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Réfléchir à l’héritage de Trotsky après Hiroshima et Nagasaki

mardi 30 août 2022, par Robert Paris

L’héritage de Léon Trotsky et les tâches de ses disciples

Le bombardement d’Hiroshima et de Nagasaki James Patrick Cannon

22 septembre 1945

Il y a cinq ans aujourd’hui, alors que le monde se trouvait au plus profond de la réaction engendrée par la guerre impérialiste, notre grand leader et maître, le camarade Trotsky, a péri des mains d’un assassin stalinien. Nous l’avons commémoré alors comme un grand homme d’idées, non encore reconnu par le monde, mais un homme dont les idées représentaient l’avenir de l’humanité. Aujourd’hui, à l’occasion du cinquième anniversaire de sa mort tragique et prématurée, alors que nous nous trouvons au début de la plus grande crise révolutionnaire de l’histoire du monde, alors que les pensées et les paroles doivent être transformées en actes, nous rendons aujourd’hui un hommage reconnaissant à Trotsky, l’homme d’action.

Lorsque nous avons célébré le 10e anniversaire de notre parti en 1938, lors d’une grande réunion commémorative, le camarade Trotsky était l’un des orateurs. Il n’avait pas pu venir à New York, mais il nous avait parlé par un disque phonographique pressé pour l’occasion — une salutation à notre parti pour son dixième anniversaire. Beaucoup d’entre vous ont sans doute entendu ce discours. Vous vous souviendrez qu’il avait dit que nous avons le droit de prendre le temps de célébrer les réalisations passées uniquement comme préparation pour l’avenir. Dans le même sens nous pouvons dire que si nous prenons le temps ce soir de commémorer nos nobles et illustres morts, nous le faisons avant tout comme un moyen de préparer et d’organiser la lutte des vivants pour le but qu’il nous ont indiqué.

Les idées principales de Trotsky, les idées pour lesquelles il a vécu et est mort, sont relativement simples. Il a vu le grand problème de la société résultant du fait que l’industrie moderne, qui est nécessairement exploitée socialement par de grandes masses humaines, est entravée et restreinte par l’anachronisme de la propriété privée et de son exploitation pour le profit privé, plutôt que pour les besoins humains. Il a vu que les forces productives modernes ont largement débordé des barrières artificielles des États nationaux. Ces deux grandes contradictions - la propriété privée des moyens de production et leur exploitation pour le profit privé, et l’étouffement de l’industrie dans le cadre dépassé des États nationaux - sont à l’origine des grands maux de la société moderne - la pauvreté, le chômage, le fascisme et la guerre.

Trotsky a vu la seule issue pour l’humanité dans le renversement révolutionnaire du capitalisme se survivant à lui-même. L’industrie doit être socialisée et exploitée sur la base d’un plan, selon les besoins généraux et non pour un but lucratif. Les antagonismes nationaux des États capitalistes séparés doivent céder la place à une fédération internationale : les États-Unis socialistes du monde. L’économie socialisée et planifiée peut produire et fournir l’abondance pour tous les peuples, non seulement pour une nation, mais pour toutes les nations. Les nations socialistes séparées, n’ayant ni besoin ni motivation d’exploiter les autres, n’ayant pas de conflits de marchés, de sphères d’influence et de domaines d’investissement, n’ayant pas besoin de colonies à exploiter et à asservir, ces nations socialistes séparées s’uniront nécessairement dans la paix et la coopération fondées sur une division mondiale du travail. La force d’une nation deviendra la force de tous, les pénuries de l’un seront comblées par la pléthore des autres. L’humanité organisera l’échange coopératif de toutes les conquêtes de l’art et de la science pour l’usage de tous les peuples de toutes les terres.

