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Grève générale en Martinique et en Guadeloupe Extension bientôt à La Réunion et ... à la métropole !!!

vendredi 6 février 2009, par Robert Paris

La grève générale se poursuit en Martinique et en Guadeloupe

FORT-DE-FRANCE (AFP) — Fort du succès de la grève générale de jeudi, les douze organisations syndicales martiniquaises à l’origine de ce mouvement ont annoncé, jeudi soir à Fort-de-France, la reconduite de la grève ce vendredi.

En Guadeloupe, les négociations quadripartites LKP-patronat-collectivités territoriales-Etat destinées à trouver une issue à la grève générale, ont été suspendues pour la nuit peu avant 22H00 locales (03H00 vendredi à Paris).

Les organisations syndicales martiniquaises se sont constituées en un "collectif du 5 février" en s’élargissant à d’autres syndicats et à des organisations associatives notamment.

Plus de 20.000 personnes d’après les organisateurs, 15.000 selon la police avaient manifesté jeudi dans les rues de Fort-de-France (Martinique) contre la vie chère et pour l’emploi. Après une rencontre en préfecture à la mi-journée, une nouvelle rencontre a été organisée jeudi en fin d’après-midi autour du préfet en présence des élus des collectivités locales et des parlementaires ainsi que des représentants patronaux et syndicaux.

Selon l’un des porte-parole du "collectif du 5 février" Michel Monrose, cette dernière rencontre a permis aux participants de s’entendre sur "une méthode de travail" et de définir l’ordre des points de revendications à négocier. Il s’agira dans un premier temps d’aborder la question des "salaires, des bas-salaires et des prix". En outre, le collectif a demandé et obtenu d’être accompagné au cours des négociations par des techniciens et des spécialistes.

Une nouvelle réunion en préfecture est prévue ce vendredi à 10 heures locales (15 heures à Paris).

S’agissant de la reconduction de la grève ce vendredi, le "collectif du 5 février" a prévu une opération escargot vers la préfecture de Fort-de-France.

En Guadeloupe, les négociations doivent reprendre en fin de matinée pour être éventuellement suspendues dans le courant de l’après-midi à la demande du secrétaire d’Etat chargé de l’Outremer, Yves Jégo. Elles pourraient ensuite reprendre dans la soirée de vendredi.

M. Jégo doit rencontrer vendredi après-midi les dirigeants de la Société anonyme de la raffinerie des Antilles (SARA), qui exerce un monopole de fait pour l’approvisionnement des Antilles en carburant et dont Total possède plus de 50 % du capital. Il doit envisager avec eux les modalités d’une éventuelle baisse du prix des carburants, après celle de 30 centimes intervenue en décembre après trois jours de blocages et manifestations.

Le LKP revendique une nouvelle baisse, de 20 centimes, sur le prix de l’essence sans plomb et d’autant sur le gazole.

Selon plusieurs sources, les discussions ont également portées mercredi soir sur la revendication du LKP d’une augmentation salariale de "200 euros nets pour tous". Elles auraient donné lieu à quelques frictions entre le patronat local et M. Jégo. "Arrêtez votre théâtre, pensez aux entreprises" aurait lancé un dirigeant patronal, pourtant réputé modéré, à M. Jégo, selon le récit de plusieurs sources habituellement dignes de foi.

A l’issue de cette première séance de négociations, le secrétaire d’Etat s’est montré résolument optimiste en affirmant aux journalistes que "53 points" étaient résolus sur les 146 revendications du Lyiannaj kont pwofitasyon (LKP, Collectif contre l’exploitation outrancière), initiateur la grève générale. M. Jégo a fait état "d’avancées notables" en précisant que "5 à 6 points importants" avaient été abordés jeudi.

Selon le cabinet de M. Jégo, il s’est également préoccupé dans la journée de connaître l’évolution de la situation à la Martinique, affectée jeudi par une grève générale particulièrement suivie.

Le cabinet a annoncé que le secrétaire d’Etat a signé une charte avec les boulangers de Guadeloupe "qui se sont engagés à un gel à 80 centimes du prix de la baguette de 250 grammes jusqu’à la fin de l’année".

