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Fuite à Renault ou manoeuvre de Ghosn : le panier à crabes de la direction de Renault

jeudi 6 janvier 2011

Toute la presse s’interroge sur la mise à pied par le PDG Ghosn de trois hauts cadres de la firme automobile sous l’accusation d’espionnage industriel. Il est symptomatique que la "fuite" prétendue concerne le fameux projet phare de Renault de véhicule électrique. En effet, ce projet sur lequel Ghosn a prétendu miser tout l’avenir de la société était contesté par une partie de la direction. Le roi a-t-il mal supporté d’être remis en question par sa cour censée se contenter de courbettes ? Ou, au contraire, la direction de Renault est-elle un tel panier à crabes qu’elle est capable de vendre (à bon prix) à la concurrence ? Dans les deux cas, les salariés n’ont pas de quoi être surpris, eux qui constatent sans cesse que, derrière le discours officiel, la réalité est tout le contraire. Le PDG qui bloque les salaires fait envoler le sien en flèche. Que ce dernier soit capable de se couvrir contre un éventuel échec en mouillant ses collaborateurs n’aurait rien d’étonnant. Ghosn nous avait habitués à renier ses engagements appeler "Contrat Renault 2009" pour lequel il avait demandé à chaque salarié de s’engager sans s’en expliquer et sans la moindre gène... Le "contrat Ghosn", c’est tout ce qui est bon pour Ghosn est bon pour Renault. La suite risque d’être... électrique !

Depuis l’enquête de la DCRI qui a pris les ordinateurs des cadres licenciés, Renault se plaint d’être victime de tracasseries et de devenir la « nouvelle affaire Bettencourt » ! La firme accuse même la DCRI de divulguer des secrets Renault ! Qu’est-ce que Ghosn a donc à cacher aux spécialistes de l’espionnage industriel pour craindre autant une enquête ? La direction prétend que l’enquête va nuire à l’image de Renault. Est-ce que les méthodes de Ghosn ne seraient pas avouables ? Est-ce que les techniques commerciales de Renault que ces cadres sont accusés de faire connaître seraient illégales ? La firme au losange aurait loué les services d’un enquêteur en cachant ce travail à son entreprise et le résultat ne donnerait aucune preuve des accusations contre les trois cadres… En tout cas, même sans preuve, Ghosn licencie trois hauts cadres… Bien des hauts cadres sont déstabilisés par cette affaire. Qu’ils en tirent au moins la leçon qu’aussi haut soient-ils et aussi dévoués à Renault, ils peuvent très bien se retrouver du jour au lendemain au chômage comme de vulgaires travailleurs qu’ils n’ont jamais cessé d’être sauf dans leur imagination…

7 Messages de forum

  • Espionnage industriel ou panier à crabes ?
    Sur l’affaire d’espionnage, la direction aura tout déclaré et son contraire : « c’est la Chine » puis « c’est pas la Chine », « ce sont des secrets importants qui ont été divulgués » puis « ce ne sont pas des secrets importants » pour finir par « on sait qui est responsable » puis « on ne sait pas » ce qu’elle est écrit dans sa plainte contre X. Ce qui n’empêche pas Ghosn de les licencier… sans savoir !
    Ce que nous, salariés, ne savons pas c’est quelle mouche a piqué Ghosn. Ne s’agit-il pas d’une tentative de se débarrasser de dirigeants qui se seraient permis de critiquer la stratégie du grand boss à Renault, celle du "tout électrique", ce dernier se couvrant du même coup, au cas où le véhicule électrique Renault soit un bide.
    En tout cas, que Ghosn ne supporte pas d’être critiqué, on s’en aperçus car la direction, dans un courriel au personnel, nous invite à la réserve en faisant valoir que les "rumeurs sont de nature à porter atteinte à l’image et à l’efficacité" de l’entreprise. Mais c’est elle qui fait courir les rumeurs. C’est aussi convaincant qu’un PDG qui nous invite à la modération salariale en s’octroyant une super-augmentation ! Le patron le mieux payé de France est Carlos Ghosn avec plus de neuf millions par an. Jamais jusque là la firme Renault n’avait eu le record du PDG le mieux payé du Japon en plus de celui le mieux payé de France. Et Ghosn est loin devant le suivant !!! Jamais un PDG de Renault n’avait touché la somme colossale de 9,2 millions d’euros par an, soit 726 SMIC, alors que la moyenne des PDG du CAC 40 (les quarante sociétés les plus riches de France) est de 190 SMIC. A l’autre bout de l’échelle des salaires, deux millions trois cent mille salariés touchent le smic soit 1 056 euros net par mois. Ils seront augmentés de 1,6 % au premier janvier prochain... soit la somme considérable de... 16 euros !!!!!

