inhibitions des instincts agressifs, de la violence, du crime, du cannibalisme, de l'inceste, de la chasse de certains animaux, de la violence contre d'autres humains (au moins au sein d'un cercle d&#233;fini), du vol, de l'abandon des vieux et des malades, inhibition individuelle, sexuelle, sociale, collective, culturelle, &#233;ducative&#8230; Et aussi inhibition des peurs individuelles et collectives organis&#233;e par des pratiques collectives, notamment l'inhumation des morts...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me les interdits alimentaires avaient un r&#244;le social : celui de construire une homog&#233;n&#233;it&#233; collective&#8230; De m&#234;me, l'interdit des hommes aupr&#232;s du cercle des femmes en train d'enfanter. Ou l'interdit d'approcher les sorciers et leur initiation des enfants&#8230; De fa&#231;on tout &#224; fait dialectique, l'inhibition est une n&#233;gation qui a un caract&#232;re positif. Les n&#233;gations interviennent aussi comme n&#233;gation de la n&#233;gation sur les soci&#233;t&#233;s, leur permettant, collectivement, de franchir un cap.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Nous pouvons contenir nos tendances, nos habitudes, nos instincts m&#234;me et en arr&#234;ter le d&#233;veloppement par un acte d'inhibition. &#187;&lt;/i&gt; &#233;crit Durkheim, &#201;mile dans &#171; Les r&#232;gles de la m&#233;thode sociologique &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Selon Freud, la civilisation commence par l'inhibition m&#233;thodiques des instincts primaires. On peut distinguer deux modes principaux d'organisation instinctuelle : a) l'inhibition de la sexualit&#233; permettant des relations collectives durables et susceptibles de s'&#233;tendre ; b) l'inhibition des instincts de destruction, conduisant &#224; la domination sur l'homme et sur la nature, &#224; la morale individuelle et sociale&#8230; L'inhibition met l'instinct de mort au service des instincts de vie. &#187;&lt;/i&gt; &#233;crit Herbert Marcuse dans &#171; Eros et civilisation &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#034;Sexual inhibition, the fear of sexual activity and the corresponding feelings of guilt are always either reactionary or at least inhibit revolutionary thinking. Sexual oppression is so immediately perceptible for the child - and class problems for the most part so alien to its thinking - that there is no question of a choice in this matter. Early, correct sexual knowledge does not merely create a lively attachment to the person giving it, does not merely destroy all the child's usual mistrust of adults, but constitutes in itself the best foundation for irreligious thinking and hence for class feeling&#034;. The ideological struggle against &#034;being good&#034; is seen by Reich as &#034;one of the most important tasks on the ideological front&#034;. Attachment to the parents, on the other hand, is &#034;a powerful, inhibiting element, which can never be exploited by revolutionaries in the interests of social revolution&#034;. Reich points out that these are class questions, not personal matters. The Church was well aware of all this, even if the revolutionaries, permeated by bourgeois inhibitions, were not. The Church was not afraid to discuss &#034;these so-called taboo subjects. As far as it was concerned, children masturbating was a political matter&#034;. It required care and sensitivity to discuss these subjects with children. &#034;Revolutionaries should at least not get in the way, by chiming in with the Church&#034;.] &#233;crit Wilhelm Reich.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Quelles diff&#233;rences fondamentales entre le cerveau des singes et celui de l'homme ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le p&#244;le frontal lat&#233;ral pr&#233;sent au c&#339;ur du cortex pr&#233;frontal ventrolat&#233;ral humain n'existe pas chez le singe. Cette r&#233;gion participe &#224; la prise de d&#233;cision, la planification et la capacit&#233; &#224; r&#233;aliser plusieurs t&#226;ches simultan&#233;ment. Il y a une grande similarit&#233; dans l'organisation c&#233;r&#233;brale entre les diff&#233;rentes esp&#232;ces de vert&#233;br&#233;s. Tous les vert&#233;br&#233;s ont par exemple un prosenc&#233;phale, un m&#233;senc&#233;phale et un rhombenc&#233;phale &#224; l'int&#233;rieur desquels on retrouve tous les grands syst&#232;mes neuronaux qui ont &#233;volu&#233; pour remplir des fonctions communes &#224; toutes les esp&#232;ces.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N&#233;anmoins, les diff&#233;rentes esp&#232;ces ont aussi des sp&#233;cialisations c&#233;r&#233;brales particuli&#232;res dues &#224; des contraintes sp&#233;cifiques de leur environnement. L'esp&#232;ce humaine a beau avoir un cerveau environ trois fois plus volumineux que celui auquel on s'attendrait pour un primate de taille comparable, celui-ci n'est pas une r&#233;plique &#224; l'&#233;chelle du cerveau des autres primates. Notre lobe olfactif ne fait par exemple que 30% de la taille pr&#233;vue si les proportions de nos diff&#233;rentes structures c&#233;r&#233;brales &#233;taient les m&#234;mes que chez les autres primates. Par cons&#233;quent, comme le cerveau humain est beaucoup plus gros que ce &#224; quoi on s'attendrait pour un primate de notre taille, il faut donc qu'il y ait &#233;galement des r&#233;gions qui soient significativement plus grandes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est ainsi que lorsqu'on suit l'&#233;volution du cerveau des poissons, des amphibiens, des reptiles, des mammif&#232;res et finalement des humains, on se rend compte que les r&#233;gions qui ont le plus augment&#233; de taille chez notre esp&#232;ce se situent au niveau du n&#233;ocortex, et plus particuli&#232;rement au niveau du cortex pr&#233;frontal.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;L'inhibition psychanalytique : inhiber pour &#233;viter momentan&#233;ment de souffrir&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'inhibition de la conscience ou refoulement est un m&#233;canisme g&#233;n&#233;ral de fonctionnement du cerveau humain qui est l'une des principales d&#233;couvertes de Freud, au m&#234;me niveau que ses apports dans les domaines de la sexualit&#233; infantile, de la signification des r&#234;ves et du r&#244;le de la sexualit&#233; dans les maladies nerveuses. L'id&#233;e principale de la psychanalyse est qu'il est possible d'&#233;voquer consciemment des id&#233;es, des images, des &#233;v&#233;nements qui ont &#233;t&#233; enfouis dans l'inconscient. L'importance de cette possibilit&#233; provient du fait que le passage &#224; la conscience des &#233;v&#233;nements refoul&#233;s dans l'inconscient supprime les sympt&#244;mes n&#233;vrotiques, processus qui est le fondement de la th&#233;rapie psychanalytique. Le fondement de la psychanalyse, sa d&#233;finition m&#234;me, consiste &#224; d&#233;lier des impressions anciennes dans le cerveau qui ont &#233;t&#233; oubli&#233;es, cach&#233;es, inhib&#233;es, autocensur&#233;es, refoul&#233;es ou bloqu&#233;es, et &#224; les faire r&#233;appara&#238;tre gr&#226;ce &#224; la libre parole qui peut permettre &#224; l'inconscient de s'exprimer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article566&#034;&gt;Qu'est-ce que l'inhibition&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.erudit.org/fr/revues/ms/2004-v20-n10-n10/009330ar/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L'inhibition de l'olfactif chez l'homme&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.liberation.fr/sciences/1999/02/23/l-homme-n-a-jamais-grimpe-aux-arbres-pour-yvette-deloison-l-australopitheque-n-est-pas-notre-ancetre_265690&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L'inhibition de la vie arboricole&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.anthropologieenligne.com/pages/13.1.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L'inhibition de l'inceste&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://classiques.uqac.ca/contemporains/cusson_maurice/controle_social_du_crime/controle_social_du_crime.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L'inhibition du crime&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://la-psychanalyse-encore.fr/La_psychanalyse_encore/LECTURES_files/inhibition-symptome-angoisse-ndl.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Freud dans &#171; Inhibition, sympt&#244;me et angoisse &#187;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1121&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L'inhibition en neurosciences et en psychologie cognitive&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1528&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;R&#244;le de l'inhibition et de l'inconscient, de la logique et de l'absurde, du rationnel et de la fable dans la formation de l'intelligence&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='http://www.matierevolution.fr/[L'inhibition de la peur -&gt; http:/www.matierevolution.org/spip.php?article3391'&gt;La zone olfactive de l'homme laisse en grande partie place &#224; l'intelligence&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.org/spip.php?article2203&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Inhibition et m&#233;moire&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://alexgrzeg.wordpress.com/2014/08/08/2eme-partie-linstinct-de-survie-reaction-comportementale-face-au-danger/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Inhibition et instinct de survie&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3361&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Inhibition alimentaire&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.cairn.info/revue-le-journal-des-psychologues-2007-1-page-40.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Inhibition et &#233;ducation&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://books.google.fr/books?id=HqnLAgAAQBAJ&amp;pg=PT10&amp;lpg=PT10&amp;dq=freud+Inhibition+et+sexualit%C3%A9&amp;source=bl&amp;ots=m8mWkOXNUO&amp;sig=kWK1WPnxMDjhVafX0CrPwmA5K1w&amp;hl=fr&amp;sa=X&amp;ved=0ahUKEwiluuPmnLzSAhXkI8AKHckSBzY4ChDoAQhNMAg#v=onepage&amp;q=freud%20Inhibition%20et%20sexualit%C3%A9&amp;f=false&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Inhibition et sexualit&#233;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.freud-lacan.com/index.php/fr/actualite-des-travaux-de-l-ali-blog/44-categories-fr/site/44-Inhibition_et_procrastination&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Inhibition et procrastination&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://halshs.archives-ouvertes.fr/tel-00971735/document&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Inhibition cognitive&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article23&#034;&gt;L'inhibition de l'inhibition&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.org/spip.php?article2601&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Activation et inhibition dans le ballet dialectique du vivant&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.org/spip.php?article4995&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L'intelligence n'est pas une addition de connaissances de plus en plus pointues, mais une inhibition des messages d'erreur&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://psychologie-cognitive.blogspot.fr/2013/06/le-developpement-du-cerveau-adolescent.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Inhibition et d&#233;veloppement du cerveau adolescent&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://apprendreaeduquer.fr/mieux-connaitre-le-cerveau-pour-mieux-enseigner-45-inhibition-cerebrale-et-sciences/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Inhibition c&#233;r&#233;brale et apprentissage des sciences&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/?p=872&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Notes de lecture d' &#171; Inhibition, sympt&#244;me et angoisse &#187; (Freud)&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://books.google.fr/books?id=xq2Fh4S95z8C&amp;pg=PA14&amp;lpg=PA14&amp;dq=karl+marx+inhibition&amp;source=bl&amp;ots=xyKXrbPo0l&amp;sig=YLpu1gznYr82t8cr1v50LJlincQ&amp;hl=fr&amp;sa=X&amp;ved=0ahUKEwiwk6nqp7zSAhUeOsAKHWfUAL8Q6AEIMDAC#v=onepage&amp;q=karl%20marx%20inhibition&amp;f=false&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Inhibition (in english)&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/archive/luria/works/1932/nature-conflicts/luria-conflicts.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Excitation and Inhibition (in english)&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/archive/vygotsky/works/1925/consciousness.