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Le massacre colonialiste de Thiaroye : quand l’armée française assassine de sang froid ses propres soldats africains pour… ne pas les payer !

vendredi 21 novembre 2025, par Robert Paris

Le massacre colonialiste de Thiaroye : quand l’armée française assassine de sang froid ses propres soldats africains pour… ne pas les payer !

Les tirailleurs « sénégalais » qui venaient de toute l’Afrique coloniale « française » ont été traités pire que des chiens pendant toute la deuxième guerre mondiale, comme ils avaient été traités aussi pendant la première (ils mouraient bien plus souvent que les soldats blancs, mouraient de froid aussi plus souvent, souffraient bien plus et étaient bien moins payés). A la fin de la deuxième guerre mondiale, ils ont été parqués comme des bêtes, sans même des couvertures. On les avait employés souvent sans les payer et on a refusé de les payer en les renvoyant chez eux. Et quand ils ont dit qu’ils attendaient qu’on les paie pour rentrer chez eux, on leur a tiré dessus avec des armes de guerre…

https://fr.wikipedia.org/wiki/Tirailleurs_s%C3%A9n%C3%A9galais

Un massacre colonialiste après la fin de la deuxième guerre mondiale. La hiérarchie militaire estime que les anciens soldats africains vont rentrer dans les colonies d’Afrique en maitres ou, au moins, ne voudront pas de leur ancien statut d’esclaves coloniaux. D’où la nécessité du massacre des troupes africaines (dites sénégalaises).

https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/affaires-sensibles/affaires-sensibles-du-mercredi-15-novembre-2023-4360924

Ce n’est pas seulement un crime de 1944. L’Etat français sontinue ensuite… En mars 1945, 34 tirailleurs considérés comme des mutins par l’armée française sont jugés et condamnés par le tribunal militaire permanent de Dakar à des peines allant d’un à dix ans de prison. Ils bénéficieront d’une grâce deux ans plus tard. La condamnation de ces hommes, que beaucoup à Dakar et en AOF considèrent comme injuste, va vite devenir l’un des combats politiques du moment, puisque porté par les députés africains de toute la fédération qui accèdent à la représentation parlementaire à partir de 1946.

https://enseignants.lumni.fr/parcours/1556/senegal-que-s-est-il-passe-lors-du-massacre-de-thiaroye-en-1944.html

Les seuls responsables étaient le général Marcel Dagnan et le général Yves de Boisboissel ce n’en étaient pas à leur premier coup…

Voici le général français qui a commandé le massacre de ses soldats :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Yves_de_Boisboissel

Et un deuxième général qui a été directement massacreur de ses propres troupes et le camoufleur de son crime

https://wikimaginot.eu/V70_glossaire_detail.php?id=1000490

https://lejournal.cnrs.fr/articles/thiaroye-memoires-dun-massacre

C’est le général Dagnan, commandant la division Sénégal-Mauritanie, qui a ordonné l’opération de maintien de l’ordre à l’aide de trois compagnies indigènes, un char américain, deux half-tracks, trois automitrailleuses, deux bataillons d’infanterie, un peloton de sous-officiers et hommes de troupes français, après que le général de Boisboissel, commandant supérieur des troupes de l’Afrique occidentale française (AOF), revenu de tournée, eut donné son accord.
Le général Dagnan oublie de citer, dans son rapport daté du 5 décembre 1944, la revendication principale du paiement des rappels de solde des 1 300 ex-prisonniers de guerre coloniaux stationnés à Thiaroye, alors que les circulaires officielles prouvant le bien-fondé de leurs protestations ont disparu des archives, effaçant toute trace de spoliation. Nous renverrons à ce sujet vers le texte Thiaroye, un passé à reconstituer (1er décembre 2012).
Le lieutenant-colonel Le Berre, dans son rapport du 1er décembre, fait état d’un renseignement reçu la veille au soir comme quoi « beaucoup de mutins sont armés de pistolets, revolvers, grenades et pistolets-mitrailleurs » corroboré partiellement par la liste donnée par le général Dagnan des armes retrouvées après la mutinerie (une centaine de baïonnettes, une poignée de mitraillettes, chargeur, pistolets automatiques, etc.). On est très éloigné du constat établi par le colonel Le Masle, chef d’État-Major, dans son rapport du 5 décembre 1944, signalant que les tirailleurs étaient « porteurs d’armes (poignards en particulier) ». Finalement, il s’agissait d’une « petite quincaillerie » sans danger.

https://blogs.mediapart.fr/edition/les-batailles-de-legalite/article/221113/les-archives-dun-massacre-au-service-dune-histoire-officielle-mensongere

L’armée française s’est toujours abritée derrière l’explication de la réaction à une mutinerie armée. "Un mensonge d’Etat depuis soixante-dix ans", peste l’historienne. "Une fable", confirme le général André Bach, ancien responsable des archives de l’armée de terre.

https://www.lemonde.fr/societe/article/2013/03/21/morts-par-la-france_1852096_3224.html

Le massacre de Thiaroye :

Bien que la nouvelle du massacre soit connue dans toutes les colonies françaises d’Afrique occidentale, elle reste inconnue en métropole, excepté par les hommes politiques et la haute administration concernée, les responsables ayant pris les mesures nécessaires pour qu’il ne soit pas ébruité. Ce n’est qu’après plus de quarante ans que la recherche historique peut s’emparer du sujet, faisant face à de nombreuses difficultés entre les archives falsifiées et celles manquantes ou cachées.

Les tirailleurs attendent le versement des sommes qui leur sont dues et composées de :

une indemnité de combat ;
une prime de continuation de service ou de maintien sous les drapeaux ;
le solde de leur livret d’épargne ;
la prime de démobilisation ;
l’indemnité de congé de libération ;
le pécule ou solde de captivité, de 1 franc par jour passé en captivité jusqu’en juin 1943 puis de 4 francs pour les jours allant de juin 1943 à leur libération effective (soit un maximum de 2758 FF)[7] ;
la solde de traversée.

De plus, au moment de la démobilisation, l’armée doit procéder à l’examen des droits à avancement, régler les problèmes liés aux décorations et vérifier les grades FFI acquis par ceux qui ont participé à la Résistance.

D’après la circulaire 2080 du 21 octobre, les arriérés devaient être liquidés avant l’embarquement, le paiement se faisant pour un quart à l’embarquement, le restant au débarquement pour éviter les vols.

Ils ne vont toucher que... des balles mortelles ! Et tirées par leurs propres officiers sous les ordres de leurs propres généraux. Pour récompense de services rendus à... la patrie !

https://fr.wikipedia.org/wiki/Massacre_de_Thiaroye

https://books.openedition.org/pur/152425?lang=fr

https://www.sfhom.com/IMG/pdf/synthesethiaroye6.pdf

https://shs.cairn.info/revue-les-temps-modernes-2017-2-page-87?lang=fr

https://www.liberation.fr/debats/2017/08/16/thiaroye-1944-histoire-et-memoire-d-un-massacre_1816803/

Le président Hollande, dans son discours à Dakar du 12 octobre 2012, reconnait pour la première fois le massacre, mais n’y voit que 35 morts sur les environ trois cents réels !

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