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De la compétence et de l’avancement des connaissances, divines et humaines (1605) par Francis Bacon

lundi 22 août 2022, par Robert Paris

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LE PREMIER LIVRE

AU ROI.

Il y avait sous la loi, excellent Roi, à la fois des sacrifices quotidiens et des offrandes volontaires ; l’un procédant d’une observance ordinaire, l’autre d’une gaieté dévote : de même il appartient aux rois de la part de leurs serviteurs à la fois tribut de devoir et cadeaux d’affection. Dans le premier d’entre eux, j’espère que je ne vivrai pas à manquer, selon mon devoir le plus humble et le bon plaisir des emplois de Votre Majesté : pour le dernier, j’ai pensé qu’il était plus respectif de faire le choix d’une oblation qui pourrait plutôt se référer à la bienséance et à l’excellence de votre personne, qu’aux affaires de votre couronne et de votre état.

C’est pourquoi, représentant Votre Majesté plusieurs fois à mon esprit, et vous voyant non pas avec l’œil inquisiteur de la présomption, pour découvrir ce que l’Écriture me dit est impénétrable, mais avec l’œil attentif du devoir et de l’admiration, laissant de côté les autres parties de votre vertu et fortune, j’ai été touché - oui, et possédé - d’un émerveillement extrême devant vos vertus et facultés, que les philosophes appellent intellectuelles ; la grandeur de votre capacité, la fidélité de votre mémoire, la rapidité de votre appréhension, la pénétration de votre jugement, et la facilité et l’ordre de votre élocution : et j’ai souvent pensé que de toutes les personnes vivantes que j’ai connues, votre Majesté était le meilleur exemple pour faire croire à un homme l’opinion de Platon, que toute connaissance n’est que souvenir,et que l’esprit de l’homme par nature connaît toutes choses, et n’a que ses propres notions natives et originales (qui par l’étrangeté et l’obscurité de ce tabernacle du corps sont séquestrées) à nouveau ravivées et restaurées : une telle lumière de la nature, j’ai observé dans Votre Majesté, et une telle disposition à prendre feu et à s’enflammer à la moindre occasion présentée, ou à la moindre étincelle de la connaissance d’autrui délivrée. Et comme le dit l’Écriture du roi le plus sage : « Que son cœur était comme le sable de la mer ; qui, bien qu’il soit l’un des plus grands corps, pourtant il se compose des portions les plus petites et les plus fines ; ainsi Dieu a-t-il donné à Votre Majesté une composition d’intelligence admirable, capable d’embrasser et de comprendre les plus grandes choses, et néanmoins de toucher et d’appréhender les moindres ;tandis qu’il devrait sembler impossible dans la nature qu’un même instrument se rende propre aux grands et aux petits travaux. Et pour votre don de parole, je rappelle ce que dit Cornélius Tacite d’Auguste César : Augusto profluens, et quæ principem deceret, eloquentia fuit. Car si nous le remarquons bien, parole qui est prononcée avec peine et peine, ou parole qui savoure l’affectation de l’art et des préceptes, ou parole qui est encadrée d’après l’imitation de quelque modèle d’éloquence, quoique jamais aussi excellent ; tout cela a quelque peu servile, et tenant du sujet. Mais la manière de parler de Votre Majesté est, en effet, celle d’un prince, coulant comme d’une fontaine, et pourtant ruisselant et se ramifiant dans l’ordre de la Nature, plein de facilité et de félicité, n’imitant personne, et inimitable par personne.Et comme dans votre état civil, il semble y avoir une émulation et une contestation de la vertu de Votre Majesté avec votre fortune ; une disposition vertueuse avec un régiment heureux ; une attente vertueuse (quand le temps était venu) de votre plus grande fortune, avec une possession prospère de celle-ci en temps voulu ; une observation vertueuse des lois du mariage, avec le fruit le plus béni et le plus heureux du mariage ; un désir vertueux et très chrétien de paix, avec une heureuse inclination chez vos princes voisins pour cela : de même, dans ces matières intellectuelles, il ne semble pas y avoir moins de conflit entre l’excellence des dons de la nature de Votre Majesté et l’universalité et la perfection de votre science. Car je suis bien assuré que ce que je dirai n’est nullement une amplification, mais une vérité positive et mesurée ; lequel est,qu’il n’y a pas eu depuis le temps du Christ de roi ou de monarque temporel qui ait été aussi instruit dans toute la littérature et l’érudition, divine et humaine. Car qu’un homme examine sérieusement et avec diligence la succession des empereurs de Rome, dont César le dictateur (qui vécut quelques années avant Jésus-Christ) et Marcus Antonin étaient les plus érudits, et descendent ainsi aux empereurs de Grcia, ou de l’Occident, puis jusqu’aux lignes de la France, de l’Espagne, de l’Angleterre, de l’Écosse et du reste, et il trouvera que ce jugement est vraiment rendu. Car il semble beaucoup à un roi si, par les extractions concises de l’esprit et du travail d’autres hommes, il peut s’emparer de n’importe quels ornements superficiels et démonstrations d’érudition, ou s’il tolère et préfère les érudits et les érudits ; mais pour boire, en effet, des vraies fontaines de l’apprentissage - non,avoir une telle fontaine d’apprentissage en lui-même, dans un roi, et dans un roi né - est presque un miracle. Et d’autant plus qu’il se rencontre dans Votre Majesté une rare conjonction, aussi bien de littérature divine et sacrée que de littérature profane et humaine ; de même que Votre Majesté est investie de cette triplicité, qu’on attribuait en grande vénération à l’ancien Hermès : la puissance et la fortune d’un roi, la connaissance et l’illumination d’un prêtre, et la science et l’universalité d’un philosophe. Cet attribut de convenance inhérent et individuel à Votre Majesté mérite d’être exprimé non seulement dans la renommée et l’admiration du temps présent, ni dans l’histoire ou la tradition des siècles suivants, mais aussi dans un ouvrage solide, un mémorial fixe et un monument immortel,portant un caractère ou une signature à la fois du pouvoir d’un roi et de la différence et de la perfection d’un tel roi.

C’est pourquoi j’ai conclu avec moi-même que je ne pouvais pas faire à Votre Majesté une meilleure oblation que de quelque traité tendant à cette fin, dont la somme consistera en ces deux parties : la première concernant l’excellence du savoir et de la connaissance, et l’excellence de le mérite et la vraie gloire dans l’augmentation et la propagation de celle-ci ; ce dernier, quels sont les actes et les travaux particuliers qui ont été adoptés et entrepris pour l’avancement de l’apprentissage ; et encore, quels défauts et sous-estimes je trouve dans de tels actes particuliers : à la fin que bien que je ne puisse pas positivement ou affirmativement conseiller Votre Majesté, ou vous proposer des détails encadrés, pourtant je peux exciter vos cogitations princières pour visiter l’excellent trésor de votre propre esprit, et de là extraire des détails à cet effet agréables à votre magnanimité et à votre sagesse.

JE.

(1) A l’entrée du premier de ceux-ci - pour se frayer un chemin et, pour ainsi dire, faire silence, avoir les vrais témoignages concernant la dignité d’apprendre pour être mieux entendus, sans l’interruption des objections tacites - je pense bon de le délivrer des discrédits et des disgrâces qu’il a reçus, tous de l’ignorance, mais l’ignorance individuellement déguisée ; apparaissant parfois dans le zèle et la jalousie des théologiens, parfois dans la sévérité et l’arrogance de la politique, et parfois dans les erreurs et les imp-perfections des savants eux-mêmes.

(2) J’entends les premiers dire que la connaissance est de ces choses qui doivent être acceptées avec beaucoup de limitation et de prudence ; que l’aspiration à une trop grande connaissance était la tentation originelle et le péché, après quoi s’ensuivit la chute de l’homme ; cette connaissance a en elle un peu du serpent, et, par conséquent, là où elle entre dans un homme, elle le fait gonfler ; Gonflage Scientia ; que Salomon donne une censure, « Qu’il n’y a pas de fin à faire des livres, et que beaucoup de lecture est la lassitude de la chair ; » et encore dans un autre endroit, « Que dans la connaissance spacieuse il y a beaucoup de contristation, et que celui qui augmente la connaissance augmente l’anxiété ; que saint Paul donne une mise en garde : « Que nous ne soyons pas gâtés par une vaine philosophie » ; cette expérience démontre à quel point les hommes savants ont été des archérétiques, comment les temps savants ont été enclins à l’athéisme,et comment la contemplation des causes secondes déroge à notre dépendance de Dieu, qui est la cause première.

(3) Pour découvrir, alors, l’ignorance et l’erreur de cette opinion, et le malentendu dans les motifs de celle-ci, il peut bien apparaître que ces hommes n’observent pas ou ne considèrent pas que ce n’était pas la pure connaissance de la Nature et de l’universalité. , une connaissance par la lumière de laquelle l’homme a donné des noms à d’autres créatures dans le paradis comme ils ont été amenés devant lui selon leurs convenances, ce qui a donné l’occasion de la chute ; mais c’était l’orgueilleuse connaissance du bien et du mal, avec l’intention chez l’homme de se donner la loi et de ne plus dépendre des commandements de Dieu, qui était la forme de la tentation. Ce n’est pas non plus une quantité de connaissance, si grande qu’elle soit, qui puisse faire grossir l’esprit de l’homme ; car rien ne peut remplir, encore moins étendre l’âme de l’homme, que Dieu et la contemplation de Dieu ; et, par conséquent, Salomon,parlant des deux sens principaux de l’inquisition, l’œil et l’oreille, affirme que l’œil ne se contente jamais de voir, ni l’oreille d’entendre ; et s’il n’y a pas de plénitude, alors le continent est plus grand que le contenu : ainsi de la connaissance elle-même et de l’esprit de l’homme, dont les sens ne sont que des rapporteurs, il définit également dans ces mots, placés après le calendrier ou les éphémérides qu’il fait de la diversité des temps et des saisons pour toutes les actions et tous les buts, et conclut ainsi : « Dieu a rendu toutes choses belles ou décentes, au vrai retour de leurs saisons. Aussi a-t-il placé le monde dans le cœur de l’homme, mais l’homme ne peut pas découvrir l’œuvre que Dieu accomplit du commencement à la fin" - déclarant non obscurément que Dieu a conçu l’esprit de l’homme comme un miroir ou un verre, capable de l’image de le monde universel,et joyeux d’en recevoir l’impression, comme l’œil se réjouit de recevoir la lumière ; et non seulement ravi de contempler la variété des choses et la vicissitude des temps, mais aussi élevé pour découvrir et discerner les ordonnances et les décrets qui à travers tous ces changements sont infailliblement observés. Et bien qu’il insinue que la loi suprême ou sommaire de la Nature (qu’il appelle « l’œuvre que Dieu accomplit du commencement à la fin ») ne peut être découverte par l’homme, cela ne déroge pas à la capacité de l’esprit ; mais on peut se référer aux obstacles, comme la brièveté de la vie, la mauvaise conjonction des travaux, la mauvaise tradition de la connaissance de main en main, et de nombreux autres inconvénients, auxquels la condition de l’homme est soumise. Pour que rien du monde n’est refusé à la recherche et à l’invention de l’homme,il domine ailleurs, lorsqu’il dit : « L’esprit de l’homme est comme la lampe de Dieu, avec laquelle il sonde l’intérieur de tous les secrets. Si donc, telles sont la capacité et la réception de l’esprit de l’homme, il est manifeste qu’il n’y a aucun danger dans la proportion ou la quantité de connaissance, quelle que soit sa grandeur, de peur qu’elle ne la fasse gonfler ou se dépasse elle-même ; non, mais c’est simplement la qualité de la connaissance, qui, que ce soit en quantité plus ou moins, si elle est prise sans le vrai correctif de celle-ci, a en elle une certaine nature de venin ou de malignité, et quelques effets de ce venin, qui est ventosité ou gonflement. Cette épice correctrice, dont le mélange rend la connaissance si souveraine, c’est la charité, que l’Apôtre ajoute immédiatement à la première clause ; car ainsi il dit : « La connaissance explose, mais la charité édifie ;" n’est pas sans rappeler ce qu’il dit ailleurs : " Si je parlais, dit-il, avec la langue des hommes et des anges, et que je n’avais pas la charité, ce n’était que comme un tintement de cymbale. " Non pas que c’est une excellente chose de parler avec les langues des hommes et des anges, mais parce que, s’il est séparé de la charité, et ne se rapporte pas au bien des hommes et de l’humanité, il a plutôt une gloire saine et indigne qu’un mérite et la vertu substantielle. Et quant à cette censure de Salomon concernant l’excès d’écriture et de lecture de livres, et l’inquiétude de l’esprit qui découle de la connaissance, et cet avertissement de saint Paul, « Que nous ne soyons pas séduits par la vaine philosophie », que ces lieux soient à juste titre entendu ; et, en effet, ils exposent excellemment les vraies limites et limitations par lesquelles la connaissance humaine est confinée et circonscrite,et pourtant sans aucune telle contraction ou coarctation, mais afin qu’il puisse comprendre toute la nature universelle des choses ; car ces limitations sont au nombre de trois : la première, « Que nous ne placions pas notre félicité dans la connaissance, comme nous oublions notre mortalité » ; la seconde, « Que nous fassions application de nos connaissances, pour nous donner du repos et du contentement, et non du dégoût ou des plaintes ; le troisième, « Que nous ne présumons pas par la contemplation de la Nature atteindre les mystères de Dieu. Car en ce qui concerne le premier d’entre eux, Salomon s’expose excellemment dans un autre passage du même livre, où il dit : « J’ai bien vu que la connaissance s’éloigne autant de l’ignorance que la lumière s’éloigne des ténèbres ; et que les yeux du sage veillent dans sa tête, tandis que cet insensé tourne dans les ténèbres : mais en même temps j’ai appris que la même mortalité les implique tous les deux. » Et pour le second, il est certain qu’il n’y a pas de vexation ou d’anxiété d’esprit qui résulte de la connaissance autrement que simplement par accident ; car toute connaissance et tout émerveillement (qui est la semence de la connaissance) est une impression de plaisir en soi ; mais quand les hommes en viennent à formuler des conclusions à partir de leur connaissance, l’appliquant à leur particulier, et se nourrissant ainsi de faibles craintes ou de vastes désirs, il grandit cette prudence et ce trouble d’esprit dont on parle ; car alors la connaissance n’est plus Lumen siccum, dont Héraclite le profond a dit : Lumen siccum optima anima ; mais il devient Lumen madidum ou maceratum, étant trempé et infusé dans les humeurs des affections. Et quant au troisième point, il mérite qu’on s’y arrête un peu et qu’on ne l’oublie pas à la légère ;car si quelqu’un pense par la vue et l’enquête sur ces choses sensibles et matérielles pour atteindre cette lumière, par laquelle il peut se révéler la nature ou la volonté de Dieu, alors, en effet, il est gâté par une vaine philosophie ; car la contemplation des créatures et des œuvres de Dieu produit (en tenant compte des œuvres et des créatures elles-mêmes) la connaissance, mais en ce qui concerne Dieu, aucune connaissance parfaite, mais l’émerveillement, qui est une connaissance brisée. Et, par conséquent, il a été très justement dit par un membre de l’école de Platon : « Que le sens de l’homme a une ressemblance avec le soleil, qui (comme nous le voyons) ouvre et révèle tout le globe terrestre ; mais alors, encore, il obscurcit et cache les étoiles et le globe céleste : ainsi le sens découvre les choses naturelles, mais il obscurcit et ferme le divin. Et c’est pourquoi il est vrai qu’il a procédé,que divers grands savants ont été hérétiques, tandis qu’ils ont cherché à s’envoler jusqu’aux secrets de la Divinité par ces ailes de cire des sens. Et quant à la vanité que trop de connaissances inclineraient un homme à l’athéisme, et que l’ignorance des causes secondes devrait faire une dépendance plus dévote de Dieu, qui est la cause première ; d’abord, il est bon de poser la question que Job a posée à ses amis : « Mentirez-vous pour Dieu, comme un homme mentira pour un autre, pour le satisfaire ? Il est certain que Dieu n’agit dans la nature que par des causes secondes ; et s’ils voulaient le faire croire autrement, ce n’est qu’une imposture, pour ainsi dire en faveur de Dieu, et rien d’autre que d’offrir à l’Auteur de la vérité le sacrifice impur d’un mensonge. Mais de plus, c’est une vérité assurée, et une conclusion de l’expérience,qu’une connaissance peu ou superficielle de la philosophie peut incliner l’esprit des hommes à l’athéisme, mais qu’une démarche ultérieure ramène l’esprit à la religion. Car à l’entrée de la philosophie, lorsque les causes secondes, qui sont proches des sens, s’offrent à l’esprit de l’homme, s’il y demeure et y demeure, il peut provoquer un certain oubli de la cause la plus élevée ; mais quand un homme passe plus loin et voit la dépendance des causes et des œuvres de la Providence ; puis, selon l’allégorie des poètes, il croira facilement que le plus haut maillon de la chaîne de la nature doit avoir besoin d’être attaché au pied de la chaise de Jupiter. Pour conclure, donc, qu’aucun homme ayant une faible vanité de sobriété ou une modération mal appliquée ne pense ou ne soutienne qu’un homme peut chercher trop loin, ou être trop bien étudié dans le livre de la parole de Dieu,ou dans le livre des œuvres de Dieu, de la divinité ou de la philosophie ; mais plutôt que les hommes s’efforcent d’accomplir un progrès ou une maîtrise sans fin dans les deux ; qu’on se garde seulement de s’appliquer à la fois à la charité et non à l’enflure ; à utiliser, et non à l’ostentation ; et encore, qu’ils ne mélangent pas imprudemment ou ne confondent pas ces apprentissages ensemble.

II.

(1) Et quant aux disgrâces que la science reçoit de la politique, elles sont de cette nature : que la science adoucit l’esprit des hommes et les rend plus inaptes à l’honneur et à l’exercice des armes ; qu’elle altère et pervertit les dispositions des hommes en matière de gouvernement et de politique, en les rendant trop curieuses et irrésolues par la variété des lectures, ou trop péremptoires ou positives par la rigueur des règles et des axiomes, ou trop immodérées et excessives en raison de la grandeur de exemples, ou trop incompatibles et différents de l’époque en raison de la dissemblance des exemples ; ou du moins, qu’elle détourne les efforts des hommes de l’action et des affaires, et les amène à l’amour des loisirs et de l’intimité ; et qu’elle apporte aux états un relâchement de la discipline, tandis que tout homme est plus disposé à argumenter qu’à obéir et à exécuter.De cette vanité, Caton, surnommé le Censeur, l’un des hommes les plus sages qui aient jamais vécu, lorsque Carnéade le philosophe vint en ambassade à Rome, et que les jeunes gens de Rome commencèrent à affluer autour de lui, séduits par la douceur et la majesté de son éloquence et de son érudition, conseillèrent au sénat de lui donner sa dépêche en toute rapidité, de peur qu’il n’infecte et n’enchante l’esprit et les affections de la jeunesse, et n’apporte à l’improviste une altération des mœurs et des coutumes de la jeunesse. Etat. Par la même vanité ou humour Virgile, tournant sa plume au profit de son pays et au détriment de sa propre profession, fit une sorte de séparation entre la politique et le gouvernement, et entre les arts et les sciences, dans les vers si célèbres, l’attribuant et la contestant aux Romains,et laissant et cédant l’autre aux Grecs : Tu regere imperio popules, Romane, memento, Hæ tibi erunt artes, &c. De même, nous voyons qu’Anytus, l’accusateur de Socrate, l’a mis comme article d’accusation et d’accusation contre lui, qu’il a, avec la variété et la puissance de ses discours et contestataires, soustrait les jeunes gens au respect dû aux lois et coutumes. de leur pays, et qu’il professait une science dangereuse et pernicieuse, qui devait faire paraître la pire des choses meilleure, et supprimer la vérité par la force de l’éloquence et de la parole.retirer les jeunes gens du respect dû aux lois et aux coutumes de leur pays, et qu’il professait une science dangereuse et pernicieuse, qui devait faire paraître la pire des choses meilleure, et supprimer la vérité par la force de l’éloquence et de la parole.retirer les jeunes gens du respect dû aux lois et aux coutumes de leur pays, et qu’il professait une science dangereuse et pernicieuse, qui devait faire paraître la pire des choses meilleure, et supprimer la vérité par la force de l’éloquence et de la parole.

(2) Mais ces imputations et d’autres semblables ont plutôt un visage de gravité que n’importe quel motif de justice : car l’expérience justifie que, tant dans les personnes que dans les temps, il y a eu une rencontre et un concours dans l’apprentissage et les armes, florissant et excellant dans les mêmes hommes et les mêmes âges. Car comme « pour les hommes, il ne peut y avoir de meilleur exemple ni le meilleur exemple de ce couple, Alexandre le Grand et Jules César, le dictateur ; dont l’un était le savant d’Aristote en philosophie, et l’autre était le rival de Cicéron en éloquence ; ou si quelqu’un préférait faire appel à des savants qui étaient de grands généraux, plutôt qu’à des généraux qui étaient de grands savants, qu’il prenne Epaminondas le Thébain, ou Xénophon l’Athénien ; dont l’un fut le premier qui abaissa la puissance de Sparte, et l’autre fut le premier qui fit place au renversement de la monarchie de Perse.Et ce concours est encore plus visible dans les temps que dans les personnes, par combien un âge est plus grand objet qu’un homme. Car en Egypte, en Assyrie, en Perse, en Grèce et à Rome, les mêmes époques qui sont les plus renommées pour les armes sont également les plus admirées pour leur savoir, de sorte que les plus grands auteurs et philosophes, et les plus grands capitaines et gouverneurs, ont vécu dans les mêmes âges. Il ne peut pas non plus lui en être autrement : car comme chez l’homme la maturité de la force du corps et de l’esprit vient beaucoup vers un âge, sauf que la force du corps vient un peu plus tôt, de même dans les états, les armes et l’apprentissage, dont l’un correspond au corps, l’autre à l’âme de l’homme, ont une coïncidence ou une séquence proche dans les temps.et Rome, les mêmes époques qui sont les plus renommées pour les armes sont aussi les plus admirées pour leur science, de sorte que les plus grands auteurs et philosophes, et les plus grands capitaines et gouverneurs, ont vécu dans les mêmes âges. Il ne peut pas non plus lui en être autrement : car comme chez l’homme la maturité de la force du corps et de l’esprit vient beaucoup vers un âge, sauf que la force du corps vient un peu plus tôt, de même dans les états, les armes et l’apprentissage, dont l’un correspond au corps, l’autre à l’âme de l’homme, ont une coïncidence ou une séquence proche dans les temps.et Rome, les mêmes époques qui sont les plus renommées pour les armes sont aussi les plus admirées pour leur science, de sorte que les plus grands auteurs et philosophes, et les plus grands capitaines et gouverneurs, ont vécu dans les mêmes âges. Il ne peut pas non plus lui en être autrement : car comme chez l’homme la maturité de la force du corps et de l’esprit vient beaucoup vers un âge, sauf que la force du corps vient un peu plus tôt, de même dans les états, les armes et l’apprentissage, dont l’un correspond au corps, l’autre à l’âme de l’homme, ont une coïncidence ou une séquence proche dans les temps.car de même que chez l’homme la maturité de la force du corps et de l’esprit vient beaucoup vers un âge, sauf que la force du corps vient un peu plus tôt, de même dans les états, les armes et l’apprentissage, dont l’un correspond au corps, l’autre à l’âme de l’homme, ont une coïncidence ou une séquence proche dans les temps.car de même que chez l’homme la maturité de la force du corps et de l’esprit vient beaucoup vers un âge, sauf que la force du corps vient un peu plus tôt, de même dans les états, les armes et l’apprentissage, dont l’un correspond au corps, l’autre à l’âme de l’homme, ont une coïncidence ou une séquence proche dans les temps.

(3) Et pour une question de politique et de gouvernement, que l’apprentissage, devrait plutôt nuire, que permettre à celui-ci, est une chose très improbable ; nous voyons qu’il est considéré comme une erreur de confier un corps naturel à des médecins empiriques, qui ont généralement quelques recettes agréables sur lesquelles ils sont confiants et aventureux, mais ne connaissent ni les causes des maladies, ni le teint des patients, ni le péril des accidents, ni la vraie méthode de guérison ; nous voyons que c’est une erreur semblable de s’appuyer sur des avocats ou des avocats qui ne sont que des hommes de pratique, et non fondés sur leurs livres, qui sont souvent facilement surpris quand la matière tombe en dehors de leur expérience, au préjudice des causes qu’ils traitent : ainsi, pour la même raison, ce ne peut être qu’une question d’une conséquence douteuse si les États sont dirigés par des hommes d’État empiriques, mal mêlés à des hommes fondés sur le savoir. Mais au contraire,il est presque sans exemple contradictoire qu’aucun gouvernement ait jamais été désastreux entre les mains de gouverneurs savants. Car de quelque manière qu’il ait été ordinaire chez les hommes politiques d’atténuer et d’affaiblir les savants sous le nom de pédantes ; pourtant, dans les archives du temps, il apparaît à bien des égards que les gouvernements des princes en minorité (malgré le désavantage infini de ce genre d’État) - ont néanmoins surpassé le gouvernement des princes d’âge mûr, même pour cette raison qu’ils cherchent à traduire , c’est-à-dire qu’à cette occasion l’état a été entre les mains de pedantes : car ainsi était l’état de Rome pendant les cinq premières années, qui sont tellement magnifiées, pendant la minorité de Néron, dans les mains de Sénèque, un pedenti ; ce fut encore, pendant dix ans ou plus, pendant la minorité de Gordianus le jeune,avec beaucoup d’applaudissements et de contentement dans les mains de Misithée, un pédant : il en était ainsi avant cela, dans la minorité d’Alexandre Sévère, dans un bonheur semblable, dans des mains pas très différentes, en raison de la domination des femmes, qui étaient aidées par les enseignants et les précepteurs. Non, qu’un homme regarde dans le gouvernement des évêques de Rome, comme de nom, dans le gouvernement de Pie Quintus et Sextus Quintus à notre époque, qui étaient tous deux à leur entrée estimés mais comme des frères pédants, et il trouvera que de tels Les papes font de plus grandes choses et procèdent sur des principes d’État plus vrais que ceux qui sont montés à la papauté à partir d’une éducation et d’une éducation dans les affaires d’État et les cours des princes ; car bien que les hommes élevés dans le savoir doivent peut-être chercher des points de convenance et d’accommodement pour le présent, que les Italiens appellent ragioni di stato,dont le même Pie Quintus ne put entendre parler avec patience, les qualifiant d’inventions contre la religion et les vertus morales ; mais d’un autre côté, pour récompenser cela, ils sont parfaits dans ces mêmes motifs simples de religion, de justice, d’honneur et de vertu morale, qui s’ils sont bien et attentivement poursuivis, il y aura rarement usage de ces autres, pas plus que de la physique dans un corps sain ou bien nourri. L’expérience de la vie d’un homme ne peut pas non plus fournir des exemples et des précédents pour l’événement de la vie d’un homme. Car il arrive parfois que le petit-fils, ou autre descendant, ressemble plus à l’ancêtre qu’au fils ; tant de fois les occurrences des temps présents peuvent mieux se trier avec les exemples anciens qu’avec ceux des temps postérieurs ou immédiats ; et enfin,l’esprit d’un homme ne peut pas plus contrebalancer l’apprentissage que les moyens d’un homme ne peuvent tenir le coup avec une bourse commune.

(4) Et quant à ces séductions ou indispositions particulières de l’esprit pour la politique et le gouvernement, que l’apprentissage prétend insinuer ; s’il est admis qu’une telle chose soit, il faut se rappeler que l’érudition apporte en chacun d’eux une plus grande force de médecine ou de remède qu’elle n’offre une cause d’indisposition ou d’infirmité. Car si, par une opération secrète, elle rend les hommes perplexes et irrésolus, au contraire, par un précepte clair, elle leur apprend quand et sur quel terrain se résoudre ; oui, et comment tenir les choses en suspens, sans préjudice, jusqu’à ce qu’elles se résolvent. S’il rend les hommes positifs et réguliers, il leur apprend ce qui est par nature démonstratif et ce qui est conjectural, et aussi bien l’usage des distinctions et des exceptions, que la latitude des principes et des règles.S’il égare par la disproportion ou la dissemblance des exemples, il enseigne aux hommes la force des circonstances, les erreurs de comparaison et toutes les précautions d’application ; de sorte qu’en tout cela il rectifie plus efficacement qu’il ne peut pervertir. Et ces médicaments, il les transmet beaucoup plus fortement à l’esprit des hommes par la rapidité et la pénétration des exemples. Car qu’un homme regarde dans les erreurs de Clément VII, si vives décrites par Guicciardini, qui a servi sous lui, ou dans les erreurs de Cicéron, peintes par son propre crayon dans ses épîtres à Atticus, et il volera rapidement d’être irrésolu. Qu’il examine les erreurs de Phocion, et il se gardera d’être obstiné ou inflexible. Qu’il lise seulement la fable d’Ixion, et cela l’empêchera d’être vaporeux ou imaginatif. Qu’il examine les erreurs de Caton II.,et il ne sera jamais l’un des Antipodes, pour marcher à l’opposé du monde actuel.

(5) Et pour la vanité que l’apprentissage devrait disposer les hommes aux loisirs et à l’intimité, et rendre les hommes paresseux : c’était une chose étrange si ce qui habitue l’esprit à un mouvement et à une agitation perpétuels devait induire la paresse, alors qu’au contraire, il peut être vraiment affirmé qu’aucune espèce d’hommes n’aime les affaires pour elles-mêmes, mais celles qui sont savantes ; car d’autres l’aiment pour le profit, comme un mercenaire qui aime le travail pour le salaire ; ou pour l’honneur, comme parce qu’il les supporte aux yeux des hommes, et rafraîchit leur réputation, qui autrement s’userait ; ou parce qu’elle leur fait penser à leur fortune, et leur donne occasion de plaisir et de déplaisir ; ou parce qu’il exerce une faculté dont ils sont fiers, et les divertit ainsi avec bonne humeur et vanités agréables envers eux-mêmes ;ou parce qu’elle fait avancer n’importe quelle autre fin. De sorte que, comme on dit des valeurs fausses, que les valeurs de certains hommes sont aux yeux de ceux qui les regardent, de même les industries de ces hommes sont aux yeux des autres, ou, du moins, à l’égard de leurs propres conceptions ; seuls les hommes savants aiment les affaires comme une action selon la nature, aussi agréable à la santé de l’esprit que l’exercice l’est à la santé du corps, prenant plaisir à l’action elle-même, et non à l’achat, de sorte que de tous les hommes ils sont les plus infatigables, si c’est envers toute entreprise qui peut retenir ou retenir leur esprit.aussi agréable à la santé de l’esprit que l’exercice l’est à la santé du corps, prenant plaisir à l’action elle-même, et non à l’achat, de sorte que de tous les hommes ils sont les plus infatigables, si c’est envers toute entreprise qui peut tenir ou retenir leur dérange.aussi agréable à la santé de l’esprit que l’exercice l’est à la santé du corps, prenant plaisir à l’action elle-même, et non à l’achat, de sorte que de tous les hommes ils sont les plus infatigables, si c’est envers toute entreprise qui peut tenir ou retenir leur dérange.

(6) Et si quelqu’un est laborieux dans la lecture et l’étude, et pourtant oisif dans les affaires et l’action, il se développe à partir d’une faiblesse du corps ou d’une douceur d’esprit, comme Sénèque parle de : Quidam tam sunt umbratiles, ut putent in turbido esse quicquid in luce est ; et non d’apprendre : il se peut bien qu’un tel point de la nature d’un homme le pousse à se donner à l’apprentissage, mais ce n’est pas l’apprentissage qui engendre un tel point dans sa nature.

(7) Et que l’apprentissage devrait prendre trop de temps ou de loisirs : je réponds, l’homme le plus actif ou le plus occupé qui ait été ou puisse être, a (sans aucun doute) de nombreux temps de loisirs vacants pendant qu’il attend les marées et les retours des affaires (sauf s’il est soit fastidieux et sans expédition, soit légèrement et indignement ambitieux pour se mêler de choses qui peuvent être mieux faites par d’autres), et alors la question est de savoir comment ces espaces et ces temps de loisirs seront remplis et dépensés ; que ce soit dans le plaisir ou dans les études ; comme l’a bien répondu Démosthène à son adversaire schine, c’était un homme adonné au plaisir, et lui a dit « Que ses discours sentaient la lampe. « En effet, dit Démosthène, il y a une grande différence entre les choses que vous et moi faisons à la lumière d’une lampe. Donc, comme nul ne doit douter que l’apprentissage expulsera les affaires,mais plutôt il gardera et défendra la possession de l’esprit contre l’oisiveté et le plaisir, qui autrement à l’improviste peuvent entrer au préjudice des deux.

(8) Encore une fois, pour cette autre vanité que l’apprentissage devrait saper le respect des lois et du gouvernement, c’est assurément une simple dépravation et calomnie, sans toute ombre de vérité. Car dire qu’une coutume aveugle d’obéissance doit être une obligation plus sûre que le devoir enseigné et compris, c’est affirmer qu’un aveugle peut marcher plus sûrement par un guide qu’un voyant par une lumière. Et c’est sans aucune controverse que l’apprentissage rend l’esprit des hommes doux, généreux, maniable et souple envers le gouvernement ; tandis que l’ignorance les rend grossiers, contrariés et mutins : et l’évidence du temps clarifie cette affirmation, considérant que les temps les plus barbares, les plus grossiers et les plus incultes ont été les plus sujets aux tumultes, aux séditieux et aux changements.

(9) Et quant au jugement de Caton le Censeur, il fut bien puni pour son blasphème contre le savoir, du même genre qu’il avait offensé ; car, lorsqu’il eut passé soixante ans, il fut pris d’un désir extrême de retourner à l’école et d’apprendre la langue grecque, jusqu’à lire attentivement les auteurs grecs ; ce qui démontre bien que son ancienne censure de l’étude grecque était plutôt une gravité affectée, que selon le sens intérieur de sa propre opinion. Et quant aux vers de Virgile, bien qu’il lui plut de braver le monde en prenant aux Romains l’art de l’empire, et en laissant à d’autres les arts des sujets, pourtant tant de choses sont manifestes - que les Romains ne sont jamais montés à cette hauteur d’empire jusqu’à ce que le temps qu’ils s’étaient élevés à la hauteur des autres arts. Car au temps des deux premiers Césars,qui avait l’art de gouverner dans la plus grande perfection, vivait le meilleur poète, Virgilius Maro ; le meilleur historiographe, Titus Livius ; le meilleur antiquaire, Marcus Varro ; et le meilleur ou le deuxième orateur, Marcus Cicero, qui à la mémoire de l’homme sont connus. Quant à l’accusation de Socrate, il faut se souvenir du temps où elle fut poursuivie ; qui était sous les Trente Tyrans, les personnes les plus basses, sanglantes et envieuses qui aient gouverné ; quelle révolution d’État n’était à peine terminée que Socrate, dont on avait fait un homme criminel, est devenu un homme héroïque, et sa mémoire s’accumule avec les honneurs divins et humains ; et ses discours, qu’on appelait alors corruption des mœurs, furent ensuite reconnus pour les remèdes souverains de l’esprit et des mœurs, et ainsi ont été reçus depuis jusqu’à ce jour. Que ceci, donc,servir de réponse aux politiques qui, dans leur sévérité humoristique, ou dans leur gravité feinte, ont osé jeter des imputations sur le savoir ; quelle argumentation néanmoins (sauf que nous ne savons pas si nos travaux peuvent s’étendre à d’autres âges) n’était pas nécessaire pour le présent, en ce qui concerne l’amour et le respect envers l’apprentissage que l’exemple et le visage de deux princes si savants, la reine Elizabeth et Votre Majesté , étant comme Castor et Pollux, lucida sidera, étoiles d’une excellente lumière et d’une influence des plus bénignes, a travaillé dans tous les hommes de place et d’autorité dans notre nation.en ce qui concerne l’amour et le respect envers l’apprentissage que l’exemple et le visage de deux princes si savants, la reine Elizabeth et Votre Majesté, étant comme Castor et Pollux, lucida sidera, étoiles d’une excellente lumière et d’une influence des plus bénignes, ont forgé chez tous les hommes de place et d’autorité dans notre nation.en ce qui concerne l’amour et le respect envers l’apprentissage que l’exemple et le visage de deux princes si savants, la reine Elizabeth et Votre Majesté, étant comme Castor et Pollux, lucida sidera, étoiles d’une excellente lumière et d’une influence des plus bénignes, ont forgé chez tous les hommes de place et d’autorité dans notre nation.

III.

(1) Nous arrivons donc maintenant à cette troisième sorte de discrédit ou de diminution de crédit qui pousse à l’apprentissage des hommes savants eux-mêmes, qui se sépare généralement le plus rapidement : c’est soit de leur fortune, soit de leurs manières, soit de la nature de leurs études. . Pour les premiers, ce n’est pas en leur pouvoir ; et la seconde est accidentelle ; le troisième seul est propre à être manié : mais parce que nous ne sommes pas en possession d’une vraie mesure, mais d’une estimation et d’une vanité populaires, il n’est pas inutile de parler un peu des deux premiers. Les dérogations qui poussent donc à l’apprentissage de la fortune ou de la condition des savants, sont soit à l’égard de la rareté des moyens, soit à l’égard de l’intimité de la vie et de la bassesse des emplois.

(2) Concernant le besoin, et que c’est le cas des hommes instruits de commencer généralement avec peu, et de ne pas s’enrichir aussi vite que les autres hommes, parce qu’ils ne convertissent pas leurs travaux principalement en gain et en augmentation, il était bon de laisser le lieu commun dans l’éloge de la pauvreté à quelque frère à gérer, à qui Machiavel a beaucoup attribué à ce point quand il a dit, « Que le royaume du clergé était depuis longtemps à la fin, si la réputation et le respect envers la pauvreté de les frères n’avaient pas confirmé le scandale des superflus et des excès des évêques et des prélats. Ainsi on pourrait dire que la félicité et la délicatesse des princes et des grands personnages s’étaient depuis longtemps transformées en grossièreté et en barbarie, si la pauvreté du savoir n’avait entretenu la civilité et l’honneur de la vie ; mais sans ces avantages,il vaut la peine d’observer ce que la pauvreté de fortune fut pendant quelques siècles une chose respectueuse et honorée dans l’état romain, qui pourtant était un état sans paradoxes. Car nous voyons ce que dit Titus Livius dans son introduction : Cæterum aut me amor negotii suscepti fallit aut nulla unquam respublica nec major, nec sanctior, nec bonis exemplis ditior fuit ; nca à quam tam sero avaritia luxuriaque immigraverint ; nec ubi tantus ac tam diu paupertati ac parsimoniæ honos fuerit. Nous voyons de même, après que l’état de Rome n’était pas lui-même, mais a dégénéré, comment cette personne qui l’a pris pour conseiller de Jules César après sa victoire où commencer sa restauration de l’état, en fait de tous les points le plus résumé pour enlever l’estimation de la richesse : Verum hæc et omnia mala pariter cum honore pecuniæ desinent ; si neque magistratus,neque alia vulgo cupienda, venalia erunt. Pour conclure ce point : comme il a été dit vraiment que Paupertas est virtutis fortuna, bien que parfois cela vienne du vice, on peut dire avec justesse que, bien que parfois cela puisse provenir d’un mauvais gouvernement et d’un accident. Sûrement Salomon l’a prononcé à la fois dans la censure, Qui festinat ad divitias non erit insons ; et dans le précepte : « Achetez la vérité et ne la vendez pas ; et ainsi de sagesse et de connaissance ; » jugeant que les moyens devaient être dépensés pour apprendre, et non apprendre à être appliqués aux moyens. Et quant à l’intimité ou à l’obscurité (comme cela peut être expliqué dans l’estimation vulgaire) de la vie des hommes contemplatifs, c’est un thème si commun d’exalter une vie privée, non taxée de sensualité et de paresse, en comparaison et au détriment d’un la vie civile, pour la sécurité, la liberté, le plaisir et la dignité,ou au moins la liberté de l’indignité, comme personne ne le gère mais le gère bien ; une telle consonance qu’elle a aux vanités des hommes dans l’expression, et aux consentements des hommes dans la permission. Ceci seulement j’ajouterai, que les hommes savants oubliés dans les états et ne vivant pas aux yeux des hommes, sont comme les images de Cassius et de Brutus dans les funérailles de Junia, dont, n’étant pas représenté comme beaucoup d’autres, Tacite dit, Eo ipso præfulgebant quod non visbantur.Eo ipso præfulgebant quod non visbantur.Eo ipso præfulgebant quod non visbantur.