Aujourd’hui jour de grève, La Réunion au ralenti

Un seul mot d’ordre : tous ensemble contre la politique du gouvernement. Les revendications n’ont pas changé depuis la dernière mobilisation de l’intersyndicale : pouvoir d’achat, hausse des minima sociaux, retrait total et définitif de la reforme des lycées, stopper la suppression de postes dans la fonction publique…

Et la sauvegarde du droit de grève que l’UMP veut maîtriser en “sanctionnant les syndicats qui abusent du droit de grève”. Cette motivation supplémentaire n’était pas nécessaire car, que ce soit en métropole ou à La Réunion, la grève sera suivie. La mobilisation s’annonce forte surtout dans la fonction publique, en premier lieu dans l’Education nationale. Profs et lycéens poursuivent leur mouvement “contre la réforme des lycées”, commencé l’année dernière. “Nous avons eu un premier succès avec le retrait du projet. Aujourd’hui, nous demandons l’abandon total et définitif de ce programme”, indique Christian Picard, secrétaire général du FSU. La fin de la suppression des postes dans la fonction publique fait partie des premières revendications de l’intersyndicale à La Réunion, et des syndicats nationaux en métropole. La hausse des salaires, le pouvoir d’achat, les retraites, les minima sociaux, le droit de grève… C’est le lien entre le public et le privé ce matin dans les rues de Saint-Denis. Le BTP, le commerce, les contrats aidés et les associations contre la vie chère et la précarité, formeront le gros de la troupe du secteur privé. “Aujourd’hui, quand il y a une grève en France, ça ne se voit plus”, avait dit sous forme de boutade, Nicolas Sarkozy, président de la République. Aujourd’hui, ça devrait se voir… A Saint-Denis, le cortège quittera le jardin de l’Etat vers 10h30 pour rejoindre la préfecture.

Jeudi 29 Janvier 2009

3 Messages de forum

  • En Martinique, des travailleurs sont récemment entrés en lutte pour faire respecter leurs droits ou en gagner de nouveaux. Il y a eu, ces dernières semaines, la grève des dockers intérimaires sur le port de Fort-de-France pour l’alignement de leur salaire sur celui de leurs collègues en fixe. Il y a eu aussi la grève des chauffeurs des sous-traitants du réseau de bus Mozaïk, dans et autour de Fort-de-France, pour l’alignement des conditions de travail et des salaires sur ceux des chauffeurs salariés directement par la régie. Une autre grève, de trois semaines, a eu lieu à l’hôpital de Trinité pour l’amélioration des conditions de travail et l’embauche de personnel, etc. Ces trois grèves se sont terminées par un succès des travailleurs, avec, pour les deux dernières, le paiement d’une bonne partie des jours de grève.

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  • Référendum en Martinique et en Guyane

    Dimanche, en Martinique et en Guyane, une majorité d’électeurs ont rejeté la perspective d’une autonomie accrue. Enfin, les électeurs qui se sont déplacés aux urnes… l’abstention tournant autour de 50 %.

    Que les affaires des Martiniquais et des Guyanais soient décidées sur place, ce serait bien logique. Mais cette réforme était surtout voulue par des politiciens avides de pouvoir et représentant les privilégiés locaux ; elle ne répondait absolument pas aux problèmes des travailleurs concernant la vie chère, les salaires et le chômage.

    Sarkozy et le gouvernement se félicitent du résultat. Bien à tort ! Car les Martiniquais et les Guyanais ne leur font aucune confiance non plus, comme l’ont montré les grèves de l’an dernier.

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    • Au Mouvement Ouvrier et démocratique français,
      Au Mouvement Ouvrier et démocratique mondial,
      Au Comité international contre la répression, CICR

      U.G.T.G.-Union Générale des Travailleurs de Guadeloupe

      Chers camarades, chers amis,

      La justice française a décidé, une fois de plus, d’en découdre avec le Mouvement Ouvrier Guadeloupéen et singulièrement avec les militants de notre Centrale UGTG (Union Générale des Travailleurs de Guadeloupe).

      Après avoir condamné notre camarade Raymond GAUTHIEROT, ancien Secrétaire Général de l’UGTG, à 3 mois de prison ferme assortis d’amendes au mois de janvier dernier, voilà que l’Etat français et ses valets locaux, à la demande du patronat de Guadeloupe avec la complicité les Collectivités, et à la demande du Grand Patonat, s’acharnent contre les dirigeants et militants de notre Syndicat.