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  • Et si le corbeau s’appelait Ghosn ???

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  • Effectivement, le corbeau a l’air d’être tout en haut de l’arbre....

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  • Après confirmation qu’il n’existe aucun compte à l’étranger au nom des trois cadres licenciés, Renault lance une nouvelle version, toujours dans le style : la firme au losange est victime...

    Cette fois, il s’agirait d’une manipulation de la direction pour faire croire à la culpabilité des trois cadres...Ben voyons !

    Ghosn affirme même qu’il n’a jamais communiqué sur leur culpabilité... Seules les fuites des média seraient coupables...

    Rappelons la lettre de direction confirmant le licenciement de ceux-ci : « Il ressort de nos investigations que vous avez reçu des sommes d’argent de source étrangère, conduisant à la conviction que vous avez donné en échange des informations stratégiques pour l’entreprise. »

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  • Dans le film, Carlos joue la victime

    Carlos s’est dit victime des média et a prétendu qu’il n’avait rien affirmé sur la culpabilité des trois cadres. Comme si on n’avait pas lu sa lettre de licenciement « Vous avez reçu des sommes d’argent de source étrangère conduisant à la conviction que vous avez donné en échange des informations stratégiques pour l’entreprise . » Pelata avait lancé « nous avons poussé nos investigations afin d’être sûrs d’identifier l’ensemble des personnes concernées au sein de l’entreprise. » Deux semaines plus tard sur TF1, Ghosn enfonçait le clou : « Nous avons des certitudes. Les preuves sont multiples. »

    Très mauvais film à suspense que nous aura joué la direction de Renault et le rôle qu’elle s’est attribué n’est pas glorieux. Toutes ses accusations étaient mensongères et maintenant elle voudrait se faire passer la victime d’un corbeau. Et si le corbeau était perché sur la plus haute branche...

    Le salaire du mépris

    Bien des salariés sont interloqués par cette affaire, se demandant quel en était le but et que pouvait bien chercher la direction de Renault en agissant ainsi. C’est oublier que Ghosn n’avait en rien l’intention de rendre public ces accusations mais seulement de faire peur aux intéressés pour les pousser à signer une démission avec arrangement financier. Et surtout c’est oublier que des gens comme les deux lascars qui gouvernent Renault sont tellement imbus d’eux-mêmes et tellement méprisants vis-à-vis de tous les salariés, y compris hauts placés, qu’ils pensent pouvoir manipuler la réalité à leur guise. On entend beaucoup parler des tyrans du monde arabe mais, au sommet des trusts du CAC40, il y a aussi des beaux spécimens !

    Qui espionne qui ?

    L’affaire d’espionnage inventé aura permis de rendre public l’espionnage que pratique la direction de Renault contre les salariés, comme ce témoignage paru dans la presse : « On m’a proposé de rejoindre le service Sécurité… Mon chef de service m’a demandé d’enquêter sur la vie privée d’un délégué syndical. Il fallait savoir s’il était homosexuel, d’où venait sa Mercedes, ce qu’il faisait en voyage aux Etats-Unis et de manière générale « éplucher » son train de vie. En pleine nuit, nous avons récupéré les données du disque dur de son ordinateur. A la fin nous savions tout sur lui… On nous a fait fouiller le bureau du médecin du travail pour étudier les dossiers médicaux des employés. Autre exemple : des gars étaient chargés de fouiller le coffre du gestionnaire des ressources humaines… Nous avions installé des mini-caméras dans les cafétérias. On a enquêté sur la vie privée de la secrétaire d’un directeur… J’étais chargé de surfer sur le site de rencontre qu’elle fréquentait… J’ai été licencié pour faute. Ça chauffait pour moi parce que j’avais raconté au délégué syndical ce qu’on lui avait fait. »

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  • Renault-Nissan aurait élaboré, selon Reuters, un projet permettant, via la création d’une société off-shore localisée aux Pays-Bas, de verser des millions d’euros de bonus annuels supplémentaires au PDG Carlos Ghosn et à d’autres dirigeants. Le groupe dément l’information.

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  • Maintenant c’est Ghosn lui-même qui est en fuite !

    Ghosn s’est échappé du Japon où il était en résidence surveillée ! Les Etats se disent choqués mais ça roule à nouveau pour l’ancien PDG de Renault ! La caution est perdue mais c’est une peccadille devant les sommes qu’il a collectées !

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