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La sécurité des centrales nucléaires françaises est de plus en plus mise en cause...

mardi 14 juin 2011

Article proposé par Max le 14/06/2011

Jean-Claude Debeir, Jean-Paul Deléage et Daniel Hémery dans leur ouvrage d’histoire de l’énergie : « l’aléatoire industriel [...] ne naît pas avec l’électronucléaire, mais avec lui, il atteint à l’excessif et à l’incalculable »

La sécurité des centrales nucléaires françaises est de plus en plus mise en cause... Par exemple de la centrale du Blayais, en partie inondée lors de la tempête de 1999. Un incident qui avait faillit neutraliser les systèmes de refroidissement du réacteur, comme à Fukushima actuellement. Le centre de recherche nucléaire de Cadarache inquiète également, parce qu’il serait « situé sur une faille sismique ». Sans parler de l’usine de retraitement de la Hague, dans le Cotentin, avec ses piscines de combustible irradié protégées « par un simple toit ». Nos "bons ingénieurs", en réalité les financiers, n’ont pas trouvé mieux de placer Iter au coeur d’une zone de sismisité moyenne voire élevée...pour info le dernier séisme dans la région s’est produit à Lambesc en 1909 soit à 30km à vol d’oiseau...donc hier sur l’échelle des temps géologique...Des incidents surviennent chaque année. Pour la seule année 2009, l’IRSN (Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire) a listé 713 évènements « significatifs » pour la sûreté. Une hausse de 8% par rapport à l’année précédente. Les privatisations d’EDF et d’AREVA et le recours accru à une maintenance externalisée augmentent encore les risques du fait de la course au profit. Le risque nucléaire en France est tabou, intérêt militaire d’abord donc secret défense et intérêts financiers...

Voir ici la carte des dangers nucléaires en France

La France, avec ses 58 centrales, n’est pourtant pas à l’abri d’une catastrophe ! La plus ancienne centrale française, celle de Fessenheim, construite dans les années 70, est exposée à des risques sismiques et d’inondation. Elle a connu de nombreux incidents. Sa fermeture est demandée, en vain, depuis 2008 par l’ATPN (Association trinationale de protection nucléaire).

La responsabilité des trusts nucléaires français dans la catastrophe au Japon

Le Figaro (peu suspect de ne pas être favorable aux trusts du nucléaire) écrit :

Un technicien d’Areva dénonce une sécurité insuffisante à la Hague

Un technicien retraité de l’usine de traitement des déchets nucléaires de la Hague a mis en garde mercredi contre « l’insuffisante sécurité » du site, qui abrite pourtant l’un des plus gros volumes de matière radioactive dans le monde. Entendu par la Commission locale d’information (CLI) du site, il a défendu l’idée selon laquelle Areva devrait faire construire « une cathédrale de béton » contre les projectiles éventuels, quand le site n’est actuellement protégé que par un « simple bardage métallique ». Car si un projectile atteint les piscines, qui contiennent l’équivalent des rejets de 100 réacteurs, « ce serait pire que Fukushima », a-t-il estimé. De son côté, Areva juge que la sécurité du site est d’ores et déjà assurée grâce à l’existence de dispositifs d’intervention en cas de survol de l’usine.

Guislain Quétel, retraité de l’usine Areva, affirme que les quatre piscines de la Hague ; chargées du refroidissement des combustibles, sont très mal protégées...

Trois mois après la catastrophe de Fukushima, un technicien retraité de l’usine Areva de La Hague a provoqué des remous cette semaine en se présentant publiquement devant une commission officielle pour dénoncer la sécurité « insuffisante » du site, un des plus riches en matières radioactive au monde.

« La région ne doit pas être sacrifiée pour le bien être de la collectivité nationale », a lancé mercredi Guislain Quétel, 66 ans, dont 35 consacrés à la protection des salariés de La Hague contre les radiations.

Le technicien a tenté de convaincre mercredi la commission locale d’information (CLI) du site, qui regroupe élus locaux, experts, syndicats et associations, de faire construire une « cathédrale de béton » contre les éventuels projectiles, par avion ou tir de mortier depuis la campagne environnante.

Tous les combustibles irradiés de France sont immergés dans les quatre piscines de La Hague avant d’être retraités par Areva. Or les installations « ne sont couvertes que par un simple bardage métallique », a argumenté le technicien, ancien syndicaliste CFDT.

Les piscines contiennent l’équivalent en rejets radioactifs potentiels de 100 réacteurs, si un projectile explosif les atteint, « là, c’est pire que Fukushima » dit l’ancien radioprotectionniste.

Par comparaison, sur le chantier voisin de Flamanville, où se construit le nouveau réacteur EPR et avec sa piscine pour immerger les combustibles dès leur sortie, « on nous parle d’une coque résistant à la chute d’un avion gros porteur », souligne Guislain Quétel. Surnommé le « curé de la radioprotection »

Lors de la réunion de la CLI, le radioprotectionniste a parlé d’un ton parfois hésitant face à un public loin d’être acquis mais avec le verbe précis de l’orateur convaincu de connaître son sujet mieux que ses auditeurs. Son intervention publique a fait l’objet de « tergiversations », selon la présidence de la CLI.

Le bureau chargé de l’ordre du jour lui a d’abord refusé la tribune et il a fallu que des membres de la CLI comme Greenpeace ou la chercheuse au CNRS Monique Sené envoient un courrier commun de protestation.

« On a voulu m’interdire de parler par crainte que je ne fasse le jeu des antinucléaires », dit Guislain Quétel.

Dans les années 90, ses prises de positions lui avaient valu le surnom de « curé de la radioprotection » au sein de l’entreprise. « Lorsque j’avais alerté le PDG de l’époque Jean Syrota puis évoqué ces questions dans un documentaire diffusé sur Canal +, j’ai été progressivement mis en quarantaine de la CFDT », raconte-t-il.

« Des systèmes de refroidissement à l’air libre, ça interpelle » Parti en retraite en 2001, le technicien a décidé de renouer avec le militantisme après la catastrophe de Fukushima, poussé par « des amis comme Jean-Claude Zerbib » ancien ingénieur au Commissariat à l’énergie atomique (CEA) qui cosigne le résumé écrit de son exposé. Après son intervention devant la CLI, les élus locaux interrogés par l’AFP ont réagi avec mesure. « Quand on entend que les systèmes de refroidissement sont à l’air libre, ça interpelle », a simplement commenté le président de la CLI le conseiller général DVD Michel Laurent sans vouloir parler d’insuffisance.

La CLI qui planche depuis Fukushima sur la sûreté du site doit formuler des questions ou des recommandations au second semestre.

Côté Areva, le directeur adjoint Roland Jacquet s’est contenté de déclarer que l’exposé de Guislain Quétel n’avait « pas de scoop », comme il l’a dit à l’AFP après la réunion.

Le groupe considère que la sûreté du site est assuré sans cathédrale de béton, car des dispositifs d’intervention notamment existent en cas de survol.

En outre les combustibles irradiés qui arrivent à la Hague sont beaucoup moins chauds que ceux qui attendent à côté des centrales et Areva a plus de temps pour intervenir en cas de problèmes de refroidissement, selon les arguments officiels

Chez EDF, cadres et techniciens s’insurgent contre une note interne, dévoilée par « Le Parisien - Aujourd’hui en France », qui prévoit d’accroître le rythme de travail. Au risque de nuire à leur vigilance.

Pour de nombreux salariés d’EDF, c’est la sécurité des centrales nucléaires qui est en jeu. Ces derniers s’inquiètent d’une note interne rendue publique ce samedi par Le Parisien Aujourd’hui en France, qui prévoit d’accroître la durée maximale de travail dans les centrales nucléaires lors des « arrêts de tranche », ces moments durant lesquelles les réacteurs sont arrêtés, notamment pour maintenance.

Lors de ces périodes peu rentables, EDF souhaiterait en effet pouvoir redémarrer au plus vite les réacteurs en faisant travailler davantage ses salariés. Le courrier daté du 10 mai dernier et adressé par le directeur adjoint de la production nucléaire d’EDF, Philippe Druelle, à chaque directeur de centrale, prévoit ainsi de « demander des dérogations aux durées maximales de travail auprès des inspecteurs du travail » ou de la Direction régionale du travail. Une mesure qu’EDF souhaiterait appliquer « d’ici l’été 211 ».

Le projet suscite l’ire des syndicats et l’inquiétude des salariés. « EDF s’organise pour légaliser des dérives horaires inacceptables et dangereuses pour les salariés et donc la sûreté nucléaire », a estimé la CGT. « EDF veut passer en force et avoir la main sur le temps de travail de ses cadres, y compris les week-ends et les jours fériés, en créant une zone de non-droit, en dehors de toute législation sur l’organisation du travail », a renchéri dans le quotidien Annie Thébaud-Mony, directrice de recherche à l‘Inserm. Baisse de vigilance

Alors que ces périodes d’arrêts de tranche, qui durent généralement de un à trois mois, se traduisent d’ores et déjà par un accroissement du rythme de travail pouvant aller du simple au double, avec des astreinte de nuit et de week-end, les salariés s’inquiètent des conséquences d’un tel changement sur leur santé et leur efficacité. « Nous faire travailler douze heures voire plus, c’est aberrant, témoigne un cadre technique de la centrale de Chinon. Au-delà d’une certaine limite, on ne peut plus être vigilant à 100% ». « Je fais consciencieusement mon travail afin de ne pas mettre en danger le fonctionnement du site. Mais c’est déjà au détriment de ma santé. A l’échelle nationale, il est impossible de continuer à ce rythme sans conséquence », estime encore un ingénieur de la centrale du Blayais en Gironde.

