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La vague de suicides en France dont ils ne nous parlent pas…

mercredi 16 mars 2016

La vague de suicides en France dont ils ne nous parlent pas….

Tous les jours, les transports sont bloqués par un suicide intitulé pudiquement « accident grave de passager » et que l’on devrait appeler les « dégâts collatéraux » de l’effondrement du capitalisme…

On avait certes entendu parler des suicides à France Telecom ou de ceux de Renault. Peugeot, BNP-Paribas, IBM, HSBC, Sodexho La Poste avaient pris la suite sans toujours faire grand bruit. Les transports parisiens enregistrent sans cesse des suicides qui ne peuvent être passés sous silence puisqu’ils bloquent le transport de millions de passagers ! Les suicides sont la triste manifestation des pressions au travail, du harcèlement patronal, de la casse systématique du moral des salariés, de la lutte de classe sourde en somme…

9 Messages de forum

  • L’enquête de la Fondation Jean Jaurès montre que la France est particulièrement concernée par le suicide. La preuve : le nombre de décès liés à cet acte pour 100 000 personnes. En 2013, ce chiffre était de 15,47 pour la France, contre 11,79 pour l’Allemagne, 8,14 pour l’Espagne et 6,64 pour l’Italie.

    Et en matière de pensées suicidaires, les Français sont également en tête. « Ils se distinguent des autres qui sont sensiblement moins nombreux à faire part de telles intentions », précise la Fondation. « Les Italiens sont les moins concernés par ces pensées. Ils sont 80% à déclarer n’avoir jamais envisagé le suicide contre 61% chez les Français, soit un écart de près de 20 points entre ces deux pays. » Quant aux Allemands et aux Espagnols, ils se situent à des niveaux comparables : 72% et 70% déclarent n’avoir jamais pensé au suicide.

    Certains facteurs augmentent clairement le risque de se suicider ou d’en avoir l’intention. Ainsi, dans trois pays sur quatre, le fait d’être au chômage amplifie les pensées suicidaires. « Les situations de stress ou d’épuisement rencontrées par les actifs constituent également des facteurs aggravants, mais dans des proportions moins marquées ». En France, cette réalité est plus prégnante. « Près de 40% des actifs Français connaissant un état de stress majeur ou d’épuisement au travail déclarent avoir déjà eu de réelles pensées suicidaires."

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  • Les suicides, qu’ils soient au travail ou ailleurs sont le produit du capitalisme.

    En janvier 2011, quelques mois après ces journées d’actions répétées qui ont été présentées par les syndicats et les organisations d’extrême-gauche officialisées par leur reconnaissance dans le paysage politique bourgeois comme un mouvement contre les retraites, un pic de suicides était enregistré en France. Et en particulier chez les chômeurs : quand on a cru au vieux monde et que ce vieux monde vous fait comprendre que vous n’êtes plus rien pour ce vieux monde, si on ne se donne pas d’autres perspectives de vie, c’est la mort et/ou la dépression qui nous attend !

    C’est que lorsqu’on clame à la victoire alors qu’on subit une défaite, on brouille les pistes et la classe ouvrière licenciée, qui a cru à un mouvement, est en proie à une démoralisation. Ainsi, prétexter de la démoralisation de la classe ouvrière pendant 20 ans a mené des dizaines et des centaines de militants à ne pas voir à quel point ils ont fait de ce prétendu constat de démoralisation, une perspective militante qui n’a finalement eu comme résultant que d’accompagner les besoins du capital. Trop de nos camarades sont morts ou ont vécu la dépression du fait des politiques traitres ou fausses du passé.

    Il s’agit maintenant de définir d’autres perspectives politiques pour ne pas retomber dans les ornières des organisations qui nous ont mené dans le mur à l’époque. Il y va de notre survie !

    Mort au capital : voilà la seule perspective pour lutter contre les dépressions et les suicides !

    Et pour cela, il s’agit de se donner une perspective politique pour que vive le communisme ! La tâche est ardue, mais c’est la seule manière que nous ayons de rester en vie.

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  • Un exemple de plus de l’agressivité patronale...

    Au bout de dix ans de travail, un salarié malvoyant demande des aménagements de son activité dans une assurance, il est licencié...

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  • La santé des salariés les préoccupe vachement…

    L’Assemblée nationale, à la botte de Macron, rejette une proposition des Insoumis pour reconnaître le burn-out comme maladie professionnelle… Ils ont même coupé court à tout débat parlementaire sur ce thème en votant une motion de rejet par avance !!! D’ailleurs les trois quarts des députés étaient carrément absents… Trop peu préoccupés des problèmes catastrophiques que subissent les salariés, ces élus « de la nation » qui ne représentent en rien les prolétaires !!!

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  • Nouveau rebondissement dans l’affaire des suicides à France Télécom. Les juges d’instruction ont ordonné un procès pour « harcèlement moral » contre France Télécom et son ancien PDG Didier Lombard dans l’affaire de la vague de suicides de salariés au sein de l’entreprise à la fin des années 2000, a-t-on appris ce vendredi de source proche du dossier.

