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A Renault et autres trusts en faillite, les patrons licencient, licencions les patrons !!!

vendredi 7 août 2020

Pour envoyer les salariés de Renault à la casse, les plans des patrons et des gouvernants, ça roule !!!

Le trust Renault est-il condamné à la disparition et ses salariés au chômage ? On peut le croire en entendant les annonces de la direction de Renault : celle de pertes financières historiques, à la fois pour justifier de demander des aides d’Etat, tout en supprimant des emplois et des sites. Le trust automobile subirait au premier semestre, selon ses comptes sans doute truqués, la perte nette la plus lourde de son histoire, à 7,3 Milliards d’€. (en France, une entreprise a le droit de déclarer des dettes sans réalité pendant deux ans, quitte à corriger ensuite ! Le but est ouvertement dans ce cas de provisionner des sommes pour licencier !)

Les projets du patronat de Renault face à l’effondrement annoncé des comptes du trust ? Baisser la production, diminuer massivement les effectifs, fermer des usines, tout réduire. Tout sauf réduire les revenus des possesseurs de titres, tout sauf perdre la confiance des marchés financiers ! La direction estime que 15.000 emplois au moins doivent immédiatement être supprimés par la firme dans le monde, dont 4.600 en France pour « sauver le trust ». Encore faut-il, affirment ces dirigeants, que l’Etat français garantisse le capital de Renault à coups de milliards !!! Mais d’autres spécialistes économiques estiment que Renault doit carrément fermer entièrement pour permettre à la France de « sauvegarder Peugeot », un seul trust automobile français pouvant être suffisamment soutenu par l’Etat et se maintenir dans la concurrence mondiale !!! Et d’autres encore dans le monde estiment que Renault et Peugeot doivent également fermer pour préserver l’Automobile mondiale !!! Bien entendu, ces commentateurs se moquent du sort des salariés !

La bourgeoisie française et l’Etat n’espèrent conserver qu’un seul trust automobile viable en France, PSA, et ont déjà sacrifié les salariés de Renault ?!!! C’est en substance ce qu’affirme Tavares, patron de PSA, et il n’est pas le seul.

Cela n’empêche pas l’Etat de faire cadeau de 5 milliards au patron de Renault pour l’aider à casser l’entreprise, pardon à "réorganiser sa chaîne de production en France et dans le monde", selon la manière dont ces hypocrites s’expriment.

Ces gouvernants n’affirment pas vouloir sauver les emplois, ni les sites, ni la production, et encore moins l’intérêt des travailleurs, mais seulement… l’intérêt national et ce qui se cache derrière ce mot c’est l’intérêt du capital mondialisé. Et c’est un slogan menteur que soutiennent aussi les syndicats et partis, de la gauche à l’extrême droite !!! Parler d’intérêt national à propos du trust Renault-Nissan, c’est se moquer du… monde !

La justification, ce n’est pas la baisse des ventes, qui n’est pas aussi catastrophique que ça. Ce n’est pas la pandémie puisque le directoire de Renault avait déjà les mêmes projets destructeurs de fermetures de sites et de licenciements massifs, ainsi que d’aides financières d’Etat, avant covid !

La direction annonçait d’abord vouloir fermer quatre sites Choisy-le-Roi, Dieppe et les Fonderies de Bretagne, pour commencer. Finalement, le gouvernement a convaincu le directoire de Renault de ne fermer officiellement que Choisy et de prétendre seulement réorganiser les autres sites, en faisant fondre les effectifs doucement dans ceux-ci pour éviter des luttes et surtout des luttes faisant converger plusieurs sites disséminés en France. Car les possédants craignent avant tout la convergence des luttes.

En prétendant hypocritement ne pas fermer Flins ou FDB, la direction a évité des réactions sociales et pu ainsi continuer à négocier inutilement avec les syndicats sur une prétendue « pérennisation » des sites et sur les efforts que devront faire les salariés qui ne seraient pas licenciés pour risquer leur vie à la gagner en travaillant sous pandémie.