Trotsky a enseigné que seuls les ouvriers peuvent opérer cette transformation révolutionnaire. Seule la classe ouvrière, la seule classe vraiment progressiste et révolutionnaire dans la société moderne, se tenant à la tête de tous les opprimés, démunis, exploités et esclaves, peut mener à bien cette grande transformation révolutionnaire et cette réorganisation de la société. Les ouvriers sont la seule classe progressiste, et ils sont la classe la plus puissante en raison de leur nombre et de leur position stratégique dans la société. Il suffit aux travailleurs de prendre conscience de leurs intérêts historiques et de leur pouvoir, et de s’organiser pour le rendre effectif.

Trotsky a enseigné que cette lutte pour la transformation révolutionnaire du monde, qui est actuellement à l’ordre du jour de l’ histoire, nécessite la direction d’un parti. Mais — a souligné le camarade Trotsky — pas un parti comme les autres partis. C’était son message à notre réunion de 10e anniversaire : « pas un parti comme les autres partis », pas un parti sans conviction, pas un parti réformiste, pas un parti de palabres et de compromis, mais un parti révolutionnaire à fond, un parti pensant et agissant. Un parti irrémédiablement opposé au capitalisme sur tous les fronts et à la guerre capitaliste en particulier. Un tel parti, a-t-il dit, est nécessaire pour mener ce grand assaut contre un système social dépassé.

Les travailleurs du monde avaient besoin des idées de Trotsky en 1940. Toutes les conditions matérielles pour la transformation de la société du capitalisme au socialisme avaient mûri depuis longtemps. Ce qui était en retard, c’était la conscience et la compréhension des masses ouvrières et de leurs organisations. Ils avaient besoin des idées de Trotsky lorsqu’il s’est prononcé – seule grande voix du monde – contre le massacre de la seconde guerre impérialiste. Mais ils n’étaient pas encore prêts, ils n’étaient pas encore bien organisés, pour comprendre les idées de Trotsky et pour agir en conséquence.

Les grandes organisations ouvrières, politiques et syndicales, étaient tombées sous la direction d’hommes qui n’étaient en effet pas des représentants des intérêts des ouvriers, mais des agents de la bourgeoisie au sein du mouvement ouvrier. Les partis sociaux-démocrates ; les partis communistes du Komintern, devenus traîtres au communisme et au prolétariat ; et les grands syndicats — tous ont rejeté le programme révolutionnaire de Trotsky. Ils soutenaient tous les gouvernements capitalistes ; et les gouvernements ont plongé le peuple dans le chaos sanglant de la guerre.

Trotsky est mort confiant dans la victoire de la Quatrième Internationale, comme il l’a dit dans ce dernier message que nous inscrivons au-dessus de notre tribune ce soir. Il est mort confiant dans la victoire, mais sans avoir eu l’occasion d’y participer et de la vivre.

Nous avons eu six ans de guerre. La guerre qui a été soutenue par les dirigeants syndicaux. La guerre qui a été défendue par les professeurs et les intellectuels. La guerre qui a été bénie par l’église. Et maintenant, nous pouvons compter les résultats. Quels sont les fruits de cette guerre qui, c’était promis, allait être bénéfique pour l’humanité ? Regardez l’Europe ! Regardez l’Asie ! Ou, plus près de chez vous, regardez les usines qui ferment et les longues files d’attente devant les bureaux de chômage, des files qui s’allongeront et deviendront plus affamées, des files dans lesquelles les soldats de retour, fatigués, prendront bientôt leurs places - s’ils reviennent des champs de bataille vivants et capables de marcher.

Sous le capitalisme, les usines fonctionnaient à plein régime pour produire les instruments de destruction, mais elles ne peuvent pas rester ouvertes pour produire pour les besoins humains en temps de prétendue paix. Toute l’Europe, toute la grande Europe cultivée, est un continent de faim, de désespoir, de dévastation et de mort.

