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	<title>Mati&#232;re et R&#233;volution</title>
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	<description>Contribution au d&#233;bat sur la philosophie dialectique du mode de formation et de transformation de la mati&#232;re, de la vie, de l'homme et de la soci&#233;t&#233;. Ce site est compl&#233;mentaire de https://www.matierevolution.org/</description>
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		<title>Mati&#232;re et R&#233;volution</title>
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		<title>Bulgarie : de la r&#233;volution &#224; la contre-r&#233;volution</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>R&#233;volution</dc:subject>
		<dc:subject>Stalinisme</dc:subject>
		<dc:subject>Bulgarie</dc:subject>

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&lt;p&gt;Bulgarie : de la r&#233;volution &#224; la contre-r&#233;volution, du zinovievisme et du stalinisme au fascisme &lt;br class='autobr' /&gt;
La r&#233;volution prol&#233;tarienne en Bulgarie a &#233;t&#233; temporis&#233;e de force par la direction Staline-Zinoviev de 1923 jusqu'&#224; ce que les classes dirigeantes bulgares prennent l'initative de la contre-r&#233;volution et &#233;crasent la r&#233;volution dans le sang. Nous donnons ci-joint le point de vue r&#233;volutionnaire mais aussi celui de Staline-Zinoviev et leurs sous-fiffres et ex&#233;cutants comme Dimitrov et Kolarov. (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.matierevolution.fr/spip.php?rubrique30" rel="directory"&gt;4&#232;me chapitre : R&#233;volutions prol&#233;tariennes jusqu'&#224; la deuxi&#232;me guerre mondiale&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.matierevolution.fr/spip.php?mot45" rel="tag"&gt;R&#233;volution&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.matierevolution.fr/spip.php?mot99" rel="tag"&gt;Stalinisme&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.matierevolution.fr/spip.php?mot183" rel="tag"&gt;Bulgarie&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;div class='spip_document_17028 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
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&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Bulgarie : de la r&#233;volution &#224; la contre-r&#233;volution, du zinovievisme et du stalinisme au fascisme&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;volution prol&#233;tarienne en Bulgarie a &#233;t&#233; temporis&#233;e de force par la direction Staline-Zinoviev de 1923 jusqu'&#224; ce que les classes dirigeantes bulgares prennent l'initative de la contre-r&#233;volution et &#233;crasent la r&#233;volution dans le sang. Nous donnons ci-joint le point de vue r&#233;volutionnaire mais aussi celui de Staline-Zinoviev et leurs sous-fiffres et ex&#233;cutants comme Dimitrov et Kolarov.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Victor Serge dans &#171; Le tournant obscur &#187; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; La Bulgarie demeurait grosse d'une r&#233;volution plusieurs fois avort&#233;e. J'avais entendu, &#224; la tribune de l'Internationale, les Bulgares, Kolarov et Kabakychiev, parler avec fiert&#233; de leur parti, le seul parti socialiste d'Europe demeur&#233; fid&#232;le, comme les bolcheviks de Russie, &#224; l'intransigeance doctrinale. Ils s'appelaient eux-m&#234;mes &#171; les Rigoureux &#187; (Tiesssniaki) par opposition aux opportunistes, &#171; larges et mous &#187;, comme partout. Ils affirmaient qu'ils prendraient le pouvoir quand on le voudrait ; qu'ils l'auraient d&#233;j&#224; pris si l'Ex&#233;cutif de Moscou n'avait redout&#233; des complications internationales ; il fallait, en attendant l'heure, laisser le parti paysan de Stambouliiski s'user et perdre son cr&#233;dit sur les masses rurales qui se tourneraient ensuite vers nous&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En juin 1923, le professeur Tsankov, appuy&#233; par une ligue militaire, avait fait son coup de force, montrant une fois de plus qu'on ne diff&#232;re pas impun&#233;ment une action de masses devenue n&#233;cessaire, ou ce sont les classes menac&#233;es qui, se ressaisissant, prennent l'offensive et imposent leur dictature de contre-r&#233;volution pr&#233;ventive.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le gros Stamboulliski, g&#233;ant &#224; t&#234;te cr&#234;pue, surpris dans sa maison de campagne, fut chevauch&#233; comme une b&#234;te par des brutes qui le tu&#232;rent avec la cruaut&#233; d'une imagination primitive.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le puissant parti communiste de Kolarov, Kabakychiev, Dimitrov, observant une neutralit&#233; justifi&#233;e par l'intransigeance doctrinale la plus born&#233;e &#8211; un parti ouvrier n'ayant pas &#224; soutenir la petite bourgeoisie paysanne contre la grande bourgeoisie des villes&#8230; - avait laiss&#233; d&#233;cimer le parti paysan, pers&#233;cut&#233; lui-m&#234;me ; le lendemain, ses leaders reconnaissaient &#224; Moscou leur erreur et promettaient de la r&#233;parer&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Trop tard. En septembre, les communistes bulgares prenaient enfin les armes, mal soutenus par le parti paysan affaibli, aigri et d&#233;sempar&#233;. On se battit huit jours &#224; l'&#233;gaill&#233;e ; et la rumeur des fusillades qui mirent fin &#224; cette aventure se perdit dans le grand bruit de la r&#233;volution allemande&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au d&#233;but d'avril 1925, le tsar Boris &#233;chappa de justesse &#224; un attentat ; le 15, le g&#233;n&#233;ral Kosta Georgieff tomba dans la rue sous les balles d'un terroriste. Le 17, tout le gouvernement se trouvait r&#233;uni &#224; ses obs&#232;ques, dans la cath&#233;drale des Sept-Saints, quand une machine infernale provoqua l'&#233;croulement de l'une des coupoles. On ramassa plus de cent vingt morts dans les d&#233;combres : trois d&#233;put&#233;s, treize g&#233;n&#233;raux, huit colonels, huit hauts fonctionnaires&#8230;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Hasard singulier, le gouvernement et la dynastie &#233;taient indemnes. L'attentat, pr&#233;par&#233; par des officiers de la section militaire du parti communiste bulgare agissant peut-&#234;tre pour leur propre compte (car les dissenssions ravageaient le parti) ou sur des directives ignor&#233;es de la plupart des dirigeants du parti eux-m&#234;mes, surprit les communistes, tout de suite assaillis par la la police et la troupe, mitraill&#233;s, assassin&#233;s, supplici&#233;s, br&#251;l&#233;s vifs&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Kassobov, populaire &#224; Varna, pr&#233;it ainsi. Chabline, que j'avais connu en Russie, fut, para&#238;t-il, br&#251;l&#233; vif dans un four. Les deux auteurs de l'attentat, Yankov et Minkov, se firent tuer en r&#233;sistant selon les consignes de l'organisation militaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plusieurs milliers de communistes, de membres du parti paysan, de Mac&#233;doniens furent arr&#234;t&#233;s : on ne sait pas le nombre des massacr&#233;s. La terreur blanche se prolongea des mois. Nous f&#238;mes, pour la combattre, des campagnes de presse&#8230; &#171; Boris, tueur des Bulgares &#187;&#8230; &#171; Bulgarie gouvern&#233;e au couteau &#187;&#8230; Cela ne servait pas &#224; grand-chose.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En mai, comparurent devant la cour martiale le sacristain de la cath&#233;drale, Zadgorsky, un lieutenant-colonel en retraite, Ko&#235;v, qui avait h&#233;berg&#233; l'un des terroristes, et l'avocat Marco Friedmann, ancien officier, militant communiste en vue, qui d&#233;fendit pied &#224; pied avec intr&#233;pidit&#233; le Parti, les id&#233;es, l'action du Parti. Il n'appartenait pas &#224; l'organisation militaire, qu'il connaissait ; il reconnut avoir travaill&#233; &#224; la pr&#233;paration d'un mouvement insurrectionnel, mais nia toute participation &#224; l'attentat&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Si j'avais su, dit-il courageusement, je ne sais vraiment pas ce que j'aurais fait &#187;, laissant entendre qu'il aurait agi de son c&#244;t&#233;. &#171; C'&#233;tait un petit homme noir et basan&#233;, parlant bien, extr&#234;mement intelligent. &#187; ont dit les journaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Zadgorsky, Ko&#235;v et Friedmann furent pendus dans la plaine voisine de Sofia sous les yeux d'une foule innombrable&#8230;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout espoir de r&#233;volution sociale s'&#233;teignait pour longtemps en Bulgarie. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le coup d'Etat fasciste de 1923&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le coup d'&#201;tat du 9 juin 1923, aussi appel&#233; coup d'&#201;tat bulgare de 1923 est un putsch orchestr&#233; par la Ligue militaire1 dans la nuit du 8 et 9 juin 1923. Le r&#233;gime agrarien d'Alexandre Stambolijski, premier ministre du Royaume de Bulgarie, est renvers&#233; et remplac&#233; par un gouvernement conservateur dirig&#233; par Alexandre Tsankov.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fort du succ&#232;s &#233;lectoral de son parti aux l&#233;gislatives de mars 1920, le Premier ministre Alexandre Stambolijski forme, dans le mois qui suit, un nouveau gouvernement compos&#233; uniquement de membres du parti agraire. L'objectif de ce parti est de transformer enti&#232;rement les structures politiques, &#233;conomiques et sociales du pays en faveur des plus d&#233;munis. De nombreuses mesures sont ainsi r&#233;alis&#233;es en ce sens, dont la plus significative est la r&#233;forme agraire. Toutefois, les milieux traditionnels ais&#233;s, d&#233;savantag&#233;s par ces r&#233;formes, protestent contre les mesures du nouveau r&#233;gime.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Se sentant menac&#233;, Stambolijski radicalise les m&#233;thodes brutales de son r&#233;gime et a recours &#224; la Garde orange, la milice du r&#233;gime. Se transformant peu &#224; peu en v&#233;ritable dictateur, Stambolijski arr&#234;te sans m&#233;nagement ses principaux opposants en 1922. La fonction publique, l'arm&#233;e, la police sont au fur et &#224; mesure purg&#233;es de ses membres hostiles au r&#233;gime. Intellectuels, anciens officiers, bourgeois, riches paysans et opposants s'unissent alors ensemble pour faire face au gouvernement. Mais apr&#232;s les &#233;lections d'avril 1923, o&#249; les agrariens remportent 87 % des si&#232;ges, l'opposition comprit qu'elle ne pourrait pas renverser Stambolijski par la voix parlementaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'opposition d&#233;cide de profiter des vacances de Stambolijski pour passer &#224; l'action. C'est la Ligue militaire du g&#233;n&#233;ral Ivan Valkov (en) qui dirige l'op&#233;ration. Cette organisation secr&#232;te fond&#233;e en 1919, avait cach&#233; apr&#232;s la Premi&#232;re Guerre mondiale une partie des munitions et des armes de l'arm&#233;e, avant que le trait&#233; de paix ne d&#233;sarme la Bulgarie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la nuit du 8 au 9 juin 1923 et dans une improvisation compl&#232;te, des patrouilles militaires commencent &#224; bloquer les rues de la capitale Sofia. Ils arr&#234;tent tous les ministres, qui n'opposent pas de r&#233;sistance, et forcent les habitants &#224; rester &#224; leur domicile. Ce n'est qu'&#224; 11 heures, apr&#232;s la lev&#233;e du blocus, que les Sofiotes apprennent par des affiches placard&#233;es dans la rue qu'un coup d'&#201;tat a eu lieu dans la nuit et qu'un nouveau gouvernement vient d'&#234;tre form&#233;. C'est un civil de droite conservatrice qui prit la t&#234;te du pays, le professeur Alexandre Tsankov ; la Ligue militaire savait qu'un gouvernement militaire ne serait ni populaire en Bulgarie, ni accept&#233; par ses voisins et vainqueurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le coup d'&#201;tat est relativement bien accept&#233; par la population, du fait du foss&#233; qui s'&#233;tait creus&#233; entre elle et le gouvernement agrarien. Il re&#231;oit &#233;galement l'approbation de nombreuses organisations et syndicats, mais &#233;trangement, pas celui du tsar Boris III de Bulgarie qui, pourtant, &#233;tait devenu le quasi-prisonnier d'Alexandre Stambolijski.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; ce que put dire les &#201;ditions de Sofia de la p&#233;riode communiste, Boris III n'&#233;tait pas de connivence avec les putschistes. Alors que Tsankov se rend au palais de Vrana pour recevoir l'aval du tsar au coup d'&#201;tat, Boris III, ayant appris la nouvelle, s'isole pour r&#233;fl&#233;chir de la situation. Ce n'est qu'apr&#232;s six heures d'attente que le tsar accepte de le recevoir afin que Tsankov lui expose les causes et les raisons du putsch. Mais Boris III refuse de soutenir le mouvement, soulignant que le coup porte atteinte aux pr&#233;rogatives du chef de l'&#201;tat et qu'il est dirig&#233; contre les prescriptions de la constitution. Apr&#232;s une longue discussion, Tsankov explique que son refus serait fatal pour la dynastie et que m&#234;me en cas de veto, le coup d'&#201;tat sera accompli. Boris III finit par c&#233;der et signe les d&#233;crets l&#233;gitimant le nouveau gouvernement. Imm&#233;diatement apr&#232;s cela, le tsar ajoute : &#171; Prenez toutes les mesures, Messieurs, pour que la vie de tous soit conserv&#233;e. Nous ne devons pas verser une goutte de sang bulgare ! &#187; &lt;br class='autobr' /&gt;
Quant au Premier ministre d&#233;chu, Alexandre Stambolijski, en vacances dans son village natal de Slavovitsa, il tente d'organiser la r&#233;sistance mais, captur&#233;, il est tortur&#233; et tu&#233; d'une mani&#232;re r&#233;pugnante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au lendemain de la chute des agrariens, le Parti Communiste Bulgare (PCB) est une des organisations qui condamnent le plus s&#233;v&#232;rement le r&#233;gime de Stambolijski. En effet, les communistes sous ce dernier furent pers&#233;cut&#233;s, du fait de leur diff&#233;rend sur la propri&#233;t&#233; priv&#233;e que les agrariens soutenaient fermement. Mais la direction du Kominterm, &#233;tonn&#233;e par cette r&#233;action, accuse alors le PCB d'inertie et lui demande d'y rem&#233;dier. Suivant les conseils de Moscou, les communistes s'allieront avec les agrariens et fomenteront l'insurrection du 23 septembre 1923.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'insurrection du 23 septembre 1923 est un soul&#232;vement arm&#233; en Bulgarie. Ce soul&#232;vement fait suite au coup d'&#201;tat du 9 juin 1923 perp&#233;tr&#233; par l'homme politique d'extr&#234;me droite Alexandre Tsankov.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est men&#233;, conform&#233;ment &#224; une directive du Komintern, par le Parti communiste bulgare. Outre les communistes, l'insurrection &#233;tait &#233;galement soutenue par les agrariens et les anarchistes. Son but ultime &#233;tait &#171; l'&#233;tablissement d'un gouvernement de travailleurs et de paysans &#187; en Bulgarie, et non la conversion du pays en un syst&#232;me de type communisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutefois, mal pr&#233;par&#233;e, l'insurrection &#233;choue et s'ouvre alors une p&#233;riode de terreur blanche en Bulgarie. &lt;br class='autobr' /&gt;
Condamn&#233;s &#224; mort par contumace, Georgi Dimitrov et Vassil Kolarov, qui &#233;taient &#224; la t&#234;te du soul&#232;vement, parviennent &#224; quitter le pays1,2.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;f&#233;rences&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1&#8226; Mikhail Narinski, Serge Wolikow, &#171; Notice DIMITROV G&#233;orgi &#187; [archive], sur Le Maitron&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2&#8226; Serge Wolikow, &#171; Notice KOLAROV Vassil Petrov &#187; [archive], sur Le Maitron&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Coup d'Etat fasciste en 1923 en Bulgarie&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://bnr.bg/fr/post/100200749/le-coup-detat-du-9-juin-et-linsurrection-qui-la-suivi&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://bnr.bg/fr/post/100200749/le-coup-detat-du-9-juin-et-linsurrection-qui-la-suivi&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://bnr.bg/fr/post/101835474/il-y-a-100-ans-le-9-juin-la-violence-engendre-une-serie-de-coups-detat&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://bnr.bg/fr/post/101835474/il-y-a-100-ans-le-9-juin-la-violence-engendre-une-serie-de-coups-detat&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'insurrection bulgare de septembre 1923 et la situation r&#233;volutionnaire en Europe&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4760&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4760&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s la d&#233;faite bulgare&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/general/souvarine/works/1923/11/Kolarov.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/general/souvarine/works/1923/11/Kolarov.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La signification des &#233;v&#233;nements en Bulgarie&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/zinoviev/works/1923/10/zinoviev.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/zinoviev/works/1923/10/zinoviev.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment le fascisme a triomph&#233; en Bulgarie&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/zinoviev/works/1923/10/armin.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/zinoviev/works/1923/10/armin.htm&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