En tout cas, ce ne sont pas seulement des bruits médiatiques et c’est une menace mortelle très sérieuse pour les salariés de Renault. Et ce ne sont pas des réactions localisées, site par site, à la manière des bureaucraties syndicales, sans organisation des salariés par eux-mêmes, sans menace par les travailleurs en révolte des intérêts généraux de la bourgeoisie, qui sauveront les salariés de Renault !!!

Les objectifs affichés par les syndicats ne sont pas du tout la défense réelle des intérêts sociaux et politiques des travailleurs. Bien sûr pas ceux de la CFDT qui prétendent concevoir « la décroissance des effectifs de manière intelligente ». Mais pas non plus ceux de la CGT qui justifient les aides d’Etat qui, selon la CGT, « doivent participer au financement d’un réel projet industriel au service du progrès social et de la redynamisation de la filière automobile française. » Tous les syndicats sont pour que l’argent public serve à sauver les trusts en prenant prétexte de la défense des emplois !

Tous les syndicats réclament des « véritables négociations » mais n’envisagent nullement de « véritables » luttes de classes alors que les capitalistes la mènent, la lutte des classes !

Revendiquer de négocier avec des ennemis qui veulent vous frapper à mort, quelle prétention absurde alors qu’on n’a pas l’intention de menacer leurs intérêts en rien ! Négocier à Renault, c’est isoler la situation des Renault de celle des autres salariés, comme si on n’était pas tous dans la même galère du capitalisme mondial en plein effondrement historique, comme si tous les salariés de l’Automobile n’étaient pas sur des sièges éjectables, et aussi tous ceux de l’aéronautiques, des banques, du bâtiment, tous les fonctionnaires aussi car l’Etat lui-même s’est mis en faillite pour aider les capitalistes !!!

Il est important de rappeler que le capitalisme, le trust Renault par exemple, n’est pas victime de covid mais utilise covid pour nous imposer sa restructuration et camoufler les vraies causes de sa chute qui, elle, ne date pas de covid mais de 2007 (Renault était déjà en faillite alors !) et cette n’a jamais été résolue depuis car elle ne pouvait pas l’être, l’accumulation du capital n’étant pas capable d’aller au-delà) !

Et d’abord, les capitalistes nous mènent un combat à mort, ils détruisent notre moral en nous imposant de travailler sous covid ou de perdre à nos emplois, et même les deux successivement. Pour les faire reculer, il ne faut pas suivre les bureaucraties syndicales, il ne faut pas négocier, il ne faut pas craindre de s’en prendre directement aux intérêts des capitalistes et à leur pouvoir !

La lutte des classe signifie d’abord de ne pas restreindre la lutte à un site, à une entreprise, à un secteur d’activité (comme l’Automobile), de ne pas en faire une lutte purement corporative et purement économique, mais une lutte politique, contre le pouvoir d’Etat et contre l’ensemble de la classe capitaliste. Cela signifierait de ne pas considérer la différence entre salariés Renault et prestataires et intérimaires, mais aussi avec les chômeurs et les petits autoentrepreneurs, et même les professions libérales frappées et qui ne vivent que de leur travail. Les gilets jaunes voilà un combat où les exploités étaient à la tête du peuple travailleur. Eh bien, les syndicats s’en sont détournés avec dégoût et les ont calomniés avant de prétendre les détourner de leurs objectifs, notamment de celui de combattre toutes les institutions capitalistes et de refuser de négocier avec elles.