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Consciousness and inhibition of conditional reflex (in english)&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://books.google.fr/books?id=lJ5ubLyVaGYC&amp;printsec=frontcover&amp;dq=inhibition&amp;hl=fr&amp;sa=X&amp;ved=0ahUKEwja4ZmcqLzSAhWLOsAKHf59CvAQ6AEIPTAH#v=onepage&amp;q=inhibition&amp;f=false&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Interference and Inhibition in Cognition (in english)&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://books.google.fr/books?id=psIp_tHwXLgC&amp;printsec=frontcover&amp;dq=inhibition&amp;hl=fr&amp;sa=X&amp;ved=0ahUKEwja4ZmcqLzSAhWLOsAKHf59CvAQ6AEIJzAC#v=onepage&amp;q=inhibition&amp;f=false&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Inhibition et cultures&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/?p=889&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Inhibition et psychanalyse&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.talentdifferent.com/le-deficit-dinhibition-latente-mecanisme-de-la-creativite-1126.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L'inhibition latente&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://psychanalyste-paris.com/Le-Leonard-de-Vinci-de-Freud.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L'inhibition cr&#233;atrice&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article1613&#034;&gt;Diff&#233;rence entre homme et singe : l'inhibition des rythmes de croissance&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://classiques.uqac.ca/classiques/webster_hutton/le_tabou/le_tabou.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Hutton Webster, Le tabou&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://classiques.uqac.ca/classiques/freud_sigmund/totem_tabou/totem_et_tabou_SV.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Sigmund Freud, Totem et tabou&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://classiques.uqac.ca/contemporains/rogel_thierry/sacre_levi_makarius_laura/sacre_levi_makarius_laura_texte.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Laura Levi Makarius, Le sacr&#233; et la violation des interdits&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://classiques.uqac.ca/classiques/freud_sigmund/malaise_civilisation/malaise_civilisation.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Freud, malaise dans la civilisation&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Qu'est-ce que l'inhibition ?</title>
		<link>http://www.matierevolution.fr/spip.php?article566</link>
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		<dc:date>2010-06-25T16:05:47Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Inhibition</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Il est courant de concevoir ce qui inhibe comme un simple blocage du processus actif. C'est ce que l'on pensait autrefois dans bien des domaines, de la m&#233;canique &#224; la psychologie et &#224; la biologie. Les sciences de la nature ont montr&#233; que l'inhibition, la n&#233;gation, la contradiction, ne devaient pas &#234;tre con&#231;ues seulement n&#233;gativement mais positivement, pas seulement comme freinage ou blocage d'une action mais comme moteur de celle-ci, pas seulement destructivement mais constructivement. En (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.matierevolution.fr/spip.php?rubrique9" rel="directory"&gt;Des contradictions dynamiques&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.matierevolution.fr/spip.php?mot294" rel="tag"&gt;Inhibition&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Il est courant de concevoir ce qui inhibe comme un simple blocage du processus actif. C'est ce que l'on pensait autrefois dans bien des domaines, de la m&#233;canique &#224; la psychologie et &#224; la biologie. Les sciences de la nature ont montr&#233; que l'inhibition, la n&#233;gation, la contradiction, ne devaient pas &#234;tre con&#231;ues seulement n&#233;gativement mais positivement, pas seulement comme freinage ou blocage d'une action mais comme moteur de celle-ci, pas seulement destructivement mais constructivement. En effet, inhiber des m&#233;canismes c&#233;r&#233;braux de l'enfance, c'est construire des m&#233;canisme c&#233;r&#233;braux de l'adulte. Par exemple, inhiber des g&#232;nes de l'ADN, c'est mettre en action d'autres g&#232;nes que les pr&#233;c&#233;dents bloquaient. Etc.... L'inhibition est constructive non seulement sur le plan biologique, g&#233;n&#233;tique, neuronal, c&#233;r&#233;bral, mais aussi sur le plan culturel et social comme nous allons tenter de le montrer dans la suite.&lt;/h2&gt;&lt;div class='spip_document_7840 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://www.matierevolution.fr/IMG/jpg/-2537.jpg' width=&#034;236&#034; height=&#034;237&#034; alt='' /&gt;
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&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_7841 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://www.matierevolution.fr/IMG/jpg/-2538.jpg' width=&#034;179&#034; height=&#034;281&#034; alt='' /&gt;
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&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_7842 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://www.matierevolution.fr/IMG/jpg/-2539.jpg' width=&#034;500&#034; height=&#034;500&#034; alt='' /&gt;
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&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_7843 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://www.matierevolution.fr/IMG/jpg/-2540.jpg' width=&#034;314&#034; height=&#034;499&#034; alt='' /&gt;
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&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_7844 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://www.matierevolution.fr/IMG/jpg/-2541.jpg' width=&#034;218&#034; height=&#034;218&#034; alt='' /&gt;
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&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_7845 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://www.matierevolution.fr/IMG/jpg/-2542.jpg' width=&#034;204&#034; height=&#034;320&#034; alt='' /&gt;
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&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_7846 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://www.matierevolution.fr/IMG/gif/-182.gif' width=&#034;196&#034; height=&#034;303&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_7847 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://www.matierevolution.fr/IMG/jpg/-2543.jpg' width=&#034;204&#034; height=&#034;289&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_7848 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://www.matierevolution.fr/IMG/jpg/-2544.jpg' width=&#034;400&#034; height=&#034;213&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
QU'EST-CE QUE L'INHIBITION ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans tous les domaines des sciences, lorsqu'on trouve qu'un processus a &#233;t&#233; bloqu&#233; sans &#234;tre d&#233;truit et qu'il peut &#234;tre ensuite r&#233;activ&#233;, on dit qu'il est inhib&#233;. Il ne fonctionne plus mais pourrait &#234;tre r&#233;activ&#233;. G&#233;n&#233;ralement il l'est lorsque le processus bloquant est lui-m&#234;me bloqu&#233;. C'est l'inhibition de l'inhibition qui active. Ces actions n&#233;gatives agissant en cascades de r&#233;troaction produisent un tout autre univers que l'aurait fait un monde fond&#233; sur des actions directes. Et notamment elles produisent de la nouveaut&#233; structurelle et des changements brutaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En chimie, un inhibiteur est un compos&#233; (en g&#233;n&#233;ral une mol&#233;cule) dont l'action est d'inhiber (c'est-&#224;-dire de ralentir ou d'arr&#234;ter) une r&#233;action chimique, c'est-&#224;-dire qu'il agit de mani&#232;re plus ou moins importante sur la vitesse de r&#233;action (facteur cin&#233;tique). On peut le qualifier de contraire d'un catalyseur. On pourra noter qu'un inhibiteur peut &#234;tre lui-m&#234;me le produit de la r&#233;action qu'il inhibe (on parle alors de r&#233;action auto-inhibitrice).&lt;br class='autobr' /&gt;
En biochimie, un inhibiteur est une substance qui diminue la vitesse d'une r&#233;action catalys&#233;e par une enzyme. En se liant sur une enzyme, un inhibiteur peut emp&#234;cher la fixation du substrat sur le site actif, ou provoquer une d&#233;formation de l'enzyme qui rend celle-ci inactive (inhibiteur allost&#233;rique). L'inhibition des enzymes joue un r&#244;le important dans le contr&#244;le des m&#233;canismes biologiques, et notamment dans la r&#233;gulation des voies m&#233;taboliques. En enzymologie, les inhibiteurs sont tr&#232;s utilis&#233;s pour d&#233;terminer le m&#233;canisme d'action d'une enzyme. Des applications existent dans de nombreux autres domaines : beaucoup de m&#233;dicaments, pesticides ou insecticides sont des inhibiteurs enzymatiques.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'affinit&#233; d'un inhibiteur pour une enzyme est donn&#233;e par la constante d'inhibition Ki, qui repr&#233;sente la concentration en inhibiteur pour laquelle la moiti&#233; des sites enzymatiques sont occup&#233;s. Ainsi, l'affinit&#233; d'un inhibiteur est d'autant plus grande que le Ki est petit. Cette constante d'inhibition, exprim&#233;e en mole par litre correspond aussi &#224; la constante de dissociation du complexe enzyme-inhibiteur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;tro inhibition se produit lors d'une r&#233;action enzymatique. Si le produit final s'accumule, il va exercer une r&#233;gulation n&#233;gative sur une enzyme allost&#233;rique de sa voie de biosynth&#232;se.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;L'inhibition latente, un processus du cerveau&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'Inhibition Latente est le processus de cognition (cognitif) qui permet aux individus que nous sommes de traiter les stimuli, les informations que nous renvoie l'ext&#233;rieur : de les trier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est un processus inconscient, sauf chez une personne pr&#233;sentant un d&#233;ficit d'inhibition latente, qui effectuera le tri &#034;manuellement&#034; dans les d&#233;tails de la vie quotidienne, mais d'une mani&#232;re tout aussi inconsciente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par exemple, si nous entrons dans un endroit, son odeur va nous marquer, puis semblera dispara&#238;tre. Le cerveau a enregistr&#233; l'information, l'a rang&#233;e dans la cat&#233;gorie &#034;pas utile&#034; et la met de c&#244;t&#233; ! La m&#234;me chose se passe pour les bruits : le tic-tac d'une horloge peut nous agacer, puis il semble dispara&#238;tre, se fondre dans le d&#233;cor : c'est l'inhibition latente qui a &#339;uvr&#233; et a class&#233; cette information comme n'&#233;tant pas importante et l'a mise de c&#244;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est l'inhibition latente qui fait que notre cerveau op&#232;re un tri dans toutes les informations re&#231;ues, qu'elles soient visuelles, auditives ou tactiles, et nous rend conscients de ce qui est jug&#233; utile et pertinent, en enlevant les bruits, images et sensations &#034; de fond &#034;. L'inhibition latente effectue une sorte de &#034;tri automatique&#034; afin que nous ne soyons pas submerg&#233;s par toutes ces informations et que nous puissions nous concentrer sur l'essentiel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2001, les &#233;quipes de recherches de Harvard et de Toronto, conduites par Shelley Carson et Daniel Higgins ont pu d&#233;montrer, suite de nombreux tests que le d&#233;ficit de l'inhibition latente en ouvrant grand les portes des perceptions aux cerveaux, lie le g&#233;nie et la folie&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;L'inhibition (re)d&#233;couverte
&lt;p&gt;GILLES MARCHAND&lt;/p&gt;
&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;De nombreuses disciplines, comme les neurosciences ou la psychologie cognitive, &#233;tudient dor&#233;navant l'inhibition en tant que m&#233;canisme actif et objet scientifique &#224; part enti&#232;re. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; L'attention, c'est la prise en compte par l'esprit, sous une forme claire et pr&#233;cise, d'un seul objet ou d'une seule suite d'id&#233;es parmi plusieurs possibles [...]. Cette facult&#233; n&#233;cessite que l'on renonce &#224; certaines choses pour s'occuper efficacement des autres. &#187; Cette conception, que l'on doit au psychologue William James, date de la fin du xixe si&#232;cle, p&#233;riode qui voit les d&#233;buts de l'int&#233;r&#234;t que les scientifiques vont porter &#224; l'inhibition. &lt;br class='autobr' /&gt;