De son côté, EDF dément formellement vouloir accroître les horaires de travail de ses salariés. « Il s’agit d’un malentendu. […] Il ne sera jamais question de faire travailler les cadres 78 heures par semaine. Ce serait contraire aux valeurs d’un exploitant nucléaire responsable », s’est défendu Bernard Lassus, directeur des ressources humaines du groupe, dans les colonnes du Parisien - Aujourd’hui en France. Celui-ci assure que les rencontres avec la direction générale du travail visent au contraire à « clarifier l’organisation du travail », de façon à « permettre aux cadres de prendre leur repos journalier de 11 heures ».

"La centrale du Bugey est plus sûr qu’il y a 20 ans ou même 10 ans....il y a des indications (défauts comme des fissures ?) dans la cuve ou se produit la fission nucléaire, mais ils sont sous contrôle et n’évoluent pas depuis la fabrication de la cuve" : déclaration du directeur de la centrale du Bugey lors d’un arrêt de la tranche 4 de la centrale, en présence des caméras de France 2.

Cette centrale est à 35KM de Lyon en zone sismique et selon un rapport de l’Autorité de sûreté nucléaire datant d’octobre 2002, certaines fonctions de sauvegarde assurant le refroidissement du réacteur pourraient ne plus être assurées en cas de séisme.

Cette centrale démarrait en 1972 et était prévue pour durer 30ans. Aujourd hui EDF veut multiplier par 2 à 60ans sa durée de vie...

Et nous notre durée de vie peut on l’estimer à plus de 60ans avec ces fadas d’un système économique qui est en pleine déconfiture et ou la moindre économie est faite sur le dos et la vie des gens.

Ce directeur sait il vraiment de quoi il parle quand il prononce les mots "indication, résistance des matériaux, évolution, contrôle".

Le comportement de la matière est tellement complexe que dans des secteurs ou "seul" la sécurité de quelques dizaines de personnnes est primordiale, on rebute des pièces mécaniques en acier 304L, c’est à dire la même matière que les cuves de Fukushima, pour des "indications" de 3mm sur des pièces qui viennent d’être usinées !

Des ingénieurs ne veulent prendre aucun risque car personne ne peut prévoir le comportement du métal dans des situations dynamiques extrêmes ou les phénomènes de fatigues, de résilences, de résistances élastiques sont poussés de manière exponentielle jusqu’à la rupture complète de la pièce.

Aucune fissure ou défaut ne peut être tolérée et même des normes ISO (voir les normes de contrôle non destructif en général ici et la norme pour le contrôle radiographique concernant les aciers non magnétique dit inoxydable ici)qui tolèrent dans certaines conditions un certain type de défaut jusqu’à quelques milimètres ne rassurent jamais des ingénieurs qui préfèrent mettre à la benne à ferraille ces pièces défectueuses.

En prenant des risques sur des installations nucléaires, on prend des risques incalculables sur les conséquences d’une défaillance. Ce directeur devrait être immédiatement mis hors d’état de nuire ainsi que sa hierarchie chez EDF.

L’Etat Français dans son ensemble est responsable car c’est lui qui autorise au final le fonctionnement des centrales et qui plus est, avec une date de péremption dépassée volontairement et consciemment ! Derrière l’Etat, c’est le système capitaliste avec ces trusts industriels dont celui du nucléaire qui sont à mettre au rebut dans la benne de l’histoire humaine !

Le Grenelle a refusé que ce sujet soit débattu, c’était toujours trop tôt sans doute, et au moment où le Japon plonge dans la tourmente nucléaire en démontrant que les meilleures protections n’existent pas, cette nouvelle pollution radioactive en cours va encore détruire la vie japonaise dans l’eau, l’air, les terres, semant l’horreur pour les humains, végétaux et les animaux pendant des siècles sur un large territoire y compris international défini par les vents ou les courants, hors de toute maîtrise technologique.

Pour Nicolas Sarkozy, les événements au Japon ne remettent pas en cause la stratégie énergétique de la France, qui repose essentiellement sur la filière nucléaire.

Et rien ne doit changer disent les responsables étatiques, vassaux industriels consentants et intéressés qui discutent seulement entre-eux et répètent que la situation est sous contrôle, qu’il faut garder son calme, rester confiants, laisser faire les chefs, les patrons et les experts !

La France ne connait pas d’accidents nucléaires ?

Les intérimaires du nucléaire

1/ Ces intérimaires du nucléaire

Ballotés de centrales en centrales, dormant dans des caravanes, parfois leur voiture, ou profitant d’indemnités journalières entre 50 et 60 € pour dormir et manger matin, midi et soir, les conditions de travail des nomades du nucléaire sont difficiles. Des conditions de travail qui se dégradent au fil de la course au profit : vitesse et efficacité au mépris de leur santé et de la sûreté nucléaire. Sur certains sites nucléaires, le personnel sous-traitant est devenu numériquement supérieur au personnel salarié, à raison de 80 % de personnel sous traitant aujourd’hui contre 20 % en 1992. Et lorsque ces entreprises de sous-traitance perdent le marché en logistique de la centrale, à cause des prix tirés vers le bas, les passations de marché sont un bon prétexte pour ne pas reprendre les plus anciens des salariés ou bien en faire passer certains (dans le meilleur des cas) d’un CDI (Contrat à Durée Indéterminée) à un CDD (Contrat à Durée Déterminée), ce qui peut entraîner une baisse de jusqu’à 30 % de leur salaire initial.

Pour un salaire équivalent au SMIC, les travailleurs du nucléaire mettent leur santé en danger. Les « jumpers », par exemple, sont chargés d’entrer dans le générateur de vapeur, pour une durée maximale de 90 à 120 secondes (afin d’éviter un surdosage radioactif), afin d’obturer les tuyaux qui le relient au réacteur nucléaire. Là encore, ce sont les travailleurs sous-traitants qui trinquent le plus : ils totalisent 80 % des doses totales d’irradiation alors qu’ils ne représentent qu’un homme sur deux dans la filière nucléaire.

2/ Quels risques pour leur santé ?

En juillet 2008, à Tricastin, une centaine de salariés sont contaminés dans l’enceinte du réacteur numéro 4 de la centrale. Incident insignifiant pour la direction de la centrale.

Sans mettre entièrement en cause le nucléaire, le nombre annuel de nouveaux cas de cancer est passé de 150 000 en 1980 à 280 000 en 2000. Ils peuvent être de cause naturelle, dû à l’amiante ou au travail dans la filière nucléaire ou chimique. Un ouvrier à quatre fois plus de risques de mourir de cette maladie entre 45 et 54 ans qu’un cadre supérieur. Richard Dolls, un professeur d’épidémiologie, à réussi à épargner aux industriels de ces filières d’être reconnus responsables en affirmant que le cancer ne pouvait venir que du tabac, de l’alcool ou de certains comportements alimentaires.

Les travailleurs du nucléaire portent un badge, le badge dosimétrique, qui mesure la dose de radioactivité reçue par son porteur. Lorsque ce badge a détecté une trop forte dose, le travailleur est mis au chômage forcé. Plutôt que de diminuer l’exposition aux irradiations, afin de ne pas dépasser la dose maximale prévue par la loi, l’industrie nucléaire préfère se faire succéder aux même postes dangereux un nombre important de travailleurs, recrutés le plus souvent par le biais de la sous-traitance ou de l’intérim, sans tenir compte des répercussions sociales que cela peut avoir. Pour garder leur travail, il arrive que des salariés dissimulent leur badge lorsqu’ils sont dans les zones les plus dangereuses.

Mais même à rayonnement à faible dose, ces salariés ont subi des lésions permanentes. Malgré cela, la reconnaissance d’une maladie professionnelle, en cas d’apparition de cancer lié à l’exposition radioactive par exemple, reste difficile, en partie aussi à cause du statut d’intérimaire de ces employés. Difficile en effet d’assurer une traçabilité des travailleurs nomades. Les faibles doses sont également plus vicieuses : pour un homme qui recevra d’un seul coup une forte dose de radioactivité, il y aura des effets bien définis sur son organisme. La situation est claire. Elle l’est moins en revanche pour les rayonnements à faible dose. Plusieurs personnes soumises aux même faibles doses peuvent avoir des réactions très différentes, allant de rien au cancer. Cependant, ces cancers ne seront pas spécifiques d’une irradiation, et il n’est pas possible d’identifier sur un individu la cause de son cancer. On ne s’aperçoit de cette relation de cause à effet qu’en effectuant des moyennes dans des zones concernées, ou sur une population globale. Mais les risques de cancer de ces employés n’ont fait l’objet d’aucune enquête pour l’instant. Et certains scientifiques craignent de se retrouver, dans quelques années, face à un problème tel que celui de l’amiante, qui avait contaminé presque 6000 agents EDF et tué près d’un millier d’entre eux.

3/ La fierté perdue des travailleurs du nucléaire

Aux premiers temps de l’électricité nucléaire, les travailleurs du nucléaire donnaient un sens à leur travail ; ils fabriquaient de l’électricité peu chère, aimaient leur travail et tenaient à leur emploi. Avec un début de privatisation dans les années 90 et le choix de la sous-traitance, les employés ont commencé à faire part de leur malaise. Le fait de s’inscrire dans une logique de concurrence et de compétitivité fut mal vécue.

Aujourd’hui, entre les pro et les anti-nucléaires, ils sont devenus invisibles. Ignorés par les premiers, accusés par les seconds, ils ne peuvent parler de leur malaise à personne. Selon une étude de l’INRS (Institut National de Recherche et de Sécurité), 82 % des employés sous-traitant souhaiteraient quitter la filière nucléaire si ils en avaient la possibilité.

