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Quand la guerre de classe fait rage, les pires ennemis sont les faux amis

mercredi 9 novembre 2022, par Alex, Waraa

Quand la guerre de classe fait rage, les pires ennemis sont les faux amis

La grande mêlée

Comme à la veille de 1914, la grande mêlée impérialiste se met en place.

Guerre en Ukraine, pressions sur tous les Etats du monde pour prendre parti pour les USA ou la Russie/Chine, pressions pour faire éclater l’Union européenne, division du monde en deux blocs dont les économies se coupent l’une de l’autre progressivement ; Brésil : menace de coup d’état fasciste après l’élection de Lula ; affrontement des deux Corées ; extrêmes droites montantes en Europe (Suède, Italie, etc) ; Conflits avec comme belligérants Russie, Chine, Iran, etc, en perspective ; retour de l’extrême droite en Israël ; nouveaux affrontements Azerbaïdjan-Arménie ; nouveaux affrontements dans le Nord-Mali et en RD Congo ; poursuite des affrontements contre le pouvoir en Iran.

Toutes les grandes puissances se lancent dans la course aux armements, aux alliances militaires et à la guerre mondiale.

Il n’y a que le prolétariat que ses faux amis syndicaux et politiques n’appellent pas aux armes, pas plus la fausse extrême gauche que les autres.

En effet, le programme de la gauche et de ses satellites d’extrême gauche est une politique de désarmement du prolétariat, la même que celle mise en oeuvre à la veille de la deuxième guerre mondiale : la politique des Fronts populaires, inventée par Staline en 1935, pour protéger les bourgeoisies contre les révolutions prolétariennes.

Or les véritables révolutionnaires, Marx, Rosa Luxemburg, Lénine et Trotsky, tirant les leçons des révolutions grandioses qu’ils vécurent, dirigèrent, ont légué à la classe ouvrière de vrais plans de combat : Front prolétarien unique, Front anti-impérialiste unique, dictature du prolétariat, conseils ouvriers, révolution permanente.

Mots étranges ? Ils ne sont pas l’invention artificielle d’intellectuels révolutionnaires, ils résument les politiques mises au point par la classe ouvrière lors de ses grandes victoires et défaites, et de son plus grand degré de maturité politique en 1917-1923, lorsque la classe ouvrière fut en passe d’atteindre la position d’une classe dirigeante mondiale.

Or la question de la prise du pouvoir par la classe ouvrière se pose à nouveau aujourd’hui, pour répondre aux menaces de guerre mondiale.

L’Iran

La révolution qui secoue l’Iran depuis l’assassinat de la femme Kurde Mahsa Amini par la police des moeurs, le 16 septembre dernier, est le meilleur révélateur du caractère réactionnaire des politiques de Front populaire.

Ces politiques de Front populaire sont patriotiques. C’est en 1936 que le PCF a définitivement remplacé le drapeau rouge par le bleu-blanc-rouge, le chant de l’internationale par la Marseillaise, l’anticolonialisme par le colonialisme, l’antimilitarisme par le soutien à l’armée française, la démocratie prolétarienne par le soutien aux gouvernements bourgeois. J-L Mélenchon ne cache pas son patriotisme, et son soutien à l’armée française, et à tous ses crimes en Afrique, comme il vient de le faire récemment.

Aujourd’hui la CGT appelle clairement la classe ouvrière à ne pas chercher à lier la révolution en Iran et la révolution en France. Le communiqué CGT du 23 septembre sur l’Iran a pour titre « La CGT soutient les iraniennes et iraniens mobilisés pour défendre leurs libertés ». La contrepartie de l’expression « les iraniennes et iraniens » est l’adresse réactionnaire « les françaises et les français » qu’elle sous-entend. Les révolutions doivent rester nationales ! Le gouvernement de Front populaire de L. Blum soutenu par le PC de Thorez et la CGT de Jouhaux-Belin (futur ministre de Pétain) avaient étouffé la révolution espagnole, avec la complicité du Front populaire espagnol, empêchant la jonction des mouvements de France et d’Espagne.

Le seul aspect nouveau de ce Front populaire en France est que l’extrême-gauche devenue opportuniste (Lutte Ouvrière, NPA) s’y rallie, ayant pour mission de faire prendre pour révolutionnaires des politiques de Front Populaire. L’éditorial du 8 novembre de N. Arthaud, : « Un vent de révolte venu d’Iran » est par exemple calqué sur le communiqué de la CGT du 23 septembre.

Pour Lutte Ouvrière comme pour les partisans du Front populaire en général, aucune action commune n’est envisageable entre les prolétaires d’un pays impérialiste comme la France, et d’un pays dominé par l’impérialisme (même s’il est un impérialisme local) comme l’Iran.