Les syndicats se gardent bien de relier le sort ou les menaces qui pèsent sur les salariés de Renault avec les mêmes menaces qui pèsent sur les autres entreprises et trusts en faillite ou à la limite, comme EDF, Airbus, Air France, SNCF, Société Générale, etc. Ils se gardent bien de nous dire que nos sorts sont liés, que la faillite est générale au système capitaliste, que notre lutte est la même, que nous devons appartenir à une même organisation des travailleurs à la base sous la forme de comité élus par des assemblées générales décisionnelles !!! Tout au contraire, ils veulent nous imposer leurs fausses actions et leurs fausses organisations, comme par exemple leurs intersyndicales qui ne sont élues par personne, qui ne sont contrôlées par personne. Il nous faut, comme les Gilets jaunes, contestées toutes les institutions liées au monde capitaliste en faillite, toutes celles qui acceptent de négocier avec les capitalistes et leur gouvernement dans notre dos !!!

Les Gilets Jaunes, en contestant les autorités capitalistes de toutes sortes, ont dévoilé que les appareils syndicaux et partis réformistes étaient dans le camp adverse de celui du peuple travailleur.

Les Renault en gilets jaunes et prêts à déborder vers les autres secteurs de la classe ouvrière et du peuple travailleur, c’est la seule voie !

5 Messages de forum

  • Les syndicats parlent de défendre « l’entreprise » même quand il s’agit d’un trust capitaliste international qui surexploite les peuples travailleurs du monde, comme si elle était un bien commun des patrons et des travailleurs, alors qu’il faudrait au contraire appeler les salariés à s’attaquer au trust, à le menacer au moment où lui-même nous menace de mort !!

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  • Même au niveau du trust, rien de global n’a été tenté et les prétendues "réactions syndicales" ont été localisées à MCA Maubeuge, à Renault Flins ou Choisy, sans tentative réelle d’action générale.

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  • En mai 2019, l’entreprise prévoyait déjà la suppression de 15 000 postes dans le monde, dont 4 600 en France !!!

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  • Au CTL Renault à Lardy en région parisienne sud, la direction voudrait supprimer 800 emplois sur 2000, dont 600 sous traitants-prestataires. Et puis quoi encore ! il n ’y a plus de projets et la plupart des bancs moteurs sont à l’arrêt. En 2014, Renault fermait le centre technique de Rueil Malmaison , maintenant elle prétend diminuer de 40% l’effectif et le technocentre à Guyancourt est dans la même impasse. En réalité, c’est tout le secteur automobile et ses fournisseurs (Bridgestone étant le dernier exemple) qui décident de fermer les usines et les bureaux d’étude, centre d’essais . Le chômage technique est l’anti chambre des licenciements et son seul but est de retarder l’affrontement social avec l’ensemble de la classe ouvrière. Car plus celle ci sera le dos au mur, pire seront les conditions pour se battre. Les syndicats qui organisent à nouveau leur journée d’inaction annuelle , sont responsables de la situation de division des luttes et du poison nationaliste et corporatiste qui visent à embrouiller la conscience de classe.
    Les sous traitants ont toujours été jeté comme des mal propres et considérés comme des variables d’ajustement par le patronat.
    Mais que dire des syndicats qui ont la plupart du temps , fermer les yeux ou carrément encourager les divisions entre prestataires et embauchés ? Pendant ce temps les patrons de ces sociétés sous traitantes s’en sont mis plein les poches et les donneurs d’ordres PSA Renault et compagnies ont gavé leurs gros actionnaires et leurs PDG.
    Alors quel résultat au final de la collaboration syndicale à la gestion patronale des multinationales : baisse du pouvoir d’achat, licenciements, fermetures d’usines, développement de la précarité salariale, destruction des accords d’entreprises, dégradations brusques des conditions de travail, plus d’accidents, d’épuisements mentales et de désorganisations des services.
    Le bilan des centrales syndicales est pathétique mais ce n’est pas une fatalité pour peu qu’on reprenne le chemin des luttes indépendamment de ces organisations sous la forme de comité de lutte, de grèves, d’actions contre les fermetures, les licenciements, le chômage dans les quartiers . Les gilets jaunes ont ouvert la voie, aux travailleurs menacés de suivre l’exemple et de casser tous les murs qui ont été dressés entre eux, les grilles de coef, métiers etc..

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