Les vainqueurs de Potsdam annonçaient à l’Europe les fruits de la victoire et de la libération. Ils ont décrété le démantèlement de l’industrie allemande, l’industrie la plus puissante et la plus productive du continent européen. Ils ont annoncé que le niveau de vie de l’Allemagne industrialisée, l’atelier de l’Europe, ne pourrait pas être plus élevé que celui des États agricoles arriérés dévastés. Ne pas élever les plus bas au niveau des plus élevés, mais entraîner les pays les plus élevés, les plus développés et les plus cultivés au niveau des pays les plus bas et les moins avancés, tel est le programme explicite des artisans de la prétendue paix. Tel est le programme pour l’Europe.

Et quels sont les résultats en termes d’êtres humains ? J’ai lu aujourd’hui une dépêche dans le New York Times de Francfort. Il s’agit d’une information factuelle dont je cite une référence à un rapport officiel sur la situation dans cette région. « Les chiffres, précise le correspondant du Times montrent que le consommateur moyen de cette zone vit avec 1 100 à 1 300 calories par jour, contrairement à la ration de l’armée qui est de 3 600 calories. Moins d’un tiers de la nourriture estimée par l’armée nécessaire pour maintenir les soldats au niveau d’efficacité voulu est alloué au peuple « libéré » d’Allemagne dans la zone américaine. Le peuple européen développera certainement un grand amour et une grande appréciation pour les libérateurs.

Les fondations sont certainement posées pour une paix de mille ans. Le capitalisme à l’agonie entraîne l’humanité dans l’abîme. Le capitalisme se manifeste chaque jour de plus en plus, dans la soi-disant paix comme dans la guerre, comme l’ennemi du peuple. Bombardez les gens à mort ! Brûlez-les à mort avec des bombes incendiaires ! Brisez leurs industries et affamez-les à mort ! Et si ce n’est pas assez horrible, alors balayer-les de la surface de la Terre avec des bombes atomiques ! C’est le programme du capitalisme libérateur.

[Quel éblouissant commentaire sur la nature réelle du capitalisme dans sa phase décadente, que cette conquête scientifique du merveilleux secret de l’énergie atomique qui aurait dû être rationnellement utilisée pour alléger les fardeaux de l’humanité et qui est employée pour détruire massivement en un jour un demi million d’humains.

Hiroshima, la première cible, avait une population de 340.000 habitants. Nagasaki, la deuxième cible, avait une population de 253.000 habitants. Au total, pour les deux villes, à peu près 600.000 habitants. Villes à constructions légères où, selon les reporters, les maisons étaient construites toit contre toit.

Combien de morts ? Combien de Japonais tués pour célébrer la découverte du secret de la bombe atomique. D’après les indications, d’après les rapports que nous avons reçus, presque tous étaient tués ou blessés]

Dans le Times aujourd’hui, il y a un reportage de la radio de Tokyo sur Nagasaki qui déclare que "le centre de la ville autrefois prospère a été transformé en une vaste dévastation, avec rien d’autre que des décombres à perte de vue". Des photographies montrant les dommages causés par la bombe ont fait la une du journal japonais Mainichi. Le rapport dit : « L’une de ces images a révélé une scène tragique à 10 miles du centre de l’attaque aérienne atomique », où des maisons de ferme ont été soit détruites, soit les toits déchirés. L’émission citait un photographe du Yamaha Photographic Institute, qui s’était précipité dans la ville immédiatement après l’explosion de la bombe, comme ayant déclaré : « Nagasaki est maintenant une ville morte, toutes les zones étant littéralement rasées. Il ne reste que quelques bâtiments, debout ostensiblement dans leurs cendres. »

[A Nagasaki le photographe disait : "La souffrance de la population est immense et même les quelques survivants n’ont pas échappé aux blessures."

La presse japonaise a cité seulement un survivant à Hiroshima.

Avec 2 coups calculés, 2 bombes atomiques, l’impérialisme américain a tué ou blessé un demi-million d’êtres humains. Les jeunes et les vieux, les enfants au berceau, les âgés et les infirmes, les nouveaux mariés, les bien portants et les malades, femmes et enfants, ils devaient tous mourir en deux coups, à cause d’une querelle entre les impérialistes de Wall Street et la même bande au Japon.