Les chercheurs en neurophysiologie en particulier vont se pr&#233;occuper de cette notion, et d&#233;couvrir peu &#224; peu son r&#244;le central dans le fonctionnement du syst&#232;me nerveux central : &#171; L'inhibition n'&#233;tait plus une simple absence d'excitation mais bien un processus actif de suppression d'une action excitatrice &#187;, comme le rappelle Christophe Boujon. Ce chercheur vient de coordonner un ouvrage, L'Inhibition. Au carrefour des neurosciences et des sciences de la cognition (1), qui confronte les diff&#233;rentes approches sur le sujet au sein de domaines vari&#233;s et compl&#233;mentaires : les neurosciences, la psychologie cognitive, la neurophysiologie ou la neuropsychologie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deux remarques viennent &#224; la lecture de ces articles : d'une part, les m&#233;canismes de l'inhibition ont gagn&#233; r&#233;cemment une place de choix dans la recherche, tant ses liens avec l'attention, la perception, l'intelligence, la m&#233;moire et l'apprentissage sont forts. D'autre part, le concept d'inhibition &#233;tant commun &#224; de nombreuses disciplines - l'inhibition &#233;tant observ&#233;e &#224; plusieurs niveaux du syst&#232;me nerveux, des neurones au comportement-, il est tr&#232;s difficile d'en d&#233;gager une conception unique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deux syst&#232;mes inhibiteurs&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour C. Boujon et Karen Lemoine, dans le domaine de la psychologie cognitive exp&#233;rimentale, l'inhibition a longtemps &#233;t&#233; &#233;tudi&#233;e davantage sous l'angle des cons&#233;quences de son absence que sous celui des b&#233;n&#233;fices qu'elle pouvait induire. Ce n'est qu'avec la naissance de la psychologie cognitive au d&#233;but des ann&#233;es 60 qu'elle va &#234;tre consid&#233;r&#233;e en tant que m&#233;canisme actif, &#224; part enti&#232;re. Selon ces deux chercheurs, &#171; l'inhibition intervient dans tout contexte ou situation nouvelle qui n&#233;cessite de l'attention. Comme l'attention, elle est plus lente &#224; se mettre en place que les automatismes et la r&#233;cup&#233;ration des connaissances m&#233;moris&#233;es &#187;. Elle permet avant tout de ne pas tenir compte, momentan&#233;ment, d'&#233;l&#233;ments de la situation qui ne sont pas n&#233;cessaires pour r&#233;aliser une action, un comportement. Les deux chercheurs soulignent que &#171; ce m&#233;canisme est utile dans le sens o&#249; il permet de rendre disponibles et efficaces les processus d'analyse et de r&#233;ponse des &#233;l&#233;ments pertinents &#187;. En bref, l'inhibition permet d'ignorer les informations parasites et de se centrer sur celles qui sont n&#233;cessaires pour agir, penser, etc. Elle agit comme un filtre, par exemple lors de la conduite automobile : lorsque je conduis, je ne peux pr&#234;ter attention &#224; tout ce qui m'entoure, comme le bruit des Klaxon, ou la devanture d'un magasin devant lequel je passe ; le processus d'inhibition va me permettre de me concentrer sur ce qui est r&#233;ellement n&#233;cessaire, comme la vitesse des autres voitures, les panneaux de signalisation, etc. Des recherches r&#233;centes se centrent sur l'hypoth&#232;se de la pr&#233;sence de deux syst&#232;mes inhibiteurs, l'un d&#233;volu &#224; l'identit&#233; de l'information (qu'est-ce ?), l'autre &#224; sa localisation (o&#249; est-ce ?).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un des principaux int&#233;r&#234;ts de cet ouvrage collectif est de faire le point sur le r&#244;le de l'inhibition dans le vieillissement cognitif normal, ou dans des pathologies comme la schizophr&#233;nie. Dans le premier cas, un champ d'&#233;tudes tente de comprendre si les changements cognitifs li&#233;s &#224; l'&#226;ge sont dus &#224; la m&#233;moire de travail, m&#233;moire qui permet la r&#233;tention temporaire de plusieurs informations et leur utilisation pour comprendre, raisonner, apprendre. Plus pr&#233;cis&#233;ment, ce sont les processus d'inhibition de l'information non-pertinente qui seraient d&#233;ficitaires chez les personnes &#226;g&#233;es. Et si l'efficacit&#233; de ces processus est diminu&#233;e, les contenus de la m&#233;moire de travail sont affect&#233;s, et donc plus g&#233;n&#233;ralement la capacit&#233; &#224; retenir des informations, &#224; m&#233;moriser. De nombreuses &#233;tudes ont effectivement mis &#224; jour une atteinte des processus attentionnels d'inhibition chez les personnes &#226;g&#233;es, dans de nombreuses situations comme l'exploration visuelle ou la compr&#233;hension du langage, avec pour cons&#233;quences une plus grande dispersion de l'attention et des difficult&#233;s plus grandes &#224; m&#233;moriser et &#224; comprendre.&lt;br class='autobr' /&gt;
La neurophysiologie apporte des donn&#233;es pr&#233;cieuses dans la compr&#233;hension de la schizophr&#233;nie, relatives notamment aux capacit&#233;s inhibitrices, comme le pr&#233;sente l'article &#171; Inhibition, interf&#233;rence et schizophr&#233;nie : apports des enregistrements &#233;lectrophysiologiques &#187;(2). L'enregistrement de PEC (potentiels &#233;voqu&#233;s cognitifs) indique une baisse assez constante de l'amplitude d'un certain type d'ondes, qui conforte l'id&#233;e d'un trouble attentionnel dans la schizophr&#233;nie. Les malades auraient des difficult&#233;s &#224; effectuer un &#171; filtrage attentionnel &#187;, c'est-&#224;-dire &#224; accorder, dans une situation donn&#233;e, la priorit&#233; aux informations pertinentes. Toutes seraient en quelque sorte mises sur le m&#234;me plan pour le schizophr&#232;ne, et de ce fait, une moindre quantit&#233; d'informations pourrait &#234;tre trait&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Inhiber pour d&#233;cider&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un autre ouvrage r&#233;cent s'est int&#233;ress&#233; &#224; l'inhibition (3). Dans un chapitre intitul&#233; &#171; Je pense donc j'inhibe &#187;, Alain Berthoz (qui dirige le laboratoire de physiologie de la perception et de l'action au CNRS/Coll&#232;ge de France) expose le rapport qui existe entre la d&#233;cision et l'inhibition. Car d&#233;cider, c'est aussi d&#233;cider de ne pas faire : &#171; Nous disposons d'un r&#233;pertoire d'actions constitu&#233; &#224; la fois par le bagage g&#233;n&#233;tique de notre esp&#232;ce et par les apprentissages acquis au cours de notre vie. D&#233;clencher une action, c'est donc en inhiber beaucoup d'autres. C'est aussi toujours faire un choix entre une action et son contraire. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il rappelle &#233;galement que l'homme, naturellement, serait sans cesse &#224; la recherche de nouveaut&#233;. Une structure c&#233;r&#233;brale, l'hippocampe, serait un &#171; d&#233;tecteur de nouveaut&#233; &#187;. Mais lorsque l'individu est en train de prendre une d&#233;cision, l'apparition d'un &#233;v&#233;nement nouveau peut le distraire, et donc parasiter le processus de d&#233;cision. Il est donc n&#233;cessaire d'inhiber la r&#233;action d'orientation vers le nouveau stimulus, quel qu'il soit (personne, objet ou pens&#233;e) pour pouvoir d&#233;cider.&lt;br class='autobr' /&gt;
Tout le propos d'A. Berthoz vise &#224; faire comprendre le processus de d&#233;cision, qui n'est pas seulement la mise en oeuvre d'une r&#233;ponse, que ce soit un comportement moteur simple - fuir, capturer, s'immobiliser - ou encore, &#224; l'autre extr&#234;me comportemental, un choix cognitif comme celui d'un placement boursier dans une start-up. La d&#233;cision n&#233;cessite &#233;galement de supprimer de mani&#232;re s&#233;lective les solutions qui ne sont pas en ad&#233;quation avec le but, le contexte et l'exp&#233;rience pass&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La complexit&#233; des capacit&#233;s du cerveau humain, notamment dans le cadre des processus de d&#233;cision, pourrait provenir en particulier &#171; des m&#233;canismes inhibiteurs tr&#232;s vari&#233;s et complexes offrant une richesse extraordinaire de possibilit&#233;s, encore pour la plupart inconnues, mais que les neurosciences int&#233;gratives vont r&#233;v&#233;ler &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;NOTES&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1 &lt;br class='autobr' /&gt;
C. Boujon (dir.), L'Inhibition. Au carrefour des neurosciences et des sciences de la cognition, Solal, &#171; Neurosciences cognitives &#187;, 2002.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2 &lt;br class='autobr' /&gt;
De J. Grapperon et D.-C. Morin in C. Boujon (dir.), L'Inhibition. Au carrefour des neurosciences et des sciences de la cognition, op. cit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3 &lt;br class='autobr' /&gt;
A. Berthoz, La D&#233;cision, Odile Jacob, 2003.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; L'humanit&#233; peut &#234;tre con&#231;ue comme un produit de l'inhibition : inhibition partielle de l'odorat d&#233;veloppant des zones d'intelligence, inhibition temporaire du d&#233;sir sexuel permettant le vie en soci&#233;t&#233;, inhibition de la vie arboricole permettant le d&#233;veloppement des capacit&#233;s de la main et celle du cerveau li&#233;e &#224; elle, inhibitions des instincts agressifs, de la violence, du crime, du cannibalisme, de l'inceste, de la chasse de certains animaux, de la violence contre d'autres humains (au moins au sein d'un cercle d&#233;fini), du vol, de l'abandon des vieux et des malades, inhibition individuelle, sexuelle, sociale, collective, culturelle, &#233;ducative&#8230; Et aussi inhibition des peurs individuelles et collectives organis&#233;e par des pratiques collectives, notamment l'inhumation des morts...&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Nous pouvons contenir nos tendances, nos habitudes, nos instincts m&#234;me et en arr&#234;ter le d&#233;veloppement par un acte d'inhibition. &#187;&lt;/i&gt; &#233;crit Durkheim, &#201;mile dans &#171; Les r&#232;gles de la m&#233;thode sociologique &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Selon Freud, la civilisation commence par l'inhibition m&#233;thodiques des instincts primaires. On peut distinguer deux modes principaux d'organisation instinctuelle : a) l'inhibition de la sexualit&#233; permettant des relations collectives durables et susceptibles de s'&#233;tendre ; b) l'inhibition des instincts de destruction, conduisant &#224; la domination sur l'homme et sur la nature, &#224; la morale individuelle et sociale&#8230; L'inhibition met l'instinct de mort au service des instincts de vie. &#187;&lt;/i&gt; &#233;crit Herbert Marcuse dans &#171; Eros et civilisation &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;L'inhibition psychanalytique : inhiber pour &#233;viter momentan&#233;ment de souffrir&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'inhibition de la conscience ou refoulement est un m&#233;canisme g&#233;n&#233;ral de fonctionnement du cerveau humain qui est l'une des principales d&#233;couvertes de Freud, au m&#234;me niveau que ses apports dans les domaines de la sexualit&#233; infantile, de la signification des r&#234;ves et du r&#244;le de la sexualit&#233; dans les maladies nerveuses. L'id&#233;e principale de la psychanalyse est qu'il est possible d'&#233;voquer consciemment des id&#233;es, des images, des &#233;v&#233;nements qui ont &#233;t&#233; enfouis dans l'inconscient. L'importance de cette possibilit&#233; provient du fait que le passage &#224; la conscience des &#233;v&#233;nements refoul&#233;s dans l'inconscient supprime les sympt&#244;mes n&#233;vrotiques, processus qui est le fondement de la th&#233;rapie psychanalytique. Le fondement de la psychanalyse, sa d&#233;finition m&#234;me, consiste &#224; d&#233;lier des impressions anciennes dans le cerveau qui ont &#233;t&#233; oubli&#233;es, cach&#233;es, inhib&#233;es, autocensur&#233;es, refoul&#233;es ou bloqu&#233;es, et &#224; les faire r&#233;appara&#238;tre gr&#226;ce &#224; la libre parole qui peut permettre &#224; l'inconscient de s'exprimer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.erudit.org/fr/revues/ms/2004-v20-n10-n10/009330ar/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L'inhibition de l'olfactif chez l'homme&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.liberation.fr/sciences/1999/02/23/l-homme-n-a-jamais-grimpe-aux-arbres-pour-yvette-deloison-l-australopitheque-n-est-pas-notre-ancetre_265690&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L'inhibition de la vie arboricole&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.anthropologieenligne.com/pages/13.1.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L'inhibition de l'inceste&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://classiques.uqac.ca/contemporains/cusson_maurice/controle_social_du_crime/controle_social_du_crime.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L'inhibition du crime&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://la-psychanalyse-encore.fr/La_psychanalyse_encore/LECTURES_files/inhibition-symptome-angoisse-ndl.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Freud dans &#171; Inhibition, sympt&#244;me et angoisse &#187;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1121&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L'inhibition en neurosciences et en psychologie cognitive&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1528&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;R&#244;le de l'inhibition et de l'inconscient, de la logique et de l'absurde, du rationnel et de la fable dans la formation de l'intelligence&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='http://www.matierevolution.fr/[L'inhibition de la peur -&gt; http:/www.matierevolution.org/spip.php?article3391'&gt;La zone olfactive de l'homme laisse en grande partie place &#224; l'intelligence&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.org/spip.php?article2203&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Inhibition et m&#233;moire&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://alexgrzeg.wordpress.com/2014/08/08/2eme-partie-linstinct-de-survie-reaction-comportementale-face-au-danger/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Inhibition et instinct de survie&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3361&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Inhibition alimentaire&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.cairn.info/revue-le-journal-des-psychologues-2007-1-page-40.