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Bonne nouvelle pour le nucléaire au Japon : le pays est foutu, la population aussi mais TEPCO est sauvé !!!

vendredi 29 avril 2011

La Bourse de Tokyo a fini en hausse de 0,9% mercredi dans des volumes limités, avec un bond de plus de 11,5% de Tepco après qu’un quotidien japonais a rapporté que sa responsabilité financière dans la crise nucléaire pourrait être plafonnée.

Pour les centrales, c’est l’Etat qui financerait la reconstruction ! Le secrétaire général du Parti démocrate (PDJ, au pouvoir), Katsuya Okada, a estimé hier qu’une hausse des impôts serait nécessaire pour couvrir le financement de la reconstruction.

Japon : Tepco va réduire les salaires pour couvrir les dommages

La compagnie d’électricité Tokyo Electric Power (Tepco), qui exploite la centrale nucléaire de Fukushima, a annoncé lundi une diminution des salaires de son personnel.

Ce régime doit réduire les dépenses de Tepco et couvrir les dommages causés aux Japonais.

Les rémunérations des cadres intermédiaires de 25% et celles des simples salariés de 20%.

20 % sur une paie plus que modeste d’ouvrier de la centrale, c’est énorme. Tout cela, pour préserver les profits et faire une économie de l’équivalent d’environ 455 millions d’euros, à rapprocher des 1,2 milliard d’euros de son résultat net pour l’année passée et sans compter les bénéfices cumulés des années passées !

Et cela alors que TEPCO a déjà sacrifié de mille manières ses salariés notamment en les envoyant réparer les catastrophes que le trust a organisées pour le blanchir aux yeux du public y compris par des opérations sans autre intérêt que médiatique !!!!

« Nous appliquerons ces retenues en raison de l’impact sur nos comptes des montants à payer en vertu de la loi sur l’indemnisation pour dommages nucléaires aux personnes qui en ont été victimes », a expliqué lundi le groupe japonais dans un communiqué. Tepco escompte une économie annuelle de 54 milliards de yens (environ 590 millions de francs suisses).

Tepco a aussi annulé un plan de recrutement de 1 100 personnes qui devaient être embauchées en 2012 pour le développement de la société à l’étranger. Tepco prévoyait d’étendre ses activités dans la construction et l’exploitation de sites nucléaires hors Japon.

« Nous continuerons de faire tous les efforts pour gérer la situation actuelle et réduire nos dépenses, en privilégiant l’approvisionnement stable en électricité et la sécurité », a promis le groupe.


« Dès 2003, le grand groupe privé japonais tablait sur une “réduction des coûts de maintenance” pour “sécuriser” ses profits.

Le profit à tout prix. Telle pourrait être la devise de Tokyo Electric Power (Tepco), la multinationale qui exploite les centrales nucléaires de Fukushima. Le plus grand producteur privé d’électricité au monde illustre les dérives d’un secteur où la libéralisation a déployé jusqu’aux dernières extrémités ses logiques destructrices.

Démonstration.

Début 2010, Tepco affichait un bénéfice net de 157,7 milliards de yens (1,19 milliard d’euros) pour la période d’avril à décembre 2009, contre une perte de 137,7 milliards de yens (1,04 milliard d’euros) un an plus tôt. Miraculeux redressement, pour une multinationale dont le chiffre d’affaires reculait pourtant, dans le même temps, de 14 %.

Pour renouer avec les bénéfices, assuraient alors ses dirigeants, Tepco avait su compresser ses “dépenses courantes”, en recul de 22,7 %. Officiellement, grâce à la baisse des cours du pétrole indispensable au fonctionnement des centrales thermiques du groupe. L’explication est un peu courte, pour une entreprise qui insistait, dans un document financier d’août 2003, sur la nécessité d’une “rationalisation de l’ensemble des opérations, y compris la réduction des coûts de maintenance”, pour “sécuriser” ses profits.

Faire de la maintenance, donc de la sécurité des équipements, une variable d’ajustement ? Tepco ne s’en est pas privé par le passé. Entre septembre 2002 et avril 2003, la multinationale fut contrainte de mettre à l’arrêt ses 17 réacteurs nucléaires. Conséquence de révélations sur la falsification d’une trentaine de rapports d’inspection des trois centrales nucléaires du groupe. Il s’agissait, entre autres, pour le géant électronucléaire, de dissimuler trois incidents survenus dans les centrales de Fukushima et de Kashiwazaki-Kariwa. Ce scandale impliquant Tepco n’est pas isolé.

En mars 2007, pour ne citer que cet exemple, la société Hokuriku Electric Power admettait avoir sciemment caché un incident nucléaire intervenu dans sa centrale de Shikamachi, huit ans plus tôt, le 18 juin 1999.

Mais qu’importe la sécurité, quand la course au profit prime sur tout ?

