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Quelques déclarations de Lutte ouvrière qui caractérisent cette organisation...
samedi 17 janvier 2026, par
Quelles déclarations de Lutte ouvrière caractérisent bien le caractère opportuniste, centriste et pleutre de sa direction politique et syndicale ?
LO ne se revendique pas de Barta, Munis, Natalia, Péret qui sont pourtant la jonction entre Trotsky et nous : « L’essentiel de ce programme marxiste révolutionnaire ne vient pas de nous. Nous l’avons reçu en héritage de l’expérience du courant communiste révolutionnaire du mouvement ouvrier, tel que compris, formulé, par Marx et Engels en premier, mais également par un grand nombre de militants dont nous revendiquons l’héritage : Lénine, Rosa Luxemburg, Trotsky, pour ne parler que des principaux. Mais aussi de militants comme Kautsky, Plekhanov et d’autres qui, à une certaine période, ont incarné la continuité du marxisme, avant de cesser de le faire. »
Et même Trotsky a seulement un mérite limité : « Trotsky qui nous a donné les clés pour comprendre notamment la dégénérescence du premier État ouvrier et l’émergence d’une bureaucratie. »
Quelle tâche LO s’attribue face à la guerre impérialiste qui vient ?
« Lorsque, dès le début de la guerre en Ukraine, nous avons mis en lumière la menace d’une généralisation de la guerre… Et nous en avons tiré la conclusion pratique de demander aux camarades d’axer leurs discussions autour de cet aspect de l’évolution du capitalisme… Nous voulons insister sur l’idée que, même si le prolétariat ne parvient pas à empêcher la guerre, la guerre elle-même n’arrête pas la lutte de classe. Au contraire, elle l’exacerbe. Et le devoir des révolutionnaires n’est pas de fuir la lutte de classe, précisément lorsqu’elle est particulièrement exacerbée, mais au contraire de la mener… Car on peut spéculer comme on veut sur la façon et le moment où la guerre mettra en mouvement le prolétariat, ce qui est certain, c’est qu’il n’y a pas d’autre moyen d’empêcher la guerre ou d’y mettre définitivement fin que la victoire de la révolution prolétarienne. »
Et c’est tout ! Bonjour si vous voyez-là une politique immédiate face à la guerre impérialiste !
Il n’y a même rien d’une politique léniniste face à la guerre impérialiste : ni le défaitisme révolutionnaire, ni la démoralisation de l’armée impérialiste, ni les soviets de travailleurs en vue de la prise du pouvoir, ni la liaison avec des soviets de soldats, ni… rien ! Et surtout, c’est une politique purement passive qui ne mène à aucune lutte au sein des entreprises, au sein des syndicats, dans la population, dans la jeunesse…
« Le Manifeste communiste de Marx, et Le programme de transition de Trotsky… les deux textes sont à la base de notre programme et, donc, de notre combat. »
Mais où est donc écrit ce programme propre et actuel de Lutte ouvrière ? Nulle part ! Juste dans ces deux textes anciens ! Il n’a même pas été nécessaire de le modifier du fait que la guerre impérialiste arrive puisque… il n’a jamais existé !
La réponse à la question : pourquoi les idées révolutionnaires sont si bas, LO-Muro répond :
« C’est l’intelligentsia qui n’a pas su faire émerger en son sein ne serait-ce qu’une petite minorité capable de retrouver les idées de la révolution sociale et surtout de les transmettre à la classe sociale qui est la seule à pouvoir les réaliser. »
Difficile de trouver une interprétation des événements historiques plus lamentable !
Un peu comme si Marx avait attribué la défaite des ouvriers parisiens en juin 1848 à tous les intellectuels de l’époque (George Sand, Gustave Flaubert, Théophile Gautier, Ernest Renan et autres) ou encore la défaite de la Commune de Paris !
Le même texte pose une question cruciale : « Les tâches qui sont les nôtres » et répond :
« La seule conclusion qu’on peut en tirer, c’est que ce qui n’a pas été encore fait doit être fait. »
Oui mais c’est quoi ?