      Ainsi depuis quelques semaines, voire plusieurs mois, nous assistons à une cascade de convocations et de procès remettant en cause les libertés fondamentales et singulièrement le droit de revendiquer et de se battre pour ses revendications justes et légitimes. Tout est mis en œuvre non seulement pour diaboliser l’action syndicale, mais également et surtout pour tenter de nous faire taire car nous ne cessons de lutter notamment pour le respect des accords du 26 février et du 04 mars 2009 obtenus grâce au LKP.

      Un exemple :

      Le Mardi 14 Septembre 2010, une déléguée syndicale de l’UGTG est convoquée devant la Cour d’Appel de Basse-Terre.

      Dès le début de l‘audience, le Président de la Cour d’Appel lance en direction de la salle « vous avez fait le nombre mais vous ne me faites pas peur ». Il est vrai qu’habituellement les procès des membres de l’UGTG ne sont pas ouverts au public car les grilles du Tribunal sont systématiquement gardées par la police et les gendarmes qui interdisent l’accès au palais de justice.

      Quelques minutes plus tard, le Président de la Cour interroge notre camarade et cette dernière répond en Créole, comme elle l’a fait en première instance au Tribunal de Pointe-à-Pitre, où elle a bénéficié de l’assistance d’un interprète.

      C’est alors que le Président de la Cour d’Appel s’exprimant sur un ton particulièrement arrogant, voire méprisant à l’égard de cette jeune camarade, lui interdit de parler créole dans son tribunal en indiquant que les décisions de justice sont prises en français ; que dans son tribunal on parle français et que de toutes les manières, elle serait jugée et condamnée.

      Cette interdiction de s’exprimer en créole est d’autant plus incohérente que notre camarade était poursuivie pour une prétendue diffamation qu’elle aurait prononcée en créole.

      Ce manque évident d’impartialité a provoqué une réaction indignée de l’assistance.

      S’en suit alors quelques grognements dans la salle et il n’en faut pas plus au président du tribunal pour exiger l’évacuation de la salle qui se fera par la gendarmerie en arme, dans des conditions choquantes.

      A noter que la prévenue a elle aussi été reconduite hors de l’enceinte du palais de justice.

      Quelques instants plus tard, nous apprenons que l’avocat de notre camarade a eu un malaise nécessitant l’intervention des pompiers et du SAMU.

      Et pourtant, curieusement la décision a été mise en délibéré au 08 novembre 2010 sans que notre camarade ait pu se défendre ni son avocat plaider.

      Vendredi 22 Octobre 2010 deux autres dirigeants de l’UGTG, dont le Secrétaire Général Adjoint, seront devant les tribunaux pour avoir refuser de se soumettre à un prélèvement ADN. Les syndicalistes ne sont pas des criminels. Ce sont au total 4 dirigeants de l’UGTG qui sont poursuivis pour avoir refusé de livrer leur ADN.

      Au total, ce sont près de 20 militants et dirigeants de notre centrale qui font l’objet de convocations par les services de gendarmerie, de police ou devant les tribunaux et cela à quelques jours de la grande mobilisation du 26 Octobre en Guadeloupe, Martinique et Guyane kont tout pwofitasyon. Et tout cela dans le silence de la classe politique alors que certains conflits durent depuis plus de 7 mois.

      Dans le même temps, un des avocats de l’UGTG, Maître Sarah ARISTIDE, fait l’objet de menaces, d’intimidations et d’agressions sans que le parquet s’en soucie malgré de nombreuses plaintes et interpellations.

      Chers camarades, chers amis, vous l’avez compris, il s’agit pour l’Etat colonial français à la solde du grand patronat, de prendre sa revanche sur la fabuleuse lutte que nous menons en Guadeloupe et de chercher ainsi à éliminer le LKP en s’attaquant directement aux organisations qui le composent.

      Chers Camarades, chers amis,

      Au nom de la solidarité ouvrière internationale, au nom de la démocratie, au nom du droit des travailleurs de Guadeloupe de se battre pour leurs légitimes revendications et leurs syndicats, de les défendre, nous faisons appel à votre soutien.

      Recevez, chers camarades, chers amis, nos salutations militantes.

      Pointe-à-Pitre, le 6 octobre 2010,
      Le Secrétaire Général
      Elie DOMOTA

      (8 octobre 2010)

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