L'Insurrection bulgare de 1923&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://communismeetconflits.over-blog.com/2018/02/l-insurrection-bulgare-de-1923.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://communismeetconflits.over-blog.com/2018/02/l-insurrection-bulgare-de-1923.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette politique faisait suite &#224; la d&#233;faite sans combat en Allemagne&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article3053&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article3053&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La suite de la politique de Zinoviev, apr&#232;s la Bulgarie l'Estonie&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://communismeetconflits.over-blog.com/article-une-insurrection-communiste-en-estonie-le-soulevement-du-1-decembre-1924-99972359.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://communismeetconflits.over-blog.com/article-une-insurrection-communiste-en-estonie-le-soulevement-du-1-decembre-1924-99972359.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le conflit roumano-bulgare&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/rakovsky/works/1913/03/roumano-bulgare.pdf&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/rakovsky/works/1913/03/roumano-bulgare.pdf&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La social-d&#233;mocratie bulgare et la question d'Orient&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/rakovsky/works/1897/03/question_orient.pdf&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/rakovsky/works/1897/03/question_orient.pdf&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lettres sur la tentative de r&#233;unification des socialistes bulgares&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/rakovsky/works/1910/08/lettres_bulgares.pdf&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/rakovsky/works/1910/08/lettres_bulgares.pdf&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les sociaux-d&#233;mocrates bulgares et serbes&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/trotsky/oeuvres/1910/11/101101.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/trotsky/oeuvres/1910/11/101101.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur le Manifeste bulgare - 1930&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/trotsky/oeuvres/1930/11/301129a.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/trotsky/oeuvres/1930/11/301129a.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Internationale communiste en 1923 - Projet de la partie th&#233;orique du programme de l'Internationale (Parti communiste bulgare)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.cermtri.com/bulletin-communiste/annee-1923&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.cermtri.com/bulletin-communiste/annee-1923&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Bulgarie des soudards fascistes, 1923-1927...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.google.fr/books/edition/La_Bulgarie_des_soudards_fascistes_1923/p7zWpwAACAAJ?hl=fr&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.google.fr/books/edition/La_Bulgarie_des_soudards_fascistes_1923/p7zWpwAACAAJ?hl=fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les atrocit&#233;s du gouvernement frasciste&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.google.fr/books/edition/Les_atrocit%C3%A9s_du_gouvernement_frasciste/hcLSjwEACAAJ?hl=fr&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.google.fr/books/edition/Les_atrocit%C3%A9s_du_gouvernement_frasciste/hcLSjwEACAAJ?hl=fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'insurrection contre le fascisme&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://pandor.u-bourgogne.fr/archives-en-ligne/ark:/62246/r20483z6swn3lk/f1&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://pandor.u-bourgogne.fr/archives-en-ligne/ark:/62246/r20483z6swn3lk/f1&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Coronavirus et crise en Gr&#232;ce, vus par l'Organisation de Communistes Internationalistes de Gr&#232;ce</title>
		<link>http://www.matierevolution.fr/spip.php?article5844</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.matierevolution.fr/spip.php?article5844</guid>
		<dc:date>2020-03-24T23:05:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>R&#233;volution</dc:subject>
		<dc:subject>Bulgarie</dc:subject>
		<dc:subject>Coronavirus - Covid-19 </dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Pand&#233;mie et aggravation brusque de la crise &#233;conomique : le capitalisme et les gouvernements sont ineptes et dangereux- la seule issue est notre lutte ! (d&#233;claration de l'OKDE) &lt;br class='autobr' /&gt;
Pand&#233;mie et aggravation brusque de la crise &#233;conomique &lt;br class='autobr' /&gt;
Le capitalisme, ses gouvernements, la Nouvelle D&#233;mocratie sont ineptes et dangereux. Seule issue sont notre organisation et notre action collective, la lutte des travailleurs et de la jeunesse : &lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226;	Pour vaincre la propagande du gouvernement et des m&#233;dias sur (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.matierevolution.fr/spip.php?rubrique113" rel="directory"&gt;12- Livre Douze : OU EN SONT LES GROUPES REVOLUTIONNAIRES ?&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.matierevolution.fr/spip.php?mot45" rel="tag"&gt;R&#233;volution&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.matierevolution.fr/spip.php?mot183" rel="tag"&gt;Bulgarie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.matierevolution.fr/spip.php?mot309" rel="tag"&gt;Coronavirus - Covid-19 &lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Pand&#233;mie et aggravation brusque de la crise &#233;conomique : le capitalisme et les gouvernements sont ineptes et dangereux- la seule issue est notre lutte ! (d&#233;claration de l'OKDE)&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Pand&#233;mie et aggravation brusque de la crise &#233;conomique&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le capitalisme, ses gouvernements, la Nouvelle D&#233;mocratie sont ineptes et dangereux. Seule issue sont notre organisation et notre action collective, la lutte des travailleurs et de la jeunesse :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	Pour vaincre la propagande du gouvernement et des m&#233;dias sur &#171; la responsabilit&#233; d'individu &#187;. Pour vaincre la peur et la paralysie, pour prot&#233;ger la classe ouvri&#232;re et la soci&#233;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	Pour qu'on ne paie pas les cons&#233;quences, pour prot&#233;ger tous nos droits politiques et sociaux. Pour imposer un programme de sauvetage, sous le contr&#244;le des travailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La pand&#233;mie du coronavirus a cr&#233;&#233; une situation d'urgence. La crise &#233;conomique s'aggrave vite. La sant&#233; de la population est en danger. Chaque jour on risque de compter encore plus de morts. La crise &#233;conomique d&#233;clenche l'explosion du ch&#244;mage et une vague d'attaques anti-ouvri&#232;res. Comme toujours dans les grandes crises du capitalisme, ce sont surtout et d'abord les masses de travailleurs et populaires qui souffrent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les organisations et les militants du mouvement ouvrier doivent intervenir et avoir une contribution d&#233;cisive : pour affronter la peur et la panique, qui d&#233;sorganisent et paralysent les forces vivantes de la soci&#233;t&#233;. A travers nos organisations politiques et sociales, il faut partout aider le d&#233;veloppement de l'auto-organisation populaire, en dirigeant et en imposant, si n&#233;cessaire, un comportement collectif et rationnel, avec du sang-froid, devant cette situation, et en imposant l'application correcte de toutes les mesures de protection n&#233;cessaires. En expliquant les causes de cette crise et la seule issue possible : l'entr&#233;e et l'intervention combatives des masses, pour qu'on g&#232;re nous m&#234;me une situation qui &#233;volue de fa&#231;on dangereuse. Car, la menace la plus grande n'est pas un fl&#233;au naturel, mais le fait que la gestion se trouve entre les mains d&#233;biles et dangereuses du syst&#232;me capitaliste, de l'&#201;tat bourgeois, des imp&#233;rialistes (&#201;tats-Unis, UE), des lois aveugles du &#8216;march&#233; libre', des gouvernements n&#233;olib&#233;raux, des &#233;tats-majors et des partis bourgeois et des m&#233;dias priv&#233;s. Pire que la pand&#233;mie, il y a des ravages qui menacent la classe ouvri&#232;re et les couches populaires et qu'il faut combattre co&#251;te que co&#251;te.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qui est le responsable ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Derri&#232;re les crises comme celle d'aujourd'hui (n'importe les param&#232;tres impr&#233;visibles etc.) ne se trouve pas une &#171; apocalypse biblique &#187;. C'est la crise du syst&#232;me capitaliste, de l'organisation capitaliste (d&#233;sorganisation) de la soci&#233;t&#233;, qui s'av&#232;re chaotique, totalement absurde. La catastrophe environnementale, les guerres et l'immigration imposent des situations invivables, ainsi que la ruine des syst&#232;mes de sant&#233; et des services sociaux, apr&#232;s des d&#233;cennies de politiques d'aust&#233;rit&#233; (privatisations, manque d'effectif, pr&#233;carit&#233;, etc.). C'est pour cela que de telles crises (de sant&#233; publique, environnementales) apparaissent si souvent. De plus, l'arrogance, l'aveuglement, l'ineptie des gouvernements, des &#233;tats-majors et des &#233;lites bourgeois aggravent la situation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &#233;lites, cach&#233;es dans leurs tours d'ivoire, m&#233;prisent et consid&#232;rent les masses populaires et travailleuses comme des sous-hommes. C'est pour cela que les &#201;tats-Unis et l'Union Europ&#233;enne n'avaient pas de pr&#233;paration efficace et prompte contre la pand&#233;mie. Comme des d&#233;vots de &#171; la main invisible du march&#233; &#187;, ils ont tout laiss&#233; &#224; &#171; l'initiative saine du secteur priv&#233; &#187;, tout en semant la panique, &#224; mesure que la crise &#233;voluait. Le soir du jeudi &#224; vendredi 12-13/3, alors que les peuples souffraient et agonisaient, les &#201;tats-Unis ont d&#233;clench&#233; des attaques balistiques contre les forces pro-Iran situ&#233;es en Irak. Voil&#224; le capitalisme, la bourgeoisie, les dirigeants, qui veulent qu'on leur fasse confiance, qu'on s'accroche avec eux bras-dessous bras-dessus. Ineptes, dangereux, meurtriers, ramollis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Maintenant, tout le monde comprend que : a) le danger serait significativement plus petit, si d&#232;s le d&#233;but ils y avaient des places de r&#233;animation et de soins intensifs suffisantes, des syst&#232;mes de sant&#233; publiques, qui fonctionnaient bien, b) si tous les gouvernements bourgeois n'avaient pas sous-estim&#233; l'ampleur du probl&#232;me, s'ils ne s'&#233;taient pas montr&#233;s indiff&#233;rents et s'ils n'avaient pas tromp&#233; la population c) En prenant en compte le niveau actuel de la science et de la technologie, de telles crises pourraient &#234;tre surmont&#233;es avec les moindres frais sociaux et humains, si on disposait d'une organisation sociale appuy&#233;e sur la coop&#233;ration, la collectivit&#233; et la solidarit&#233;, sur la disposition des services et des produits de premi&#232;re n&#233;cessit&#233; pour tout le monde, c'est-&#224;-dire une organisation sociale qui se soucierait d'abord de l'humain et de ses besoins. Mais tant que dominent les politiques cannibales du n&#233;olib&#233;ralisme, du &#8216;march&#233;' et du profit, cela devient impossible et les crises explosent de mani&#232;re catastrophique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Crise &#233;conomique&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La cause n'est pas le coronavirus. Menace d'attaques foudroyantes contre les travailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &#233;tats-majors bourgeois et les n&#233;olib&#233;rales s'efforcent de cacher les causes de la crise &#233;conomique derri&#232;re le coronavirus, comme d'ailleurs ils font toujours en invoquant telle ou telle &#171; cause &#187;. Pour disculper le syst&#232;me capitaliste et les politiques n&#233;olib&#233;rales. Pour inculper la classe ouvri&#232;re et pour fabriquer des pr&#233;textes d'attaques encore plus f&#233;roces, afin de continuer d'engraisser les &#233;lites. Le coronavirus a d&#233;clench&#233; ou acc&#233;l&#233;r&#233; la crise &#233;conomique, mais il ne l'a pas engendr&#233;e. De toute fa&#231;on, la situation &#233;conomique internationale se d&#233;t&#233;riorait de fa&#231;on incontestable (baisse de la croissance et r&#233;cession, r&#233;gression du commerce et des investissements, krach des Bourses, accroissement explosif des dettes etc). Cela se refl&#232;te sur l'explosion des in&#233;galit&#233;s sociales. C'est pour cela que les concurrences entre grandes puissances deviennent de plus en plus acharn&#233;es, de plus en plus &#233;tendues.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La racine des maux est la crise du syst&#232;me capitaliste. La &#171; grande r&#233;cession &#187; de 2008 a &#233;t&#233; surmont&#233;e avec l'injonction de trillions d'euros, qui &#233;taient offerts par les &#201;tats bourgeois et les banques centrales aux banquiers et requins, au capital et aux riches (assouplissement quantitatif etc). Ces cascades d'argent se sont achemin&#233;es, encore une fois, vers l'&#233;conomie parasitique, les Bourses, (d&#233;rives, dettes des &#201;tats et des entreprises etc). Malgr&#233; le fait que ses mesures ont &#233;chou&#233; de gu&#233;rir la crise, l'int&#233;r&#234;t de classe les oblige d'insister jusqu'&#224; nos jours &#224; l'application de ces m&#234;mes mesures en version pire. Or, la BCE a multipli&#233; les achats d'obligations, c'est-&#224;-dire elle rach&#232;te des pr&#234;ts risqu&#233;s, en d&#233;faut de paiement ou presque, que d&#233;tiennent les grandes banques, les multinationales, les grandes entreprises, pour les sauver des faillites imm&#233;diates. Les imp&#233;rialistes europ&#233;ens, tandis qu'ils promettent des subventions de dizaines de billions au grand capital, bavardent sur une &#171; flexibilit&#233; &#187; du Pacte budg&#233;taire europ&#233;en. Cela disant, m&#234;me une l&#233;g&#232;re flexibilit&#233; par rapport &#224; celui-ci, pas d'illusions, ne va pas all&#233;ger les charges des travailleurs. Leur loi sacr&#233;e est une loi de classe, simple, rigide : il faut tout faire pour sauver le capital et les riches, on va piller de travailleurs. De plus, la flamb&#233;e des concurrences aggrave le probl&#232;me, en annulant tout effort international syst&#233;matique. Voil&#224; le fait incontestable que d&#233;montrent la fermeture des fronti&#232;res et l'isolation accrue des gouvernements et des &#201;tats.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Capitalistes et gouvernements on a d&#233;j&#224; commenc&#233;, m&#234;me avant la pand&#233;mie, de menacer, d'attaquer, en licenciant, en r&#233;duisant les salaires et en d&#233;truisant des droits sociaux, avec des mesures anti-ouvri&#232;res sans cesse. Les mesures que l'on prend maintenant (diminution des taux, paquets de financement du capital etc) ont &#233;t&#233; d&#233;j&#224; utilis&#233;es au pass&#233;, elles ont &#233;puis&#233; leur efficacit&#233;. Il est improbable d'enrayer la crise &#233;conomique. M&#234;me si la pand&#233;mie se replie, ils vont pr&#233;senter aux travailleurs une addition encore plus pesante. Ils vont essayer de mettre sur nos dos la chute, co&#251;tant de trillions, des Bourses, les pertes du capital et des riches. Il n'y a pas de &#171; r&#233;partition &#187; des fardeaux de la crise qui soit &#171; nationale &#187; et en dessus les classes. Chaque jour pass&#233;, la situation s'aggravera et les attaques des patrons seront plus f&#233;roces que jamais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le gouvernement de la Nouvelle D&#233;mocratie est inepte et dangereux&lt;br class='autobr' /&gt;
La propagande dangereuse de la &#171; responsabilit&#233; individuelle &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