« …l’évolution vers la militarisation de tous les régimes s’accélérera inévitablement. Il faut y être prêt.
Et il nous faut recruter, comme nous le disons tous les ans. Survivre, c’est survivre en marxistes, sans abandonner nos idées, sans mettre de l’eau dans notre vin. Les horreurs de la situation font qu’on sent un certain intérêt parmi les jeunes pour la transformation sociale. Il faut les trouver, les gagner. Mais, plus important encore, qu’ils soient d’origine prolétarienne ou intellectuelle, il faut qu’ils deviennent des cadres, capables de transmettre des idées communistes révolutionnaires, donc de les acquérir et de les implanter dans le prolétariat.
Nous aurons, en 2024, les élections européennes. Étant donné la rapidité avec laquelle les événements se succèdent, nous discuterons plus précisément de nos formulations quand nous approcherons des échéances. »
Ah ah ! Etre prêts à combattre un monde qui bascule dans la barbarie, la guerre et le fascisme, c’est préparer les… élections ! Trop drôle si ce n’était pas aussi ridicule…
Et toujours la construction du groupuscule comme seul horizon…
Des appréciations fausses des idées de Marx aussi…
« Marx ne défendait pas l’idée que la révolution prolétarienne découlait d’un effondrement de l’économie capitaliste, à la suite d’une crise particulièrement grave et particulièrement profonde. »
Marx, à la suite de l’expérience de 1847-48, écrit en 1850 : "Une nouvelle révolution ne sera possible qu’a la suite d’une nouvelle crise. Mais elle est aussi sûre que celle-ci". (Neue Rheinische Zeitung).
Engels écrit à Marx en 1857 : « Il serait souhaitable, avant la seconde secousse décisive, que nous ayons cette « amélioration » qui d’aiguë rend la crise chronique. Une pression de longue durée est nécessaire pour échauffer les populations. Alors, les prolétaires frappent mieux et avec plus d’ensemble - parce qu’ils savent pourquoi ils le font. C’est exactement commune charge de cavalerie qui a un bien meilleur résultat, si les chevaux ont pu d’abord parcourir une bonne distance au trot, pour lancer le rush final sur l’ennemi. Je ne voudrais pas que la seconde secousse arrive trop tôt - l’Europe tout entière doit être la proie de la crise, sinon la lutte, serait plus difficile et traînerait en longueur avec toutes sortes de hauts et de bas. Mai ou juin, ce serait encore presque trop tôt. A la suite de la longue prospérité, les masses ont forcément sombré dans une léthargie profonde » (lettre à Marx, 15 novembre 1857)
Marx lui a répondu qu’il était d’accord avec lui… et pas avec LO !
Et surtout la différence réside dans le fait que Marx et Engels sont sans cesse en train de se dire « vivement la crise, vivement l’effondrement » et LO ne fait que répéter : oulala la crise menace, oulala le système va à la barbarie, comme c’est malheureux, comme c’est risqué, comme c’est dommage !
Et l’Histoire a prouvé que les révolutions sociales fondamentales sont des produits de la crise du développement économique et social de la société.
Par exemple, Marx a toujours affirmé que l’explosion de la révolution de 1848 fut notamment le produit de la crise générale du commerce et de l’industrie en Angleterre de l’automne 1845. A l’automne 1847, lorsque la banqueroute des grands commissaires coloniaux de Londres entraîna aussitôt la faillite des banques de province et la fermeture des fabriques dans les districts industriels anglais. La crise continuait encore de se répercuter sur le continent que déjà éclatait la révolution de février 1848. Et Marx a montré aussi que la révolution de 1848 a aggravé la crise de la société capitaliste…
Bien loin des raisonnements dialectiques de Marx sur ces questions, les points de vue en noir et blanc de LO.
Certes la crise de la domination capitaliste a accéléré la révolution et aussi la participation des prolétaires à celle-ci mais elle a fini par profiter d’abord à la bourgeoisie de mille manières.