Premièrement parce qu’alors que Marx voyait avant tout la lutte de classe entre bourgeois et prolétaires, alors que Lénine divisait les nations entre les impérialistes et celles dominées par l’impérialisme, N. Arthaud, qui emploie parfois ce vocabulaire de lutte des classes en ce qui concerne la France, pense qu’il n’est plus valable en politique internationale. LO ne voit dans l’Iran ni prolétariat, ni bourgeoisie, ni impérialisme : mais un système de domination : domination des pays riches sur les pays pauvres, celle des riches sur les pauvres. Un tel système doit être renversé et il le sera, parce qu’en même temps qu’il sème les injustices, il produit des révoltés. .

Alors qu’il s’agit de lutte de classes et que le slogan de Marx était : Prolétaires de tous les pays (dont ceux de France et d’Iran), unissez-vous ! c’est la morale de la gauche bourgeoisie : « Liberté, égalité, Fraternité » que N. Arthaud propose aux opprimés d’Iran : le cœur de la jeunesse et des travailleurs de tous les pays bat au même rythme et aux mêmes espoirs : la liberté, l’égalité et la possibilité de s’épanouir dans un monde fraternel.

Pour les partisans du Front populaire il ne s’agirait donc pas en Iran de lutte de classe, mais surtout la France et l’Iran ne seraient pas comparables. Pour le Front populaire de 1936 comme aujourd’hui, la lutte aurait lieu entre les démocraties et les dictatures. Ainsi pour N. Arthaud, l’Iran n’a rien de bourgeois, c’est avant tout une des pires dictatures de la planète. Or l’Iran est avant tout une dictature bourgeoise, comme la République française. Certes la répression est actuellement plus dictatoriale en Iran, mais ce qui est fondamental est que tous ces régimes ne sont que des variantes locales de la dictature bourgeoise mondiale. Masquer l’ennemi commun, la bourgeoisie, de tous les pays, c’est masquer la base réelle de tout internationalisme, le remplaçant par la base morale de la « fraternité ». J-P Mercier délégué syndical et porte parole de LO en passe d’être exclu de la CGT défend sa place non pas en se réclamant de la démocratie prolétarienne contre les tendances bourgeoises des sommets de la CGT, mais en se réclamant de la démocratie contre les méthodes dictatoriales.

L’apologie de la démocratie bourgeoise française, face aux « dictatures » a été faite par N. Arthaud dans son hebdomadaire le 19 octobre : À la suite d’Amnesty International en mai dernier, des députés français ont signé le 10 octobre une pétition pour exiger de la Fifa, la Fédération internationale de football, un fonds d’indemnisation destiné aux familles de travailleurs morts sur les chantiers de la Coupe du monde au Qatar. Pas un mot de critique contre ces députés qui incarnent l’hypocrisie de la démocratie bourgeoise impérialiste ! Rallier les ouvriers à la démocratie bourgeoise, c’est une mission des Fronts populaires.

Le NPA a profité de l’incident parlementaire pour faire l’apologie d’un député LFI, présenté comme le grand défenseur des migrants africains : Grégoire de Fournas, élu de Gironde et du Rassemblement national, a violemment interrompu un député de LFI, Carlos Martens Bilongo, qui intervenait pour poser le problème d’un bateau de 234 migrants en situation dramatique en Méditerranée, car ne trouvant pas de port où débarquer. Ce député « noir » LFI serait donc sincère et innocent ? Le NPA veut faire oublier aux travailleurs que Mélenchon, le dirigeant politique de LFI, est un des pires ennemis des travailleurs africains. Car il se réclame ouvertement régulièrement de Mitterrand, le co-organisateur du génocide des Tutsis du Rwanda en 1994. Ce député LFI dont le NPA prend la défense est un ami du groupe islamiste Millî Görüş, une association islamiste pro-Erdogan.

Cette défense du député noir pseudo-antiraciste réactionnaire de LFI au nom de l’antiracisme, la défense de la femme réactionnaire pseudo-féministe S. Rousseau au nom du féminisme par le NPA vont dans le même sens que la « Liberté, égalité, fraternité » de N. Arthaud, pour l’Iran : attacher les travailleurs moralement puis politiquement à la « démocratie bourgeoise ».

L’élément essentiel des Fronts populaires, qui leur vaut les applaudissements de leurs bourgeoisies, c’est qu’ils font tout pour convaincre les ouvriers que l’heure de la révolution n’est jamais venue ! Dans l’éditorial de N. Arthaud déjà cité, le titre « Un vent de révolte venu d’Iran » parle de révolte et non de révolution ; le système de domination des riches produit des révoltés. Ce n’est pas la révolution qui aurait commencé en Iran ?