Le capitalisme grec et totalement affaibli, ce que maintenant appara&#238;t au grand jour maintenant. Les retomb&#233;es sur le secteur du tourisme d&#233;montrent une petite partie de l'impasse de la &#171; croissance &#187; n&#233;olib&#233;rale des m&#233;morandums, qui r&#233;ussit uniquement &#224; gaver l'&#233;lite. Le retard ou la chute in&#233;vitable des revenus budg&#233;taires ruinera la gestion budg&#233;taire aux exc&#233;dents sanglants. Beaucoup plus vite que la politique n&#233;olib&#233;rale extr&#233;miste du gouvernement, qui conduisait de toute fa&#231;on au m&#234;me r&#233;sultat, se dessine devant nous l'&#233;ventualit&#233; d'une nouvelle faillite et de nouveaux m&#233;morandums. Nous sommes seulement au d&#233;but et d&#233;j&#224; les capitalistes s'acharnent en licenciant, en d&#233;r&#233;glant les horaires, en d&#233;truisant nos droits sociaux, etc. Des couches enti&#232;res de la classe ouvri&#232;re et de la soci&#233;t&#233; sont menac&#233;es de d&#233;composition. Il faut nous pr&#233;parer pour une r&#233;sistance &#224; outrance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En m&#234;me temps, dans notre pays, la pand&#233;mie se r&#233;pand et se gonfle, ce qui accro&#238;t les dangers pour les travailleurs, les couches populaires et la jeunesse. Particuli&#232;rement dangereuse est la situation dans les camps de concentration, o&#249; le gouvernement grec et l'UE racistes a &#233;crou&#233; comme des b&#234;tes des milliers de r&#233;fugi&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les m&#233;dias, l'appareil d'&#201;tat, la propagande gouvernementale (&#224; l'aide de l'&#233;quipe syndicaliste &#233;hont&#233;e et soudoy&#233; autour de Panagopoulos, qui &#233;tait le premier &#224; dire qu'il ne s'agit pas d'un probl&#232;me de classe) s'acharnent &#224; renforcer et astiquer le prestige de Mitsotakis et de son gouvernement (Kikilias, Kerameos etc) comme un chef d'&#233;tat responsable, efficace, rigide, d&#233;cisif. Rien de plus mensong&#232;re. Les mesures prises par la Nouvelle D&#233;mocratie (m&#234;me celles qui &#233;taient ou seraient objectivement n&#233;cessaires) ont &#233;t&#233; appliqu&#233;es tardivement, apr&#232;s de nombreux jours &#224; l'improviste, et elles sont des mesures marqu&#233;es par leur caract&#232;re de classe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, selon les annonces de Mitsotakis et les actes de gouvernement : 1) Il n'y a aucune obligation de la part de patrons (d&#233;sinfection des locaux &#224; leurs frais, imposition de mesures de hygi&#232;ne et de s&#233;curit&#233; etc), ce qui a conduit &#224; des comportements sc&#233;l&#233;rats. M&#234;me dans des cas o&#249; le danger &#233;tait prouv&#233;, tout a &#233;t&#233; fait pour continuer le travail. 2) Il n'y a aucune mesure de contr&#244;le de la production, du march&#233; et des prix, contre l'escroquerie, pour assurer les besoins alimentaires et sanitaires de tout le monde. 3) On donne de nouveau des cadeaux aux capitalistes (all&#232;gements des imp&#244;ts, etc.), qui seront pay&#233;s par l'&#201;tat et les travailleurs 4) On arrache une partie des cong&#233;s pay&#233;s normaux, pour imposer les cong&#233;s pay&#233;s sp&#233;ciaux. 5) On donne des pouvoirs exceptionnels &#224; l'&#201;tat et au patronat pour imposer, de leur propre volont&#233;, tout ce qui veulent par rapport le lieu et les horaires de travail, ce qui revient &#224; imposer du travail forc&#233;. Par exemple, des horaires flexibles au secteur public, du t&#233;l&#233;travail totalement d&#233;r&#233;gl&#233; (on impose aux travailleurs de travailler et de soigner &#224; la fois les enfants et les &#226;g&#233;s), des d&#233;cisions unilat&#233;rales du patronat concernant quels travailleurs travailleront, quand, comment et o&#249;. Ainsi, le chemin est fray&#233; pour g&#233;n&#233;raliser les licenciements et la r&#233;duction des effectifs, des repos impos&#233;s, la pr&#233;carit&#233;, la r&#233;duction des salaires, la liquidation encore plus grande de conventions collectives et des droits, etc. Les travailleurs, on souffre d&#233;j&#224; du ch&#244;mage, de la pr&#233;carit&#233;, du travail partiel, des salaires mis&#233;rables, des dettes, des expulsions, des ventes aux ench&#232;res. On est menac&#233; de s'affoler.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les mesures prises, particuli&#232;rement celles concernant la Sant&#233; et l'&#201;ducation r&#233;v&#232;lent combien le gouvernement de Nouvelle D&#233;mocratie est dangereux et ramolli. Adonis ose dire que la hausse des prix des gels hydroalcooliques et les masques est une fonction normale du &#8220;march&#233; libre&#8221;. Kikilias, ministre de la Sant&#233;, nous trompe en nous disant qu'il a assur&#233; le paiement des heures suppl&#233;mentaires de l'effectif des h&#244;pitaux et il n'ose m&#234;me pas murmurer qu'il y aura autant d'embauches en CDI que n&#233;cessaire, en ayant peur qu'il ne macule le discipline budg&#233;taire. Au lieu de r&#233;quisitionner en masse les infrastructures de sant&#233; priv&#233;es ou privatis&#233;es, il fait des annonces d'embauche pour deux ans de travail dans un syst&#232;me de sant&#233; d&#233;mantel&#233;. Les travailleurs aux h&#244;pitaux Attiko et de Rio ont r&#233;v&#233;l&#233; cette situation tragique. Kerameos, ministre de l'Education, tol&#232;re et reproduit des pr&#233;jug&#233;s religieux, au lieu de fermer les &#233;glises. Mitsotakis bavarde sur &#171; flexibilit&#233; budg&#233;taire &#187;, pas pour prot&#233;ger la soci&#233;t&#233; mais pour verser des billions d'euros aux entrepreneurs et aux riches, aux dispositifs de r&#233;pression et &#224; l'appareil militaire. Toutes ces personnes ont d&#233;mantel&#233; &#8211;et continuent leur &#339;uvre catastrophique- la sant&#233; et l'&#233;ducation publique et par la suite ils nous donnent des conseils comment soigner les &#226;g&#233;s tout en travaillant et comment s'occuper de nos enfants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Danger de mort pour les droits d&#233;mocratiques&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils ont d&#233;clench&#233; une vaste entreprise de propagande noire avec la devise &#171; on reste chez nous &#187;, non pour prot&#233;ger mais pour intimider la population, mise &#224; part la n&#233;cessit&#233; des mesures de confinement. Avec &#171; la responsabilit&#233; d'individu &#187; pour dissimuler le d&#233;mant&#232;lement des services sociaux et de nos droits collectifs. L'emphase sur la responsabilit&#233; d'individu est l'autre cot&#233; des mots d'ordre &#171; c'est interdit l'interdiction pour le capital &#187;, et &#171; tous pour les riches &#187;. Pourtant, la propagande devient encore plus agressif et mena&#231;ant : c'est la faute du peuple qui n'est pas civilis&#233;, il est g&#226;t&#233;, irresponsable... et surtout il n'obtemp&#232;re pas, il ne suit pas les instructions des instances &#233;tatiques et gouvernementales illumin&#233;es. Ils veulent ainsi profiter de la pand&#233;mie et de la crise, pour faire des grands pas en avant pour &#233;craser les droits d&#233;mocratiques, concernant surtout l'interdiction des manifestations (on l'a pr&#233;par&#233; d&#233;j&#224;), des lois draconiennes contre les organisations politiques et sociales du mouvement ouvrier, la militarisation et l'emprise de la police sur toute la vie sociale (constitution urgente de centres sp&#233;ciaux).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut emp&#234;cher tous ces projets. Travailleurs, pauvres, jeunes, nous ne sommes ni coupables de tous ces maux, ni des monstres d'attitude antisociale et irresponsable, comme ils s'&#233;vertuent &#224; nous pr&#233;senter. Nous sommes les seuls, qui se soucient de la soci&#233;t&#233;, et non les gouvernements, les haut-fonctionnaires d'&#233;tat corrompus, les patrons et les riches. Nous, nous sommes les seules qui, en discutant d&#233;mocratiquement, avec qui que ce soit, puissions d&#233;cider comment, par quel biais et &#224; quelle ampleur nous allons utilisons tous les pratiques du mouvement ouvrier et de nos forces. Mais nous sommes les seules qui nous ne h&#233;siterons pas devant les manifestations et les luttes n&#233;cessaires, pour sauver les droits et nos vies, tant que la crise s'aggrave. Ce chemin est la seule qui puisse prot&#233;ger, au maximum, les travailleurs et la soci&#233;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Faisons confiance uniquement &#224; nos propres forces&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	Mobilisation collective, organisation, mouvement de travailleurs et de la jeunesse&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	Pour un programme d'urgence radical&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les travailleurs, les couches populaires pauvres, la jeunesse, nous devons nous unir, nous mobiliser, lutter. Il n'y a aucune solution dans la paralysie de la responsabilit&#233; individuelle, dans la peur &#171; de discipline aux instances. &#187; Il faut amener au grand jour un programme d'urgence, avec des revendications radicales et efficaces comme celles-ci :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Abrogation imm&#233;diate du pacte budg&#233;taire europ&#233;en et des exc&#233;dents. Pause de paiement de la dette publique. Pause de paiement et annulation des dettes des travailleurs et des couches populaires pauvres. Financement massif pour la sant&#233;, pour couvrir tous les besoins. Embauches dans tous les secteurs-cl&#233;s (h&#244;pitaux, logistique, transports etc) en CDI. Des taxes d'urgence au capital, aux riches. R&#233;quisition, nationalisation de toutes les infrastructures sanitaires priv&#233;es. Contr&#244;le des prix et imposition des plafonds sur les prix, r&#233;quisition/nationalisation des tous les grands magasins et entreprises de commerce, ainsi que des exportations/importations, des mesures draconiennes contre les escroqueries. Destitution et sanctions contre les popes et les sacristains, qui se comportent de fa&#231;on irresponsable. Des mesures strictes contre l'irresponsabilit&#233; de l'&#201;glise. Pour les travailleurs du priv&#233; et du public : Application stricte des mesures d'hygi&#232;ne par les patrons, &#224; leurs frais, des amendes lourdes contre ceux qui ne se conforment pas. Des cong&#233;s aux frais des patrons. Interdiction des licenciements. Aucune r&#233;gression de nos droits (horaires, conditions de travail etc). Refusons le droit de direction &#224; l'&#201;tat et aux patrons. Contr&#244;le ouvrier par des comit&#233;s de travailleurs sur toutes les d&#233;cisions concernant le travail et la sant&#233; dans les lieux de travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous devons imposer ces solutions, c'est-&#224;-dire il faut lutter afin que le contr&#244;le et la gestion de cette situation d'urgence passent des mains d&#233;biles des &#233;tats-majors n&#233;olib&#233;rales aux travailleurs. La pand&#233;mie actuelle montre les limites et l'&#233;chec de tout le dispositif et de toute l'id&#233;ologie du &#171; libre march&#233; &#187;. Autant que la crise s'aggrave, autant le besoin de rompre avec l'organisation capitaliste folle et meurtri&#232;re sera patent, c'est-&#224;-dire le besoin d'une vrai solution, celle d'un gouvernement de travailleurs et d'une issue socialiste. Les militants de notre organisation s'&#233;vertueront &#224; conduire la classe ouvri&#232;re vers cette direction, en prenant des initiatives et en faisant appel &#224; toutes les forces du mouvement ouvrier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;OKDE&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Organisation de Communistes Internationalistes de Gr&#232;ce&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Les enjeux de l'affrontement en Ukraine</title>
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		<dc:date>2014-03-04T12:31:43Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>R&#233;volte</dc:subject>
		<dc:subject>Bulgarie</dc:subject>

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&lt;p&gt;Les enjeux de l'affrontement en Ukraine &lt;br class='autobr' /&gt;
L'ambiance de guerre monte en Ukraine et autour de l'Ukraine et la Russie est loin d'&#234;tre la seule &#224; la faire monter. Europe et USA donnent un bon coup de main et d'abord elles ont pouss&#233; &#224; faire basculer le r&#233;gime ukrainien pro-russe qui avait choisi l'accord commercial avec la Russie plut&#244;t qu'avec l'Europe. La propagande m&#233;diatique occidentale est d&#233;j&#224; celle d'une guerre, dans laquelle tous les mensonges sont permis, dans laquelle une seule (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.matierevolution.fr/spip.php?rubrique99" rel="directory"&gt;08- Livre Huit : ACTUALITE DE LA LUTTE DES CLASSES&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.matierevolution.fr/spip.php?mot139" rel="tag"&gt;R&#233;volte&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.matierevolution.fr/spip.php?mot183" rel="tag"&gt;Bulgarie&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Les enjeux de l'affrontement en Ukraine&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'ambiance de guerre monte en Ukraine et autour de l'Ukraine et la Russie est loin d'&#234;tre la seule &#224; la faire monter. Europe et USA donnent un bon coup de main et d'abord elles ont pouss&#233; &#224; faire basculer le r&#233;gime ukrainien pro-russe qui avait choisi l'accord commercial avec la Russie plut&#244;t qu'avec l'Europe. La propagande m&#233;diatique occidentale est d&#233;j&#224; celle d'une guerre, dans laquelle tous les mensonges sont permis, dans laquelle une seule pr&#233;sentation des &#233;v&#233;nements a droit de cit&#233;, dans laquelle les tons indign&#233;s sont d'une hypocrisie encore plus criante que d'habitude. Les peuples sont pris &#224; t&#233;moins des agissements soi-disant scandaleux du camp d'en face.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais, les grandes puissances l'affirment par la voix d'Obama, elles seraient du c&#244;t&#233; de la v&#233;rit&#233;, du c&#244;t&#233; de la d&#233;mocratie, du c&#244;t&#233; du droit des peuples&#8230; L'Ukraine a opt&#233; pour la d&#233;mocratie, nous dit ce discours officiel relay&#233; par les m&#233;dia, et la Russie essaie de lui imposer son dictateur, sa dictature violant les droits nationaux et la volont&#233; du peuple entier, sauf une poign&#233;e de vendus au pouvoir. Le discours, aussi grossier que mensonger, est massivement r&#233;pandu dans les pays occidentaux, sans aucune nuance, sans aucun b&#233;mol et il est soutenu par tous les partis politiques de la bourgeoisie. Par exemple, en France, il est diffus&#233; aussi bien par la gauche gouvernementale que par la droite et le centre. L'opinion publique est massivement sollicit&#233;e pour d&#233;noncer le monstre Poutine et ses attaques agressives et guerri&#232;res. Il est mis en cause dans la perfidit&#233; avec laquelle il s'est permis d'entrer scandaleusement dans un pays &#233;tranger avec ses forces arm&#233;es&#8230; Sans rire, la France qui vient de faire des guerres, de la Libye &#224; la C&#244;te d'Ivoire et du Mali au Centrafrique, se permet d'administrer des le&#231;ons sur le droit international qui interdit toute immixtion et intervention arm&#233;e dans un pays &#233;tranger&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La classe ouvri&#232;re est inond&#233;e par les d&#233;nonciations du dictateur Poutine et de ses copains oligarques (que l'on n'entendait pas autant lors des guerres et massacres de Tch&#233;tch&#233;nie ou quand les oligarques d&#233;truisaient l'URSS !) et des discours de soutien et de sympathie pour la &#171; r&#233;volution ukrainienne &#187;, pour la &#171; d&#233;mocratie de la place Ma&#239;dan &#187;, de son conseil populaire et on en passe. Notons &#224; cette occasion que les directions syndicales estiment n&#233;cessaire de faire silence sur le fond de l'affaire et de se garder de toute prise de position qui pourrait nuire &#224; la propagande de la bourgeoisie. Pourtant, la classe ouvri&#232;re a son mot &#224; dire dans tout cela. Si le monde tourne &#224; la guerre, ce n'est pas sans relation avec la crise du syst&#232;me capitaliste : c'est directement connect&#233; &#224; l'incapacit&#233; des classes dirigeantes bourgeoises &#224; conserver leur mainmise sur le monde et il est indispensable que les travailleurs affirment leur s&#233;paration avec les buts de guerre (&#233;conomique seulement dans un premier temps) de leur classe dirigeante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il suffit de poser quelques questions simples pour voir toute la grossi&#232;ret&#233; des mensonges de ces classes dirigeantes dans la question ukrainienne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quels sont les buts de l'Europe en Ukraine ? Vise-t-elle seulement &#224; tirer le peuple ukrainien de la crise &#233;conomique et financi&#232;re caus&#233;e par ses classes dirigeantes et par le syst&#232;me mondial ? Si elles donnent quelques milliards d'aide &#224; ce pays et &#224; ses banques, en quoi cette aide aura-t-elle un caract&#232;re diff&#233;rent de la mani&#232;re dont l'Europe aide la Gr&#232;ce ? En rien ! La facture sera pay&#233;e par le peuple, exactement comme elle l'est aussi si c'est la Russie qui signe un accord commercial avec l'Ukraine. Il n'y a pas d'un c&#244;t&#233; les bons, les pacifiques, les d&#233;mocrates et les d&#233;sint&#233;ress&#233;s et de l'autre les dictateurs, les guerriers, les agressifs, les profiteurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Europe va sauver l'Ukraine de la crise ? Mais elle fait partie de ceux qui l'y ont plong&#233;. La crise ukrainienne est une partie de la crise mondiale de 2007-2008 et ce n'est pas une crise russe ou caus&#233;e par la d&#233;pendance russe ! D&#233;j&#224;, en 2013, Kiev se serait retrouv&#233;e en faillite si elle n'avait b&#233;n&#233;fici&#233; d'un cr&#233;dit russe de 3 milliards de dollars &#8211; sur les 15 milliards initialement promis. Avec son &#233;conomie tr&#232;s ouverte, l'Ukraine a fortement p&#226;ti de la crise internationale de 2008-2009. Depuis lors, sa croissance fait du yoyo : elle a rebondi en 2010 (+4,1 %) et en 2011 (+5,2 %), a stagn&#233; en 2012, puis travers&#233; quinze mois de r&#233;cession, avant de red&#233;coller au quatri&#232;me trimestre 2013 (+3,7 %).