Voici comment l’impérialisme américain apporte la civilisation à l’Orient. Quelle atrocité inexprimable !

Quelle honte est arrivée d’Amérique, l’Amérique qui, autrefois, a édifié dans le port de New-York la statue de la Liberté éclairant le Monde !

Maintenant le monde recule d’horreur à son nom.

Même quelques-uns de ces prêcheurs qui bénissent la guerre ont protesté. Ils ont dit dans une interview à la presse : "L’Amérique a perdu sa position morale".

Sa position morale ? Oui. Elle l’a perdue, ça c’est vrai.

Et les monstres impérialistes qui lancèrent les bombes le savent. Mais, voyez ce qu’ils ont gagné. Ils ont gagné le contrôle des richesses illimitées d’Orient, ils ont gagné le pouvoir d’exploiter et d’asservir des centaines de millions d’hommes en Extrême-Orient. Ils allèrent à la guerre non pour un but moral, mais pour le profit.

Un autre prédicateur cité dans la presse, se rappelant quelque chose qu’il avait déjà lu dans la Bible sur le faible et doux Jésus, dit qu’il serait inutile d’envoyer encore des missionnaires en Extrême-Orient. Cela soulève une question très intéressante qu’ils discuteront (j’en suis sûr) entre eux. On peut imaginer une discussion très intéressante ayant lieu dans les cercles intimes de la Maison de Rockefeller, de la Maison de Morgan qui sont en un seul et même instant, tout à fait par hasard naturellement, piliers de finance et piliers d’église et soutien des entreprises missionnaires de toutes sortes. "Que ferons-nous avec les païens en Orient !" Enverrons-nous des missionnaires pour les conduire au paradis chrétien ou enverrons-nous des bombes atomiques pour les expédier en enfer ? C’est un sujet pour débat sur un thème macabre mais de toutes façons vous pouvez être sûr que partout où l’impérialisme américain est introduit l’enfer obtiendra de beaucoup le plus grand nombre de clients.

L’impérialisme américain ennemi de l’humanité

L’impérialisme américain a attiré sur lui la crainte et la haine du monde entier. Aujourd’hui l’impérialisme américain est considéré à travers le monde comme l’ennemi du genre humain. La première guerre mondiale a coûté 12 millions de morts. 12 millions ! La deuxième guerre mondiale, un quart de siècle après, a déjà coûté pas moins de 30 millions de morts et il n’y a pas moins de 30 millions en plus qui sont morts de faim avant qu’on ait fait le total des résultats de la guerre.

Quelle moisson de morts a répandu sur la terre le capitalisme ! Si les squelettes de toutes ces victimes pouvaient être rassemblés et empilés en une seule pyramide, quelle haute montagne cela ferait. Quel monument des exploits du capitalisme ce serait et quel juste symbole de ce qu’est réellement le capitalisme. Je crois qu’il ne manquerait qu’une chose pour le rendre parfait, une grande enseigne électrique sur la pyramide de squelettes proclamant la promesse ironique des 4 Libertés. Les morts, du moins, sont délivrés du besoin et de la peur, mais les survivants sont affamés et pleins de terreur pour l’avenir.

Qui a gagné la guerre qui a coûté 30 millions de morts ?

Notre caricaturiste, dans "The Militant", avec talent et beaucoup de perspicacité, l’a expliqué en quelques coups de plume, lorsqu’elle a dessiné ce portrait du capitaliste tenant dans ses mains des sacs d’argent, debout sur le Monde, un pied sur un cimetière et l’autre sur les cités détruites. Avec cette légende, "le seul vainqueur". Le seul gagnant est l’impérialisme américain et ses satellites des autres pays.

Comment nos maîtres voient-ils l’avenir après ce grand succès de la guerre de six ans ?

Avant que la 2ème guerre mondiale, avec toute son horreur et ses destructions de vies, soit formellement finie, ils pensent déjà à la 3ème et préparent leur plan.