Article écrit par Kat

Sources :

http://www.senat.fr/questions/base/... : le site du Sénat

http://www.lest-eclair.fr/index.php... Les_travailleurs_du_nucleaire_a_petite_vapeur : l’est éclair

http://videos.sortirdunucleaire.org... : réseau sortir du nucléaire

http://www.rue89.com/tele89/2009/05/12/ la-precarite-des-travailleurs-du-nucleaire-nuit-elle-a-la-sante : Rue 89

http://www.monde-solidaire.org/spip... : le site monde solidaire

http://www.la-bas.org/article.php3?... : une émission de radio

http://contreinfo.info/article.php3... : contre info

http://www.monde-diplomatique.fr/20... : le monde diplomatique

http://www.ajis.asso.fr/article.php... : un article de l4ajis (association des journalistes de l’information sociale)

Où en est la "sûreté nucléaire ?

Après deux incidents nucléaires en Suède en 2006 et en France à Tricastin en 2008, la sureté nucléaire ne semble pas être une valeur sure. Nos centrales nucléaires sont-elles sécurisées ? Le transport des déchets radioactifs est-il sûr ?

1/ L’accident nucléaire est toujours possible, même en France

Deux incidents nucléaires majeurs ont eu lieu en Suède en Juillet et Novembre 2006. L’Europe est passée à deux doigts de la catastrophe nucléaire le 25 juillet 2006 à cause d’un court-circuit qui a provoqué le black-out d’un réacteur à Forsmark en Suède. Selon un ancien responsable de cette centrale, "C’est l’événement le plus dangereux depuis Harrisburg et Tchernobyl".

Le 16 Juillet 2007, au Japon, un violent séisme a provoqué une fuite radioactive dans la centrale nucléaire de Kashiwazaki-Kariwa ainsi qu’une cinquantaine d’incidents dans la centrale, dont un incendie, des fuites de carburant et des bris de matériel. La centrale, la plus grande du Japon, a été fermée jusqu’à nouvel ordre. Le tremblement de terre, un des plus puissants de ces dernièrs au Japon, a fait neuf morts et plus de mille blessés. La France n’est pas protégée contre le risque sismique. Le réseau Sortir du Nucléaire publie un document confidentiel qui prouve que la plupart des centrales nucléaires françaises ne résisteraient pas à un séisme. Un tableau montre le coût total (1,9 milliard d’euros) des travaux qu’il faudrait faire... mais qu’EDF refuse de mettre en oeuvre.

L’année 2008 n’a pas été des plus rassurantes en France : 4 incidents ont déja eu lieu à Tricastin, entrainant des rejets radioactifs dans l’environnement, et un vrai risque d’accident nucléaire. A Cruas-Meysse, en Ardèche, des dysfonctionnements ont été mis en évidence par l’Autorité de Sûreté Nucléaire – autorité en charge du contrôle des installations nucléaires. L’application de la réglementation concernant la maîtrise des risques d’explosion n’était pas respectée par EDF.

De plus, l’industrie nucléaire ne peut pas nier un risque nucléaire dû :
- à un attentat (une centrale ne résisterait pas à un crash d’avion),
- au vieillissement des centrales nucléaires et donc à l’usure de leurs matériaux
- au problème de surchauffe au cœur du réacteur en cas de canicule
- ou tout simplement à une erreur humaine.

En savoir plus sur les documents confidentiels du Réseau Sortir du nucléaire sureté des centrales nucléaires

2/ L’usine de La Hague, le mauvais exemple de la sureté nucléaire

Depuis 1966, l’usine de la COGEMA, située au cap de La Hague, en Normandie, retraite du combustible nucléaire. Non seulement elle retraite des combustibles pour la France, mais aussi ceux de 27 autres pays utilisant de l’énergie nucléaire.

Les combustibles qui arrivent à l’usine sont stockés sous l’eau pendant plusieurs années afin qu’ils refroidissent et ne soient plus radioactifs. Ensuite l’uranium et le plutonium sont réutilisés pour produire du nouveau combustible.

Sur le plan environnemental, l’impact de La Hague a fait l’objet d’un examen de fond par un groupe d’experts internationaux*. L’étude a montré que les rejets radioactifs des sites de La Hague en fonctionnement normal correspondent à un accident significatif tous les ans. Des émissions qui dépassent de plusieurs ordres de grandeur les émissions autorisées de sites comme la centrale nucléaire de Flamanville, elle aussi en Basse-Normandie.

Le site de La Hague concentre de loin le plus grand inventaire de radioactivité sur le sol français, ce qui en fait un cauchemar pour tout responsable de sécurité. En cas d’attentats, tel une attaque d’avions détournés, l’usine de La Hague n’est pas protégée.

3/ Le transport des substances radioactives est loin d’être sécurisé

Il y a environ 300 000 colis de matières radioactives qui circulent annuellement en France. Ces quelques transports de combustibles usés ou neufs ou de plutonium présentent des risques. Un seul wagon de transport de combustibles usés contient presque 10% de l’inventaire radioactif d’une centrale nucléaire soit des millions de milliards de becquerels !

Les matières nucléaires sont transportées sous de nombreuses formes physiques (gaz, poudres, liquides, assemblages métalliques...) et utilisent aussi bien les trains que les camions, les cargos et même les avions.

Les transports de matières si dangereuses ne sont pas sans risques. Pourtant, c’est seulement en octobre 1999 qu’a été créé un groupe permanent d’experts pour évaluer les risques - énormes - de ces transports. Le système de protection actuel se base uniquement sur la sûreté du conditionnement, c’est à dire des conteneurs (Castor ou château). Les industriels mettent en avant l’exceptionnelle résistance de ceux-ci, qui pèsent parfois plusieurs dizaines de tonnes de plomb et d’acier, et qui sont testés sur des scénarios d’accident.

Cette approche unique est insuffisante. Les scénarios statistiquement rares ont été éliminés, alors que certains indiquent que des rejets radioactifs auraient lieu. De plus, d’autres facteurs sont négligés comme l’état du réseau ferroviaire emprunté, la formation et l’information des personnels affectés et des autorités locales qui devront réagir face à une situation d’urgence, et plus généralement toutes les négligences qui jalonnent le parcours d’un convoi. Au lieu de cela, pour camoufler le danger couru par les populations traversées, les déchets sont transportés dans la plus grande opacité et dans l’ignorance la plus totale.

4/ Energie nucléaire et avenir de notre planète peuvent-ils être compatibles ?

Le nucléaire est source de danger pour l’Homme et l’environnement. On ne peut donc pas parler de sureté nucléaire car le risque zéro n’existe pas.

Le nucléaire n’est pas la solution pour l’avenir de notre planète et celui de nos enfants pour la bonne raison que cette énergie non renouvelable produit des déchets radioactifs dangereux. Même si le lobby nucléaire affirment que nos centrales nucléaires sont totalement sûres, les déchets que nous sommes en train de stocker dans l’attente de trouver une solution ne sont, eux, pas "sûrs". Le combustible nucléaire est si dangereux qu’il ne doit jamais être mis en contact avec l’environnement. Pourtant ces déchets sont là, de plus en plus nombreux, et nous ne savons pas les détruire. Ces déchets sont une menace pour notre santé.

Source : site du Réseau Sortir du nucléaire

*Etude dirigée par l’auteur lorsqu’il était directeur de WISE-Paris pour le compte du programme « Scientific and Technological Options Assessment » (STOA) du Parlement Européen 4

25 Messages de forum

  • Un rapport de mai 2007 de l’ASN rappelait à l’ordre Socatri, une filiale d’Areva présente sur le site, en déclarant :

    « L’ASN rappelle Socatri à l’ordre pour des écarts répétés à ses autorisations de rejets chimiques et radiologiques (...). Les effluents liquides en sortie de la station de traitement présentent régulièrement des écarts aux seuils de rejets chimiques.
    Une nouvelle station de traitement des effluents liquides doit être mise en service en 2008. La canalisation qui évacue les effluents liquides de Socatri, du fait de son ancienneté, a fait l’objet de fuites répétées en 2007. »

    Dans la nuit du 7 au 8 juillet 2008[20], lors du nettoyage d’une cuve, une solution uranifère a été répandue sur le site et dans les rivières avoisinantes. La Socatri, une filiale de l’AREVA annonce que le volume d’effluent relâché est de 6,25 m3, rapportant la quantité d’uranium libérée à 75 kg. 224 kg d’uranium ont débordé d’une cuve de traitement d’uranium, dont 74 kg seraient parvenus jusqu’à la rivière de la Gaffière et le Lauzon.Cet incident a été classé provisoirement au niveau 1 sur l’échelle internationale des événements nucléaires (équivalent à une « anomalie de fonctionnement ») par l’Autorité de sûreté nucléaire[24]. Socatri a rapporté l’incident à l’ASN 8h30 après les faits.

    Le Réseau Sortir du nucléaire a porté plainte contre X[26], en visant particulièrement l’exploitant Socatri-Areva et l’Autorité de sûreté nucléaire, et la CRIIRAD devrait porter à son tour plainte contre l’exploitant. Le Réseau Sortir du nucléaire a accusé Areva de mise en danger volontaire de la population en n’ayant informé que tardivement les populations concernées de cette pollution. Les communes ont été averties 12 heures après. La préfecture a décrété l’interdiction de pêche, de baignade et d’irrigation ainsi que les restrictions sur la consommation d’eau sur les communes de Bollène, Lapalud et Lamotte-du-Rhône.

    L’ASN a demandé le 11 juillet à la Socatri de suspendre l’activité de sa station de traitement[30] et de prendre des « mesures immédiates de mise en sécurité ».