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Europe veut d&#233;barrasser l'Ukraine de la mainmise russe mais c'est pour imposer sa propre mainmise bien &#233;videmment et pour cantonner de plus en plus la Russie dans des limites plus &#233;troites dans le cadre de la pr&#233;paration d'un affrontement plus g&#233;n&#233;ral auquel le monde entier, et pas seulement Poutine, se pr&#233;pare sans le dire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il suffit de savoir que l'Ukraine n'avait que le choix entre signer un accord commercial avec l'Europe ou de le signer avec la Russie et qu'aucun de ces soi-disant partenaires &#233;conomiques n'admettait qu'elle en signe un avec les deux en m&#234;me temps ! Des deux c&#244;t&#233;s, il n'&#233;tait question d'aider financi&#232;rement l'Ukraine ruin&#233;e qu'&#224; condition qu'elle choisisse le &#171; bon camp &#187;. Des deux c&#244;t&#233;s, on n'&#233;tait pas regardant sur les moyens, sur les forces locales sur lesquelles s'appuyer. Ianoukovitch n'est pas brillant mais l'Europe &#233;tait pr&#234;te &#224; l'appuyer s'il faisait le bon choix. La Russie aurait pr&#233;f&#233;r&#233; d'autres hommes politiques mais elle a appuy&#233; celui qui &#233;tait en situation de la soutenir. Mais que dire du choix des puissances occidentales d'appuyer un mouvement, celui de la place Ma&#239;dan qui est dirig&#233; pour une part importante par une extr&#234;me ouvertement fasciste, antis&#233;mite, violente, anti-russe non seulement au sens de combattre l'Etat russe mais aussi violemment hostile aux populations russophones. On peut constater ainsi que la premi&#232;re mesure du nouveau pouvoir de Kiev aura consist&#233; &#224; supprimer tout enseignement du russe dans les &#233;coles, sachant pourtant que l'Ukrainien n'est parl&#233; que d'une minorit&#233; des Ukrainiens&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette extr&#234;me droite fasciste ukrainienne de Kiev, qui a eu un poids politique et militaire sur la place Ma&#239;dan bien plus important que son poids politique dans le pays, n'a pas g&#234;n&#233; les commentateurs politiques fran&#231;ais du type de BHL. Lui qui est si sensible &#224; tout antis&#233;mitisme, r&#233;el ou invent&#233;, a affirm&#233; n'avoir jamais entendu des &#171; A bas les Juifs &#187; prof&#233;r&#233;s sur la place Ma&#239;dan et en tire argument pour r&#233;cuser toute influence de l'extr&#234;me droite fasciste &#224; Kiev ! Le mensonge est grossier : l'extr&#234;me droite d&#233;tient les dirigeants les plus m&#233;diatis&#233;s de la place Ma&#239;dan (voir pr&#233;cisions en fin d'article) !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On voudrait c&#244;t&#233; occidental pr&#233;senter ce conflit comme une r&#233;volution d&#233;mocratique et nationale dans laquelle le camp occidental prendrait &#233;videmment parti pour la d&#233;mocratie et le tsar Poutine pour la dictature. Les uns et les autres sont dans cette affaire d&#233;j&#224; dans la posture justificatrice d'une guerre mondiale &#224; venir et en pleine pr&#233;paration psychologique des masses populaires de leurs pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car, en r&#233;alit&#233;, il n'y a pas seulement un affrontement entre la Russie et l'Ukraine, m&#234;me si, pour le moment, les puissances occidentales disent refuser toute intervention militaire. On voit bien en Syrie qu'on peut plonger un pays dans la boucherie guerri&#232;re avec des interventions indirectes (ou par forces sp&#233;ciales) des deux camps et les deux camps sont les m&#234;mes en Syrie, en Iran, en Cor&#233;e que ceux qui s'affrontent aujourd'hui en Ukraine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'un c&#244;t&#233;, il y a la Russie, la Chine, l'Inde, l'Iran, la Syrie et la Cor&#233;e du nord et de l'autre les USA, le Japon, l'Europe, la Cor&#233;e du sud.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Ukraine n'est pas le premier pays de l'ex-URSS que le camp occidental tente de rallier &#224; lui. La Russie est maintenant entour&#233;e de pays qui ont adh&#233;r&#233; au pacte de l'OTAN, pacte guerrier occidental anti-Russe qui avait &#233;t&#233; mis en place dans le cadre de la politique des blocs (la pr&#233;tendue &#171; lutte contre le communisme &#187;) et qui n'a pas &#233;t&#233; supprim&#233; depuis, preuve s'il en est que le camp occidental n'est pas moins guerrier et agressif que l'autre camp.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Poutine est pr&#233;sent&#233; comme l'agresseur parce qu'il a envoy&#233; son arm&#233;e en Crim&#233;e alors qu'elle y r&#233;sidait d&#233;j&#224; puisque l'Ukraine faisait il y a quelques jours encore partie de l'alliance russe. C'est plut&#244;t la soi-disant pacifique Europe qui a pouss&#233; l'Ukraine, en profitant de sa faillite, &#224; basculer dans le camp europ&#233;en en lui laissant croire qu'elle interviendrait si la Russie ne se laissait pas faire et qu'elle aiderait financi&#232;rement l'Ukraine. Deux mensonges donc pour commencer une nouvelle alliance soi-disant entre les peuples, en r&#233;alit&#233; entre les bourgeoisies !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les bourgeoisies occidentales clament qu'il est inadmissible d'entrer comme cela dans un pays &#233;tranger avec des forces arm&#233;es ! Trop dr&#244;le ! Apr&#232;s les guerres men&#233;es aux quatre coins du monde par le bloc dit occidental, il se permet de d&#233;cr&#233;ter qu'on n'a pas le droit d'entrer avec des forces arm&#233;es !!! Et l'Irak ? Et l'Afghanistan ? Hollande a oubli&#233; le Mali, le Niger, la Centrafrique, la C&#244;te d'Ivoire, la Libye ? Les grandes puissances ont oubli&#233; qu'elles interviennent en Syrie pour transformer la r&#233;volution en boucherie guerri&#232;re. Elles oublient qu'elles ont cautionn&#233; l'intervention de l'Arabie saoudite et des Emirats du p&#233;trole contre la r&#233;volution au Bahre&#239;n en mars 2011. Elles oublient qu'elles ont cautionn&#233; les interventions de la Russie en Tch&#233;tch&#233;nie et de la Chine contre les Ouighours. Etc, etc... La liste est longue et ce n'est pas les imp&#233;rialisme occidentaux qui auraient des le&#231;ons de pacifisme &#224; donner ! Pour ne prendre qu'un seul exemple d'intervention militaire violant toutes les d&#233;clarations internationales, est-ce que les USA se g&#234;nent pour bombarder des civils sur le sol pakistanais avec des drones du fait que le gouvernement pakistanais le d&#233;nonce et qu'ils n'ont m&#234;me pas d&#233;clar&#233; la guerre &#224; ce pays ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'ailleurs, s'il fallait lib&#233;rer le peuple ukrainien, pourquoi l'Europe s'appuierait-elle sur des bandits fascistes qui ne craignent pas d'affirmer leur x&#233;nophobie, leur haine d'autres peuples de l'Ukraine, de s'unir aux groupes terroristes du Caucase ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il ne suffit pas de dire que Poutine est un dictateur alli&#233; &#224; des oligarques pour justifier une telle politique d'encerclement de la Russie par des pays rendus hostiles. Les puissances occidentales prennent ainsi pr&#233;texte de l'oppression barbare des Tatars de Crim&#233;e par Staline pour justifier que la Russie ne devrait pas avoir un pied en Crim&#233;e ou r&#233;side depuis toujours une partie de sa flotte militaire. C'est un peu comme si la Russie contestait la pr&#233;sence fran&#231;aise &#224; Monaco sous pr&#233;texte que la France a commis le g&#233;nocide rwandais !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les justificatifs des grandes puissances sont d&#233;j&#224; des motifs de guerre mondiale m&#234;me si celle-ci n'est pas encore n&#233;cessaire aux classes dirigeantes. Et cette guerre sera une fois encore inter-imp&#233;rialiste puisque on a d'un c&#244;t&#233; les anciennes puissances comme USA, France, Angleterre, Allemagne, Japon et de l'autre les nouvelles Russie, Chine, Inde&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On est encore dans la phase de pr&#233;paration des opinions publiques car la situation &#233;conomique ne n&#233;cessite pas encore l'entr&#233;e en guerre. C'est seulement quand il ne sera plus possible de retarder l'effondrement financier du capitalisme que les grandes puissances d&#233;clareront que la situation n'est plus acceptable et qu'on ne peut plus aller plus loin dans les efforts de paix. Ce jeu, les puissances imp&#233;rialistes l'ont d&#233;j&#224; jou&#233; plusieurs fois. Elles ont &#224; plusieurs reprises pr&#233;tendu tout faire pour la paix et en agissant ainsi elles pr&#233;paraient leurs peuples &#224; la guerre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour le moment donc les grandes puissances n'ont pas int&#233;r&#234;t &#224; entrer en guerre avec la Russie et rien ne dit que ce soit &#224; propos de l'Ukraine que la guerre mondiale se d&#233;clenche. En tout cas, ce ne serait alors qu'un pr&#233;texte. D'ailleurs, dans cette affaire, l'attaqu&#233; serait en un sens la Russie puisque l'Ukraine faisait partie de sa zone d'influence et vient d'en &#234;tre arrach&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la guerre qui viendra, il sera, comme dans les pr&#233;c&#233;dentes, inutile de chercher qui a commenc&#233;, qui a agress&#233;, qui est sur la d&#233;fensive. Aucun imp&#233;rialisme n'est pacifique. Aucun n'est d&#233;mocratique. Aucun n'est progressiste. Quand la guerre mondiale d&#233;marrera, c'est parce que le syst&#232;me dans son ensemble sera en panne et toutes les bourgeoisies du monde auront alors int&#233;r&#234;t &#224; choisir la guerre plut&#244;t que de risquer la r&#233;volution sociale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour le moment, les classes dirigeantes cherchent &#224; profiter de la situation pour entretenir une ambiance de guerre aux quatre coins de la plan&#232;te et &#224; pr&#233;parer les peuples &#224; l'id&#233;e que leur situation de plus en plus catastrophique sur le plan &#233;conomique, social et politique provient de ces pays &#233;trangers qui l'agressent. Poutine et l'Europe tiennent ce langage exactement comme la Chine et le Japon tiennent ce langage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce climat guerrier permet de museler la classe ouvri&#232;re, de camoufler les vrais enjeux de la situation et en particulier la grande faiblesse des classes dirigeantes dont le syst&#232;me est en bout de course, de faire taire les oppositions, de contraindre les peuples &#224; se solidariser avec leurs pires ennemis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les affrontements locaux, en Syrie comme en Ukraine, en Afrique comme en Iran ou en Cor&#233;e, entre la Chine et le Japon, ne seront de toutes les mani&#232;res qu'un pr&#233;texte aux affrontements mondiaux. C'est l'effondrement in&#233;vitable du capitalisme qui sera la vraie raison et, avec lui, la peur que la classe ouvri&#232;re continue de susciter dans les classes dirigeantes bourgeoises du monde, m&#234;me si le prol&#233;tariat n'est pas conscient de sa force et de la faiblesse de son adversaire, et n'est pas conscient non plus du r&#244;le qu'il pourrait jouer dans cette situation. Les classes dirigeantes savent parfaitement que le risque n'en est pas moins bel et bien r&#233;el&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand les grandes puissances entreront dans la guerre mondiale, c'est qu'elles penseront que les risques sociaux et politiques (avec un prol&#233;tariat se retrouvant face &#224; un effondrement &#233;conomique massif) seront plus grands en restant en paix. L'entr&#233;e en guerre est aussi porteuse de risques sociaux et m&#234;me de risques r&#233;volutionnaires mais les classes dirigeantes auront alors pes&#233; le pour et le contre comme elles l'ont fait dans les pr&#233;c&#233;dentes guerres mondiales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant aux travailleurs et aux peuples, une guerre mondiale est bien plus qu'un danger, une menace, c'est un recul historique de l'humanit&#233; car nul ne peut dire jusqu'&#224; quel stade de barbarie infra capitaliste la guerre nous fera reculer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors, il ne s'agit pas seulement de dire qu'il faut refuser la guerre. Il faut prendre conscience que la classe ouvri&#232;re devra urgemment proposer un autre avenir que la soci&#233;t&#233; capitaliste en faillite. Si les travailleurs ne s'attaquent pas &#224; la grande bourgeoisie, cette derni&#232;re se chargera d'envoyer les prol&#233;taires tuer leurs fr&#232;res prol&#233;taires sur de nouveaux champs de bataille !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On croira mourir pour la Crim&#233;e ou pour l'Ukraine comme d'autres ont cru mourir pour l'Alsace ou la Lorraine mais on mourra toujours pour les banquiers et les capitalistes si on ne se d&#233;cide pas &#224; prendre le chemin de renverser le capitalisme pour b&#226;tir un monde nouveau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'extr&#234;me droite ukrainienne, chef de file &#224; la place Ma&#239;dan&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Europe soutient ainsi une extr&#234;me droite ultra nationaliste, antid&#233;mocratique et x&#233;nophobe, incarn&#233;e par le Praviy Sektor. Le leader de la plateforme d'extr&#234;me droite ukrainienne Pravy Sektor (Secteur de droite), Dmitri Iaroch, a r&#233;cemment publi&#233; sur sa page du r&#233;seau social VKontakte un appel &#224; Dokou Oumarov, l'&#233;mir autoproclam&#233; et chef des djihadistes du Caucase du Nord. Iaroch y rappelle que les nationalistes ukrainiens ont combattu contre les forces arm&#233;es russes durant les guerres de Tch&#233;tch&#233;nie (entre 1994 et 2009), et demande aux Caucasiens d'aider le peuple ukrainien, par l'organisation d'attentats sur le territoire de la Russie cette fois, &#233;crit le quotidien russe Moskovski Komsomolets. &lt;br class='autobr' /&gt;
La nouvelle a par ailleurs peu circul&#233; dans la presse occidentale mais les &#171; indign&#233;s de Ma&#239;dan &#187; (sic) avaient organis&#233; pour le R&#233;veillon un vertep (th&#233;&#226;tre de marionnettes de nature religieuse) anti-s&#233;mite, dont le r&#244;le principal &#233;tait tenu par le d&#233;put&#233; de Svoboda, Bogdan Beniouk.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Beniouk interpr&#233;tait Zhyd, st&#233;r&#233;otype du Juif orthodoxe avec son costume noir et ses papillotes. Financ&#233; par un personnage ressemblant &#224; la fois &#224; Victor Ianoukovitch et le roi H&#233;rode, Zhyd se vantait de contr&#244;ler les banques, la finance, les m&#233;dias et d'avoir &#171; l'Est et l'Ouest entre ses mains &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Zhyd, pay&#233; par le ma&#238;tre du pays est alors celui charg&#233; de &#171; massacrer les innocents &#187; (sic), les manifestants de Ma&#239;dan pour sauver son propre peuple juif. La pi&#232;ce fut suivie par l'hymne national ukrainien, et les f&#233;licitations des leaders de l'opposition Iatseniouk, Klitschko et Tyahnybok !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le lendemain, pr&#232;s de 20 000 manifestants avaient r&#233;pondu &#224; l'appel de Svoboda pour f&#234;ter le Nouvel An par une &#171; marche au flambeau &#187; sur le boulevard Krechatik &#224; Kiev pour f&#234;ter le 105 &#232;me anniversaire du nationaliste ukrainien Stefan Bandera, collaborateur avec les Nazis, dont les partisans ont particip&#233; aux massacre des Juifs en Ukraine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Non seulement l'extr&#234;me droite a pris la t&#234;te des manifestants de la place Ma&#239;dan, la t&#234;te des actions arm&#233;es contre le pouvoir de Ianoukovitch mais elle se retrouve avec des ministres dans le nouveau gouvernement, ce que les pr&#233;tendus d&#233;mocrates occidentaux &#224; la Hollande-Obama se gardent de souligner.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article3119&#034;&gt;L'article pr&#233;c&#233;dent sur l'Ukraine&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article3143&#034;&gt;L'article suivant sur l'Ukraine&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Br&#233;sil, Bulgarie, Turquie, Gr&#232;ce, Bosnie, Egypte, Tunisie, etc, la r&#233;volte sociale gronde aux quatre coins du monde</title>
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		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Gr&#232;ce</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;volution</dc:subject>
		<dc:subject>Egypte</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;volte</dc:subject>
		<dc:subject>Br&#233;sil Brazil</dc:subject>
		<dc:subject>Bulgarie</dc:subject>
		<dc:subject>Bosnie Herz&#233;govine</dc:subject>
		<dc:subject>Tunisie</dc:subject>