(3) Et pour la mesquinerie de l’emploi, ce qui est le plus traduit en mépris, c’est que le gouvernement de la jeunesse leur est communément attribué ; quel âge, parce que c’est l’âge de la moindre autorité, il est transféré au mépris de ces emplois où la jeunesse est au courant, et qui sont au courant de la jeunesse. Mais combien cette traduction est injuste (si vous voulez réduire les choses de la popularité de l’opinion à la mesure de la raison) peut paraître en ce que nous voyons que les hommes sont plus curieux de ce qu’ils mettent dans un vase neuf que dans un vase aguerri ; et quelle moisissure ils font sur une jeune plante que sur une plante corroborent ; de sorte que ces termes et temps les plus faibles de toutes choses utilisent pour avoir les meilleures applications et aides. Et écouterez-vous les rabbins hébreux ? « Vos jeunes gens auront des visions, et vos vieillards auront des songes : » disent-ils, la jeunesse est l’âge le plus digne,car les visions sont-elles des apparitions de Dieu plus proches que les rêves ? Et qu’il soit à noter que de toute façon la condition de vie des pédantes a été méprisée sur les théâtres, comme le singe de la tyrannie ; et que le relâchement ou la négligence moderne n’a pas dûment tenu compte du choix des maîtres d’école et des tuteurs ; pourtant l’ancienne sagesse des meilleurs temps se plaignait toujours à juste titre que les États étaient trop occupés de leurs lois et trop négligents en matière d’éducation : quelle excellente partie de l’ancienne discipline a été en quelque sorte ravivée ces derniers temps par les collèges de les jésuites ; dont, bien qu’en ce qui concerne leur superstition je puisse dire, Quo meliores, eo deteriores ; pourtant à ce sujet, et à propos de quelques autres points concernant l’apprentissage humain et les questions morales, je peux dire, comme Agésilas l’a dit à son ennemi Pharnabaze, Talis quum sis, utunam noster esses.Et cela touchant les discrédits tirés de la fortune des savants.

(4) En ce qui concerne les mœurs des savants, c’est une chose personnelle et individuelle : et sans doute il y a parmi eux, comme dans les autres professions, de toutes températures ; Au-delà de l’étude des mœurs, les études ont une influence et une action sur les mœurs de ceux qui les connaissent.

(5) Mais sur un examen attentif et indifférent, je ne peux pour ma part trouver aucune honte à l’étude peut provenir des manières des hommes instruits ; ne leur sont pas inhérents tels qu’ils sont appris ; sauf que ce soit une faute (qui était la faute supposée de Démosthène, Cicéron, Caton II., Sénèque et bien d’autres) que parce que les temps qu’ils lisent sont généralement meilleurs que les temps dans lesquels ils vivent, et les devoirs enseignés mieux que les devoirs exercés, ils luttent quelquefois trop loin pour amener les choses à la perfection, et pour réduire la corruption des mœurs à l’honnêteté de préceptes ou d’exemples d’une trop grande hauteur. Et pourtant, ils ont suffisamment de mises en garde dans leurs propres démarches. Car Solon, lorsqu’on lui a demandé s’il avait donné à ses citoyens les meilleures lois, a répondu avec sagesse : « Oui, de ceux qu’ils recevraient : » et Platon,constatant que son propre cœur ne pouvait être d’accord avec les mœurs corrompues de son pays, refusa d’occuper une place ou une fonction, en disant : . " Et le conseiller de César fit la même mise en garde : Non ad vetera instituta revocans quæ jampridem corruptis moribus ludibrio sunt ; et Cicéron note cette erreur directement dans Caton II. lorsqu’il écrit à son ami Atticus, Cato optime sentit, sed nocet interdum reipublicæ ; loquitur enim tanquam in republicâ Platonis, non tanquam in fæce Romuli. Et le même Cicéron excuse et explique aux philosophes d’aller trop loin et d’être trop précis dans leurs prescriptions lorsqu’il dit : Isti ipse præceptores virtutis et magistri videntur fines officiorum paulo longius quam natura vellet protulisse,ut cum ad ultimum animo contentissemus, ibi tamen, ubi oportet, consistremus : et pourtant lui-même aurait pu dire : Monitis sum minor ipse meis ; car c’était sa propre faute, quoique pas à un degré aussi extrême.

(6) Une autre faute de ce genre a également été commise par les hommes instruits, c’est qu’ils ont estimé la conservation, le bien et l’honneur de leur pays ou de leurs maîtres avant leur propre fortune ou sécurité. Car ainsi dit Démosthène aux Athéniens : « S’il vous plaît de le noter, mes conseils à votre égard ne sont pas tels que je deviendrais grand parmi vous et que vous deveniez petit parmi les Grecs ; mais ils sont de cette nature car ils ne sont parfois pas bons à donner à moi, mais sont toujours bons à suivre pour vous. Et ainsi Sénèque, après avoir consacré ce quinquennat Neronis à la gloire éternelle des gouverneurs savants, a maintenu son cours honnête et loyal de bon et libre conseil après que son maître soit devenu extrêmement corrompu dans son gouvernement. Ce point ne peut pas non plus être autrement,car l’apprentissage donne à l’esprit des hommes un véritable sens de la fragilité de leur personne, de la perte de leur fortune, de la dignité de leur âme et de leur vocation, de sorte qu’il leur est impossible d’estimer qu’une grandeur de leur propre fortune peut être un fin vraie ou digne de leur être et de leur ordonnance, et sont donc désireux de rendre compte à Dieu, et ainsi de même à leurs maîtres sous Dieu (en tant que rois et les états qu’ils servent) dans ces mots, Ecce tibi lucrefeci, et non Ecce mihi lucrefeci ; tandis que les sortes de simples politiques corrupteurs, qui n’ont pas établi leurs pensées par l’apprentissage dans l’amour et l’appréhension du devoir, ni ne regardent jamais à l’étranger dans l’universalité, renvoient toutes choses à eux-mêmes et se jettent au centre du monde, comme si toutes les lignes devraient se rencontrer en eux et leurs fortunes,ne se souciant jamais dans toutes les tempêtes de ce que devient le navire de l’État, afin qu’ils puissent se sauver dans le coq de leur propre fortune ; tandis que les hommes qui sentent le poids du devoir et connaissent les limites de l’amour-propre ont l’habitude de remplir leurs places et leurs devoirs, quoique avec péril ; et s’ils se tiennent dans des changements séditieux et violents, c’est plutôt le respect que plusieurs fois les deux parties adverses donnent à l’honnêteté, que n’importe quel avantage polyvalent de leur propre voiture. Mais pour ce point de sens tendre et d’obligation rapide du devoir que l’apprentissage doth doth l’esprit avec, quelle que soit la fortune peut le taxer, et beaucoup dans la profondeur de leurs principes corrompus peuvent le mépriser, pourtant il recevra une allocation ouverte, et a donc besoin le moins de réfutation ou d’excuse.tandis que les hommes qui sentent le poids du devoir et connaissent les limites de l’amour-propre ont l’habitude de remplir leurs places et leurs devoirs, quoique avec péril ; et s’ils se tiennent dans des changements séditieux et violents, c’est plutôt le respect que plusieurs fois les deux parties adverses donnent à l’honnêteté, que n’importe quel avantage polyvalent de leur propre voiture. Mais pour ce point de sens tendre et d’obligation rapide du devoir que l’apprentissage doth doth l’esprit avec, quelle que soit la fortune peut le taxer, et beaucoup dans la profondeur de leurs principes corrompus peuvent le mépriser, pourtant il recevra une allocation ouverte, et a donc besoin le moins de réfutation ou d’excuse.tandis que les hommes qui sentent le poids du devoir et connaissent les limites de l’amour-propre ont l’habitude de remplir leurs places et leurs devoirs, quoique avec péril ; et s’ils se tiennent dans des changements séditieux et violents, c’est plutôt le respect que plusieurs fois les deux parties adverses donnent à l’honnêteté, que n’importe quel avantage polyvalent de leur propre voiture. Mais pour ce point de sens tendre et d’obligation rapide du devoir que l’apprentissage doth doth l’esprit avec, quelle que soit la fortune peut le taxer, et beaucoup dans la profondeur de leurs principes corrompus peuvent le mépriser, pourtant il recevra une allocation ouverte, et a donc besoin le moins de réfutation ou d’excuse.c’est plutôt le respect que souvent les deux parties adverses accordent à l’honnêteté, que n’importe quel avantage polyvalent de leur propre voiture. Mais pour ce point de sens tendre et d’obligation rapide du devoir que l’apprentissage doth doth l’esprit avec, quelle que soit la fortune peut le taxer, et beaucoup dans la profondeur de leurs principes corrompus peuvent le mépriser, pourtant il recevra une allocation ouverte, et a donc besoin le moins de réfutation ou d’excuse.c’est plutôt le respect que souvent les deux parties adverses accordent à l’honnêteté, que n’importe quel avantage polyvalent de leur propre voiture. Mais pour ce point de sens tendre et d’obligation rapide du devoir que l’apprentissage doth doth l’esprit avec, quelle que soit la fortune peut le taxer, et beaucoup dans la profondeur de leurs principes corrompus peuvent le mépriser, pourtant il recevra une allocation ouverte, et a donc besoin le moins de réfutation ou d’excuse.

(7) Un autre défaut commun aux savants, qui peut être plus correctement défendu que vraiment nié, est qu’ils échouent parfois à s’appliquer à des personnes particulières, qui manquent d’application exacte découle de deux causes - l’une, parce que le la grandeur de leur esprit peut difficilement se limiter à s’attarder à l’observation ou à l’examen exquis de la nature et des coutumes d’une personne, car c’est un discours pour un amoureux, et non pour un homme sage, Satis magnum alter alteri theatrum sumus. Néanmoins je céderai que celui qui ne peut pas contracter la vue de son esprit aussi bien que la disperser et la dilater, a besoin d’une grande faculté. Mais il y a une seconde cause, qui n’est pas une incapacité, mais un rejet du choix et du jugement.Car les limites honnêtes et justes de l’observation d’une personne sur une autre ne s’étendent pas plus loin que de la comprendre suffisamment, afin de ne pas l’offenser, ou de pouvoir lui donner un conseil fidèle, ou de se tenir sur une garde et une prudence raisonnables dans respect de soi d’un homme. Mais spéculer sur un autre homme jusqu’à savoir comment le travailler, ou l’enrouler, ou le gouverner, procède d’un cœur double et fourchu, et non pas entier et naïf ; ce qui, comme dans l’amitié c’est un manque d’intégrité, de même envers les princes ou les supérieurs est un manque de devoir. Car la coutume du Levant, qui est que les sujets s’abstiennent de regarder ou de fixer leurs yeux sur les princes, est dans la cérémonie extérieure barbare, mais la morale est bonne ; car les hommes ne doivent pas, par des observations rusées et courbées, percer et pénétrer dans le cœur des rois,que l’Écriture a déclaré impénétrable.

(8) Il y a encore un autre défaut (avec lequel je conclurai cette partie) qui est souvent noté chez les hommes instruits, qu’ils manquent souvent d’observer la décence et la discrétion dans leur comportement et leur attitude, et commettent des erreurs sur des points petits et ordinaires. d’action, de même que les capacités vulgaires les jugent dans les plus grandes choses par ce qui leur manque dans les plus petites. Mais cette conséquence trompe souvent les hommes, pour laquelle je les renvoie à ce qui a été dit par Thémistocle, étant appliqué avec arrogance et incivilité à lui-même de sa propre bouche, mais, étant appliqué à l’état général de cette question, avec pertinence et à juste titre, quand, étant invité à toucher un luth, il dit : « Il ne savait pas jouer du violon, mais il pouvait faire d’une petite ville un grand État. » Ainsi, sans aucun doute, beaucoup peuvent être bien vus dans les passages du gouvernement et de la politique qui doivent être recherchés dans des occasions petites et ponctuelles. Je les renvoie aussi à ce que Platon a dit de son maître Socrate, qu’il a comparé aux gallipots des apothicaires, qui au dehors avaient des singes et des hiboux et des antiquités, mais renfermaient à l’intérieur des liqueurs et des confiseries souveraines et précieuses ; reconnaissant que, à un rapport externe, il n’était pas sans légèreté et difformités superficielles, mais était intérieurement rempli d’excellentes vertus et pouvoirs. Et tant de choses touchant le point des mœurs des savants.mais contenu dans des liqueurs et confiseries souveraines et précieuses ; reconnaissant que, à un rapport externe, il n’était pas sans légèreté et difformités superficielles, mais était intérieurement rempli d’excellentes vertus et pouvoirs. Et tant de choses touchant le point des mœurs des savants.mais contenu dans des liqueurs et confiseries souveraines et précieuses ; reconnaissant que, à un rapport externe, il n’était pas sans légèreté et difformités superficielles, mais était intérieurement rempli d’excellentes vertus et pouvoirs. Et tant de choses touchant le point des mœurs des savants.

(9) Mais en attendant, je n’ai aucun but à accorder à certaines conditions et cours vils et indignes, dans lesquels divers professeurs d’érudition se sont fait du tort et sont allés trop loin ; tels qu’étaient ces philosophes de tranchées qui, à l’époque ultérieure de l’État romain, étaient généralement dans les maisons de grandes personnes, n’étant guère mieux que des parasites solennels, de cette sorte, Lucian fait une joyeuse description du philosophe que la grande dame a pris pour monter avec elle dans son carrosse, et aurait besoin qu’il porte son petit chien, ce qu’il faisait de manière officieuse et pourtant inconvenante, le page se moqua et dit : " Qu’il doutait que le philosophe d’un stoïcien devienne un cynique. " Mais, par dessus tout le reste, cette flatterie grossière et palpable pour laquelle beaucoup de non-inexpérimentés ont abaissé et abusé de leur esprit et de leur plume, transformant (comme le dit Du Bartas) Hécube en Hélène,et Faustine dans Lucrèce, a le plus diminué le prix et l’estimation de l’étude. La dédicace moderne des livres et des écrits, quant aux mécènes, n’est pas non plus à féliciter, car ces livres (tels que ceux qui méritent le nom de livres) ne devraient avoir de mécènes que la vérité et la raison. Et l’ancienne coutume était de ne les dédier qu’à des amis privés et égaux, ou d’intituler les livres avec leurs noms ; ou s’il s’agissait de rois et de grandes personnes, c’était à certains tels que l’argument du livre était propre et convenable ; mais ces cours et les autres peuvent mériter plutôt la répréhension que la défense.Et l’ancienne coutume était de ne les dédier qu’à des amis privés et égaux, ou d’intituler les livres avec leurs noms ; ou s’il s’agissait de rois et de grandes personnes, c’était à certains tels que l’argument du livre était propre et convenable ; mais ces cours et les autres peuvent mériter plutôt la répréhension que la défense.Et l’ancienne coutume était de ne les dédier qu’à des amis privés et égaux, ou d’intituler les livres avec leurs noms ; ou s’il s’agissait de rois et de grandes personnes, c’était à certains tels que l’argument du livre était propre et convenable ; mais ces cours et les autres peuvent mériter plutôt la répréhension que la défense.

(10) Non que je puisse taxer ou condamner la morigration ou l’application des hommes savants aux hommes de fortune. Car la réponse était bonne que Diogène fit à quelqu’un qui lui demanda par dérision : « Comment se fait-il que les philosophes soient les disciples des hommes riches, et non les hommes riches des philosophes ? Il répondit sobrement, et pourtant brusquement : « Parce que les uns savaient de quoi ils avaient besoin, et les autres non. » Et de même nature fut la réponse qu’Aristippe fit, lorsqu’il eut une requête à Dionysius, et aucune oreille ne lui fut accordée, il tomba à ses pieds, sur quoi Dionysius resta et lui donna l’audition, et l’accorda ; et ensuite quelqu’un, tendre au nom de la philosophie, reprocha à Aristippe d’offrir à la profession de philosophie une indignité telle qu’un procès privé tombe aux pieds d’un tyran ; mais il répondit : « Ce n’était pas de sa faute,mais c’était la faute de Dionysos, qui avait les oreilles dans les pieds. Il ne s’agissait pas non plus de faiblesse, mais de discrétion, en lui qui ne voulait pas disputer le meilleur de lui-même à Adrianus César, s’excusant : « C’était une raison de céder à celui qui commandait trente légions. Ces applications et similaires, et s’abaissant à des points de nécessité et de commodité, ne peuvent être rejetées ; car bien qu’ils puissent avoir quelque bassesse extérieure, cependant dans un jugement vraiment rendu, ils doivent être considérés comme des soumissions à l’occasion et non à la personne.et s’abaisser à des points de nécessité et de commodité, ne peut être rejeté ; car bien qu’ils puissent avoir quelque bassesse extérieure, cependant dans un jugement vraiment rendu, ils doivent être considérés comme des soumissions à l’occasion et non à la personne.et s’abaisser à des points de nécessité et de commodité, ne peut être rejeté ; car bien qu’ils puissent avoir quelque bassesse extérieure, cependant dans un jugement vraiment rendu, ils doivent être considérés comme des soumissions à l’occasion et non à la personne.

IV.

(1) Maintenant je passe à ces erreurs et vanités qui sont intervenues parmi les études elles-mêmes des savants, qui est ce qui est principal et propre à la présente argumentation ; où mon but n’est pas de justifier les erreurs, mais par une censure et une séparation des erreurs de faire une justification de ce qui est bon et sain, et de délivrer cela de la calomnie de l’autre. Car nous voyons que c’est la manière des hommes de scandaliser et de dépraver ce qui conserve l’état et la vertu, en profitant de ce qui est corrompu et dégénéré, comme les païens de l’Église primitive avaient l’habitude de souiller et de souiller les chrétiens de leurs fautes. et les corruptions des hérétiques. Mais néanmoins je n’ai pas l’intention à ce moment de faire une quelconque animadversion exacte des erreurs et des obstacles en matière d’apprentissage,qui sont plus secrets et éloignés de l’opinion vulgaire, mais seulement pour parler à ceux qui tombent sous ou près d’une observation populaire.

(2) Il y a donc principalement trois vanités dans les études, par lesquelles l’apprentissage a été le plus traduit. Pour ces choses que nous estimons vaines qui sont fausses ou frivoles, celles qui n’ont aucune vérité ou aucune utilité ; et ces personnes que nous estimons vaniteuses, qui sont soit crédules, soit curieuses ; et la curiosité est soit dans la matière, soit dans les mots : de sorte que dans la raison aussi bien que dans l’expérience, il y a ces trois maux (comme je peux les appeler) de l’apprentissage - le premier, l’apprentissage fantastique ; le second, l’apprentissage litigieux ; et le dernier, délicat apprentissage ; vaines imaginations, vaines altercations et vaines affectations ; et avec le dernier je commencerai. Martin Luther, conduit sans doute par une plus haute Providence, mais en discours de raison, trouvant quelle province il avait entreprise contre l’évêque de Rome et les traditions dégénérées de l’Église,et trouvant sa propre solitude, n’étant nullement aidé par les opinions de son temps, fut forcé de réveiller toute l’antiquité, et d’appeler les temps anciens à ses secours pour faire parti contre le temps présent. De sorte que les auteurs antiques, tant en divinité qu’en humanité, qui avaient longtemps dormi dans les bibliothèques, commencèrent généralement à être lus et tournés. Ceci, par conséquent, faisait appel à la nécessité d’un travail plus exquis dans les langues originales, dans lesquelles ces auteurs écrivaient, pour la meilleure compréhension de ces auteurs, et le meilleur avantage de presser et d’appliquer leurs mots. Et cela grandit, à nouveau, un plaisir dans leur manière de style et de phrase, et une admiration pour ce genre d’écriture,ce qui a été beaucoup favorisé et précipité par l’inimitié et l’opposition que les partisans de ces opinions primitives mais apparemment nouvelles avaient contre les scolastiques, qui étaient généralement de la partie contraire, et dont les écrits étaient tout à fait dans un style et une forme différents ; prendre la liberté d’inventer et d’encadrer de nouveaux termes d’art pour exprimer leur propre sens et éviter le circuit de la parole, sans égard à la pureté, à l’agrément et (comme je peux l’appeler) à la légalité de la phrase ou du mot. Et encore, parce que le grand travail était alors avec le peuple (dont les Pharisiens avaient l’habitude de dire, Execrabilis ista turba, quæ non novit legem), pour le gagner et le persuader, il a nécessairement grandi en prix et en éloquence et la variété du discours, comme l’accès le plus approprié et le plus forcé à la capacité du genre vulgaire ;de sorte que ces quatre causes concourantes, l’admiration des auteurs anciens, la haine des scolastiques, l’étude exacte des langues et l’efficacité de la prédication, amenèrent une étude affectueuse de l’éloquence et de la copie de la parole, qui commença alors à fleurir. Ceci s’est développé rapidement à un excès ; car les hommes ont commencé à chasser plus les mots que la matière - plus après le choix de la phrase, et la composition ronde et nette de la phrase, et la douce chute des clauses, et la variation et l’illustration de leurs travaux avec des tropes et des figures, qu’après le poids de la matière, la valeur du sujet, la solidité de l’argument, la vie de l’invention ou la profondeur du jugement. Puis grandit la veine fluide et aqueuse d’Osorius, l’évêque du Portugal, pour être à prix.Puis Sturmius a consacré des peines si infinies et si curieuses à Cicéron l’Orateur et à Hermogène le Rhétoricien, en plus de ses propres livres de Périodes et d’Imitation, etc. Puis Car de Cambridge et Ascham avec leurs conférences et leurs écrits divinisèrent presque Cicéron et Démosthène, et attirèrent tous les jeunes hommes studieux vers ce genre d’apprentissage délicat et poli. Puis Erasme profita de l’écho moqueur, Decem annos consuumpsi in legendo Cicerone ; et l’écho répondit en grec, Un, Asine. Alors a grandi l’étude des écoliers pour être tout à fait méprisée comme barbare. En somme, toute l’inclination et le penchant de cette époque étaient plutôt vers la copie que vers le poids.Puis Car de Cambridge et Ascham avec leurs conférences et leurs écrits divinisèrent presque Cicéron et Démosthène, et attirèrent tous les jeunes hommes studieux vers ce genre d’apprentissage délicat et poli. Puis Erasme profita de l’écho moqueur, Decem annos consuumpsi in legendo Cicerone ; et l’écho répondit en grec, Un, Asine. Alors a grandi l’étude des écoliers pour être tout à fait méprisée comme barbare. En somme, toute l’inclination et le penchant de cette époque étaient plutôt vers la copie que vers le poids.Puis Car de Cambridge et Ascham avec leurs conférences et leurs écrits divinisèrent presque Cicéron et Démosthène, et attirèrent tous les jeunes hommes studieux vers ce genre d’apprentissage délicat et poli. Puis Erasme profita de l’écho moqueur, Decem annos consuumpsi in legendo Cicerone ; et l’écho répondit en grec, Un, Asine. Alors a grandi l’étude des écoliers pour être tout à fait méprisée comme barbare. En somme, toute l’inclination et le penchant de cette époque étaient plutôt vers la copie que vers le poids.toute l’inclination et le penchant de cette époque étaient plutôt vers la copie que vers le poids.toute l’inclination et le penchant de cette époque étaient plutôt vers la copie que vers le poids.

(3) Voici donc [est] la première maladie de l’apprentissage, lorsque les hommes étudient les mots et non la matière ; dont, bien que j’aie représenté un exemple des derniers temps, il a été et sera secundum majus et minus dans tous les temps. Et comment est-ce possible mais cela devrait avoir une opération pour discréditer l’apprentissage, même avec des capacités vulgaires, quand ils voient les travaux des hommes savants comme la première lettre d’un brevet ou d’un livre limité, qui bien qu’il ait de grandes fioritures, pourtant ce n’est qu’une lettre ? Il me semble que la frénésie de Pygmalion est un bon emblème ou portrait de cette vanité ; car les mots ne sont que les images de la matière, et à moins qu’ils n’aient une vie de raison et d’invention, tomber amoureux d’eux est tout autant que tomber amoureux d’une image.

(4) Mais pourtant c’est une chose de ne pas être condamné à la hâte, de revêtir et d’orner l’obscurité même de la philosophie elle-même d’une élocution sensée et plausible. Car nous en avons de grands exemples chez Xénophon, Cicéron, Sénèque, Plutarque et Platon aussi dans une certaine mesure ; et de même il y a une grande utilité, car sûrement, à l’inquisition sévère de la vérité et au progrès profond de la philosophie, c’est un obstacle parce qu’il est trop tôt satisfaisant pour l’esprit de l’homme, et étouffe le désir de recherche plus avant avant que nous venions. à une période juste. Mais alors, si un homme doit avoir un quelconque usage d’une telle connaissance dans des occasions civiles, de conférence, de conseil, de persuasion, de discours, ou similaire, alors il la trouvera préparée à ses mains dans les auteurs qui écrivent de cette manière. Mais l’excès de ceci est si justement méprisable, que comme Hercule,lorsqu’il vit l’image d’Adonis, le serviteur de Vénus, dans un temple, dit avec dédain, Nil sacri es ; donc il n’y a aucun des disciples d’Hercule dans l’apprentissage - c’est-à-dire le genre le plus sévère et le plus laborieux d’enquêteurs sur la vérité - mais méprisera ces délicatesses et ces affectations, comme étant en effet capables d’aucune divinité. Et donc une grande partie de la première maladie ou maladie de l’apprentissage.

(5) La seconde qui suit est par nature pire que la première : car comme la substance de la matière est meilleure que la beauté des mots, de même au contraire la vaine matière est pire que les vaines paroles : où il semble que la répréhension de saint Paul n’était pas seulement appropriée. pour ces temps, mais prophétique pour les temps suivants ; et non seulement respectif à la divinité, mais étendu à toute connaissance : Devita profanas vocum novitates, et oppositiones falsi nominis scientiæ. Car il attribue deux marques et insignes de science suspecte et falsifiée : l’une, la nouveauté et l’étrangeté des termes ; l’autre, la rigueur des positions, qui induisent nécessairement des oppositions, donc des questions et des altercations. Assurément, comme autant de substances solides de la nature se putréfient et se corrompent en vers ;- c’est donc la propriété d’une bonne et saine connaissance de se putréfier et de se dissoudre en un certain nombre de questions subtiles, oiseuses, malsaines et (comme je peux les appeler) vermiculées, qui ont en effet une sorte de rapidité et de vie d’esprit, mais aucune solidité de la matière ou qualité de la qualité. Ce genre d’apprentissage dégénéré régnait principalement parmi les écoliers, qui avaient un esprit vif et fort, et une abondance de loisirs, et une petite variété de lecture, mais leur esprit étant enfermé dans les cellules de quelques auteurs (principalement Aristote leur dictateur ) comme leurs personnes étaient enfermées dans les cellules des monastères et des collèges, et connaissant peu d’histoire, que ce soit de la nature ou du temps, à partir d’une grande quantité de matière et d’une infinie agitation d’esprit, nous avons tissé ces laborieux réseaux d’apprentissage qui sont existant dans leurs livres. Pour l’esprit et l’esprit de l’homme,si elle agit sur la matière, qui est la contemplation des créatures de Dieu, agit selon l’étoffe et est limitée par elle ; mais s’il travaille sur lui-même, comme l’araignée travaille sa toile, alors il est sans fin et produit en effet des toiles d’araignées d’apprentissage, admirables pour la finesse du fil et du travail, mais sans substance ni profit.

(6) Cette même subtilité ou curiosité inutile est de deux sortes : soit dans le sujet même qu’ils traitent, lorsqu’il s’agit d’une spéculation ou d’une controverse stériles (dont il n’y en a pas un petit nombre en divinité et en philosophie), soit dans la manière ou méthode de manipulation d’une connaissance, qui parmi eux était celle-ci - sur chaque position ou affirmation particulière pour formuler des objections, et à ces objections, des solutions ; quelles solutions n’étaient pour la plupart pas des réfutations, mais des distinctions : alors qu’en effet la force de toutes les sciences est, comme la force du pédé du vieillard, dans le lien. Car l’harmonie d’une science, soutenant chaque partie l’une l’autre, est et doit être la véritable et brève réfutation et la suppression de toutes les plus petites objections. Mais, d’un autre côté, si vous enlevez chaque axiome, comme les bâtons du pédé, un à un,vous pouvez vous quereller avec eux et les plier et les briser à votre gré : de sorte que, comme il a été dit de Sénèque, Verborum minutiis rerum frangit pondera, ainsi un homme peut vraiment dire des écoliers, Quæstionum minutiis scientiarum frangunt soliditatem. Car ne valait-il pas mieux pour un homme dans une belle chambre d’installer une grande lumière, ou un chandelier de lumières ramifié, que de se promener avec une petite chandelle dans tous les coins ? Et telle est leur méthode, qui repose moins sur l’évidence de la vérité prouvée par des arguments, des autorités, des similitudes, des exemples, que sur des réfutations particulières et des solutions de chaque scrupule, cavillation et objection ; générant pour la plupart une question aussi vite qu’elle en résout une autre ; de même que dans la première ressemblance, lorsque vous portez la lumière dans un coin, vous assombrissez le reste ;de sorte que la fable et la fiction de Scylla semblent être une image vivante de ce genre de philosophie ou de connaissance ; qui a été transformée en une vierge avenante pour les parties supérieures ; mais alors Candida succinctam latrantibus inguina monstris : ainsi les généralités des scolastiques sont pour un temps bonnes et proportionnées ; mais alors quand vous descendez dans leurs distinctions et décisions, au lieu d’un utérus fécond pour l’usage et le bénéfice de la vie de l’homme, ils se terminent par des altercations monstrueuses et des questions aboyantes. Ainsi, comme il n’est pas possible que cette qualité de connaissance tombe sous le coup du mépris populaire, le peuple étant susceptible de mépriser les vérités à l’occasion de controverses et d’altercations, et de penser qu’ils sont tous hors de leur chemin qui ne se rencontrent jamais ; et quand ils voient une telle digladiation sur les subtilités et les questions inutiles ou inutiles,ils tombent facilement sur ce jugement de Dionysius de Syracuse, Verba ista sunt senum otiosorum.

(7) Néanmoins, il est certain que si ces écoliers, à leur grande soif de vérité et à leur travail inlassable d’esprit, avaient joint la variété et l’universalité de la lecture et de la contemplation, ils avaient prouvé d’excellentes lumières, au grand avancement de tout apprentissage et connaissance. ; mais tels qu’ils sont, ce sont vraiment de grands croque-morts, et féroces avec une tenue sombre. Mais comme dans la recherche de la vérité divine, leur orgueil inclinait à quitter l’oracle de la parole de Dieu et à s’évanouir dans le mélange de leurs propres inventions ; ainsi, dans l’inquisition de la nature, ils quittaient toujours l’oracle des œuvres de Dieu, et adoraient les images trompeuses et déformées que le miroir inégal de leur propre esprit, ou quelques auteurs ou principes reçus, leur représentaient. Et tant pis pour la deuxième maladie de l’apprentissage.

(8) Pour le troisième vice ou maladie de l’apprentissage, qui concerne la tromperie ou le mensonge, c’est de tous les autres le plus ignoble ; comme ce qui détruit la forme essentielle de la connaissance, qui n’est qu’une représentation de la vérité : car la vérité de l’être et la vérité de la connaissance sont une, ne différant pas plus que le faisceau direct et le faisceau réfléchi. Ce vice se divise donc en deux sortes ; plaisir à tromper et aptitude à être trompé ; imposture et crédulité ; qui, bien qu’ils semblent être de nature diverse, l’un semblant procéder de la ruse et l’autre de la simplicité, pourtant certainement ils concourent pour la plupart : car, comme le verset le note -

« Percontatorem fugito, nam garrulus idem est »,

un homme curieux est un bavard ; ainsi, pour la même raison, un homme crédule est un trompeur : comme nous le voyons dans la renommée, celui qui croira facilement les rumeurs augmentera aussi facilement les rumeurs et y ajoutera quelque peu les siens ; ce que Tacite note sagement, quand il dit : Fingunt simul creduntque : une si grande affinité a la fiction et la croyance.

(9) Cette facilité de crédit et d’acceptation ou d’admission de choses faiblement autorisées ou justifiées est de deux sortes selon le sujet : car c’est soit une croyance de l’histoire, soit, comme disent les juristes, un fait ; ou bien de matière d’art et d’opinion. Quant au premier, on voit l’expérience et l’inconvénient de cette erreur dans l’histoire ecclésiastique ; qui a trop facilement reçu et enregistré des rapports et des récits de miracles accomplis par des martyrs, des ermites ou des moines du désert, et d’autres saints hommes, et leurs reliques, sanctuaires, chapelles et images : qui bien qu’ils aient eu un passage pendant un certain temps par le l’ignorance du peuple, la simplicité superstitieuse de certains et la tolérance politique d’autres ne les tenant que comme des poésies divines, mais après un certain temps, quand la brume a commencé à se dissiper, ils sont devenus estimés mais comme des fables de vieilles femmes,impostures du clergé, illusions des esprits et insignes de l’Antéchrist, au grand scandale et au détriment de la religion.

(10) Ainsi, en histoire naturelle, nous voyons qu’il n’y a pas eu ce choix et ce jugement utilisés comme il aurait dû l’être ; comme cela peut apparaître dans les écrits de Plinius, Cardanus, Albertus et divers des Arabes, étant chargé de beaucoup de matière fabuleuse, une grande partie non seulement non essayée, mais notoirement fausse, à la grande dérogation du crédit de la philosophie naturelle avec le grave et une sorte d’esprit sobre : où la sagesse et l’intégrité d’Aristote sont dignes d’être observées, qui, ayant fait une histoire si diligente et si exquise des créatures vivantes, l’a mélangée avec parcimonie avec n’importe quelle matière vaine ou feinte ; et pourtant, de l’autre côté, il a jeté dans un seul livre toutes les narrations prodigieuses qu’il jugeait dignes d’être enregistrées, discernant parfaitement cette question de vérité manifeste, sur laquelle l’observation et la règle devaient être construites,ne devait pas être mêlé ou affaibli avec une question de crédit douteux ; et encore une fois, que les raretés et les rapports qui semblent incrédules ne doivent pas être supprimés ou niés à la mémoire des hommes.

(11) Et quant à la facilité de crédit qui est cédée aux arts et aux opinions, elle est également de deux sortes ; soit lorsqu’on attribue trop de croyances aux arts eux-mêmes, soit à certains auteurs dans n’importe quel art. Les sciences elles-mêmes, qui ont eu plus d’intelligence et de confédération avec l’imagination de l’homme qu’avec sa raison, sont au nombre de trois : l’astrologie, la magie naturelle et l’alchimie ; dont les sciences, néanmoins, les fins ou les prétextes sont nobles. Car l’astrologie prétend découvrir cette correspondance ou concaténation qui existe entre le globe supérieur et le globe inférieur ; la magie naturelle prétend appeler et réduire la philosophie naturelle de la variété des spéculations à la grandeur des œuvres ; et l’alchimie prétend séparer toutes les parties dissemblables des corps qui sont incorporées dans les mélanges de natures.Mais les dérivations et les poursuites à ces fins, à la fois dans les théories et dans les pratiques, sont pleines d’erreur et de vanité ; que les grands professeurs eux-mêmes ont cherché à voiler et à cacher par des écrits énigmatiques, et se référant aux traditions auriculaires et autres procédés, pour sauver le crédit des impostures. Et pourtant sûrement à l’alchimie ce droit est dû, qu’il peut être comparé au laboureur dont Ésope fait la fable ; qui, lorsqu’il mourut, dit à ses fils qu’il leur avait laissé de l’or enfoui sous terre dans sa vigne ; et ils creusèrent sur toute la terre, et ils n’en trouvèrent pas d’or ; mais à force de remuer et de creuser le moule autour des racines de leurs vignes, ils eurent un grand millésime l’année suivante :ainsi assurément la recherche et l’agitation pour faire de l’or ont mis au jour un grand nombre d’inventions et d’expériences bonnes et fructueuses, aussi bien pour la révélation de la nature que pour l’utilisation de la vie de l’homme.

(12) Et quant au trop grand crédit qui a été donné aux auteurs en sciences, en faisant d’eux des dictateurs, que leurs paroles devraient se tenir, et non des consuls, pour donner des conseils ; le dommage est infini que les sciences en ont reçu, comme la cause principale qui les a maintenues basses dans un séjour sans croissance ni avancement. Car de là vient que dans les arts mécaniques le premier inventeur vient le plus court, et le temps ajoute et perfectionne ; mais dans les sciences le premier auteur va le plus loin, et le temps perd et corrompt. Ainsi, nous voyons que l’artillerie, la voile, l’imprimerie, etc., ont été grossièrement gérées au début, et par le temps adaptées et raffinées ; mais au contraire, les philosophies et les sciences d’Aristote, de Platon, de Démocrite, d’Hippocrate, d’Euclide, d’Archimède, les plus vigoureuses d’abord, et par le temps dégénérées et avilies : dont la raison n’est pas autre,mais que dans le premier beaucoup d’esprits et d’industries ont contribué à un seul ; et dans ce dernier beaucoup d’esprits et d’industries ont été dépensés au sujet de l’esprit de quelqu’un, qu’ils ont plusieurs fois plutôt dépravé qu’illustré ; car, comme l’eau ne montera pas plus haut que le niveau de la première source d’où elle descend, de même la connaissance dérivée d’Aristote, et exempte de liberté d’examen, ne remontera pas plus haut que la connaissance d’Aristote. Et, par conséquent, bien que la position soit bonne, Oportet discentem credere, pourtant elle doit être couplée avec celle-ci, Oportet edoctum judicare ; car les disciples ne doivent aux maîtres qu’une croyance temporaire et une suspension de leur propre jugement jusqu’à ce qu’ils soient pleinement instruits, et non une résignation absolue ou une captivité perpétuelle ; et donc, pour conclure ce point, je n’en dirai pas plus,mais qu’ainsi les grands auteurs aient leur dû, car le temps, qui est l’auteur des auteurs, ne soit pas privé de son dû - qui est, de plus en plus, de découvrir la vérité. Ainsi ai-je passé en revue ces trois maladies de l’apprentissage ; outre celles-ci, il existe d’autres humeurs plutôt peccantes que les maladies formées, qui, néanmoins, ne sont pas si secrètes et intrinsèques, mais qu’elles relèvent d’une observation et d’une traduction populaires, et, par conséquent, ne doivent pas être ignorées.et, par conséquent, ne doivent pas être ignorés.et, par conséquent, ne doivent pas être ignorés.

V.

(1) Le premier d’entre eux est l’affection extrême de deux extrémités : l’une antique, l’autre nouveauté ; où il semble que les enfants du temps tiennent de la nature et de la méchanceté du père. Car comme il dévore ses enfants, ainsi l’un d’eux cherche à dévorer et à supprimer l’autre ; tandis que l’antiquité envie qu’il y ait de nouveaux ajouts, et la nouveauté ne peut pas se contenter d’ajouter mais elle doit dégrader ; sûrement le conseil du prophète est la vraie direction dans cette affaire, State super vias antiquas, et videte quænam sit via recta et bona et ambulate in ea. L’antiquité mérite ce respect, que les hommes s’y opposent et découvrent quel est le meilleur chemin ; mais quand la découverte est bien prise, alors faire progresser. Et à vrai dire, Antiquitas sæculi juventus mundi. Ces temps sont les temps anciens, quand le monde est ancien,et non pas ceux que nous considérons comme anciens ordine retrogrado, par un calcul en arrière de nous-mêmes.