Trotsky, dans la théorie de la révolution permanente, avait décrit le mécanisme à l’oeuvre, dans des pays comme l’Iran actuel : Pour les pays à développement bourgeois retardataire et, en particulier pour les pays coloniaux et semi-coloniaux, la théorie de la révolution permanente signifie que la solution véritable et complète de leurs tâches démocratiques et de libération nationale ne peut être que la dictature du prolétariat, qui prend la tête de la nation opprimée, avant tout de ses masses paysannes. Il n’est pas question d’une « révolte » qui se transformerait quantitativement en révolution : c’est bien dès le début que la question du pouvoir ouvrier est posée, la révolution qui commence lorsque la question des droits démocratiques est posée par la lutte de millions d’exploités comme en Iran. Quels sont ces droits démocratiques ? N. Arthaud qui se pose en donneuse de leçon au prolétariat, hésite : Il est impossible de savoir ce qui peut, dans tel ou tel pays, mettre le feu aux poudres. En Iran, cela a été une mèche de cheveux rebelle. Ailleurs, ce sera peut-être le manque de blé ou une atrocité guerrière.

Pourtant il y a 100 ans, Lénine et Trotsky, tirant les leçons de la révolution russe, qui avait confirmé les thèses de la révolution permanente, décrivaient précisément par avance ce qui se passe aujourd’hui dans des pays comme l’Iran : Dans les pays semi-coloniaux : Le prolétariat soutient et arbore des revendications partielles, comme par exemple la république démocratique indépendante, l’octroi aux femmes des droits dont elles sont frustrées, etc. Dans ces pays dominés par l’impérialisme, où une révolution comme celle de 1789, anti-féodale, est toujours à l’ordre du jour, ce sont les luttes pour les droits démocratiques qui inaugurent systématiquement la révolution, et qui malgré les apparences mettent à l’ordre du jour la révolution prolétarienne, la révolution russe de 1917 ayant illustré ce chemin jusqu’au bout. Le Printemps arabe nous l’a confirmé il y a 10 ans.

En 1936 dans la métropole impérialiste française c’est la classe ouvrière qui par ses grèves est intervenue, mais dans les colonies, ce fut avant tout la lutte anticoloniale, pour des droits démocratiques ; c’est pourtant bien une seule et même révolution prolétarienne qui avait commencé. C’est le Front populaire qui réprima ces mouvements, en interdisant par exemple l’Etoile Nord-Africaine, organisation anti-coloniale. En ne liant pas sa grève à celles dans les colonies, la classe ouvrière de France allait à l’échec.

La politique du Front populaire dans les métropoles impérialistes a donc pour but d’empêcher toute solidarité entre les grèves ouvrières de la métropole et les luttes pour les droits démocratiques dans les pays arriérés. Or dans la plupart des foyers de tensions évoqué plus haut (Brésil, Ukraine), ce sont de telles questions des droits démocratiques qui se posent à une échelle aussi grande que les questions économiques.

Ce programme anti-internationaliste des Front populaire est celui de la CGT, mais aussi de N. Arthaud qui dans ce même éditorial consacré à l’Iran, diffusé dans les usines en France. N. Arthaud fait comprendre aux ouvriers d’ici que les iraniens ne doivent attendre aucun soutien des travailleurs de France. Ceci au moment où les mêmes secteurs, celui du pétrole, sont en grève en France et en Iran ! Citons N. Artaud : Les dizaines de milliers de manifestants actuels deviendront-ils des millions ? Les travailleurs apporteront-ils à la révolte leur puissance sociale et leur capacité d’organisation ? Sauront-ils proposer une politique pour renverser le régime et mener une nouvelle révolution, où les classes populaires construiraient elles-mêmes leur propre pouvoir ? Tant que la révolte est en marche, tout est possible. N. Arthaud dit clairement comme Martinez dans son communiqué du 23 septembre : la révolution en Iran, est une affaire interne à l’Iran, celle des Iraniennes et des Iraniens !

Que les classes populaires renversent le régime en France, que les travailleurs des raffineries d’ici fassent une grève de solidarité avec leurs collègues d’Iran, la question n’est pas posée !

A la place des termes vagues de N. Arthaud concernant les ouvriers et leur puissance sociale et leur capacité d’organisation, Lénine et Trotsky donnaient pour programme à la classe ouvrière, dans sa théorie de la Révolution permanente : la dictature du prolétariat, qui prend la tête de la nation opprimée.

Un tel programme politique de prise du pouvoir par le prolétariat, c’est le seul digne de la classe ouvrière. Limiter les revendications ouvrières au domaine des augmentations de salaire, c’est un programme réactionnaire, c’est le programme des Fronts populaires, les ouvriers devant laisser la politique, dont la politique étrangère, à la bourgeoisie.