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&lt;p&gt;Br&#233;sil, Bulgarie, Turquie, Gr&#232;ce, Bosnie, Egypte, Tunisie, etc, la r&#233;volte sociale gronde aux quatre coins du monde&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.matierevolution.fr/spip.php?rubrique99" rel="directory"&gt;08- Livre Huit : ACTUALITE DE LA LUTTE DES CLASSES&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://www.matierevolution.fr/spip.php?mot24" rel="tag"&gt;Gr&#232;ce&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.matierevolution.fr/spip.php?mot45" rel="tag"&gt;R&#233;volution&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.matierevolution.fr/spip.php?mot126" rel="tag"&gt;Egypte&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.matierevolution.fr/spip.php?mot139" rel="tag"&gt;R&#233;volte&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.matierevolution.fr/spip.php?mot147" rel="tag"&gt;Br&#233;sil Brazil&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.matierevolution.fr/spip.php?mot183" rel="tag"&gt;Bulgarie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.matierevolution.fr/spip.php?mot204" rel="tag"&gt;Bosnie Herz&#233;govine&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.matierevolution.fr/spip.php?mot214" rel="tag"&gt;Tunisie&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.org/spip.php?article3515&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Br&#233;sil, Bulgarie, Turquie, Gr&#232;ce, Bosnie, Egypte, Tunisie, etc, la r&#233;volte sociale gronde aux quatre coins du monde&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Photos de la crise sociale en Europe</title>
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		<dc:date>2009-03-03T19:51:39Z</dc:date>
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		<description>
&lt;p&gt;La Gr&#232;ce en &#233;meutes &lt;br class='autobr' /&gt;
Islande, Reykjavik : d&#233;cembre &lt;br class='autobr' /&gt;
Bulgarie, Sofia : 14 et 15 janvier &lt;br class='autobr' /&gt;
Lettonie, Riga : 14 janvier &lt;br class='autobr' /&gt;
Lituanie, Vilnius : vendredi 16 janvier&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="http://www.matierevolution.fr/spip.php?rubrique84" rel="directory"&gt;5- L'&#233;conomie mondiale en route vers une nouvelle crise syst&#233;mique qui en termine avec l'ancien monde&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://www.matierevolution.fr/spip.php?mot24" rel="tag"&gt;Gr&#232;ce&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.matierevolution.fr/spip.php?mot47" rel="tag"&gt;Crise Crisis&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.matierevolution.fr/spip.php?mot49" rel="tag"&gt;Ouvriers Workers&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.matierevolution.fr/spip.php?mot95" rel="tag"&gt;Manifestation&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.matierevolution.fr/spip.php?mot139" rel="tag"&gt;R&#233;volte&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.matierevolution.fr/spip.php?mot181" rel="tag"&gt;Lettonie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.matierevolution.fr/spip.php?mot182" rel="tag"&gt;Lituanie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.matierevolution.fr/spip.php?mot183" rel="tag"&gt;Bulgarie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.matierevolution.fr/spip.php?mot196" rel="tag"&gt;Islande&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;div class='spip_document_492 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://www.matierevolution.fr/IMG/jpg/3107945735_363debc705.jpg' width=&#034;500&#034; height=&#034;333&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_493 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://www.matierevolution.fr/IMG/jpg/3108777056_fc571a89ef.jpg' width=&#034;500&#034; height=&#034;333&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_494 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://www.matierevolution.fr/IMG/jpg/3096660658_948fe792b4.jpg' width=&#034;500&#034; height=&#034;334&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;La Gr&#232;ce en &#233;meutes&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_268 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://www.matierevolution.fr/local/cache-vignettes/L497xH298/488169-0f386.jpg?1782270062' width='497' height='298' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Islande, Reykjavik : d&#233;cembre&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_269 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://www.matierevolution.fr/local/cache-vignettes/L497xH352/2009-01-21-peppersprayiceland-44fe3.jpg?1782270062' width='497' height='352' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Bulgarie, Sofia : 14 et 15 janvier&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_270 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://www.matierevolution.fr/local/cache-vignettes/L497xH289/14sofia550-e758e.jpg?1782270062' width='497' height='289' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Lettonie, Riga : 14 janvier&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_271 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://www.matierevolution.fr/local/cache-vignettes/L480xH320/P06-090116-a1-93ec6.jpg?1782270062' width='480' height='320' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Lituanie, Vilnius : vendredi 16 janvier&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>R&#233;volte sociale dans l'Europe en crise</title>
		<link>http://www.matierevolution.fr/spip.php?article894</link>
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		<dc:date>2009-01-27T12:23:31Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Italie</dc:subject>
		<dc:subject>Gr&#232;ce</dc:subject>
		<dc:subject>Crise Crisis</dc:subject>
		<dc:subject>Ouvriers Workers</dc:subject>
		<dc:subject>Manifestation</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;volte</dc:subject>
		<dc:subject>Lettonie</dc:subject>
		<dc:subject>Lituanie</dc:subject>
		<dc:subject>Bulgarie</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Gr&#232;ce, Italie, Lettonie, Lituanie, Bulgarie, Islande, France, la r&#233;volte sociale monte en Europe. La jeunesse et les travailleurs prennent conscience que la crise va signifier le sacrifice des travailleurs et des milieux populaires avec un accroissement des violences r&#233;pressives. &lt;br class='autobr' /&gt;
L'Islande dans la rue fait tomber le gouvernement. En Gr&#232;ce, aux violentes manifestations de d&#233;cembre - qui avaient suivi la mort d'un adolescent tu&#233; par un policier - ont succ&#233;d&#233; les blocages de routes. Depuis (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.matierevolution.fr/spip.php?rubrique84" rel="directory"&gt;5- L'&#233;conomie mondiale en route vers une nouvelle crise syst&#233;mique qui en termine avec l'ancien monde&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://www.matierevolution.fr/spip.php?mot21" rel="tag"&gt;Italie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.matierevolution.fr/spip.php?mot24" rel="tag"&gt;Gr&#232;ce&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.matierevolution.fr/spip.php?mot47" rel="tag"&gt;Crise Crisis&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.matierevolution.fr/spip.php?mot49" rel="tag"&gt;Ouvriers Workers&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.matierevolution.fr/spip.php?mot95" rel="tag"&gt;Manifestation&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.matierevolution.fr/spip.php?mot139" rel="tag"&gt;R&#233;volte&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.matierevolution.fr/spip.php?mot181" rel="tag"&gt;Lettonie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.matierevolution.fr/spip.php?mot182" rel="tag"&gt;Lituanie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.matierevolution.fr/spip.php?mot183" rel="tag"&gt;Bulgarie&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Gr&#232;ce, Italie, Lettonie, Lituanie, Bulgarie, Islande, France, la r&#233;volte sociale monte en Europe. La jeunesse et les travailleurs prennent conscience que la crise va signifier le sacrifice des travailleurs et des milieux populaires avec un accroissement des violences r&#233;pressives.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Islande dans la rue fait tomber le gouvernement. En Gr&#232;ce, aux violentes manifestations de d&#233;cembre - qui avaient suivi la mort d'un adolescent tu&#233; par un policier - ont succ&#233;d&#233; les blocages de routes. Depuis deux semaines, les agriculteurs bloquent les principales art&#232;res du pays et la fronti&#232;re avec la Bulgarie. L'Europe de l'Est, elle, conna&#238;t ses manifestations les plus importantes depuis vingt ans. En Lettonie, plus de 10 000 personnes ont d&#233;fil&#233; dans les rues de Riga le 16 janvier dernier. Comme en Lituanie. A chaque fois, ces manifestations ont d&#233;g&#233;n&#233;r&#233; en affrontements avec les forces de l'ordre. D'autres d&#233;fil&#233;s ont eu lieu en Hongrie et en Bulgarie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant que l'Europe des luttes sociales se construit, l'Europe bourgeoise se d&#233;tricote lentement, au rythme des int&#233;r&#234;ts divergents des bourgeoisies et &#233;tats nationaux.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_232 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://www.matierevolution.fr/local/cache-vignettes/L500xH333/emeutes-a-reykjavik-islande_161-84f0c.jpg?1782270062' width='500' height='333' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Des policiers se prot&#232;gent des projectiles adoss&#233;s au Parlement islandais &#224; Reykjavik le 21 janvier, lors des &#233;meutes anti-crise. Les protestataires d&#233;crient la politique de la coalition emmen&#233;e par Geir Haarde qui n'a pas su faire face &#224; la faillite du pays.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les manifestations permanentes ont eu raison du gouvernement qui a chut&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De la Bulgarie &#224; la Lettonie, les revers &#233;conomiques fragilisent les gouvernements. Celui d'Islande est m&#234;me tomb&#233;, alors que quatre pays ont d&#233;j&#224; subi des &#233;meutes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Faut-il craindre qu'un syndrome islandais s'&#233;tende bient&#244;t sur toute l'Europe ? La r&#233;cession s'abat sur le continent, mais, pour l'instant, seuls quelques pays sont frapp&#233;s par la crise sociale et politique qui en d&#233;coule.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il aura suffi de trois mois et d'une brusque mont&#233;e de la violence dans le centre de Reykjavik, d'ordinaire si placide, pour que, au son des casseroles heurt&#233;es par une foule en col&#232;re, le Premier ministre de l'&#238;le nordique, Geir Haarde, annonce, le 23 janvier, son prochain &#173;retrait de la vie publique, promette des &#233;lections anticip&#233;es et enregistre la d&#233;mission de son ministre du Commerce.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s l'Islande, &#224; qui le tour ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si le gouvernement islandais est le premier &#224; tomber victime de la rue, cela ne tient en rien au hasard. Nulle part ailleurs en Europe l'incomp&#233;tence de la classe politique et des autorit&#233;s mon&#233;taires n'a abouti &#224; un tel d&#233;sastre : faillite du syst&#232;me bancaire, effondrement de la monnaie, envol&#233;e des taux d'int&#233;r&#234;t et gel imm&#233;diat de l'&#233;conomie. L'Islande devrait perdre 10% de sa richesse nationale cette ann&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans d'autres pays, aussi, la d&#233;t&#233;rioration du climat &#233;conomique attise la col&#232;re. Le 13 janvier, des &#233;meutes &#233;clatent &#224; Riga, capitale d'une Lettonie surendett&#233;e et &#224; laquelle le Fonds mon&#233;taire international impose un s&#233;v&#232;re plan d'aust&#233;rit&#233;. Le lendemain, Sofia, la capitale de la Bulgarie, est le th&#233;&#226;tre de s&#233;rieux troubles : la foule proteste contre la corruption des &#233;lites politiques. Deux jours plus tard, des manifestants assaillent le si&#232;ge du Parlement &#224; Vilnius (Lituanie). M&#234;mes causes, m&#234;mes effets.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les prochaines semaines, la fi&#232;vre sociale ne devrait pas &#233;pargner d'autres contr&#233;es d'Europe centrale et orientale. Pour beaucoup d'entre elles, ce sera le premier test s&#233;rieux que conna&#238;tront ces jeunes d&#233;mocraties.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le risque d'un retour du ch&#244;mage de masse fait redouter une plus ample grogne sociale, d&#233;j&#224; manifeste dans quelques pays europ&#233;ens. Les syndicats pr&#233;parent cinq &#171; euro-manifestations &#187; pour mai &#224; travers l'Union europ&#233;enne&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En Gr&#232;ce, des milliers de cultivateurs voulant des prix plus r&#233;mun&#233;rateurs bloquent des autoroutes. Des mouvements de protestation sociale ont aussi r&#233;cemment &#233;t&#233; signal&#233;s en Bulgarie. Ailleurs, en Lituanie, des manifestants ont protest&#233; &#224; Vilnius le 16 janvier contre le budget d'aust&#233;rit&#233; pour 2009.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la Lettonie voisine, une manifestation semblable a d&#233;g&#233;n&#233;r&#233; le 13 janvier en &#233;chauffour&#233;es avec les forces de l'ordre. Plus loin, en Islande, des manifestations r&#233;p&#233;t&#233;es ont abouti &#224; la d&#233;mission lundi 26 janvier de la coalition au pouvoir, soit la premi&#232;re chute d'un gouvernement depuis le d&#233;but de la crise financi&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;parses, sans lien entre elles, ces r&#233;centes contestations aux marges de l'Europe font planer le risque d'un plus large mouvement social &#224; travers le continent. La Croix a appris que la Conf&#233;d&#233;ration europ&#233;enne des syndicats (CES) pr&#233;pare pour le mois de mai cinq euro-manifestations, &#224; Bruxelles, Berlin, Prague, en Espagne (Barcelone ou Madrid) et en Scandinavie (Su&#232;de ou Danemark). Ces &#171; journ&#233;es d'action &#187; auront pour mot d'ordre la hausse des salaires et la qualit&#233; de l'emploi.&lt;br class='autobr' /&gt;
Qu'est-ce qui alimente cette grogne latente ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des mouvements peuvent &#233;clater avant. &#171; Cela pourrait se produire presque n'importe o&#249;, certainement en Europe et aussi dans les pays &#233;mergents &#187;, a pr&#233;venu Dominique Strauss-Kahn, directeur g&#233;n&#233;ral du Fonds mon&#233;taire international (FMI) dans un entretien t&#233;l&#233;vis&#233; mercredi &#224; la BBC, citant &#171; la France, le Royaume-Uni, l'Allemagne et l'Europe de l'Est durement touch&#233;e, notamment la Lettonie et la Hongrie &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Les gens sont en train de r&#233;agir avec force &#187;, a-t-il poursuivi, pressant les gouvernements nationaux de mettre en &#339;uvre leurs plans de relance sans tarder. La crise les place devant la difficile t&#226;che de relancer l'&#233;conomie et sauver les banques sans faire exploser les d&#233;ficits publics.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; Bruxelles, un influent diplomate europ&#233;en reconna&#238;t que la temp&#233;rature sociale dans l'UE est surveill&#233;e de pr&#232;s pour d&#233;celer les risques. La r&#233;ponse &#224; cette grogne sociale pourrait constituer le &#171; th&#232;me central &#187; du prochain sommet des 27 chefs d'&#201;tat et de gouvernement de l'UE, les 19 et 20 mars, par tradition r&#233;serv&#233; aux sujets &#233;conomiques et sociaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'est-ce qui alimente cette grogne latente ? &#171; C'est d'abord la mont&#233;e spectaculaire du ch&#244;mage en quelques semaines, qui montre &#224; quel point on sort facilement les gens (de l'entreprise) &#187;, estime Jo&#235;l Decaillon (CGT), secr&#233;taire conf&#233;d&#233;ral &#224; la CES. &#171; Pr&#232;s d'un actif sur deux dans l'Union (108 sur 220 millions) est en zone de pr&#233;carit&#233; &#187;, &#233;value-t-il, en r&#233;f&#233;rence aux ch&#244;meurs, contrats temporaires, d'int&#233;rim et de faux ind&#233;pendants. La Commission europ&#233;enne s'attend &#224; ce que le taux de ch&#244;mage dans l'UE passe de 7 % de la population active en 2008 &#224; 8,7 % cette ann&#233;e, avec une pointe &#224; plus de 16 % en Espagne.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; La Gr&#232;ce a un potentiel contestataire tr&#232;s grand &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; ce retour du ch&#244;mage de masse s'ajoute un malaise dans une jeunesse trouvant de petits boulots &#224; la sortie de grandes &#233;coles. &#171; Ce n'est pas qu'une r&#233;alit&#233; en Gr&#232;ce &#187;, pr&#233;vient Jo&#235;l Decaillon, faisant allusion aux violentes &#233;meutes dans ce pays le mois dernier. Autre ingr&#233;dient de mouvement social, &#171; l'argent facile &#224; trouver pour les banques alors que les salari&#233;s doivent se serrer la ceinture &#187;, poursuit le syndicaliste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; La Gr&#232;ce a un potentiel contestataire tr&#232;s grand &#187;, note C&#233;cile Barbier, chercheur &#224; l'Observatoire social europ&#233;en &#224; Bruxelles, mais pour qui la &#171; radicalit&#233; &#187; de certains pourra ailleurs s'exprimer aux &#233;lections europ&#233;ennes de juin prochain. En France, selon un sondage Ifop non publi&#233; r&#233;alis&#233; d&#233;but janvier et obtenu par La Croix, le Nouveau Parti anticapitaliste d'Olivier Besancenot obtiendrait &#224; ce scrutin 10 % des votes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La somme des r&#233;sultats des trois partis d'extr&#234;me gauche ferait jeu &#233;gal avec celui du PS (19 %) tandis que le FN recevrait 6,5 % des voix. Toutefois pr&#232;s de la moiti&#233; des sond&#233;s se dit pr&#234;te &#224; &#171; encore changer d'avis. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cons&#233;quence de la crise qui secoue le pays depuis quatre mois. Le Premier ministre islandais, Geir Haarde, a annonc&#233; qu'il remettrait aujourd'hui la d&#233;mission imm&#233;diate de son gouvernement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette annonce intervient quelques jours apr&#232;s la d&#233;cision d'organiser des &#233;lections anticip&#233;es en mai au lieu de 2011.