    Des mesures de teneur en uranium faites, entre le 8 et le 13 juillet, dans la nappe phréatique au Tricastin ont révélé des « valeurs [qui] ne peuvent être expliquées par le rejet accidentel » d’après l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN). Didier Champion, directeur de l’environnement à l’IRSN, estime qu’« on ne peut exclure qu’il y ait eu des rejets antérieurs, à l’origine d’une pollution à l’uranium ».

    Le 8 septembre 2008, 2 assemblages sont restés accrochés aux structures internes supérieures au cours d’une opération de renouvellement du combustible nucléaire. Dès le constat fait de l’anomalie, l’opération a été immédiatement arrêtée. Les 2 assemblages restaient suspendus sous l’eau dans la cuve, tandis que l’exploitant faisait procéder à l’évacuation du bâtiment réacteur et à son isolement.

    Les assemblages sont restés bloqués plus d’un mois. EDF a proposé des solutions techniques le 14 octobre pour récupérer les deux assemblages. L’Autorité de sûreté nucléaire les a évaluées sur la "maquette" du centre d’expérimentation et de validation des techniques d’intervention sur chaudières nucléaires à eau pressurisée (CETIC) de Chalon-sur-Saône. Le 22 octobre, l’ASN a donné son aval à l’opération.

    Un incident de même type s’est déjà produit en France sur un assemblage en 1999, à la centrale nucléaire de Nogent sur Seine (Aube) qui a aussi été soldé sans problème particulier. Toutefois la situation à Tricastin était différente avec 2 assemblages contigus suspendus, au lieu d’un seul en 1999.

    Corinne Castanier, directrice de la CRIIRAD, évoque notamment une possible pollution par les canalisations de rejet de la Socatri ou les déchets issus d’une ancienne usine militaire d’enrichissement de l’uranium qui a fonctionné sur le site du Tricastin de 1964 à 1996, et enfouis à l’autre extrémité du site.

    Areva NC a nié ces hypothèses dans son communiqué du 16 juillet 2008, intitulé « SOCATRI répond aux allégations de la CRIIRAD », dont une dépêche de l’AFP du 9 juillet 2008 reprend les termes :

    « Selon un rapport du Haut Commissariat à l’énergie atomique publié en 1998, la butte [où ont été enfouis les déchets radioactifs d’origine militaire] a bien engendré une pollution de la nappe, traitée par pompage de 1980 à 1998. Une étude d’impact ayant ensuite conclu à l’absence de risque sanitaire, le tertre est depuis sous simple surveillance, les mesures faisant apparaître une concentration moyenne d’uranium de 8 microgrammes par litre, deux fois moins que la norme de l’OMS. ».

    Le directeur-adjoint de l’environnement à l’IRSN, Jean-Christophe Gariel, a déclaré à l’AFP qu’« établir des relations de cause à effet entre telle ou telle installation et le marquage n’est pas immédiat. Cela va demander des investigations relativement poussées ».

    L’inventaire national des déchets radioactifs indique que cette butte contient 760 tonnes de déchets de barrières de diffusion, pour une activité globale de 42 GBq (soit une activité massique de 55 Bq/g, ce qui les classe dans la catégorie de déchets « très faible activité »).

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  • Incendie aujourd hui dans la salle des machines de la centrale du Bugey en France. Les medias tentent de rassurer, la salle n est pas en zone radioactive...mais si le moteur de votre voiture prend feu, est ce rassurant pour l ensemble de la voiture ?
    Et imaginons que le carburant est des millions de fois plus dangereux !

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  • France : 100 départs de feu dans les installations nucléaires en 2011

    L’information ne fait pas la "une" des médias ni des communiqués triomphalistes du lobby nucléaire. Pourtant, l’Autorité de Sureté Nucléaire vient de le confirmer : une centaine de départs de feu ont été recensés dans les installations nucléaires de base (INB non militaire) en France. 40 % de ces départs de feu ont pour origine des... défauts électriques ! Avec euphémisme l’ASN déclare que "la situation reste nettement perfectible en ce qui concerne la gestion des charges calorifiques" et que "des progrès sont nécessaires pour préciser l’attitude des intervenants face à un incendie". Dormez en paix braves gens, on vous dit qu’on contrôle la situation...

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    En 2012 une trentaine d’inspections "risque d’incendie" ont été menées dans l’ensemble des 136 Installations Nucléaires de Base. Autant dire qu’à peine un quart des installations ont été contrôlées ! Mais déjà le constat est sans appel de l’aveu même de l’Autorité de Sûreté Nucléaire :

    - en 2011, "une centaine de départs de feu ont été recensés dans les installations nucléaires de base en France". Si tous n’ont pas donné lieu à des incendies : "plus de 40 % de ces départs de feu ont pour origine des défauts électriques" dont au moins un a donné lieu à la mise en place d’un plan d’urgence interne (PUI) - celui du transformateur électrique de la centrale du Tricastin le 2 juillet 2011- et "80 % d’entre eux ont nécessité des interventions" humaines spécialisées.

    - "la situation reste nettement perfectible en ce qui concerne la gestion des charges calorifiques" c’est-à-dire de connaître la quantité totale de chaleur que peuvent dégager l’ensemble des combustibles présents dans l’espace en cause. Autant dire que les Directions envoient les pompiers et agents de sécurité dans le brouillard du risque réel. Pas mieux pour les permis de feu et la sectorisation incendie,

    - "des progrès sont nécessaires pour préciser l’attitude des intervenants face à un incendie". Ce serait la moindre des choses ! Progrès à mettre en oeuvre aussi pour "la doctrine à adopter pour l’élaboration et la mise en œuvre des « permis de feu »". Ce document administratif obligatoire qui a pour but de s’assurer que toutes les mesures de prévention sont prises lors d’un « travail par point chaud » (c’est-à-dire au cours duquel un corps métallique est porté à très haute température, ou peut générer des particules incandescentes) susceptible de provoquer un incendie,

    Aveux de taille : des départs de feux fréquents et pas de respects des obligations et consignes

    Premier aveux de taille sur le site internet de l’ASN : "Les départs de feu sont des événements relativement fréquents dans les installations nucléaires". Ah bon ? mais alors pourquoi ne pas en informer la population systématiquement ?

    Autre aveux : les directions des installations nucléaires ne respectent que très peu leurs obligations et consignes. Elles doivent pourtant, selon la législation, prendre en compte et en charge trois exigences : la conception des installations, la prévention des départs de feu et la lutte contre l’incendie (1).

    La situation de laxisme et d’impréparation est telle qu’une nouvelle réglementation en matière de maîtrise d’incendie dans les installations nucléaires de base va venir en révision de la doctrine jusque-là appliquée depuis 14 ans (arrêté du 31 décembre 1999). En effet l’ASN semble découvrir que "le risque incendie constitue un enjeu majeur dans la prévention et le traitement des accidents pouvant affecter ces installations". Ce qui va la conduire aussi à élaborer un guide permettant (enfin) aux inspecteurs de s’assurer du respect ou non par les opérateurs des obligations de sécurité incendie. Histoire de prendre en compte, ni plus ni moins, et ce qui se passe depuis le début de la catastrophe nucléaire à Fukushima (Japon) et les recommandations internationales. Il était temps !

    Mais pudeur de vierge effarouchée, pas un mot sur les rejets éventuels de matières radioactives lors de ces feux et incendies, ni des impacts sur la santé des salariés intervenants ni sur la population et les territoires. Pourtant : " Un incendie survenant dans une installation nucléaire est susceptible d’entraîner des incidents ou des situations accidentelles : arrêt automatique d’un réacteur, destruction de matériels indispensables à la sûreté de l’installation, etc... Il peut aussi conduire à la dispersion de substances dangereuses (radioactives ou chimiques) dans l’environnement" (extrait du site internet de l’ASN).

    Le nucléaire français est sûr, les nucléocrates et le lobby nucléaire vous le disent et répètent...

    Article extrait du site du CAN84.

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  • Alerte : fuite radioactive de tritium sous la centrale du Tricastin. Le CAN84 exige de l’ASN l’ordre d’arrêt immédiat de la centrale EDF

    Ce n’est que le 6 août 2013 qu’EDF a déclaré à l’ASN une évolution anormale de tritium radioactif sous les réacteurs nucléaires n°2 et n°3 de la centrale nucléaire du Tricastin. L’inspection conduite le 28 août révèle que ces niveaux anormaux de radioactivité sont constatés en fait depuis le mois de juillet 2013. Tout comme à Fukushima, l’eau radioactive est pompée et stockée dans des cuves puis rejetée vers le Rhône et la méditerranée. Le Collectif antinucléaire de Vaucluse exige de l’Autorité de Sûreté Nucléaire l’ordre de mise à l’arrêt immédiat de la centrale nucléaire du Tricastin

    Extrait de la mise en demeure de l’ASN à EDF :

    Décision n° 2013-DC-0371 de l’Autorité de sûreté nucléaire du 12 septembre 2013 prescrivant à Electricité de France – Société Anonyme (EDF-SA)
    d’identifier les équipements à l’origine d’une présence anormale de tritium
    dans les eaux souterraines à l’intérieur de l’enceinte géotechnique
    de la centrale nucléaire du Tricastin

    Le collège de l’Autorité de sûreté nucléaire,
    .....Considérant que l’activité volumique en tritium habituellement mesurée dans les eaux souterraines à l’intérieur de l’enceinte géotechnique de la centrale nucléaire du Tricastin au cours des douze derniers mois était de l’ordre de 15 Bq/l au niveau du piézomètre repéré 0 SEZ 026 PZ ;
    Considérant qu’au cours de l’inspection qu’elle a menée le 28 août 2013, l’ASN a constaté que les résultats d’analyses des eaux prélevées par EDF-SA depuis le 8 juillet 2013 mettaient en évidence une présence anormale de tritium dans les eaux souterraines à l’intérieur de l’enceinte géotechnique au niveau du piézomètre repéré 0 SEZ 026 PZ. Les analyses effectuées par EDF-SA sur des 1 / 3
    échantillons prélevés à cet endroit depuis le 8 juillet 2013 présentent une activité volumique maximale de 180 Bq/l assortie d’une incertitude de 14 Bq/l le 8 septembre 2013 ;
    Considérant par ailleurs qu’au cours de cette inspection l’ASN a constaté que les premières investigations menées par EDF-SA ont permis de mettre en évidence une présence anormale de tritium dans les eaux au niveau du radier du bâtiment du réacteur n°3 de la centrale nucléaire du Tricastin. Les analyses effectuées par EDF-SA sur des échantillons prélevés à cet endroit depuis le 8 juillet 2013 présentent une activité volumique maximale de 690 Bq/l assortie d’une incertitude de 76 Bq/l le 23 août 2013 ....