Pour les travailleurs d’Iran et de France, du Brésil et d’Ukraine, le seul programme révolutionnaire qui mettrait leurs forces en commun, ne les additionnerait pas seulement mais les multiplierait, c’est un Front anti-impérialiste unique.

Alors que dans leurs éditoriaux ils n’ont aucun mot pour un combat commun avec les travailleurs d’Iran, le NPA et LO, proposent des « plans de combat » à la classe ouvrière, aux côtés de la CGT qui après la grève des raffineries a simulé le début d’un grand mouvement par la journée d’inaction quasi -improvisée du 18 octobre.

Rappelons que cette « guerre » pour les salaires ... est inscrite dans le Code du travail, Article L2242-1 :

Dans les entreprises où sont constituées une ou plusieurs sections syndicales d’organisations représentatives, l’employeur engage au moins une fois tous les quatre ans :

1) Une négociation sur la rémunération, notamment les salaires effectifs, le temps de travail et le partage de la valeur ajoutée dans l’entreprise ;

2) Une négociation sur l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes, portant notamment sur les mesures visant à supprimer les écarts de rémunération, et la qualité de vie et des conditions de travail.

La formule de N. Arthaud ou A. KAzib « Pour les salaires, il nous faut un plan de combat ! » est aussi utilisée par les équipes patronales à la veille de ces NAO, négociations annuelles obligatoires.

Le minimum serait de dire « Pour une augmentation des salaires, il nous faut un plan de combat ! ». Mais cela reste vague. Un repère concernant les revendications salariales est pourtant donné par la CGT, qui depuis des mois, pour les élections professionnelles de la Fonction publique de décembre 2022, a mis en avant sa « Campagne des 10% » : 10% d’augmentation des salaires, 10% d’embauches etc.

Une politique de Front unique consisterait à reprendre cette revendication électorale de la CGT, à proposer aux syndicats CGT de mettre en avant cette revendications et discuter d’une grève générale pour la faire aboutir, avant de participer et appeler à une journée comme celle du 18 octobre. Des comités de discussion pour les élections professionnelles premièrement existeraient alors (un lieu où il faudrait les dénoncer comme anti-démocratiques, car monopolisées par les syndicats), et deviendraient un lieu de discussion de cette perspective. Mais cette extrême gauche de Arthaud-Poutou-Kazib qui s’est donné des airs révolutionnaires en présentant des candidats aux élections politiques, est main dans la main avec les bureaucraties syndicales pour les élections professionnelles, et s’est donc rendue incapable d’une telle politique de Front unique ouvrier.

Les organes pour une telle politique révolutionnaire sont des comités d’usine, des comités de grèves là où il y a des grèves, qui se coordonnent nationalement pour construire une direction en concurrence avec celle des directions syndicales. C’est un programme clair que l’extrême-gauche, qui ne veut pas perdre ses postes syndicaux, n’emploie plus. Cette extrême gauche appelle sans aucune critique à participer aux journées appelées par les confédérations. Citons une tendance de la gauche du NPA, qui se dit révolutionnaire : Il s’agit donc, partout où cela est possible, non seulement de discuter de la nécessité d’être nombreux aux journées annoncées, mais aussi de constituer des équipes convaincues qu’un mouvement doit être contrôlé par ceux qui le font, depuis les revendications mises en avant et qu’il s’agit de chiffrer, jusqu’à la façon dont les travailleurs s’organisent démocratiquement, au niveau de chaque entreprise, mais aussi entre elles, et jusqu’aux moyens à mettre en œuvre pour que ne soient pas conclus dans leur dos des accords dont ils ne veulent pas. Or ces journées d’(in)action annoncées sont déjà des accords conclu dans le dos des travailleurs, puisque ces journées ne sont pas décidées dans par les assemblées générales des syndicats, mais par les confédérations en petits comités ! Cette politique qui est celle de l’extrême-gauche française depuis des années n’est pas celle de Front unique ouvrier.

La politique des Fronts populaires, menée ouvertement par LFI, le PCF ou la CGT, et de manière plus ou moins masquée par l’extrême-gauche opportuniste, consiste à donner la direction des luttes ouvrières exclusivement aux bureaucraties des confédérations syndicales qui elles mêmes ont pour tutelle l’Etat de la bourgeoisie. C’était le programme du patronat en 1936, qui demanda par l’intermédiaire de L. Blum à la CGT et au PCF de terminer la grève !

Contre les programmes de Front populaire, c’est avec ceux de Front ouvrier de classe et Front anti-impérialiste, à travers des comités d’usine, de quartier que les exploités du monde entier se protègeront contre les guerres menées et préparées contre eux, afin de mener la leur : celle de la prise du pouvoir du prolétariat à l’échelle mondiale.

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