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pression de la rue&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sous la pression de la population qui multiplie les manifestations, Geir Haarde avait en effet annonc&#233; vendredi la tenue d'&#233;lections anticip&#233;es le 9 mai et avait en outre d&#233;voil&#233; qu'il ne se repr&#233;senterait pas pour des raisons de sant&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais cela n'a pas suffi &#224; calmer les esprits. Encore 5.000 personnes &#233;taient dans la rue samedi pour r&#233;clamer une d&#233;mission imm&#233;diate du gouvernement. Le m&#234;me jour, un sondage montrait que la cote de popularit&#233; de la coalition &#233;tait au plus bas au profit du parti Gauche-Verts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le chef du gouvernement s'&#233;tait entretenu tout le week-end avec la dirigeante du parti social-d&#233;mocrate et ministre des Affaires &#233;trang&#232;res Ingibjorg Solrun Gisladottir, pour discuter du devenir de cette coalition.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Secteur bancaire en crise&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Islande, petite &#238;le de 320 000 habitants non membre de l'Union europ&#233;enne, qui avait bas&#233; sa prosp&#233;rit&#233; sur un secteur bancaire hypertrophi&#233;, a vu son &#233;conomie terrass&#233;e par la crise internationale &#224; l'automne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En octobre, le gouvernement a &#233;t&#233; contraint de prendre le contr&#244;le &#224; la h&#226;te des trois premi&#232;res banques du pays, &#224; court de liquidit&#233;s, suscitant la col&#232;re des habitants dont nombre d'entre eux ont perdu leur emploi et ont vu leurs &#233;conomies partir en fum&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec AFP&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vu par &#034;le Figaro&#034; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s la Gr&#232;ce, les pays Baltes, l'Islande et la Bulgarie connaissent des mouvements sociaux qui inqui&#232;tent l'Union europ&#233;enne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La peur d'une insurrection populaire nourrie par la crise commence &#224; s'insinuer dans les esprits des dirigeants europ&#233;ens. Pour l'heure, elle est irrationnelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La contestation ne touche actuellement que les marges de l'Union. Dans les pays Baltes, en Islande et en Bulgarie, les mouvements sociaux et la col&#232;re de foules toutefois se multiplient. Les raisons de la r&#233;volte sont d'abord nationales. Mais aucune solution n'&#233;tant vraiment discernable, ce mouvement contestataire ne risque-t-il pas de gagner, &#224; mesure que la crise s'approfondit, l'Europe tout enti&#232;re ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chefs d'&#201;tat et de gouvernement europ&#233;ens ont d&#233;j&#224; connu une grande frayeur. R&#233;unis le 12 d&#233;cembre dernier &#224; Bruxelles, ils ont per&#231;u la d&#233;tresse de leur homologue grec, Costas Caramanlis, d&#233;bord&#233; par la r&#233;volte d'une jeunesse mettant &#224; feu et &#224; sang les rues d'Ath&#232;nes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; Berlin et Paris, des groupuscules ont alors tent&#233; d'importer le conflit. Des responsables politiques, tel le socialiste Laurent Fabius, ont aussit&#244;t sugg&#233;r&#233; que &#171; ce que l'on voit en Gr&#232;ce n'est pas du tout malheureusement hors du champ de ce qui peut arriver en France. Quand vous avez une telle d&#233;pression &#233;conomique, avait ajout&#233; l'ancien premier ministre, une telle d&#233;sesp&#233;rance sociale, il suffit qu'il y ait une allumette qui se mette l&#224;-dedans et tout part, surtout qu'on a quand m&#234;me un gouvernement qui vis-&#224;-vis de la jeunesse ne montre pas de compr&#233;hension. &#187; De retour du Conseil europ&#233;en de Bruxelles, Nicolas Sarkozy avait prudemment repouss&#233; la r&#233;forme de l'&#233;ducation nationale, qui &#224; l'&#233;poque attisait la col&#232;re lyc&#233;enne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s &#234;tre retomb&#233;e pendant la tr&#234;ve des confiseurs, la fi&#232;vre conna&#238;t actuellement quelques nouvelles pouss&#233;es. Mercredi, le premier ministre islandais, Geir Haarde, s'est retrouv&#233; coinc&#233; dans sa limousine, bombard&#233;e de canettes et d'&#339;ufs (voir la vid&#233;o). Comme la veille, la police anti&#233;meute a utilis&#233; les gaz lacrymog&#232;nes, d&#233;fendant et arr&#234;tant les plus &#233;nerv&#233;s parmi les 2 000 manifestants qui se massaient autour du Parlement. La col&#232;re populaire ne semble toutefois pas devoir de sit&#244;t s'apaiser dans cette petite &#238;le, dont la prosp&#233;rit&#233; reposait jadis sur les op&#233;rations financi&#232;res d'un secteur bancaire d&#233;sormais en faillite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;EMEUTES EN LETTONIE&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les partis et les associations invitent donc les gens &#224; manifester massivement. L'atmosph&#232;re au sein de la population est la pire que la Lettonie ait connu depuis l'ind&#233;pendance. C'est ce que ressent aussi la patronne du caf&#233; &#171; Kapucino-Bar &#187;, au d&#233;but du vieux centre de Riga. Elle vient de mettre en ligne une annonce d'emploi. Au bout d'une demi-heure et d'un nombre incalculable d'appels, elle retire l'annonce, &#233;puis&#233;e. Elle n'a pas pu r&#233;pondre &#224; toutes les personnes int&#233;ress&#233;es. Elle n'avait pas imagin&#233; cela. Il n'y a pas si longtemps, beaucoup de soci&#233;t&#233;s lettones mena&#231;aient de mettre la cl&#233; sous la porte parce qu'elles n'arrivaient pas &#224; trouver de personnel qualifi&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; La Lettonie ne se trouve pas uniquement au c&#339;ur d'une crise &#233;conomique, mais aussi de gouvernance &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; La Lettonie ne se trouve pas uniquement au c&#339;ur d'une crise &#233;conomique et financi&#232;re, mais aussi au c&#339;ur d'une crise de gouvernance &#187;, explique Artis Pabriks, ancien ministre des affaires &#233;trang&#232;res letton et membre de l'opposition. Il ne veut pas entendre parler de langue de bois &#224; la sauce &#171; tout va bien &#187;. En faveur d'une politique populiste, le gouvernement a ignor&#233; les multiples avertissements de la communaut&#233; internationale concernant les cons&#233;quences d'une &#233;conomie en surchauffe, ajoute Pabrik en guise de reproche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Atis Slakteris, le ministre des finances, explique les probl&#232;mes de son pays &#224; la lumi&#232;re de la situation bancale du march&#233; mondial et place le fondement des probl&#232;mes de la Lettonie dans la crise financi&#232;re mondiale. Mais l'opposition, les intellectuels et les associations imaginent des causes ext&#233;rieures. Ils reprochent au gouvernement son ignorance des probl&#232;mes r&#233;els du pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une des causes les plus importantes r&#233;side dans l'inflation. Elle a pris des proportions &#233;normes durant les ann&#233;es du miracle &#233;conomique, et surtout avant 2001. Et l'entr&#233;e de la Lettonie dans l'UE a apport&#233; un &#233;lan puissant. A cela s'est ajout&#233; le comportement de la population qui s'est mise &#224; consommer massivement &#224; cr&#233;dit. L'explosion des prix et des salaires qui s'en est suivie a d&#233;truit l'&#233;quilibre entre performance et productivit&#233;. Les secteurs de la finance et de l'immobilier se sont effondr&#233;s. Peu de temps apr&#232;s, le pays est tomb&#233; dans une profonde r&#233;cession &#233;conomique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Devoirs internationaux&lt;br class='autobr' /&gt;
Le fonds mon&#233;taire international (FMI), les repr&#233;sentants de l'Union Europ&#233;enne et des pays scandinaves ont travaill&#233; &#224; l'automne &#224; un plan commun pour sauver la Lettonie de banqueroute. Avec 7,5 milliards d'euros d'aide, les liquidit&#233;s de l'Etat et du secteur de la finance devraient &#234;tre sauv&#233;es. Avec ce plan, le monde a accompli son devoir envers la Lettonie. Mais celle-ci n'a pas employ&#233;e l'aide comme les donneurs s'y attendaient. C'est ce que souligne Helena Demakova, ministre des affaires culturelles, peu apr&#232;s l'annonce que neuf millions d'euros, pr&#233;lev&#233;s sur l'aide d'urgence, allaient &#234;tre allou&#233;s &#224; un bureau d'architectes pour la r&#233;alisation d'une salle de concert.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La population lettonne se dirige vers des temps difficiles. Pour Signe K., la situation est frustrante. Depuis des mois, elle cherche un emploi sur Internet et est d&#233;sesp&#233;r&#233;e. A 25 ans, elle a arr&#234;t&#233; ses &#233;tudes il y a quelques ann&#233;es pour fonder sa propre entreprise. A cette &#233;poque, l'&#233;conomie lettone se d&#233;veloppait &#224; vive allure. Comme beaucoup de jeunes de son &#226;ge, elle r&#234;vait d'argent facile. Et tous les moyens &#233;taient bons. Mais un jour, la police est venue, elle a fouill&#233; les bureaux et a emport&#233; des dossiers. Des criminels avaient utilis&#233; son entreprise pour blanchir de l'argent. Signe K. avait certes senti que quelque chose n'allait pas, mais l'abondance d'argent &#233;tait plus int&#233;ressant pour elle. Aujourd'hui, cette jeune m&#232;re vit avec sa fille de un an dans un centre d'aide d'urgence pour jeunes femmes dans la banlieue de Riga, &#224; Agenskalns. Elles ont environ 50 euros d'aide sociale par mois pour vivre. Le m&#234;me probl&#232;me menace toute une g&#233;n&#233;ration de jeunes familles qui ont accumul&#233; les cr&#233;dits durant les ann&#233;es d'argent facile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'appartenance de la Lettonie &#224; l'UE, la convergence des march&#233;s financiers baltes et scandinaves et l'aide rapide du FMI ont maintenu la Lettonie &#224; l'abri d'une terrible catastrophe. Le pack d'aides donne au gouvernement un champ d'action mais ce n'est nullement une r&#233;ponse &#224; l'&#233;tat d'urgence du pays ; et certainement pas non plus &#224; la crise politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une manifestation d&#233;g&#233;n&#232;re pr&#232;s du Parlement de Lettonie&lt;br class='autobr' /&gt;
Une manifestation contre la politique &#233;conomique du gouvernement letton a tourn&#233; &#224; l'&#233;meute mardi &#224; Riga. Elle a d&#233;g&#233;n&#233;r&#233; lorsque des centaines de jeunes gens ont tent&#233; de p&#233;n&#233;trer dans l'enceinte du Parlement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les jeunes se sont alors dirig&#233;s au centre-ville o&#249; ils ont d&#233;truit des v&#233;hicules de police, bris&#233; des vitrines et pill&#233; des magasins lorsque la police anti&#233;meute a charg&#233; &#224; l'aide de matraques et de grenades lacrymog&#232;nes. Le calme est revenu &#224; l'issue de trois heures environ.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon un porte-parole de la police, 126 personnes ont &#233;t&#233; interpel&#233;es et on a d&#233;nombr&#233; huit bless&#233;s - cinq manifestants et trois policiers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Environ 10 000 personnes, selon la police, s'&#233;taient rassembl&#233;es &#224; proximit&#233; du parlement pour r&#233;clamer la d&#233;mission du gouvernement et des &#233;lections anticip&#233;es dans ce pays confront&#233; &#224; une crise &#233;conomique qui va s'aggravant. Il s'agissait d'une des plus importantes manifestations de rue depuis que la Lettonie a retrouv&#233; son ind&#233;pendance de l'Union sovi&#233;tique en 1991.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Membre de l'Union europ&#233;enne (UE) depuis 2004, la Lettonie, pays balte de 2,3 millions d'habitants, s'&#233;tait vu attribuer peu apr&#232;s le surnom de &#034;tigre&#034; &#224; cause de son boom &#233;conomique qui s'est poursuivi jusqu'en 2007. Mais apr&#232;s plusieurs ann&#233;es de prosp&#233;rit&#233;, le pays a sombr&#233; dans la r&#233;cession.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(ats / 14 janvier 2009 01:04)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;EN LITUANIE&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En Lituanie, la col&#232;re contre les mesures d'aust&#233;rit&#233; pr&#233;vues par le gouvernement a rassembl&#233; vendredi quelque 7.000 manifestants devant le si&#232;ge du Parlement &#224; Vilnius. Des manifestants ont lanc&#233; des oeufs, des boules de neige et des pierres en direction du Parlement et de la police. Les forces de l'ordre ont r&#233;pondu par des gaz lacrymog&#232;nes et des balles en caoutchouc. Dans des heurts entre les manifestants et quelque 300 policiers, une douzaine de personnes ont &#233;t&#233; bless&#233;es, dont un policier. 40 personnes ont &#233;t&#233; interpell&#233;es.&lt;br class='autobr' /&gt;
Mardi &#224; Riga, capitale de la Lettonie voisine, 10.000 personnes s'&#233;taient rassembl&#233;es &#224; proximit&#233; du Parlement pour r&#233;clamer la d&#233;mission du gouvernement et des &#233;lections anticip&#233;es. La manifestation avait d&#233;g&#233;n&#233;r&#233; en &#233;chauffour&#233;es, faisant une dizaine de bless&#233;s et une centaine d'interpellations. Des vitrines de magasins avaient &#233;t&#233; bris&#233;es et des voitures renvers&#233;es.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il s'agit des plus importantes manifestations de rue depuis que la Lettonie et la Lituanie ont retrouv&#233; leur ind&#233;pendance de l'Union sovi&#233;tique, en 1991.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Cela en dit long sur le m&#233;contentement et la col&#232;re des gens dans ces pays. Depuis la chute du communisme, il n'y avait pas eu de manifestation de ce genre&#034;, explique un analyste de la Danske Bank, Lars Christensen. Le m&#233;contentement social dans les pays baltes est le r&#233;sultat d'un changement radical : apr&#232;s des ann&#233;es florissantes, leurs &#233;conomies subissent de plein fouet la crise financi&#232;re et &#233;conomique mondiale &#224; laquelle r&#233;sistent encore d'autres pays de la &#034;nouvelle Europe&#034; comme la Pologne, la Slovaquie ou la R&#233;publique tch&#232;que. &#034;Nous ne sommes qu'au d&#233;but des protestations&#034;, explique &#224; l'AFP Nils Muiznieks, politologue de l'Universit&#233; de Lettonie. &#034;Et la crise ne fera que s'aggraver.&#034;&lt;br class='autobr' /&gt;
Membres de l'UE depuis 2004, les pays baltes s'&#233;taient vu attribuer le surnom de &#034;Tigres&#034; &#224; cause de leur boom &#233;conomique qui s'est poursuivi jusqu'en 2007, avec une hausse du Produit int&#233;rieur brut (PIB) de plus de 10%.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le Parlement letton a approuv&#233; une s&#233;rie de mesures d'aust&#233;rit&#233;, dont une r&#233;duction de 15% des salaires dans la fonction publique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le pr&#233;sident de la Lettonie Valdis Zatlers a d&#233;cid&#233; de r&#233;duire son propre salaire de 8%, &#034;par solidarit&#233; avec ses employ&#233;s&#034;. Le mois dernier, la Lettonie s'est vu accorder un pr&#234;t de 7,5 milliards d'euros de la part d'un groupe de pr&#234;teurs parmi lesquels le Fonds mon&#233;taire international, l'UE et les pays nordiques. La Lituanie s'attend &#224; entrer en r&#233;cession cette ann&#233;e, tout comme la Lettonie et l'Estonie qui le sont d&#233;j&#224;. La Lituanie est en train de n&#233;gocier des pr&#234;ts allant de 500 millions &#224; un milliard de litas (entre 146 et 290 millions d'euros) avec diff&#233;rentes institutions europ&#233;ennes, pour aider au red&#233;marrage de ses entreprises.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Manifestation &#224; Sofia&lt;br class='autobr' /&gt;
Un millier de manifestants se sont r&#233;unis vendredi dans le calme devant le Parlement bulgare pour r&#233;clamer la d&#233;mission du gouvernement, pour le troisi&#232;me jour cons&#233;cutif. Les manifestants, organis&#233;s cette semaine pour la premi&#232;re fois sur l'Internet par diverses ONG, scandaient &#034;Ordures rouges&#034; et &#034;Mafia&#034; &#224; l'adresse du gouvernement socialiste.&lt;br class='autobr' /&gt;
