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Grève des enseignants en Côte d’Ivoire

mercredi 18 novembre 2009

Il n’y aura pas cours dans l’enseignement général et technique tant que le reclassement des enseignants n’est pas effectif et si les enseignants n’ont pas leurs nouveaux salaires à la fin de ce mois. Cela, conformément à leur nouvelle bonification indiciaire. C’est la décision prise hier en fin d’après-midi, au foyer du Lycée technique d’Abidjan à Cocody, par huit syndicats de l’enseignement secondaire général et technique regroupés au sein d’un mouvement, à l’issue d’une assemblée générale extraordinaire houleuse.

Ce mouvement a décidé de l’arrêt total de toutes les activités pédagogiques et administratives ; de la fermeture de toutes les administrations chargées de l’éducation sur toute l’étendue du territoire national (établissements scolaires, structures socio-éducatives et établissements spécialisés, DDEN, DREN ) ; d’initier toutes les actions susceptibles de faire aboutir leur lutte. Pour Sabalogo Adou secrétaire général de Solidarité, l’Etat doit respecter ses engagements quand Kouakou Yao Bertin secrétaire général du Syndicat des enseignants du secondaire (SYDES) affirme que l’Etat de Côte d’Ivoire est en train de leur donner raison.

Soumahoro Inza secrétaire général du Syndicat national des inspecteurs de la jeunesse et des sports de Côte d’Ivoire (SYNIJESCI), soutient que les enseignants ne doivent plus être les derniers de la classe quandSoro Mamadou du SYNESCI fait remarquer que le non reversement des nouveaux salaires fin novembre équivaut à des ponctions sur salaire. « La lutte ne fait que commencer. Tant qu’il n’y aura rien, il n’y aura pas d’école. L’heure n’est pas aux envolées lyriques. Il nous appartient de faire savoir à l’opinion nationale que nous n’avons rien obtenu », souligne Bamba Laciné, secrétaire général du Syndicat national des éducateurs spécialisés de Côte d’Ivoire (SYNADESCI).

Ces milliers d’enseignants du secondaire général et technique qui ont pris d’assaut le Lycée technique d’Abidjan ont également dénoncé la lenteur des agents du ministère de la Fonction publique dans le traitement de leurs dossiers de reclassement. « Pourtant ,chaque enseignant a payé 5 mille FCFA au ministère de la Fonction publique pour accélérer le processus de traitement desdits dossiers.

Ce n’est pas moins de 150 millions FCFA que nous avons mobilisés à la demande de ce ministère. La grève de dix jours des agents de ce ministère pour réclamer leurs primes au ministre Hubert Oulaye n’est pas une raison suffisante pour différer le paiement de nos nouveaux salaires à plus tard », a soutenu Bendjé Alloh secrétaire général du Syndicat national des maîtres et conseillers d’éducation spécialisés de Côte d’Ivoire (SYNAMCES).

En réalité, la décision de cette assemblée générale extraordinaire est officialisation de la grève puisque depuis jeudi dernier, ces enseignants ont abandonné leurs établissements.

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