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Inhibition et &#233;ducation&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://books.google.fr/books?id=HqnLAgAAQBAJ&amp;pg=PT10&amp;lpg=PT10&amp;dq=freud+Inhibition+et+sexualit%C3%A9&amp;source=bl&amp;ots=m8mWkOXNUO&amp;sig=kWK1WPnxMDjhVafX0CrPwmA5K1w&amp;hl=fr&amp;sa=X&amp;ved=0ahUKEwiluuPmnLzSAhXkI8AKHckSBzY4ChDoAQhNMAg#v=onepage&amp;q=freud%20Inhibition%20et%20sexualit%C3%A9&amp;f=false&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Inhibition et sexualit&#233;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.freud-lacan.com/index.php/fr/actualite-des-travaux-de-l-ali-blog/44-categories-fr/site/44-Inhibition_et_procrastination&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Inhibition et procrastination&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://halshs.archives-ouvertes.fr/tel-00971735/document&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Inhibition cognitive&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article23&#034;&gt;L'inhibition de l'inhibition&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.org/spip.php?article2601&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Activation et inhibition dans le ballet dialectique du vivant&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.org/spip.php?article4995&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L'intelligence n'est pas une addition de connaissances de plus en plus pointues, mais une inhibition des messages d'erreur&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://psychologie-cognitive.blogspot.fr/2013/06/le-developpement-du-cerveau-adolescent.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Inhibition et d&#233;veloppement du cerveau adolescent&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://apprendreaeduquer.fr/mieux-connaitre-le-cerveau-pour-mieux-enseigner-45-inhibition-cerebrale-et-sciences/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Inhibition c&#233;r&#233;brale et apprentissage des sciences&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/?p=872&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Notes de lecture d' &#171; Inhibition, sympt&#244;me et angoisse &#187; (Freud)&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://books.google.fr/books?id=xq2Fh4S95z8C&amp;pg=PA14&amp;lpg=PA14&amp;dq=karl+marx+inhibition&amp;source=bl&amp;ots=xyKXrbPo0l&amp;sig=YLpu1gznYr82t8cr1v50LJlincQ&amp;hl=fr&amp;sa=X&amp;ved=0ahUKEwiwk6nqp7zSAhUeOsAKHWfUAL8Q6AEIMDAC#v=onepage&amp;q=karl%20marx%20inhibition&amp;f=false&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Inhibition (in english)&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/archive/luria/works/1932/nature-conflicts/luria-conflicts.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Excitation and Inhibition (in english)&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/archive/vygotsky/works/1925/consciousness.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Consciousness and inhibition of conditional reflex (in english)&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://books.google.fr/books?id=lJ5ubLyVaGYC&amp;printsec=frontcover&amp;dq=inhibition&amp;hl=fr&amp;sa=X&amp;ved=0ahUKEwja4ZmcqLzSAhWLOsAKHf59CvAQ6AEIPTAH#v=onepage&amp;q=inhibition&amp;f=false&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Interference and Inhibition in Cognition (in english)&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://books.google.fr/books?id=psIp_tHwXLgC&amp;printsec=frontcover&amp;dq=inhibition&amp;hl=fr&amp;sa=X&amp;ved=0ahUKEwja4ZmcqLzSAhWLOsAKHf59CvAQ6AEIJzAC#v=onepage&amp;q=inhibition&amp;f=false&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Inhibition et cultures&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.talentdifferent.com/le-deficit-dinhibition-latente-mecanisme-de-la-creativite-1126.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L'inhibition latente&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://psychanalyste-paris.com/Le-Leonard-de-Vinci-de-Freud.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L'inhibition cr&#233;atrice&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/?p=889&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Inhibition et psychanalyse&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article1613&#034;&gt;Diff&#233;rence entre homme et singe : l'inhibition des rythmes de croissance&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article1613&#034;&gt;Ce que les singes nous apprennent sur la &#034;nature humaine&#034;....&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'inhibition de l'inhibition</title>
		<link>http://www.matierevolution.fr/spip.php?article23</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.matierevolution.fr/spip.php?article23</guid>
		<dc:date>2010-05-15T05:31:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Inhibition</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Site : Mati&#232;re et r&#233;volution &lt;br class='autobr' /&gt;
Contribution au d&#233;bat sur la philosophie dialectique du mode de formation et de transformation de la mati&#232;re, de la vie, de l'homme et de la soci&#233;t&#233; &lt;br class='autobr' /&gt;
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L'ABC de la dialectique &lt;br class='autobr' /&gt;
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La mort n'est (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Site : Mati&#232;re et r&#233;volution&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Contribution au d&#233;bat sur la philosophie dialectique &lt;br class='autobr' /&gt;
du mode de formation et de transformation &lt;br class='autobr' /&gt;
de la mati&#232;re, de la vie, de l'homme et de la soci&#233;t&#233;&lt;/p&gt;
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&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article88&#034;&gt;Sommaire du site&lt;/a&gt; &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article1&#034;&gt;Pourquoi ce site ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A lire :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article485&#034;&gt;L'ABC de la dialectique&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?rubrique15&#034;&gt;&lt;strong&gt;Dialectique naturelle et sociale&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article35&#034;&gt;&lt;strong&gt;Introduction &#224; la dialectique de la nature&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article33&#034;&gt;&lt;strong&gt;Dialectique et m&#233;taphysique&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?rubrique9&#034;&gt;&lt;strong&gt;Contradictions dynamiques&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
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&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La mort n'est pas le seul m&#233;canisme de n&#233;gation qui dirige l'ensemble du processus du vivant. Celui qui englobe le ph&#233;nom&#232;ne tout entier, que ce soit la mort ou la vie, c'est l'inhibition. Ce ph&#233;nom&#232;ne suppose qu'une propri&#233;t&#233; soit momentan&#233;ment inactiv&#233;e sans &#234;tre d&#233;finitivement d&#233;truite. C'est la biochimie des mol&#233;cules qui produit ce ph&#233;nom&#232;ne par attachement des mol&#233;cules. Une mol&#233;cule poss&#232;de une propri&#233;t&#233; mais celle-ci est perdue quand une mol&#233;cule se fixe sur un de se r&#233;cepteurs. Cette liaison est produite par une attraction des contraires &#8211; souvent par liaisons &#233;lectriques d'ions ou par m&#233;canisme clef-serrure. La propri&#233;t&#233; de la mol&#233;cule de d&#233;part, inhib&#233;e par cette liaison, peut &#234;tre r&#233;activ&#233;e si une nouvelle mol&#233;cule vient se fixes sur la mol&#233;cule inhibitrice. Ce ph&#233;nom&#232;ne d' &#171; accroche-d&#233;croche &#187; entre deux contraires, que l'on retrouve aussi bien dans le vide, dans la mati&#232;re ou au sein du vivant, c'est l'inhibition de l'inhibition.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout le m&#233;canisme du vivant et de construction de l'homme est le produit d'une inhibition de l'inhibition, d'une double n&#233;gation, ainsi que l'expose le biologiste &lt;strong&gt;Henri Atlan&lt;/strong&gt; dans &#171; La fin du tout-g&#233;n&#233;tique &#187; : &#171; &lt;i&gt;Apparaissent des processus d'auto-organisation de la mati&#232;re (...) que Prigogine et Nicolis adaptaient &#224; la thermodynamique en les rebaptisant ''ordre par fluctuations''. ( ..) Les erreurs aboutissent &#224; une prot&#233;ine dont la structure n'est pas une reproduction &#224; l'identique de l'ADN (...) source de l'augmentation progressive de la diversit&#233; et de la complexit&#233; des &#234;tres vivants. (...) La cr&#233;ation par le bruit de complexit&#233; fonctionnelle &#8211; c'est-&#224;-dire signifiante &#8211; fonctionne &#224; la fa&#231;on d'une double n&#233;gation. &#187; &lt;/i&gt;Dans le syst&#232;me nerveux et dans le cerveau, les m&#234;mes types de m&#233;canismes sont &#224; l'&#339;uvre. &lt;strong&gt;Jean-Pierre Changeux&lt;/strong&gt; les d&#233;crit ainsi dans &#171; L'homme neuronal &#187; : &#171; &lt;i&gt;Singer (1979) a suivi la propagation des impulsions &#233;lectriques du nerf optique au cortex visuel via le thalamus (...) Si, au moment o&#249; elles passent, on stimule la formation r&#233;ticul&#233;e, la travers&#233;e des signaux jusqu'au cortex est facilit&#233;e de mani&#232;re spectaculaire (...) L'amplitude de la r&#233;ponse &#233;lectrique au niveau du cortex augmente. Cette augmentation correspond &#224; la lev&#233;e d'une inhibition intrins&#232;que qui, lors du repos, met le r&#233;gime du canal au niveau le plus bas. L'ac&#233;tylcholine sert de neurotransmetteur. Elle inhibe une inhibition, donc, elle active. Le noyau de la formation r&#233;ticul&#233;e qui la contient agit comme r&#233;gulateur du canal visuel. &#187; &lt;br /&gt;
&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;
La construction d'un cerveau s'est r&#233;v&#233;l&#233;e d'une simplicit&#233; incroyable&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Le cerveau du nouveau-n&#233; conna&#238;t un d&#233;veloppement explosif de r&#233;seaux (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, fond&#233;e sur le m&#233;canisme de base de la biochimie de la vie : sur l'inhibition&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;D&#232;s notre naissance, nous survivons gr&#226;ce &#224; une inhibition. Une hormone (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, et l'inhibition de l'inhibition, c'est-&#224;-dire la n&#233;gation et la n&#233;gation de la n&#233;gation&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Dans la dialectique de Hegel, comme dans la version de Marx, la n&#233;gation de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. C'est cette notion dialectique&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Karl Marx explique dans &#171; Les manuscrits de 1844 &#8211;Critique de la dialectique (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; qui explique la production comme le fonctionnement d'un cerveau&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Prenons un seul exemple, fondamental pour l'homme : celui du cortex. Dans le (&#8230;)&#034; id=&#034;nh5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Ce n'est ni un marxiste ni un h&#233;g&#233;lien qui l'affirme mais l'immunologue &lt;strong&gt;Jean-Claude Ameisen &lt;/strong&gt;dans son ouvrage &#171; La sculpture du vivant &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Une cellule vivante est une cellule qui a r&#233;ussi, jour apr&#232;s jour, &#224; (&#8230;)&#034; id=&#034;nh6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Le vivant, tout entier, est fond&#233; sur de tels m&#233;canismes : inhibition, puis activation par inhibition de l'inhibition. Et tout d'abord au sein de la g&#233;n&#233;tique. Dans la mol&#233;cule ADN, les g&#232;nes sont initialement inhib&#233;s. L'ADN est une mol&#233;cule inactive. Les g&#232;nes ne sont activ&#233;s que par interaction avec une prot&#233;ine qui se fixe sur une partie du g&#232;ne inhibiteur. L'inhibiteur est lui-m&#234;me inhib&#233; si le g&#232;ne est activ&#233;. Le m&#233;canisme ne s'arr&#234;te pas l&#224; puisqu'il existe d'autres mol&#233;cules qui inhibent l'action activatrice de la prot&#233;ine, et ainsi de suite&#8230; Enfin, la prot&#233;ine activatrice est elle-m&#234;me produite par un g&#232;ne qui est inhib&#233;, doit &#234;tre activ&#233; par inhibition de l'inhibiteur et ainsi de suite, en cascade de r&#233;troactions. Certaines autres prot&#233;ines sont des facteurs de transcription, c'est-&#224;-dire qu'ils modifient le fonctionnement du g&#232;ne et, du coup, la quantit&#233; de prot&#233;ines