    Au côté de l’ex-patron de France Télécom, devenu Orange, six autres dirigeants et cadres sont renvoyés devant le tribunal correctionnel de Paris, dont quatre pour « complicité » de harcèlement moral au travail, selon l’ordonnance des juges datée du 12 juin. Il s’agit de la première affaire de harcèlement moral institutionnalisé qu’aura à trancher le tribunal, neuf ans après les premières plaintes.

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  • Vague de suicides à Pôle Emploi !!!

    L’histoire fait penser à celle qu’à connu France Télécom et sa vague de suicide, au tournant des années 2010. Les conditions de travail d’Aurore Moësan, conseillère Pôle emploi, ont-elles poussé à son suicide, le 27 octobre 2012, à l’âge de 32 ans ? C’est ce que pense sa famille. France Info révèle ce mardi que l’ancien employeur est visé, depuis plus de quatre ans, par une information judiciaire pour harcèlement moral, mise en danger délibérée de la personne d’autrui, non-assistance à personne en danger, homicide involontaire et conditions de travail contraires à la dignité de la personne.

    La mère de la victime, Nelly Moësan, affirme que sa fille a été, notamment, la victime de pression, de surmenage et de conflits avec sa hiérarchie. Pour preuve, de nombreuses correspondances retrouvées, avec la hiérarchie et des représentants syndicats, avec qui Aurore Moësan, qui travaillait en Seine-Saint-Denis, était en contact, jusque dans les derniers jours de sa vie.

    17 suicides sont évoqués

    En cause, le rapprochement entre l’ANPE et l’Assedic, sous le mandat de Nicolas Sarkozy, en 2008. C’est la fusion, et les méthodes de management qui en ont découlé, qui sont pointées du doigt. Eric Morain, l’avocat de la famille, assure que « seul comptait cette marche forcée post-fusion ». L’avocat parle aussi d’une volonté de la direction de ne pas voir le mal-être au travail chez ses collaborateurs.

    Car, si le cas d’Aurore Moësan est désormais médiatisé, il ne serait absolument pas isolé. Le syndicat CFTC emploi, contacté par les journalistes de France Info, évoque même 17 suicides : « Depuis près de cinq ans, les conditions de travail au sein de l’établissement Pôle emploi ne cessent de se dégrader au point de devenir dangereuses pour la santé des agents. »

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  • Le procès du harcèlement et des suicides à France Telecom s’ouvre ce lundi devant le tribunal correctionnel de Paris, mais la plupart des victimes n’y seront pas concernées : sur 85 plaintes, seules 39 ont été retenues par l’ordonnance de renvoi et les milliers de réelles victimes n’ont même pas porté plainte...

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  • Rappelons que cela suivait la privatisation et rentabilisation forcée de France Telecom où les seuls à ne pas s’opposer avaient été... les syndicats !!!

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  • Pour la direction de France Télécom, le millier de cadres réunis le 20 octobre 2006 à la Maison de la chimie, à Paris, étaient des « gens précieux ». « Des chefs de centre, ceux qui tiennent la maison », dit d’eux, l’ancien PDG de l’entreprise Didier Lombard. Il ajoute : « Ils avaient un autre atout, ils étaient très directs. »

    Ce jour-là, donc, la hiérarchie au grand complet est venue assister à la convention de l’Association des cadres supérieurs et dirigeants de France Télécom (ACSED) : Didier Lombard, Louis-Pierre Wenes, son directeur exécutif France, et Olivier Barberot, le directeur groupe des ressources humaines (RH). Le plan Next, qui doit « faire basculer l’entreprise dans le nouveau siècle », et son volet social Act ont été lancés un an plus tôt. Depuis février, le chiffre de « 22 000 départs naturels » en trois ans a été annoncé aux marchés financiers. Mais les résultats tardent. Il y a urgence, il faut accélérer.

    Assis sur le banc des prévenus devant le tribunal correctionnel de Paris qui les juge pour « harcèlement moral », les trois anciens dirigeants voient le texte de leurs interventions s’afficher sur le grand écran de la salle d’audience. Dans leurs versions intégrales et non pas dans leurs « versions Marguerite », du nom de la secrétaire générale de l’association qui avait pris sur elle d’édulcorer certains passages qu’elle trouvait « trop durs » avant de mettre en ligne les discours sur le site de l’ACSED.

    Monique Fraysse Guiglini, qui était médecin du travail à France Télécom, a décrit à la barre la « violence insoutenable » qui s’est exercée au sein de l’entreprise entre 2007 et 2010...

    « Je pense à Georges, un cadre dont la maladie de Charcot vient d’être diagnostiquée. Il s’accroche à son travail pour tenir le coup. Un jour, il est convoqué par sa hiérarchie qui lui annonce son transfert à Lyon. Il est abattu par cette nouvelle et ne se voit pas faire les allers-retours entre son domicile et Lyon tous les jours. Je rédige alors une fiche d’aptitude en précisant que l’état de santé de ce salarié ne permet pas de tels trajets. Sa directrice me téléphone, elle est très mécontente. George a été convoqué par sa responsable, c’était ’comme au tribunal, elle voulait savoir ce que j’avais comme maladie, insinuant que je n’avais pas grand-chose et que j’étais allée geindre auprès de la médecine du travail’ me dira-t-il plus tard ».

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