(2) Une autre erreur induite par la première est une méfiance que l’on doive découvrir maintenant quoi que ce soit, ce que le monde aurait dû manquer et passer si longtemps : comme si la même objection devait être faite au temps que Lucien fait à Jupiter et autres dieux païens ; dont il s’étonne qu’ils aient engendré tant d’enfants dans l’ancien temps, et qu’ils n’en aient engendré aucun de son temps ; et demande s’ils étaient devenus septuagénaires, ou si la loi Papia, faite contre les mariages des vieillards, les avait retenus. Il semble donc que les hommes doutent que le temps ne soit passé aux enfants et à la génération ; où au contraire nous voyons communément la légèreté et l’inconstance des jugements des hommes, qui, jusqu’à ce qu’une affaire soit faite, s’étonnent qu’elle puisse être faite ; et dès que c’est fait, étonnez-vous encore qu’il n’a pas été plus tôt fait : comme on le voit dans l’expédition d’Alexandre en Asie,qui d’abord a été préjugée comme une entreprise vaste et impossible ; et pourtant, après cela, il plaît à Tite-Live de n’en faire que cela, Nil aliud quàm bene ausus vana contemnere. Et la même chose est arrivée à Colomb dans la navigation occidentale. Mais en matière intellectuelle, c’est beaucoup plus commun, comme on peut le voir dans la plupart des propositions d’Euclide ; qui jusqu’à ce qu’ils soient démontrés, ils semblent étranges à notre assentiment ; mais étant démontrés, notre esprit les accepte par une sorte de relation (comme disent les légistes), comme si nous les avions connus auparavant.qui jusqu’à ce qu’ils soient démontrés, ils semblent étranges à notre assentiment ; mais étant démontrés, notre esprit les accepte par une sorte de relation (comme disent les légistes), comme si nous les avions connus auparavant.qui jusqu’à ce qu’ils soient démontrés, ils semblent étranges à notre assentiment ; mais étant démontrés, notre esprit les accepte par une sorte de relation (comme disent les légistes), comme si nous les avions connus auparavant.

(3) Une autre erreur, qui a aussi une certaine affinité avec la première, est une vanité que d’anciennes opinions ou sectes après variété et examen, la meilleure a encore prévalu et a supprimé le reste ; ainsi, comme si un homme commençait le labeur d’une nouvelle recherche, il n’était qu’un éclair sur quelque chose d’autrefois rejeté, et par le rejet ramené à l’oubli ; comme si la multitude, ou les plus sages pour la multitude, n’étaient pas prêtes à donner passage plutôt à ce qui est populaire et superficiel qu’à ce qui est substantiel et profond car la vérité est, ce temps semble être de la nature d’un fleuve ou ruisseau, qui emporte jusqu’à nous ce qui est léger et gonflé, et le péché et noie ce qui est lourd et solide.

(4) Une autre erreur, de nature différente de toutes les précédentes, est la réduction trop précoce et péremptoire des connaissances en arts et méthodes ; à partir de ce moment, les sciences reçoivent généralement peu ou pas d’augmentation. Mais comme les jeunes hommes, lorsqu’ils tricotent et se forment parfaitement, atteignent rarement une autre stature, de même la connaissance, bien qu’elle soit dans les aphorismes et les observations, elle est en croissance ; mais quand il est une fois compris dans des méthodes exactes, il peut, peut-être, être encore poli, et illustré et adapté pour l’usage et la pratique, mais il n’augmente plus en volume et en substance.

(5) Une autre erreur qui succède à celle que nous venons de mentionner, c’est qu’après la distribution des arts et des sciences particulières, les hommes ont abandonné l’universalité, ou philosophia prima, qui ne peut que cesser et arrêter toute progression. Car aucune découverte parfaite ne peut être faite sur un plat ou un niveau ; il n’est pas non plus possible de découvrir les parties les plus éloignées et les plus profondes d’une science si vous vous tenez mais au niveau de la même science, et ne montez pas à une science plus élevée.

(6) Une autre erreur est venue d’un trop grand respect et d’une sorte d’adoration de l’esprit et de l’entendement de l’homme ; au moyen de quoi, les hommes se sont trop éloignés de la contemplation de la nature et des observations de l’expérience, et ont basculé dans leur propre raison et leurs propres vanités. Sur ces intellectualistes, que l’on prend pourtant communément pour les philosophes les plus sublimes et les plus divins, Héraclite prononça une juste censure en disant : - « Les hommes cherchaient la vérité dans leur propre petit monde, et non dans le grand et commun monde ; car ils dédaignent d’épeler, et ainsi peu à peu de lire dans le volume des œuvres de Dieu ; et au contraire, par la méditation et l’agitation continuelles de l’esprit, poussent et, pour ainsi dire, invoquent leurs propres esprits pour deviner et leur donner des oracles, par lesquels ils sont à juste titre trompés.

(7) Une autre erreur qui a quelque rapport avec ce dernier est que les hommes ont utilisé pour infecter leurs méditations, opinions et doctrines avec certaines vanités qu’ils ont le plus admirées, ou certaines sciences qu’ils ont le plus appliquées, et donné toutes les autres choses. une teinture selon eux, tout à fait fausse et impropre. Ainsi Platon a mêlé sa philosophie à la théologie, et Aristote à la logique ; et la seconde école de Platon, Proclus et les autres, avec les mathématiques ; car c’étaient les arts qui avaient une sorte de primogéniture avec eux séparément. Ainsi les alchimistes ont-ils fait une philosophie de quelques expériences du fourneau ; et Gilbertus notre compatriote a fait une philosophie des observations d’une pierre de charge. Ainsi Cicéron, en récitant les diverses opinions sur la nature de l’âme, il trouva un musicien qui considérait que l’âme n’était qu’une harmonie,dit agréablement : Hic ab arte sua non recessit, &c. Mais de ces vanités Aristote parle sérieusement et sagement quand il dit : Qui respiciunt ad pauca de facili pronunciant.

(8) Une autre erreur est l’impatience du doute et la précipitation à l’affirmation sans suspension due et mûre du jugement. Car les deux voies de contemplation ne sont pas sans rappeler les deux voies d’action dont parlaient communément les anciens : l’une simple et lisse au début, et à la fin infranchissable ; l’autre rude et gênant à l’entrée, mais au bout d’un moment juste et égal. Ainsi en est-il de la contemplation : si un homme commence par des certitudes, il finira par des doutes ; mais s’il se contente de commencer par des doutes, il finira par des certitudes.

(9) Une autre erreur est dans la manière de la tradition et de la transmission de la connaissance, qui est pour la plupart magistrale et péremptoire, et non pas naïve et fidèle ; d’une sorte qu’on puisse le croire le plus tôt, et pas plus facile à examiner. Il est vrai que dans les traités sommaires pour la pratique, cette forme ne doit pas être rejetée ; mais dans le vrai maniement de la connaissance, les hommes ne doivent pas non plus tomber d’un côté dans la veine de Velleius l’Épicurien, Nil tam metuens quam ne dubitare aliqua de revideretur ; ni, de l’autre côté, dans Socrate, son ironique doute de tout des choses ; mais proposer les choses sincèrement avec plus ou moins d’affirmation, telles qu’elles se présentent selon le propre jugement d’un homme, s’est avéré plus ou moins avéré.

(10) Il y a d’autres erreurs dans la portée que les hommes se proposent, à laquelle ils plient leurs efforts ; car, tandis que les professeurs les plus constants et les plus dévoués de n’importe quelle science devraient se proposer d’apporter quelques ajouts à leur science, ils convertissent leurs travaux pour aspirer à certains seconds prix : comme être un interprète ou un commentateur profond, être un champion ou défenseur acéré, être un compositeur ou un abrégé méthodique, et ainsi le patrimoine de la connaissance est parfois amélioré, mais rarement augmenté.

(11) Mais la plus grande erreur de toutes les autres est de se tromper ou d’égarer la fin dernière ou la plus éloignée de la connaissance. Car les hommes sont entrés dans un désir d’apprentissage et de connaissance, parfois sur une curiosité naturelle et un appétit curieux ; parfois pour divertir leurs esprits avec variété et plaisir ; parfois pour l’ornement et la réputation ; et parfois pour leur permettre de remporter la victoire de l’esprit et de la contradiction ; et la plupart du temps pour le gain et la profession ; et rarement pour rendre sincèrement compte de leur don de raison au profit et à l’usage des hommes : comme si l’on cherchait dans la connaissance une couche sur laquelle reposer un esprit scrutateur et inquiet ; ou une terrasse pour un esprit vagabond et variable pour se promener avec une perspective juste ; ou une tour d’État, sur laquelle un esprit fier s’élève ; ou un fort ou un terrain de commandement, pour les conflits et les conflits ;ou un magasin, à but lucratif ou à vendre ; et non un riche entrepôt pour la gloire du Créateur et le soulagement de la fortune de l’homme. Mais c’est ce qui, en effet, honorera et exaltera la connaissance, si la contemplation et l’action peuvent être plus étroitement et étroitement liées et unies qu’elles ne l’ont été : une conjonction semblable à celle des deux planètes les plus élevées, Saturne, la planète du repos et de la contemplation. ; et Jupiter, la planète de la société civile et de l’action, mais je n’entends pas, quand je parle d’usage et d’action, cette fin précédemment mentionnée de l’application de la connaissance au profit et à la profession ; car je n’ignore pas combien cela détourne et interrompt la poursuite et l’avancement de la connaissance, comme la boule d’or lancée devant Atalante, qui, tandis qu’elle s’écarte et se penche pour la reprendre, la course est entravée,et non un riche entrepôt pour la gloire du Créateur et le soulagement de la fortune de l’homme. Mais c’est ce qui, en effet, honorera et exaltera la connaissance, si la contemplation et l’action peuvent être plus étroitement et étroitement liées et unies qu’elles ne l’ont été : une conjonction semblable à celle des deux planètes les plus élevées, Saturne, la planète du repos et de la contemplation. ; et Jupiter, la planète de la société civile et de l’action, mais je n’entends pas, quand je parle d’usage et d’action, cette fin précédemment mentionnée de l’application de la connaissance au profit et à la profession ; car je n’ignore pas combien cela détourne et interrompt la poursuite et l’avancement de la connaissance, comme la boule d’or lancée devant Atalante, qui, tandis qu’elle s’écarte et se penche pour la reprendre, la course est entravée,et non un riche entrepôt pour la gloire du Créateur et le soulagement de la fortune de l’homme. Mais c’est ce qui, en effet, honorera et exaltera la connaissance, si la contemplation et l’action peuvent être plus étroitement et étroitement liées et unies qu’elles ne l’ont été : une conjonction semblable à celle des deux planètes les plus élevées, Saturne, la planète du repos et de la contemplation. ; et Jupiter, la planète de la société civile et de l’action, mais je n’entends pas, quand je parle d’usage et d’action, cette fin précédemment mentionnée de l’application de la connaissance au profit et à la profession ; car je n’ignore pas combien cela détourne et interrompt la poursuite et l’avancement de la connaissance, comme la boule d’or lancée devant Atalante, qui, tandis qu’elle s’écarte et se penche pour la reprendre, la course est entravée,Mais c’est ce qui, en effet, honorera et exaltera la connaissance, si la contemplation et l’action peuvent être plus étroitement et étroitement liées et unies qu’elles ne l’ont été : une conjonction semblable à celle des deux planètes les plus élevées, Saturne, la planète du repos et de la contemplation. ; et Jupiter, la planète de la société civile et de l’action, mais je n’entends pas, quand je parle d’usage et d’action, cette fin précédemment mentionnée de l’application de la connaissance au profit et à la profession ; car je n’ignore pas combien cela détourne et interrompt la poursuite et l’avancement de la connaissance, comme la boule d’or lancée devant Atalante, qui, tandis qu’elle s’écarte et se penche pour la reprendre, la course est entravée,Mais c’est ce qui, en effet, honorera et exaltera la connaissance, si la contemplation et l’action peuvent être plus étroitement et étroitement liées et unies qu’elles ne l’ont été : une conjonction semblable à celle des deux planètes les plus élevées, Saturne, la planète du repos et de la contemplation. ; et Jupiter, la planète de la société civile et de l’action, mais je n’entends pas, quand je parle d’usage et d’action, cette fin précédemment mentionnée de l’application de la connaissance au profit et à la profession ; car je n’ignore pas combien cela détourne et interrompt la poursuite et l’avancement de la connaissance, comme la boule d’or lancée devant Atalante, qui, tandis qu’elle s’écarte et se penche pour la reprendre, la course est entravée,si la contemplation et l’action peuvent être plus étroitement et étroitement liées et unies ensemble qu’elles ne l’ont été : une conjonction semblable à celle des deux planètes les plus élevées, Saturne, la planète du repos et de la contemplation ; et Jupiter, la planète de la société civile et de l’action, mais je n’entends pas, quand je parle d’usage et d’action, cette fin précédemment mentionnée de l’application de la connaissance au profit et à la profession ; car je n’ignore pas combien cela détourne et interrompt la poursuite et l’avancement de la connaissance, comme la boule d’or lancée devant Atalante, qui, tandis qu’elle s’écarte et se penche pour la reprendre, la course est entravée,si la contemplation et l’action peuvent être plus étroitement et étroitement liées et unies ensemble qu’elles ne l’ont été : une conjonction semblable à celle des deux planètes les plus élevées, Saturne, la planète du repos et de la contemplation ; et Jupiter, la planète de la société civile et de l’action, mais je n’entends pas, quand je parle d’usage et d’action, cette fin précédemment mentionnée de l’application de la connaissance au profit et à la profession ; car je n’ignore pas combien cela détourne et interrompt la poursuite et l’avancement de la connaissance, comme la boule d’or lancée devant Atalante, qui, tandis qu’elle s’écarte et se penche pour la reprendre, la course est entravée,quand je parle d’usage et d’action, cette fin précédemment mentionnée est l’application du savoir au profit et à la profession ; car je n’ignore pas combien cela détourne et interrompt la poursuite et l’avancement de la connaissance, comme la boule d’or lancée devant Atalante, qui, tandis qu’elle s’écarte et se penche pour la reprendre, la course est entravée,quand je parle d’usage et d’action, cette fin précédemment mentionnée est l’application du savoir au profit et à la profession ; car je n’ignore pas combien cela détourne et interrompt la poursuite et l’avancement de la connaissance, comme la boule d’or lancée devant Atalante, qui, tandis qu’elle s’écarte et se penche pour la reprendre, la course est entravée,

« Declinat cursus, aurumque volubile tollit. »

Mon intention n’est pas non plus, comme on l’a dit de Socrate, de faire descendre la philosophie du ciel pour converser sur la terre, c’est-à-dire de laisser de côté la philosophie naturelle et de n’appliquer la connaissance qu’aux mœurs et à la politique. Mais comme le ciel et la terre conspirent et contribuent à l’usage et au profit de l’homme, ainsi la fin devrait être, des deux philosophies, de séparer et de rejeter les vaines spéculations, et tout ce qui est vide et vide, et de préserver et d’augmenter tout ce qui est solide. et fructueux ; cette connaissance peut ne pas être en tant que courtisane, pour le plaisir et la vanité seulement, ou en tant que servante, à acquérir et à gagner à l’usage de son maître ; mais en tant qu’épouse, pour la génération, le fruit et le confort.

(12) Ainsi j’ai décrit et ouvert, comme par une sorte de dissection, ces humeurs peccantes (les principales d’entre elles) qui ont non seulement fait obstacle à la compétence de l’apprentissage, mais ont aussi donné l’occasion à la traduction de celui-ci : où, si j’ai été trop clair, il faut se rappeler, fidelia vulnera amantis, sed dolosa oscula malignantis. Ce que je pense avoir gagné, c’est que je dois être d’autant mieux cru en ce que je dirai concernant la louange ; parce que j’ai procédé si librement dans ce qui concerne la censure. Et pourtant je n’ai pas l’intention d’entrer dans un éloge de l’apprentissage, ou de faire un hymne aux Muses (bien que je sois d’avis que cela fait longtemps que leurs rites ont été dûment célébrés), mais mon intention est, sans vernis ni amplification à juste titre peser la dignité de la connaissance dans la balance avec d’autres choses,et d’en prendre la vraie valeur par des témoignages et des arguments, divins et humains.

VI.

(1) Cherchons donc d’abord la dignité de la connaissance dans l’archétype ou la première plate-forme, qui est dans les attributs et les actes de Dieu, dans la mesure où ils sont révélés à l’homme et peuvent être observés avec sobriété ; où nous ne pouvons pas le chercher sous le nom de savoir, car tout savoir est une connaissance acquise, et toute connaissance en Dieu est originale, et par conséquent nous devons la chercher sous un autre nom, celui de sagesse ou de sapience, comme l’appellent les Écritures.

(2) C’est ainsi que dans l’œuvre de la création, nous voyons une double émanation de la vertu de Dieu ; l’un se référant plus proprement au pouvoir, l’autre à la sagesse ; l’un s’exprimait en faisant la subsistance de la matière, et l’autre en disposant la beauté de la forme. Cela étant supposé, il faut observer que pour tout ce qui apparaît dans l’histoire de la création, la masse et la matière confuses du ciel et de la terre ont été faites en un instant, et l’ordre et la disposition de ce chaos ou de cette masse étaient l’œuvre de six jours ; une telle note de différence qu’il a plu à Dieu de mettre sur les œuvres de puissance et les œuvres de sagesse ; de quoi concorde, que dans le premier il n’est pas écrit que Dieu a dit : « Qu’il y ait le ciel et la terre », comme il est écrit des œuvres suivantes ; mais en réalité, que Dieu a fait le ciel et la terre :l’un portant le style d’une manufacture, et l’autre d’une loi, d’un décret ou d’un conseil.

(3) Pour procéder, à ce qui est suivant dans l’ordre de Dieu, aux esprits : nous trouvons, dans la mesure où le crédit doit être donné à la hiérarchie céleste de ce supposé Dionysius, le sénateur d’Athènes, la première place ou degré est donné aux anges d’amour, qui sont appelés séraphins ; le second aux anges de lumière, appelés chérubins ; et le troisième, et ainsi de suite, aux trônes, aux principautés et aux autres, qui sont tous des anges de pouvoir et de ministère ; de même que ces anges de la connaissance et de l’illumination sont placés devant les anges de la fonction et de la domination.

(4) Pour descendre des esprits et des formes intellectuelles aux formes sensibles et matérielles, nous lisons que la première forme qui a été créée était la lumière, qui a une relation et une correspondance dans la nature et les choses corporelles avec la connaissance dans les esprits et les choses incorporelles.

(5) Ainsi, dans la distribution des jours, nous voyons le jour où Dieu s’est reposé et a contemplé ses propres œuvres a été béni par-dessus tous les jours où il les a effectuées et accomplies.

(6) Après que la création fut achevée, il nous est indiqué que l’homme fut placé dans le jardin pour y travailler ; lequel travail, ainsi assigné à lui, ne pourrait être autre qu’un travail de contemplation ; c’est-à-dire lorsque la fin du travail n’est que pour l’exercice et l’expérimentation, non pour la nécessité ; car il n’y avait alors aucune réticence de la créature, ni sueur du front, l’emploi de l’homme devait donc être une question de plaisir dans l’expérience, et non une question de travail pour l’utilisation. Encore une fois, les premiers actes que l’homme accomplit au Paradis consistaient en deux parties sommaires de la connaissance ; la vue des créatures et l’imposition de noms. Quant à la connaissance qui provoqua la chute, ce n’était, comme on l’a dit plus haut, pas la connaissance naturelle des créatures, mais la connaissance morale du bien et du mal ; où la supposition était,que les commandements ou les interdits de Dieu n’étaient pas à l’origine du bien et du mal, mais qu’ils avaient d’autres commencements, que l’homme aspirait à connaître, pour finir par faire une défection totale de Dieu et dépendre entièrement de lui-même.

(7) Pour transmettre : dans le premier événement ou occurrence après la chute de l’homme, nous voyons (comme les Écritures ont des mystères infinis, ne violant pas du tout la vérité de cette histoire ou lettre) une image des deux états, le contemplatif l’état et l’état actif, figurés dans les deux personnes d’Abel et de Caïn, et dans les deux métiers les plus simples et les plus primitifs de la vie ; celle du berger (qui, à cause de ses loisirs, se repose dans un endroit, et couché en vue du ciel, est une image vive d’une vie contemplative), et celle du laboureur, où l’on retrouve la faveur et l’élection de Dieu est allé vers le berger, et non vers le cultivateur de la terre.

(8) Ainsi, à l’époque d’avant le déluge, les annales sacrées de ces quelques mémoriaux qui y sont inscrits et enregistrés ont daigné mentionner et honorer le nom des inventeurs et auteurs de musique et d’œuvres en métal. Dans l’ère après le déluge, le premier grand jugement de Dieu sur l’ambition de l’homme fut la confusion des langues ; par lequel le commerce ouvert et les échanges d’apprentissage et de connaissances étaient principalement entravés.

(9) Descendre jusqu’à Moïse le législateur, et la première plume de Dieu : il est orné par les Écritures de cet ajout et de cette recommandation : anciennes écoles du monde : car c’est ainsi que Platon fait venir le prêtre égyptien disant à Solon : « Vous, les Grecs, êtes toujours des enfants ; vous n’avez aucune connaissance de l’antiquité, ni l’antiquité de la connaissance. Considérez la loi cérémonielle de Moïse ; vous trouverez, outre la préfiguration du Christ, l’insigne ou la différence du peuple de Dieu, l’exercice et l’impression de l’obéissance, et d’autres usages et fruits divins de celui-ci, que certains des rabbins les plus savants ont travaillé avec profit et profondeur à observer, certains d’entre eux un sens naturel, certains d’entre eux un sens moral, ou la réduction de beaucoup de cérémonies et d’ordonnances.Comme dans la loi de la lèpre, où il est dit : « Si la blancheur a répandu la chair, le malade peut passer pour pur ; mais s’il lui reste de la chair entière, il sera enfermé pour impur. l’un d’eux note un principe de la nature, que la putréfaction est plus contagieuse avant la maturité qu’après ; et un autre note une position de philosophie morale, que les hommes abandonnés au vice ne corrompent pas tant les mœurs que celles qui sont moitié bonnes et moitié mauvaises. Ainsi, à cet endroit et à bien d’autres endroits de cette loi, on trouve, outre le sens théologique, beaucoup d’aspersion de la philosophie.que la putréfaction est plus contagieuse avant la maturité qu’après ; et un autre note une position de philosophie morale, que les hommes abandonnés au vice ne corrompent pas tant les mœurs que celles qui sont moitié bonnes et moitié mauvaises. Ainsi, à cet endroit et à bien d’autres endroits de cette loi, on trouve, outre le sens théologique, beaucoup d’aspersion de la philosophie.que la putréfaction est plus contagieuse avant la maturité qu’après ; et un autre note une position de philosophie morale, que les hommes abandonnés au vice ne corrompent pas tant les mœurs que celles qui sont moitié bonnes et moitié mauvaises. Ainsi, à cet endroit et à bien d’autres endroits de cette loi, on trouve, outre le sens théologique, beaucoup d’aspersion de la philosophie.

(10) De même dans cet excellent crochet de Job, s’il est tourné avec diligence, il se trouvera gros et gonflé de philosophie naturelle ; comme par exemple la cosmographie et la rondeur du monde, Qui extendit aquilonem super vacuum, et appendit terram super nihilum ; où la pensilitude de la terre, le pôle du nord, et la finitude ou la convexité du ciel sont manifestement touchés. Encore une fois, question d’astronomie : Spiritus ejus ornavit cælos, et obstetricante manu ejus eductus est Coluber tortuoses. Et ailleurs, Nunquid conjungere valebis micantes stellas Pleiadas, aut gyrum Arcturi poteris dissipare ? Où la fixation des étoiles, toujours à égale distance, est notée avec une grande élégance. Et ailleurs, Qui facit Arcturum, et Oriona, et Hyadas, et interiora Austri ;où encore il prend connaissance de la dépression du pôle sud, l’appelant les secrets du sud, parce que les étoiles australes étaient dans ce climat invisibles. Question de génération : Annon sicut lac mulsisti me, et sicut caseum coagulasti me ? &c. Matière minérale : Habet argentum venarum suarum principia ; et auro locus est in quo conflatur, ferrum de terra tollitur, et lapis solutus calore in æs vertitur ; et ainsi de suite dans ce chapitre.

(11) De même, dans la personne du roi Salomon, nous voyons le don ou la dotation de sagesse et d’apprentissage, à la fois dans la requête de Salomon et dans l’assentiment de Dieu, préféré à toute autre félicité terrestre et temporelle. En vertu de laquelle l’octroi ou le don de Dieu Salomon est devenu capable non seulement d’écrire ces excellentes paraboles ou aphorismes concernant la philosophie divine et morale, mais aussi de compiler une histoire naturelle de toute la verdure, du cèdre sur la montagne à la mousse sur le mur (qui n’est qu’un rudiment entre la putréfaction et une herbe), et aussi de toutes choses qui respirent ou bougent. Non, le même Salomon le roi, bien qu’il ait excellé dans la gloire des trésors et des bâtiments magnifiques, de la navigation et de la navigation, du service et de l’assistance, de la renommée et de la renommée, et autres, pourtant il ne revendique aucune de ces gloires,mais seulement à la gloire de l’inquisition de la vérité ; car ainsi il dit expressément : « La gloire de Dieu est de cacher une chose, mais la gloire du roi est de la découvrir ; comme si, selon le jeu innocent des enfants, la divine majesté se plaisait à cacher ses œuvres, jusqu’à les faire découvrir ; et comme si les rois ne pouvaient obtenir un plus grand honneur que d’être les compagnons de jeu de Dieu dans ce jeu ; considérant le grand commandement de l’intelligence et des moyens, par lequel rien n’a besoin de leur être caché.et comme si les rois ne pouvaient obtenir un plus grand honneur que d’être les compagnons de jeu de Dieu dans ce jeu ; considérant le grand commandement de l’intelligence et des moyens, par lequel rien n’a besoin de leur être caché.et comme si les rois ne pouvaient obtenir un plus grand honneur que d’être les compagnons de jeu de Dieu dans ce jeu ; considérant le grand commandement de l’intelligence et des moyens, par lequel rien n’a besoin de leur être caché.

(12) La dispensation de Dieu n’a pas non plus varié dans les temps après la venue de notre Sauveur dans le monde ; car notre Sauveur lui-même montra d’abord son pouvoir de soumettre l’ignorance, par sa conférence avec les prêtres et les docteurs de la loi, avant de montrer son pouvoir de soumettre la nature par ses miracles. Et la venue de ce Saint-Esprit a été principalement figurée et exprimée dans la similitude et le don des langues, qui ne sont que des véhicules scientifiques.

(13) Ainsi, dans l’élection de ces instruments, qu’il a plu à Dieu d’utiliser pour la plantation de la foi, bien qu’au début il ait employé des personnes totalement ignorantes, autrement que par inspiration, pour déclarer plus manifestement son immé- de travailler et d’abaisser toute sagesse ou connaissance humaine ; pourtant néanmoins ce conseil de Son n’a pas été plus tôt exécuté, mais dans la prochaine vicissitude et succession Il a envoyé Sa divine vérité dans le monde, servi avec d’autres connaissances, comme avec des serviteurs ou des servantes : car ainsi nous voyons saint Paul, qui était seulement appris parmi les apôtres, avait sa plume le plus utilisée dans les Écritures du Nouveau Testament.

(14) Ainsi, nous trouvons encore une fois que beaucoup d’anciens évêques et pères de l’Église étaient excellemment lus et étudiés dans toute l’érudition de ce païen ; de sorte que l’édit de l’empereur Julianus (par lequel il était interdit aux chrétiens d’être admis dans les écoles, les conférences ou les exercices d’apprentissage) était considéré et considéré comme un moteur et une machination plus pernicieux contre la foi chrétienne que toutes les poursuites sanglantes de son prédécesseurs ; ni l’émulation et la jalousie de Grégoire, le premier de ce nom, évêque de Rome, ne pouvaient jamais obtenir l’opinion de piété ou de dévotion ; mais au contraire reçu la censure de l’humour, de la malignité et de la pusillanimité, même parmi les saints hommes ; en ce qu’il a conçu pour effacer et éteindre la mémoire de l’antiquité et des auteurs païens. Mais au contraire, c’est l’Église chrétienne qui,au milieu des inondations des Scythes d’un côté du nord-ouest, et des Sarrasins de l’est, conservèrent dans le giron sacré et dans le sein de celui-ci les précieuses reliques même de l’érudition païenne, qui autrement s’étaient éteintes, comme si de telles chose n’avait jamais été.

(15) Et nous voyons sous nos yeux, qu’à l’époque de nous-mêmes et de nos pères, quand il a plu à Dieu d’appeler l’Église de Rome à rendre compte de leurs manières et cérémonies dégénérées, et de diverses doctrines odieuses et conçues pour soutenir les mêmes abus ; en même temps, il fut ordonné par la divine Providence qu’il y eût en même temps un renouvellement et un nouveau printemps de toutes les autres connaissances. Et de l’autre côté nous voyons les jésuites, qui en partie par eux-mêmes, et en partie par l’émulation et la provocation de leur exemple, ont beaucoup vivifié et fortifié l’état de l’érudition ; nous voyons (je dis) quel service et réparation notables ils ont rendus au siège romain.

(16) C’est pourquoi, pour conclure cette partie, remarquons qu’il y a deux principaux devoirs et services, outre l’ornement et l’illustration, que la philosophie et la science humaine accomplissent à la foi et à la religion. L’un, parce qu’ils sont une incitation efficace à l’exaltation de la gloire de Dieu. Car, de même que les Psaumes et les autres Écritures nous invitent souvent à considérer et à magnifier les grandes et merveilleuses œuvres de Dieu, de même si nous devons nous reposer uniquement dans la contemplation de l’extérieur de celles-ci lorsqu’elles s’offrent d’abord à nos sens, nous devrions faire une comme une injure à la majesté de Dieu, comme si nous devions juger ou interpréter le magasin d’un excellent bijoutier par celui seulement qui est disposé vers la rue dans sa boutique. L’autre, parce qu’ils apportent une aide singulière et un préservatif contre l’incrédulité et l’erreur. Car notre Sauveur dit : « Vous vous trompez,ne connaissant pas les Écritures, ni la puissance de Dieu ; » mettant devant nous deux livres ou volumes à étudier, si nous voulons être à l’abri de l’erreur : d’abord les Écritures, révélant la volonté de Dieu, et ensuite les créatures exprimant sa puissance ; dont la seconde est une clé pour la première : non seulement en ouvrant notre compréhension pour concevoir le vrai sens des Écritures par les notions générales de raison et de règles de la parole, mais surtout en ouvrant notre croyance, en nous entraînant de Dieu, qui est principalement signé et gravé sur ses œuvres. Voilà donc pour le témoignage divin et l’évidence concernant la vraie dignité et la vraie valeur de l’apprentissage.puis les créatures exprimant sa puissance ; dont la seconde est une clé pour la première : non seulement en ouvrant notre compréhension pour concevoir le vrai sens des Écritures par les notions générales de raison et de règles de la parole, mais surtout en ouvrant notre croyance, en nous entraînant de Dieu, qui est principalement signé et gravé sur ses œuvres. Voilà donc pour le témoignage divin et l’évidence concernant la vraie dignité et la vraie valeur de l’apprentissage.puis les créatures exprimant sa puissance ; dont la seconde est une clé pour la première : non seulement en ouvrant notre compréhension pour concevoir le vrai sens des Écritures par les notions générales de raison et de règles de la parole, mais surtout en ouvrant notre croyance, en nous entraînant de Dieu, qui est principalement signé et gravé sur ses œuvres. Voilà donc pour le témoignage divin et l’évidence concernant la vraie dignité et la vraie valeur de l’apprentissage.Voilà donc pour le témoignage divin et l’évidence concernant la vraie dignité et la vraie valeur de l’apprentissage.Voilà donc pour le témoignage divin et l’évidence concernant la vraie dignité et la vraie valeur de l’apprentissage.

VII.

(1) Quant aux preuves humaines, c’est un domaine si vaste, que dans un discours de cette nature et de cette brièveté, il convient plutôt d’utiliser le choix des choses que nous allons produire, que d’en embrasser la variété. Premièrement, donc, dans les degrés de l’honneur humain parmi les païens, c’était le plus élevé à obtenir pour une vénération et une adoration en tant que Dieu. Ceci pour les chrétiens est comme le fruit défendu. Mais nous parlons maintenant séparément du témoignage humain, selon lequel - ce que les Grecs appellent apothéose, et les Latins relatio inter divos - était l’honneur suprême que l’homme pouvait attribuer à l’homme, spécialement lorsqu’il était donné, non par un décret formel ou acte d’État (comme il était utilisé parmi les empereurs romains), mais par un assentiment et une croyance intérieurs. Quel honneur, étant si élevé, avait aussi un degré ou moyen terme ; car on comptait au-dessus des honneurs humains,les honneurs héroïques et divins : dans l’attribution et la distribution desquels on voit l’antiquité faire cette différence ; qu’alors que les fondateurs et les unificateurs d’États et de villes, les législateurs, les extirpeurs de tyrans, les pères du peuple et autres personnes éminentes au mérite civil, n’étaient honorés que des titres de dignes ou de demi-dieux, tels que l’étaient Hercule, Thésée, Minus, Romulus , etc ; de l’autre côté, tels qu’étaient les inventeurs et auteurs d’arts nouveaux, de dotations et de commodités pour la vie de l’homme, étaient toujours consacrés parmi les dieux eux-mêmes, de même que Cérès, Bacchus, Mercurius, Apollon et autres. Et justement ; car le mérite du premier est confiné dans le cercle d’un âge ou d’une nation, et est comme des averses fructueuses, qui, bien qu’elles soient profitables et bonnes, ne servent pourtant que pour cette saison, et pour une latitude de terrain où elles tombent ;mais l’autre est bien comme les bienfaits du ciel, qui sont permanents et universels. Le premier est à nouveau mêlé de lutte et de perturbation, mais le second a le vrai caractère de la Présence Divine, venant en aura leni, sans bruit ni agitation.

(2) Ce n’est certainement pas non plus cet autre mérite d’apprendre, en réprimant les inconvénients qui se multiplient d’homme à homme, bien inférieur au premier, de soulager les nécessités qui naissent de la nature, mérite que les anciens exposaient vivement dans cette prétendue relation du théâtre d’Orphée, où toutes les bêtes et tous les oiseaux se réunissaient, et, oubliant leurs divers appétits - certains de proie, certains de gibier, certains de querelle - se tenaient tous sociablement ensemble écoutant les airs et les accords de la harpe, le son dont aucun plus tôt a cessé, ou a été noyé par quelque bruit plus fort, mais chaque bête est revenue à sa propre nature ; où est décrit avec justesse la nature et la condition des hommes, qui sont pleins de désirs sauvages et non réclamés, de profit, de convoitise, de vengeance ; qui tant qu’ils prêtent l’oreille aux préceptes, aux lois, à la religion,doucement touché par l’éloquence et la persuasion des livres, des sermons, des harangues, tant la société et la paix sont maintenues ; mais si ces instruments se taisent, ou si la sédition et le tumulte les rendent inaudibles, tout se dissout dans l’anarchie et la confusion.

(3) Mais cela apparaît plus manifestement lorsque les rois eux-mêmes, ou les personnes d’autorité sous eux, ou d’autres gouverneurs dans les républiques et les domaines populaires, sont doués d’érudition. Car bien qu’il puisse être considéré comme partial à sa propre profession qui disait "Alors les gens et les domaines devraient être heureux quand soit les rois étaient philosophes, soit les philosophes rois" ; pourtant, tant est vérifié par l’expérience, que sous des princes et des gouverneurs savants, il y a toujours eu les meilleurs temps ; , la politique et la morale, qui les préservent et les empêchent de toutes erreurs et excès ruineux et péremptoires, chuchotant toujours à leurs oreilles, quand les conseillers et les serviteurs restent muets et silencieux.Et les sénateurs ou conseillers, de même, qui sont appris, à procéder sur des principes plus sûrs et plus substantiels, que les conseillers qui ne sont que des hommes d’expérience ; les uns éloignent les dangers, tandis que les autres ne les découvrent que lorsqu’ils s’approchent, et se fient alors à l’agilité de leur esprit pour les conjurer ou les éviter.

(4) Quelle félicité des temps sous les princes savants (pour garder encore la loi de la brièveté, en utilisant les exemples les plus éminents et les plus choisis) apparaît le mieux dans l’âge qui s’est écoulé depuis la mort de Domitien l’empereur jusqu’au règne de Commode ; comprenant une succession de six princes, tous savants, ou singuliers partisans et promoteurs de l’érudition, dont l’âge pour les respects temporels était le plus heureux et le plus florissant que jamais l’Empire romain (qui était alors un modèle du monde) - une affaire révélée et préfigurée à Domitien dans un rêve la nuit avant qu’il ne soit tué : car il pensait qu’il avait poussé derrière ses épaules un cou et une tête d’or, ce qui est arrivé en conséquence dans ces temps d’or qui ont suivi ; de quels princes nous ferons quelque commémoration ; où, bien que la matière soit vulgaire,et peut être considéré comme plus approprié pour une déclamation qu’agréable à un traité englobé comme celui-ci, cependant, parce qu’il est pertinent pour le point en question - Neque semper arcum tendit Apollo - et pour les nommer seulement étaient trop nus et superficiels, je ne l’omettre complètement. Le premier était Nerva, dont l’excellent caractère de gouvernement est par un regard dans Cornelius Tacite touché à la vie : Postquam divus Nerva res oluim insociabiles miscuisset, imperium et libertatem. Et en signe de son apprentissage, le dernier acte de son court règne laissé à la mémoire était une missive à son fils adoptif, Trajan, procédant à un mécontentement intérieur à l’ingratitude de l’époque, compris dans un vers d’Homère -parce qu’il est pertinent pour le point en question - Neque semper arcum tendit Apollo - et pour ne les nommer que trop nus et superficiels, je ne l’omettrai pas complètement. Le premier était Nerva, dont l’excellent caractère de gouvernement est par un regard dans Cornelius Tacite touché à la vie : Postquam divus Nerva res oluim insociabiles miscuisset, imperium et libertatem. Et en signe de son apprentissage, le dernier acte de son court règne laissé à la mémoire était une missive à son fils adoptif, Trajan, procédant à un mécontentement intérieur à l’ingratitude de l’époque, compris dans un vers d’Homère -parce qu’il est pertinent pour le point en question - Neque semper arcum tendit Apollo - et pour ne les nommer que trop nus et superficiels, je ne l’omettrai pas complètement. Le premier était Nerva, dont l’excellent caractère de gouvernement est par un regard dans Cornelius Tacite touché à la vie : Postquam divus Nerva res oluim insociabiles miscuisset, imperium et libertatem. Et en signe de son apprentissage, le dernier acte de son court règne laissé à la mémoire était une missive à son fils adoptif, Trajan, procédant à un mécontentement intérieur à l’ingratitude de l’époque, compris dans un vers d’Homère -Et en signe de son apprentissage, le dernier acte de son court règne laissé à la mémoire était une missive à son fils adoptif, Trajan, procédant à un mécontentement intérieur à l’ingratitude de l’époque, compris dans un vers d’Homère -Et en signe de son apprentissage, le dernier acte de son court règne laissé à la mémoire était une missive à son fils adoptif, Trajan, procédant à un mécontentement intérieur à l’ingratitude de l’époque, compris dans un vers d’Homère -

« Telis, Phœbe, tuis, lacrymas ulciscere nostras. »

(5) Trajan, qui a réussi, n’était pour sa personne pas savant ; mais si nous écoutons le discours de notre Sauveur, qui dit : « Celui qui reçoit un prophète au nom d’un prophète aura la récompense d’un prophète », il mérite d’être placé parmi les princes les plus savants ; car il n’y avait pas un plus grand admirateur du savoir ni un bienfaiteur du savoir, un fondateur de bibliothèques célèbres, un perpétuel instigateur d’hommes instruits aux fonctions et conversant familier avec des professeurs et des précepteurs érudits qui étaient alors réputés pour avoir le plus de crédit à la cour. D’un autre côté, combien la vertu et le gouvernement de Trajan étaient admirés et renommés, aucun témoignage d’une histoire grave et fidèle n’est certainement plus vivant que cette légende de Gregorius Magnum, évêque de Rome, qui était connu pour l’extrême envie qu’il portait à toute excellence païenne ; et pourtant il est signalé,par amour et estime des vertus morales de Trajan, avoir fait à Dieu des prières passionnées et ferventes pour la délivrance de son âme de l’enfer, et l’avoir obtenue, avec une mise en garde qu’il ne devrait plus faire de telles requêtes. A l’époque de ce prince aussi, les persécutions contre les chrétiens furent interrompues sur le certificat de Plinius Secundus, un homme d’une excellente science et avancé par Trajan.