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  • Pour comparer, la moyenne sur 2ans de la radio-activité en Tritium mesurée dans l’eau de mer à coté de la centrale de Fukushima, est de 500Bq/L.

    Evidemment sous le radier des réacteurs accidentés les taux dépassent les 10000 Bq/L, mais il y a eu fusion des réacteurs...

    Dans le cas de Tricastin, le risque est la contamination des nappes phréatiques et l’eau des villages voisins.

    Le danger est aussi important que de boire de l’eau de pluie à proximité de la centrale japonaise....

    Etat Français ne vaut pas mieux qu’au Japon—>le mensonge mène au crime .

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  • Quand souffle le vent ! La France prépare sa population à vivre l’enfer nucléaire.

    Autorités et lobby viennent de faire un aveu de taille : ils organisent un exercice national de "crise nucléaire" le 7 novembre prochain au Tricastin. Une catastrophe nucléaire est donc possible en Provence et Rhône-Durance, en Rhône-Alpes et Languedoc, en France. Pour tenter de bluffer population et médias ils vont, à l’image des forces militaires états-uniennes : embarquer des journalistes, mobiliser des milliers de personnes. Leur scénario prévoit de fermer 46 établissements scolaires impliquant plus de 10 000 élèves et 600 professeurs. Et ils refont le coup du nuage de Tchernobyl en coupant en 2 certaines villes. Trottoir pair tu es contaminé, côté impair : tu ne l’es pas ! Une mascarade de scénario technocratique que le CAN84 appelle à déjouer par des interventions citoyennes multi-formes.

    Alors qu’avec le sens du mistral en vallée du Rhône c’est tout le sud du site nucléaire du Tricastin qui sera le premier touché et victime : ce n’est pas là que l’exercice se déroulera ! En effet 90% de ce territoire n’est pas pris en compte ni inclus dans le périmètre de l’exercice de crise nucléaire concocté par le lobby et les autorités. Est-ce par ce qu’ils savent pertinemment que dans cette zone sud du site nucléaire réside essentiellement une population d’agriculteurs, de salarié-e-s non-nucléaires et retraités qui sont maintenant non seulement conscients des risques, mais aussi pour la fermeture de la centrale nucléaire du Tricastin ? Est-ce aussi par qu’ils savent pertinemment qu’aucun dispositif ne peut protéger aucune personne et aucun territoire de la radioactivité ?

    Ainsi 90 % du territoire sur lequel aura lieu cette mascarade d’exercice de crise nucléaire est situé... au nord du site nucléaire sur plusieurs kilomètres jusqu’à Pierrelatte qui est une zone à "moindre risque", mais surtout... largement habitée par les employés du nucléaire.
    Lire l’article du CAN84 ici.

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  • Après Tchernobyl, Fukushima, la Provence est t’elle le lieu de la prochaine catastrophe nucléaire ?

    Tricastin est le plus important site nucléaire et chimico-nucléaire militaro-civil de France et d’Europe.

    Les syndicats de Areva dénoncent les mensonges et la désinformation de la Direction : Il y a un risque d’explosion et de radioactivité ; et une menace sanitaire pour tout le bassin sud de la vallée du Rhône dont Avignon.

    Les représentants syndicaux de FO et de la CGT du Comité Hygiène-Sécurité accusent la direction de "désinformation et de mentir par omission" Ils lui reproche de ne pas préciser que l’incident en cours porte sur l’injection de CIF3 (Trichlorure de Chlore), un gaz très dangereux qui peut se liquifier et en cas de pression trop haute : exploser et disperser des particules radioactives.

    Extrait d’un article du CAN84 début octobre 213 ;

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  • A Tricastin, EDF ne contrôle plus le tritium radioactif

    La centrale nucléaire du Tricastin accumule les incidents et voit sa cuve fissurée. C’est tout ? Non. Depuis des mois, EDF se révèle incapable de stopper une fuite inexplicable de tritium radioactif.

    la situation pourrait en réalité s’avérer très grave : Cela fait cinq mois qu’EDF est incapable d’apporter des réponses satisfaisantes et nous n’avons aucun moyen de vérifier leurs informations… Peut-être y a-t-il d’autres éléments radioactifs qui contaminent les eaux souterraines

    Contacté par Reporterre, EDF n’a pas souhaité s’exprimer sur les dernières valeurs mesurées sur Tricastin - ni d’ailleurs sur quoi que ce soit. Reporterres’est pourtant procuré deux documents du CNPE (Centre nucléaire de production d’électricité) EDF de Tricastin qui ont été transmis à l’ASN. Ceux-ci révèlent des mesures plutôt situées autour de 600 Bq/l sous le radier du réacteur n°3.

    Les autorités du nucléaire se veulent rassurantes : « Les valeurs mesurées sont faibles, il n’y a pas d’impact sanitaire ni environnemental », dit Thierry Charles

    le Canada recommande un seuil de 20 Bq/l… on se rend compte actuellement que l’on a largement sous-estimé sa toxicité, notamment concernant le tritium organiquement lié, c’est-à-dire celui qui passe dans les tissus et se fixe au métabolisme lorsque nous l’ingérons .
    A Fukushima, les mesures dans l’océan à coté de la centrale accidentée, qui fuie comme une passoire, donne 500 Bq/L ,donc moins que EDF pour Tricastin...
    Dans le document pour la réunion de vendredi 13, et que donc Reporterre s’est procuré, EDF annonce pomper « 150 m3/jour pour un volume d’eau dans l’enceinte d’environ 400 000 m3 ». D’autres chiffres font état, au 28 octobre, d’un volume de 850 m3. L’eau, une fois pompée, est stockée et analysée avant… d’être rejetée dans le canal du Rhône de Donzère Mondragon. L’exploitant affirme respecter les autorisations de rejets et effectuer ceci dans des proportions raisonnables.

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  • Plus de mille incidents et le record français de fissures. Tout va bien à Tricastin

    En 1999, lors de la seconde visite décennale (VD2) du réacteur n°1, des fissures sont mesurées dans la cuve de confinement du réacteur, au niveau de la zone de cœur, qui est par définition la plus soumise au bombardement neutronique. On en compte précisément vingt, alors que l’ensemble du parc nucléaire français en dénombre trente-trois au total, réparties sur neuf réacteurs. Tricastin concentre donc près de deux tiers des fissures existantes en France, dont la plus large (11 mm) jamais mesurée.

    En réalité, on avait connaissance de ces défauts dès l’installation de la cuve, avant même la mise en service du réacteur. Microscopiques, ces fissures avaient été détectées dès 1979, comme nous le rappelle ce reportage paru dans le journal de 20h d’Antenne 2 le 25 octobre 1979 :

    http://www.ina.fr/video/CAB7901862401

    Ces défauts se trouvent à l’interface de la cuve en acier et de son « beurrage », un revêtement en acier inoxydable de 25 millimètres qui protège l’intérieur de la cuve de la corrosion, tel que l’indique ce schéma :

    Guillaume Vermorel est un ingénieur qui suit pour EELV Rhône-Alpes les problèmes liés à la centrale. Il nuance l’état de connaissance : « La technique ne nous permet pas aujourd’hui d’ausculter l’épaisseur totale de la cuve, qui fait plus de 20 cm. On peut seulement contrôler les 3 premiers centimètres de profondeur, par ultra-sons. On connaît donc la hauteur et la largeur des fissures mais on ne peut pas évaluer leur profondeur ».

    Les défauts pourraient ainsi évoluer sans que l’on s’en aperçoive. D’autant que les arrêts d’urgence (appelés "scram", dans le jargon technique) ont tendance à accroître les effets de dilatation thermique : « Le chaud-froid provoqué par les eaux de refroidissement lors d’un scram fragilise l’acier de la cuve. On peut supposer que ces fissures se propagent dans l’acier, sans savoir si elles risquent de déboucher à l’extérieur », explique M. Vermorel. La cuve assure un rôle essentiel dans le confinement de la matière radioactive, la maitrise de la réaction en chaine et le refroidissement du cœur. Elle ne peut pas être remplacée.

    Les fissures révèlent un problème plus général de vieillissement des installations. Cette cuve du réacteur n°1, une des plus anciennes en activité en France, subit depuis trente-trois ans des températures élevées (300°C) et une pression très importante (155 bars), dans un contexte d’irradiation permanente qui fatigue les matériaux

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  • Séisme : la terre a tremblé en Bretagne et en Normandie, à 100Km du site de traitement/ stockage le plus grand au monde de déchet nucléaire : la Hague.

    Une secousse sismique d’une intensité de 4,9 sur l’échelle de Richter s’est produite en mer au large de l’île anglo-normande de Jersey, entre la Bretagne et la Normandie vendredi 11 juillet à 13h54. Elle a été ressentie à terre par endroits.

    Un mouvement de plaques lié aux failles qui se trouvent en mer.