La manifestation a rassembl&#233; des nationalistes, des retrait&#233;s, des agriculteurs, des &#233;cologistes, des supporteurs de football, des &#233;tudiants, des lyc&#233;ens et des m&#232;res de famille, tous protestant pour des motifs diff&#233;rents mais aussi contre la corruption. Mercredi, 35 personnes dont 14 policiers ont &#233;t&#233; bless&#233;es et 156 ont &#233;t&#233; interpell&#233;es lors d'une manifestation ayant rassembl&#233; un millier de protestataires. Des voitures, dont des v&#233;hicules policiers, ont &#233;t&#233; d&#233;truites. La police a trouv&#233; des explosifs artisanaux sur plusieurs interpell&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Sc&#232;nes d'&#233;meutes en Europe de l'Est, notamment en Lituanie&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;17 janv. 2009&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;VILNIUS &#8212; De violents affrontements se sont produits en Europe de l'Est cette semaine entre manifestants et forces de l'ordre, notamment en Lituanie, o&#249; la police est intervenue sans m&#233;nagement vendredi &#224; Vilnius devant le Parlement. Une quinzaine de personnes ont &#233;t&#233; bless&#233;es et plus de 80 autres arr&#234;t&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autres &#233;meutes ont eu lieu en Bulgarie et en Lettonie, o&#249; les habitants manifestaient contre les difficult&#233;s &#233;conomiques, les r&#233;formes de leur gouvernement et la corruption. Dans les trois pays, des rassemblements pacifiques se sont termin&#233;s dans le vandalisme et la violence pendant plusieurs heures.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Certains cherchent &#224; d&#233;stabiliser la Lituanie et &#224; semer le chaos. Ils utilisent le d&#233;sarroi suscit&#233; par des r&#233;formes douloureuses pour atteindre leur but&#034;, a d&#233;nonc&#233; le Premier ministre lituanien Andrius Kubilius &#224; Vilnius.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sa coalition de centre-droit, au pouvoir depuis moins de deux mois, est vivement critiqu&#233;e pour avoir d&#233;cid&#233; d'augmenter les imp&#244;ts. Vendredi, le minist&#232;re des Finances a annonc&#233; son intention d'emprunter un milliard d'euros &#224; la Banque europ&#233;enne d'investissement (BEI) pour combler un d&#233;ficit budg&#233;taire b&#233;ant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les analystes pr&#233;voient que les pays baltes entrent en r&#233;cession cette ann&#233;e. Les experts parlent d'une contagion possible des violences &#224; toute l'Europe, en particulier aux anciens pays communistes, en pleine crise &#233;conomique, apr&#232;s avoir enregistr&#233; une croissance soutenue ces derni&#232;res ann&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Nous sommes ici aujourd'hui, parce que ce gouvernement se moque de nous&#034;, a r&#233;sum&#233; Liucija Mukiene, un manifestant de 63 ans, pr&#233;sent vendredi dans le centre de la capitale lituanienne. &#034;Ils prennent l'argent qu'il nous reste et n'en font rien. J'en ai assez des mensonges, de la corruption et de ceux qui sourient avec leurs visages rondouillards derri&#232;re les fen&#234;tres du Parlement...&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deux jours plus t&#244;t, mercredi, de violents affrontements avaient fait des dizaines de bless&#233;s en Bulgarie, o&#249; les tensions sont exacerb&#233;es par la crise de l'approvisionnement du pays en gaz naturel russe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mardi, plus de 100 personnes avaient &#233;t&#233; arr&#234;t&#233;es et quelque 40 autres bless&#233;es en Lettonie au cours de manifestations. Ce pays balte a les plus mauvais r&#233;sultats &#233;conomiques de toute l'Union europ&#233;enne, son taux de ch&#244;mage ayant grimp&#233; de 1% au cours du seul mois de d&#233;cembre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;C'est tout &#224; fait spectaculaire d'avoir un PIB qui chute de 10% et passe &#224; -5%, comme en Lettonie&#034;, observe Thorbjorn Becker, le directeur de l'Institut de Stockholm pour la transition &#233;conomique (SITE). &#034;Les gens se retrouvent sans emploi et voient leurs revenus chuter cette ann&#233;e. On va r&#233;guli&#232;rement assister &#224; des incidents de ce genre.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La crise &#233;conomique fait des ravages dans d'autres pays d'Europe de l'Est, particuli&#232;rement en Hongrie, en Ukraine et en Roumanie. La monnaie roumaine a ainsi perdu 17% de sa valeur en un an. La r&#233;duction des d&#233;penses sociales en Estonie pourrait aussi provoquer des protestations dans cet autre pays balte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;L'&#233;lite politique n'a pas de tradition de dialogue avec la soci&#233;t&#233; et ne sait pas comment faire&#034;, analyse Raimundas Lopata, directeur de l'Institut des relations internationales et de sciences politiques de Vilnius. &#034;Est-ce que le gouvernement retiendra la le&#231;on, pour que cette violence n'&#233;clate pas de nouveau ? J'en doute.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Les gens voient comment l'Am&#233;rique a &#233;lu Barack Obama, symbole d'espoir et de changement, ils aspirent &#224; quelque chose de semblable chez eux&#034;, ajoute Ivars Ijabs, professeur adjoint de sciences politiques &#224; l'Universit&#233; de Lettonie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;VILNIUS, 16 janvier (Reuters) - La police lituanienne a tir&#233; vendredi des gaz lacrymog&#232;nes et des balles en caoutchouc pour disperser des manifestants qui jetaient des pierres sur le parlement national afin de protester contre un plan d'aust&#233;rit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Premier ministre Andrius Kubilius, entr&#233; en fonction le mois dernier apr&#232;s avoir &#233;t&#233; &#233;lu en octobre, a affirm&#233; que les violences n'emp&#234;cheraient pas son govuernement de mener &#224; bien ce plan adopt&#233; pour faire face au ralentissement de l'&#233;conomie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le plan pr&#233;voit un rel&#232;vement de la fiscalit&#233; et une diminution des d&#233;penses budg&#233;taires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La police a fait &#233;tat de 80 interpellations et pr&#233;cis&#233; que 20 personnes avaient &#233;t&#233; bless&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelque 5.000 personnes s'&#233;taient rassembl&#233;es au d&#233;part &#224; l'appel des syndicats et un millier sont rest&#233;es ensuite devant le parlement lorsque la manifestation a d&#233;g&#233;n&#233;r&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En d&#233;but de soir&#233;e, seuls de petits groupes de jeunes se trouvaient encore devant le parlement et le reste de la ville &#233;tait calme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mardi, une manifestation similaire r&#233;unissant 10.000 personnes avait d&#233;g&#233;n&#233;r&#233; en &#233;meute en Lettonie, autre R&#233;publique balte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Nerijus Adomaitis, version fran&#231;aise Nicole Dupont)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
SITUATION EN GRECE&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;Une patrouille de policier en civil est pass&#233;e sur la place (d'Exarchias) les jeunes les ont alors insult&#233;s&#8221;. C'est alors que les policiers sont all&#233;s chercher du renfort. &#8220;Le flic a vis&#233; et apr&#232;s il a tir&#233;&#8221; raconte un t&#233;moin pr&#233;sent sur la place ce soir l&#224;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La bavure est flagrante, la tension palpable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 10 d&#233;cembre le rapport officiel de la balistique vient confirmer la version des autorit&#233;s publics et mentionne que la balle est &#8220;d&#233;form&#233;e&#8221; ce qui prouverait qu'elle a heurt&#233; une &#8220;surface dure&#8221; avant de blesser mortellement Alexi, innocentant de facto le policier. Mais ce meurtre est un symbole tristement sanglant (1) de l'incomp&#233;tence d'une police repressive, o&#249; l'emploi public n'est que client&#233;lisme &#233;lectoral.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'impunit&#233; polici&#232;re n'est que le reflet de la corruption g&#233;n&#233;ralis&#233;e, qui prosp&#232;re depuis le d&#233;but des ann&#233;es 90, l'av&#232;nement des subventions Europ&#233;ennes et du business juteux, apr&#232;s la chute du mur, avec les balkans. Les deux policiers inculp&#233;s pour le meurtre d'Alexi ont directement d&#233;sob&#233;i &#224; leur hi&#233;rarchie en cherchant la confrontation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La man&#339;uvre balistique jette aux oubliettes la m&#233;moire de cet adolescent, encense la fatalit&#233;, et &#8220;crache&#8221; sur la dignit&#233; de toute une partie de la population, leur rappelant qu'aux yeux du gouvernement ils ne sont rien, sans voix. Tous potentiellement assassin&#233;s, sans aucun assassin. Les habitants, les jeunes du quartier, les &#233;tudiants des universit&#233;s toutes proches bless&#233;s dans leurs &#8220;dignit&#233;&#8221;, par ce mensonge &#233;hont&#233; descendent, &#224; l'appel des organisations d'extr&#234;me gauche, mais tr&#232;s souvent spontan&#233;ment, dans la rue exprimer leur m&#233;contentement durant tout le mois de d&#233;cembre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et sur les pav&#233;s se retrouvent des coll&#233;giens, lyc&#233;ens, &#233;tudiants, immigr&#233;s, clandestins, travailleurs, photo-reporters et quelques journalistes comp&#233;tents dans de grandes manifestations h&#233;t&#233;roclites, rassemblant toutes les cat&#233;gories sociales. Les parents incapables de retenir leurs enfants, descendent avec eux. Dans les petites villes, ce sont majoritairement les plus jeunes, lyc&#233;ens et coll&#233;giens, qui attaquent les commissariats, cassent les vitrines, pillent les supermarch&#233;s, signe de l'enracinement profond de la r&#233;volte contre la &#171; cruaut&#233; &#187; sociale. C'est l'avenir des plus jeunes qui est pris en otage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La situation des immigr&#233;s (2) est aussi catastrophique. Pour le constater une promenade dans les rues d'Ath&#232;nes suffira. Sur la place Omonia, la foultitude de vendeurs &#224; la sauvette t&#233;moigne de la consid&#233;ration de la soci&#232;t&#233; grecque envers les albanais, roumains, bulgares, pakistanais, afghans et irakiens... &#192; chaque coin de rue, des vendeurs &#224; la mine d&#233;faite vous proposent toute sortes de bricoles. &#192; la premi&#232;re goutte de pluie, un arsenal de parapluies vous est propos&#233;. &#192; la moindre sir&#232;ne de police et au milieu d'un trafic asphyxiant, les vendeurs avec sur leurs dos leur seule fortune emball&#233;e dans de grandes b&#226;ches, courent pour &#233;chapper au contr&#244;le d'identit&#233;. Vous remarquerez que les asiatiques sont sp&#233;cialis&#233;s dans la ventes de montres, briquets, petits jouets present&#233;s sur un plateau accroch&#233; autour du cou.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous d&#233;tournerez le regard &#224; la vue des plus mis&#232;reux, qui proposent des paquets de mouchoir contre une petite pi&#232;ce. &#192; deux pas de la place Omonia, un clochard vous expose ses jambes gangr&#233;n&#233;es, comme tout le monde, vous d&#233;tournerez le regard, signe d'une mis&#232;re &#8220;normalis&#233;e&#8221;. Une d&#233;claration de associations des immigr&#232;s Albanais illustre le ressentiments de des communaut&#233;s immigr&#233;s : &#8220;Le cri assourdissant que nous entendons et pour les 18 ans de violence, de r&#233;pression, d'exploitation et d'humiliation. C'est jours sont aussi les notres. Ces journ&#233;es sont pour les centaines d'immigr&#233;s et de r&#233;fugi&#233;s qui ont &#233;t&#233; assassin&#233;s aux fronti&#232;res, dans les commissariats de police et sur leurs lieux de travail. C'est jours sont pour le prix que nous devons payer pour simplement exister et respirer&#8221;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce contexte de soci&#233;t&#233; qui se meurt, les &#8220;&#233;v&#233;nements de d&#233;cembre&#8221; ont embras&#233; la Gr&#232;ce. De Patras &#224; Larisa le m&#233;contentement se compte au nombre de manifestants et l'injustice sociale se mesure &#224; la violence des affrontements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La presse nationale reprend en c&#339;ur les attaques des &#8220;anarchistes&#8221;(3) envers les &#171; gardiens de la paix &#187;, envers les banques, stigmatisant et amalgamant les r&#233;volt&#233;s &#224; des terroristes. &#8220;Ce sont des ennemis de la d&#233;mocratie&#8221;, clame, au plus fort des &#233;meutes, Costa Caramanlis, le premier ministre grec, soutenu par le consensus de la cohorte des grands m&#233;dias. Depuis il est approuv&#233; dans un communiqu&#233; par le Pasok et le KKE. De plus le gouvernement laisse entendre que les immigr&#233;s, durant les &#233;meutes ne sont que des &#8220;casseurs&#8221; et des profiteurs. Alors que les magasins &#233;taient pill&#233;s, les &#8220;encagoul&#233;s&#8221; recup&#232;raient les produits &#224; grande valeurs marchande dans l'espoir de les revendre pour pouvoir nourrir leurs enfants, la majorit&#233; r&#233;cup&#232;rent des produits &#224; grandes valeur d'usages (eau et aliments...).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;Les m&#233;dias ici, plus personne n'y croit, c'est du vent&#8221; nous dit un professeur de fran&#231;ais d'un lyc&#233;e d'Ath&#232;nes. Envers eux, elle n'exprime que du d&#233;go&#251;t &#8220;ils sont aux mains et au service de la propagande &#233;tatique&#8221;, st&#233;r&#233;otypant et d&#233;tournant l'information factuelle. Tous les journalistes, et particuli&#232;rement durant le mois de d&#233;cembre, subissent des pressions &#233;normes et des menaces de licenciements. Les r&#233;dactions veillent au grain, l'information doit suivre la ligne &#233;ditoriale et non l'inverse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le photo-reporter qui a publi&#233; la photo o&#249; l'on voit un policier anti-&#233;meute (costume vert-kaki) braquer son arme de poing sur les manifestants, &#224; &#233;t&#233; renvoy&#233; par sa direction.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du 9 au 16 janvier, le syndicat des patrons et des r&#233;dactions de presse (ESIEA) (4) est occup&#233; par des travailleurs de l'industrie de la presse. Se r&#233;unissent dans le b&#226;timent de la rue Academia, des techniciens de radio et de t&#233;l&#233;vision, des journalistes, des imprimeurs et m&#234;me des employ&#233;s des services de maintenance et de nettoyage qui travaillent tous dans l'industrie de l'information. Durant une semaine des journalistes de tous les medias, de tous les diff&#233;rents journaux sont pass&#233;s dans le syndicat occup&#233;, pour parler, discuter, &#233;changer et en fin de compte tout remettre en cause et se r&#233;volter, en d&#233;non&#231;ant le traitement r&#233;serv&#233; aux &#8220;encagoul&#233;s&#8221;. Les licenciements, sous couvert de &#8220;crise &#233;conomique&#8221; sont quotidiens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;Pas de photo s'il vous plait, les gens qui sont ici prennent des risques&#8221; Nous assistons &#224; un d&#233;bat o&#249; l'on parle de &#8220;devoir citoyen&#8221; et de &#8220;contre information&#8221;. Le photo-reporter licenci&#233; pour avoir diffus&#233; des photos contredisant la version gouvernementale est tr&#232;s respect&#233; par l'assembl&#233;e, sur son t-shirt on peut voir la Joconde arm&#233;e d'un fusil AK-47. Cependant la r&#233;union est autor&#233;gul&#233;e, chaque intervenant respecte la parole de l'autre et il n'y pas de tour de parole ou de pr&#233;sident de s&#233;ance. Exemple concret de d&#233;mocratie &#8220;directe&#8221;. L'expression oxymorique trouve ici son vrai sens, faisant resurgir in fine le paradigme de la &#8220;d&#233;mocratie&#8221; consensuelle des pays occidentaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les journalistes disant &#8220;faire leur job&#8221;, professionnellement insoumis prennent conscience de leur r&#244;le &#224; jouer. &#034;Nous sommes aussi et surtout des travailleurs&#034;, et de ce fait ils produisent l'information, et sont soumis au m&#234;me code du travail, ou plut&#244;t aux droits du travail que les autorit&#233;s semblent, petit &#224; petit, oublier. La difficult&#233;, &#224; leurs yeux aussi grande que la n&#233;cessit&#233;, est technique car les instruments de diffusion sont aux mains du capital.