(6) Adrian, son successeur, était l’homme le plus curieux qui ait vécu, et l’enquêteur le plus universel : dans la mesure où il a été noté pour une erreur dans son esprit qu’il désirait comprendre toutes choses, et ne pas se réserver pour le choses les plus dignes, tombant dans le même humour que depuis longtemps Philippe de Macédoine, qui, lorsqu’il aurait besoin de renverser et de rabaisser un excellent musicien dans une dispute touchant la musique, reçut de nouveau une bonne réponse de sa part - "Dieu nous en préserve, monsieur, " dit-il, " que votre fortune soit assez mauvaise pour savoir ces choses mieux que moi. " Il plut également à Dieu d’utiliser la curiosité de cet empereur comme un encouragement à la paix de son Église en ces jours-là ; pour avoir Christ en vénération, non comme un Dieu ou un Sauveur, mais comme une merveille ou une nouveauté,et faisant correspondre son tableau dans sa galerie avec Apollonius (avec qui, dans sa vaine imagination, il pensait qu’il avait une certaine conformité), cela a cependant servi à apaiser la haine amère de cette époque contre le nom chrétien, de sorte que l’Église ait eu la paix pendant Son temps. Et pour son gouvernement civil, bien qu’il n’atteignît pas celui de Trajan en gloire d’armes ou en perfection de justice, cependant en méritant la richesse du sujet il le surpassa. Car Trajan fit ériger de nombreux monuments et édifices célèbres, d’autant que Constantin le Grand, par émulation, avait coutume de l’appeler Parietaria, « giroflée », parce que son nom figurait sur tant de murs ; mais ses bâtiments et ses œuvres étaient plus de gloire et de triomphe que d’usage et de nécessité. Mais Adrien passa tout son règne, qui fut paisible, dans une déambulation ou une étude de l’Empire romain,donner l’ordre et faire assignation où il est allé pour réédifier des villes, des villes et des forts délabrés, et pour couper des rivières et des ruisseaux, et pour faire des ponts et des passages, et pour la police des villes et des communes avec de nouvelles ordonnances et constitutions, et l’octroi de nouvelles franchises et constitutions en société ; de sorte que tout son temps était une restauration même de toutes les défaillances et de toutes les décadences des temps passés.

(7) Antonin le Pieux, qui lui succéda, était un prince excellemment instruit, et avait l’esprit patient et subtil d’un écolier, dans la mesure où dans le langage courant (qui ne laisse aucune vertu à l’abri) il s’appelait Cymini Sector, un sculpteur ou un diviseur de graines de cumin, qui est l’une des moindres graines. Une telle patience qu’il avait et un esprit résolu à entrer dans les différences les plus petites et les plus exactes des causes, fruit sans doute de la tranquillité et de la sérénité excessives de son esprit, qui n’étant en aucun cas chargé ou encombré de craintes, de remords ou de scrupules. , mais ayant été noté pour un homme de la plus pure bonté, sans toute fiction ou affectation, qui a régné ou vécu, a rendu son esprit continuellement présent et entier. Il s’approcha également d’un degré plus proche du christianisme et devint, comme Agrippa l’a dit à saint Paul, « demi-chrétien,” tenant leur religion et leur loi en bonne opinion, et non seulement cessant la persécution, mais cédant la place à l’avancement des chrétiens.

(5) Il lui succéda les premiers Divi fratres, les deux frères adoptifs - Lucius Commode Verus, fils d’Ælius Verus, qui se plaisait beaucoup à l’apprentissage plus doux, et avait coutume d’appeler le poète Martial son Virgile ; et Marc-Aurèle Anto-ninus : dont ce dernier, qui a obscurci son collègue et lui a survécu longtemps, a été nommé le « Philosophe », qui, comme il a surpassé tous les autres en érudition, il les a surpassés également dans la perfection de toutes les vertus royales ; dans la mesure où Julianus l’empereur, dans son livre intitulé Cærsares, étant comme un pasquil ou une satire pour se moquer de tous ses prédécesseurs, feignit qu’ils étaient tous invités à un banquet des dieux, et Silène le bouffon était assis au bas de la table et s’est moqué de tout le monde lorsqu’ils sont entrés ; mais quand Marcus Philosophus entra, Silène était gravelé et sans contenance,ne sachant où le harceler, sauf qu’à la fin il jeta un coup d’œil à sa patience envers sa femme. Et la vertu de ce prince, continuée avec celle de son prédécesseur, a rendu le nom d’Antonin si sacré dans le monde, que bien qu’il ait été extrêmement déshonoré chez Commode, Caracalla et Héliogabale, qui portaient tous le nom, pourtant, quand Alexandre Sévère a refusé le nom parce qu’il était étranger à la famille, le Sénat a dit avec une acclamation, Quomodo Augustus, sic et Antoninus. Le nom de ces deux princes était alors si renommé et vénéré, qu’ils l’auraient eu comme un ajout perpétuel dans le style de tous les empereurs. Au temps de cet empereur aussi, l’Église était en grande partie en paix ; de sorte que dans cette séquence de six princes, nous voyons les effets bénis de l’apprentissage de la souveraineté,peint dans la plus grande table du monde.

(9) Mais pour une tablette ou une image de plus petit volume (sans prétendre parler de Votre Majesté qui vit), à mon avis, la plus excellente est celle de la reine Elizabeth, votre prédécesseur immédiat dans cette partie de la Grande-Bretagne ; un prince qui, si Plutarque vivait maintenant pour écrire des vies par parallèles, le troublerait, je pense, de lui trouver un parallèle parmi les femmes. Cette dame était douée d’un savoir dans son sexe singulier, et rare même chez les princes masculins - que l’on parle de savoir, de langage, ou de science, moderne ou antique, divinité ou humanité - et jusqu’à la toute dernière année de sa vie elle accoutumait fixer des heures fixes pour la lecture, presque aucun jeune étudiant dans une université plus quotidiennement ou plus dûment. Quant à son gouvernement,Je m’assure (je n’excéderai pas si j’affirme) que cette partie de l’île n’a jamais eu quarante-cinq ans de meilleur temps, et pourtant non par le calme de la saison, mais par la sagesse de son régiment. Car si l’on considère, d’un côté, la vérité de la religion établie, la paix et la sécurité constantes, la bonne administration de la justice, l’usage modéré de la prérogative, ni relâché, ni trop tendu ; l’état d’apprentissage florissant, assimilable à une si excellente patronne ; le domaine commode de la richesse et des moyens, à la fois de la couronne et du sujet ; l’habitude de l’obéissance et la modération des mécontentements ; et il faut considérer, de l’autre côté, les différences de religion, les troubles des pays voisins, l’ambition de l’Espagne et l’opposition de Rome, et puis qu’elle était solitaire et d’elle-même ; ces choses,Je dis, considéré, comme je n’aurais pas pu choisir un exemple si récent et si approprié, donc je suppose que je n’aurais pas pu en choisir un plus remarquable ou éminent pour le but en cours, qui concerne la conjonction de l’apprentissage chez le prince avec félicité dans le peuple.

(10) Ni l’un ni l’autre n’a d’influence et d’opération que sur le mérite civil et la vertu morale, et les arts ou la température de la paix et du gouvernement pacifique ; mais de même il n’a pas moins de pouvoir et d’efficacité dans l’habilitation vers la vertu et les prouesses martiales et militaires, comme cela peut être notamment représenté dans les exemples d’Alexandre le Grand et de César le dictateur (mentionnés auparavant, mais maintenant en place pour être repris), de dont les vertus et les actes de guerre n’ont besoin d’aucune note ou récit, ayant été les merveilles du temps dans ce genre ; mais de leurs affections envers l’apprentissage et les perfections dans l’apprentissage, il est pertinent de dire quelque chose.

(11) Alexandre a été élevé et enseigné sous Aristote, le grand philosophe, qui lui a consacré des plongeurs de ses livres de philosophie ; il était accompagné de Callisthène et de divers autres savants, qui le suivaient au camp, tout au long de ses voyages et de ses conquêtes. Le prix et l’estime qu’il avait de l’apprentissage apparaissent notamment dans ces trois particularités : d’abord dans l’envie qu’il exprimait qu’il portait à Achille, en ce qu’il avait une si bonne trompette de ses louanges que les vers d’Homère ; deuxièmement, dans le jugement ou la solution qu’il a donné concernant ce précieux cabinet de Darius, qui a été trouvé parmi ses bijoux (dont la question a été faite quelle chose était digne d’y être mise, et il a donné son avis pour les œuvres d’Homère) ; troisièmement, dans sa lettre à Aristote, après avoir exposé ses livres de nature,où il reproche avec lui de publier les secrets ou les mystères de la philosophie ; et lui fit comprendre que lui-même estimait qu’il fallait surpasser les autres hommes en science et en science qu’en puissance et en empire. Et l’utilité qu’il avait d’apprendre apparaît, ou plutôt brille, dans tous ses discours et réponses, étant plein de science et d’usage de la science, et cela de toutes sortes.

(12) Et ici encore, il peut sembler une chose scolastique et quelque peu oiseuse de réciter des choses que tout homme sait ; mais pourtant, puisque l’argument que je traite me mène jusqu’au bout, je suis heureux que les hommes s’apercevront que je suis aussi disposé à flatter (s’ils l’appellent ainsi) un Alexandre, ou un César, ou un Antonin, qui sont morts depuis plusieurs cent ans depuis, comme tout ce qui vit maintenant ; car c’est l’étalage de la gloire d’apprendre dans la souveraineté que je me propose, et non l’humour de déclamer dans les louanges d’aucun homme. Observez donc le discours qu’il a employé de Diogène, et voyez s’il ne tend pas à l’état véritable d’une des plus grandes questions de la philosophie morale : si la jouissance des choses extérieures, ou leur mépris, est le plus grand bonheur ; car lorsqu’il vit Diogène si parfaitement satisfait de si peu, il dit à ceux qui se moquaient de sa condition :« Si je n’étais pas Alexandre, je voudrais être Diogène. Mais Sénèque l’inverse et dit : « Plus erat, quod hic nollet accipere, quàm quod ille posset dare. » Il y avait plus de choses que Diogène aurait refusées que celles qu’Alexandre aurait pu donner ou apprécier.

(13) Observez, encore, ce discours qui était habituel avec lui, - " Qu’il a senti sa mortalité principalement dans deux choses, le sommeil et la luxure ; " et voyez si ce n’était pas un discours tiré des profondeurs de la philosophie naturelle, et plus semblable à être sorti de la bouche d’Aristote ou de Démocrite que d’Alexandre.

(14) Voyez encore ce discours d’humanité et de poésie, quand, sur le saignement de ses blessures, il appela à lui un de ses flatteurs, qui avait l’habitude de lui attribuer un honneur divin, et lui dit : "Regardez, c’est très sanglant ; ce n’est pas une liqueur comme celle dont parle Homère, qui coulait de la main de Vénus quand elle fut transpercée par Diomède.

(15) Voir de même son empressement à répréhension de la logique dans le discours qu’il a utilisé à Cassandre, sur une plainte qui a été faite contre son père Antipater ; car quand Alex-ander a dit : « Pensez-vous que ces hommes seraient venus de si loin pour se plaindre s’ils n’avaient eu qu’une cause de chagrin ? » et Cassandre répondit : « Oui, c’était le problème, parce qu’ils pensaient qu’ils ne devaient pas être réfutés ; » dit Alexandre en riant, voyez les subtilités d’Aristote, prendre les choses dans les deux sens, pro et contra, etc.

(16) Mais remarquez, encore une fois, à quel point il savait utiliser le même art qu’il réprimandait pour servir son propre humour : lorsqu’il gardait une rancune secrète à Callisthène, parce qu’il était contre la nouvelle cérémonie de son adoration, festoyant une nuit où le même Callisthène était à table, certains après le souper furent émus, pour le plaisir, que Callisthène, qui était un homme éloquent, pût parler d’un thème ou d’un but à son choix ; ce que fit Callisthène, choisissant les louanges de la nation macédonienne pour son discours, et l’exécutant avec une si bonne manière que les auditeurs en furent ravis ; sur quoi Alexandre, rien de content, dit : « Il était facile d’être éloquent sur un si bon sujet ; mais, dit-il, changez de style, et laissez-nous entendre ce que vous pouvez dire contre nous ; que Callisthène entreprit actuellement,et a fait avec cette piqûre et cette vie qu’Alexandre l’a interrompu, et a dit : "La bonté de la cause l’a rendu éloquent auparavant, et malgré cela l’a rendu éloquent à nouveau."

(17) Considérez plus loin, pour les tropes de la rhétorique, cet excellent usage d’une métaphore ou d’une traduction, avec laquelle il taxe Antipater, qui était un gouverneur impérieux et tyrannique ; car lorsqu’un des amis d’Antipater le recommanda à Alexandre pour sa modération, il ne dégénéra pas comme ses autres lieutenants dans l’orgueil persan, dans l’usage de la pourpre, mais garda l’antique habitude macédonienne, du noir. « Vrai », dit Alexandre ; "mais Antipater est tout violet à l’intérieur." Ou cet autre, quand Parménio vint à lui dans la plaine d’Arbela et lui montra la multitude innombrable de ses ennemis, spécialement comme ils apparaissaient par le nombre infini de lumières comme cela avait été un nouveau firmament d’étoiles, et lui conseilla alors d’attaquer eux la nuit ; sur quoi il répondit : « Qu’il ne volerait pas la victoire. »

(18) Pour question de politique, pesez cette distinction significative, tellement dans tous les âges embrassés, qu’il a fait entre ses deux amis Hephæstion et Craterus, quand il a dit, « Que l’un aimait Alexandre, et l’autre aimait le roi : » décrivant la principale différence des meilleurs serviteurs des princes, que certains aiment par affection leur personne, et d’autres par devoir aiment leur couronne.

(19) Pesez aussi cet excellent impôt d’erreur, ordinaire aux conseillers des princes, qu’ils conseillent leurs maîtres selon le modèle de leur esprit et de leur fortune, et non de leurs maîtres. Quand, sur les grandes offres de Darius, Parménio avait dit : « J’accepterais sûrement ces offres si j’étais Alexandre ; » dit Alexandre, "Je serais aussi comme Parménion."

(20) Enfin, pesez cette réponse rapide et aiguë qu’il a faite lorsqu’il a fait de si grands cadeaux à ses amis et à ses serviteurs, et qu’on lui a demandé ce qu’il se réservait, et il a répondu : "Espoir". Pesez, dis-je, s’il n’avait pas bien fait son compte, parce que l’espérance doit être la part de toutes ces résolutions sur les grandes entreprises ; car c’était la part de César lorsqu’il entra d’abord en Gaule, son domaine étant alors complètement renversé par les largesses. Et c’était aussi la part de ce noble prince, pourtant transporté d’ambition, Henri duc de Guise, dont on disait ordinairement qu’il était le plus grand usurier de France, parce qu’il avait fait de tous ses biens des obligations.

(21) Pour conclure, donc, comme certains critiques ont l’habitude de dire de manière hyperbolique : peu de discours qu’on rapporte de ce prince, dont l’admiration, quand je le considère non comme Alexandre le Grand, mais comme l’érudit d’Aristote, m’a poussé trop loin.

(22) Quant à Jules César, l’excellence de son savoir n’a pas besoin d’être argumentée par son éducation, ou sa compagnie, ou ses discours ; mais à un autre degré se déclare dans ses écrits et ses œuvres : dont certains sont existants et permanents, et certains ont malheureusement péri. Car d’abord, nous voyons qu’il nous reste cette excellente histoire de ses propres guerres, qu’il n’intitule qu’un commentaire, où tous les temps suivants ont admiré le poids solide de la matière, et les passages réels et les images vivantes d’actions et de personnes, exprimées dans la plus grande convenance des mots et la plus grande clarté de narration qui ait jamais existé ; que ce n’était pas l’effet d’un don naturel, mais d’un savoir et d’un précepte, est bien attesté par son ouvrage intitulé De Analogia, étant une philosophie grammaticale,où il s’efforça de faire de ce même Vox ad placitum un Vox ad licitum, et de réduire la coutume du discours à la congruence du discours ; et prenait pour ainsi dire les images des mots de la vie de la raison.

(23) Ainsi nous recevons de lui, comme monument à la fois de sa puissance et de son savoir, le calcul de l’année alors réformé ; exprimant bien qu’il considérait comme une aussi grande gloire pour lui-même d’observer et de connaître la loi des cieux que de donner la loi aux hommes sur la terre.

(24) De même dans son livre, Anti-Cato, il peut facilement apparaître qu’il aspirait aussi bien à la victoire de l’esprit qu’à la victoire de la guerre : y engageant un conflit contre le plus grand champion avec la plume qui vivait alors, Cicéron l’orateur.

(25) Ainsi, encore une fois, dans son livre des Apophtegmes, qu’il a rassemblé, nous voyons qu’il a trouvé plus d’honneur de se faire qu’une paire de tables, de prendre les paroles sages et concises des autres, que d’avoir chaque parole de lui à faire apophtegme ou oracle, comme prétendent le faire de vains princes, par coutume de flatterie. Et pourtant, si je dois énumérer divers de ses discours, comme j’ai fait ceux d’Alexandre, ils sont vraiment tels que Salomon le note, lorsqu’il dit : Verba sapientum tanquam aculei, et tanquam clavi in ​​altum defixi : dont je n’en réciterai que trois, non si délicieux pour l’élégance, mais admirable pour la vigueur et l’efficacité.

(26) Comme d’abord, c’est la raison pour laquelle il est considéré comme un maître des mots, qui pourrait avec un mot apaiser une mutinerie dans son armée, qui était ainsi : Les Romains, quand leurs généraux ont parlé à leur armée, ont utilisé le mot Milites , mais quand les magistrats parlaient au peuple, ils utilisaient le mot Quirites. Les soldats étaient en tumulte, et priaient séditieusement pour être caissiers ; non pas qu’ils l’aient voulu dire, mais en l’expostant pour attirer César à d’autres conditions ; dans lequel il étant résolu à ne pas céder, après un certain silence, il commença son discours, Ego Quirites, qui les admettait déjà en caisse - avec quoi ils étaient tellement surpris, contrariés et confus, qu’ils ne voulaient pas qu’il continue dans son discours, mais a renoncé à leurs demandes, et a fait leur costume d’être à nouveau appelé par le nom de Milites.

(27) Le second discours fut ainsi : César affecta extrêmement le nom de roi ; et quelques-uns ont été mis sur comme il passait par acclamation populaire pour le saluer roi. Sur quoi, trouvant le cri faible et pauvre, il le repoussa ainsi, dans une sorte de plaisanterie, comme s’ils s’étaient trompés sur son nom de famille : Non Rex sum, sed Cæsar ; un discours qui, s’il est recherché, la vie et la plénitude de celui-ci peuvent à peine s’exprimer. Car, d’abord, c’était un refus du nom, mais pourtant pas grave ; encore une fois, cela signifiait une confiance et une magnanimité infinies, comme s’il présumait que César était le plus grand titre, comme par sa dignité il est arrivé jusqu’à ce jour. Mais c’était surtout un discours de grande séduction vers son propre but, comme si l’État luttait avec lui mais pour un nom, dont les familles méchantes étaient investies ; car Rex était un nom de famille chez les Romains, tout comme King l’est chez nous.

(28) Le dernier discours que je citerai fut utilisé à Metellus, lorsque César, après la guerre déclarée, s’empara de cette ville de Rome ; alors, entrant dans le trésor intérieur pour y prendre l’argent qui s’y accumulait, Metellus, étant tribun, le lui défendit. A quoi César dit : " Que s’il ne renonçait pas, il le ferait mourir à la place. " Et, se reprenant à présent, il ajouta : « Jeune homme, il m’est plus difficile de le parler que de le faire - Adolescens, durius est mihi hoc dicere quàm facere. » Un discours composé de la plus grande terreur et de la plus grande clémence qui puisse sortir de la bouche de l’homme.

29 , lui, se moquant de lui à son avantage, répondit :

(30) Et ici il convenait de laisser ce point, touchant le concours de la vertu militaire et de l’érudition (car quel exemple devrait venir avec quelque grâce après ces deux d’Alexandre et de César ?), n’était-ce en raison de la rareté des circonstances , que je trouve dans un autre particulier, comme celui qui a fait ainsi passer tout à coup du mépris extrême à l’étonnement extrême : et c’est de Xénophon le philosophe, qui est allé de l’école de Socrate en Asie dans l’expédition de Cyrus le jeune contre le roi Artaxerxès. Ce Xénophon à cette époque était très jeune, et n’avait jamais vu les guerres auparavant, ni n’avait aucun commandement dans l’armée, mais suivait la guerre seulement comme volontaire, pour l’amour et la conversation de Proxenus, son ami. Il était présent lorsque Falinus est venu dans le message du grand roi aux Grecs, après que Cyrus a été tué dans le champ, et ils,une poignée d’hommes, livrés à eux-mêmes au milieu des territoires du roi, coupés de leur pays par de nombreux fleuves navigables et plusieurs centaines de milles. Le message importait qu’ils devaient rendre les armes et se soumettre à la miséricorde du roi. A quel message, avant de répondre, des plongeurs de l’armée s’entretinrent familièrement avec Falinus ; et parmi les autres, Xénophon dit : « Eh bien, Falinus, il ne nous reste plus que ces deux choses, nos armes et notre vertu ; et si nous rendons nos armes, comment userons-nous de notre vertu ? A quoi Falinus, lui souriant, dit : « Si je ne m’abuse, jeune gentilhomme, vous êtes Athénien, et je crois que vous étudiez la philosophie, et c’est joli ce que vous dites ; mais on vous abuse beaucoup si vous pensez que votre vertu peut résister à la puissance du roi. C’était le mépris ; l’émerveillement a suivi :c’est-à-dire que ce jeune érudit ou philosophe, après que tous les capitaines eurent été assassinés en pourparlers par trahison, conduisit ces dix mille pieds au cœur de tous les hauts pays du roi, de Babylone à Grcia en toute sécurité, malgré toutes les forces du roi. , à l’étonnement du monde, et l’encouragement des Grecs dans les temps réussissant à faire l’invasion sur les rois de Perse, comme cela a été après prévu par Jason le Thessalien, tenté par Agésilas le Spartiate, et réalisé par Alexandre le Macédonien, tout sur le fondement de l’acte de ce jeune savant.et l’encouragement des Grecs dans les temps réussissant à faire l’invasion sur les rois de Perse, comme cela était après prévu par Jason le Thessalien, tenté par Agésilas le Spartiate, et réalisé par Alexandre le Macédonien, le tout sur la base de l’acte de ce jeune savant.et l’encouragement des Grecs dans les temps réussissant à faire l’invasion sur les rois de Perse, comme cela était après prévu par Jason le Thessalien, tenté par Agésilas le Spartiate, et réalisé par Alexandre le Macédonien, le tout sur la base de l’acte de ce jeune savant.

VIII.

(1) Passer maintenant de la vertu impériale et militaire à la vertu morale et privée ; premièrement, c’est une vérité assurée, qui est contenue dans les versets :

« Scilicet ingenuas didicisse fideliter artes

Emollit mores nec sinit esse feros.

Il enlève la sauvagerie, la barbarie et la férocité de l’esprit des hommes ; mais en effet l’accent devait être sur fideliter ; car un peu d’apprentissage superficiel produit plutôt un effet contraire. Il enlève toute légèreté, témérité et insolence, en suggérant copieusement tous les doutes et difficultés, et en apprenant à l’esprit à équilibrer les raisons des deux côtés, et à repousser les premières offres et vanités de l’esprit, et à n’accepter que de examiné et essayé. Elle ôte la vaine admiration de tout ce qui est la racine de toute faiblesse. Car toutes choses sont admirées, soit parce qu’elles sont nouvelles, soit parce qu’elles sont grandes. Pour la nouveauté, aucun homme qui patauge dans l’apprentissage ou la contemplation à fond mais ne trouvera qu’imprimé dans son cœur, Nil novi super terram. Aucun homme ne peut non plus s’émerveiller du jeu de marionnettes qui passe derrière le rideau,et avise bien de la motion. Et pour la grandeur, comme Alexandre le Grand, après cela, il était habitué aux grandes armées et aux grandes conquêtes des provinces spacieuses d’Asie, lorsqu’il recevait des lettres de Grèce, de certains combats et services là-bas, qui étaient généralement pour un passage. ou un fort, ou tout au plus quelque ville fortifiée, il dit : - « Il lui sembla qu’on lui annonçait des batailles de grenouilles et de souris, que les vieux contes racontaient. Alors certainement, si un homme médite beaucoup sur le cadre universel de la nature, la terre avec les hommes dessus (sauf la divinité des âmes) ne lui semblera plus qu’une fourmilière, alors que certaines fourmis portent du blé, et d’autres portent leurs petits. , et certains vont vide, et tout va et vient un petit tas de poussière. Il enlève ou atténue la peur de la mort ou de la fortune adverse,ce qui est un des plus grands empêchements de la vertu et des imperfections des mœurs. Car si l’esprit d’un homme est profondément aguerri à la considération de la mortalité et de la nature corruptible des choses, il sera facilement d’accord avec Épictète, qui sortit un jour et vit une femme pleurer sa cruche de terre qui était brisée, et sortit le le lendemain et j’ai vu une femme pleurer son fils qui était mort et a alors dit : « Heri vidi fragilem frangi, hodie vidi mortalem mori. » Et, par conséquent, Virgile a excellemment et profondément couplé la connaissance des causes et la conquête de toutes les peurs ensemble, comme concomitantia.qui sortit un jour et vit une femme pleurer sa cruche de terre qui était brisée, et sortit le lendemain et vit une femme pleurer son fils qui était mort, et alors dit : « Heri vidi fragilem frangi, hodie vidi mortalem mori. Et, par conséquent, Virgile a excellemment et profondément couplé la connaissance des causes et la conquête de toutes les peurs ensemble, comme concomitantia.qui sortit un jour et vit une femme pleurer sa cruche de terre qui était brisée, et sortit le lendemain et vit une femme pleurer son fils qui était mort, et alors dit : « Heri vidi fragilem frangi, hodie vidi mortalem mori. Et, par conséquent, Virgile a excellemment et profondément couplé la connaissance des causes et la conquête de toutes les peurs ensemble, comme concomitantia.

« Félix, qui potuit rerum cognoscere causas,

Quique metus omnes, et inexorabile fatum

Sujet pedibus, streptumque Acherontis avari.

(2) Il était trop long de passer en revue les remèdes particuliers que l’apprentissage dispense de toutes les maladies de l’esprit : tantôt purger les mauvaises humeurs, tantôt ouvrir les obstructions, tantôt aider à la digestion, tantôt augmenter l’appétit, tantôt guérir les plaies et les exulcérations. ceux-ci, et similaires ; et, par conséquent, je conclurai avec ce qui a rationem totius - c’est-à-dire qu’il dispose la constitution de l’esprit pour ne pas être fixée ou fixée dans ses défauts, mais toujours capable et susceptible de croissance et de réforme. Car l’ignorant ne sait pas ce que c’est que de descendre en lui-même, ou de se demander des comptes, ni le plaisir de cette suavissima vita, indies sentire se fieri meliorem. Les bonnes parties qu’il a, il apprendra à les montrer pleinement et à les utiliser avec dextérité, mais pas beaucoup pour les augmenter.Les défauts qu’il a, il apprendra à les cacher et à les colorer, mais peu à les corriger ; comme une faucheuse malade, qui tond toujours et n’aiguise jamais sa faux. Tandis qu’avec le savant il en va autrement, qu’il mélange toujours la correction et l’amendement de son esprit avec l’utilisation et l’emploi de celui-ci. Bien plus, en général et en somme, il est certain que Veritas et Bonitas ne diffèrent que par le sceau et l’empreinte ; car la vérité imprime la bonté, et ce sont les nuages ​​de l’erreur qui descendent dans les orages des passions et des troubles.de plus, en général et en somme, il est certain que Veritas et Bonitas ne diffèrent que par le sceau et l’empreinte ; car la vérité imprime la bonté, et ce sont les nuages ​​de l’erreur qui descendent dans les orages des passions et des troubles.de plus, en général et en somme, il est certain que Veritas et Bonitas ne diffèrent que par le sceau et l’empreinte ; car la vérité imprime la bonté, et ce sont les nuages ​​de l’erreur qui descendent dans les orages des passions et des troubles.

(3) De la vertu morale passons à la question du pouvoir et du commandement, et considérons s’il y a, dans la juste raison, quelque chose de comparable à celui dont la connaissance investit et couronne la nature de l’homme. Nous voyons que la dignité du commandement est selon la dignité du commandé ; avoir le commandement sur les bêtes comme l’ont les bergers, c’est une chose méprisable ; avoir le commandement sur les enfants comme l’ont les maîtres d’école, est une affaire de petit honneur ; avoir le commandement sur les galériens est un dénigrement plutôt qu’un honneur. Le commandement des tyrans n’est pas non plus bien meilleur sur les gens qui ont repoussé la générosité de leur esprit ; et, par conséquent, il a toujours été soutenu que les honneurs dans les monarchies libres et les républiques avaient une douceur plus que dans les tyrannies, parce que le commandement s’étendait plus sur les volontés des hommes,et pas seulement sur leurs actes et services. Et donc, quand Virgile se propose d’attribuer à Auguste César le meilleur des honneurs humains, il le fait en ces termes :

« Victorque volentes

Per populos dat jura, viamque affectat Olympo.

Mais pourtant le commandement de la connaissance est encore plus élevé que le commandement de la volonté ; car c’est un commandement sur la raison, la croyance et la compréhension de l’homme, qui est la partie la plus élevée de l’esprit, et donne la loi à la volonté elle-même. Car il n’y a pas de pouvoir sur terre qui érige un trône ou une chaire dans les esprits et les âmes des hommes, et dans leurs réflexions, imaginations, opinions et croyances, mais la connaissance et l’apprentissage. Et c’est pourquoi nous voyons le plaisir détestable et extrême que les arch-hérétiques, et les faux prophètes, et les imposteurs sont transportés avec, quand ils trouvent une fois en eux-mêmes qu’ils ont une supériorité dans la foi et la conscience des hommes ; si grand que s’ils y avaient goûté une fois, on voit rarement qu’une torture ou une persécution puisse les faire y renoncer ou l’abandonner.Mais comme c’est ce que l’auteur de l’Apocalypse appelle la profondeur ou la profondeur de Satan, de même par l’argument des contraires, la souveraineté juste et légitime sur l’entendement des hommes, par la force de la vérité correctement interprétée, est ce qui se rapproche le plus de la similitude de la règle divine.

(4) Quant à la fortune et à l’avancement, la bienfaisance de l’érudition ne se limite pas tant à donner la fortune qu’aux États et aux républiques, qu’elle ne donne pas également la fortune à des personnes particulières. Car il a été bien noté il y a longtemps qu’Homère a donné plus d’hommes pour vivre que Sylla, ou César, ou Auguste n’en ont jamais fait, malgré leurs largesses et leurs donations, et les distributions de terres à tant de légions. Et sans doute, il est difficile de dire si les armes ou l’apprentissage ont progressé en plus grand nombre. Et dans le cas de la souveraineté, nous voyons que si les armes ou l’ascendance ont emporté le royaume, cependant l’apprentissage a emporté la prêtrise, qui a toujours été en concurrence avec l’empire.

(5) Encore une fois, pour le plaisir et le plaisir de la connaissance et de l’apprentissage, il surpasse de loin tous les autres dans la nature. Car, les plaisirs des affections dépasseront-ils le plaisir des sens, autant que l’obtention du désir ou de la victoire dépasse un chant ou un dîner ? et par conséquent les plaisirs de l’intellect ou de l’entendement ne doivent-ils pas dépasser les plaisirs des affections ? Nous voyons dans tous les autres plaisirs qu’il y a de la satiété, et après qu’ils ont été utilisés, leur verdure s’en va, ce qui montre bien qu’ils ne sont que des tromperies du plaisir, et non des plaisirs ; et que c’était la nouveauté qui plaisait, et non la qualité. Et, par conséquent, nous voyons que les hommes voluptueux deviennent frères, et les princes d’ambition deviennent mélancoliques. Mais de la connaissance il n’y a pas de satiété, mais la satisfaction et l’appétit sont perpétuellement interchangeables ; et, par conséquent, semble être bon en soi simplement,sans erreur ni accident. Ce plaisir n’est pas non plus de peu d’efficacité et de contentement pour l’esprit de l’homme, que le poète Lucrèce décrit avec élégance :

"Suave mari magno, turbantibus quora ventis, etc."

« C’est une vue de délice, dit-il, de se tenir debout ou de marcher du côté du rivage, et de voir un navire ballotté par la tempête sur la mer ; ou être dans une tour fortifiée, et voir deux batailles se joindre sur une plaine. Mais c’est un plaisir incomparable, pour l’esprit de l’homme d’être établi, débarqué et fortifié dans la certitude de la vérité ; et de là pour apercevoir et contempler les erreurs, les perturbations, les travaux et les vagabondages d’autres hommes.

(6) Enfin, laissant les arguments vulgaires, qu’en apprenant l’homme excelle l’homme dans ce où l’homme excelle les bêtes ; qu’en apprenant, l’homme monte aux cieux et à leurs mouvements, où il ne peut venir en corps ; et ainsi de suite : concluons avec la dignité et l’excellence de la connaissance et de l’érudition en ce à quoi la nature de l’homme aspire le plus, qui est l’immortalité ou la continuité ; pour cette génération tendeth, et élever des maisons et des familles ; à cela tendent les bâtiments, les fondations et les monuments ; à cela tend le désir de mémoire, de gloire et de célébration ; et en effet la force de tous les autres désirs humains. On voit alors combien les monuments de l’esprit et du savoir sont plus durables que les monuments du pouvoir ou des mains. Car les vers d’Homère n’ont-ils pas duré vingt-cinq cents ans, ou plus, sans la perte d’une syllabe ou d’une lettre ;au cours de laquelle les palais infinis, temples, châteaux, villes, ont été délabrés et démolis ? Il n’est pas possible d’avoir les véritables tableaux ou statues de Cyrus, d’Alexandre, de César, ni des rois ou des grands personnages des années plus tardives ; car les originaux ne peuvent pas durer, et les copies ne peuvent que contenir la vie et la vérité. Mais les images de l’esprit et des connaissances des hommes restent dans des livres, exempts de l’erreur du temps et susceptibles d’une perpétuelle rénovation. Ils ne doivent pas non plus être appelés images, car ils génèrent encore et jettent leurs graines dans l’esprit des autres, provoquant et provoquant des actions et des opinions infinies dans les âges suivants. De sorte que si l’invention du navire était si noble, qui transporte richesses et marchandises de place en place, et associe les régions les plus reculées à la participation de leurs fruits,combien plus faut-il magnifier les lettres qui, comme les navires traversent les vastes mers du temps, et rendent les siècles si éloignés pour participer de la sagesse, des illuminations et des inventions, l’une de l’autre ? Bien plus, nous voyons quelques-uns des philosophes qui étaient les moins divins, et les plus immergés dans les sens, et niaient généralement l’immortalité de l’âme, mais en sont venus à ce point, que tous les mouvements que l’esprit de l’homme pouvait agir et accomplir sans le des organes du corps, pensaient-ils pouvoir rester après la mort, qui n’étaient que ceux de l’entendement et non de l’affection ; tant la connaissance leur paraissait immortelle et incorruptible. Mais nous, qui savons par révélation divine que non seulement l’entendement mais les affections purifiées, non seulement l’esprit mais le corps changé, seront avancés jusqu’à l’immortalité,démentir dans ces rudiments des sens. Mais il faut se rappeler, à la fois sur ce dernier point, et il peut donc être également nécessaire en d’autres endroits, qu’en probation de la dignité de la connaissance ou de l’apprentissage, j’ai au début séparé le témoignage divin du témoignage humain, méthode que j’ai suivie. , et donc les a traités tous les deux séparément.

(7) Néanmoins, je ne prétends pas, et je sais qu’il me sera impossible, par aucune de mes plaidoiries, de renverser le jugement, soit du coq d’Ésope, qui a préféré le grain d’orge à la gemme ; ou de Midas, cet être choisi juge entre Apollon, président des Muses, et Pan, dieu des troupeaux, jugé pour l’abondance ; ou de Paris, qui jugeait pour la beauté et l’amour contre la sagesse et le pouvoir ; ou d’Agrippine, occidat matrem, modo imperet, qui préférait l’empire à une condition jamais aussi détestable ; ou d’Ulysse, qui vetulam prætulit immortalitati, étant une figure de ceux qui préfèrent la coutume et l’habitude à toute excellence, ou d’un certain nombre de jugements populaires semblables. Car ces choses doivent continuer comme elles ont été ; mais cela continuera aussi, sur quoi l’apprentissage a toujours compté, et qui ne manque pas : Justificata est sapientia a filiis suis. LE DEUXIÈME LIVRE.

AU ROI.

1. Il peut sembler avoir plus de commodité, bien qu’il arrive souvent autrement (excellent roi), que ceux qui sont féconds dans leurs générations, et ont en eux-mêmes la prévoyance de l’immortalité dans leurs descendants, devraient également être plus prudents de la bonne fortune des temps futurs, auxquels ils savent qu’ils doivent transmettre et recommander leurs plus chers gages. La reine Elizabeth était un séjour dans le monde en ce qui concerne sa vie de célibataire, et était une bénédiction pour son propre temps ; et pourtant de même que l’impression de son bon gouvernement, outre son heureux souvenir, n’est pas sans quelque effet qui lui survit. Mais à Votre Majesté, que Dieu a déjà bénie de tant de descendants royaux, digne de vous continuer et de vous représenter éternellement, et dont le lit jeune et fécond promet pourtant bien des rénovations semblables,il est convenable et agréable de connaître non seulement les parties transitoires du bon gouvernement, mais encore les actes qui sont par leur nature permanents et perpétuels. Parmi ceux-là (si l’affection ne me transporte pas) il n’y a pas plus digne que de doter le monde d’une connaissance saine et féconde. Car pourquoi quelques auteurs reçus se dresseraient-ils comme les colonnes d’Hercule, au-delà desquelles il ne devrait y avoir ni navigation ni découverte, puisque nous avons une étoile aussi brillante et bénigne que Votre Majesté pour nous conduire et nous faire prospérer ? Pour revenir donc là où nous sommes partis, il reste à considérer de quelle sorte sont ces actes qui ont été entrepris et exécutés par les rois et autres pour l’augmentation et l’avancement de l’érudition, où je me propose de parler activement, sans m’écarter ni m’étendre.Parmi ceux-là (si l’affection ne me transporte pas) il n’y a pas plus digne que de doter le monde d’une connaissance saine et féconde. Car pourquoi quelques auteurs reçus se dresseraient-ils comme les colonnes d’Hercule, au-delà desquelles il ne devrait y avoir ni navigation ni découverte, puisque nous avons une étoile aussi brillante et bénigne que Votre Majesté pour nous conduire et nous faire prospérer ? Pour revenir donc là où nous sommes partis, il reste à considérer de quelle sorte sont ces actes qui ont été entrepris et exécutés par les rois et autres pour l’augmentation et l’avancement de l’érudition, où je me propose de parler activement, sans m’écarter ni m’étendre.Parmi ceux-là (si l’affection ne me transporte pas) il n’y a pas plus digne que de doter le monde d’une connaissance saine et féconde. Car pourquoi quelques auteurs reçus se dresseraient-ils comme les colonnes d’Hercule, au-delà desquelles il ne devrait y avoir ni navigation ni découverte, puisque nous avons une étoile aussi brillante et bénigne que Votre Majesté pour nous conduire et nous faire prospérer ? Pour revenir donc là où nous sommes partis, il reste à considérer de quelle sorte sont ces actes qui ont été entrepris et exécutés par les rois et autres pour l’augmentation et l’avancement de l’érudition, où je me propose de parler activement, sans m’écarter ni m’étendre.au-delà de laquelle il ne devrait y avoir ni navigation ni découverte, puisque nous avons une étoile aussi brillante et bénigne que Votre Majesté pour nous conduire et nous faire prospérer ? Pour revenir donc là où nous sommes partis, il reste à considérer de quelle sorte sont ces actes qui ont été entrepris et exécutés par les rois et autres pour l’augmentation et l’avancement de l’érudition, où je me propose de parler activement, sans m’écarter ni m’étendre.au-delà de laquelle il ne devrait y avoir ni navigation ni découverte, puisque nous avons une étoile aussi brillante et bénigne que Votre Majesté pour nous conduire et nous faire prospérer ? Pour revenir donc là où nous sommes partis, il reste à considérer de quelle sorte sont ces actes qui ont été entrepris et exécutés par les rois et autres pour l’augmentation et l’avancement de l’érudition, où je me propose de parler activement, sans m’écarter ni m’étendre.