    Un séisme de 4,9, pour la Bretagne et la Normandie, c’est quelque chose d’important. De prime abord, en recherchant dans la sismicité historique, on trouve un événement ayant les mêmes caractéristiques dans les années 1930. C’est une magnitude assez faible dans l’absolu, mais c’est plus fréquent dans les Alpes ou les Pyrénées », explique à 76actu, Olivier Bouc, sismologue au Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) d’Hérouville-Saint-Clair, près de Caen.

    Ce séisme s’est produit à faible profondeur, dans la Manche. « S’il s’était produit sur la terre, il aurait pu provoquer quelques chutes d’objets, mais pas de dégâts sur les bâtiments », estime néanmoins le sismologue.
    À Caen et sur tout un périmètre de près de 100 kilomètres autour du lieu du séisme, les habitants ont pu ressentir le tremblement de terre. « C’est quelque chose qui est plus facile à ressentir dans les immeubles, en hauteur », souligne l’expert. En Bretagne et sur toute une partie de la Basse-Normandie, ce sont des dizaines de témoignages qui affluent vendredi 11 juillet 2014.
    "c’était vraiment léger.mais par contre il y en a de plus en plus.surtout en moins d’un an au moins 3 voir plus" nobrubzh @nobrubzh à Sudouest.
    La terre a tremblé plusieurs fois en Bretagne ces derniers mois, notamment le 21 novembre 2013 dans le Morbihan et le 12 décembre 2013 dans le Finistère,l’épicentre se situe près de Châteaulin. La magnitude de la secousse s’élevait à 3,5 sur l’échelle de Richter.

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  • La patronne des Verts, Emmanuelle Cosse, a affirmé que François Hollande lui a promis que l’usine d’EDF de Fessenheim fermera avant 2017. Jeudi, le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll a assuré le contraire.

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  • Fuite radioactive confirmée au Tricastin : EDF avoue avoir menti.

    "Au fil des années, dans la région, les pathologies thyroïdiennes et cancers (5) se multiplient tant pour les enfants que sur les adultes".

    "je suis scandaliser par cette nouvelle car j habite a montelimar et presente le soir du reveillon aucune alerte n a ete donner depuis ni traitement de prevention !!!!!!!!!! AUCUNES INFORMATIONS A LA POPULATION" par Meline.

    Le 31 décembre 2014, le réacteur délabré n° 4 de la centrale nucléaire EDF du Tricastin se mettait en arrêt d’urgence (scram) après une tentative de redémarrage. Un dégazage accompagné d’un immense panache de fumée suivait des bruits assourdissants de sifflements et de détonations. Les détonations de sur-pressions furent entendues jusqu’à 12 km au-delà du site nucléaire. Alors que l’organisation indépendante "Next-Up" révélait que ses mesures démontraient des rejets de radioactivités dans l’air, EDF affirmait la main sur le cœur qu’il n’en était rien. Aujourd’hui, EDF avoue publiquement qu’il a menti : oui il y a bien eu des rejets radioactifs. Du tritium ... et peut-être d’autres contaminants radioactifs.

    Panique le soir du réveillon du jour de l’an au Tricastin. Ce 31 décembre 2014 vers 19h30 le réacteur n° 4 de la centrale nucléaire EDF du Tricastin se met en arrêt d’urgence (scram) alors qu’il est en cours de relancement au terme de 4 mois de réparation. Un important dégazage accompagné d’un immense panache de fumée suit un bruit assourdissant d’explosion. La détonation est entendue jusqu’à 12 km du site nucléaire. Non ce n’est pas un pétard de fête finissent par se dire les habitants. D’autant que ça siffle fort du côte des réacteurs.

    L’organisation indépendante "Next-Up" qui se rend courageusement aussitôt sur place procède à des mesures de radioactivité. Pas de doute, en certains endroits, en fonction de l’orientation du vent, il y a des rejets de radioactivités dans l’air. EDF affirme la main sur le cœur qu’il n’en est rien. Et la Préfecture comme les médias relaient ce que dit le nucléariste. Il ne s’agirait que d’un simple problème de soupape sur le circuit secondaire du réacteur (celui qui alimente, par l’eau portée à ébullition par la réaction atomique et transformée en vapeur, la turbine à produire un peu d’électricité).

    "C’est une zone non nucléaire" affirme la direction de la centrale et "une équipe est intervenue sur la soupape qui a été réparé en une heure" donc "la montée en puissance du réacteur se poursuit normalement". Cela ressemble tellement à un beau conte de Noël que les médias aux anges et aux ordres, et absolument pas curieux, livrent à leurs lecteurs ce bobard en n’hésitant pas à égratigner au passage l’organisation antinucléaire. Pourtant "Next-Up" qui, elle, poursuit ses investigations et ses mesures en lien constant avec le Collectif antinucléaire de Vaucluse (CAN84), constate et informe la presse que la radioactivité est encore persistante à 1h30 du matin et même toujours, ce 1er janvier 2015, à 20h.

    Contrairement à ce que les "experts du nucléaire" tentent de faire croire, le circuit primaire et le circuit secondaire ne sont pas en réalité distincts et sans effet l’un sur l’autre. Ils sont même concrètement indissociablement liés. Non seulement une défaillance de l’un d’entre eux entraine immanquablement un arrêt du réacteur, mais en ce qui concerne la radioactivité, elle n’est pas contenue de manière absolue par le circuit primaire. Et on la retrouve couramment par migration du circuit primaire dans le circuit secondaire du fait de la détérioration des métaux et de perte d’étanchéité dus à l’usure et à la corrosion des tubes (échangeurs) des Générateurs de Vapeur.

    Un dépôt radioactif, qui pourrait être du tritium ou/et de l’iode 131 (1) est détecté à 3km au sud de la centrale. Certainement lié aux arrêts et redémarrages à répétition du réacteur qui aurait à 4 reprises envoyé dans l’atmosphère ses dégazages. Mais pour les autorités et l’exploitant nucléaire c’est impensable et rien de tel n’existe, "ceux qui répandent ces fausses nouvelles sont des irresponsables". Et ce n’est que 5 jours plus tard qu’EDF indique dans un communiqué sibyllin que des techniciens sont intervenus sur une vanne, affirmant comme d’habitude que "cet événement n’a eu aucune conséquence sur la sûreté des installations, ni sur l’environnement".

    Le 5 janvier, à 8h49, l’exploitant de la centrale est obligé d’arrêter d’urgence encore une fois le réacteur n°4 (SCRAM), ce qui signifie que tout ne se passe pas au mieux. Treize jours après ces défaillances et rejets, l’ASN reprend et couvre la position de l’exploitant nucléaire tout en classant toutefois l’incident au niveau 1 de l’échelle INES des incidents nucléaires (voir la liste des incidents nucléaires sur les installations nucléaires en France ici )

    La vieille centrale du Tricastin n’en est pas à ses premières atteintes à la sécurité et à la santé des habitants. Les années précédentes sont constituées d’incendies, d’explosions (2011 et 2013) de pompes hydrauliques et de transformateurs, de rejets radioactifs dans l’eau et dans l’air (en plus de ceux autorisés chaque jour par le gouvernement et la Préfecture), d’arrêts d’urgence de réacteur, d’inondation et perte de refroidissement, de fuite de tritium sous la centrale (2).

    Ils mentent, jouent avec le feu, notre santé et notre vie

    La barre des 1000 incidents est atteinte depuis la mise en service de la centrale nucléaire du Tricastin dont pas moins de 64 pour cette seule année 2014 (3) et au moins 15 avec des impacts radioactifs sur les salariés et 3 sur l’environnement et plus de 40 salariés victimes d’accidents du travail (brûlures, fuite d’étanchéité des tenues de protection contre la radioactivité, et autres mises en danger des travailleurs) au premier rang desquels les sous-traitants (4). Ajoutons qu’un nouveau projet de gazoduc passant à proximité du site nucléaire et sous le canal servant au refroidissement des réacteurs vient d’être validé par EDF et Areva. Au fil des années, dans la région, les pathologies thyroïdiennes et cancers (5) se multiplient tant pour les enfants que sur les adultes.

    Aujourd’hui 8 février 2015, à l’occasion de la réunion officielle de la CLI (Commission Locale d’Information) du Tricastin, EDF avoue publiquement qu’il a menti et reconnaît qu’il y a eu des rejets radioactifs de tritium en 2014 et notamment par le réacteur n°4(*).

    On arrête le massacre avant la catastrophe on on continue ?

    Il est grand temps de mettre à l’arrêt définitif les 4 réacteurs de la centrale nucléaire, de procéder à une évaluation exhaustive des atteintes et menaces que représente cette installation pour les 100 ans à venir (minimum lorsque l’on sait que près de 150 000 tonnes d’uranium sont entreposées au Tricastin), de prendre des mesures drastiques et impératives de protection de la population et du territoire et de proposer aux salariés un plan de formation et de reclassement digne de leur avenir, de celui de leurs enfants et de celle de la région.

    __

    (1) L’iode 131 (I 131) est un élément fortement radioactif ayant une 1/2 période radiologique de 8,02 jours. La décroissance de la radioactivité de ses isotopes est divisée par 1000 tous les 80 jours. Dans sa période d’activité radioactive, l’iode 131 est très toxique pour l’humain du fait de sa fixation sur la thyroïde et du risque d’irradiation de cette glande sensible notamment par les irradiations des rayons bêta. En radioprotection, la communauté scientifique considère qu’il constitue un des principaux dangers de contamination à court terme en cas de rejets dans l’atmosphère de contaminants

    (2) Alors que la moyenne de contamination par le Tritium des eaux souterraines était dans les 12 derniers mois de 15 Bq/l (becquerel par litre), elle a atteint depuis le 8 juillet 2013 un niveau de 180Bq/l et même, au niveau du radier du réacteur n°3, une activité de 690Bq/l » soit 12 à 46 fois la valeur dite « normale ».