Lisons par exemple Marx sur 1848 :
« La révolution de 1848 a fait exécuter, en somme, la tâche de la bourgeoisie par des combattants prolétariens, sous la bannière du prolétariat » (Préface polonaise de 1892 du Manifeste communiste)
Ainsi, la révolution européenne a momentanément supprimé, pour l’industrie anglaise, une concurrence nuisible et aussi des marchés nouveaux non-européens en ont profité pour naitre comme ceux de l’Amérique…
Et la révolution de 1848 a finalement fait avancer la bourgeoisie en Europe et notamment la formation des Etats bourgeois.
Ces phrases de LO sont là pour conclure en citant Rosa Luxemburg sur… la crise de la société capitaliste… actuelle ! Trop drôle encore si ce n’était aussi triste !
Cette fois nous n’allons pas citer une phrase de la direction de Lo discutant d’un texte de congrès, mais des phrases qui… n’y sont pas…
Il s’agit d’un congrès en pleine crise économique et sanitaire où on s’attendrait de la part de révolutionnaires à développer des perspectives… révolutionnaires. Eh bien ni les mots, ni les notions, ni les concepts, ni l’allusion, ni la revendication, ni le programme n’est dans ce texte sur ces points :
– L’autonomie du prolétariat dans ses luttes vis-à-vis de l’Etat, de ses institutions, de ses organisations politiques et syndicales
– L’organisation de masse du prolétariat en vue du pouvoir sous la forme d’assemblées décisionnelles, de conseils, de comités, de soviets, sur la base des entreprises et des quartiers, se fédérant, se joignant aux femmes, aux jeunes, aux retraités, aux petits artisans et commerçants, pêcheurs et paysans, auto-entrepreneurs ruinés ou menacés… aux petits soldats et policiers pour démolir l’Etat capitaliste, etc.
Lisez et jugez vous-mêmes :
LO conclut qu’il faudra être prêts « quand la classe ouvrière se lancera vraiment dans le combat. »
Mais, pour caractériser la situation LO, toujours en conclusion, écrit : « Nous ne pouvons pas prédire que la classe ouvrière se battra… »
Ah bon ! La lutte de classes n’existe plus actuellement !
Mais non ! Dans le même texte LO écrit :
« Mais si ! La lutte de classe continue même lorsque les travailleurs ne réagissent qu’à un niveau élémentaire contre telle ou telle injustice ou saloperie. »
LO explique que le niveau bas, dit-elle, de la lutte des classes ne l’amène pas, elle, a développer une politique de lutte des classes. Cela attendra que la situation change. LO accompagnera sans doute alors la radicalisation du prolétariat. C’est ce qu’elle sous-entend. Donc rien de spécial à faire en attendant. Juste recruter… et construire le groupe…
Face à une crise grave de la domination de la bourgeoisie, LO ne se donne aucune responsabilité politique et sociale, voilà ce que nous, nous retenons.
Et nous passons sur les bêtises de ce texte, pourtant considérables, concernant covid et le fascisme…
Notons au passage le style de « modestie » de LO :
« Nous ne sommes pas des économistes. Et c’est tant mieux… »
Et citons aussi un passage en entier parce qu’il est parlant :
« Par rapport aux nécessités historiques, notre rôle, nos tâches, peuvent apparaître insignifiants, et ils se révéleront peut-être comme tels. C’est à nous de savoir, individuellement et collectivement, si nous faisons nôtre ce combat. Nous n’avons aucune garantie de jouer un rôle dans l’avenir.
Un camarade a fait allusion au dernier alinéa du § 30 : « De nouvelles explosions sociales sont inévitables, mais en l’absence de forces révolutionnaires prolétariennes, elles risquent de mener à de nouvelles impasses. » Il se demandait pourquoi, au lieu d’affirmer que ce sont de nouvelles impasses, nous parlons de risques.
