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A bas l’ordre colonial en Nouvelle Calédonie ! Libérez les syndicalistes emprisonnés et annulez leur condamnation !

mardi 14 juillet 2009

Des syndicalistes calédoniens condamnés à la prison NOUVELLE-CALÉDONIE . Gérard Jodar, président de l’USTKE, a été condamné par la justice française pour une manifestation syndicale.

Ce matin à 10 heures, devant l’Assemblée nationale à Paris, le collectif Solidarité Kanaky appelle à un rassemblement pour exiger la libération immédiate des syndicalistes emprisonnés en Nouvelle-Calédonie. Le 29 juin, devant le tribunal de Nouméa, vingt-huit militants de l’USTKE (Union des syndicats des travailleurs kanaks et des exploités) ont été condamnés à des peines de prison. Parmi eux, le président de l’USTKE Gérard Jodar et le secrétaire général de la fédération du bâtiment Michel Safoka ont écopé d’un an de prison ferme. Pour eux et quatre de leurs camarades, un mandat de dépôt a été prononcé à l’audience. Ils sont depuis incarcérés au Camp Est, une prison surpeuplée.

Que leur est-il reproché ? Le 28 mai dernier, l’USTKE est à l’initiative d’une manifestation syndicale devant l’aérodrome de Nouméa, une simple action de solidarité avec des salariés de la compagnie Air Calédonie. La manifestation pacifique a lieu à l’aube, à une heure où aucun vol n’est programmé. Elle est pourtant durement réprimée et les manifestants essuient des tirs de grenades lacrymogènes. Certains trouvent refuge dans des avions. « Un engin explosif a été trouvé à bord d’un des avions. Tout ceci n’est pas tolérable. Est-ce qu’on est encore dans du syndicalisme ? Non, on est dans du banditisme, et je ne laisserai pas faire », avait sur le coup déclaré Yves Dassonville, haut-commissaire de la République. Des propos sans aucun fondement puisque les syndicalistes sont accusés et condamnés pour « entrave à la circulation d’un aéronef ». Mais ils sont révélateurs des campagnes de dénigrement montées par les autorités françaises à l’encontre de l’USTKE.

« On a voulu affaiblir l’USTKE en la privant de ses dirigeants, elle en sort renforcée », affirme en substance Hnalaïne Uregei, un de ses membres fondateurs. Visiblement, l’organisation syndicale dérange. C’est la première sur le territoire de la Nouvelle-Calédonie. Elle est influente dans le secteur privé comme dans le public, notamment dans les mines. Le syndicat prône l’indépendance, l’autonomie du pays, à tel point qu’il s’est donné un « relais politique » en créant le Parti travailliste qui, nouveau venu dans le paysage politique, a réalisé de bons scores dans les élections provinciales de mai dernier. « C’est un empêcheur de tourner en rond sur le territoire, avec des positions assez radicales, commente Bruno Dalberto, du département international de la CGT. C’est surtout une force syndicale qui bouge, animant des conflits sociaux comme celui de 2008 à Carsud, la compagnie de transport, qui avait donné lieu déjà à une condamnation à la prison pour Gérard Jodar ». Les syndicalistes de l’USTKE sont très liés à José Bové, qui avait recueilli en Nouvelle-Calédonie ses meilleurs résultats de la présidentielle en 2007. Ils sont aussi liés historiquement à la CGT avec qui ils coopèrent.

« On est en face d’une situation de type coloniale qu’on ne retrouve probablement pas dans cette dimension dans les autres territoires d’outre-mer », précise Bruno Dalberto. Est-ce pour cela que l’opinion publique française est si peu informée des réalités de ce territoire ? La CGT, le PCF, le NPA, Solidaires ont fait part de leur solidarité avec les syndicalistes. Mais la réaction de l’opinion, y compris progressiste, est loin d’être à la mesure d’une atteinte aussi grave aux libertés fondamentales de la part de l’État français.