    (3) ASN : http://fr.calameo.com/read/00213114...

    (4) http://www.ma-zone-controlee.com

    (5) Depuis plusieurs années l’omerta sanitaire règne : l’hôpital d’Avignon, l’Observatoire de la santé, l’Agence Régionale de la Santé refusent de communiquer au CAN84 les chiffres réels prétextant qu’il n’existe pas de registre des cancers dans la région ou bien que ces informations ne sont pas disponibles.

    (*) Pour autant l’ASN vient d’autoriser la poursuite de fonctionnement du réacteur n°2 qui a pourtant dépassé ses trente d’âge initialement prévus comme limite maximale de fonctionnement.
    Commentaires

    1. Le dimanche 8 février 2015, 23:54 par Techniques d’Aujourd’hui

    Plus grave encore : dans son communiqué EDF parle de " l’une des vannes assurant l’isolement de l’enceinte du bâtiment réacteur. " Isolement " par une vanne ? Cà c’est nouveau en matière nucléaire !
    2. Le mardi 10 février 2015, 08:44 par gratitude

    la vérité finit toujours par se savoir, nous ne pouvons faire confiance ni au gouvernement ni aux médias malheureusement qui savent comment endormir quelques ignorants. Heureusement qu’une partie du peuple se regroupent très souvent en prière afin que Vérité, Sagesse, Amour triomphent un jour en ce monde. Namasté
    3. Le mardi 10 février 2015, 09:35 par meline26

    je suis scandaliser par cette nouvelle car j habite a montelimar et presente le soir du reveillon aucune alerte n a ete donner depuis ni traitement de prevention !!!!!!!!!! AUCUNES INFORMATIONS A LA POPULATION
    4. Le mardi 10 février 2015, 17:02 par Pommier

    Qui peut encore croire que depuis plus de 50 ans on ne nous ment pas en tout ce qui touche au nucléaire ?
    5. Le mardi 10 février 2015, 18:51 par Tiago

    Pour rappel, pour les amateur de pinard non radioactif, depuis 2010 la nouvelle appellation des Côteaux du Tricastin est Grignan-Les-Adhémar...
    6. Le mercredi 11 février 2015, 08:07 par Maïkeul

    Voilà du concret. Nos centrales nucléaires ne pourront pas être prolongées encore très longtemps, et on voit bien le manque de transparence sur les impacts environnementaux et de santé publique

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  • Les centrales nucléaires ne sont que des châteaux de sable

    La note de l’IRSN présentée n’a rien de très rassurant. Dans le cadre de la réflexion sur le renforcement de la robustesse des installations nucléaires de base, l’IRSN donne à voir toutes ses inquiétudes sur la capacité des bâtiments réacteurs à confiner la radioactivité et le risque nucléaire en cas d’accident.

    L’expérience prouve qu’EDF n’a jamais été en mesure de garantir la pérennité de l’étanchéité des enceintes en béton. Une enquête menée en 2011 par l’équipe de l’émission Envoyé spécial ne peut nous rassurer[12]. La palme des enceintes passoires revient à Flamanville, Belleville et Civaux. En cas d’accident majeur, le taux de fuite de l’enceinte de certains réacteurs dépasserait de beaucoup les valeurs des Décrets d’autorisation de création (DAC). Comme les enceintes vieillissent mal et malgré les réparations, les fuites mesurées lors des futures épreuves des enceintes risquent de dépasser la valeur réglementaire. EDF envisage tout simplement de doubler cette valeur pourtant gravée dans le marbre des DAC[13].

    Même les inspections menées dans le cadre des évaluations complémentaires de sureté n’ont pas abordé de front la question du vieillissement des bétons. Il est question de tout ce qui peut causer la défaillance du confinement mais pas de ce dernier en tant que tel[23]. Il y a cependant plus grave. Quand l’ASN pointe du doigt des problèmes de génie civil, elle présente ses avis de manière si obscure qu’il est bien difficile de comprendre de quoi elle parle exactement et ce qu’elle demande précisément. Une lettre de suite de 2010 prouve clairement cette difficulté à communiquer sur l’état des bâtiments[24]. Le jugement semble sévère au vu du ton employé et des références cités mais le tout est très obscur.

    Belleville est le cas le plus évident. En 1998, contre l’avis de Dominique Voynet, Lionel Jospin avait imposé le redémarrage de la centrale fuyarde[14]. Un courrier de l’IPSN de 1997 adressé à Bella Belbeoch révélait non seulement que le problème est sérieux mais qu’il touche d’autres centrales[15]. Près de deux décennies plus tard les défauts demeurent.

    A Cruas en 2011, l’étanchéité du réacteur n°1 interroge les militants antinucléaires[16]. Ici il y a de quoi être inquiet ici aussi. Selon un recensement de l’Autorité de sureté, 41 événements significatifs ont été déclarés en 2013 par l’établissement AREVA NC La Hague (48 en 2012). 4 de ces événements significatifs ont été classés au niveau 1 de l’échelle INES, qui compte 8 niveaux de 0 à 7 (les autres incidents étant de niveau 0 ou hors échelle). 35 événements significatifs ont été déclarés par la centrale nucléaire de Flamanville (38 en 2012), dont 1 événement significatif classé au niveau 1 de l’échelle INES. 68 événements significatifs ont été déclarés par la centrale nucléaire de Paluel (71 en 2012), dont 4 événements significatifs classés au niveau 1 de l’échelle INES. 25 événements significatifs ont été déclarés par la centrale nucléaire de Penly (21 en 2012), dont 1 événement significatif classé au niveau 1 de l’échelle INES.

    il ne faut pas perdre de vue que l’enceinte est tout comme la cuve un élément qui ne peut être changé. Au mieux les solutions techniques disponibles ne sont guère que des pansements sur une jambe de bois. La posture d’EDF me fait penser à ces enfants qui essaient vainement de consolider leur château de sable face à la mer montante. Ils rebouchent quelques trous mais au final l’édifice finit par être englouti.

    1] Sureté nucléaire : des failles clairement identifiées, http://journaldelenergie.com/nuclea...

    [2] http://www.irsn.fr/FR/expertise/rap...

    [3] http://www.irsn.fr/FR/connaissances...

    [4] http://www.irsn.fr/FR/Actualites_pr...

    [5] http://www.irsn.fr/FR/expertise/rap..., p 56

    [12] http://www.dailymotion.com/video/xj..., 27’

    [13] http://www.sortirdunucleaire.org/Sy...

    [14] http://www.lesechos.fr/24/09/1998/L...

    [15] http://gazettenucleaire.org/1998/16...

    [16] http://next-up.org/pdf/Centrale_nuc...

    [17] http://energie.edf.com/fichiers/fck...

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  • L’une des deux unités de production de la centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin), arrêtée de manière inopinée il y a une semaine, a pu être redémarrée samedi après des réparations, a indiqué EDF sur le site internet dédié à la centrale.

    La doyenne des centrales françaises a connu un arrêt concomitant de ses deux unités de production pendant une semaine, relançant le débat sur son âge et sur la promesse de sa fermeture par François Hollande.

    L’une de ces deux unités a été arrêtée dans la nuit du 27 au 28 février pour maintenance et rechargement du combustible du réacteur, de manière programmée et pour plusieurs semaines. Mais l’autre unité avait dû être arrêtée le 28 février de manière imprévue.

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  • De nouveaux pépins pour l’EPR de Flamanville !!!

    Des essais ont mis en évidence une résilience moins forte qu’attendu de la cuve, pointe l’Autorité de sûreté nucléaire.

    C’est un nouveau coup dur pour EDF et Areva. Mardi, l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a publié un communiqué indiquant avoir « été informée par Areva d’une anomalie de la composition de l’acier dans certaines zones du couvercle et du fond de la cuve du réacteur de l’EPR de Flamanville ». La cuve de l’EPR, qui contiendra le combustible nucléaire, a été installée début 2014 dans le bâtiment du réacteur de troisième génération en construction depuis 2007, après avoir été forgée et usinée chez Areva au Creusot et à Saint-Marcel (Saône-et-Loire). Pour s’assurer de sa résistance, Areva a mené des tests destructifs sur une autre pièce en acier, ayant fait l’objet du même procédé de fabrication. Or, « les résultats de ces essais ont montré, fin 2014, la présence d’une zone présentant une concentration importante en carbone et conduisant à des valeurs de résilience mécanique plus faibles qu’attendu », indique l’ASN. « Des premières mesures ont confirmé la présence de cette anomalie dans le couvercle et le fond de la cuve de l’EPR de Flamanville », complète l’Autorité.

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  • Un "événement" est survenu aujourd’hui à la centrale nucléaire de Cattenom (Moselle), entraînant un arrêt automatique du réacteur, a annoncé l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), qui précise qu’il n’y a pas eu de rejets radioactifs dans l’environnement. Cet incident a été classé 1 sur l’échelle des incidents nucléaires qui part de zéro et va jusqu’à 7, a précisé l’ASN.

    Une ouverture de vanne intempestive dans le circuit secondaire est à l’origine de l’événement, survenu sur le réacteur n°1. Une injection d’eau de sécurité a été enclenchée. "Le diagnostic de cet événement technique est en cours par les équipes de la centrale", indique EDF sur son site. La mise à l’arrêt se déroule "sans difficulté et conformément aux procédures". "Cet événement n’a pas d’impact sur la population ni de risque sur l’environnement", souligne EDF.