Eh bien, tout simplement parce que nous ne prévoyons pas l’avenir et parce que c’est à l’échelle de la planète que se décide l’avenir de la société. C’est-à-dire de savoir qui prendra la direction de la société, entre une bourgeoisie décadente et le prolétariat ? Quelles pourront être les conséquences d’une période de convulsions révolutionnaires, de guerres civiles, de violences réactionnaires, de fascisme sous des formes aujourd’hui imprévisibles ? Qui peut prédire ce qui se passera, par exemple, dans un pays immense comme la Chine ? Quelles forces souterraines la travaillent ? Et quel avenir s’y prépare ? Qu’est-ce qui pourrait résulter de la mise en mouvement d’un prolétariat puissant et pauvre, dans une société aux inégalités croissantes ? Au nom de quoi pourrait-on nier, par avance, la possibilité que surgisse là-bas une nouvelle génération révolutionnaire de la taille des bolcheviks ?
Nous devons agir là où nous sommes et faire ce que nous devons faire, en premier lieu préserver et transmettre les idées de la lutte de classe, la perspective de l’émancipation sociale, les faire vivre et les développer dans la classe qui pourra les transformer en force sociale capable d’« ébranler le monde » (et peut-être, cette fois, définitivement). Et si le marxisme nous a appris quelque chose, c’est que tant que dure la société de classe, avec ses contradictions, elle fera surgir les forces et les hommes qui la détruiront. À moins de sombrer dans la barbarie. Même si la société commence déjà à s’y enfoncer, nous n’arrêterons pas le combat. »
C’est très dévoué, très modeste, très peu… engagé en réalité !
Tout ça pour dire que ce que fait LO peut paraître « insignifiant » !
En fait, la discussion part du fait que, dans son texte de congrès, pas un petit article mais une définition annuelle de sa politique, LO décrit des futures occasions révolutionnaires en parlant de risques de nouveaux échecs et c’est tout un… programme !
Mais, peut-être peut-on trouver des textes offensifs de LO ?
Par exemple celui intitulé « Le prolétariat international, la seule classe capable de mettre fin au capitalisme et à l’exploitation ! »
Il s’agit d’un texte sur les débuts de la vague des révoltes et révolutions dans le monde.
LO commence en disant que cela lui remonte le moral :
« Le soulèvement de la population, dans ces pays, ne peut manquer d’enthousiasmer les révolutionnaires que nous sommes - d’abord parce que voir des peuples faire vaciller en quelques semaines des dictatures vieilles de plusieurs décennies est profondément réjouissant ; ensuite parce que voir la révolte se propager comme un feu de forêt, de proche en proche, de pays en pays, passer de la Tunisie à l’Égypte en sautant par-dessus la Lybie pour mieux y revenir quelques jours plus tard, tout cela donne chair et vie à tout ce que nous disons, depuis bien longtemps, sur la possibilité de mouvements internationaux ; et tout cela n’avait pas été vu depuis longtemps, bien trop longtemps. Nous espérons, de toutes nos forces, que ces événements ouvrent une nouvelle période historique, une période de renouveau des luttes et peut-être demain, des révolutions ! »
Ensuite une critique sur les limites de ces révoltes et révolutions :
« Mais il y aussi une chose qui crève les yeux dans ces événements, et qui, elle, est beaucoup moins réjouissante : c’est l’absence du prolétariat dans ces révoltes. Non pas son absence physique : il y avait certainement des ouvriers place Tahir au Caire, parmi les manifestants de Tunisie, dans les combats de rue en Lybie. Non, ce n’est pas physiquement, mais politiquement que le prolétariat a été absent de ces événements : aucun parti, aucune organisation, n’a fait entendre sa voix, aucun parti, aucune organisation, n’a cherché à définir ou exprimer une politique indépendante pour la classe ouvrière. »
D’accord et ensuite, il va forcément y avoir ce qu’auraient fait le prolétariat révolutionnaire, ce qu’auraient fait des organisations politiques et syndicales dignes du prolétariat révolutionnaire.
Eh bien non ! Vous ne le lirez pas dans ce texte !