2. Que cette base soit donc posée, que tous les travaux sont plus communs par l’amplitude de la récompense, par la justesse de la direction, et par la conjonction des travaux. Le premier effort multiple, le second empêche l’erreur, et le troisième supplée à la fragilité de l’homme. Mais le principal de ceux-ci est la direction, pour claudus in via antevertit cursorem extra viam ; et Salomon l’énonce excellemment : « Si le fer n’est pas tranchant, il a besoin de plus de force, mais la sagesse est celle qui prévaut », signifiant que l’invention ou l’élection du moyen est plus efficace que n’importe quelle application ou accumulation d’efforts. Je suis amené à parler pour cela (ne dérogeant pas à la noble intention de ceux qui ont été méritants vers l’état d’apprentissage),J’observe néanmoins que leurs travaux et leurs actes sont plutôt affaire de magnificence et de mémoire que de progression et d’habileté, et tendent plutôt à augmenter la masse de savoir dans la multitude des savants qu’à rectifier ou élever les sciences elles-mêmes.

3. Les œuvres ou actes de mérite en vue de l’apprentissage concernent trois objets : les lieux d’apprentissage, les livres d’apprentissage et les personnes des savants. Car comme l’eau, que ce soit la rosée du ciel ou les sources de la terre, se disperse et se répand dans la terre, à moins qu’elle ne soit recueillie dans un récipient où elle peut, par l’union, se réconforter et se soutenir ; et c’est pourquoi l’industrie de l’homme a fabriqué et encadré des sources, des conduits, des citernes et des piscines, que les hommes se sont habitués à embellir et à orner avec des réalisations de magnificence et d’état, aussi bien que d’usage et de nécessité ; ainsi cette excellente liqueur de connaissance, qu’elle descende de l’inspiration divine, ou qu’elle jaillisse du sens humain, périrait bientôt et s’évanouirait dans l’oubli, si elle n’était conservée dans les livres, les traditions, les conférences et les lieux désignés,que les universités, les collèges et les écoles, pour la réception et le réconfort de la même chose.

4. Les travaux qui concernent les sièges et les lieux d’enseignement sont au nombre de quatre - fondations et bâtiments, dotations avec revenus, dotations avec franchises et privilèges, institutions et ordonnances pour le gouvernement - tous tendant à la tranquillité et à l’intimité de la vie, et à la décharge des soucis et des troubles. ; un peu comme les stations que Virgile prescrit pour la ruche des abeilles :

« Principio sedes apibus statioque petenda,

Quo neque sit ventis aditus, etc.

5. Les ouvrages touchant aux livres sont au nombre de deux - d’abord, les bibliothèques, qui sont comme les sanctuaires où toutes les reliques des anciens saints, pleines de vraie vertu, et cela sans illusion ni imposture, sont conservées et reposées ; deuxièmement, de nouvelles éditions d’auteurs, avec des impressions plus correctes, des traductions plus fidèles, des gloses plus rentables, des annotations plus diligentes, etc.

6. Les ouvrages relatifs à la personne des savants (outre leur avancement et leur promotion en général) sont au nombre de deux : la récompense et la désignation des lecteurs de sciences déjà existantes et inventées ; et la récompense et la désignation des écrivains et des enquêteurs concernant toutes les parties de l’apprentissage pas suffisamment travaillées et poursuivies.

7. Ce sont sommairement les œuvres et les actes où les mérites de beaucoup d’excellents princes et d’autres dignes personnages ont été exposés. Quant aux commémorations particulières, je me souviens de ce que Cicéron a dit lorsqu’il a rendu grâces générales, Difficile non aliquem, ingratum quenquam præterire. Regardons plutôt, selon les Écritures, cette partie de la race qui est devant nous, plutôt que de regarder en arrière vers celle qui est déjà atteinte.

8. D’abord, donc, parmi tant de grandes fondations de collèges en Europe, je trouve étrange qu’elles soient toutes dédiées à des professions, et aucune n’est laissée libre aux arts et aux sciences en général. Car si les hommes jugent que l’apprentissage doit se rapporter à l’action, ils jugent bien ; mais en cela ils tombent dans l’erreur décrite dans l’ancienne fable, dans laquelle les autres parties du corps supposaient que l’estomac avait été inactif, parce qu’il n’accomplissait ni l’office du mouvement, comme le font les membres, ni celui du sens, comme le font les membres. tête doth ; mais cependant c’est l’estomac qui digère et distribue à tous les autres. Donc, si quelqu’un pense que la philosophie et l’universalité sont des études vaines, il ne considère pas que toutes les professions sont de là servies et fournies. Et je considère cela comme une grande cause qui a entravé la progression de l’apprentissage,car ces connaissances fondamentales n’ont été étudiées que de passage. Car si tu veux qu’un arbre porte plus de fruits qu’il n’en avait l’habitude de faire, ce n’est pas quelque chose que tu puisses faire aux branches, mais c’est le remue-ménage de la terre et la mise en terre de tes racines qui doivent le travailler. Il ne faut pas non plus oublier que cette dédicace de fondations et de dotations à l’enseignement professoral a non seulement eu un aspect malfaisant et une influence sur la croissance des sciences, mais a également été préjudiciable aux États et aux gouvernements. Car de là vient que les princes trouvent une solitude à l’égard des hommes capables de les servir dans les causes d’état, parce qu’il n’y a pas d’éducation collégiale qui soit gratuite, où ceux qui étaient ainsi disposés pourraient se donner dans les histoires, les langues modernes, les livres de politique et le discours civil,et d’autres habilitations similaires au service de la succession.

9. Et parce que les fondateurs de collèges plantent et que les fondateurs de conférences arrosent, il est bien de parler du défaut qui est dans les conférences publiques ; à savoir, dans la petitesse et la mesquinerie du salaire ou de la récompense qui, dans la plupart des endroits, leur est assignée, qu’il s’agisse de cours d’arts ou de professions. Car il est nécessaire au progrès des sciences que les lecteurs soient des hommes les plus capables et les plus suffisants ; comme ceux qui sont destinés à générer et à propager les sciences, et non à un usage transitoire. Cela ne peut pas être, à moins que leur condition et leur dotation soient telles qu’elles puissent contenter l’homme le plus capable de s’approprier tout son travail et de continuer tout son âge dans cette fonction et cette assistance ; et doit donc avoir une proportion responsable de cette médiocrité ou de cette compétence d’avancement,que l’on peut attendre d’une profession ou de l’exercice d’une profession. Ainsi, si vous voulez que les sciences fleurissent, vous devez observer la loi militaire de David, qui était : « Que ceux qui sont restés avec la voiture aient une part égale avec ceux qui étaient dans l’action ; sinon les voitures seront mal servies. Ainsi, les lecteurs de sciences sont en effet les gardiens des réserves et des provisions de sciences, d’où les hommes en cours actifs sont fournis, et doivent donc avoir un divertissement égal avec eux ; sinon si les pères en sciences sont de la plus faible espèce ou mal entretenus,Ainsi, les lecteurs de sciences sont en effet les gardiens des réserves et des provisions de sciences, d’où les hommes en cours actifs sont fournis, et doivent donc avoir un divertissement égal avec eux ; sinon si les pères en sciences sont de la plus faible espèce ou mal entretenus,Ainsi, les lecteurs de sciences sont en effet les gardiens des réserves et des provisions de sciences, d’où les hommes en cours actifs sont fournis, et doivent donc avoir un divertissement égal avec eux ; sinon si les pères en sciences sont de la plus faible espèce ou mal entretenus,

« Et patrum invalidi référent jejunia nati. »

10. Un autre défaut que je note, dans lequel j’aurai besoin de quelque alchimiste pour m’aider, qui fait appel aux hommes pour vendre leurs livres, et pour construire des fours ; quitter et abandonner Minerve et les Muses en tant que vierges stériles, et s’appuyer sur Vulcain. Mais il est certain que pour l’étude approfondie, fructueuse et opérationnelle de nombreuses sciences, spécialité philosophie naturelle et physique, les livres ne sont pas seulement des instruments ; où aussi la bienfaisance des hommes n’a pas entièrement manqué. Car nous voyons que des sphères, des globes, des astrolabes, des cartes, etc., ont été fournis en tant qu’accessoires de l’astronomie et de la cosmographie, ainsi que des livres. On voit aussi que quelques lieux institués pour la physique ont annexé la marchandise des jardins pour les simples de toutes sortes, et commandent de même l’usage des cadavres pour les anatomies. Mais ceux-ci ne respectent que peu de choses. En général,il n’y aura guère de compétence principale dans la divulgation de la nature, sauf qu’il y aura une certaine allocation pour les dépenses liées aux expériences ; qu’il s’agisse d’expériences appartenant à Vulcanus ou à Dædalus, à la fournaise ou à la machine, ou à toute autre sorte. Et donc comme les secrétaires et les épis des princes et des états apportent des factures pour des renseignements, ainsi vous devez permettre aux épis et aux intelligences de la nature d’apporter leurs factures ; ou bien vous serez mal annoncé.ou bien vous serez mal annoncé.ou bien vous serez mal annoncé.

11. Et si Alexandre a si généreusement attribué à Aristote un trésor pour l’allocation des chasseurs, des chasseurs, des pêcheurs, etc.

12. Un autre défaut que je note est une interruption ou une négligence dans ceux qui sont gouverneurs dans les universités, de consultation, et dans les princes ou les personnes supérieures, de visite : pour entrer en compte et en considération, que ce soit les lectures, exercices, et autres les coutumes relatives à l’instruction, anciennement commencées et continuées depuis, soient bien instituées ou non ; et après quoi fonder un amendement ou une réforme dans ce qui sera jugé inopportun. Car c’est l’une des maximes les plus sages et les plus princières de Votre Majesté : « Que dans tous les usages et précédents, les temps où ils ont commencé doivent être considérés ; ce qui s’ils étaient faibles ou ignorants, il déroge à l’autorité de l’usage, et le laisse pour suspect. Et donc dans la mesure où la plupart des usages et des ordres des universités sont issus de temps plus obscurs,il est d’autant plus nécessaire qu’ils soient réexaminés. Dans ce genre, je vais donner un exemple ou deux, par exemple le saké, des choses les plus évidentes et les plus familières. L’une est une affaire qui, bien qu’elle soit ancienne et générale, je la considère pourtant comme une erreur ; c’est-à-dire que les savants dans les universités viennent trop tôt et trop peu mûrs pour la logique et la rhétorique, les arts plus aptes pour les diplômés que les enfants et les novices. Car ces deux-là, à juste titre, sont les plus graves des sciences, étant les arts des arts ; l’un pour le jugement, l’autre pour l’ornement. Et ce sont les règles et les instructions sur la manière d’exposer et de disposer la matière : et donc pour les esprits vides et non chargés de matière, et qui n’ont pas rassemblé ce que Cicéron appelle sylva et supellex, étoffe et variété, à commencer par ces arts (comme si il faut apprendre à peser, ou à mesurer,ou peindre le vent) ne produit que cet effet, que la sagesse de ces arts, qui est grande et universelle, est presque rendue méprisable, et est dégénérée en sophisme enfantin et en affectation ridicule. Et de plus, leur apprentissage intempestif a entraîné par conséquent leur enseignement et leur écriture superficiels et inutiles, comme cela convient en effet à la capacité des enfants. Un autre est un manque que je trouve dans les exercices utilisés dans les universités, qui serpentent un trop grand divorce entre l’invention et la mémoire. Car leurs discours sont soit prémédités, in verbis conceptis, où rien n’est laissé à l’invention, soit simplement imprévisibles, où peu est laissé à la mémoire. Alors que dans la vie et l’action, il y a moins d’utilisation de l’un ou de l’autre, mais plutôt de mélanges de préméditation et d’invention, de notes et de mémoire.De même que l’exercice ne convient pas à la pratique, ni l’image à la vie ; et c’est toujours une vraie règle dans les exercices, qu’ils soient conçus aussi près que possible de la vie de la pratique ; car autrement ils pervertissent les mouvements et les facultés de l’esprit, et ne les préparent pas. La vérité n’est pas obscure, quand les savants viennent aux pratiques des professions, ou d’autres actions de la vie civile ; et quand ils s’y mettent, ce besoin est bientôt trouvé par eux-mêmes, et plus tôt par les autres. Mais cette partie, touchant la modification des institutions et des ordres des universités, je la conclurai par la clause de la lettre de César à Oppius et Balbes, Hoc quemadmodum fieri possit, nonnulla mihi in mentem veniunt, et multa reperiri possunt : de iis rebus rgo vos ut cogitationem suscipiatis.qu’elles soient cadrées aussi près que possible de la vie de la pratique ; car autrement ils pervertissent les mouvements et les facultés de l’esprit, et ne les préparent pas. La vérité n’est pas obscure, quand les savants viennent aux pratiques des professions, ou d’autres actions de la vie civile ; et quand ils s’y mettent, ce besoin est bientôt trouvé par eux-mêmes, et plus tôt par les autres. Mais cette partie, touchant la modification des institutions et des ordres des universités, je la conclurai par la clause de la lettre de César à Oppius et Balbes, Hoc quemadmodum fieri possit, nonnulla mihi in mentem veniunt, et multa reperiri possunt : de iis rebus rgo vos ut cogitationem suscipiatis.qu’elles soient cadrées aussi près que possible de la vie de la pratique ; car autrement ils pervertissent les mouvements et les facultés de l’esprit, et ne les préparent pas. La vérité n’est pas obscure, quand les savants viennent aux pratiques des professions, ou d’autres actions de la vie civile ; et quand ils s’y mettent, ce besoin est bientôt trouvé par eux-mêmes, et plus tôt par les autres. Mais cette partie, touchant la modification des institutions et des ordres des universités, je la conclurai par la clause de la lettre de César à Oppius et Balbes, Hoc quemadmodum fieri possit, nonnulla mihi in mentem veniunt, et multa reperiri possunt : de iis rebus rgo vos ut cogitationem suscipiatis.quand les savants viennent aux pratiques des professions, ou d’autres actions de la vie civile ; et quand ils s’y mettent, ce besoin est bientôt trouvé par eux-mêmes, et plus tôt par les autres. Mais cette partie, touchant la modification des institutions et des ordres des universités, je la conclurai par la clause de la lettre de César à Oppius et Balbes, Hoc quemadmodum fieri possit, nonnulla mihi in mentem veniunt, et multa reperiri possunt : de iis rebus rgo vos ut cogitationem suscipiatis.quand les savants viennent aux pratiques des professions, ou d’autres actions de la vie civile ; et quand ils s’y mettent, ce besoin est bientôt trouvé par eux-mêmes, et plus tôt par les autres. Mais cette partie, touchant la modification des institutions et des ordres des universités, je la conclurai par la clause de la lettre de César à Oppius et Balbes, Hoc quemadmodum fieri possit, nonnulla mihi in mentem veniunt, et multa reperiri possunt : de iis rebus rgo vos ut cogitationem suscipiatis.de iis rebus rgo vos ut cogitationem suscipiatis.de iis rebus rgo vos ut cogitationem suscipiatis.

13. Un autre défaut que je note remonte un peu plus haut que le précédent. Car de même que la compétence d’apprendre consiste en grande partie dans les ordres et les institutions des universités des mêmes États et royaumes, de même elle serait encore plus avancée s’il y avait plus d’intelligence mutuelle entre les universités d’Europe qu’il n’y en a actuellement. On voit qu’il y a beaucoup d’ordres et de fondations qui, quoiqu’ils soient divisés sous plusieurs souverainetés et territoires, pourtant ils se croient avoir une sorte de contrat, de fraternité et de correspondance les uns avec les autres, d’autant qu’ils ont des provinciaux et des généraux. Et assurément, comme la nature crée la fraternité dans les familles, et les arts mécaniques contractent des fraternités dans les communautés, et l’onction de Dieu induit une fraternité dans les rois et les évêques,de même il ne peut y avoir qu’une fraternité dans l’étude et l’illumination, relative à cette paternité qui est attribuée à Dieu, qui est appelé le Père des illuminations ou des lumières.

14. Le dernier défaut que je noterai est qu’il n’y a pas eu, ou très rarement, aucune désignation publique d’écrivains ou d’enquêteurs concernant les parties de la connaissance qui peuvent sembler ne pas avoir été déjà suffisamment travaillées ou entreprises ; à quel point c’est une incitation à entrer dans une vue et à examiner quelles parties de l’apprentissage ont été poursuivies, et ce qui a été omis. Car l’opinion de l’abondance est parmi les causes du manque, et la grande quantité de livres fait plutôt étalage du superflu que du manque ; à cette surcharge cependant il ne faut pas remédier en ne faisant plus de livres, mais en faisant plus de bons livres, qui, comme le serpent de Moïse, pourraient dévorer les serpents des enchanteurs.

15. La suppression de tous les défauts énumérés autrefois, sauf le dernier, et de la partie active aussi du dernier (qui est la désignation des écrivains), sont l’opéra basilique ; vers lequel les efforts d’un homme privé peuvent être mais comme une image dans un carrefour, qui peut indiquer le chemin, mais ne peut pas l’aller. Mais la partie inductrice de cette dernière (qui est l’enquête sur l’apprentissage) peut être mise en avant par le travail privé. C’est pourquoi je vais maintenant essayer de faire une déambulation générale et fidèle de l’apprentissage, en recherchant quelles parties de celui-ci sont fraîches et perdues, et non améliorées et converties par l’industrie de l’homme, afin qu’un tel complot élaboré et enregistré dans la mémoire puisse à la fois ministre de la lumière à toute désignation publique, et servent également à exciter les efforts volontaires. Dans lequel, néanmoins, mon propos est pour le moment de ne noter que des omissions et des insuffisances,et de ne pas faire de redargumentation d’erreurs ou de poursuites incomplètes. Car c’est une chose d’exposer quel terrain est sans fumier, et une autre chose de corriger une mauvaise agriculture dans ce qui est fumé.

Dans la manipulation et l’entreprise de ce travail, je n’ignore pas ce que je fais maintenant et tente, ni insensible à ma propre faiblesse pour soutenir mon but. Mais mon espoir est que si mon amour extrême pour l’étude me porte trop loin, j’obtiendrai l’excuse de l’affection ; pour cela « Il n’est pas accordé à l’homme d’aimer et d’être sage. Mais je sais bien que je ne puis user d’autre liberté de jugement que celle que je dois laisser aux autres ; et moi, je serai indifféremment heureux soit d’accomplir moi-même, soit d’accepter d’un autre, ce devoir d’humanité - Nam qui erranti comiter monstrat viam, etc. Je prévois également que de ces choses que j’entrerai et enregistrerai comme des défauts et des omissions, beaucoup concevront et censureront que certaines d’entre elles sont déjà faites et existent ; d’autres n’étaient que des curiosités et des choses de peu d’utilité ;et d’autres trop difficiles et presque impossibles à comprendre et à effectuer. Mais pour les deux premiers, je me réfère aux détails. Pour la dernière impossibilité touchante, je suppose que ces choses doivent être considérées comme possibles qui peuvent être faites par une personne, mais pas par tout le monde ; et qui peut être fait par plusieurs, mais pas par n’importe qui ; et qui peut être fait dans la succession des âges, mais pas dans le sablier de la vie d’un seul homme ; et qui peut être fait par désignation publique, mais pas par entreprise privée. Mais, nonobstant, si quelqu’un préfère celui de Salomon, "Dicit piger, Leo est in via", que celui de Virgile, "Possunt quia posse videntur", je serai content que mes travaux soient estimés mais comme le meilleure sorte de souhaits ; car comme il demande quelque connaissance pour demander une question non impertinente,il faut donc du sens pour faire un vœu qui n’est pas absurde.

JE.

(1) Les parties de l’apprentissage humain se réfèrent aux trois parties de l’entendement de l’homme, qui est le siège de l’apprentissage : l’histoire à sa mémoire, la poésie à son imagination et la philosophie à sa raison. L’étude divine reçoit la même distribution ; car l’esprit de l’homme est le même, bien que la révélation de l’oracle et des sens soient diverses. De même que la théologie consiste aussi en histoire de l’Église ; des paraboles, qui est la poésie divine ; et de la sainte doctrine ou précepte. Car quant à cette partie qui semble surnuméraire, qui est la prophétie, ce n’est que l’histoire divine, qui a cette prérogative sur l’humain, comme le récit peut l’être avant le fait comme après.

(2) L’histoire est naturelle, civile, ecclésiastique et littéraire ; dont les trois premiers que j’admets comme existants, le quatrième que je note comme insuffisant. Car aucun homme ne s’est proposé de décrire et de représenter l’état général du savoir d’âge en âge, comme beaucoup ont fait les œuvres de la nature et l’État civil et ecclésiastique ; sans quoi l’histoire du monde me semble être comme la statue de Polyphème l’œil ouvert, manque la partie qui montre le plus l’esprit et la vie de la personne. Et pourtant je n’ignore pas que dans diverses sciences particulières, comme des jurisconsultes, des mathématiciens, des rhéteurs, des philosophes, il existe quelques petits mémoriaux des écoles, des auteurs et des livres ; et de même quelques relations stériles touchant l’invention des arts ou des usages. Mais une juste histoire d’apprentissage,contenant les antiquités et les originaux des savoirs et leurs sectes, leurs inventions, leurs traditions, leurs diverses administrations et gestions, leurs épanouissements, leurs oppositions, pourritures, dépressions, oublis, en supprime, avec les causes et occasions, et tous autres événements concernant l’apprentissage, à travers les âges du monde, je puis affirmer vraiment manquer ; l’usage et la fin de ce travail que je ne dessine pas tant pour la curiosité ou la satisfaction de ceux qui sont les amoureux de l’apprentissage, mais surtout pour un but plus sérieux et grave, qui est ceci en peu de mots, qu’il fera savant des hommes sages dans l’utilisation et l’administration de l’apprentissage. Car ce ne sont pas les œuvres de saint Augustin ni de saint Ambroise qui rendront aussi sage une histoire divine qu’ecclésiastique lue et observée à fond, et la même raison est d’apprendre.leurs inventions, leurs traditions, leurs diverses administrations et gestions, leurs épanouissements, leurs oppositions, dépérissements, dépressions, oublis, en supprime, avec les causes et les occasions, et tous autres événements concernant l’apprentissage, à travers les âges du monde, Je peux vraiment affirmer manquer ; l’usage et la fin de ce travail que je ne dessine pas tant pour la curiosité ou la satisfaction de ceux qui sont les amoureux de l’apprentissage, mais surtout pour un but plus sérieux et grave, qui est ceci en peu de mots, qu’il fera savant des hommes sages dans l’utilisation et l’administration de l’apprentissage. Car ce ne sont pas les œuvres de saint Augustin ni de saint Ambroise qui rendront aussi sage une histoire divine qu’ecclésiastique lue et observée à fond, et la même raison est d’apprendre.leurs inventions, leurs traditions, leurs diverses administrations et gestions, leurs épanouissements, leurs oppositions, dépérissements, dépressions, oublis, en supprime, avec les causes et les occasions, et tous autres événements concernant l’apprentissage, à travers les âges du monde, Je peux vraiment affirmer manquer ; l’usage et la fin de ce travail que je ne dessine pas tant pour la curiosité ou la satisfaction de ceux qui sont les amoureux de l’apprentissage, mais surtout pour un but plus sérieux et grave, qui est ceci en peu de mots, qu’il fera savant des hommes sages dans l’utilisation et l’administration de l’apprentissage. Car ce ne sont pas les œuvres de saint Augustin ni de saint Ambroise qui rendront aussi sage une histoire divine qu’ecclésiastique lue et observée à fond, et la même raison est d’apprendre.leurs épanouissements, leurs oppositions, déclins, dépressions, oublis, enlève, avec les causes et les occasions d’entre eux, et tous les autres événements concernant l’apprentissage, à travers les âges du monde, je peux vraiment affirmer manquer ; l’usage et la fin de ce travail que je ne dessine pas tant pour la curiosité ou la satisfaction de ceux qui sont les amoureux de l’apprentissage, mais surtout pour un but plus sérieux et grave, qui est ceci en peu de mots, qu’il fera savant des hommes sages dans l’utilisation et l’administration de l’apprentissage. Car ce ne sont pas les œuvres de saint Augustin ni de saint Ambroise qui rendront aussi sage une histoire divine qu’ecclésiastique lue et observée à fond, et la même raison est d’apprendre.leurs épanouissements, leurs oppositions, déclins, dépressions, oublis, enlève, avec les causes et les occasions d’entre eux, et tous les autres événements concernant l’apprentissage, à travers les âges du monde, je peux vraiment affirmer manquer ; l’usage et la fin de ce travail que je ne dessine pas tant pour la curiosité ou la satisfaction de ceux qui sont les amoureux de l’apprentissage, mais surtout pour un but plus sérieux et grave, qui est ceci en peu de mots, qu’il fera savant des hommes sages dans l’utilisation et l’administration de l’apprentissage. Car ce ne sont pas les œuvres de saint Augustin ni de saint Ambroise qui rendront aussi sage une histoire divine qu’ecclésiastique lue et observée à fond, et la même raison est d’apprendre.à travers les âges du monde, je puis bien affirmer manquer ; l’usage et la fin de ce travail que je ne dessine pas tant pour la curiosité ou la satisfaction de ceux qui sont les amoureux de l’apprentissage, mais surtout pour un but plus sérieux et grave, qui est ceci en peu de mots, qu’il fera savant des hommes sages dans l’utilisation et l’administration de l’apprentissage. Car ce ne sont pas les œuvres de saint Augustin ni de saint Ambroise qui rendront aussi sage une histoire divine qu’ecclésiastique lue et observée à fond, et la même raison est d’apprendre.à travers les âges du monde, je puis bien affirmer manquer ; l’usage et la fin de ce travail que je ne dessine pas tant pour la curiosité ou la satisfaction de ceux qui sont les amoureux de l’apprentissage, mais surtout pour un but plus sérieux et grave, qui est ceci en peu de mots, qu’il fera savant des hommes sages dans l’utilisation et l’administration de l’apprentissage. Car ce ne sont pas les œuvres de saint Augustin ni de saint Ambroise qui rendront aussi sage une histoire divine qu’ecclésiastique lue et observée à fond, et la même raison est d’apprendre.qu’il rendra les hommes instruits sages dans l’utilisation et l’administration de l’apprentissage. Car ce ne sont pas les œuvres de saint Augustin ni de saint Ambroise qui rendront aussi sage une histoire divine qu’ecclésiastique lue et observée à fond, et la même raison est d’apprendre.qu’il rendra les hommes instruits sages dans l’utilisation et l’administration de l’apprentissage. Car ce ne sont pas les œuvres de saint Augustin ni de saint Ambroise qui rendront aussi sage une histoire divine qu’ecclésiastique lue et observée à fond, et la même raison est d’apprendre.

(3) L’histoire de la nature est de trois sortes ; de la Nature en cours, de la Nature errante ou variable, et de la Nature altérée ou forgée ; c’est-à-dire l’histoire des créatures, l’histoire des merveilles et l’histoire des arts. Le premier d’entre eux existe sans aucun doute, et cela en bonne per-fection ; les deux derniers sont brandis si faiblement et inutilement que je suis ému de les noter comme déficients. Car je ne trouve aucune collection suffisante ou compétente des œuvres de la nature qui ont une digression et une déviation du cours ordinaire des générations, des productions et des mouvements ; qu’il s’agisse de singularités de lieu et de région, ou d’événements étranges du temps et du hasard, ou les effets de propriétés encore inconnues, ou les cas d’exception aux espèces générales. Il est vrai que je trouve un certain nombre de livres d’expériences et de secrets fabuleux, et d’impostures frivoles pour le plaisir et l’étrangeté ;mais une collection substantielle et sévère des hétéroclites ou irréguliers de la nature, bien examinée et décrite, je ne la trouve pas, spécialement sans rejet des fables et des erreurs populaires. Car, dans l’état actuel des choses, si une contre-vérité dans la nature est survenu une fois, en raison de la négligence de l’examen et du visage de l’antiquité, et en raison de l’utilisation de l’opinion dans les similitudes et les ornements de la parole, il n’est jamais appelé vers le bas.il n’est jamais appelé.il n’est jamais appelé.

(4) L’usage de cet ouvrage, honoré d’un précédent chez Aristote, n’est rien moins que de satisfaire l’appétit des esprits curieux et vains, comme est de faire la manière des Mirabilaires ; mais pour deux raisons, toutes deux d’un grand poids : l’une pour corriger la partialité des axiomes et des opinions, qui ne s’appuient communément que sur des exemples communs et familiers ; l’autre parce que des merveilles de la Nature est l’intelligence et le passage les plus proches vers les merveilles de l’art, car ce n’est plus qu’en suivant et comme en poursuivant la Nature dans ses errances, pour pouvoir la conduire ensuite au même placer à nouveau. Je ne suis pas non plus d’avis, dans cette histoire des merveilles, que les récits superstitieux de sorcellerie, de sorcellerie, de rêves, de divinations, etc., où il y a une assurance et une évidence claire du fait, soient totalement exclus.Car on ne sait pas encore dans quels cas et dans quelle mesure les effets attribués à la superstition participent des causes naturelles ; et, par conséquent, quelle que soit la manière dont la pratique de telles choses doit être condamnée, cependant, de la spéculation et de la considération de celles-ci, la lumière peut être tirée, non seulement pour le discernement des infractions, mais pour la divulgation ultérieure de la Nature. Un homme ne doit pas non plus se faire scrupule d’entrer dans ces choses pour l’inquisition de la vérité, comme Votre Majesté l’a montré dans votre propre exemple, qui, avec les deux yeux clairs de la religion et de la philosophie naturelle, a regardé profondément et sagement dans ces ombres, et pourtant prouvé que vous êtes de la nature du soleil, qui traverse les pollutions et reste lui-même aussi pur qu’avant. Mais ce que je tiens bon, que ces narrations, qui ont un mélange avec la superstition, soient triées par elles-mêmes,et à ne pas se mêler aux récits qui sont simplement et sincèrement naturels. Mais quant aux récits touchant les prodiges et les miracles des religions, ils ne sont ni vrais ni naturels ; et, par conséquent, impertinent pour l’histoire de la Nature.

(5) Pour l’histoire de la nature, forgée ou mécanique, je trouve quelques collections faites d’agriculture, et aussi d’arts manuels ; mais généralement avec un rejet des expériences familières et vulgaires ; car on considère comme une sorte de déshonneur d’apprendre de descendre à l’investigation ou à la méditation sur des sujets mécaniques, à moins qu’ils ne soient tels qu’ils peuvent être considérés comme des secrets, des raretés et des subtilités spéciales ; quel humour d’arrogance vaine et dédaigneuse est justement tourné en dérision chez Platon, où il fait entrer Hippias, un sophiste vaniteux, disputant avec Socrate, un vrai et non feint inquisiteur de la vérité ; où, le sujet étant touchant à la beauté, Socrate, après sa manière errante d’inductions, mit d’abord l’exemple d’une vierge blonde, puis d’un cheval blond, et ensuite d’un pot blond bien émaillé, où Hippias fut offensé, et dit : « Plus que par courtoisie,il pensait beaucoup à contester avec quiconque alléguait de tels cas vils et sordides. A quoi Socrate répond : « Tu as raison, et cela te va bien, étant un homme si soigné dans tes vêtements », etc., et ainsi de suite avec ironie. Mais la vérité est que ce ne sont pas les instances les plus élevées qui donnent les informations les plus sûres, comme cela peut être bien exprimé dans le récit si commun du philosophe qui, alors qu’il regardait les étoiles, tomba dans l’eau ; car s’il avait regardé en bas, il aurait pu voir les étoiles dans l’eau, mais en regardant en haut, il ne pouvait pas voir l’eau dans les étoiles. Il arrive donc souvent que les petites choses moyennes et petites découvrent les grandes, mieux que les grandes ne peuvent découvrir les petites ; et c’est pourquoi Aristote note bien : « Que la nature de tout se voit mieux dans ses plus petites portions. » Et pour cette cause, il s’enquiert de la nature d’une république, d’abord dans une famille, et des conjugaisons simples de l’homme et de la femme, du parent et de l’enfant, du maître et du serviteur, qui sont dans chaque chaumière. De même, la nature de cette grande cité du monde et la politique de celle-ci doivent d’abord être recherchées dans des concordances moyennes et de petites portions. Ainsi nous voyons comment ce secret de la Nature, du retournement du fer touché avec l’aimant vers le nord, a été découvert dans des aiguilles de fer, non dans des barres de fer.du tournage du fer touché avec l’aimant vers le nord, a été trouvé dans des aiguilles de fer, non dans des barres de fer.du tournage du fer touché avec l’aimant vers le nord, a été trouvé dans des aiguilles de fer, non dans des barres de fer.

(6) Mais si mon jugement a quelque poids, l’usage de l’histoire mécanique est de tous les autres le plus radical et le plus fondamental pour la philosophie naturelle ; une philosophie naturelle telle qu’elle ne s’évanouira pas dans la fumée d’une spéculation subtile, sublime ou délicieuse, mais telle qu’elle opérera à la dotation et au bénéfice de la vie de l’homme. Car non seulement il servira et suggérera pour le moment de nombreuses pratiques ingénieuses dans tous les métiers, par une connexion et un transfert des observations d’un art à l’usage d’un autre, lorsque les expériences de plusieurs mystères tomberont sous la considération de l’esprit d’un seul homme. ; mais en outre, il donnera un éclairage plus vrai et plus réel sur les causes et les axiomes qu’on n’en a atteint jusqu’ici. Car de même que le tempérament d’un homme n’est jamais bien connu jusqu’à ce qu’il soit contrarié,ni Protée n’a jamais changé de forme jusqu’à ce qu’il soit à l’étroit et tenu fermement ; ainsi les passages et les variations de la nature ne peuvent apparaître aussi pleinement dans la liberté de la nature que dans les épreuves et les vexations de l’art.

II.

(1) Pour l’histoire civile, elle est de trois sortes ; pas indigne d’être comparé aux trois sortes d’images ou d’images. Pour des images ou des images que nous voyons, certaines sont inachevées, certaines sont parfaites et certaines sont défigurées. Ainsi, parmi les histoires, nous pouvons trouver trois sortes : les mémoriaux, les histoires parfaites et les antiquités ; car les mémoriaux sont l’histoire inachevée, ou les premiers ou les brouillons de l’histoire ; et les antiquités sont l’histoire défigurée, ou certains vestiges de l’histoire qui ont échappé au naufrage du temps.

(2) Les mémoires, ou histoire préparatoire, sont de deux sortes ; dont l’un peut être appelé commentaires, et les autres registres. Les commentaires sont ceux qui établissent une continuation des événements et des actions nues, sans les motifs ni les desseins, les conseils, les discours, les prétextes, les occasions et autres passages d’action. Car c’est la vraie nature d’un commentaire (bien que César, dans une modestie mêlée de grandeur, ait appliqué pour son plaisir le nom de commentaire à la meilleure histoire du monde). Les registres sont des recueils d’actes publics, tels que décrets du conseil, procédures judiciaires, déclarations et lettres de succession, discours, etc., sans une parfaite continuité ou contexture du fil de la narration.

(3) Les antiquités, ou vestiges de l’histoire, sont, comme on l’a dit, tanquam tabula naufragii : lorsque des personnes industrieuses, par une diligence et une observation exactes et scrupuleuses, sont sorties de monuments, de noms, de mots, de proverbes, de traditions, d’archives et de preuves privées, des fragments d’histoires, des passages de livres qui ne concernent pas l’histoire, etc., sauvent et récupèrent quelque peu du déluge du temps.

(4) Dans ce genre d’histoires imparfaites, je n’attribue aucune lacune, car ce sont des tanquam imperfecte mista ; et par conséquent toute déficience en eux n’est que leur nature. Quant aux corruptions et aux papillons de nuit de l’histoire, qui sont des quintessences, leur usage mérite d’être banni, comme tous les hommes de bon jugement l’ont avoué, comme ceux qui ont rongé et corrodé les corps sains de beaucoup d’excellentes histoires, et les ont transformés en lie de base et peu rentable.

(5) L’histoire, que l’on peut appeler histoire juste et parfaite, est de trois sortes, selon l’objet qu’elle propose ou prétend représenter : car elle représente ou un temps, ou une personne, ou une action. La première que nous appelons chroniques, la seconde vies, et la troisième narrations ou relations. Parmi ceux-ci, bien que le premier soit le genre d’histoire le plus complet et le plus absolu, et qu’il ait le plus d’estime et de gloire, le second l’excelle en profit et en usage, et le troisième en vérité et en sincérité. Car l’histoire des temps représente la grandeur des actions, les visages publics et les comportements des personnes, et passe sous silence les plus petits passages et mouvements des hommes et des matières. Mais tel étant l’ouvrage de Dieu, comme il fait peser le plus grand poids sur les plus petits fils, maxima è minimis, suspendens, il arrive donc,que de telles histoires exposent plutôt le faste des affaires que les véritables et intimes recours de celles-ci. Mais les vies, si elles sont bien écrites, se proposant une personne à représenter, dans laquelle les actions, à la fois plus grandes et plus petites, publiques et privées, ont un mélange, doivent nécessairement contenir une représentation plus vraie, native et vivante. De même, les récits et les relations d’actions, comme la guerre du Péloponnèse, l’expédition de Cyrus mineur, la conspiration de Catilina, ne peuvent qu’être plus purement et exactement vrais que les histoires des temps, car ils peuvent choisir un argument compréhensible dans l’avis et les instructions. de l’écrivain : tandis que celui qui entreprend l’histoire d’un temps, spécialement de quelque longueur, ne peut que rencontrer de nombreux blancs et espaces, qu’il doit être forcé de remplir de son propre esprit et conjecture.s’ils sont bien écrits, se proposant une personne à représenter, dans laquelle les actions, à la fois plus grandes et plus petites, publiques et privées, ont un mélange, doivent nécessairement contenir une représentation plus vraie, plus native et plus vivante. De même, les récits et les relations d’actions, comme la guerre du Péloponnèse, l’expédition de Cyrus mineur, la conspiration de Catilina, ne peuvent qu’être plus purement et exactement vrais que les histoires des temps, car ils peuvent choisir un argument compréhensible dans l’avis et les instructions. de l’écrivain : tandis que celui qui entreprend l’histoire d’un temps, spécialement de quelque longueur, ne peut que rencontrer de nombreux blancs et espaces, qu’il doit être forcé de remplir de son propre esprit et conjecture.s’ils sont bien écrits, se proposant une personne à représenter, dans laquelle les actions, à la fois plus grandes et plus petites, publiques et privées, ont un mélange, doivent nécessairement contenir une représentation plus vraie, plus native et plus vivante. De même, les récits et les relations d’actions, comme la guerre du Péloponnèse, l’expédition de Cyrus mineur, la conspiration de Catilina, ne peuvent qu’être plus purement et exactement vrais que les histoires des temps, car ils peuvent choisir un argument compréhensible dans l’avis et les instructions. de l’écrivain : tandis que celui qui entreprend l’histoire d’un temps, spécialement de quelque longueur, ne peut que rencontrer de nombreux blancs et espaces, qu’il doit être forcé de remplir de son propre esprit et conjecture.avoir un mélange, doit nécessairement contenir une représentation plus vraie, plus native et plus vivante. De même, les récits et les relations d’actions, comme la guerre du Péloponnèse, l’expédition de Cyrus mineur, la conspiration de Catilina, ne peuvent qu’être plus purement et exactement vrais que les histoires des temps, car ils peuvent choisir un argument compréhensible dans l’avis et les instructions. de l’écrivain : tandis que celui qui entreprend l’histoire d’un temps, spécialement de quelque longueur, ne peut que rencontrer de nombreux blancs et espaces, qu’il doit être forcé de remplir de son propre esprit et conjecture.avoir un mélange, doit nécessairement contenir une représentation plus vraie, plus native et plus vivante. De même, les récits et les relations d’actions, comme la guerre du Péloponnèse, l’expédition de Cyrus mineur, la conspiration de Catilina, ne peuvent qu’être plus purement et exactement vrais que les histoires des temps, car ils peuvent choisir un argument compréhensible dans l’avis et les instructions. de l’écrivain : tandis que celui qui entreprend l’histoire d’un temps, spécialement de quelque longueur, ne peut que rencontrer de nombreux blancs et espaces, qu’il doit être forcé de remplir de son propre esprit et conjecture.ne peut qu’être plus purement et exactement vrai que les histoires des temps, parce qu’elles peuvent choisir un argument compréhensible dans l’avis et les instructions de l’écrivain : tandis que celui qui entreprend l’histoire d’un temps, spécialement de quelque longueur, ne peut que rencontrer de nombreux blancs et des espaces, qu’il doit être forcé de remplir de son propre esprit et de ses conjectures.ne peut qu’être plus purement et exactement vrai que les histoires des temps, parce qu’elles peuvent choisir un argument compréhensible dans l’avis et les instructions de l’écrivain : tandis que celui qui entreprend l’histoire d’un temps, spécialement de quelque longueur, ne peut que rencontrer de nombreux blancs et des espaces, qu’il doit être forcé de remplir de son propre esprit et de ses conjectures.