produites. La production de ces facteurs de transcription peut elle-m&#234;me &#234;tre inhib&#233;e, etc&#8230; Prenons un m&#233;canisme du vivant, l'immunologie par exemple. Les lymphocytes T inhibent le &#171; non-soi &#187;, c'est-&#224;-dire les mol&#233;cules consid&#233;r&#233;es comme &#233;trang&#232;res. Mais les lymphocytes T r&#233;gulateurs inhibent les lymphocytes T. La production ou l'action des lymphocytes T r&#233;gulateurs peuvent aussi &#234;tre inhib&#233;es, etc&#8230; L'action du vivant est une n&#233;gation de la n&#233;gation. G&#232;nes et prot&#233;ines ne cessent de s'inhiber et de se d&#233;sinhiber mutuellement, permettant &#224; un m&#234;me ADN de produire les diverses cellules du corps. La n&#233;gation se transforme en positif. Positif et n&#233;gatif sont ins&#233;parables. Ils se recombinent sans cesse et fondent de nouvelles structures, selon un processus dialectique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourquoi l'inhibition du vivant serait-elle une n&#233;gation dialectique&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb7&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; La seule chose n&#233;cessaire pour obtenir la progression scientifique (...) (&#8230;)&#034; id=&#034;nh7&#034;&gt;7&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, plut&#244;t que celle de l'ancienne logique formelle&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb8&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;La logique formelle repose sur des postulats comme &#171; le tout est &#233;gal &#224; la (&#8230;)&#034; id=&#034;nh8&#034;&gt;8&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; ? La n&#233;gation dialectique ne supprime pas la contradiction, mais masque momentan&#233;ment son existence. Dans la n&#233;gation formelle, &#224; l'inverse, les contraires se suppriment imm&#233;diatement et d&#233;finitivement. Si, dans la g&#233;n&#233;tique, l'inhibition semble dialectique puisque les contraires se combinent, qu'en est-il du suicide cellulaire, l'apoptose, qui provoque la mort de la cellule ? Le m&#233;canisme d'apoptose n'est pas celui de la mort brutale et d&#233;finitive. C'est un combat permanent au sein de la cellule entre mol&#233;cules, prot&#233;ines et g&#232;nes de la vie et de la mort, se combattant et s'inhibant mutuellement, gagnant ou perdant des zones, s'appuyant pour cela sur des messages des autres cellules. Tant que la cellule est dite vivante, elle n'est pas exclusivement vivante ou exclusivement morte, r&#233;pondant &#224; la logique du &#171; oui ou non exclusifs &#187;. Elle r&#233;pond plut&#244;t &#224; la dialectique qui suppose le &#171; oui et non &#187;. En effet, la cellule vivante est un processus dynamique de combat int&#233;rieur permanent entre les g&#232;nes et les prot&#233;ines de vie et les g&#232;nes et les prot&#233;ines de mort. C'est cet &#233;quilibre sur le fil du rasoir que l'absence des messages ext&#233;rieurs, mol&#233;cules-signaux des autres cellules indispensables &#224; la survie, peut facilement d&#233;stabiliser, menant &#224; l'apoptose. La cellule vivante est sans cesse entre la vie et la mort. Elle est &#171; la vie et la mort &#187; et pas &#171; la vie ou la mort &#187;. Comme la mati&#232;re est sans cesse entre la mati&#232;re et le vide et pas &#171; la mati&#232;re ou le vide &#187; (ou exclusif). Une esp&#232;ce vivante est sans cesse entre la conservation de l'esp&#232;ce et sa transformation, toujours sur le fil et d&#233;stabilisable en cas de changement brutal des conditions ext&#233;rieures. On peut bel et bien parler de dialectique du vivant, comme de dialectique de la mati&#232;re. Dans &#171; Le vivant &#187;, le biologiste &lt;strong&gt;Fran&#231;ois Dagognet&lt;/strong&gt; affirme : &lt;i&gt;&#171; On n'en finirait pas, d'examiner les paradoxes ou les propri&#233;t&#233;s antinomiques qui conviennent au corps, &#233;nigme majeure. &#187; &lt;br /&gt;
&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;
On retrouve dans les m&#233;canismes particulaires, atomiques et mol&#233;culaires la notion d'inhibition de l'inhibition comme mod&#232;le de l'action. Par exemple, la mise en commun d'un &#233;lectron permet de lier deux atomes et de former ainsi une structure durable : la mol&#233;cule. Une autre liaison avec l'un des atomes va lib&#233;rer l'atome de sa liaison. Il en va de m&#234;me pour deux mol&#233;cules. Une autre liaison permettra d'inhiber cette propri&#233;t&#233;. La particule elle-m&#234;me est fond&#233;e sur cette inhibition de l'inhibition. En effet, la particule isol&#233;e est en interaction avec le vide. Elle se lie &#224; des particules et antiparticules virtuelles. Si elle se lie &#224; une antiparticule, elle forme un boson et rend son boson de Higgs qui va se fixer sur une particule virtuelle voisine. L'ensemble particule et boson virtuel a donn&#233; un nouvel ensemble particule et boson virtuel mais les individus qui y participent ont chang&#233;. Le m&#233;canisme de ce changement est l'accroche entre particule et antiparticule au sein d'un boson. L'approche d'une particule a cass&#233; cette attache pour fonder une autre attache. L'action de rapprochement est une n&#233;gation, la cassure d'une liaison avant formation d'une liaison du m&#234;me type. Chaque structure est contradictoire. La lumi&#232;re l'est &#233;galement puisque le photon est un couplage entre particule et antiparticule virtuels. C'est dire &#224; quel point la dialectique n'est pas &#233;trang&#232;re &#224; la physique. C'est ce qu'explique le physicien &lt;strong&gt;Ilya Prigogine &lt;/strong&gt;et la philosophe &lt;strong&gt;Isabelle Stengers &lt;/strong&gt;dans &#171; Order out of chaos &#187; (l'ordre issu du d&#233;sordre) : &lt;i&gt;&#171; Jusqu'&#224; un certain point, on peut trouver une analogie entre le conflit entre la physique newtonienne et les nouvelles id&#233;es en physique et celles qui sont issues du mat&#233;rialisme dialectique. L'id&#233;e d'une histoire de la nature partie int&#233;grante du mat&#233;rialisme fut d&#233;velopp&#233;e par Marx, puis plus en d&#233;tails par Engels. Des d&#233;veloppements contemporains en physique, la d&#233;couverte du r&#244;le constructif jou&#233; par l'irr&#233;versibilit&#233;, ont fait r&#233;appara&#238;tre dans les sciences naturelles une question qui avait &#233;t&#233; pos&#233;e par les mat&#233;rialistes. Pour eux, comprendre la nature signifiait expliquer comment elle &#233;tait capable de produire l'homme et ses soci&#233;t&#233;s. De plus, au moment o&#249; Engels &#233;crivait sa &#171; Dialectique de la nature &#187;, les sciences physiques semblaient rejeter les conceptions m&#233;canistes et se rapprocher de l'id&#233;e du d&#233;veloppement historique de la nature. Engels mentionne trois d&#233;couvertes fondamentales : l'&#233;nergie et les lois gouvernant ses transformations qualitatives, la cellule comme base mat&#233;rielle de la vie et la d&#233;couverte de l'&#233;volution des esp&#232;ces par Darwin. &#187;&lt;br /&gt;
&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;
L'&#233;volution est elle aussi d'abord et avant tout un processus de destructions et d'inhibitions. L'activation de processus de nouveaut&#233; est inhibition de l'inhibition, par exemple blocage des protecteurs ou mobilisation des &#171; chaperons &#187; (protecteurs du &#171; soi &#187;) hors de leur r&#244;le d'inhibition de la variation. L'activation par double inhibition, par &#233;limination, permet de faire place &#224; la nouveaut&#233;. Nous-m&#234;mes, les hommes, ne devons pas oublier que nous sommes d'abord et avant tout le produit d'un nombre consid&#233;rable d'inhibitions (des g&#232;nes du d&#233;veloppement qui sont retard&#233;s par inhibition de leur interrupteur g&#233;n&#233;tique, et de la sexualit&#233; notamment par r&#233;duction de la p&#233;riode sexuelle lors du passage du singe &#224; l'homme ) et de destructions, &#224; commencer par celles des esp&#232;ces humaines qui nous ont pr&#233;c&#233;d&#233; (de l'australopith&#232;que au premier homo sapiens en passant par l'homo habilis et l'homo erectus). Remarquons que ce type de transformation n'est pas propre &#224; l'homme. Les esp&#232;ces d'origine des divers animaux et autres &#234;tres vivants qui nous entourent n'ont pas &#233;t&#233; conserv&#233;es. Les grandes mutations des esp&#232;ces se d&#233;roulent par divergence au sein d'une esp&#232;ce puis destruction de l'ancienne forme. C'est ce qui distingue les changement radicaux d'esp&#232;ce (les sp&#233;ciations ou macro-&#233;volutions que nous appellerons r&#233;volution des esp&#232;ces) des petites &#233;volutions au sein d'une esp&#232;ce.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Socialement et culturellement, on constate les m&#234;mes caract&#233;ristiques du mode de transformation : la nouveaut&#233; n&#233;cessite la mort, la destruction et l'inhibition. &lt;strong&gt;Jean-Pierre Changeux&lt;/strong&gt; &#233;crit ainsi dans &#171; L'homme neuronal &#187; : &#171; &lt;i&gt;apprendre, c'est &#233;liminer&lt;/i&gt; &#187;. Les diff&#233;rentes &#233;tapes de la formation des hommes t&#233;moignent aussi de l'action de ces m&#233;canismes d'inhibition. On conna&#238;t la n&#233;ot&#233;nie, inhibition du passage &#224; l'&#226;ge adulte pour certains traits physiologiques, permettant notamment l'accroissement de la taille du cerveau par rapport au reste du corps. Il y a le m&#233;canisme d'inhibition des neurotransmetteurs GABAergiques qui a permis la plus grande durabilit&#233; d'activit&#233; de certains g&#232;nes de d&#233;veloppement qui permettent au cerveau de rester jeune, dans sa phase d'apprentissage. La sexualit&#233; humaine est &#233;galement marqu&#233;e par l &#8216;inhibition. Tout d'abord, il y a l'inhibition des m&#233;canismes de l'horloge hormonale et biologique des grands singes qui d&#233;terminent les p&#233;riodes de rut. Plus exactement, c'est l'inhibition de l'inhibition puisque ce m&#233;canisme biologique inhibe la sexualit&#233; durant certaines p&#233;riodes. Puis, il y a les inhibitions, les interdits sociaux qui ont limit&#233; l'activit&#233; sexuelle de l'homme, qui n'&#233;tait plus limit&#233;e par la biologie.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb9&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Les anthropologues ont renouvel&#233; l'approche de la question des relations (&#8230;)&#034; id=&#034;nh9&#034;&gt;9&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; L'&#233;volution sociale est en effet marqu&#233;e par des inhibitions (lors de l'inhibition de l'inceste qui a permis la construction de la soci&#233;t&#233; gentilice (famille d'abord matriarcale) et de l'inhibition du cannibalisme qui marque l'entr&#233;e dans la soci&#233;t&#233; esclavagiste&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb10&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; L'esclavage correspond aussi &#224; l'apparition d'une nouvelle inhibition, un (&#8230;)&#034; id=&#034;nh10&#034;&gt;10&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;). Rappelons que les divinit&#233;s primitives soient synonymes d'inhibition. Chaque dieu a son interdit : interdit de faire tort &#224; telle esp&#232;ce vivante tabou, interdit de se nourrir de telle partie du corps d'un animal, interdiction de certaines actions dans certains lieux, interdiction de telles types de relations entre certains groupes de la tribu, etc&#8230;. Comme l'expose &lt;strong&gt;Jean-Marc Lepers&lt;/strong&gt; dans son &#171; Anthropologie syst&#233;mique &#187;, &#171; &lt;i&gt;Plus une esp&#232;ce est &#233;volu&#233;e, plus elle est inhib&#233;e. Toute augmentation de la &#171; culture &#187;, c'est-&#224;-dire au sens large de comportements et de &#171; savoir-faire &#187; non g&#233;n&#233;tiquement programm&#233;s, s'accompagne d'une augmentation de l'inhibition. (...) L'&#233;motion est un d&#233;clencheur mais &#233;galement un inhibiteur. &#187;&lt;/i&gt; Comment produire une excitation nerveuse ? En inhibant l'inhibition de cette excitation. Comment produire le rire ? En inhibant les fibres qui inhibaient le rire, etc&#8230; Provoquer une r&#233;action du corps, c'est inhiber le m&#233;canisme qui la bloquait. Le passage d'un &#233;tat de conscience &#224; un autre est provoqu&#233; par une inhibition comme c'est le cas pour le sommeil. Il y a des passages d'un &#233;tat de conscience &#224; un autre (successivement et en boucle &#233;veil, sommeil lent et sommeil rapide). L'inhibition est l'action rapide qui interrompt une phase relativement plus longue. Par exemple, le sommeil lent est provoqu&#233; par l'inhibition des fibres ascendantes excitatrices responsables de l'&#233;veil. Du coup, les inter-neurones inhibiteurs du cortex diminuent leur activit&#233; et les neurones corticaux se synchronisent progressivement. C'est l'inhibition de cette inhibition qui provoque le sommeil paradoxal. C'est en cela que la r&#233;activation du cortex est un nouveau d&#233;sordre : une d&#233;synchronisation du cortex. Mais, en m&#234;me temps, le sommeil paradoxal est lui-m&#234;me une inhibition. Le g&#233;n&#233;rateur de sommeil paradoxal est inhibiteur des neurones de la moelle &#233;pini&#232;re charg&#233;s de la transduction des signaux moteurs. L'&#233;tape fondamentale de l'apparition de la culture, chez le chasseur-cueilleur d'il y a 50.000 ans, est li&#233;e au culte des morts qui correspond &#224; une inhibition : manger des &#234;tres humains de la tribu est devenu tabou. C'est &#224; partir de l&#224; que se manifeste une nouvelle conscience d'&#234;tre humain.