Aucune place dans l’article à la nécessité de construire des organes de direction prolétariens du type conseils, comités, soviets, à les fédérer, à leur donner le pouvoir sur les luttes et sur toute la société, à les mener à l’insurrection vers la prise du pouvoir…
On n’y trouve qu’un enthousiasme factice sur le rôle théorique du prolétariat et non une démonstration au cours des événements réellement vécus lors de ces révoltes et révolutions sur l’efficacité de ce qu’aurait pu être une vraie politique révolutionnaire.
Alors cette vague de révoltes et révolutions dans le monde n’a pas réactivé Lutte ouvrière dans ce que son dirigeant historique Hardy apelait « sa phase de sporulation ». Non, il n’est pas temps de se réveiller de son endormissement d’hibernation !
Un texte à comparer aux nôtres :
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2996
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article53
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4544
Un texte sur la situation actuelle :
« La situation mondiale du capitalisme », vue par le prisme déformant de Lutte Ouvrière
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8254
Quelques autres déclarations de LO très significatives :
« Voilà pourquoi nous ne sommes pas des gilets jaunes. »
https://www.matierevolution.fr/spip.php?breve968
« Je vais étonner, eh bien, je suis pour l’augmentation du nombre de policiers. Mais il faut qu’ils soient plus prêts de la population. »
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5933
Voilà comment LO appelait à la SNCF à une journée d’inaction des bureaucraties syndicales pour faire suite à une autre journée du même type :
« Après la journée de grève du 10 juin, préparons la grève du 17 ! »
Ce n’est qu’un exemple parmi des milliers d’autres de l’alignement de LO sur les appareils bureaucratiques des syndicats…
Concluons avec Pierre Bois, à l’opposé de LO :
« Quant aux journées d’action syndicales, nous n’avons pas à appeler les travailleurs à se joindre à ces mascarades et à défiler comme des moutons. »
https://www.matierevolution.fr/spip.php?breve1201
Et concluons avec LO : les élections bourgeoises et les élections syndicales sont les seules qui intéressent cette organisation.
Par exemple, LO écrit :
« Il existe dans la classe ouvrière un courant qui ne se résigne pas et qui ne fait pas sien le conformisme social déversé par tous les médias, par tous les clans politiques, pour lesquels patrons et banquiers sont faits pour diriger le monde et les travailleurs, pour leur obéir. Nous sommes trop petits pour mesurer l’importance de ce courant. »
Et la phrase suivante est :
« Si les élections ne nous en donnent qu’une idée approximative, elles nous en donnent quand même une. »
https://www.lutte-ouvriere.org/mensuel/article/2016-12-18-en-conclusion_73422.html
Actuellement, c’est la montée de la guerre, du fascisme, de la barbarie et LO est complètement mobilisée par… les élections au point de faire partout du porte à porte dans les quartiers populaires non pour les mobiliser socialement mais pour recruter des candidats qui voudraient participer aux listes de Lutte ouvrières aux élections !
Votez bien aux élections en France est la réponse de Lo à Mandon, à Macron, à Le Pen, à Mélenchon et aux capitalistes !
Voilà ce que dit LO au lieu de dire aux travailleurs : que vous votiez tartenpion ou tartomuche aux élections de la bourgeoisie, réunissez-vous dans des assemblées souveraines et élisez-y vos délégués qui se constituent en comités et conseils et se fédèrent partout afin de fonder de nouveaux soviets révolutionnaires qui décideront de tout, des luttes, des méthodes, des buts, des moyens, de la stratégie et aussi de l’avenir de la société et du pouvoir d’Etat !
Mais pour dire cela, ne comptez pas trouver une citation de Lutte Ouvrière !
Jamais vous ne trouverez un texte de LO qui dit : nous militons en paroles et en actes pour que le prolétariat révolutionnaire s’engage à ceci, que le parti révolutionnaire s’engage à cela et nous nous engageons à combattre publiquement quiconque est contre ce programme…