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Comment la dictature de Guinée va tomber ?

vendredi 2 octobre 2009

Les manifestants contestent le bilan des violences établi par la junte au pouvoir. Alors que le capitaine Moussa Dadis Camara appelle au dialogue, l’opposition demande une "force de paix" internationale.

Plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées à Conakry pour protester contre la répression sanglante de la junte au pouvoir (AFP)

Plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées à Conakry pour protester contre la répression sanglante de la junte au pouvoir (AFP) Plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées vendredi 2 octobre en fin de matinée à Conakry sur l’esplanade de la grande mosquée, autour de dizaines de corps de victimes de la répression sanglante du 28 septembre, a constaté une journaliste de l’AFP

La veille, un dignitaire religieux avait expliqué à la télévision nationale que les familles devaient venir identifier et chercher les corps à partir de 11h pour organiser l’inhumation. Mais des milliers de personnes, en majorité des jeunes, se sont également déplacées, difficilement contenus par un cordon de policiers anti-émeute. Plusieurs d’entre eux levaient le poing en signe de colère, comme Camara, 25 ans : "ils (les membres de la junte) veulent cacher la vérité, le nombre de morts, c’est plus que ça. Ils ont enterré nuitamment les corps. Ils sont venus pour tuer la population, Dadis n’a qu’à plier bagage".

Le bilan officiel des violences contesté

Selon la junte, dirigée par le capitaine Moussa Dadis Camara, le bilan des violences de lundi est de 56 morts. Mais l’Organisation guinéenne de défense des droits de l’Homme et l’ONU estiment que plus de 150 personnes ont été tuées lors de la répression de la manifestation pacifique de l’opposition. Peu avant le rassemblement, la capitale semblait calme. Mais, signe de tension, la rentrée scolaire, normalement prévue lundi, a été reportée au 15 octobre. Et l’envoi des "SMS" a été coupé par les opérateurs téléphoniques, pour que les éventuels contestataires ne puissent pas diffuser d’appel à des rassemblements.

Le chef de la junte appelle au "dialogue"

Un peu plus tôt, le chef de la junte au pouvoir en Guinée a appelé ses opposants à renouer le "dialogue" alors que le pays célèbre dans la désolation le 51e anniversaire de son indépendance. Le capitaine Moussa Dadis Camara est arrivé peu avant 10h devant le Monument des martyrs à Conakry pour les cérémonies de commémoration.

Il a salué les militaires ainsi que les dignitaires civils et religieux devant une foule très clairsemée de quelques centaines de personnes, a constaté une journaliste de l’AFP. Un important déploiement des forces de sécurité était visible.

Dans un discours à la télévision nationale dans la nuit de jeudi à vendredi, Moussa Dadis Camara a déclaré : "Le 28 septembre 2009 est désormais symbole d’une violence et d’une incroyable série d’affrontements qui a semé la désolation dans plusieurs familles".

Le capitaine putschiste n’a pas évoqué la responsabilité des forces de sécurité et de la junte dans la tuerie.

Son discours avait surtout la forme d’un bilan-programme, bien qu’il ne se soit pas encore prononcé sur son éventuelle candidature à la présidentielle de janvier, rejetée par la communauté internationale. Le capitaine putschiste a également appelé à la mise en place d’un gouvernement d’union nationale. Mais "le dialogue interne est devenu impossible" avaient répondu, par avance, les "forces vives" (partis d’opposition, syndicats, société civile) dans un communiqué.

L’opposition demande aux autres dictatures d’Afrique de sauver le peuple guinéen ou encore aux pays impérialistes ! Elle ne veut surtout pas que le peuple guinéen ait conscience qu’il a lui-même la force de renverser cette dictature et de gouverner !

La classe ouvrière de Guinée a plusieurs fois montré sa force, même à l’époque de Lansana Conté. Elle n’a pas besoin de ces oppositions dites démocratiques qui ne savent proposer rien d’autre que de se mettre à genoux devant des dictatures soi-disant pour en finir avec la dictature....

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