Avec 28 millions de clients à Tokyo et dans sa région, Tepco annonçait triomphalement, le 30 juillet dernier, vouloir multiplier par cinq ses prévisions de bénéfice net pour 2010-2011. Entre avril et décembre 2010, la multinationale enregistrait un bénéfice net de 139,8 milliards de yens (1,27 milliard d’euros). Surfant sur la vague verte, le groupe, déjà à la tête d’un parc éolien, envisageait d’investir encore dans les énergies renouvelables. Si prompte à menacer les États, l’agence de notation Standard and Poors avait gratifié la dette à long terme de Tepco d’un AA-, sa quatrième meilleure note.

Même au cœur de l’actuelle catastrophe de Fukushima, Tepco est resté obnubilé par des considérations financières. “Il semblerait que la compagnie ait attendu la dernière limite pour noyer le cœur du réacteur en pompant l’eau de mer. En effet, si l’on noie le cœur d’une centrale celle-ci devient inutilisable”, relève la CGT énergie.

Bien sûr, la propriété publique n’est pas, en soi, une assurance tous risques dans ce domaine. Mais jusqu’à quelles effroyables dérives peut conduire la hantise du profit… En 2005, dans son essai De Tchernobyl en tchernobyls, le prix Nobel de physique Georges Charpak mettait déjà en garde :

“Le problème de la sécurité des centrales est trop crucial pour être laissé aux mains des seuls financiers, ces champions des optimisations boursières.”

Cruellement prémonitoire. »

Article de Rosa Moussaoui


Ce qu’annonçait TEPCO en janvier 2010...

La première compagnie privée d’électricité du monde, le japonais Tokyo Electric Power, a annoncé ce vendredi un bénéfice net de 157,7 milliards de yens (1,19 milliard d’euros), contre une perte de 137,7 milliards de yens (1,04 milliard d’euros) un an plus tôt. "La stagnation économique" conduit le groupe à abaisser de nouveau sa prévision de chiffre d’affaires pour l’ensemble de l’exercice.

La première compagnie privée d’électricité du monde, le japonais Tokyo Electric Power (Tepco), a annoncé ce vendredi un bénéfice net de 157,7 milliards de yens (1,19 milliard d’euros) pour la période d’avril à décembre, contre une perte de 137,7 milliards de yens (1,04 milliard d’euros) un an plus tôt.

Sur les neuf premiers mois de 2009-2010, Tepco a réalisé un chiffre d’affaires en baisse de 14%, à 3.657,5 milliards de yens (28,8 milliards d’euros), en raison d’une chute de la demande des grands clients industriels frappés par des conditions économiques difficiles. Mais ses dépenses courantes ont enregistré le même mouvement, reculant de 22,7% à 3.482,6 milliards de yens (26,38 milliards d’euros), grâce à la baisse des cours du pétrole utilisé par le groupe dans ses centrales thermiques.

Le groupe a publié pour la première fois un objectif pour l’ensemble de l’exercice 2009-2010, où il prévoit un bénéfice net de 125 milliards de yens (947 millions d’euros), contre une perte de 84,5 milliards de yens (638 millions d’euros) l’an passé. "La stagnation économique" l’a toutefois amené à abaisser de nouveau sa prévision de chiffre d’affaires pour l’ensemble de l’exercice, à 5.040 milliards de yens (38,18 milliards d’euros), contre 5.100 milliards prévus à la fin du premier semestre.


Tepco : le Meilleur des Mondes nucléaires En 2010, dans son rapport sur le développement durable, la compagnie Tepco consacrait deux petites pages à la sécurité de ses centrales nucléaires, notamment celle de Fukushima. La société affirmait vouloir atteindre les meilleurs standards internationaux en matière de sécurité. Une présentation battue en brèche par des révélations récentes du Wall Street Journal qui prouvent que le plan de gestion de crise de Fukushima en cas de catastrophe était complètement inadapté.

La ville idéale vue par Tepco à l’horizon 2020 Deux pages sur quatre-vingt. C’est l’espace consacré par Tepco à la sécurité dans son « rapport développement durable 2010 ». Un document où les photos de magnifiques villages japonais côtoient les infographies. Des infographies en veux tu, en voilà : sur les objectifs de réduction des émissions de CO2 de ses centrales ou le développement extérieur de la société à horizon 2020 : « Nous souhaitons atteindre les meilleurs standards internationaux en termes de sécurité et de qualité afin de rentrer dans le « top four » des installations nucléaires selon les critères de la World Association of Nuclear Operators »indique le document.

