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L’hôpital public en pleine phase de destruction volontaire

vendredi 12 novembre 2021, par Ramata, Robert Paris

PLUS de lits, PLUS de soignants

Dans les hôpitaux le nombre de postes vacants des personnels paramédicaux s’est accru d’un tiers en un an. 20% des lits sont fermés. Les soignants, bien avant le covid, avaient dénoncé les fermetures de lits, les baisses d’effectifs et autres dysfonctionnements de l’APHP. Ils ont sauvé des vies pendant tous ces deux hivers. Aujourd’hui c’est sur eux-mêmes qu’ils doivent compter pour sauver leurs peaux !

Solidarité avec les soignants menacés

Des milliers de travailleurs du secteur de la santé et autres ont fait plus que manifester, en refusant la vaccination forcée, allant jusqu’à perdre leur emploi, leur salaire et menacés de perdre même les allocations chômage, sans aucun soutien des organisations syndicales, de la gauche, de la gauche de la gauche ni de l’extrême gauche officielle qui, au nom de la défense de la « science », se font les défenseurs sans nuance du « tous vaccinés, tous protégés ».

Allez voir ailleurs, les urgences sont fermées

Faute de médecins, le service d’urgence d’Ambert (63) a fermé ses portes le 27 octobre. L’hôpital d’Ambert est victime, réformes après réforme, des suppressions de postes parmi le personnel hospitalier. Fermeture de la maternité en 2006, puis le service de réanimation en 2008, puis réduction du fonctionnement du bloc opératoire depuis 2021, maintenant c’est au tour du service des Urgences de l’hôpital. Ce service n’avait plus qu’un seul médecin urgentiste titulaire là où il en aurait fallu théoriquement onze. Même situation de fermeture à Laval, Clermont Ferrand, en région parisienne à St Denis. Toute la France est touchée

Le manque de médecins, qu’ils soient urgentistes, généralistes ou spécialistes, n’est pas nouveau. Et la pénurie n’a fait que s’aggraver au fil de cette dernière décennie ; la pandémie n’en est pas la cause. Les gouvernements successifs ont limité volontairement le nombre d’étudiant en médecine pour faire des économies à coute vue. 20 ans de politique d’austérité du service public ! La population en paye les conséquences.

Du PQ au rabais

Depuis quelques temps, nous avons vu arriver dans les services de nouveaux papiers toilette et essuie-mains. Ils ont changé d’aspect, de couleur et surtout d’odeur. Si la couleur n’inspire pas confiance, l’odeur quant à elle est carrément nauséabonde, majorée lors de son usage quand le papier des essuie mains est humide, après s’être lavé les mains par exemple. On le sait tous, une mauvaise odeur n’est pas gage de qualité. A s’interroger sur sa conformité quant à son usage dans un hôpital.

Une généralisation en trompe l’oeil

A l’hôpital, de plus en plus de services passent en 12 heures. Avec le sous- effectif croissant, les directions facilitent ce schéma horaire afin de supprimer des postes ou de faciliter le non remplacement des personnels.

De leur côté, les soignants, épuisés par les conditions de travail, y voient parfois une opportunité d’être moins présent à l’hôpital. Il faut dire que les départs massifs de personnels contraignent les directions à trouver des artifices visant à faire penser que ce schéma horaire est la solution à tous les problèmes. Mais ne nous y trompons pas cette nouvelle organisation se fait parfois sans l’accord des personnels notamment ceux travaillant la nuit et ne permet en aucun cas de donner l’ensemble des repos aux agents.

D’ailleurs la pandémie covid a été l’occasion d’imposer les 12 heures malgré les désaccords du personnel, cela permet surtout aux directions de faire de nombreuses économies et de se calquer sur la même organisation que celle fonctionnant dans les hôpitaux privés.

Vous ferez bien une petite 3ème

Et nous voilà repartis pour une 3e dose de vaccin anti- covid !!! Après avoir imposé aux personnels soignant (en les culpabilisant et les accusant de contaminer les patients) et à tous les personnels en contact avec du public de se faire vacciner sous peine de perdre leur emploi, voilà qu’on nous parle d’une 3e dose. Mais jusqu’à quand va-t-on devoir se faire vacciner ?

A priori le vaccin aurait une efficacité de 3 à 6 mois après il y aurait une baisse des anti-corps telle qu’il faudrait faire un rappel ; mais on ne fait pas de sérologie pour chercher le niveau d’anti-corps et on ne sait même pas à partir de quel seuil on considère la personne protégée et protégeant !!!!!

Toutes ces questions restent sans réponses .La seule information c‘est qu’il faut se faire vacciner. Où est la logique quand on dit à des personnes qui ont déjà des anti-corps qu’il faut tout de même se faire vacciner pour une 3e dose ?

Il n’y a plus de logique à part celle du fric consistant à enrichir les labos en vaccinant tous les – mois encore et encore sans discernement sans tenir compte des effets secondaires : type myocardite, thrombose, troubles du cycle chez la femme, etc…

Des clusters dans des hôpitaux alors que les personnels sont vaccinés à 100% !

Les hôpitaux de Lons le Saunier, Langeac, Brioude, Saint André de Bordeaux, Emile Roix de Puy en Velay, Laval, Embrun, etc… sont concernés par des clusters covid alors que les personnels y sont contraints à la vaccination ! Dans certains de ces hôpitaux, même les malades étaient vaccinés à 100% ! En février dernier, devant la multiplication des clusters en hôpital, le gouvernement accusait le défaut de vaccination des soignants. Que va-t-il inventer maintenant ?!!!

La mobilisation aux Antilles dénonce l’Etat

Aux Antilles, en particulier la Martinique et la Guadeloupe, le personnel hospitalier pour la grande majorité, n’a pas accepté cette obligation vaccinale et encore moins le pass sanitaire. Il s’est mobilisé des l’annonce de cette obligation et a fait reculer le gouvernement. Le gouvernement à essayé par tous les moyens d’imposer sa loi jusqu’à faire intervenir les forces de l’ordre au sein même d’un CHU, jusqu’à se confronter au personnel sur leur lieu même de travail. Malgré cela le personnel a tenu bon et a fini par gagner.

Dénonçant aussi non seulement le pass mais toute la politique des gouvernements successifs et leur mépris pour la population des Antilles avec les scandales qui ont eu lieu et qui ont encore lieu aujourd’hui sans aucune impunité. L’exemple de la chlordécone est édifiant, avec un Etat complice et complaisant ne voulant pas reconnaître cet empoisonnement comme maladie professionnelle.

Cela dénonce l’Etat qui est responsable de la situation sanitaire catastrophique que vivent les Antilles aujourd’hui et depuis de nombreuses années. Il a orchestré la dégradation du système de soins, avec les réductions budgétaires, de personnel, fermeture de lits, de services et l’état de vétusté des hôpitaux, alors que le personnel à n’a cessé et continue de le dénoncer par différentes mobilisations. Cela dénonce enfin le fait que l’Etat veut se soustraire à ses responsabilités en accusant le personnel de tous les maux et en les sanctionnant.

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