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; en croire les journalistes pr&#233;sents la situation de l'information en Gr&#232;ce est comparable &#224; celle d'une dictature. Le parall&#232;le avec les m&#233;dias fran&#231;ais et les grands groupes de presse ayant des accointances avec le pouvoir est facile, pas forc&#233;ment impertinent, au vu de la temp&#234;te suscit&#233;e par la suppression de la publicit&#233;, sur les cha&#238;nes publiques dans le microcosme parlemento-journalistique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un communiqu&#233; des travailleurs des m&#233;dias vient apporter son soutien &#224; une travailleuse d'origine bulgare, Constantina Kuneva, qui a &#233;t&#233; tortur&#233;e, dans la nuit du 22 d&#233;cembre, forc&#233;e &#224; boire de l'acide sulfurique alors qu'elle rentrait du travail. Secr&#233;taire g&#233;n&#233;rale du secteur du nettoyage de la r&#233;gion d'Ath&#232;nes (PEKOP), elle recevait r&#233;guli&#232;rement des menaces de mort en raison de ses activit&#233;s syndicales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle d&#233;noncait des conditions des travail tr&#232;s difficiles dans ce secteur qui emploi 80% de migrants dont une forte proportion de femmes. &#8220;Les m&#233;canismes d'inspection du travail ne fonctionnent pas en notre faveur, les autorit&#233;s sont du c&#244;t&#233; patronal&#8221;. Licenci&#233;e en histoire de l'art et en arch&#233;ologie, elle est venu travailler en Gr&#232;ce, depuis 17 ans comme femme de m&#233;nage chez OIKOMET (entreprise de nettoyage industriel), pour offrir &#224; son fils qui souffre de probl&#232;mes cardiaques une op&#233;ration du c&#339;ur. Elle gagne 600 euros par mois. Elle &#224; perdu un &#339;il et l'usage de ses cordes vocales, elle est toujours en soins intensif. La GSEE (5) &#8220;proteste avec v&#233;h&#233;mence contre le retard inacceptable et les d&#233;ficiences de la proc&#233;dure d'enqu&#232;te&#8221;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La g&#233;n&#233;rations &#8220;700 euros&#8221; (6), qui symbolise, au yeux du monde, la jeunesse diplom&#233;e (voir tr&#232;s diplom&#233;e) qui ne trouve sur le march&#233; du travail que des emplois pr&#233;caires, de la &#8220;sous traitance&#8221; salariale, en somme, les contrats donnant acc&#233;s &#224; une assurance chomage, &#224; la s&#233;curit&#233; de l'emploi et la protection sociale sont devenues des exceptions, on parle aujourd'hui de &#8220;location de travailleurs&#8221;. B&#233;n&#233;ficiant d'une formation superieure, ils sont tr&#232;s politis&#233;s et r&#233;agissent rapidement contre les &#8220;attaques&#8221; sociales et constitutionnelles du gouvernement. Eux m&#234;me qui ont occup&#233; leurs universit&#233;s, d&#233;non&#231;ant un &#8220;assassina de plus&#8221; (7) ils se battent, non pas contre une ni&#232;me r&#233;forme, mais contre un syst&#232;me qui les n&#233;gligent. Les universit&#233;s b&#233;n&#233;ficent du principe d'asile (asylium) interdisant aux forces de l'ordre de rentrer dans les universit&#233;s. Elles sont alors des lieux de replis et d'organisation de la &#171; r&#233;sistance &#187;. Les affrontements les plus violents ont eu lieu &#224; l'universit&#233; polytechnique (architecte) au centre ville, non loin de la place Omonia. Haut lieu de la r&#233;volte &#233;tudiante, c'est d'ici que historiquement les affrontements ont d&#233;but&#233; et sont les plus durs.(8)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'article 16 de la constitution stipule que l'enseignement superieur est enti&#232;rement d&#233;volu &#224; l'&#233;tat, en un mot, il n'y a que les universit&#233;s publiques. Cependant, le reste de l'&#233;ducation est ouvert au priv&#233;. Et en r&#233;alit&#233; tout le parcour scolaire d'une majorit&#233; de jeunes &#233;tudiants passe par la conjugaison d'un enseignement public et priv&#233;. Les familles se sacrifient pour permettre &#224; leur enfants de suivre, en plus des cours publics, un enseignement priv&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les entreprises de soutiens scolaire, d'&#233;tablissements et de cours priv&#233;s se substituent grandement &#224; une &#233;ducation publique d&#233;faillante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &#233;tudes secondaires se concluent par un concour ou les r&#233;sultats d&#233;terminent la suite des &#233;tudes de chacun. De plus le parcour scolaire de la majorit&#233; des lyc&#233;ens passent par la conjugaison d'un enseignement public et priv&#233;. Les familles se sacrifient pour permettre &#224; leur enfants de suivre, en plus des cours publics, un enseignement priv&#233; n&#233;cessaire car les professeurs de l'&#233;ducation nationale enseignent en parrall&#232;le dans les &#233;tablissements priv&#233;es. Les lyc&#233;ens qui n'ont pas les moyens financiers de suivrent ces cours priv&#233;e n'ont donc pas acc&#232;s &#224; l'ensemble des conaissance pour r&#233;ussir le concours de fin de scolarit&#233;. Un &#233;tudiants nous signale que ces parents, comme beaucoup d'autres, lui ont cach&#233; le prix de ces cous priv&#233;es voulant &#233;vit&#233; une pression trop grande sur l'adolescent qu'il &#233;tait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si les lyc&#233;ens r&#233;ussissent le concour d'entr&#233; aux &#233;tudes sup&#233;rieurs, c'est a dire obtiennent une assez bonne note au baccalaur&#233;at, ils pourront poursuivre dans l'universit&#233; et le domaine de leur choix. En 2007, une grande gr&#232;ve de l'&#233;ducation nationale &#224; mobilis&#233; 95% des enseignants. Une gr&#232;ve de deux mois pour une am&#233;lioration des conditions de travailles et une augmentation du budget alou&#233; &#224; l'&#233;ducation nationale, avec 3,5% du budget national consacr&#233; &#224; l'&#233;ducation, la Gr&#232;ce se situe en queue de peloton europ&#233;en.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;sp&#233;rence de vie et le nombre de diplom&#233;s sont au dessus de la moyenne europ&#233;enne. Mais la gestion de l'&#233;conomie, nottament de la r&#233;partition des richesses, fait de la gr&#232;ce une des soci&#233;t&#233;s les plus in&#233;galitaires d'Europe. La r&#233;partition des richesses y est la plus polaris&#233;e : la part des salaires dans le produit national est en de&#231;&#224; de 55% (pr&#232;s de dix points de moins qu'en France), et elle est chute (comme en France et dans la quasi-totalit&#233; des pays occidentaux) depuis les ann&#233;es 1980 (9). Les salaires et les retraites sont les plus faibles d'Europe, &#233;quivalents &#224; ceux du Portugal et le taux de travailleurs vivants en dessous du seuil de pauvret&#233; (650 euros) est le plus &#233;lev&#233; de l'Union Europ&#233;enne (14%). Ces in&#233;galit&#233;s &#171; primaires &#187; sont aggrav&#233;es par les in&#233;galit&#233;s &#171; secondaires &#187; dues &#224; la faiblesse de l'&#201;tat social, tout particuli&#232;rement dans deux domaines cl&#233;s, la sant&#233; et l'&#233;ducation, gangr&#233;n&#233;es de fa&#231;on chronique par la logique du profit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La situation de la Gr&#232;ce prend racine dans la crise politique profonde du bipartisme. Depuis les ann&#233;es 1980 le PASOK et la Nouvelle D&#233;mocratie totalisent pr&#233;s de 85% des suffrages mais les rapports de forces, notamment depuis 2004, laissent entrevoir un nouveau paysage politique. Le rapprochement id&#233;ologique du PASOK et de la droite gouvernementale &#224; ouvert un espace &#224; gauche un espace similaire &#224; celui que le PS en France laisse &#224; la gauche antilib&#233;rale et anticapitaliste. Un espace qu'a su combler la Coalition de la Gauche et du Progr&#232;s (SYRIZA) qui regroupe en son sein le parti Synaspismos, (10), et qui &#224; su imposer une ligne politique clairement &#224; gauche, notamment en refusant toute alliance avec le &#8220;centre-gauche&#8221; et toute participation &#224; un gouvernement avec le PASOK. Les &#233;lections l&#233;gislatives de 2007 marquent une pouss&#233;e de la gauche : le KKE passant de 6% &#224; plus de 8% et SYRIZA de 3,3% &#224; 5,5%. Ajourd'hui le KKE est d&#233;pass&#233; dans les sondages par SYRIZA, gravitant autour des 13% d'intention de vote. SYRIZA &#224; travers son jeune porte parole Alexis Tsipras, surnom&#233; le &#8220;Besancenot grec&#8221;, semble repr&#233;senter la nouvelle g&#233;n&#233;ration et ces attentes. Il s'implante de plus en plus dans les cat&#233;gories sociales dipl&#244;m&#233;es et surtout chez les jeunes dipl&#244;mes condamn&#233;s &#224; la pr&#233;carit&#233;. Le Parti Communiste n&#233;ostalinien, le KKE, semble lui &#234;tre relay&#233; &#224; la 3&#232;me place au sein des forces de gauches.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nouvelle D&#233;mocratie est quant &#224; elle aujourd'hui de plus en plus critiqu&#233; par la jeunesse. La jeunesse radicale ne cesse d'augmenter ses forces, ce qui explique la multiplication des mouvements sociaux en Gr&#232;ce depuis les ann&#233;es 90. La radicalisation de l'opposition s'explique principalement par les s&#233;isme qu'a caus&#233; la vague lib&#233;rale depuis 1989 qui marque le retour au pouvoirs de Nouvelle D&#233;mocratie, dans une alliance gouvernementale avec SYRIZA. Apr&#232;s un bref retour du PASOK au pouvoir, Nouvelle D&#233;mocratie reprend la direction du pays en 2004. Costas Caramanlis qui devient le premier ministre remporte de nouveau les &#233;lections de septembre 2007, dans des conditions immorales. Ces derni&#232;res ann&#233;es les scandales politiques sont en croissance continue, on parle de corruption, d'abus de pouvoirs, de d&#233;tournements, et m&#234;me de crime (voir article incendie en Gr&#232;ce). On assiste donc &#224; un ancrage profond de la r&#233;volte. Les derniers &#233;v&#232;nements ont marqu&#233; l'entr&#233;e en lutte de nouvelles tranches de la population comme la seconde g&#233;n&#233;ration d'immigr&#233;e&#8220;&#233;gaux en droit, dans la rue et dans leurs r&#234;ves&#8221; (11), les jeunes dipl&#244;m&#233;s. C'est un ensemble croissant de la jeunesse qui subit de plein fouet la pr&#233;carisassions tous appartenant &#224; la g&#233;n&#233;ration 700.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un d&#233;calage s'op&#232;re entre les organisations traditionnelles d'opposition, le KKE et le Pasok (12). Le PASOK est aujourd'hui fortement critiqu&#233; depuis sa politique de privatisations, de d&#233;r&#233;gulation financi&#232;re, de taux d'interets &#233;lev&#233;es, pratiqu&#233; par le gouvernement socialiste &#8220;modernisateur&#8221; de Costas Simitis (1996-2004), gouvernement lib&#233;ral exer&#231;ant une politique de redistribution sans pr&#233;c&#233;dant au profit des sp&#233;culateurs de la bourse, d&#233;tenteurs de bon du Tr&#233;sor et des actionnaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les universit&#233;s, il ny &#224; pas de syndicat &#233;tudiant, seulement des organisations poltiques. Lors des mouvements &#233;tudiant dans les assembl&#233;es g&#233;n&#233;rales, chaque organisation &#224; un temps de parole d&#233;volu, ainsi qu'une s&#233;ance de questions-r&#233;ponses avec les &#233;tudiants. &#192; la fin des AG, les &#233;tudiants votent, non pas pour une r&#233;solution ou des r&#233;vendications particuli&#232;res mais pour une organiation et une ligne politique &#224; laquelle la facult&#233; se tiendra. Tous les grands partis politiques ont une antenne jeune dans toute les universit&#233;s. L'extr&#232;me gauche universitaire grec est rassembl&#233;e dans le parti EAAK, organisation f&#233;d&#233;rale ou chaque groupe universitaire est libre et politiquement ind&#233;pendant. Cette organisation gagne en radicalit&#233; autant qu'en popularit&#233;, au furent est &#224; mesure des mouvements universitaires. Les alliances dans les AG du Pasok et de la Nouvelle d&#233;mocratie sont de plus en plus courante pour contrer l'EAAK. Par exemple le mercredi 14 janvier, au cour de l'AG de polytechnique &#233;lectronique, sur un campus excentr&#233; de la ville d'Ath&#232;nes (13), l'alliance Pasok-Nouvelle D&#233;mocratie &#224; remport&#233; le vote mettant fin &#224; l'occupation, EAAK se retrouvant second.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et au cour du moi de janvier, les universit&#233;s se d&#233;bloquent gr&#226;ce aux bons offices des &#233;tudiants pro-gouvernementaux, du Pasok et du KKE ainsi qu'avec le soutient de ceux qui d&#233;sirent plus que tout suivre les cours et r&#233;ussire leurs examens, pour maintenir tant bien que mal le chateau de carte de leur &#233;ducation, et &#224; contre c&#339;ur faire dur&#233;e l'illusion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De plus, les examens et la pression de l'administration et de la majorit&#233;e des professeurs qui p&#232;se sur les &#233;tudiants, participe &#224; l'inertie de leurs mouvements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il se murmure dans la jeunesse universitaire grecque que les incendies de 2007, ravageant le P&#233;loponn&#232;se, causant quelque 80 morts et br&#251;lant 270 000 hectares de for&#234;ts, ont &#233;t&#233; &#233;trangement b&#233;n&#233;fiques au gouvernement de Caramanlis, et &#224; l'&#233;glise Orthodoxe. Suite &#224; l'horreur des morts, auxquels les services publics n'ont pas pu porter secours, des fonds, en guise de d&#233;dommagement pour les terres br&#251;l&#233;es ont &#233;t&#233; distribu&#233; &#224; la population. Dans les campagnes &#8220;les familles ont envoy&#233; tous les fils et petit fils r&#233;cup&#233;rer les ch&#232;ques de l'&#233;tat&#8221;. Des ch&#232;ques de l'ordre de trois mille euros pour cacher l'inf&#226;me responsabilit&#233;e des pouvoirs publics, et miraculeusement aux &#233;lections l&#233;gislatives (anticip&#233;es) du 16 septembre, la Nouvelle D&#233;mocratie conserve, de justesse (3 d&#233;put&#233;s), la majorit&#233; parlementaire. Des euros en guise de pansement &#224; la crise de l'Etat grec d&#233;cid&#233;ment incapable d'assurer la protection &#233;l&#233;mentaire de sa population.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'explication &#224; la situation explosive de la Gr&#232;ce &#233;tait toute trouv&#233; : elle rel&#232;ve d'un archa&#239;sme, d'une soci&#233;t&#233; &#224; peine entr&#233;e dans la voie de la &#8220;civilisation&#8221;, d'un pays sortant tout juste de l'arri&#233;ration Balkanique. La r&#233;alit&#233; est toute autre, la r&#233;alit&#233; r&#233;v&#232;le les limites d'un syst&#232;me politique international, l'effondrement de l'id&#233;ologie lib&#233;rale. Mais elle est d&#233;rangeante car elle peut faire souffler un vent de r&#233;volte, dont on sent d&#233;j&#224; les premi&#232;res brises venant glacer le cou des dirigeants de tous les pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La situation de la Gr&#232;ce rappelle, &#224; bien des &#233;gards, la situation de la France. Un taux de ch&#244;mage massif chez les 15-24 ans (24%) notamment au sein de la jeunesse dipl&#244;m&#233;e et de 8,6% dans la population, une g&#233;n&#233;ration pr&#233;caris&#233;e, une &#8220;g&#233;n&#233;ration &#224; 700 euros&#8221;, les services publics privatis&#233;s, la protection sociale d&#233;mantel&#233;e, une retraite qui semble devenir un simple mirage. En Gr&#232;ce comme en France, et dans bien d'autre pays (Allemagne, Italie, Lettonie&#8230;) la jeunesse ne se laisse plus adoucir ni par une n-&#232;mes promesse des sociaux d&#233;mocrates qui n'ont que trop d&#233;&#231;us en menant des politiques lib&#233;rales et qui se tourne aujourd'hui vers des alliances de centre-gauche, ni par des perspectives de r&#233;ussite individuelle au sein d'une soci&#233;t&#233; de &#8220;m&#233;ritocratie&#8221; et d'&#8220;&#233;litisme&#8221;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Se tiendra prochainement le proc&#233;s de 17 adolescents arr&#234;t&#233;s &#224; Larisa durant le moi de decembre, ils seront jug&#233;es sous une l&#233;gislation &#8220;anti-terroriste&#8221;. La manisfestation de soutient qui c'est d&#233;roul&#233;e &#224; Larisa (&#224; 400km d'Ath&#232;nes) ce samedi 17, compt&#233;e une majorit&#233; d'anarchistes ayant fait le trajet depuis Ath&#232;nes. Symbole de la crise de l'autorit&#233; du gouvernement lib&#233;ral, de plus en plus de fonctionnaires du minist&#232;re de l'interieur, descendent fouler le pav&#233; aux c&#244;t&#233;s des &#233;tudiants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L.P&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(1). Une adolescent de 15 ans &#224; d&#233;j&#224; &#233;tait tu&#233; par balle par un policier en 1985. Le proc&#233;s du policier donne lieu &#224; des &#233;meutes en 1990.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(2) La population compte un millions d'immigr&#233;s, soit 10% de la population dont 200 milles clandestins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(3) cf. le dossier &#8220;Qui sont les anarchistes ?&#8221; du Monde Diplomatique de janvier 09.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(4) Syndicat des journalistes, photo reporters et autres travailleurs des m&#233;dias, dirig&#233; par les &#8220;magasins&#8221;, &#224; savoir, les m&#233;dias nationaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(5) La GSSE est le plus gros syndicat travailleur, l'&#233;quivalent de la CGT.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(6) Le co&#251;t de la vie en Gr&#232;ce est comparable &#224; celui de la France.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(7) Vendredi 9, c'est tenue &#224; Ath&#232;nes une manifestation pour l'anniversaire des dix-huit ans de l'assassina d'un professeur, &#224; Patras par un militant local de droite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(8) On compte environ 270 arrestations en d&#233;cembre et une soixantaine ont &#233;t&#233; inculp&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(9) 60% en 1984, 70,3% en France en 1980.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(10) Issue de deux scissions du KKE en 1968 et 1990.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(11) Tir&#233;e de la d&#233;claration de l'Association des immigr&#233;s Albanais du 16 decmebre 2008.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(12) Le KKE est plus pr&#233;ocup&#233; &#224; taper sur SYRIZA ce qui l'entra&#238;ne &#224; ne pas soutenir les derniers mouvements de la jeunesse ces derni&#232;res ann&#233;es. Le PASOK est enti&#232;rement absent des mobilisations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(13) Apr&#232;s 1973, et la chute de la dictature des g&#233;n&#233;raaux, les universit&#233;s sont d&#233;localis&#233;es dans la p&#233;ripherie d'Ath&#232;nes, loin de l'agitation du centre ville.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Publi&#233; par Mediapart le 23 janvier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.mediapart.fr/club/blog/m..&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.mediapart.fr/club/blog/m..&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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