Olivier Mayer

4 Messages de forum

  • En agissant de la sorte, les autorités prennent la responsabilité de créer les conditions d’une nouvelle période de troubles. Nous ne tolérerions pas que le secrétaire général et des militants d’une des grandes confédérations métropolitaines se trouvent soumis à pareil traitement. Ce qui serait inadmissible en France l’est aussi dans les pays et territoires d’outre-mer ! C’est pourquoi nous appelons au développement de la solidarité avec les syndicalistes emprisonnés et à la participation à toutes les initiatives pour dénoncer ce jugement. Nous réaffirmons notre entière solidarité avec tous les militants de l’USTKE.
    Olivier Besancenot, porte-parole du Nouveau Parti anticapitaliste NPA ; José Bové, député européen Europe Ecologie ; Annick Coupé, secrétaire générale Union syndicale Solidaires ; Jean-Michel Joubier, responsable des relations internationales CGT.

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  • Bonjour,
    On a eu une discussion avec des camarades sur le syndicalisme, le débat portait sur la politique a mené vis à vis des syndicats de la part des communistes révolutionnaires. Dans la discussion apparaissait une nette divergence, une partie des camarades défendaient l’idée de s’auto organiser indépendamment des syndicats parce que selon eux ils sont dans le camps de la bourgeoisie et ne sont voués qu’à la casse de la classe ouvrière en s’appuyant sur la trahison de 1936 de Léon blum et les organisations syndicales.

    D’autres camarades quant à eux défendaient l’idée de ne pas tourner le dos aux syndicats pensant à juste titre que c’est une organisation ouvrière et qu’il y a matière à faire un travail à l’intérieur et pas seulement un travail syndical mais à organiser des travailleurs sur des bases communistes révolutionnaires pour renverser collectivement la direction bureaucratique dans le but de détruire le syndicat pour en faire des soviets, des conseils ouvriers tel que la défendu Léon Trotsky.

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    • pour ramiro et bianco merci pour ces quelques lignes apres les discutions qui selon moi ne fon que commencé car les prblèmes du monde du travail aujourd’hui est plus que crucial et donc ça me parai indispensable d’en discuté au tant qu’il faudras. merci merci

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    • chers amis

      tout d’abord, je vous conseille la lecture de deux articles qui se trouvent sur le site :

      Le premier

      Le deuxième

      Bien entendu, ces articles anciens ne suffisent nullement à répondre à une question actuelle. Mais ils orientent la réflexion.

      L’important n’est pas de répondre à la question : faut-il que les révolutionnaires tactiquement militent dans les syndicats parce qu’avant il faudrait répondre à la question : que font-ils dans la classe ouvrière ?

      Ils y militent politiquement en vue de l’organisation de la société par les travailleurs.

      Du coup, toute tactique quelle qu’elle soit ne doit surtout jamais aller à l’encontre de cet objectif bien plus fondamental.

      Ils sont d’abord des communistes révolutionnaires !

      Rappelons que cette discussion tactique sur la nécessite d’adhérer aux syndicat avait lieu entre communistes révolutionnaires. Pas avec des gens qu’il aurait fallu convaincre de cela ...

      Les fameux "gauchistes" dont parle Lénine étaient des membres du gouvernement révolutionnaire de Russie, des soviets mais aussi de l’Internationale communiste et du parti bolchevik. Pour Lénine, c’était des camarades et pas des adversaires !

      Donc d’abord comprendre la conception des communistes révolutionnaire sur le rôle de la classe ouvrière. La classe et pas ses organisations !!!!

      Ensuite, on peut tactiquement y aller pour ne pas se couper d’un milieu. En fonction de l’état des syndicats, de l’importance de ceux-ci pour les travailleurs.

      C’est tactique donc secondaire !

      Ce qui est principal c’est militer pour que les travailleurs s’auto-organisent ...

      Robert Paris

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