(6) Pour l’histoire des temps, je veux dire pour l’histoire civile, la providence de Dieu a fait la distribution. Car il a plu à Dieu d’ordonner et d’illustrer deux états exemplaires du monde pour les armes, le savoir, la vertu morale, la politique et les lois ; l’état de Græcia et l’état de Rome ; les histoires dont la moitié du temps est occupée, ont pour elles des histoires plus anciennes que l’on peut appeler par un nom commun les antiquités du monde ; et après eux, des histoires que l’on peut aussi appeler du nom d’histoire moderne.

(7) Parlons maintenant des carences. Quant aux antiquités païennes du monde, il est vain de les noter comme déficientes. Déficients, ils sont sans doute constitués pour la plupart de fables et de fragments ; mais le défaut ne peut pas être holpen ; car l’antiquité est comme la gloire, caput inter nubila condit, sa tête est étouffée à notre vue. Pour l’histoire des états exemplaires, elle existe dans une bonne perfection. Non mais je pourrais souhaiter qu’il y ait eu un cours parfait de l’histoire pour Græcia, de Thésée à Philopœmen (quand les affaires de Græcia se sont noyées et éteintes dans les affaires de Rome), et pour Rome de Romulus à Justinianus, qui peut être vraiment dit à être l’ultimus Romanorum. Dans quelles séquences d’histoire le texte de Thucydide et Xénophon dans l’un, et les textes de Live, Polybe, Salluste, César, Appianus, Tacite, Herodianus dans l’autre, à conserver entiers,sans aucune diminution, et seulement à fournir et à continuer. Mais c’est une question de magnificence, plutôt à féliciter qu’à exiger ; et nous parlons maintenant de parties d’apprentissage supplémentaires, et non de surérogation.

(8) Mais pour les histoires modernes, dont il y a quelques-uns très dignes, mais la plupart au-dessous de la médiocrité, laissant le soin des histoires étrangères aux États étrangers, parce que je ne serai pas curiosus in aliena republica, je ne peux manquer de représenter à votre Majesté l’indignité de l’histoire d’Angleterre dans la continuité principale de celle-ci, et la partialité et l’obliquité de celle d’Écosse dans le dernier et le plus grand auteur que j’aie vu : en supposant que ce serait un honneur pour Votre Majesté, et un ouvrage très mémorable, si cette île de la Grande-Bretagne, telle qu’elle est maintenant unie à la monarchie pour les siècles à venir, était ainsi unie dans une seule histoire pour les temps passés, à la manière de l’histoire sacrée, qui retrace l’histoire des dix tribus et des les deux tribus comme des jumelles ensemble.Et s’il semble que la grandeur de ce travail peut le rendre moins exactement exécuté, il y a une excellente période d’une boussole beaucoup plus petite de temps, quant à l’histoire d’Angleterre ; c’est-à-dire de l’union des Roses à l’union des royaumes ; une partie du temps où, à ma connaissance, il y a eu les variétés les plus rares qui, dans le même nombre de successions de n’importe quelle monarchie héréditaire, ont été connues. Car elle commence par l’adoption mixte d’une couronne d’armes et de titre ; une entrée par la bataille, un établissement par mariage ; et par conséquent des fois responsable, comme les eaux après une tempête, pleines de travail et de gonflement, bien que sans extrémité de tempête ; mais bien passé par la sagesse du pilote, étant l’un des rois les plus suffisants de tout le nombre. Vient ensuite le règne d’un roi, dont les actions, quelle qu’en soit la conduite,avait beaucoup de mélange avec les affaires de l’Europe, les équilibrant et les inclinant variablement ; à l’époque de laquelle commença aussi ce grand changement dans l’état ecclésiastique, une action qui vient rarement sur la scène. Puis le règne d’un mineur ; puis une offre d’usurpation (même si ce n’était qu’une éphémère febris). Puis le règne d’une reine égalé avec un étranger ; puis d’une reine qui vivait solitaire et célibataire, et pourtant son gouvernement si masculin, car il avait plus d’impression et d’opération sur les États à l’étranger qu’il n’en reçut de là. Et maintenant enfin, cet événement le plus heureux et glorieux, que cette île de Bretagne, séparée de tout le monde, devrait être unie en elle-même, et cet oracle de repos donné à Neas, antiquam exquirite matrem, devrait maintenant être exécuté et accompli sur le nations d’Angleterre et d’Écosse,étant maintenant réunis dans l’ancien nom maternel de la Grande-Bretagne, comme une période complète de toute instabilité et pérégrinations. De sorte que, comme il arrive dans des corps massifs, qu’ils aient certaines inquiétudes et hésitations avant de se fixer et de s’installer, il semble que par la providence de Dieu cette monarchie, avant qu’elle ne s’installe dans votre majesté et vos générations (dans laquelle J’espère qu’il est maintenant établi pour toujours), il a eu ces changements et variétés prélusives.il avait ces changements et variétés prélusives.il avait ces changements et variétés prélusives.

(9) Pour les vies, je trouve étrange que ces temps aient si peu estimé les vertus des temps, que les écrits des vies ne soient pas plus fréquents. Car bien qu’il n’y ait pas beaucoup de princes souverains ou de commandants absolus, et que les États soient le plus rassemblés en monarchies, il y a pourtant beaucoup de personnages dignes qui méritent mieux que des rapports dispersés ou des éloges stériles. Car ici l’invention d’un des poètes défunts est appropriée, et enrichit bien la fiction antique. Car il feint qu’au bout du fil ou de la toile de la vie de chaque homme, il y avait une petite médaille contenant le nom de la personne, et que le temps attendait sur les cisailles, et dès que le fil était coupé, il attrapait les médailles et les portait à la rivière du Tour ; et sur la rive il y avait beaucoup d’oiseaux qui volaient de haut en bas,qui obtiendrait les médailles et les porterait dans leur bec un petit moment, puis les laisserait tomber dans la rivière. Seulement il y avait quelques cygnes qui, s’ils avaient un nom, le porteraient dans un temple où il était consacré. Et bien que beaucoup d’hommes, plus mortels dans leurs affections que dans leur corps, n’estiment le désir du nom et de la mémoire que comme une vanité et une ventosité,

« Animi nil magnæ laudis egentes ; »

quelle opinion vient de cette racine, Non prius laudes contempsimus, quam lau-danda facere desivimus : pourtant cela ne changera pas le jugement de Salomon, Memoria justi cum laudibus, at impiorum nomen putrescet : l’un s’épanouit, l’autre consomme pour présenter l’oubli, ou devient une mauvaise odeur. Et donc dans ce style ou cette addition, qui est et a été longtemps bien reçue et mise en pratique, felicis memoriæ, piæ memoriæ, bonæ memoriæ, nous reconnaissons ce que dit Cicéron, l’empruntant à Démosthène, que bona fama propria possessio defunctorum ; quelle possession, je ne peux que constater qu’à notre époque elle est bien perdue, et qu’il y a là un manque.

(10) Pour les récits et les relations d’actions particulières, il y avait aussi à y souhaiter une plus grande diligence ; car il n’y a pas de grande action sans qu’il y ait une bonne plume qui l’accompagne. Et parce que c’est une capacité peu commune d’écrire une bonne histoire, comme cela peut bien paraître par le petit nombre d’entre eux ; pourtant, si la particularité d’actions mémorables n’était signalée que de manière tolérable au fur et à mesure qu’elles passent, la compilation d’une histoire complète des temps pourrait être mieux attendue, lorsqu’un écrivain digne de ce nom surgirait : car la collecte de telles relations pourrait être comme une pépinière. jardin, par lequel planter un jardin juste et majestueux quand le temps devrait servir.

(11) Il y a encore une autre partition de l’histoire que Cornelius Tacite fait, qui ne doit pas être oubliée, spécialement avec cette application avec laquelle il l’accompagne, des annales et des journaux : accidents de moindre nature. Pour n’avoir donné qu’une touche de certains édifices magnifiques, il ajoute : Cum ex dignitate populi Romani repertum sit, res illustres annalibus, talia diurnis urbis actis mandare. Alors comme il y a une sorte d’héraldique contemplative, aussi bien que civile. Et comme rien ne déroge plus à la dignité d’un État que la confusion des degrés, de même il n’abaisse pas un peu l’autorité d’une histoire de mêler des matières de triomphe, ou des matières de cérémonie, ou des matières de nouveauté, à des matières d’État. Mais l’utilisation d’un journal n’a pas seulement été dans l’histoire du temps,mais aussi dans l’histoire des personnes, et surtout des actions ; car les princes dans l’antiquité avaient, sur le point d’honneur et sur la politique, des journaux tenus, ce qui se passait au jour le jour. Car nous voyons que la chronique qui fut lue devant Assuérus, quand il ne pouvait se reposer, contenait des affaires, certes, mais telles qu’elles s’étaient passées de son temps et très récemment. Mais le journal de la maison d’Alexandre exprimait toutes les petites particularités, même concernant sa personne et sa cour ; et c’est pourtant un usage bien reçu dans les entreprises mémorables, comme les expéditions de guerre, les navigations, etc., de tenir des journaux de ce qui passe continuellement.Car nous voyons que la chronique qui fut lue devant Assuérus, quand il ne pouvait se reposer, contenait des affaires, certes, mais telles qu’elles s’étaient passées de son temps et très récemment. Mais le journal de la maison d’Alexandre exprimait toutes les petites particularités, même concernant sa personne et sa cour ; et c’est pourtant un usage bien reçu dans les entreprises mémorables, comme les expéditions de guerre, les navigations, etc., de tenir des journaux de ce qui passe continuellement.Car nous voyons que la chronique qui fut lue devant Assuérus, quand il ne pouvait se reposer, contenait des affaires, certes, mais telles qu’elles s’étaient passées de son temps et très récemment. Mais le journal de la maison d’Alexandre exprimait toutes les petites particularités, même concernant sa personne et sa cour ; et c’est pourtant un usage bien reçu dans les entreprises mémorables, comme les expéditions de guerre, les navigations, etc., de tenir des journaux de ce qui passe continuellement.tenir un journal de ce qui passe continuellement.tenir un journal de ce qui passe continuellement.

(12) Je ne peux pas non plus ignorer une forme d’écriture qu’ont utilisée quelques hommes graves et sages, contenant une histoire éparse de ces actions qu’ils ont cru dignes de mémoire, avec un discours politique et une observation à ce sujet : ne pas incorporer dans l’histoire, mais séparément, et comme le plus principal dans leur intention ; quelle sorte d’histoire ruminée je crois plus à propos de la ranger parmi les livres de politique, dont nous parlerons plus loin, que parmi les livres d’histoire. Car c’est le véritable office de l’histoire de représenter les événements eux-mêmes avec les conseils, et de laisser les observations et les conclusions à la liberté et à la faculté du jugement de chacun. Mais les mélanges sont des choses irrégulières, dont personne ne peut définir.

(13) Il y a donc aussi une autre sorte d’histoire diversement mélangée, et c’est l’histoire de la cosmographie : étant composée d’histoire naturelle, en ce qui concerne les régions elles-mêmes ; de l’histoire civile, à l’égard des habitations, des régiments et des mœurs du peuple ; et les mathématiques, en ce qui concerne les climats et les configurations vers les cieux : quelle partie de l’apprentissage de toutes les autres dans ce dernier temps a obtenu le plus de maîtrise. Car on peut vraiment affirmer à l’honneur de ces temps, et dans une émulation vertueuse avec l’antiquité, que ce grand bâtiment du monde n’avait jamais fait de lumières traversantes, jusqu’à l’âge de nous et de nos pères. Car bien qu’ils aient eu connaissance des antipodes,

« Nosque ubi primus equis Oriens afflavit anhelis,

Illic sera rubens accendit lumina Vesper »,

pourtant cela pourrait être par démonstration, et non en fait ; et si par voyage, il ne nécessite le voyage que de la moitié du globe. Mais faire le tour de la terre, comme le font les corps célestes, n’a été fait ni entrepris jusqu’à ces derniers temps : et donc ces temps peuvent à juste titre porter dans leur parole, non seulement plus ultra, en préséance des anciens non ultra et imitabile fulmen, en préséance des anciens fulmen non imitabiles,

« Demens qui nimbos et non imitabile fulmen », &c.

mais aussi cælum imitabile ; en ce qui concerne les nombreux voyages mémorables à la manière du ciel autour du globe terrestre.

(14) Et cette compétence dans la navigation et les découvertes peut aussi planter une attente de la compétence et de l’augmentation supplémentaires de toutes les sciences ; parce qu’il peut sembler qu’ils sont ordonnés par Dieu pour être contemporains, c’est-à-dire pour se rencontrer dans un même âge. Car ainsi le prophète Daniel parlant des derniers temps prédit, Plurimi pertransibunt, et multiplex erit scientia : comme si l’ouverture et la traversée du monde et l’accroissement de la connaissance étaient destinés à être dans les mêmes âges ; comme on le voit, il s’accomplit déjà en grande partie : l’apprentissage de ces derniers temps ne fait guère place aux deux premières périodes ou retours d’apprentissage, l’un des Grecs, l’autre des Romains.

III.

(1) L’histoire ecclésiastique reçoit les mêmes divisions que l’histoire civile ; histoire de la prophétie ; et l’histoire de la providence. Le premier décrit les temps de l’Église militante, qu’elle soit fluctuante, comme l’arche de Noé, ou mobile, comme l’arche dans le désert, ou au repos, comme l’arche dans le Temple : c’est-à-dire l’état de l’Église. dans la persécution, dans l’éloignement et dans la paix. Cette partie, je ne dois en aucune sorte la noter comme déficiente ; seulement je voudrais que la vertu et la sincérité en fussent selon la masse et la quantité. Mais je ne suis pas maintenant en proie à des censures, mais à des omissions.

(2) La seconde, qui est l’histoire de la prophétie, se compose de deux parents - la prophétie et l’accomplissement ; et, par conséquent, la nature d’un tel travail devrait être que chaque prophétie de l’Écriture soit triée avec l’événement accomplissant le même à travers les âges du monde, à la fois pour une meilleure confirmation de la foi et pour une meilleure illumination de l’Église. touchant les parties des prophéties qui ne sont pas encore accomplies : permettant, néanmoins, cette latitude qui est agréable et familière aux prophéties divines, étant de la nature de leur auteur, avec qui mille ans ne sont qu’un jour, et par conséquent ne s’accomplissent pas ponctuellement à la fois, mais ont un accomplissement de germination et de germination à travers de nombreux âges, bien que leur hauteur ou leur plénitude puisse se rapporter à un certain âge. C’est un travail que je trouve déficient,mais doit être fait avec sagesse, sobriété et respect, ou pas du tout.

(3) La troisième, qui est l’histoire de la Providence, contient cette excellente correspondance qui existe entre la volonté révélée de Dieu et sa volonté secrète ; qui, bien qu’il soit si obscur, que pour la plupart il n’est pas lisible à l’homme naturel - non, ni plusieurs fois à ceux qui le contemplent du tabernacle - pourtant, à certains moments il plaît à Dieu, pour notre meilleur établissement et le réfuter ceux qui sont comme sans Dieu dans le monde, pour l’écrire dans un tel texte et en lettres majuscules, que, comme le dit le prophète, "Celui qui passe peut le lire" - c’est-à-dire de simples personnes sensuelles, qui se hâtent par la volonté de Dieu. jugements, et ne plient ni ne fixent leurs cogitations sur eux, sont néanmoins dans leur passage et la race pressée de le discerner. Tels sont les événements et exemples notables des jugements, châtiments, délivrances et bénédictions de Dieu ;et c’est un travail qui est passé par le travail de beaucoup, et donc je ne peux pas présenter comme omis.

(4) Il y a aussi d’autres parties de l’apprentissage qui sont des appendices à l’histoire. Car tous les procédés extérieurs de l’homme consistent en paroles et en actes, dont l’histoire reçoit proprement et garde en mémoire les actes ; et si des mots, encore mais comme des incitations et des passages aux actes ; de même y a-t-il d’autres livres et écrits qui sont appropriés à la garde et à la réception de mots seulement, qui sont également de trois sortes : oraisons, lettres et brefs discours ou dictons. Les oraisons sont des plaidoiries, des discours de conseil, des laudatifs, des invectives, des excuses, des répréhensions, des discours de formalité ou de cérémonie, etc. Les lettres sont selon toute la variété des occasions, annonces, avis, directives, propositions, pétitions, commendatives, éloquentes, satisfaisantes, de compliment, de plaisir, de discours, et tous autres passages d’action.Et celles qui sont écrites par des sages, sont de toutes les paroles de l’homme, à mon avis, les meilleures ; car elles sont plus naturelles que les oraisons et les discours publics, et plus avisées que les conférences ou les discours présents. Encore une fois, les lettres d’affaires de ceux qui les gèrent, ou qui en ont connaissance, sont de toutes les autres les meilleures instructions pour l’histoire, et pour un lecteur assidu, les meilleures histoires en elles-mêmes. Pour les apophtegmes, c’est une grande perte pour ce livre de César ; car comme son histoire, et ces quelques lettres de lui que nous avons, et ces apophtegmes qui étaient les siens, surpassent tous les autres hommes, ainsi je suppose que sa collection d’apophtegmes l’aurait fait ; car quant à celles qui sont rassemblées par d’autres, ou bien je n’ai aucun goût en ces matières, ou bien leur choix n’a pas été heureux. Mais sur ces trois sortes d’écrits je n’insiste pas,car je n’ai pas de défauts à exposer à leur sujet.

(5) Voilà donc pour l’histoire, qui est cette partie du savoir qui répond à l’une des cellules, domiciles ou fonctions de l’esprit de l’homme, qui est celle de la mémoire.

IV.

(1) La poésie est une partie de l’apprentissage dans la mesure des mots, pour la plupart restreints, mais dans tous les autres points extrêmement autorisés, et se réfère vraiment à l’imagination ; qui, n’étant pas lié aux lois de la matière, peut à son gré joindre ce que la nature a séparé, et rompre ce que la nature a joint, et ainsi faire des correspondances et des divorces illégaux des choses - Pictoribus atque poetis, &c. Il est pris dans deux sens en ce qui concerne les mots ou la matière. Dans le premier sens, ce n’est qu’un caractère de style, et appartient aux arts de la parole, et n’est pas pertinent pour le présent. Dans celui-ci, c’est, comme on l’a dit, une des principales parties de l’érudition, et ce n’est autre chose qu’une histoire feinte, qu’on peut appeler aussi bien en prose qu’en vers.

(2) L’usage de cette histoire feinte a été de donner une ombre de satisfaction à l’esprit de l’homme dans les points où la nature des choses le nie, le monde étant en proportion inférieur à l’âme ; en raison de quoi il y a, agréable à l’esprit de l’homme, une grandeur plus ample, une bonté plus exacte et une variété plus absolue qu’on ne peut trouver dans la nature des choses. Par conséquent, parce que les actes ou événements de l’histoire vraie n’ont pas cette grandeur qui satisfait l’esprit de l’homme, la poésie feint des actes et des événements plus grands et plus héroïques. Parce que l’histoire vraie expose les succès et les issues d’actions peu agréables aux mérites de la vertu et du vice, la poésie les feint donc plus juste en châtiment, et plus selon la Providence révélée.Parce que l’histoire vraie représente des actions et des événements plus ordinaires et moins intervertis, la poésie les revêt donc de plus de rareté et de variations plus inattendues et alternatives. Ainsi qu’il paraît que la poésie sert et confère à la magnanimité, à la moralité et à la délectation. Et par conséquent, on a toujours pensé qu’elle avait une certaine participation de la divinité, parce qu’elle élève et érige l’esprit, en soumettant le spectacle des choses aux désirs de l’esprit ; tandis que la raison plie et incline l’esprit devant la nature des choses. Et nous voyons que par ces insinuations et congruences avec la nature et le plaisir de l’homme, jointes aussi à l’accord et à l’alliance qu’il a avec la musique, il a eu accès et estime dans les temps rudes et les régions barbares, où tout autre savoir était exclu.c’est pourquoi la poésie les revêt de plus de rareté et de variations plus inattendues et alternatives. Ainsi qu’il paraît que la poésie sert et confère à la magnanimité, à la moralité et à la délectation. Et par conséquent, on a toujours pensé qu’elle avait une certaine participation de la divinité, parce qu’elle élève et érige l’esprit, en soumettant le spectacle des choses aux désirs de l’esprit ; tandis que la raison plie et incline l’esprit devant la nature des choses. Et nous voyons que par ces insinuations et congruences avec la nature et le plaisir de l’homme, jointes aussi à l’accord et à l’alliance qu’il a avec la musique, il a eu accès et estime dans les temps rudes et les régions barbares, où tout autre savoir était exclu.c’est pourquoi la poésie les revêt de plus de rareté et de variations plus inattendues et alternatives. Ainsi qu’il paraît que la poésie sert et confère à la magnanimité, à la moralité et à la délectation. Et par conséquent, on a toujours pensé qu’elle avait une certaine participation de la divinité, parce qu’elle élève et érige l’esprit, en soumettant le spectacle des choses aux désirs de l’esprit ; tandis que la raison plie et incline l’esprit devant la nature des choses. Et nous voyons que par ces insinuations et congruences avec la nature et le plaisir de l’homme, jointes aussi à l’accord et à l’alliance qu’il a avec la musique, il a eu accès et estime dans les temps rudes et les régions barbares, où tout autre savoir était exclu.on a toujours pensé qu’elle avait une certaine participation de divinité, parce qu’elle élève et élève l’esprit, en soumettant le spectacle des choses aux désirs de l’esprit ; tandis que la raison plie et incline l’esprit devant la nature des choses. Et nous voyons que par ces insinuations et congruences avec la nature et le plaisir de l’homme, jointes aussi à l’accord et à l’alliance qu’il a avec la musique, il a eu accès et estime dans des temps rudes et des régions barbares, où tout autre savoir était exclu.on a toujours pensé qu’elle avait une certaine participation de divinité, parce qu’elle élève et élève l’esprit, en soumettant le spectacle des choses aux désirs de l’esprit ; tandis que la raison plie et incline l’esprit devant la nature des choses. Et nous voyons que par ces insinuations et congruences avec la nature et le plaisir de l’homme, jointes aussi à l’accord et à l’alliance qu’il a avec la musique, il a eu accès et estime dans les temps rudes et les régions barbares, où tout autre savoir était exclu.joint aussi à l’accord et aux alliances qu’il a avec la musique, il a eu accès et estime dans les temps rudes et les régions barbares, où tout autre savoir était exclu.joint aussi à l’accord et aux alliances qu’il a avec la musique, il a eu accès et estime dans les temps rudes et les régions barbares, où tout autre savoir était exclu.

(3) La division de la poésie qui est appropriée dans la propriété de celle-ci (outre les divisions qui lui sont communes avec l’histoire, comme des chroniques feintes, des vies feintes, et les annexes de l’histoire, comme des épîtres feintes, des discours feints, et le repos) est en récit poétique, représentatif et allusif. Le récit n’est qu’une simple imitation de l’histoire, avec les excès dont on se souvient, choisissant pour sujets communément les guerres et l’amour, rarement l’état, et parfois le plaisir ou la gaieté. Le représentant est comme une histoire visible, et est une image des actions comme si elles étaient présentes, comme l’histoire est des actions dans la nature telles qu’elles sont (c’est-à-dire) passées. Allusive, ou parabolique, est une narration appliquée uniquement pour exprimer un but particulier ou une vanité ; quelle dernière sorte de sagesse parabolique était beaucoup plus en usage dans les temps anciens, comme par les fables d’Ésope,et les phrases brèves des sept, et l’utilisation des hiéroglyphes peuvent apparaître. Et la cause était (car il était alors nécessaire d’exprimer n’importe quel point de raison qui était plus pointu ou plus subtil que le vulgaire de cette manière) parce que les hommes de cette époque voulaient à la fois la variété des exemples et la subtilité de la vanité. Et comme les hiéroglyphes étaient avant les lettres, de même les paraboles étaient avant les arguments ; et pourtant, maintenant et de tout temps, ils conservent beaucoup de vie et de rigueur, parce que la raison ne peut être si sensible ni les exemples si convenables.ainsi les paraboles étaient avant les arguments ; et pourtant, maintenant et de tout temps, ils conservent beaucoup de vie et de rigueur, parce que la raison ne peut être si sensible ni les exemples si convenables.ainsi les paraboles étaient avant les arguments ; et pourtant, maintenant et de tout temps, ils conservent beaucoup de vie et de rigueur, parce que la raison ne peut être si sensible ni les exemples si convenables.

(4) Mais il reste encore un autre usage de la poésie parabolique, opposé à celui que nous avons mentionné en dernier lieu ; car cela tend à démontrer et à illustrer ce qui est enseigné ou délivré, et cet autre à le retirer et à l’obscurcir, c’est-à-dire lorsque les secrets et les mystères de la religion, de la politique ou de la philosophie sont impliqués dans des fables ou des paraboles. De cela dans la poésie divine on voit que l’usage est autorisé. Dans la poésie païenne, nous voyons l’exposition des fables tomber parfois avec une grande félicité : comme dans la fable que les géants étant renversés dans leur guerre contre les dieux, la terre leur mère en vengeant celle-ci produisit la renommée :

« Illam terra parens, ira irritat Deorum,

Extremam, ut perhibent, Cœo Enceladoque soroem,

Progéniture.

Exposé que lorsque les princes et les monarques ont supprimé les rebelles réels et ouverts, alors la malignité des gens (qui est la mère de la rébellion) produit des diffamations et des calomnies, et des taxes des États, ce qui est du même genre que la rébellion mais plus féminin . Ainsi, dans la fable que le reste des dieux ayant conspiré pour lier Jupiter, Pallas appela Briarée de ses cent mains à son aide : il expliqua que les monarchies n’ont pas à craindre de restreindre leur absolu par de puissants sujets, tant que par la sagesse elles gardent le cœur du peuple, qui ne manquera pas de se joindre à lui. Ainsi, dans la fable selon laquelle Achille fut élevé sous Chiron, le centaure, qui était en partie un homme et en partie une bête, expliquée ingénieusement mais corrompue par Machiavel,qu’il appartient à l’éducation et à la discipline des princes de savoir jouer aussi bien le rôle du lion dans la violence, et du renard dans la ruse, que celui de l’homme dans la vertu et la justice. Néanmoins, dans de nombreuses rencontres similaires, je pense plutôt que la fable était la première, et l’exposition conçue, que que la morale était la première, et sur cela la fable a été encadrée ; car je trouve que c’était une ancienne vanité de Chrysippe, qui s’inquiétait avec une grande prétention d’attacher les assertions des stoïciens sur les fictions des anciens poètes ; mais cependant que toutes les fables et fictions des poètes n’étaient que plaisir et non figure, je n’interpose aucune opinion. Sûrement de ces poètes qui existent maintenant, même Homère lui-même (bien qu’il ait été fait une sorte d’écriture par les écoles ultérieures des Grecs),pourtant je déclarerais sans aucune difficulté que ses fables n’avaient pas une telle intériorité dans son propre sens. Mais ce qu’ils pourraient avoir sur une tradition plus originale n’est pas facile à affirmer, car il n’en fut pas l’inventeur.

(5) Dans cette troisième partie de l’apprentissage, qui est la poésie, je ne peux signaler aucune déficience ; car étant comme une plante issue de la convoitise de la terre, sans semence formelle, elle a poussé et s’est répandue plus que toute autre espèce. Mais à lui attribuer ce qui est dû, pour l’expression des affections, des passions, des corruptions et des coutumes, nous voyons aux poètes plus qu’aux œuvres des philosophes ; et pour l’esprit et l’éloquence, pas beaucoup moins que pour les harangues des orateurs. Mais il n’est pas bon de rester trop longtemps au théâtre. Passons maintenant au lieu judiciaire ou palais de l’esprit, que nous devons approcher et considérer avec plus de respect et d’attention.

V.

(1) La connaissance de l’homme est comme les eaux, certaines descendant d’en haut et d’autres jaillissant d’en bas : l’une informée par la lumière de la nature, l’autre inspirée par la révélation divine. La lumière de la nature consiste dans les notions de l’esprit et les rapports des sens ; car quant à la connaissance que l’homme reçoit en enseignant, elle est cumulative et non originale, comme dans une eau qui, en plus de sa propre source, est alimentée par d’autres sources et ruisseaux. Ainsi donc, selon ces deux illuminations ou originelles différentes, la connaissance se divise d’abord en divinité et en philosophie.

(2) En philosophie, les contemplations de l’homme ou bien pénètrent jusqu’à Dieu, ou sont circonscrites à la nature, ou se reflètent ou se retournent sur lui-même. D’où plusieurs enquêtes surgissent trois connaissances - la philosophie divine, la philosophie naturelle et la philosophie humaine ou l’humanité. Car toutes choses sont marquées et empreintes de ce triple caractère - la puissance de Dieu, la différence de la nature et l’usage de l’homme. Mais parce que les distributions et les partitions de la connaissance ne sont pas comme plusieurs lignes qui se rejoignent dans un angle, et ainsi se touchent mais en un point, mais sont comme les branches d’un arbre qui se rencontrent dans une tige, qui a une dimension et une quantité d’intégralité et de continuité. avant qu’il ne vienne s’arrêter et se briser en bras et en branches ; il est donc bon, avant d’entrer dans la première distribution, d’ériger et de constituer une science universelle,sous le nom de philosophia prima, philosophie primitive ou sommaire, comme voie principale et commune, avant d’en venir là où les voies se séparent et se divisent ; quelle science si je dois déclarer comme déficiente ou non, je doute. Car je trouve une certaine rhapsodie de la théologie naturelle et de diverses parties de la logique ; et de cette partie de la philosophie naturelle qui concerne les principes, et de cette autre partie de la philosophie naturelle qui concerne l’âme ou l’esprit, tout cela étrangement mélangé et confus ; mais examiné, il me semble plutôt une déprédation des autres sciences, avancées et exaltées jusqu’à une certaine hauteur de termes, que tout ce qui est solide ou substantiel en soi. Néanmoins je ne puis ignorer la distinction qui est courante, que les mêmes choses sont traitées mais à plusieurs égards. Comme par exemple,cette logique considère beaucoup de choses telles qu’elles sont dans la notion, et cette philosophie telles qu’elles sont dans la nature - l’une en apparence, l’autre en existence ; mais je trouve cette différence mieux faite que poursuivie. Car s’ils avaient considéré la quantité, la similitude, la diversité et le reste de ces caractères externes des choses, en tant que philosophes et dans la nature, leurs recherches auraient dû être d’un tout autre genre qu’elles ne le sont. Car l’un d’eux, en manipulant la quantité, parle-t-il de la force de l’union, comment et jusqu’où multiplie-t-elle la vertu ? Quelqu’un donne-t-il la raison pour laquelle certaines choses dans la nature sont si communes et en si grande masse, et d’autres si rares et en si petite quantité ? Est-ce que quelqu’un, en manipulant la similitude et la diversité, attribue la cause pour laquelle le fer ne devrait pas se déplacer vers le fer, ce qui est plutôt, mais se déplacer vers la pierre de charge,qui ressemble moins ? Pourquoi dans toutes les diversités de choses il devrait y avoir certains participes dans la nature qui sont presque ambigus à quel genre ils devraient être rapportés ? Mais il y a un simple et profond silence touchant la nature et l’opération de ces accessoires communs des choses, comme dans la nature ; et seulement une reprise et une répétition de leur force et de leur utilisation dans le discours ou l’argumentation. Par conséquent, parce que dans un écrit de cette nature j’évite toute subtilité, mon sens touchant cette philosophie originale ou universelle est donc, dans une description simple et grossière par le négatif : dans la boussole de l’une des parties spéciales de la philosophie ou des sciences, mais sont plus courantes et d’un stade plus élevé.""et seulement une reprise et une répétition de leur force et de leur utilisation dans le discours ou l’argumentation. Par conséquent, parce que dans un écrit de cette nature j’évite toute subtilité, mon sens touchant cette philosophie originale ou universelle est donc, dans une description simple et grossière par le négatif : dans la boussole de l’une des parties spéciales de la philosophie ou des sciences, mais sont plus courantes et d’un stade plus élevé.et seulement une reprise et une répétition de leur force et de leur utilisation dans le discours ou l’argumentation. Par conséquent, parce que dans un écrit de cette nature j’évite toute subtilité, mon sens touchant cette philosophie originale ou universelle est donc, dans une description simple et grossière par le négatif : dans la boussole de l’une des parties spéciales de la philosophie ou des sciences, mais sont plus courantes et d’un stade plus élevé.« Que ce soit un réceptacle pour toutes ces observations et axiomes utiles qui ne relèvent pas de la boussole d’aucune des parties spéciales de la philosophie ou des sciences, mais sont plus communs et d’un stade plus élevé. »« Que ce soit un réceptacle pour toutes ces observations et axiomes utiles qui ne relèvent pas de la boussole d’aucune des parties spéciales de la philosophie ou des sciences, mais sont plus communs et d’un stade plus élevé. »

(3) Maintenant qu’il y en a beaucoup de ce genre, il ne faut pas en douter. Par exemple : La règle, Si inœqualibus æqualia addas, omnia erunt inæqualia, n’est-elle pas un axiome tant de justice que des mathématiques ? et n’y a-t-il pas une vraie coïncidence entre la justice commutative et distributive, et la proportion arithmétique et géométrique ? Cette autre règle, Quæ in eodem tertio conveniunt, et inter se conveniunt, n’est-elle pas une règle empruntée aux mathématiques, mais si puissante en logique que tous les syllogismes sont construits sur elle ? L’observation, Omnia mutantur, nil interit, une contemplation en philosophie donc, que le quantum de la nature est éternel ? en théologie naturelle donc, qu’il faut la même toute-puissance pour faire un peu rien, qui d’abord ne faisait rien un peu ? selon l’Écriture, Didici quod omnia opera, quœ fecit Deus, persévérant in perpetuum ;non possumus eis quicquam addere nec auferre. N’est-ce pas la raison, que Machiavel discourt sagement et largement sur les gouvernements, que la manière de les établir et de les préserver est de les réduire ad principia - règle dans la religion et la nature, ainsi que dans l’administration civile ? La magie persane n’était-elle pas une réduction ou une correspondance des principes et des architectures de la nature aux règles et à la politique des gouvernements ? Le précepte d’un musicien, de tomber d’un désaccord ou d’un accord dur sur un accord ou un accord doux, n’est-il pas également vrai dans l’affection ? Le trope de la musique, éviter ou glisser de la clôture ou de la cadence, n’est-il pas commun avec le trope de la rhétorique de tromper l’attente ? Le plaisir du chevrotement sur un arrêt en musique n’est-il pas le même que le jeu de la lumière sur l’eau ?quel Machiavel dit sagement et largement au sujet des gouvernements, que la manière de les établir et de les préserver est de les réduire ad principia - une règle dans la religion et la nature, ainsi que dans l’administration civile ? La magie persane n’était-elle pas une réduction ou une correspondance des principes et des architectures de la nature aux règles et à la politique des gouvernements ? Le précepte d’un musicien, de tomber d’un désaccord ou d’un accord dur sur un accord ou un accord doux, n’est-il pas également vrai dans l’affection ? Le trope de la musique, éviter ou glisser de la clôture ou de la cadence, n’est-il pas commun avec le trope de la rhétorique de tromper l’attente ? Le plaisir du chevrotement sur un arrêt en musique n’est-il pas le même que le jeu de la lumière sur l’eau ?quel Machiavel dit sagement et largement au sujet des gouvernements, que la manière de les établir et de les préserver est de les réduire ad principia - une règle dans la religion et la nature, ainsi que dans l’administration civile ? La magie persane n’était-elle pas une réduction ou une correspondance des principes et des architectures de la nature aux règles et à la politique des gouvernements ? Le précepte d’un musicien, de tomber d’un désaccord ou d’un accord dur sur un accord ou un accord doux, n’est-il pas également vrai dans l’affection ? Le trope de la musique, éviter ou glisser de la clôture ou de la cadence, n’est-il pas commun avec le trope de la rhétorique de tromper l’attente ? Le plaisir du chevrotement sur un arrêt en musique n’est-il pas le même que le jeu de la lumière sur l’eau ?que le moyen de les établir et de les préserver est de les réduire ad principia - règle dans la religion et la nature, ainsi que dans l’administration civile ? La magie persane n’était-elle pas une réduction ou une correspondance des principes et des architectures de la nature aux règles et à la politique des gouvernements ? Le précepte d’un musicien, de tomber d’un désaccord ou d’un accord dur sur un accord ou un accord doux, n’est-il pas également vrai dans l’affection ? Le trope de la musique, éviter ou glisser de la clôture ou de la cadence, n’est-il pas commun avec le trope de la rhétorique de tromper l’attente ? Le plaisir du chevrotement sur un arrêt en musique n’est-il pas le même que le jeu de la lumière sur l’eau ?que le moyen de les établir et de les préserver est de les réduire ad principia - règle dans la religion et la nature, ainsi que dans l’administration civile ? La magie persane n’était-elle pas une réduction ou une correspondance des principes et des architectures de la nature aux règles et à la politique des gouvernements ? Le précepte d’un musicien, de tomber d’un désaccord ou d’un accord dur sur un accord ou un accord doux, n’est-il pas également vrai dans l’affection ? Le trope de la musique, éviter ou glisser de la clôture ou de la cadence, n’est-il pas commun avec le trope de la rhétorique de tromper l’attente ? Le plaisir du chevrotement sur un arrêt en musique n’est-il pas le même que le jeu de la lumière sur l’eau ?ainsi que dans l’administration civile ? La magie persane n’était-elle pas une réduction ou une correspondance des principes et des architectures de la nature aux règles et à la politique des gouvernements ? Le précepte d’un musicien, de tomber d’un désaccord ou d’un accord dur sur un accord ou un accord doux, n’est-il pas également vrai dans l’affection ? Le trope de la musique, éviter ou glisser de la clôture ou de la cadence, n’est-il pas commun avec le trope de la rhétorique de tromper l’attente ? Le plaisir du chevrotement sur un arrêt en musique n’est-il pas le même que le jeu de la lumière sur l’eau ?ainsi que dans l’administration civile ? La magie persane n’était-elle pas une réduction ou une correspondance des principes et des architectures de la nature aux règles et à la politique des gouvernements ? Le précepte d’un musicien, de tomber d’un désaccord ou d’un accord dur sur un accord ou un accord doux, n’est-il pas également vrai dans l’affection ? Le trope de la musique, éviter ou glisser de la clôture ou de la cadence, n’est-il pas commun avec le trope de la rhétorique de tromper l’attente ? Le plaisir du chevrotement sur un arrêt en musique n’est-il pas le même que le jeu de la lumière sur l’eau ?commun avec le trope de la rhétorique de l’attente trompeuse ? Le plaisir du chevrotement sur un arrêt en musique n’est-il pas le même que le jeu de la lumière sur l’eau ?commun avec le trope de la rhétorique de l’attente trompeuse ? Le plaisir du chevrotement sur un arrêt en musique n’est-il pas le même que le jeu de la lumière sur l’eau ?

"Splendet tremulo sub lumine pontus."