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  • Il y a un problème au coeur de la centrale nucléaire et le fait qu’on la fasse fonctionner sans l’avoir résolu traduit un autre problème au coeur même du capitalisme...

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  • Un dégagement de fumée a déclenché un plan d’urgence à la centrale nucléaire de Flamanville (Manche) dans la nuit de mardi à mercredi.

    « Incident » à la centrale à la centrale de Blayais : un employé irradié : ne dites pas accident ! Pourtant, c’est une contamination de niveau deux…

    Un réacteur tombe en panne à Fessenheim… La direction dit que ce n’est pas grave mais n’explique pas…

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  • La centrale nucléaire de Fessenheim, la plus vieille du territoire, voit sa fermeture encore repoussée pour le plus grand risques des habitant et ne fermera pas avant 2018. C’est ce qu’a annoncé la ministre de l’Ecologie, du développement durable et de l’énergie Ségolène Royal mardi 8 septembre lors d’une visite à Strasbourg. La ministre a conditionné la fermeture de la centrale nucléaire, exploitée depuis 1977, à l’ouverture du réacteur EPR de Flamanville. « Il y a l’application de la loi, c’est assez simple maintenant puisque effectivement il y a un plafonnement de la production d’énergie nucléaire », a indiqué la ministre expliquant alors que Fessseheim fermera lorsque l’EPR de Flamanville sera ouvert « d’ici à 2018 ».

    Mais EPR qui peut vraiment dire quand il sera en fonction ? Personne ! Pas plus que les EPR anglais ou finlandais !!!

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  • Roulette française : le gouvernement PS/Vert joue avec la vie de millions de gens !
    La centrale nucléaire de Fessenheim fetera ses 40 ans d’exploitation en ...2018, 40 ce serait 10 ans de plus que sa date initiale de péremption ... donc plus de 30% de durée de vie supplémentaire.
    Mais là , le souci c’est qu’on parle d’un nouveau Fukushima/Tchernobyl en pire...car les 2 réacteurs de la centrale alsacienne sont refroidis par le grand canal d’Alsace.
    Contrairement à EDF qui soutient que l’événement est hautement improbable, le Conseil général du Haut-Rhin a estimé le 29 juin 2011 que le risque d’une inondation devait être envisagé. En effet, une étude des Services Techniques du Conseil général du Haut-Rhin112, menée à la suite de l’accident nucléaire de Fukushima au Japon, a estimé que la centrale pourrait être inondée en cas d’un séisme majeur provoquant la rupture de la digue du Grand Canal d’Alsace et que le niveau de l’eau pourrait atteindre un mètre à l’intérieur du site113, ce qui conduirait à la mise hors service des systèmes de refroidissement de secours comme à la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi[réf. nécessaire].
    Le 23 avril 2013, lors de la délivrance de son accord pour la prolongation de l’exploitation de la centrale, l’ASN a demandé à EDF de mettre à jour son évaluation des conséquences d’un séisme majoré de sécurité sur la tenue du Grand Canal d’Alsace et du risque d’inondation du site nucléaire114.
    La centrale de Fessenheim est construite directement sur la nappe rhénane dont dépend, de Bâle à Francfort, l’alimentation en eau de quelques six millions de personnes (Rhin Supérieur). De ce fait, si un accident nucléaire conduit à une contamination de cette nappe phréatique, cela conduirait à une interdiction de tous prélèvements dans cette nappe.

    Selon Eva Joly, la centrale est située « sur la plus grande nappe phréatique du monde occidental, entre 4 et 8 mètres de profondeur. S’il y a un accident à Fessenheim, la nappe phréatique est touchée »115.

    En cas de fusion du cœur et percement de la cuve par le corium, le radier - la dalle en béton située sous le réacteur, d’une épaisseur actuelle d’un mètre (pour comparaison, celle de Fukushima est épaisse de 3 mètres) - pourrait être percé et alors « le Rhin serait contaminé, jusqu’à Rotterdam » selon une source gouvernementale non citée116.

    Le risque viendrait surtout des réacteurs eux-mêmes !

    Certains éléments, surveillés de près, vieillissent inéluctablement sans pouvoir être remplacés. C’est le cas des cuves de réacteurs, conçues pour supporter 30 ans d’irradiation à pleine puissance [3]. Dès les années 1990, des fissures sur les couvercles de cuves de réacteurs de Fessenheim et Bugey attestaient d’une certaine fatigue. Sous l’effet des neutrons, l’acier des cuves devient plus fragile et peut casser à certaines températures, par exemple si on doit injecter en urgence de l’eau plus fraîche pour refroidir le réacteur. Des travaux de l’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire montrent que dans ce cas de figure, sur certains réacteurs, une rupture n’est pas exclue après 35 ans de fonctionnement [4] et que leur tenue après 40 ans n’est pas garantie.

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  • Le générateur de vapeur usé, pesant 500 tonnes, s’est écrasé au cours d’une manoeuvre de manutention. L’accident qui a eu lieu dans la centrale nucléaire située en Seine-Maritime.

    Les employés ont cru à un "mini-séisme". Un générateur de vapeur usé de la centrale nucléaire de Paluel - située en Seine-Maritime -, haut de 22 mètres et pesant 500 tonnes, a basculé pendant sa manutention jeudi.

    Les faits se sont produits dans le bâtiment du réacteur numéro 2. Dans le bâtiment de ce réacteur, deux générateurs de vapeur usés sur les quatre qu’il contient avaient déjà été sortis.

    Les communiqués de la direction d’EDF sont, par principe de précaution (!!) très rasssurants mais chacun sait que cela ne veut rien dire...

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  • Un salarié d’une entreprise sous-traitante du chantier de démantèlement sur le centre CEA de Cadarache (Bouches-du-Rhône) a reçu lors d’une opération une dose importante de radiations, inférieure toutefois à la limite règlementaire annuelle, a annoncé le CEA.

    "Cette dose a été reçue par inhalation lors de la réfection d’un sas séparant deux zones de travail au sein de l’installation", précise le Commissariat à l’énergie atomique dans un communiqué. "Un contrôle médical périodique, le 28 avril, a révélé une suspicion d’exposition interne", poursuit-il. Le suivi biologique "a confirmé le 23 juin une dose reçue supérieure à 5 millisievert (mSv) et inférieure à la limite réglementaire annuelle de 20 mSv".

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  • C’est la plus grande manifestation contre le nucléaire en France depuis cinq ans.

    Plusieurs milliers de personnes ont manifesté dans le calme samedi pour "l’arrêt du nucléaire" en général, et contre les réacteurs EPR en construction à Flamanville, dans la Manche, et en projet à Hinkley Point en particulier. Selon la police, près de 2.700 personnes ont défilé à Flamanville, alors que les organisateurs évoquaient entre 3.000 et 5.000 manifestants.

    "EPR c’est l’enfer", "Non à l’EPR, la passoire à 10 milliards" ou encore "EPR, notre argent foutu en l’air", pouvait-on lire sur les banderoles et les tracts, distribués tout au long du défilé sur la route côtière, d’où l’on pouvait apercevoir également l’usine de retraitement des déchets nucléaires de Beaumont-Hague, site qui concentre le plus de matière radioactive en Europe.

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  • NUCLEAIRE Pierre-Franck Chevet, président de l’Autorité de sûreté nucléaire, le gendarme du nucléaire français, était auditionné jeudi 30 nov 2017 au Sénat sur la sûreté du parc nucléaire français...
    ...sur le moyen terme, Pierre-Franck Chevet estime « le contexte préoccupant ». Les difficultés économiques actuelles des grands industriels de la filière nucléaire (Areva, EDF, CEA) inquiètent l’ASN alors même qu’elles auront plus de choses à faire à l’avenir en matière de sûreté. Pierre Franck Chevet parle « d’enjeux sans précédents sur la période à venir ».
    Pierre-Franck Chevet craint alors « un gap » croissant entre « des exploitants qui ont moins de moyens qu’avant » et des « enjeux sans précédents en termes de sûreté » qui impliquent plus d’investissement. « Encore une fois, cela ne crée pas un risque d’accident à court terme mais crée une situation difficile sur le moyen terme pour la sûreté »
    En septembre dernier, la centrale nucléaire de Belleville-sur-Loire (Cher) a été placée par l’ASN « sous surveillance renforcée », une procédure très rare déclenchée après que l’ASN y a constaté « la dégradation du niveau de sûreté constatée depuis 2016 » et « plusieurs défaillances de l’exploitant [EDF] dans l’identification et l’analyse des conséquences des anomalies affectant certains équipements importants pour la sûreté ».
    DEs anomalies de niveau 2 mais pas de risque d’accident ? hypocrites , au début de l’accident de tchernobyl, les autorités russes et françaises ont menti sur le niveau de risque. Ils minimisent ou taisent carrément les risques réelles. Pour Fukushima, les déclarations télévisées de la ministre de l’Ecologie se veulent rassurante ; elle a qualifié dimanche matin 12 mars 2011, les rejets radioactifs de « faibles », alors même qu’elle reconnaissait ne disposer d’aucun chiffre. Cette qualification se fondait-elle sur l’évaluation des spécialistes de l’IRSN, de l’ASN et d’AREVA qu’elle avait réunis auparavant pour faire le point sur l’accident ? Il serait intéressant de savoir si la minimisation est imputable aux experts officiels (comme en 1986) ou à l’échelon politique. voir l’article complet de laCRIIRAD.

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  • "Le groupe considère que la sûreté du site est assuré sans cathédrale de béton, car des dispositifs d’intervention notamment existent en cas de survol."

    Vachement utile contre un tir de mortier, hein ? :-S
    Quels abrutis.

    En cas de survol ? Donc tant que le zinc hostile ne survole pas la centrale, on ne réagit pas ?
    C’est un blague ou quoi ?

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