Les objectifs de développement de Tepco Et Tepco ne tarit pas d’éloges sur les mesures de sécurité prises sur ses centrales nucléaires. « Depuis le 16 juillet 2007, et le tremblement de terre de Niigata, Tepco a pris de nombreuses mesures afin de renforcer la centrale nucléaire de Kashiwazaki en cas d’éventulles catastrophes naturelles. Nous inspectons et évaluons toutes les installations qui nécessiteraient des travaux de restauration afin d’améliorer leur résistance sismique » fait savoir la compagnie. « Nous appliquons les mêmes mesures à la centrale nucléaire de Fukushima. Nous assurons la sécurité sismique de tous les équipements et installations majeurs. Grâce aux connaissances acquises depuis le tremblement de terre de Niigata, nous réalisons également d’importants efforts pour améliorer les capacités sismiques de cette centrale ». Le document indique qu’à Fukushima, en juillet 2010, Tepco a commencé la construction d’une nouvelle structure anti-sismique à base de matériaux souples, placés entre le bâtiment et ses fondations, capable d’absorber les vibrations d’un tremblement de terre. « La structure a été dessiné pour résister à un séisme de magnitude 7 ».

Les mesures de sécurité sismique sur les centrales nucléaires de Tepco Une intensité bien inférieure au séisme du 11 mars, bien que l’on sache que le tsunami a plus endommagé la centrale que le tremblement de terre en lui-même. Le document détaille également tous les exercices de prévention, entrainements, simulations auxquels se livrent les techniciens qui travaillent sur la centrale, les équipements et technologies disponibles pour répondre à d’éventuelles catastrophes naturelles. Le Meilleur des mondes nucléaires.

4 Messages de forum

  • Les actionnaires ne perdent pas le nord...mais ils pourraient perdre rapidement leur poule aux oeufs d’or.

    Car la première phase du séisme économique de 2007 est à peine terminée que d’autres cracks systémiques "attendent" leur heure, ou plutôt seront la partie visible de ces dynamiques qui telles les plaques continentales ou océaniques, accumulent l’énergie de leurs collisions, de leurs tensions, glissements, pour terminer par une rupture soudaine de ces ensembles gigantesques, provoquant effondrements, excroissances, de roches accompagnés de toutes les conséquences sur tous les composants internes et externes de la planète.

    Tepco, EDF, Areva et toutes les bourses du monde misent au casino bousier, sur le désastre japonais, sur la mort de ces salariés qui sont envoyés comme à Tchernobyl, ou comme dans les mines d’uranium au Niger, ou dans les opérations de maintenance, nettoyage des déchets etc.., au casse pipe.

    Voilà le monde des "énergies propres car renouvelables", un monde capitaliste qui spécule sur le nombre de victimes et de crimes sociaux dont le système se nourrit pour perdurer.

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  • "Nous accusons aujourd’hui l’opérateur électrique Tepco ainsi que le gouvernent japonais de dissimuler, et ce depuis le début, toutes les informations relatives aux problèmes de la centrale nucléaire de Fukushima Dai-ichi. Les problèmes de communication que rencontre une société gérant autant de centrales n’est pas tolérable dans un événement de ce type", dénoncent les Anonymous.

    Le gouvernement japonais est également accusé de revoir les véritables chiffres de la radiation à la baisse et de minimiser continuellement toutes les données, que ce soit celles immédiates que les possibles répercussions à long terme.

    La Tepco est accusée d’avoir construit la centrale de Fukushima Dai-ichi trop près de la mer dans une zone extrêmement sismique et sans prévoir les systèmes de sécurités nécessaires pour se protéger d’un tsunami. "Nous voulons la vérité et nous l’aurons par tous les moyens", menacent les cyberactivistes.

    "Nous sommes Anonymous. Nous sommes légions. Nous n’oublions pas. Nous ne pardonnons pas. Attendez-vous à nous".

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  • Après Fukushima, une autre centrale nucléaire japonaise pourrait être victime de problèmes techniques aux conséquences encore impossibles à prévoir. Cette centrale montrait déjà des signes alarmants avant même le tremblement de terre et tsunami du 11 mars dernier.

    Les autorités de la préfecture japonaise de Fukui craignent des problèmes dans la centrale nucléaire de Tsuruga sur la côte occidentale du pays, a annoncé lundi l’agence de presse japonaise Kyodo. Plusieurs centrales nucléaires se trouvent dans cette région et, même avant le tremblement de terre et le tsunami du 11 mars dernier, il était question de problèmes dans les grands réacteurs.

    Tsuruga se trouve à quelque 360 kilomètres à vol d’oiseau de la centrale endommagée de Fukushima et se trouve donc hors de la zone sinistrée. L’exploitant de la centrale nucléaire de Tsuruga, Japan Atomic Power Co. (Tepco), va vérifier le réacteur numéro deux. L’information n’a pas encore pu être confirmée par le porte-parole de l’Organisation internationale de l’énergie atomique à Vienne.

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  • Tepco condamné à verser plus de 8 millions d’euros de dédommagement !!!! Huit millions pour autant de victimes et tellement de catastrophes !!! C’est une goutte d’eau dans la mer !!!

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