Les organes des sens ne sont-ils pas d’une seule espèce avec les organes de réflexion, l’œil avec un verre, l’oreille avec une caverne ou un détroit, déterminés et bornés ? Ce ne sont pas non plus seulement des similitudes, comme les hommes d’observation étroite peuvent les concevoir, mais les mêmes traces de la nature, foulant ou imprimant sur plusieurs sujets ou matières. Cette science donc (telle que je la comprends) je peux à juste titre la déclarer déficiente ; car je vois parfois que les esprits les plus profonds, en manipulant un argument particulier, tireront de temps à autre un seau d’eau de ce puits pour leur usage actuel ; mais la source de celle-ci me semble n’avoir pas été visitée, étant d’un si excellent usage à la fois pour la révélation de la nature et pour l’abrégé de l’art.

VI.

(1) Cette science étant donc d’abord placée comme un parent commun comme à Berecynthia, qui avait tant de descendance céleste, omnes cœlicolas, omnes supera alta tenetes ; nous pouvons revenir à l’ancienne distribution des trois philosophies - divine, naturelle et humaine. Et en ce qui concerne la philosophie divine ou la théologie naturelle, c’est cette connaissance ou ce rudiment de connaissance concernant Dieu qui peut être obtenu par la contemplation de ses créatures ; laquelle connaissance peut être véritablement appelée divine à l’égard de l’objet, et naturelle à l’égard de la lumière. Les limites de cette connaissance sont qu’il suffit de convaincre l’athéisme, mais non d’informer la religion ; et c’est pourquoi il n’y a jamais eu de miracle opéré par Dieu pour convertir un athée, parce que la lumière de la nature aurait pu l’amener à confesser un Dieu ;mais des miracles ont été opérés pour convertir les idolâtres et les superstitieux, car aucune lumière de la nature ne s’étend pour déclarer la volonté et le vrai culte de Dieu. Car comme toutes les œuvres montrent la puissance et l’habileté de l’ouvrier, et non son image, il en est de même des œuvres de Dieu, qui montrent la toute-puissance et la sagesse du Créateur, mais non son image. Et c’est pourquoi en cela l’opinion païenne diffère de la vérité sacrée : car ils supposaient que le monde était l’image de Dieu, et que l’homme était un extrait ou une image concise du monde ; mais les Écritures ne garantissent jamais d’attribuer au monde cet honneur, comme à l’image de Dieu, mais seulement l’ouvrage de ses mains ; ils ne parlent pas non plus d’une autre image de Dieu que l’homme. C’est pourquoi par la contemplation de la nature pour inciter et imposer la reconnaissance de Dieu, et pour démontrer sa puissance, la providence,et la bonté, est un excellent argument, et a été excellemment manié par les plongeurs, mais d’un autre côté, hors de la contemplation de la nature, ou du terrain des connaissances humaines, induire toute vérité ou persuasion concernant les points de la foi, est dans mon jugement pas sûr ; Da fidei quæ fidei sunt. Car les païens eux-mêmes en concluent autant dans cette excellente et divine fable de la chaîne d’or : « Que les hommes et les dieux n’ont pu attirer Jupiter sur la terre ; mais, au contraire, Jupiter a pu les attirer au ciel. De même que nous ne devons pas tenter d’attirer ou de soumettre les mystères de Dieu à notre raison, mais au contraire d’élever et d’avancer notre raison à la vérité divine. Ainsi, comme dans cette partie de la connaissance, touchant à la philosophie divine, je suis si loin de constater une déficience, que je constate plutôt un excès ;sur quoi j’ai fait une digression à cause du préjudice extrême que la religion et la philosophie ont reçu et peuvent recevoir en étant mélangées ensemble ; comme celle qui fera sans doute une religion hérétique, et une philosophie imaginaire et fabuleuse.

(2) Sinon, il est de la nature des anges et des esprits, qui est un appendice de la théologie, à la fois divine et naturelle, et n’est ni impénétrable ni interdit. Car bien que l’Ecriture dise : « Que personne ne vous séduise dans un discours sublime touchant le culte des anges, en appuyant sur ce qu’il ne sait pas », etc. seulement interdit - adoration d’eux, et opinion fantastique d’eux, soit pour les exalter plus qu’il n’appartient au degré d’une créature, soit pour exalter la connaissance d’un homme plus loin qu’il n’en a. Mais l’enquête sobre et fondée, qui peut naître des passages des Saintes Écritures, ou des gradations de la nature, n’est pas restreinte. Ainsi des esprits dégénérés et révoltés,il est interdit de converser avec eux ou de les employer, à plus forte raison toute vénération à leur égard ; mais la contemplation ou la science de leur nature, de leur puissance, de leurs illusions, soit par l’Écriture, soit par la raison, fait partie de la sagesse spirituelle. Car c’est ce que dit l’apôtre : « Nous n’ignorons pas ses stratagèmes. Et il n’est pas plus illégal de rechercher la nature des mauvais esprits, que de rechercher la force des poisons dans la nature, ou la nature du péché et du vice dans la moralité. Mais cette partie touchant les anges et les esprits, je ne puis la noter comme déficiente, car beaucoup s’y sont occupés ; Je peux plutôt le contester, dans beaucoup de ses auteurs, comme fabuleux et fantastique.fait partie de la sagesse spirituelle. Car c’est ce que dit l’apôtre : « Nous n’ignorons pas ses stratagèmes. Et il n’est pas plus illégal de rechercher la nature des mauvais esprits, que de rechercher la force des poisons dans la nature, ou la nature du péché et du vice dans la moralité. Mais cette partie touchant les anges et les esprits, je ne puis la noter comme déficiente, car beaucoup s’y sont occupés ; Je peux plutôt le contester, dans beaucoup de ses auteurs, comme fabuleux et fantastique.fait partie de la sagesse spirituelle. Car c’est ce que dit l’apôtre : « Nous n’ignorons pas ses stratagèmes. Et il n’est pas plus illégal de rechercher la nature des mauvais esprits, que de rechercher la force des poisons dans la nature, ou la nature du péché et du vice dans la moralité. Mais cette partie touchant les anges et les esprits, je ne puis la noter comme déficiente, car beaucoup s’y sont occupés ; Je peux plutôt le contester, dans beaucoup de ses auteurs, comme fabuleux et fantastique.dans beaucoup de ses auteurs, aussi fabuleux et fantastique.dans beaucoup de ses auteurs, aussi fabuleux et fantastique.

VII.

(1) Laissant donc la philosophie divine ou la théologie naturelle (pas la divinité ou la théologie inspirée, que nous réservons en dernier lieu comme le havre et le sabbat de toutes les contemplations de l’homme), nous passerons maintenant à la philosophie naturelle. Si donc il est vrai que Démocrite a dit : « Que la vérité de la nature est cachée dans certaines mines et grottes profondes ; et s’il est vrai de même que les alchimistes inculquent tant de choses, que Vulcain est une seconde nature, et imite cela avec dextérité et complaisance, que la nature travaille par ambages et longueur de temps, il était bon de diviser la philosophie naturelle en la mine et la fourneau, et faire deux professions ou occupations de philosophes naturels - certains pour être des pionniers et d’autres forgerons ; certains à creuser, et d’autres à affiner et à marteler. Et sûrement je fais le mieux pour permettre une division de ce genre,bien qu’en termes plus familiers et scolastiques : à savoir, que ce soient les deux parties de la philosophie naturelle - l’inquisition des causes et la production des effets ; spéculatif et opérationnel ; sciences naturelles et prudence naturelle. Car, comme en matière civile, il y a une sagesse de discours et une sagesse de direction ; il en est de même dans le naturel. Et ici je ferai une demande, que pour ce dernier (ou au moins pour une partie de celui-ci) je puisse faire revivre et réintégrer le nom mal appliqué et abusé de magie naturelle, qui dans le vrai sens n’est que sagesse naturelle, ou prudence naturelle ; prise selon l’ancienne acception, purgée de la vanité et de la superstition. Or, bien qu’il soit vrai, et je le sais bien, qu’il y a un rapport entre les causes et les effets, de sorte que ces deux connaissances, spéculatives et opératoires, ont une grande connexion entre elles ;cependant parce que toute philosophie naturelle vraie et féconde a une double échelle ou échelle, ascendante et descendante, montant des expériences à l’invention des causes, et descendant des causes à l’invention de nouvelles expériences ; c’est pourquoi j’estime qu’il est le plus nécessaire que ces deux parties soient séparément considérées et traitées.

(2) Les sciences naturelles ou théories sont divisées en physique et métaphysique ; où je désire, on peut concevoir que j’emploie le mot métaphysique dans un sens différent de celui qu’on reçoit. Et de la même manière, je ne doute pas, mais il apparaîtra facilement aux hommes de jugement, qu’en ce point et en d’autres, partout où ma conception et ma notion peuvent différer de l’ancien, je suis studieux pour garder les termes anciens. Car espérant bien me délivrer de l’erreur, par l’ordre et l’expression perspicace de ce que je propose, je suis par ailleurs zélé et affectueux pour reculer aussi peu de l’antiquité, soit en termes ou en opinions, que peuvent l’être la vérité et la compétence de la connaissance. . Et ici je ne peux pas m’émerveiller un peu du philosophe Aristote, qui a procédé dans un tel esprit de différence et de contradiction vers toute l’antiquité ;s’engageant non seulement à formuler de nouveaux mots de science à volonté, mais à confondre et à éteindre toute sagesse ancienne ; dans la mesure où il ne nomme ou ne mentionne jamais un auteur ou une opinion ancienne, mais pour réfuter et réprimander ; où pour la gloire, et pour attirer des disciples et des disciples, il prit la bonne voie. Car certainement il arrive, et a sa place dans la vérité humaine, ce qui a été noté et prononcé dans la plus haute vérité : Veni in nomine partis, nec recipits me ; si quis venerit in nomine suo eum recipietis. Mais dans cet aphorisme divin (vu à qui il s’appliquait, c’est-à-dire à l’Antéchrist, le plus grand trompeur), nous pouvons bien discerner que la venue au nom d’un homme, sans égard à l’antiquité ou à la paternité, n’est pas un bon signe de vérité, bien qu’il soit joint à la fortune et au succès d’un eum recipietis. Mais pour cette excellente personne Aristote,Je penserai à lui qu’il a appris cette humeur de son érudit, avec qui il semble qu’il a imité ; l’un pour conquérir toutes les opinions, comme l’autre pour conquérir toutes les nations. Dans lequel, néanmoins, il peut être, il peut aux mains de quelques hommes, qui sont d’une disposition amère, obtenir un titre semblable à celui de son érudit : -

“Felix terrarum prædo, non utile mundo

Editus exemplum, etc.

Donc,

« Felix doctrinæ prædo. »

Mais à moi, d’un autre côté, qui désire autant que je me trouve dans ma plume pour fonder un rapport sociable entre l’antiquité et la compétence, il semble préférable de suivre l’antiquité usque ad aras ; et, par conséquent, de conserver les termes anciens, bien que je modifie parfois les usages et les définitions, selon la procédure modérée dans le gouvernement civil ; où, bien qu’il y ait quelque altération, pourtant ce que Tacite note avec sagesse, eadem magistratuum vocabula.

(3) Pour revenir, par conséquent, à l’utilisation et à l’acceptation du terme métaphysique comme je comprends maintenant le mot ; il paraît, par ce qui a déjà été dit, que j’entends la philosophia prima, la philosophie sommaire et la métaphysique, qu’on a confondues jusqu’ici comme une, comme deux choses distinctes. Pour celui que j’ai fait en tant que parent ou ancêtre commun à toute connaissance ; et l’autre que j’ai maintenant apporté en tant que branche ou descendant des sciences naturelles. Il paraît également que j’ai assigné à la philosophie sommaire les principes et les axiomes communs qui sont voilés et indifférents à plusieurs sciences ; Je lui ai assigné également l’enquête touchant l’opération ou les caractères relatifs et adventifs des essences, comme quantité, similitude, diversité, possibilité, et le reste, avec cette distinction et disposition ;qu’ils soient manipulés car ils ont une efficacité dans la nature, et non logiquement. Il paraît également que la théologie naturelle, qui jusqu’ici a été maniée confusément avec la métaphysique, je l’ai renfermée et bornée par elle-même. Il s’agit donc maintenant de savoir ce qu’il reste à la métaphysique ; où je puis sans préjudice conserver ainsi une grande partie de la vanité de l’antiquité, cette physique devrait contempler ce qui est inhérent à la matière, et donc transitoire ; et métaphysique ce qui est abstrait et fixé. Et encore, cette physique devrait manier ce qui ne suppose dans la nature qu’un être et un mouvant ; et la métaphysique devrait traiter ce qui suppose plus loin dans la nature une raison, une compréhension et une plate-forme. Mais la différence, clairement exprimée, est la plus familière et la plus sensible.Car, comme nous avons divisé la philosophie naturelle en général en recherche des causes et productions d’effets, de même la partie qui concerne la recherche des causes, nous la subdivisons selon la division reçue et saine des causes. L’une, qui est physique, recherche et traite les causes matérielles et efficientes ; et l’autre, qui est métaphysique, s’occupe des causes formelles et finales.

(4) La physique (en la prenant selon la dérivation, et non selon notre idiome pour la médecine) se situe dans un moyen terme ou distance entre l’histoire naturelle et la métaphysique. Car l’histoire naturelle décrit la variété des choses ; les causes physiques, mais les causes va-riables ou respectives ; et métaphysique les causes fixes et constantes.

« Limus ut hic durescit, et hæc ut cera liquescit,

Uno eodemque igni.

Le feu est cause de l’induration, mais respectif de l’argile ; le feu est la cause de la colliquation, mais respectif de la cire. Mais le feu n’est pas une cause constante ni d’induration ni de colliquation ; alors les causes physiques ne sont que l’efficace et la matière. La physique a trois parties, dont deux respectent la nature unie ou rassemblée, la troisième contemple la nature diffuse ou distribuée. La nature est rassemblée soit en un tout, soit en les mêmes principes ou graines. Ainsi, comme la première doctrine touche à la contexture ou à la configuration des choses, comme de mundo, de universitate rerum. La seconde est la doctrine concernant les principes ou originaux des choses. La troisième est la doctrine concernant toutes les variétés et particularités des choses ; qu’il s’agisse de substances différentes, ou de leurs qualités et natures différentes ;dont il n’est pas besoin d’énumération, cette partie n’étant qu’une glose ou une paraphrase qui accompagne le texte de l’histoire naturelle. De ces trois, je ne peux en signaler aucun comme étant déficient. Dans quelle vérité ou perfection ils sont manipulés, je ne porte maintenant aucun jugement ; mais ce sont des parties de la connaissance non abandonnées par le travail de l’homme.

(5) Pour la métaphysique, nous lui avons assigné la recherche des causes formelles et finales ; laquelle assignation, quant au premier d’entre eux, peut sembler être insignifiante et nulle, à cause de l’opinion reçue et invétérée, que l’inquisition de l’homme n’est pas compétente pour découvrir les formes essentielles ou les vraies différences ; dont nous prendrons cette opinion, que l’invention des formes est de toutes les autres parties de la connaissance la plus digne d’être recherchée, s’il est possible de la trouver. Quant à la possibilité, ce sont de mauvais découvreurs qui pensent qu’il n’y a pas de terre, alors qu’ils ne voient que la mer. Mais il est manifeste que Platon, dans son opinion des idées, comme celui qui avait un esprit d’élévation situé comme sur une falaise, a reconnu que les formes étaient le véritable objet de la connaissance ; mais perdit le vrai fruit de son opinion, en considérant les formes comme absolument abstraites de la matière,et non confiné et déterminé par la matière ; et tournant ainsi son opinion sur la théologie, dont toute sa philosophie naturelle est infectée. Mais si quelqu’un doit garder un œil vigilant et sévère sur l’action, l’opération et l’utilisation de la connaissance, il peut conseiller et remarquer quelles sont les formes dont les révélations sont fructueuses et importantes pour l’état de l’homme. Car quant aux formes des substances (l’homme seul excepté, dont il est dit, Formavit hominem de limo terræ, et spiravit in faciem ejus spiraculum vitæ, et non comme de toutes les autres créatures, Producant aquæ, producat terra), les formes de les substances que je dis (comme elles le sont maintenant en les mélangeant et en les transplantant multipliées) sont si perplexes qu’elles ne doivent pas être recherchées ; pas plus qu’il n’était possible ou voulu de chercher grossièrement les formes de ces sons qui font les mots,qui par composition et transposition de lettres sont infinies. Mais, d’un autre côté, rechercher la forme de ces sons ou voix qui font des lettres simples est facilement compréhensible ; et le fait d’être connu induit et manifeste les formes de tous les mots, qui en sont constitués et composés. De la même manière rechercher la forme d’un lion, d’un chêne, d’or ; non, de l’eau, de l’air, est une vaine poursuite ; mais rechercher les formes du sens, du mouvement volontaire, de la végétation, des couleurs, de la gravité et de la légèreté, de la densité, de la ténuité, de la chaleur, du froid, et toutes les autres natures et qualités qui, comme un alphabet, ne sont pas beaucoup, et dont les essences (soutenues par la matière) de toutes les créatures sont constituées ; rechercher, dis-je, les vraies formes de celles-ci, c’est cette partie de la métaphysique que nous définissons maintenant.Non, mais cette physique fait des recherches et prend en considération les mêmes natures ; mais comment ? Seulement quant à leurs causes matérielles et efficientes, et non quant aux formes. Par exemple, si la cause de la blancheur de la neige ou de l’écume est recherchée, et qu’elle soit rendue ainsi, que le subtil mélange d’air et d’eau en est la cause, c’est bien rendu ; mais, néanmoins, est-ce la forme de la blancheur ? Non ; mais c’est l’efficace, qui n’est jamais qu’un véhicule. Cette partie de la métaphysique, je ne la trouve pas laborieuse et exécutée ; ce dont je ne m’étonne pas ; parce que je considère qu’il n’est pas possible d’être inventé par ce cours d’invention qui a été utilisé ; à l’égard de ce que les hommes (qui est la racine de toute erreur) ont fait un départ trop intempestif, et trop éloigné des détails.et non sur les formes. Par exemple, si la cause de la blancheur de la neige ou de l’écume est recherchée, et qu’elle soit rendue ainsi, que le subtil mélange d’air et d’eau en est la cause, c’est bien rendu ; mais, néanmoins, est-ce la forme de la blancheur ? Non ; mais c’est l’efficace, qui n’est jamais qu’un véhicule. Cette partie de la métaphysique, je ne la trouve pas laborieuse et exécutée ; ce dont je ne m’étonne pas ; parce que je considère qu’il n’est pas possible d’être inventé par ce cours d’invention qui a été utilisé ; à l’égard de ce que les hommes (qui est la racine de toute erreur) ont fait un départ trop intempestif, et trop éloigné des détails.et non sur les formes. Par exemple, si la cause de la blancheur de la neige ou de l’écume est recherchée, et qu’elle soit rendue ainsi, que le subtil mélange d’air et d’eau en est la cause, c’est bien rendu ; mais, néanmoins, est-ce la forme de la blancheur ? Non ; mais c’est l’efficace, qui n’est jamais qu’un véhicule. Cette partie de la métaphysique, je ne la trouve pas laborieuse et exécutée ; ce dont je ne m’étonne pas ; parce que je considère qu’il n’est pas possible d’être inventé par ce cours d’invention qui a été utilisé ; à l’égard de ce que les hommes (qui est la racine de toute erreur) ont fait un départ trop intempestif, et trop éloigné des détails.est-ce la forme de la blancheur ? Non ; mais c’est l’efficace, qui n’est jamais qu’un véhicule. Cette partie de la métaphysique, je ne la trouve pas laborieuse et exécutée ; ce dont je ne m’étonne pas ; parce que je considère qu’il n’est pas possible d’être inventé par ce cours d’invention qui a été utilisé ; à l’égard de ce que les hommes (qui est la racine de toute erreur) ont fait un départ trop intempestif, et trop éloigné des détails.est-ce la forme de la blancheur ? Non ; mais c’est l’efficace, qui n’est jamais qu’un véhicule. Cette partie de la métaphysique, je ne la trouve pas laborieuse et exécutée ; ce dont je ne m’étonne pas ; parce que je considère qu’il n’est pas possible d’être inventé par ce cours d’invention qui a été utilisé ; à l’égard de ce que les hommes (qui est la racine de toute erreur) ont fait un départ trop intempestif, et trop éloigné des détails.

(6) Mais l’usage de cette partie de la métaphysique, que je rapporte comme déficiente, est du reste le plus excellent à deux égards : l’un, parce que c’est le devoir et la vertu de toute connaissance d’abréger l’infinité de l’expérience individuelle, autant que la conception de la vérité le permettra, et pour remédier à la plainte de vita brevis, ars longa ; qui s’effectue en unissant les notions et les conceptions des sciences. Car les connaissances sont comme des pyramides, dont l’histoire est la base. Ainsi de la philosophie naturelle, la base est l’histoire naturelle ; l’étape suivante la base est physique ; le stade suivant le point vertical est métaphysique. Quant au point vertical, opus quod operatur Deus à principio usque ad finem, la loi sommaire de la nature, nous ne savons pas si la recherche de l’homme peut y parvenir. Mais ces trois-là sont les vraies étapes de la connaissance,et ne sont pour ceux qui sont dépravés pas mieux que les collines des géants :

« Ter sunt conati imponere Pelio Ossam,

Scilicet atque Ossæ frndsum implire Olympum.

Mais à ceux qui rapportent toutes choses à la gloire de Dieu, ce sont comme les trois acclamations, Sante, sancte, sancte ! saint dans la description ou la dilatation de ses œuvres ; saint dans la connexion ou la concaténation d’entre eux ; et saint dans l’union d’eux dans une loi perpétuelle et uniforme. Et, par conséquent, la spéculation était excellente chez Parménide et Platon, bien qu’une spéculation en eux, que toutes les choses par échelle montaient à l’unité. Ainsi donc est toujours la connaissance la plus digne qui est chargée de la moindre multiplicité, qui paraît métaphysique ; comme celui qui considère les formes simples ou les différences des choses, qui sont peu nombreuses, et les degrés et les coordinations dont font toute cette variété. Le second respect, qui valorise et recommande cette partie de la métaphysique,c’est qu’il affranchit le pouvoir de l’homme jusqu’à la plus grande liberté et possibilité d’œuvres et d’effets. Car la physique porte les hommes sur des voies étroites et restreintes, sujettes à de nombreux accidents et obstacles, imitant les cours flexibles ordinaires de la nature. Mais latæ unique sunt sapientibus viæ ; à la sapience (qui était anciennement définie comme étant rerum divinarum et humanarum scientia) il y a toujours un choix de moyens. Car les causes physiques éclairent les inventions nouvelles in simili materia. Mais quiconque connaît une forme, connaît la plus grande possibilité de surinduire cette nature sur n’importe quelle variété de matière ; et ainsi est moins restreint dans l’opération, soit à la base de la matière, soit à la condition de l’efficace ; quel genre de connaissance Salomon de même, bien que dans un sens plus divin, décrit avec élégance : non arctabuntur gressus tui,et currens non habebis offendiculum. Les voies de la sapience ne sont guère sujettes ni à la particularité ni au hasard.

(7) La deuxième partie de la métaphysique est l’enquête sur les causes finales, que je suis amené à rapporter non comme omis, mais comme déplacé. Et pourtant si ce n’était qu’une faute dans l’ordre, je n’en parlerais pas ; car l’ordre est matière à illustration, mais n’appartient pas à la substance des sciences. Mais cet égarement a causé une déficience, ou du moins une grande insuffisance dans les sciences elles-mêmes. Car le traitement des causes finales, mélangé au reste dans les enquêtes physiques, a intercepté l’enquête sévère et diligente de toutes les causes réelles et physiques, et a donné aux hommes l’occasion de s’arrêter sur ces causes satisfaisantes et spécieuses, au grand arrêt et préjudice de découverte supplémentaire. C’est ce que je trouve fait non seulement par Platon, qui a toujours jeté l’ancre sur ce rivage, mais par Aristote, Galien,et d’autres qui tombent généralement de même sur ces plates-formes de causes discursives. Car dire que « les poils des paupières sont pour un œil vif et une clôture autour de la vue » ; ou que « la fermeté des peaux et des cuirs des créatures vivantes est de les défendre des extrémités de la chaleur ou du froid » ; ou que « les os sont pour les colonnes ou les poutres, sur lesquelles les cadres des corps des créatures vivantes sont construits ; » ou que « les feuilles des arbres servent à protéger les fruits » ; ou que « les nuages ​​sont pour arroser la terre » ; ou que « la solidité de la terre est pour la station et la demeure des créatures vivantes » ; et similaires, est bien étudié et recueilli en métaphysique, mais en physique ils sont impertinents. Non, ils ne sont, en effet, que des remoras et des obstacles pour rester et empêcher le navire de continuer à naviguer ; et ont réalisé cela,que la recherche des causes physiques a été négligée et passée sous silence. Et, par conséquent, la philosophie naturelle de Démocrite et de quelques autres, qui ne supposaient pas un esprit ou une raison dans le cadre des choses, mais en attribuaient la forme capable de se maintenir à des essais ou preuves infinis de la nature, qu’ils nomment fortune, semble pour moi (pour autant que je puis en juger par le récit et les fragments qui nous restent) dans des particularités de causes physiques plus réelles et mieux étudiées que celle d’Aristote et de Platon ; dont les deux causes finales entremêlées, l’une comme partie de la théologie, et l’autre comme partie de la logique, qui étaient respectivement les études favorites de ces deux personnes ; non pas parce que ces causes finales ne sont pas vraies et dignes d’être recherchées, étant gardées dans leur propre province,mais parce que leurs excursions dans les limites des causes physiques ont engendré une immensité et une solitude dans cette région. Car autrement, gardant leurs enceintes et leurs frontières, les hommes sont extrêmement trompés s’ils pensent qu’il y a une inimitié ou une répugnance entre eux. Car la cause invoquée, que « les poils autour des paupières sont pour la sauvegarde de la vue », ne conteste pas la cause invoquée, que « la pilosité est incidente aux orifices d’humidité - muscosi fontes, etc. Ni la cause invoquée, que « la fermeté des peaux est pour l’armure du corps contre les extrémités de la chaleur ou du froid », ne conteste pas la cause rendue, que « la contraction des pores est incidente aux parties les plus extérieures, en ce qui concerne leur contiguïté. à des corps étrangers ou dissemblables ; » et ainsi du reste, les deux causes étant vraies et compatibles, l’une déclarant une intention,l’autre une conséquence seulement. Cet appel ne remet pas non plus en question ni ne déroge à la Divine Providence, mais il la confirme et l’exalte hautement. Car, comme dans les actions civiles, il est la politique la plus grande et la plus profonde qui peut faire des autres hommes les instruments de sa volonté et de ses fins, et pourtant ne les familiarise jamais avec son dessein, de même qu’ils le feront sans savoir ce qu’ils font, qui donne son sens à ceux qu’il emploie ; de même la sagesse de Dieu est plus admirable, lorsque la nature veut une chose et que la Providence en tire une autre, que s’il avait communiqué à des créatures et à des mouvements particuliers les caractères et les impressions de sa Providence. Et tant pis pour la métaphysique ; la dernière partie dont j’admets qu’elle existe, mais je souhaite qu’elle soit confinée à sa place.mais hautement confirmer et exalter. Car, comme dans les actions civiles, il est la politique la plus grande et la plus profonde qui peut faire des autres hommes les instruments de sa volonté et de ses fins, et pourtant ne les familiarise jamais avec son dessein, de même qu’ils le feront sans savoir ce qu’ils font, qui donne son sens à ceux qu’il emploie ; de même la sagesse de Dieu est plus admirable, lorsque la nature veut une chose et que la Providence en tire une autre, que s’il avait communiqué à des créatures et à des mouvements particuliers les caractères et les impressions de sa Providence. Et tant pis pour la métaphysique ; la dernière partie dont j’admets qu’elle existe, mais je souhaite qu’elle soit confinée à sa place.mais hautement confirmer et exalter. Car, comme dans les actions civiles, il est la politique la plus grande et la plus profonde qui peut faire des autres hommes les instruments de sa volonté et de ses fins, et pourtant ne les familiarise jamais avec son dessein, de même qu’ils le feront sans savoir ce qu’ils font, qui donne son sens à ceux qu’il emploie ; de même la sagesse de Dieu est plus admirable, lorsque la nature veut une chose et que la Providence en tire une autre, que s’il avait communiqué à des créatures et à des mouvements particuliers les caractères et les impressions de sa Providence. Et tant pis pour la métaphysique ; la dernière partie dont j’admets qu’elle existe, mais je souhaite qu’elle soit confinée à sa place.de sorte qu’ils le feront et ne sauront pas ce qu’ils font, que celui qui donne son sens à ceux qu’il emploie ; de même la sagesse de Dieu est plus admirable, lorsque la nature veut une chose et que la Providence en tire une autre, que s’il avait communiqué à des créatures et à des mouvements particuliers les caractères et les impressions de sa Providence. Et tant pis pour la métaphysique ; la dernière partie dont j’admets qu’elle existe, mais je souhaite qu’elle soit confinée à sa place.de sorte qu’ils le feront et ne sauront pas ce qu’ils font, que celui qui donne son sens à ceux qu’il emploie ; de même la sagesse de Dieu est plus admirable, lorsque la nature veut une chose et que la Providence en tire une autre, que s’il avait communiqué à des créatures et à des mouvements particuliers les caractères et les impressions de sa Providence. Et tant pis pour la métaphysique ; la dernière partie dont j’admets qu’elle existe, mais je souhaite qu’elle soit confinée à sa place.mais souhaite qu’il soit confiné à sa place.mais souhaite qu’il soit confiné à sa place.

VIII.

(1) Néanmoins, il reste encore une autre partie de la philosophie naturelle, qui est communément faite une partie principale, et tient rang avec la physique spéciale et la métaphysique, qui est mathématique ; mais je pense qu’il est plus agréable à la nature des choses et à la lumière de l’ordre de la placer comme une branche de la métaphysique. Car le sujet de celle-ci étant la quantité, non la quantité indéfinie, qui n’est que relative, et appartient à la philosophia prima (comme on l’a dit), mais la quantité déterminée ou proportionnée, elle apparaît comme l’une des formes essentielles des choses, comme cette qui est causal dans la nature d’un certain nombre d’effets ; dans la mesure où nous voyons dans les écoles à la fois de Démocrite et de Pythagore que l’un attribuait la figure aux premières graines des choses, et l’autre supposait que les nombres étaient les principes et les originaux des choses.Et il est vrai aussi que de toutes les autres formes (comme nous entendons les formes) c’est la plus abstraite et séparable de la matière, et donc la plus propre à la métaphysique ; ce qui a également été la cause pour laquelle elle a été mieux travaillée et étudiée qu’aucune des autres formes, qui sont plus immergées dans la matière. Car c’est la nature de l’esprit de l’homme (au préjudice extrême de la connaissance) de se complaire dans la liberté spacieuse des généralités, comme dans une région de champagne, et non dans les clôtures de la particularité, les mathématiques de toutes les autres connaissances étaient les plus bonnes. champs pour satisfaire cet appétit. Mais pour le placement de cette science, ce n’est pas beaucoup de matière : seulement nous nous sommes efforcés dans ces nos partitions d’observer une sorte de perspective, afin qu’une partie puisse éclairer une autre.ce qui a également été la cause pour laquelle elle a été mieux travaillée et étudiée qu’aucune des autres formes, qui sont plus immergées dans la matière. Car c’est la nature de l’esprit de l’homme (au préjudice extrême de la connaissance) de se complaire dans la liberté spacieuse des généralités, comme dans une région de champagne, et non dans les clôtures de la particularité, les mathématiques de toutes les autres connaissances étaient les plus bonnes. champs pour satisfaire cet appétit. Mais pour le placement de cette science, ce n’est pas beaucoup de matière : seulement nous nous sommes efforcés dans ces nos partitions d’observer une sorte de perspective, afin qu’une partie puisse éclairer une autre.ce qui a également été la cause pour laquelle elle a été mieux travaillée et étudiée qu’aucune des autres formes, qui sont plus immergées dans la matière. Car c’est la nature de l’esprit de l’homme (au préjudice extrême de la connaissance) de se complaire dans la liberté spacieuse des généralités, comme dans une région de champagne, et non dans les clôtures de la particularité, les mathématiques de toutes les autres connaissances étaient les plus bonnes. champs pour satisfaire cet appétit. Mais pour le placement de cette science, ce n’est pas beaucoup de matière : seulement nous nous sommes efforcés dans ces nos partitions d’observer une sorte de perspective, afin qu’une partie puisse éclairer une autre.Car c’est la nature de l’esprit de l’homme (au préjudice extrême de la connaissance) de se complaire dans la liberté spacieuse des généralités, comme dans une région de champagne, et non dans les enclos de particularité, les mathématiques de toutes les autres connaissances étaient les plus bonnes. champs pour satisfaire cet appétit. Mais pour le placement de cette science, ce n’est pas beaucoup de matière : seulement nous nous sommes efforcés dans ces nos partitions d’observer une sorte de perspective, afin qu’une partie puisse éclairer une autre.Car c’est la nature de l’esprit de l’homme (au préjudice extrême de la connaissance) de se complaire dans la liberté spacieuse des généralités, comme dans une région de champagne, et non dans les enclos de particularité, les mathématiques de toutes les autres connaissances étaient les plus bonnes. champs pour satisfaire cet appétit. Mais pour le placement de cette science, ce n’est pas beaucoup de matière : seulement nous nous sommes efforcés dans ces nos partitions d’observer une sorte de perspective, afin qu’une partie puisse éclairer une autre.

(2) Les mathématiques sont soit pures, soit mixtes. Aux mathématiques pures appartiennent les sciences qui manipulent des quantités déterminées, simplement séparées de tous les axiomes de la philosophie naturelle ; et ce sont deux, la géométrie et l’arithmétique, l’une manipulant la quantité continuée, et l’autre dissociée. Mélangé a pour sujet quelques axiomes ou parties de la philosophie naturelle, et considère la quantité déterminée, car elle leur est auxiliaire et incidente. Car de nombreuses parties de la Nature ne peuvent être ni inventées avec suffisamment de subtilité, ni démontrées avec suffisamment de perspicacité, ni adaptées pour être utilisées avec suffisamment de dextérité, sans l’aide et l’intervention des mathématiques, dont la perspective, la musique, l’astronomie, la cosmographie, l’architecture, l’ingénierie, et divers autres. En mathématiques, je ne peux signaler aucune déficience,sauf que les hommes ne comprennent pas assez cet excellent usage des mathématiques pures, en ce qu’ils remédient et guérissent bien des défauts de l’esprit et des facultés intellectuelles. Car si l’esprit est trop terne, ils l’aiguisent ; si trop errant, ils le réparent ; s’ils sont trop inhérents au sens, ils l’abstrait. De sorte que, comme le tennis est un jeu inutile en soi, mais d’une grande utilité dans le respect, il donne un œil vif et un corps prêt à se mettre dans toutes les postures, de même en mathématiques cet usage qui est collatéral et intervenant n’en est pas moins digne. que ce qui est principal et prévu. Et quant aux mathématiques mixtes, je peux seulement faire cette prédiction, qu’il ne peut manquer d’en avoir plus de sortes à mesure que la nature se révèle davantage. Ainsi une grande partie des sciences naturelles, ou la part de la Nature spéculative.en ce qu’ils remédient et guérissent de nombreux défauts de l’esprit et des facultés intellectuelles. Car si l’esprit est trop terne, ils l’aiguisent ; si trop errant, ils le réparent ; s’ils sont trop inhérents au sens, ils l’abstrait. De sorte que, comme le tennis est un jeu inutile en soi, mais d’une grande utilité dans le respect, il donne un œil vif et un corps prêt à se mettre dans toutes les postures, de même en mathématiques cet usage qui est collatéral et intervenant n’en est pas moins digne. que ce qui est principal et prévu. Et quant aux mathématiques mixtes, je peux seulement faire cette prédiction, qu’il ne peut manquer d’en avoir plus de sortes à mesure que la nature se révèle davantage. Ainsi une grande partie des sciences naturelles, ou la part de la Nature spéculative.en ce qu’ils remédient et guérissent de nombreux défauts de l’esprit et des facultés intellectuelles. Car si l’esprit est trop terne, ils l’aiguisent ; si trop errant, ils le réparent ; s’ils sont trop inhérents au sens, ils l’abstrait. De sorte que, comme le tennis est un jeu inutile en soi, mais d’une grande utilité dans le respect, il donne un œil vif et un corps prêt à se mettre dans toutes les postures, de même en mathématiques cet usage qui est collatéral et intervenant n’en est pas moins digne. que ce qui est principal et prévu. Et quant aux mathématiques mixtes, je peux seulement faire cette prédiction, qu’il ne peut manquer d’en avoir plus de sortes à mesure que la nature se révèle davantage. Ainsi une grande partie des sciences naturelles, ou la part de la Nature spéculative.s’ils sont trop inhérents au sens, ils l’abstrait. De sorte que, comme le tennis est un jeu inutile en soi, mais d’une grande utilité dans le respect, il donne un œil vif et un corps prêt à se mettre dans toutes les postures, de même en mathématiques cet usage qui est collatéral et intervenant n’en est pas moins digne. que ce qui est principal et prévu. Et quant aux mathématiques mixtes, je peux seulement faire cette prédiction, qu’il ne peut manquer d’en avoir plus de sortes à mesure que la nature se révèle davantage. Ainsi une grande partie des sciences naturelles, ou la part de la Nature spéculative.s’ils sont trop inhérents au sens, ils l’abstrait. De sorte que, comme le tennis est un jeu inutile en soi, mais d’une grande utilité dans le respect, il donne un œil vif et un corps prêt à se mettre dans toutes les postures, de même en mathématiques cet usage qui est collatéral et intervenant n’en est pas moins digne. que ce qui est principal et prévu. Et quant aux mathématiques mixtes, je peux seulement faire cette prédiction, qu’il ne peut manquer d’en avoir plus de sortes à mesure que la nature se révèle davantage. Ainsi une grande partie des sciences naturelles, ou la part de la Nature spéculative.ainsi, dans les mathématiques, cet usage qui est collatéral et intermédiaire n’est pas moins digne que celui qui est principal et voulu. Et quant aux mathématiques mixtes, je peux seulement faire cette prédiction, qu’il ne peut manquer d’en avoir plus de sortes à mesure que la nature se révèle davantage. Ainsi une grande partie des sciences naturelles, ou la part de la Nature spéculative.ainsi, dans les mathématiques, cet usage qui est collatéral et intermédiaire n’est pas moins digne que celui qui est principal et voulu. Et quant aux mathématiques mixtes, je peux seulement faire cette prédiction, qu’il ne peut manquer d’en avoir plus de sortes à mesure que la nature se révèle davantage. Ainsi une grande partie des sciences naturelles, ou la part de la Nature spéculative.