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Le cerveau du nouveau-n&#233; conna&#238;t un d&#233;veloppement explosif de r&#233;seaux neuronaux. Ils sont connect&#233;s au fonctionnement du corps. Ceux qui ne le sont pas ne re&#231;oivent pas d'impulsion &#233;lectrique et sont inhib&#233;s. Les cellules neuronales ne re&#231;oivent plus les messages de survie et s'apoptosent par inhibition de l'inhibition de la mort cellulaire.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;D&#232;s notre naissance, nous survivons gr&#226;ce &#224; une inhibition. Une hormone maternelle agit sur les neurones du f&#339;tus pour &#233;viter ceux-ci de subir le traumatisme de l'accouchement. (voir l'article sur ce th&#232;me de Guy Moriette dans &#171; La recherche &#187; de janvier 2007 et intitul&#233; &#171; Les neurones foetaux prot&#233;g&#233;s pendant l'accouchement &#187;)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Dans la dialectique de Hegel, comme dans la version de Marx, la n&#233;gation de la n&#233;gation ne signifie pas la destruction de la n&#233;gation ni, non plus, un retour &#224; une simple affirmation. Il y a une nouvelle contradiction et l'ancienne contradiction est seulement masqu&#233;e par la combinaison des contraires. Friedrich Engels &#233;crit dans l' &#171; Anti-D&#252;hring &#187; &#8211; chapitre dialectique &#8211; n&#233;gation de la n&#233;gation : &#171; Qu'est-ce que la n&#233;gation de la n&#233;gation ? Une loi de d&#233;veloppement de la nature, de l'histoire et de la pens&#233;e extr&#234;mement g&#233;n&#233;rale et, pr&#233;cis&#233;ment pour cela, rev&#234;tue d'une port&#233;e et d'une signification extr&#234;mes, loi qui, nous l'avons vu, est valable pour le r&#232;gne animal et v&#233;g&#233;tal, pour la g&#233;ologie, les math&#233;matiques, l'histoire, la philosophie (&#8230;.) . &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Karl Marx explique dans &#171; Les manuscrits de 1844 &#8211;Critique de la dialectique de Hegel &#187; : &#171; La grandeur de la &#171; Ph&#233;nom&#233;nologie de l'esprit &#187; et de son r&#233;sultat final &#8211; la dialectique de la n&#233;gativit&#233; comme principe moteur et cr&#233;ateur &#8211; consiste donc en ceci que Hegel saisit la production de l'homme lui-m&#234;me comme un processus (...) par le fait de l'action de l'ensemble des hommes, comme r&#233;sultat de l'histoire. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Prenons un seul exemple, fondamental pour l'homme : celui du cortex. Dans le num&#233;ro de janvier 2007 de &#171; La Recherche &#187;, Patrick Philipon, citant les travaux d'Axel Cleermans, rappelle que &#171; 70% des neurones du cortex sont inhibiteurs. L'inhibition neuronale est donc certainement une fonction essentielle. &#187; Il rel&#232;ve, par exemple, que &#171; le cortex lat&#233;ral pr&#233;frontal inhibe les activit&#233;s c&#233;r&#233;brales non pertinentes. (...) Lorsqu'une perturbation est suffisamment forte pour &#234;tre per&#231;ue, cette aire intervient pour inhiber l'activit&#233; du cortex visuel : elle &#171; filtre &#187; le signal non appropri&#233;. &#187; L'article explique ainsi que l'un des moyens d'inhiber cette inhibition est que le message soit suffisamment rapide (image subliminale).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#171; Une cellule vivante est une cellule qui a r&#233;ussi, jour apr&#232;s jour, &#224; r&#233;primer, pour un temps encore, son autodestruction. (...) L'effet de l' &#171; organisateur &#187; est de r&#233;primer un r&#233;presseur, de neutraliser un neutralisateur. &#187; Il titre ce paragraphe &#171; La n&#233;gation de la n&#233;gation et le co&#251;t de la vie &#187;. Hegel n'aurait pas dit mieux !&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb7&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh7&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 7&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;7&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#171; La seule chose n&#233;cessaire pour obtenir la progression scientifique (...) c'est la connaissance de cette proposition logique : le n&#233;gatif est &#233;galement positif ; autrement dit, ce qui se contredit ne se r&#233;sout pas en z&#233;ro, en n&#233;ant abstrait, mais essentiellement en la n&#233;gation de son contenu particulier ; autrement dit encore, une telle n&#233;gation n'est pas compl&#232;te n&#233;gation, mais n&#233;gation de la chose d&#233;termin&#233;e (...) le r&#233;sultant, la n&#233;gation, &#233;tant n&#233;gation d&#233;termin&#233;e, a un contenu. (...) Elle s'est enrichie de sa n&#233;gation, (...) elle est l'unit&#233; d'elle-m&#234;me et de son oppos&#233;. &#187; explique G.W.F Hegel dans &#171; Science de la Logique &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb8&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh8&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 8&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;8&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;La logique formelle repose sur des postulats comme &#171; le tout est &#233;gal &#224; la somme des parties &#187;, &#171; toute d&#233;finition et tout raisonnement doit r&#233;pondre au principe de non contradiction &#187; ou encore &#171; si deux &#233;tats sont possible, c'est l'un ou l'autre ; les deux &#233;tats contraires sont ind&#233;pendants, ne peuvent coexister ni interagir, ni se combiner. &#187; La d&#233;finition d'un &#233;tat comme sa transformation devrait, au contraire en logique dialectique, reposer sur sa contradiction interne.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb9&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh9&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 9&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;9&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#171; Les anthropologues ont renouvel&#233; l'approche de la question des relations entre les sexes aux temps pr&#233;historiques en mettant l'accent sur l'importance dans le processus m&#234;me de l'hominisation de la perte de l'oestrus qui distingue la sexualit&#233; humaine de celle des autres mammif&#232;res. Tandis que l'activit&#233; sexuelle chez la plupart des animaux, y compris les grands singes, est soumise &#224; une horloge biologique et hormonale, celle qui d&#233;termine les p&#233;riodes de rut &#8211; la sexualit&#233; humaine se situe au fond d'une disponibilit&#233; permanente. Cette disponibilit&#233; fur sans doute la condition de l'apparition des normes et des interdits qui dans toutes les soci&#233;t&#233;s limitent les usages et les pratiques de la sexualit&#233;. Peut-&#234;tre a-t-on vu alors na&#238;tre des sentiments de tendresse, s'&#233;baucher des formes de la vie familiale et la division du travail &#8211; et s'&#233;tablir des r&#232;gles morales, l'interdit de l'inceste et les structures de la parent&#233; dont les anthropologues nous ont appris qu'elles se situent au fondement de toute culture. &#187; expose Claudine Cohen dans son expos&#233; &#224; l'Universit&#233; de tous les savoirs de janvier 2000.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb10&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh10&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 10&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;10&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#171; L'esclavage correspond aussi &#224; l'apparition d'une nouvelle inhibition, un nouvel interdit concernant le corps du cong&#233;n&#232;re. On ne le consomme plus directement, sa consommation est diff&#233;r&#233;e ; on le fait produire. C'est aussi un stade dans le d&#233;veloppement de l'accumulation et de la r&#233;tention ; le captif passe du statut de consommation imm&#233;diate &#224; celui d'&#233;l&#233;ment de capital. Le Capital, c'est de la Monnaie, mais c'est aussi, comme son nom l'indique, des &#034;t&#234;tes&#034;. T&#234;tes collectionn&#233;es par les &#034;chasseurs de t&#234;tes&#034; n&#233;olithiques (dans la plupart des soci&#233;t&#233;s n&#233;olithiques, on peut trouver des traces de &#034;culte du cr&#226;ne&#034;), &#034;&#226;mes&#034; accumul&#233;es par les f&#233;odaux (on compte les villages en &#034;&#226;mes&#034;, et ce jusqu'&#224; l'&#233;poque des &#034;&#226;mes mortes&#034; de Gogol en Occident), ce sont les premi&#232;res sources de la richesse. &#187; remarque Jean-Marc Lepers dans son &#171; Anthropologie syst&#233;mique &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>R&#244;le de l'inhibition et de l'inconscient, de la logique et de l'absurde, du rationnel et de la fable dans la formation de l'intelligence</title>
		<link>http://www.matierevolution.fr/spip.php?article1528</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.matierevolution.fr/spip.php?article1528</guid>
		<dc:date>2010-01-21T13:22:12Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Inhibition</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#171; La &#171; r&#233;alit&#233; psychique &#187; d&#233;passe le r&#233;el. La fiction structure la conscience. (...) J'interpr&#232;te, donc je suis. Nous sommes tous les romanciers de notre propre vie. la fiction est source de notre libert&#233;.&#034; &lt;br class='autobr' /&gt;
Lionel Naccache dans &#034;Le nouvel inconscient&#034; On a longtemps oppos&#233; l'imagination &#224; la conscience de la r&#233;alit&#233;. Freud a montr&#233; que l'homme construit sa propre r&#233;alit&#233; et la modifie au cours de sa vie. Il a montr&#233; &#233;galement qu'il la b&#226;tit sur la base de fictions et pas objectivement sur (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.matierevolution.fr/spip.php?rubrique165" rel="directory"&gt;La part de l'inconscient et de l'irrationnel dans la formation de la pens&#233;e&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://www.matierevolution.fr/spip.php?mot294" rel="tag"&gt;Inhibition&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; La &#171; r&#233;alit&#233; psychique &#187; d&#233;passe le r&#233;el. La fiction structure la conscience. (...) J'interpr&#232;te, donc je suis. Nous sommes tous les romanciers de notre propre vie. la fiction est source de notre libert&#233;.&#034;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Lionel Naccache&lt;/strong&gt; dans &#034;Le nouvel inconscient&#034;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;On a longtemps oppos&#233; l'imagination &#224; la conscience de la r&#233;alit&#233;. Freud a montr&#233; que l'homme construit sa propre r&#233;alit&#233; et la modifie au cours de sa vie. Il a montr&#233; &#233;galement qu'il la b&#226;tit sur la base de fictions et pas objectivement sur la base de constats du r&#233;el. Par contre, Freud ignorait le m&#233;canisme mat&#233;riel qui fondait tout cela. Aujourd'hui, nous poss&#233;dons sans doute assez de connaissance sur les m&#233;canismes du cerveau et de la psychologie pour en donner l'explication, du moins un d&#233;but d'explication. Et le premier &#233;l&#233;ment de cette connaissance : nous savons d'o&#249; vient notre intelligence, fond&#233;e &#224; la fois sur des fables que nous b&#226;tissons, instantan&#233;ment et sans aucun d&#233;sir de rationalit&#233;, et leur combat avec une recherche permanente de logique. Ce combat dialectique est permanent entre les deux h&#233;misph&#232;res de notre cerveau. Les neurosciences nous en donnent d&#233;sormais la clef.&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt; &lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article1510&#034;&gt;Comment se forme l'intelligence humaine&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1171 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://www.matierevolution.fr/IMG/jpg/structuralConnectivity-2.jpg' width=&#034;667&#034; height=&#034;550&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Deux h&#233;misph&#232;res ou deux mondes ?&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1172 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://www.matierevolution.fr/IMG/jpg/split_brain-175171806_std.jpg' width=&#034;382&#034; height=&#034;315&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Extraits de &#034;Le nouvel inconscient&#034; de Lionel Naccache :&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#034;Nous appr&#233;cierons toute la mesure du g&#233;nie freudien en plongeant une derni&#232;re fois dans l'univers de la neuropsychologie clinique afin d'y d&#233;couvrir la confirmation du r&#244;le vital que joue l'interpr&#233;tation dans l'&#233;conomie de notre fonctionnement mental conscient. l'observation fine de patients neurologiques permet l&#224; encore de saisir des principes fondamentaux de notre psychisme, ainsi que nous avons d&#233;j&#224; pu le constater &#224; travers les deux premi&#232;re parties de cet essai.