Ne devons-nous pas arrêter ces fous et retirer le pouvoir de leurs mains ? Pouvons-nous douter que les peuples du monde entier pensent que cela ne peut plus durer, qu’il doit y avoir un moyen de changer cela ?

Il y a longtemps que les révolutionnaires marxistes ont dit que l’alternative qui se présente à l’humanité est, soit le socialisme, soit une nouvelle barbarie, que le capitalisme menace d’aller à la ruine et entraîne la civilisation avec lui.

Mais, éclairés par ce qui a été développé dans cette guerre et est projeté pour l’avenir, je pense que nous pouvons dire maintenant que l’alternative peut être même posée d’une façon précise : "L’alternative qui se présente à l’humanité, c’est le socialisme ou l’annihilation ; c’est le problème de : ou le capitalisme subsiste ou la race humaine survivra sur cette planète".

Le peuple se révoltera.

Nous croyons que le peuple du monde s’éveillera devant cette alternative effrayante et agira à temps pour se sauver. Nous croyons qu’avant que l’impérialisme américain, nouveau maître du monde, ait le temps de consolider ses victoires, il sera attaqué des deux côtés et battu. D’un côté, les peuples du monde transformés en esclaves coloniaux de Wall-Street se révolteront contre le maître impérialiste comme les provinces soumises se levèrent contre la Rome impériale. Simultanément avec ce soulèvement et coordonnant notre lutte avec lui, nous, le parti trotskyste, conduirons les ouvriers et le peuple d’Amérique dans un assaut révolutionnaire contre notre ennemi principal, ennemi principal de l’humanité : les impérialistes.]

Il y a cinq ans aujourd’hui, nous avons pleuré et commémoré pour la première fois notre grand théoricien, le camarade Trotsky. Aujourd’hui, alors que l’action révolutionnaire devient une nécessité vitale pour des centaines de millions de personnes, alors que nous nous préparons à passer des théories à l’action - à l’action guidée par les idées - nous commémorons Trotsky comme le grand homme d’action, l’organisateur des ouvriers, le leader des révolutions. C’est dans cet esprit que nous commémorons ce soir le camarade Trotsky.

Il nous a enjoint avant tout de construire un parti. Et je répète encore ce qu’il a dit : « Pas un parti comme les autres partis », mais un parti apte à mener une révolution, un parti qui ne barbote pas, ne va pas à mi-chemin, mais mène la lutte jusqu’au bout.

Si vous êtes sérieux ; si vous êtes sérieux, si vous voulez prendre part au combat pour une vie meilleure pour vous-même et pour le salut de l’humanité, nous vous invitons à vous joindre à nous dans ce parti et à participer à ce grand combat.

Il n’y a pas de place pour les pessimistes ou les timides dans notre parti, pas de place pour les égoïstes, les carriéristes et les bureaucrates. Mais la porte est grande ouverte aux travailleurs déterminés, déterminés à changer le monde et prêts à mettre leur tête sur la question.

Trotsky nous a légué un grand héritage. Il nous a donné un grand système d’idées qui constituent notre programme. Et il nous a donné l’exemple d’un homme qui était un révolutionnaire modèle, qui a vécu et est mort pour la cause de l’humanité, et qui, surtout, a montré comment appliquer la théorie à l’action dans la plus grande révolution de l’histoire.

Avec cet héritage, nous sommes armés et blindés pour la lutte et pour la victoire. Tout ce dont nous, disciples de Trotsky, avons besoin pour cette victoire, c’est de comprendre ces idées clairement, de les assimiler dans notre chair et notre sang, d’y être fidèles et, surtout, de les appliquer dans l’action.

Si nous faisons cela, nous pouvons construire un parti qu’aucune puissance sur Terre ne pourra briser. Nous pouvons construire un parti apte à diriger les masses américaines – à opposer au programme impérialiste de guerre contre les peuples du monde, le programme de la révolution chez nous et de la paix avec les peuples du monde.

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