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Emeute à Behren-les-Forbach après une arrestation d’un jeune

vendredi 14 mars 2014

Une des villes les plus pauvres de France, Behren est fortement touchée par le chômage...

C’est le résultat d’une provocation policière estiment les jeunes.

Des habitants dénoncent de leurs côtés une réponse démesurée des forces de l’ordre face à des mineurs.

Les habitants ne sont pas prêts d’oublier le survol de l’hélicoptère de la gendarmerie avec un spot lumineux ultra puissant pour traquer les casseurs. « C’était la première fois que Behren était à ce point en état de siège » témoigne un habitant.

C’est l’effet ZSP, depuis l’automne dernier, Behren est classée en zone de sécurité prioritaire. Une centaine de gendarmes ont donc pu être mobilisés lundi soir. Mais la ZSP, « ça ne sert à rien » rétorque de jeunes habitants de la cité. « C’est du cinéma. Behren est beaucoup plus calme qu’il y a 10 ans ».

Certains veulent au contraire jeter de l’huile sur le feu. « Behren n’a jamais été totalement pacifiée » déclare l’ancien maire Michel Obiegala. Il ajoute que « la zone de sécurité prioritaire est une bonne chose ». Quant au 1er adjoint Romain Flaus, qui lui aussi veut succéder au maire, il estime qu’il faut « mettre le paquet sur l’emploi ». Behren est une ville de près de 8 000 habitants qui atteint le taux impressionnant de 40% de chômeurs selon Romain Flaus.

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2 Messages de forum

  • Behren-lès-Forbach est la plus pauvre des 500 villes les plus pauvres de France—selon une étude du ministère de la Ville. Une immense barre HLM posée au milieu de la campagne lorraine, construite à la fin de la Seconde Guerre mondiale pour accueillir 15 000 mineurs de charbon importés d’Italie et d’Algérie française pour « soutenir l’effort de reconstruction nationale ».

    À l’époque, la ville avait des allures de cité idéale, lovée au fond d’une charmante vallée verdoyante, à quelques kilomètres de la frontière allemande. Les conditions de travail au fond sont difficiles, genre grosse chaleur, éboulements et coups de grisou. Mais la France a besoin de charbon, et les patrons des houillères ont mis au point un système néo-paternaliste qui protège les « gueules noires » de tout souci extérieur : logement gratuit, ou presque, sécurité sociale pour tous, colonies de vacances pour les enfants et solidarité apparente pour tout le monde : « Si ton évier était bouché le matin, les services de la ville réparaient ça avant que tu ne rentres de la mine, l’après-midi », nous explique Bernard Schmitt, fils de mineur qui a passé toute son enfance dans le Behren des années 1950.

    Dans les années 1980, le charbon français est devenu trop cher. Les mineurs d’origine italienne et algérienne commencent à avoir leurs petites exigences, alors on fait venir des nouveaux travailleurs des montagnes du Maroc pour « servir de brouettes, puisque les machinesextraient, traitent et remontent le charbon en mode quasi automatique. » Les mines ferment les unes après les autres, aucune industrie ne les remplace, et les 10 000 habitants qui restent à Behren se retrouvent coincés dans cette cuve où la solidarité a disparu en même temps que le travail. On a passé dix jours dans cette ville où :

    - 100 % des mineurs sont au chômage ou en préretraite ;

    - 30 % d’entre eux ont voté Le Pen au premier tour de la présidentielle de 2002 ;

    - 65 % de la population a moins de 25 ans ;

    - 70 % des jeunes sortent de l’école sans diplôme ;

    - 50 % d’entre eux sont au chômage ;

    - 800 voitures ont brûlé depuis septembre 2005, quand les émeutes ont éclaté ici, un mois avant celles de Clichy et du reste de la France.

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  • Des policiers ont été violemment pris à partie dimanche en fin d’après-midi par quelques dizaines d’individus à la suite d’une tentative d’interpellation à Chanteloup-les-Vignes (Yvelines), où une maison de l’emploi a été caillassée et incendiée dans la soirée, a-t-on appris de sources concordantes. Six fonctionnaires ont été blessés au cours de cet affrontement et cinq personnes suspectées d’y avoir pris part ont été interpellées.

    A la suite de ces heurts, la tension est montée d’un cran vers 22h30 dans le quartier sensible de la Noé et plusieurs dizaines de CRS et de gendarmes mobiles ont été envoyés sur place en renfort. La façade vitrée de l’Espace emploi entreprises a été caillassée à une dizaine de reprises.

    Dans toutes les banlieues pauvres, le baril de poudre est là prêt à exploser et il suffit d’une provocation policière pour lancer des réactions des jeunes...

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