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Les &#233;lucubrations d'un h&#233;misph&#232;re d&#233;connect&#233;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Voyageons par la pens&#233;e en 1977. Nous sommes dans un laboratoire de psychologie am&#233;ricain dans lequel sont assis le chercheur Michael Gazzaniga, et face &#224; lui un patient neurologique pr&#233;sentant une d&#233;connexion inter-h&#233;misph&#233;rique (Gazzaniga, LeDoux et Wilson, 1977). Ce patient pr&#233;sentait une &#233;pilepsie r&#233;fractaire aux traitements m&#233;dicamenteux disponibles &#224; l'&#233;poque. Afin de diminuer le nombre et l'importance de ses crises d'&#233;pilepsie, ce patient subit une intervention neurochirurgicale au cours de laquelle le corps calleux, cet &#233;pais faisceau de fibres blanches qui relie nos deux h&#233;misph&#232;res, fut sectionn&#233; sur toute sa longueur. Suite &#224; une telle intervention, les deux h&#233;misph&#232;res d'un m&#234;me cerveau ne sont plus capables de communiquer et d'&#233;changer des informations entre eux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette situation donne naissance &#224; des sympt&#244;mes rares mais bien connus par les neuropsychologues cliniciens : par exemple, si ce patient avait les yeux ferm&#233;s e qu'on lui tendait un briquet de la main gauche, il parvenait &#224; saisir tr&#232;s correctement le briquet, il pouvait l'allumer, et tout dans le comportement de la main gauche laissait supposer que le sujet savait qu'il tenait un briquet. Pourtant, d&#232;s qu'on lui demandait ce qu'il tenait dans sa main gauche, il &#233;tait absolument incapable de r&#233;pondre correctement ! (&#8230;) Les seules informations concernant cet objet &#233;taient les informations tactiles envoy&#233;es par sa main gauche &#224; son h&#233;misph&#232;re droit. L'h&#233;misph&#232;re droit de ce patient &#233;tait parfaitement capable d'identifier cet objet, de le reconna&#238;tre et de mettre en branle les gestuelles adapt&#233;es pour manipuler le briquet. Cet h&#233;misph&#232;re droit manifestait d'ailleurs une conscience du briquet, mais il &#233;tait par contre incapable de le d&#233;nommer. En effet, les capacit&#233;s linguistiques de l'h&#233;misph&#232;re droit sont extr&#234;mement limit&#233;es, et lorsque nous nous exprimons, ce sont les r&#233;seaux c&#233;r&#233;braux du langage lov&#233;s dans notre h&#233;misph&#232;re gauche qui sont &#224; l'&#339;uvre chez la majorit&#233; d'entre nous. (&#8230;) Parfois, un &#171; patient calleux &#187; ou callotomis&#233; &#8211; tel que le d&#233;nomment les neurologues &#8211; pr&#233;sente ainsi deux comportements volontaires simultan&#233;s contradictoires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(&#8230;) Gazzaniga &#233;labora ensuite une surprenante exp&#233;rience. Il demanda au patient de fixer un &#233;cran qui &#233;tait situ&#233; droit devant lui. Soudain, sans en avoir averti le patient, un verbe apparut quelques dixi&#232;mes de seconde &#224; la gauche de l'&#233;cran : &#171; MARCHEZ ! &#187; Cet ordre verbal pr&#233;sent&#233; dans le champ visuel gauche du patient n'avait &#233;t&#233; re&#231;u que par les r&#233;gions visuelles de son h&#233;misph&#232;re droit. Cet h&#233;misph&#232;re droit &#233;tait capable de comprendre sans pouvoir le prononcer cet ordre qui tenait en un mot. Gazziniga resta silencieux. Le patient se leva, se mit &#224; marcher et commen&#231;a &#224; se diriger vers la porte de la pi&#232;ce. Arriv&#233; au pas de la porte, Gazzaniga interpella soudain le patient, c'est-&#224;-dire son h&#233;misph&#232;re gauche qui savait parler mais qui ignorait ce que savait et ce que faisait son h&#233;misph&#232;re droit, et lui demanda : &#171; O&#249; allez-vous ? &#187; Le patient lui r&#233;pondit du tac au tac : &#171; Je vais &#224; la maison chercher un jus de fruit. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que nous r&#233;v&#232;le cette exp&#233;rience r&#233;p&#233;t&#233;e sous de multiples formes chez de nombreux patient callotomis&#233;s depuis 1977 ? Elle nous apprend que lorsque l'h&#233;misph&#232;re gauche de ce patient prenait conscience d'un comportement qui affectait son corps &#8211; ici le fait de marcher vers la porte de la pi&#232;ce -, il &#233;laborait aussit&#244;t une interpr&#233;tation consciente qui lui permettait d'attribuer une signification &#224; ce comportement. &lt;br class='autobr' /&gt;
Plut&#244;t que de r&#233;pondre &#224; Gazzaniga : &#171; Je suis en train de sortir de cette pi&#232;ce mais je ne sais pas du tout pourquoi, comme c'est curieux tout de m&#234;me ! &#187;, le patient apporta sa propre r&#233;ponse avec une force de conviction d&#233;concertante. Le patient construisit imm&#233;diatement une interpr&#233;tation de son comportement, au moment m&#234;me o&#249; il prit conscience de ce comportement, mais sans se rendre compte que cette interpr&#233;tation en &#233;tait une.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chez ces patients au cerveau divis&#233; (split-brain), nous d&#233;couvrons donc que leur h&#233;misph&#232;re gauche dot&#233; des facult&#233;s de langage ne cesse d'&#233;laborer consciemment des sc&#233;narios qui donnent sens au r&#233;el. Cette facult&#233; de sc&#233;narisation du r&#233;el revient ainsi &#224; consid&#233;rer ces productions mentales conscientes comme d'authentiques &#339;uvres de fiction ! Plut&#244;t que de recueillir dans un premier temps les donn&#233;es objectives de son propre comportement, puis de discuter raisonnablement telle ou telle hypoth&#232;se afin d'essayer de l'expliquer, le patient fa&#231;onne sans aucun recul une cause fictive de son propre comportement, et ne d&#233;mord plus de cette explication qui a force de croyance ! Tiens donc, le patient split-brain nous met ainsi sous les yeux ce que nous avions fini par retenir de l'inconscient freudien : la dimension fictive de nos constructions mentales conscientes !&lt;br class='autobr' /&gt;
(&#8230;) Ce que nous isolons chez de tels patients &#224; l'aide de ces petites exp&#233;riences n'est rien d'autre qu'un acc&#232;s privil&#233;gi&#233; &#224; certains pas de leur &#171; r&#233;alit&#233; psychique &#187;, pour reprendre les termes de Freud. Cette r&#233;alit&#233; psychique nous appara&#238;t ici parfaitement dissoci&#233;e de la r&#233;alit&#233; objective : ce qui fait v&#233;ritablement sens pour le patient c'est une construction mentale fictive. Cette fiction qui est parfaitement contredite par la r&#233;alit&#233; objective n'en demeure pas moins une construction mentale d'une puissance autrement plus tangible et plus forte pour l'&#233;conomie mentale du patient que la r&#233;alit&#233; &#034;exp&#233;rimentale&#034; dont il est pourtant l'objet. A n'y pas douter, ces fictions sont les v&#233;ritables habitants de la pens&#233;e consciente de ces patients.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce r&#233;sultat spectaculaire, qui indique l'omnipr&#233;sence et la pr&#233;gnance des fictions dans notre pens&#233;e consciente, se rencontre dans bien d'autres syndromes neurologiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous avons eu l'occasion d'&#233;voquer le syndrome d'h&#233;min&#233;gligence gauche, autre ment plus fr&#233;quent que les rarissimes disconnexions calleuses. dans ce syndrome, les patients n'ont malheureusement plus conscience de la moiti&#233; gauche de l'univers&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; (&#8230;) La n&#233;gligence est, par excellence, une maladie de la conscience qui se caract&#233;rise par la perte de la conscience de l'existence du &#171; c&#244;t&#233; gauche &#187; (&#8230;) L'&#233;quipe d'Edouardo Bisiach &#224; Milan, et celle de Luigi Pizzamiglio, &#224; Rome, d&#233;couvrirent il y a quelques ann&#233;es que cette &#171; disparition &#187; concernait &#233;galement les images mentales g&#233;n&#233;r&#233;es depuis l'int&#233;rieur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(&#8230;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce syndrome, les patients n'ont malheureusement plus conscience de la moiti&#233; gauche de l'univers, y compris parfois la moiti&#233; gauche de leur propre corps, qui est souvent paralys&#233;e du fait des l&#233;sions c&#233;r&#233;brales en cause. Il est ainsi classique de confronter ces patients &#224; leurs d&#233;ficits moteurs ou &#224; la partie gauche de leur propre corps afin de d&#233;terminer s'ils sont encore capables de les analyser correctement. (&#8230;) Tout comme chez les patients au cerveau divis&#233;, ces patients h&#233;min&#233;gligents construisent des repr&#233;sentations mentales conscientes qui ont la force de conviction d'une croyance, quitte &#224; violer les contraintes du r&#233;el.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le patient voit sa main gauche, mais sa n&#233;gligence l'emp&#234;che de l'identifier comme sienne. Plut&#244;t que de dresser un &#233;tat objectif de la situation &#224; partir des donn&#233;es du r&#233;el qu'il sait recueillir, ce patient int&#232;gre imm&#233;diatement ces donn&#233;es dans un sc&#233;nario. (&#8230;) Le patient reste enferm&#233; dans son sc&#233;nario proclam&#233; avec la conviction d'une &#233;vidence certaine : &#171; Ceci n'est pas main ! &#187; Pourtant, l'ensemble des donn&#233;es objectives et des connaissances n&#233;cessaires sont accessibles consciemment au patient. (&#8230;) Ceci ne l'emp&#234;che pas d'adh&#233;rer avec force &#224; sa conviction fictive. Tout comme le patient au cerveau divis&#233;, la &#171; r&#233;alit&#233; psychique &#187; d&#233;passe le r&#233;el. La fiction structure la conscience.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans l'amn&#233;sie observ&#233;e chez les patients atteints du syndrome de Korsakov, on trouve tr&#232;s souvent un ph&#233;nom&#232;ne tout aussi spectaculaire. Il r&#233;v&#232;le &#233;galement la pr&#233;gnance de la fiction dans la vie consciente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces patients, dans les formes les plus s&#233;v&#232;res, peuvent pr&#233;senter une amn&#233;sie ant&#233;rograde majeure, c'est-&#224;-dire l'incapacit&#233; totale &#224; retenir le moindre souvenir conscient du cours actuel de leur existence. Ainsi, si vous entrez dans la chambre d'un tel patient et que vous le saluez, il vous r&#233;pondra sans probl&#232;me (&#8230;) Le patient n'aura conserv&#233; aucun souvenir conscient de votre visite et, si vous revenez quelques minutes apr&#232;s chez lui, il vous saluera comme la premi&#232;re fois. Le patient atteint d'un tel syndrome est enferm&#233; dans un perp&#233;tuel pr&#233;sent dont il ne conserve aucune trace consciente. (&#8230;) Lorsque vous les interrogez sur ce qu'ils ont fait la veille au soir, plut&#244;t que de vous r&#233;pondre quelque chose comme &#171; Tiens, hier soir je n'ai aucune id&#233;e de ce que j'ai bien pu faire. &#187; (&#8230;) ces patients confabulent, c'est-&#224;-dire qu'ils se mettent &#224; vous raconter, et &#224; se raconter &#224; eux-m&#234;mes, des histoires vraisemblables : &#171; Hier soir, je suis all&#233; d&#238;ner dans ce bon restaurant pr&#232;s du palais Garnier avec quelques amis. &#187; Ces narrations n'ont qu'une faille : elles son totalement fictives. Le patient &#233;tait dans sa chambre d'h&#244;pital, l&#224; m&#234;me o&#249; il r&#233;side depuis plusieurs jours, parfois depuis plusieurs semaines, plusieurs mois, voire des ann&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une autre situation neurophysiologique, plus rare, nous permettra d'illustrer &#224; nouveau cette facult&#233; interpr&#233;tative. Certains malades sont victimes d'une l&#233;sion c&#233;r&#233;brale qui emp&#234;che les r&#233;gions corticales impliqu&#233;es dans le codage des visages de communiquer normalement avec les r&#233;gions qui sous-tendent le codage &#233;motionnel de nos perceptions. Que se passe-t-il lorsqu'un patient atteint d'une telle l&#233;sion rencontre un &#234;tre familier comme son conjoint, l'un de ses enfants ou un ami proche ? L'espace de travail conscient de ce patient re&#231;oit des informations contradictoires, le visage de l'individu per&#231;u est reconnu sans peine et l'ensemble des connaissances qui lui sont associ&#233;es sont activ&#233;es et accessibles au patient : &#171; C'est mon &#233;pouse &#187;, &#171; j'aime son sourire &#187;, &#171; nous nous sommes mari&#233;s en 1954 &#187;, &#171; l'ann&#233;e derni&#232;re, j'ai organis&#233; une f&#234;te surprise pour son anniversaire &#187;&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(&#8230;) Les informations de familiarit&#233;, qui sont normalement associ&#233;es &#224; l'identification d'un &#234;tre qui nous est &#233;motionnellement et affectivement cher, font d&#233;faut. Le sujet ne re&#231;oit pas ces informations qui lui sont normalement accessibles d&#232;s qu'il reconna&#238;t le visage de sa femme. Comment se comporte-t-il alors ? (&#8230;) Dans une telle situation, ce patient va produire une incroyable interpr&#233;tation consciente : il va d&#233;duire que la femme qui est en face de lui est en r&#233;alit&#233; un imposteur qui ressemble trait pour trait &#224; son &#233;pouse mais qui n'est &#233;videmment qu'un sosie. (&#8230;) Ce malade ne conna&#238;t pas la circuiterie de ses &#233;motions et de ses perceptions, il ignore la vraie cause de son trouble, mais cela ne l'emp&#234;che pas de construire un sc&#233;nario fictif qui a pour lui la saveur du r&#233;el. (&#8230;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Freud mit au jour un rouage essentiel de notre conscience : pr&#233;cis&#233;ment ce besoin vital d'interpr&#233;ter, de donner du sens, d'inventer &#224; travers des constructions imaginaires. Nous commen&#231;ons &#224; conna&#238;tre aujourd'hui la r&#233;ali&#233; c&#233;r&#233;brale de ces fictions mentales qui gouvernent notre pens&#233;e consciente. Nous les avons rencontr&#233;es en pleine action avec les patients au cerveau divis&#233;, avec les patients souffrant de n&#233;gligence et in fine avec chacun d'entre nous. (...) La psychanalyse freudienne me semble v&#233;hiculer cet art de composer notre existence sous la forme de ce roman sans cesse r&#233;vis&#233; que nous n'achevons jamais d'&#233;crire.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article1524&#034;&gt;L'esp&#232;ce fabulatrice&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1173 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://www.matierevolution.fr/local/cache-vignettes/L240xH240/41FTbf8lC5L-_SL500_AA240_-45a52.jpg?1781495687' width='240' height='240' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://docs.google.com/viewer?a=v&amp;q=cache:sbUPuiCkSW0J:id.erudit.org/iderudit/011560ar+cerveau+callotomis%C3%A9&amp;hl=fr&amp;gl=fr&amp;pid=bl&amp;srcid=ADGEEShMtz6RVksIFHLXCyaksbLORGyzJlZW8RuTyL_x99Me6zQLa1kEqvnMwgKtuSRSde9UElGKbkBSXKqObWsQVRDINSdWGsCHF7FdS1CnwLyV3F5dOxa6YM9dBpE8eW_5Mfnk7lkj&amp;sig=AHIEtbQ0Pw9_pkTBzaIRMZeWEmlDKwGp5g&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L'illusion de la conscience unifi&#233;e&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'inhibition en neurosciences et en psychologie cognitive</title>
		<link>http://www.matierevolution.fr/spip.php?article1121</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.matierevolution.fr/spip.php?article1121</guid>
		<dc:date>2009-05-06T16:51:47Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Inhibition</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;L'inhibition (re)d&#233;couverte &lt;br class='autobr' /&gt;
GILLES MARCHAND &lt;br class='autobr' /&gt;
De nombreuses disciplines, comme les neurosciences ou la psychologie cognitive, &#233;tudient dor&#233;navant l'inhibition en tant que m&#233;canisme actif et objet scientifique &#224; part enti&#232;re. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; L'attention, c'est la prise en compte par l'esprit, sous une forme claire et pr&#233;cise, d'un seul objet ou d'une seule suite d'id&#233;es parmi plusieurs possibles [...]. Cette facult&#233; n&#233;cessite que l'on renonce &#224; certaines choses pour s'occuper efficacement des autres. &#187; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.matierevolution.fr/spip.php?rubrique158" rel="directory"&gt;L'inhibition &lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://www.matierevolution.fr/spip.php?mot294" rel="tag"&gt;Inhibition&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'inhibition (re)d&#233;couverte&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;GILLES MARCHAND&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De nombreuses disciplines, comme les neurosciences ou la psychologie cognitive, &#233;tudient dor&#233;navant l'inhibition en tant que m&#233;canisme actif et objet scientifique &#224; part enti&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; L'attention, c'est la prise en compte par l'esprit, sous une forme claire et pr&#233;cise, d'un seul objet ou d'une seule suite d'id&#233;es parmi plusieurs possibles [...]. Cette facult&#233; n&#233;cessite que l'on renonce &#224; certaines choses pour s'occuper efficacement des autres. &#187; Cette conception, que l'on doit au psychologue William James, date de la fin du xixe si&#232;cle, p&#233;riode qui voit les d&#233;buts de l'int&#233;r&#234;t que les scientifiques vont porter &#224; l'inhibition.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les chercheurs en neurophysiologie en particulier vont se pr&#233;occuper de cette notion, et d&#233;couvrir peu &#224; peu son r&#244;le central dans le fonctionnement du syst&#232;me nerveux central : &#171; L'inhibition n'&#233;tait plus une simple absence d'excitation mais bien un processus actif de suppression d'une action excitatrice &#187;, comme le rappelle Christophe Boujon. Ce chercheur vient de coordonner un ouvrage, L'Inhibition. Au carrefour des neurosciences et des sciences de la cognition (1), qui confronte les diff&#233;rentes approches sur le sujet au sein de domaines vari&#233;s et compl&#233;mentaires : les neurosciences, la psychologie cognitive, la neurophysiologie ou la neuropsychologie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deux remarques viennent &#224; la lecture de ces articles : d'une part, les m&#233;canismes de l'inhibition ont gagn&#233; r&#233;cemment une place de choix dans la recherche, tant ses liens avec l'attention, la perception, l'intelligence, la m&#233;moire et l'apprentissage sont forts. D'autre part, le concept d'inhibition &#233;tant commun &#224; de nombreuses disciplines - l'inhibition &#233;tant observ&#233;e &#224; plusieurs niveaux du syst&#232;me nerveux, des neurones au comportement-, il est tr&#232;s difficile d'en d&#233;gager une conception unique.&lt;br class='autobr' /&gt;
Deux syst&#232;mes inhibiteurs&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour C. Boujon et Karen Lemoine, dans le domaine de la psychologie cognitive exp&#233;rimentale, l'inhibition a longtemps &#233;t&#233; &#233;tudi&#233;e davantage sous l'angle des cons&#233;quences de son absence que sous celui des b&#233;n&#233;fices qu'elle pouvait induire. Ce n'est qu'avec la naissance de la psychologie cognitive au d&#233;but des ann&#233;es 60 qu'elle va &#234;tre consid&#233;r&#233;e en tant que m&#233;canisme actif, &#224; part enti&#232;re. Selon ces deux chercheurs, &#171; l'inhibition intervient dans tout contexte ou situation nouvelle qui n&#233;cessite de l'attention. Comme l'attention, elle est plus lente &#224; se mettre en place que les automatismes et la r&#233;cup&#233;ration des connaissances m&#233;moris&#233;es &#187;. Elle permet avant tout de ne pas tenir compte, momentan&#233;ment, d'&#233;l&#233;ments de la situation qui ne sont pas n&#233;cessaires pour r&#233;aliser une action, un comportement. Les deux chercheurs soulignent que &#171; ce m&#233;canisme est utile dans le sens o&#249; il permet de rendre disponibles et efficaces les processus d'analyse et de r&#233;ponse des &#233;l&#233;ments pertinents &#187;. En bref, l'inhibition permet d'ignorer les informations parasites et de se centrer sur celles qui sont n&#233;cessaires pour agir, penser, etc. Elle agit comme un filtre, par exemple lors de la conduite automobile : lorsque je conduis, je ne peux pr&#234;ter attention &#224; tout ce qui m'entoure, comme le bruit des Klaxon, ou la devanture d'un magasin devant lequel je passe ; le processus d'inhibition va me permettre de me concentrer sur ce qui est r&#233;ellement n&#233;cessaire, comme la vitesse des autres voitures, les panneaux de signalisation, etc. Des recherches r&#233;centes se centrent sur l'hypoth&#232;se de la pr&#233;sence de deux syst&#232;mes inhibiteurs, l'un d&#233;volu &#224; l'identit&#233; de l'information (qu'est-ce ?), l'autre &#224; sa localisation (o&#249; est-ce ?).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un des principaux int&#233;r&#234;ts de cet ouvrage collectif est de faire le point sur le r&#244;le de l'inhibition dans le vieillissement cognitif normal, ou dans des pathologies comme la schizophr&#233;nie. Dans le premier cas, un champ d'&#233;tudes tente de comprendre si les changements cognitifs li&#233;s &#224; l'&#226;ge sont dus &#224; la m&#233;moire de travail, m&#233;moire qui permet la r&#233;tention temporaire de plusieurs informations et leur utilisation pour comprendre, raisonner, apprendre. Plus pr&#233;cis&#233;ment, ce sont les processus d'inhibition de l'information non-pertinente qui seraient d&#233;ficitaires chez les personnes &#226;g&#233;es. Et si l'efficacit&#233; de ces processus est diminu&#233;e, les contenus de la m&#233;moire de travail sont affect&#233;s, et donc plus g&#233;n&#233;ralement la capacit&#233; &#224; retenir des informations, &#224; m&#233;moriser. De nombreuses &#233;tudes ont effectivement mis &#224; jour une atteinte des processus attentionnels d'inhibition chez les personnes &#226;g&#233;es, dans de nombreuses situations comme l'exploration visuelle ou la compr&#233;hension du langage, avec pour cons&#233;quences une plus grande dispersion de l'attention et des difficult&#233;s plus grandes &#224; m&#233;moriser et &#224; comprendre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La neurophysiologie apporte des donn&#233;es pr&#233;cieuses dans la compr&#233;hension de la schizophr&#233;nie, relatives notamment aux capacit&#233;s inhibitrices, comme le pr&#233;sente l'article &#171; Inhibition, interf&#233;rence et schizophr&#233;nie : apports des enregistrements &#233;lectrophysiologiques &#187;(2). L'enregistrement de PEC (potentiels &#233;voqu&#233;s cognitifs) indique une baisse assez constante de l'amplitude d'un certain type d'ondes, qui conforte l'id&#233;e d'un trouble attentionnel dans la schizophr&#233;nie. Les malades auraient des difficult&#233;s &#224; effectuer un &#171; filtrage attentionnel &#187;, c'est-&#224;-dire &#224; accorder, dans une situation donn&#233;e, la priorit&#233; aux informations pertinentes. Toutes seraient en quelque sorte mises sur le m&#234;me plan pour le schizophr&#232;ne, et de ce fait, une moindre quantit&#233; d'informations pourrait &#234;tre trait&#233;e.&lt;br class='autobr' /&gt;
Inhiber pour d&#233;cider&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un autre ouvrage r&#233;cent s'est int&#233;ress&#233; &#224; l'inhibition (3). Dans un chapitre intitul&#233; &#171; Je pense donc j'inhibe &#187;, Alain Berthoz (qui dirige le laboratoire de physiologie de la perception et de l'action au CNRS/Coll&#232;ge de France) expose le rapport qui existe entre la d&#233;cision et l'inhibition. Car d&#233;cider, c'est aussi d&#233;cider de ne pas faire : &#171; Nous disposons d'un r&#233;pertoire d'actions constitu&#233; &#224; la fois par le bagage g&#233;n&#233;tique de notre esp&#232;ce et par les apprentissages acquis au cours de notre vie. D&#233;clencher une action, c'est donc en inhiber beaucoup d'autres. C'est aussi toujours faire un choix entre une action et son contraire. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il rappelle &#233;galement que l'homme, naturellement, serait sans cesse &#224; la recherche de nouveaut&#233;. Une structure c&#233;r&#233;brale, l'hippocampe, serait un &#171; d&#233;tecteur de nouveaut&#233; &#187;. Mais lorsque l'individu est en train de prendre une d&#233;cision, l'apparition d'un &#233;v&#233;nement nouveau peut le distraire, et donc parasiter le processus de d&#233;cision. Il est donc n&#233;cessaire d'inhiber la r&#233;action d'orientation vers le nouveau stimulus, quel qu'il soit (personne, objet ou pens&#233;e) pour pouvoir d&#233;cider.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout le propos d'A. Berthoz vise &#224; faire comprendre le processus de d&#233;cision, qui n'est pas seulement la mise en oeuvre d'une r&#233;ponse, que ce soit un comportement moteur simple - fuir, capturer, s'immobiliser - ou encore, &#224; l'autre extr&#234;me comportemental, un choix cognitif comme celui d'un placement boursier dans une start-up. La d&#233;cision n&#233;cessite &#233;galement de supprimer de mani&#232;re s&#233;lective les solutions qui ne sont pas en ad&#233;quation avec le but, le contexte et l'exp&#233;rience pass&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La complexit&#233; des capacit&#233;s du cerveau humain, notamment dans le cadre des processus de d&#233;cision, pourrait provenir en particulier &#171; des m&#233;canismes inhibiteurs tr&#232;s vari&#233;s et complexes offrant une richesse extraordinaire de possibilit&#233;s, encore pour la plupart inconnues, mais que les neurosciences int&#233;gratives vont r&#233;v&#233;ler &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;NOTES&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C. Boujon (dir.), L'Inhibition. Au carrefour des neurosciences et des sciences de la cognition, Solal, &#171; Neurosciences cognitives &#187;, 2002.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De J. Grapperon et D.-C. Morin in C. Boujon (dir.), L'Inhibition. Au carrefour des neurosciences et des sciences de la cognition, op. cit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A. Berthoz, La D&#233;cision, Odile Jacob, 2003.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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