(3) Pour la prudence naturelle, ou la partie opérante de la philosophie naturelle, nous la diviserons en trois parties - expérimentale, philosophique et magique ; dont les trois parties actives ont une correspondance et une analogie avec les trois parties spéculative, histoire naturelle, physique et métaphysique. Car de nombreuses opérations ont été inventées, tantôt par une incidence fortuite, tantôt par une expérience intentionnelle ; et parmi celles qui ont été trouvées par une expérience intentionnelle, certaines ont été découvertes en variant ou en étendant la même expérience, certaines en transférant et en combinant diverses expériences l’une dans l’autre, quel genre d’invention un empirique peut réussir. Encore une fois, par la connaissance des causes physiques, il ne peut manquer de suivre de nombreuses indications et désignations de nouveaux détails,si les hommes dans leur spéculation garderont un œil sur l’utilisation et la pratique. Mais ce ne sont là que des cabotages le long du rivage, premendo littus iniquum ; car il me semble qu’on ne peut guère découvrir de modifications et d’innovations radicales ou fondamentales dans la nature, soit par la fortune et les essais des expériences, soit par la lumière et la direction des causes physiques. Si, par conséquent, nous avons signalé des déficiences métaphysiques, il doit s’ensuivre que nous faisons la même chose que la magie naturelle, qui a un rapport avec elle. Car quant à la magie naturelle dont il est maintenant fait mention dans les livres, contenant certaines vanités crédules et superstitieuses et des observations de sympathies et d’antipathies, et des convenances cachées, et quelques expériences frivoles, étranges plutôt par déguisement qu’en elles-mêmes,c’est aussi loin en vérité de la nature d’une telle connaissance que nous exigeons que l’histoire du roi Arthur de Bretagne, ou Hugues de Bourdeaux, diffère des commentaires de César en vérité de l’histoire ; car il est évident que César a fait de plus grandes choses de vero que ces héros imaginaires ne prétendaient le faire. Mais il ne les a pas fait de cette manière fabuleuse. De ce genre d’apprentissage, la fable d’Ixion était une figure, qui a conçu pour profiter de Junon, la déesse du pouvoir, et au lieu d’elle a eu la copulation avec un nuage, dont le mélange ont engendré des centaures et des chimères. Ainsi quiconque entretiendra des imaginations hautes et vaporeuses, au lieu d’une recherche laborieuse et sobre de la vérité, engendrera des espoirs et des croyances de formes étranges et impossibles. Et, par conséquent, nous pouvons noter dans ces sciences qui tiennent tant d’imagination et de croyance, comme cette magie naturelle dégénérée,l’alchimie, l’astrologie, etc., que dans leurs propositions la description des moyens est toujours plus monstrueuse que la prétention ou la fin. Car il est plus probable que celui qui connaît bien les natures du poids, de la couleur, de la souplesse et de la fragilité pour le marteau, des volatils et fixes pour le feu, et le reste, puisse induire sur quelque métal le la nature et la forme de l’or par un mécanicien aussi long à la production des natures précédemment répétées, que le fait que quelques grains de la médecine projetée devraient en quelques instants transformer une mer de vif-argent ou d’un autre matériau en or. Il est donc plus probable que celui qui connaît la nature de la réfaction, la nature de l’assimilation de la nourriture à la chose nourrie, la manière d’augmenter et d’éclaircir les esprits,la manière des déprédations que les esprits font sur les humeurs et les parties solides, par les agressions des régimes, des bains, des onctions, des médicaments, des mouvements, et autres, prolongera la vie, ou restituera un certain degré de jeunesse ou de vivacité, qu’il ne peut être fait avec l’utilisation de quelques gouttes ou scrupules d’une liqueur ou d’un reçu. Pour conclure, par conséquent, la vraie magie naturelle, qui est cette grande liberté et latitude d’opération qui dépend de la connaissance des formes, je peux signaler qu’elle est déficiente, comme la parente de celle-ci est. Dans quelle partie, si nous sommes sérieux et n’inclinons pas aux vanités et au discours plausible, outre le fait de dériver et de déduire les opérations elles-mêmes de la métaphysique, il y a deux points pertinents de beaucoup de but, l’un à titre de préparation, l’autre à titre de prudence . La première est qu’il y ait un calendrier,ressemblant à un inventaire de la propriété de l’homme, contenant toutes les inventions (étant les œuvres ou les fruits de la nature ou de l’art) qui existent maintenant, et dont l’homme est déjà possédé ; d’où résulte naturellement une note quelles choses sont encore considérées comme impossibles ou non inventées, quel calendrier sera d’autant plus artificiel et utile si à chaque impossibilité réputée vous ajoutez quelle est la chose existante qui se rapproche le plus de cette impossibilité ; à la fin que par ces optatifs et potentiels l’enquête de l’homme peut être plus éveillée pour déduire la direction des travaux de la spéculation des causes. Et deuxièmement, qu’on estime non seulement ces expériences qui ont un usage immédiat et présent, mais celles principalement qui sont de la conséquence la plus universelle pour l’invention d’autres expériences,et celles qui donnent le plus de lumière à l’invention des causes ; car l’invention de l’aiguille du marin, qui donne la direction, ne profite pas moins à la navigation que l’invention des voiles qui donnent le mouvement.

(4) C’est ainsi que j’ai traversé la philosophie naturelle et ses défauts ; dans lequel si j’ai différé des doctrines anciennes et reçues, et que par là je provoquerai la contradiction, pour ma part, comme j’affecte de ne pas être en désaccord, alors je me propose de ne pas contester. Si c’est la vérité,

« Non canimus surdis, répondant omnia sylv »,

la voix de la Nature y consentira, que la voix de l’homme le fasse ou non. Et comme Alexandre Borgia avait coutume de dire de l’expédition des Français pour Naples, qu’ils venaient avec de la craie à la main pour marquer leur logement, et non avec des armes pour combattre ; ainsi j’aime mieux cette entrée de la vérité qui vient paisiblement avec de la craie pour marquer les esprits qui sont capables de la loger et de l’héberger, que celle qui vient avec la pugnacité et la querelle.

(5) Mais il reste une division de la philosophie naturelle selon le rapport de l’enquête, et rien concernant la matière ou le sujet : et cela est positif et réfléchi, lorsque l’enquête rapporte soit une affirmation, soit un doute. Ces doutes ou non liquets sont de deux sortes, particuliers et totaux. Pour le premier, on en voit un bon exemple dans les Problèmes d’Aristote qui méritait d’avoir une meilleure continuation ; mais ainsi néanmoins comme il y a un point dont l’avertissement doit être donné et pris. L’enregistrement des doutes a deux excellents usages : l’un, qu’il sauve la philosophie des erreurs et des mensonges ; quand ce qui n’apparaît pas pleinement n’est pas rassemblé en affirmation, par laquelle l’erreur pourrait attirer l’erreur, mais réservé dans le doute ; l’autre, que les entrées de doutes sont autant de ventouses ou d’éponges pour tirer l’usage du savoir ;dans la mesure où ce qui, si les doutes n’avaient pas précédé, un homme n’aurait jamais dû conseiller, mais l’aurait ignoré sans y prêter attention, par la suggestion et la sollicitation des doutes est fait pour être assisté et appliqué. Mais ces deux produits contrebalancent à peine et inconvénient, qui s’imposera s’il n’est pas interdit ; c’est-à-dire que lorsqu’un doute est une fois reçu, les hommes s’efforcent plutôt de le maintenir immobile que de le résoudre, et en conséquence de plier leur esprit. De cela, nous voyons l’exemple familier des juristes et des savants, tous deux qui, s’ils ont une fois admis un doute, sont toujours autorisés pour un doute. Mais il faut permettre l’usage de l’esprit et de la connaissance, qui travaille à rendre certaines choses douteuses, et non ceux qui travaillent à rendre certaines choses douteuses. C’est pourquoi ces calendriers de doutes, je les recommande comme d’excellentes choses ;de sorte qu’il a utilisé cette précaution, que lorsqu’ils sont soigneusement passés au crible et résolus, ils sont désormais omis, rejetés et ne continuent pas à chérir et à encourager les hommes à douter. A quel calendrier de doutes ou de problèmes je conseille d’annexer un autre calendrier, autant ou plus matériel qui est un calendrier d’erreurs populaires : je veux dire principalement en histoire naturelle, comme passer dans la parole et la vanité, et pourtant apparemment détectés et convaincus de mensonge, que la connaissance de l’homme ne soit pas affaiblie ni fondée par de telles scories et vanité. Quant aux doutes ou non liquets généraux ou totaux, je comprends ces divergences d’opinions touchant les principes de la nature, et les points fondamentaux de celle-ci, qui ont causé la diversité des sectes, des écoles et des philosophies, comme celle d’Empédocle, Pythagore, Démocrite, Parménide,et le reste. Car bien qu’Aristote, comme s’il eût été de la race des Ottomans, crut ne pouvoir régner que la première chose qu’il fit, il tua tous ses frères ; pourtant à ceux qui cherchent la vérité et non la magistrature, il ne peut que sembler une affaire de grand profit, de voir devant eux les diverses opinions touchant aux fondements de la nature. Pas pour la vérité exacte à laquelle on peut s’attendre dans ces théories ; car comme les mêmes phénomènes en astronomie sont satisfaits par cette astronomie reçue du mouvement diurne et des mouvements propres des planètes, avec leurs excentriques et leurs épicycles, et de même par la théorie de Copernic, qui supposait que la terre se mouvait, et les calculs sont indifféremment agréables aux deux, de sorte que le visage et la vision ordinaires de l’expérience sont souvent satisfaits par plusieurs théories et philosophies ;tandis que pour trouver la vraie vérité, il faut une autre manière de sévérité et d’attention. Car, comme le dit Aristote, les enfants appelleront d’abord chaque femme mère, mais ensuite ils en viennent à distinguer selon la vérité, ainsi l’expérience, si c’est dans l’enfance, appellera chaque philosophie mère, mais quand elle arrivera à maturité, elle discernera la vraie mère. Ainsi, comme en attendant, il est bon de voir les nombreuses gloses et opinions sur la nature, dont chacun peut avoir vu plus clairement que ses semblables en un point, c’est pourquoi je souhaite qu’une collection soit faite avec peine et compréhension de antiquis philosophis, hors de toute la lumière possible qui nous en reste : quel genre de travail je trouve déficient. Mais ici, je dois donner un avertissement, qu’il soit fait distinctement et severedly ; les philosophies de chacun tout au long par eux-mêmes,et non par des titres emballés et fagotés ensemble, comme l’a fait Plutarque. Car c’est l’harmonie d’une philosophie en elle-même qui lui donne lumière et créance ; tandis que s’il est isolé et brisé, il semblera plus étranger et dissonant. Car, comme lorsque je lis dans Tacite les actions de Néron ou de Claude, avec des circonstances de temps, d’incitations et d’occasions, je ne les trouve pas si étranges ; mais quand je les lis dans Suétone Tranquillus, rassemblées en titres et en liasses et non par ordre de temps, elles me paraissent plus monstrueuses et incroyables : ainsi en est-il de toute philosophie rapportée entière, et démembrée par articles. Je n’exclus pas non plus que les opinions des derniers temps soient également représentées dans ce calendrier des sectes de la philosophie, comme celle de Théophraste Paracelse, éloquemment réduite en harmonie par la plume de Séverin le Danois ; et celui de Tilesius,et son érudit Donius, étant comme une philosophie pastorale, pleine de sens, mais sans grande profondeur ; et celle de Fracastorius, qui, bien qu’il prétendait ne pas faire de philosophie nouvelle, utilisait pourtant l’absolu de son propre sens sur l’ancienne ; et celle de Gilbertus notre compatriote, qui a ravivé, avec quelques altérations et démonstrations, les opinions de Xénophane ; et tout autre digne d’être admis.

(6) Ainsi avons-nous maintenant traité de deux des trois faisceaux de la connaissance de l’homme ; c’est-à-dire le radius directus, qui se rapporte à la nature, le radius refractus, qui se rapporte à Dieu, et ne peut se rapporter vraiment à cause de l’inégalité du milieu. Là repose le radius reflexus, par lequel l’homme se contemple et se contemple.

IX.

(1) Nous arrivons donc maintenant à cette connaissance à laquelle l’ancien oracle nous dirige, qui est la connaissance de nous-mêmes ; qui mérite la manipulation plus précise, par combien il nous touche de plus près. Cette connaissance, de même qu’elle est la fin et le terme de la philosophie naturelle dans l’intention de l’homme, elle n’est pourtant qu’une partie de la philosophie naturelle dans le continent de la Nature. Et généralement, que ceci soit une règle, que toutes les partitions de connaissances soient acceptées plutôt pour des lignes et des veines que pour des sections et des séparations ; et que la continuité et l’intégralité de la connaissance soient préservées. Car le contraire a rendu les sciences particulières stériles, superficielles et erronées, alors qu’elles n’ont pas été nourries et entretenues par la fontaine commune. On voit donc Cicéron, l’orateur, se plaindre de Socrate et de son école,qu’il fut le premier qui sépara la philosophie de la rhétorique ; sur quoi la rhétorique devint un art vide et verbal. Ainsi nous pouvons voir que l’opinion de Copernic, touchant la rotation de la terre, que l’astronomie elle-même ne peut corriger, parce qu’elle ne répugne à aucun des phénomènes, pourtant la philosophie naturelle peut la corriger. On voit donc aussi que la science de la médecine si elle est destituée et délaissée par la philosophie naturelle, elle ne vaut guère mieux qu’une pratique empirique. Sous cette réserve donc, nous passons à la philosophie humaine ou humanité, qui a deux parties : l’une considère l’homme ségrégué ou distributif, l’autre se rassemble ou en société ; de même que la philosophie humaine est ou simple et particulière, ou conjuguée et civile. L’humanité particulière est constituée des mêmes parties dont l’homme est constitué, c’est-à-direde savoirs qui respectent le corps, et de savoirs qui respectent l’esprit. Mais avant de distribuer jusqu’ici, il est bon de se constituer. Car je considère que la considération en général et en général de la nature humaine est apte à s’émanciper et à se faire connaître par elle-même, non pas tant en ce qui concerne ces discours délicieux et élégants qui ont été faits sur la dignité de l’homme, de ses misères, de son état et de sa vie, et des accessoires semblables de sa nature commune et indivise ; mais principalement en ce qui concerne la connaissance concernant les sympathies et les concordances entre l’esprit et le corps, qui étant mélangées ne peuvent pas être correctement attribuées aux sciences de l’un ou l’autre.de la nature humaine pour être apte à s’émanciper et se faire connaître par elle-même, pas tellement en ce qui concerne ces discours délicieux et élégants qui ont été faits de la dignité de l’homme, de ses misères, de son état et de sa vie, etc. des accessoires de sa nature commune et indivise ; mais principalement en ce qui concerne la connaissance concernant les sympathies et les concordances entre l’esprit et le corps, qui étant mélangées ne peuvent pas être correctement attribuées aux sciences de l’un ou l’autre.de la nature humaine pour être apte à s’émanciper et se faire connaître par elle-même, pas tellement en ce qui concerne ces discours délicieux et élégants qui ont été faits de la dignité de l’homme, de ses misères, de son état et de sa vie, etc. des accessoires de sa nature commune et indivise ; mais principalement en ce qui concerne la connaissance concernant les sympathies et les concordances entre l’esprit et le corps, qui étant mélangées ne peuvent pas être correctement attribuées aux sciences de l’un ou l’autre.ce qui étant mélangé ne peut pas être correctement attribué aux sciences de l’un ou l’autre.ce qui étant mélangé ne peut pas être correctement attribué aux sciences de l’un ou l’autre.

(2) Cette connaissance a deux branches : car comme toutes les ligues et amitiés consistent en une intelligence mutuelle et des offices mutuels, de même cette ligue d’esprit et de corps a ces deux parties : comment l’un révèle l’autre, et comment l’un travaille sur l’autre. ; découverte et impression. Le premier d’entre eux a engendré deux arts, tous deux de prédiction ou de prénotion ; dont l’un est honoré de l’enquête d’Aristote, et l’autre d’Hippocrate. Et bien qu’ils aient été utilisés plus tard pour être associés à des superstitions et à des arts fantastiques, tout en étant purgés et restaurés à leur véritable état, ils ont tous deux une base solide dans la nature et un usage profitable dans la vie. La première est la physionomie, qui découvre la disposition de l’esprit par les linéaments du corps. La seconde est l’exposition des rêves naturels,qui découvre l’état du corps par les imaginations de l’esprit. Dans le premier d’entre eux, je note une lacune. Car Aristote a manié avec beaucoup d’ingéniosité et de diligence les factures du corps, mais non les gestes du corps, qui ne sont pas moins compréhensibles par l’art, et d’une plus grande utilité et avantage. Car les linéaments du corps révèlent la disposition et l’inclination de l’esprit en général ; mais les mouvements du visage et des parties ne font pas seulement cela, mais révèlent en outre l’humeur et l’état actuels de l’esprit et de la volonté. Car comme votre majesté le dit très justement et avec élégance : « Comme la langue parle à l’oreille, ainsi le geste parle à l’œil. Et, par conséquent, un certain nombre de personnes subtiles, dont les yeux s’attardent sur les visages et les modes des hommes, connaissent bien l’avantage de cette observation, comme étant la plus grande partie de leur capacité ;on ne peut pas non plus nier, mais que c’est une grande découverte de dissimulations, et une grande direction dans les affaires.

(3) Cette dernière branche, touchant l’impression, n’a pas été rassemblée dans l’art, mais a été maniée de manière dispersée ; et il a la même relation ou antistrophe que le premier. Car la considération est double : soit comment et dans quelle mesure les humeurs et les affects du corps altèrent ou agissent sur l’esprit, soit, encore une fois, comment et dans quelle mesure les passions ou les appréhensions de l’esprit altèrent ou agissent sur le corps. Le premier d’entre eux a été étudié et considéré comme une partie et un appendice de la médecine, mais beaucoup plus comme une partie de la religion ou de la superstition. Car le médecin prescrit des cures de l’esprit dans les frénésies et les passions mélancoliques, et prétend aussi exposer des médicaments pour exalter l’esprit, contrôler le courage, éclaircir l’esprit, corroborer la mémoire, etc.mais les scrupules et les superstitions de la diète et des autres régiments du corps dans la secte des Pythagoriciens, dans l’hérésie des Manichéens et dans la loi de Mahomet, dépassent. De même, les ordonnances de la loi cérémonielle, interdisant de manger du sang et de la graisse, faisant la distinction entre les bêtes pures et impures pour la viande, sont nombreuses et strictes ; bien plus, la foi elle-même étant claire et sereine de tous les nuages ​​de cérémonie, mais conserve l’usage des jeûnes, abstinences et autres macérations et humiliations du corps, comme des choses réelles et non figurées. La racine et la vie de tout ce qui est prescrit est (outre la cérémonie) la considération de cette dépendance à laquelle les affections de l’esprit sont soumises à l’état et à la disposition du corps.Et si un homme au jugement faible conçoit que cette souffrance de l’esprit causée par le corps remet en question l’immortalité ou déroge à la souveraineté de l’âme, on peut lui apprendre, dans des cas faciles, que l’enfant dans le ventre de la mère est compatible avec la mère, et pourtant séparable ; et le monarque le plus absolu est parfois conduit par ses serviteurs, et pourtant sans sujétion. Quant à la connaissance réciproque, qui est l’opération des vanités et des passions de l’esprit sur le corps, nous voyons tous les sages médecins, dans les prescriptions de leurs régiments à leurs patients, considérer jamais accidentia animi, comme d’une grande force pour faire avancer les choses. ou entraver les remèdes ou les guérisons : et plus spécialement c’est une enquête d’une grande profondeur et d’une grande valeur concernant l’imagination, comment et dans quelle mesure elle altère le corps propre de l’imaginant ;car bien qu’il ait un pouvoir manifeste de blesser, il ne s’ensuit pas qu’il ait le même degré de pouvoir d’aider. Pas plus qu’un homme ne peut conclure que, parce qu’il y a des airs pestilentiels, capables de tuer tout à coup un homme sain, il doit donc y avoir des airs souverains, capables de guérir tout à coup un homme malade. Mais l’inquisition de cette partie est d’une grande utilité, bien qu’elle ait besoin, comme l’a dit Socrate, « d’un plongeur délien », étant difficile et profonde. Mais à toute cette connaissance de communi vinculo, des concordances entre l’esprit et le corps, cette partie de l’enquête est la plus nécessaire qui considère les sièges et les domiciles que les différentes facultés de l’esprit prennent et occupent dans les organes du corps. ; quelle connaissance a été tentée, et est controversée, et mérite d’être beaucoup mieux étudiée. Pour l’avis de Platon,qui plaçait l’entendement dans le cerveau, l’animosité (qu’il appelait indûment la colère, ayant un plus grand mélange d’orgueil) dans le cœur, et la concupiscence ou la sensualité dans le foie, ne méritent pas d’être méprisées, mais encore moins d’être permises. Ainsi donc, nous avons constitué (comme dans notre propre souhait et avis) l’enquête touchant la nature humaine entière, comme une juste portion de connaissance à traiter à part.

X.

(1) La connaissance qui concerne le corps de l’homme est divisée comme le bien du corps de l’homme est divisé, auquel il se réfère. Le bien du corps de l’homme est de quatre sortes : la santé, la beauté, la force et le plaisir : ainsi les connaissances sont la médecine ou l’art de guérir ; l’art de la décoration, qu’on appelle cosmétique ; art de l’activité, qui s’appelle athlétique ; et l’art voluptueux, que Tacite appelle vraiment eruditus luxus. Ce sujet du corps de l’homme est, de toutes les autres choses dans la nature, le plus susceptible de remède ; mais alors ce remède est le plus susceptible d’erreur ; car la même subtilité du sujet cause une grande possibilité et un échec facile, et donc l’enquête doit être la plus exacte.

(2) Pour parler donc de médecine, et pour reprendre ce que nous avons dit, en remontant un peu plus haut : l’ancienne opinion selon laquelle l’homme était un microcosme - un abstrait ou un modèle du monde - a été fantastiquement mise à rude épreuve par Paracelse et les alchimistes, comme s’il se trouvait dans le corps de l’homme certaines correspondances et parallèles qui devraient concerner toutes les variétés de choses, comme les étoiles, les planètes, les minéraux, qui existent dans le grand monde. Mais ainsi beaucoup est évidemment vrai, que de toutes les substances que la nature a produites, le corps de l’homme est le plus extrêmement composé. Car nous voyons que les herbes et les plantes sont nourries par la terre et l’eau ; bêtes pour la plupart par les herbes et les fruits ; l’homme par la chair des bêtes, des oiseaux, des poissons, des herbes, des céréales, des fruits, de l’eau, et les multiples altérations, pansements,et les préparations de ces divers corps avant qu’ils ne deviennent sa nourriture et son aliment. Ajoutez à cela que les bêtes ont un ordre de vie plus simple, et moins de changement d’affections à travailler sur leur corps, tandis que l’homme dans sa demeure, le sommeil, l’exercice, les passions, a des variations infinies : et on ne peut nier que le corps de l’homme de toutes les autres choses est de la masse la plus composée. L’âme, d’autre part, est la plus simple des substances, comme il est bien exprimé :comme il est bien exprimé :comme il est bien exprimé :

« Purumque reliquit

thereum sensum atque auraï simplicis ignem.

Il n’est donc pas étonnant que l’âme ainsi placée ne jouisse d’aucun repos, si ce principe est vrai, que Motus rerum est rapidus extra locum, placidus in loco. Mais au but. Cette composition variable du corps de l’homme l’a rendu comme un instrument facile à détremper ; et, par conséquent, les poètes ont bien fait de joindre la musique et la médecine dans Apollon, parce que l’office de la médecine n’est que d’accorder cette curieuse harpe du corps de l’homme et de la réduire à l’harmonie. Ainsi donc, le sujet étant si variable a rendu l’art par conséquent plus conjectural ; et l’art étant conjectural a fait d’autant plus de place à l’imposture. Car presque tous les autres arts et sciences sont jugés par des actes ou des chefs-d’œuvre, comme je puis les appeler, et non par les succès et les événements. L’avocat est jugé par la vertu de sa plaidoirie, et non par l’issue de la cause ;ce capitaine dans ce navire est jugé par la direction de son cours, et non par la fortune du voyage ; mais le médecin, et peut-être ce politique, n’a pas d’actes particuliers démontrant sa capacité, mais est jugé le plus par l’événement, qui n’est jamais que tel qu’il est pris : car qui peut dire, si un patient meurt ou guérit, ou si un l’état soit préservé ou ruiné, que ce soit l’art ou le hasard ? Et c’est pourquoi souvent l’imposteur est prisé, et l’homme vertueux taxé. Bien plus, nous voyons que la faiblesse et la crédulité des hommes sont telles qu’ils renvoient souvent un saltimbanque ou une sorcière devant un savant médecin. Et c’est pourquoi les poètes étaient clairvoyants en discernant cette folie extrême lorsqu’ils firent d’Esculape et de Circé, frère et sœur, tous deux enfants du soleil, comme dans les vers -et non par la fortune du voyage ; mais le médecin, et peut-être ce politique, n’a pas d’actes particuliers démontrant sa capacité, mais est jugé le plus par l’événement, qui n’est jamais que tel qu’il est pris : car qui peut dire, si un patient meurt ou guérit, ou si un l’état soit préservé ou ruiné, que ce soit l’art ou le hasard ? Et c’est pourquoi souvent l’imposteur est prisé, et l’homme vertueux taxé. Bien plus, nous voyons que la faiblesse et la crédulité des hommes sont telles qu’ils renvoient souvent un saltimbanque ou une sorcière devant un savant médecin. Et c’est pourquoi les poètes étaient clairvoyants en discernant cette folie extrême lorsqu’ils firent d’Esculape et de Circé, frère et sœur, tous deux enfants du soleil, comme dans les vers -et non par la fortune du voyage ; mais le médecin, et peut-être ce politique, n’a pas d’actes particuliers démontrant sa capacité, mais est jugé le plus par l’événement, qui n’est jamais que tel qu’il est pris : car qui peut dire, si un patient meurt ou guérit, ou si un l’état soit préservé ou ruiné, que ce soit l’art ou le hasard ? Et c’est pourquoi souvent l’imposteur est prisé, et l’homme vertueux taxé. Bien plus, nous voyons que la faiblesse et la crédulité des hommes sont telles qu’ils renvoient souvent un saltimbanque ou une sorcière devant un savant médecin. Et c’est pourquoi les poètes étaient clairvoyants en discernant cette folie extrême lorsqu’ils firent d’Esculape et de Circé, frère et sœur, tous deux enfants du soleil, comme dans les vers -qui n’est jamais que telle qu’elle est prise : car qui peut dire, si un malade meurt ou guérit, ou si un état se conserve ou se ruine, si c’est de l’art ou un accident ? Et c’est pourquoi souvent l’imposteur est prisé, et l’homme vertueux taxé. Bien plus, nous voyons que la faiblesse et la crédulité des hommes sont telles qu’ils renvoient souvent un saltimbanque ou une sorcière devant un savant médecin. Et c’est pourquoi les poètes étaient clairvoyants en discernant cette folie extrême lorsqu’ils firent d’Esculape et de Circé, frère et sœur, tous deux enfants du soleil, comme dans les vers -qui n’est jamais que telle qu’elle est prise : car qui peut dire, si un malade meurt ou guérit, ou si un état se conserve ou se ruine, si c’est de l’art ou un accident ? Et c’est pourquoi souvent l’imposteur est prisé, et l’homme vertueux taxé. Bien plus, nous voyons que la faiblesse et la crédulité des hommes sont telles qu’ils renvoient souvent un saltimbanque ou une sorcière devant un savant médecin. Et c’est pourquoi les poètes étaient clairvoyants en discernant cette folie extrême lorsqu’ils firent d’Esculape et de Circé, frère et sœur, tous deux enfants du soleil, comme dans les vers -car ils renvoient souvent un saltimbanque ou une sorcière devant un savant médecin. Et c’est pourquoi les poètes étaient clairvoyants en discernant cette folie extrême lorsqu’ils firent d’Esculape et de Circé, frère et sœur, tous deux enfants du soleil, comme dans les vers -car ils renvoient souvent un saltimbanque ou une sorcière devant un savant médecin. Et c’est pourquoi les poètes étaient clairvoyants en discernant cette folie extrême lorsqu’ils firent d’Esculape et de Circé, frère et sœur, tous deux enfants du soleil, comme dans les vers -

« Ipse repertorem medicinæ talis et artis

Fulmine Phœbigenam Stygias detrusit ad undas.

Et encore -

"Dives inaccessos ubi Solis filia lucos", &c.

Car de tout temps, de l’avis de la multitude, les sorcières, les vieilles femmes et les imposteurs, ont eu une compétition avec les médecins. Et qu’est-ce qui s’ensuit ? Même ceci, que les médecins se disent, comme Salomon l’a exprimé à une occasion plus élevée : « S’il m’arrive comme il arrive aux insensés, pourquoi devrais-je travailler pour être plus sage ? Et donc je ne peux pas beaucoup blâmer les médecins qu’ils utilisent couramment pour avoir l’intention de quelque autre art ou pratique, qu’ils aiment plus que leur profession ; car vous en aurez des antiquaires, des poètes, des humanistes, des hommes d’État, des marchands, des théologiens, et en chacun d’eux mieux vus que dans leur profession ; et sans doute pour cette raison qu’ils trouvent que la médiocrité et l’excellence dans leur art ne font aucune différence dans le profit ou la réputation envers leur fortune : pour la faiblesse des patients, et la douceur de la vie, et la nature de l’espoir,fait dépendre les hommes des médecins avec tous leurs défauts. Mais, néanmoins, ces choses dont nous avons parlé sont des cours engendrés entre une petite occasion et beaucoup de paresse et de défaut ; car si nous voulons exciter et éveiller notre observation, nous verrons dans des exemples familiers quelle faculté prédominante la subtilité de l’esprit a sur la variété de la matière ou de la forme. Rien de plus variable que les visages et les visages, et pourtant les hommes peuvent en garder en mémoire les distinctions infinies ; bien plus, un peintre, avec quelques coquilles de couleurs, et le bénéfice de son œil, et l’habitude de son imagination, peut les imiter tout ce qui a jamais été, est ou peut être, s’ils étaient amenés devant lui. Rien de plus variable que les voix, mais les hommes peuvent également les discerner personnellement : non, vous aurez un bouffon ou pantomime en exprimera autant qu’il voudra.Rien de plus variable que les différents sons des mots ; pourtant les hommes ont trouvé le moyen de les réduire à quelques lettres simples. De sorte que ce n’est pas l’insuffisance ou l’incapacité de l’esprit de l’homme, mais c’est la position ou la position éloignée de celui-ci qui engendre ces dédales et ces incompréhensions ; car, de même que le sens lointain est plein d’erreurs, mais qu’il est exact à portée de main, il en est de même de l’entendement, dont le remède n’est pas d’animer ou de fortifier l’organe, mais d’aller plus près de l’objet ; et donc il n’y a aucun doute que si les médecins apprennent et utilisent les vraies approches et voies de la nature, ils peuvent assumer autant que le poète dit :mais c’est la position éloignée ou le placement de celui-ci qui engendre ces dédales et ces incompréhensions ; car, de même que le sens lointain est plein d’erreurs, mais qu’il est exact à portée de main, il en est de même de l’entendement, dont le remède n’est pas d’animer ou de fortifier l’organe, mais d’aller plus près de l’objet ; et donc il n’y a aucun doute que si les médecins apprennent et utilisent les vraies approches et voies de la nature, ils peuvent assumer autant que le poète dit :mais c’est la position éloignée ou le placement de celui-ci qui engendre ces dédales et ces incompréhensions ; car, de même que le sens lointain est plein d’erreurs, mais qu’il est exact à portée de main, il en est de même de l’entendement, dont le remède n’est pas d’animer ou de fortifier l’organe, mais d’aller plus près de l’objet ; et donc il n’y a aucun doute que si les médecins apprennent et utilisent les vraies approches et voies de la nature, ils peuvent assumer autant que le poète dit :ils peuvent supposer autant que le poète dit :ils peuvent supposer autant que le poète dit :

« Et quoniam variant morbi, variabimus artes ;

Mille mali espèce, mille salutis erunt.

Ce qu’ils devraient faire, la noblesse de leur art le mérite : bien ombragé par les poètes, en ce qu’ils ont fait d’Esculape le fils du [le] soleil, l’un étant la fontaine de la vie, l’autre comme le second courant ; mais infiniment plus honoré par l’exemple de notre Sauveur, qui fit du corps de l’homme l’objet de ses miracles, comme l’âme fut l’objet de sa doctrine. Car nous ne lisons pas qu’il s’est jamais engagé à faire un miracle pour l’honneur ou l’argent (sauf celui pour avoir rendu hommage à César), mais seulement pour préserver, soutenir et guérir le corps de l’homme.

(3) La médecine est une science qui a été (comme nous l’avons dit) plus professée que travaillée, et pourtant plus travaillée qu’avancée ; le travail ayant été, à mon avis, plutôt en cercle qu’en progression. Car je trouve beaucoup d’itération, mais petit ajout. Elle considère les causes des maladies, avec les occasions ou les impulsions ; les maladies elles-mêmes, avec les accidents ; et les cures, avec les conservations. Les déficiences qu’il me semble bon de noter, étant quelques-unes parmi tant d’autres, et celles qui sont d’une nature plus ouverte et plus manifeste, je vais les énumérer et non les situer.

(4) Le premier est l’abandon de l’ancienne et sérieuse diligence d’Hippocrate, qui écrivait un récit des cas particuliers de ses patients, et comment ils procédaient, et comment ils étaient jugés par la guérison ou la mort. Ayant donc un exemple propre au père de l’art, je n’aurai pas besoin d’alléguer un exemple étranger, de la sagesse des avocats, qui ont soin de rapporter de nouveaux cas et décisions, pour l’orientation des jugements futurs. Cette continuation de l’histoire médicinale, je la trouve déficiente ; ce que je comprends n’être ni assez infini qu’il s’étende à tous les cas communs, ni assez réservé pour n’admettre que des merveilles : car beaucoup de choses sont nouvelles de cette manière, qui ne sont pas nouvelles dans le genre ; et si les hommes ont l’intention d’observer, ils trouveront beaucoup digne d’observer.

(5) Dans l’enquête qui est faite par l’anatomie, je trouve beaucoup de lacunes : car ils enquêtent sur les parties, et leurs substances, figures et collocations ; mais ils ne s’enquièrent pas des diversités des parties, des secrets des passages, des sièges ou des nids des humeurs, ni beaucoup des pas et des impressions des maladies. La raison dont je suppose que l’omission est, parce que la première enquête peut être satisfaite à la vue d’une ou de quelques anatomies ; mais ce dernier, étant comparatif et occasionnel, doit provenir de la vue de beaucoup. Et quant à la diversité des parties, il n’y a aucun doute que la facture ou l’encadrement des parties intérieures est aussi plein de différence que l’extérieur, et en cela est le continent de cause de nombreuses maladies ; ce qui n’étant pas observé, ils se querellent plusieurs fois avec les humeurs, qui ne sont pas en faute ;la faute étant dans la charpente même et la mécanique de la pièce, qui ne peut être supprimée par la médecine alternative, mais doit être accommodée et palliée par des régimes et des médicaments familiers. Et pour les passages et les pores, il est vrai, ce qui a été noté anciennement, que les plus subtils d’entre eux n’apparaissent pas dans les anatomies, parce qu’ils sont fermés et latents dans les cadavres, bien qu’ils soient ouverts et manifestes dans la vie : ce qui est supposé, bien que l’inhumanité de l’anatomia vivorum fut justement réprouvée par Celse ; pourtant en ce qui concerne le grand usage de cette observation, l’enquête n’avait pas besoin d’être si légèrement abandonnée par lui, ou référée aux pratiques occasionnelles de la chirurgie ; mais aurait pu être bien diverti sur la dissection des bêtes vivantes, qui malgré la dissemblance de leurs parties peut suffire à satisfaire cette enquête. Et pour les humeurs,ils sont communément passés dans les anatomies comme des purgaments ; tandis qu’il est le plus nécessaire d’observer, quelles cavités, nids, et réceptacles les humeurs trouvent dans les parties, avec le genre différent de l’humeur ainsi logée et reçue. Et quant aux traces des maladies, et leurs dévastations des parties intérieures, impostumations, exulcérations, interruptions, putréfactions, consomptions, contractions, extensions, convulsions, luxations, obstructions, réplétions, ainsi que toutes les substances surnaturelles, comme pierres, carnoses, excroissances , vers, et autres ; ils auraient dû être exactement observés par une multitude d’anatomies, et la contribution de plusieurs expériences des hommes, et soigneusement établis à la fois historiquement d’après les apparences, et artificiellement avec une référence aux maladies et symptômes qui en résultaient,dans le cas où l’anatomie est celle d’un patient décédé ; alors que maintenant, à l’ouverture des corps, ils sont passés légèrement et sous silence.

(6) Dans l’enquête sur les maladies, ils abandonnent les guérisons de beaucoup, certaines comme étant de nature incurable, et d’autres comme ayant dépassé la période de guérison ; de sorte que Sylla et les Triumvirs n’ont jamais proscrit tant d’hommes à mourir, comme ils le font par leurs édits ignorants : dont le nombre échappe avec moins de peine qu’ils ne le faisaient dans les prescriptions romaines. Par conséquent, je ne douterai pas de noter comme un défaut, qu’ils ne recherchent pas les remèdes parfaits de nombreuses maladies, ou les extrémités des maladies ; mais les déclarer incurables édicte une loi de négligence et exempte l’ignorance du discrédit.

(7) Bien plus, j’estime qu’il est du devoir d’un médecin non seulement de rétablir la santé, mais d’atténuer la douleur et les douleurs ; et non seulement quand une telle atténuation peut conduire à la récupération, mais quand elle peut servir à faire un passage juste et facile. Car ce n’est pas une petite félicité qu’Auguste César se voulait, cette même euthanasie ; et qui a été particulièrement noté dans la mort d’Antoninus Pius, dont la mort était à la mode, et l’apparence d’un mouton aimable et agréable. Ainsi il est écrit d’Épicure, qu’après que sa maladie fut jugée désespérée, il noya son estomac et ses sens avec une grande gorgée et une ingurgitation de vin ; sur quoi l’épigramme fut faite : Hinc Stygias ebrius hausit aquas ; il n’était pas assez sobre pour goûter l’amertume de l’eau stygienne.Mais les médecins font au contraire une sorte de scrupule et de religion pour rester auprès du malade après que la maladie soit déplorée ; tandis qu’à mon avis, ils devraient à la fois s’enquérir de l’habileté et donner les soins nécessaires pour faciliter et apaiser les douleurs et les angoisses de la mort.

(5) Dans la considération des cures de maladies, je trouve une déficience dans les recettes de bienséance, concernant les cures particulières de maladies : car les médecins ont frustré le fruit de la tradition et de l’expérience par leurs magistralités, en ajoutant et en retirant et en changer quid pro qua dans leurs recettes, à leur gré ; commandant ainsi sur le médicament, comme le médicament ne peut pas commander sur la maladie. Car, à l’exception de la mélasse et du mithridatum, et de la fin du diascordium, et quelques autres, ils ne s’attachent à aucun reçu sévèrement et religieusement. Car quant aux confections de vente qui sont dans les magasins, elles sont pour la facilité et non pour la bienséance. Car ils sont sur des intentions générales de purger, d’ouvrir, de réconforter, de modifier, et peu appropriés à des maladies particulières.Et c’est la raison pour laquelle les empiriques et les vieilles femmes sont plusieurs fois plus heureux dans leurs cures que les savants médecins, parce qu’ils sont plus religieux dans la tenue de leurs médecines. Voici donc la lacune que je trouve, que les médecins n’ont pas, en partie à cause de leur propre pratique, en partie à cause des probations constantes rapportées dans les livres, et en partie à cause des traditions empiriques, établi et délivré certains médicaments expérimentaux pour le guérison de maladies particulières, en plus de leurs propres descriptions conjecturales et magistrales. Car comme ils étaient les hommes de la meilleure composition dans l’état de Rome, qui soit étant des consuls inclinés vers le peuple, soit étant des tribuns inclinés vers le sénat ; ainsi dans la matière que nous traitons maintenant, ils sont les meilleurs médecins, qui étant instruits inclinent aux traditions de l’expérience,ou être empiriques inclinent vers les méthodes d’apprentissage.

(9) Dans la préparation de médicaments, je trouve étrange, surtout compte tenu de la façon dont les médicaments minéraux ont été vantés, et qu’ils sont plus sûrs pour les parties extérieures qu’intérieures, qu’aucun homme n’a cherché à faire une imitation par l’art des bains naturels et des fontaines médicinales. : qui pourtant sont avoués pour recevoir leurs vertus des minéraux ; et non seulement, mais discerné et distingué de quel minéral particulier ils reçoivent la teinture, comme le soufre, le vitriol, l’acier, ou similaire ; quelle nature, si elle peut être réduite à des compositions d’art, à la fois la variété d’entre eux sera augmentée, et le caractère d’eux sera plus commandé.

(10) Mais de peur que je ne devienne plus particulier qu’il n’est agréable à mon intention ou à mes proportions, je conclurai cette partie par la note d’un défaut de plus, qui me semble de la plus grande conséquence : c’est que les prescriptions en l’usage sont trop compréhensifs pour atteindre leur but ; car, à mon sens, c’est une opinion vaine et flatteuse de penser qu’un médicament peut être si souverain ou si heureux, que la réception ou l’absence de celui-ci peut avoir un grand effet sur le corps de l’homme. C’était un discours étrange qui, dit ou dit, devait arracher un homme à un vice auquel il était par nature soumis. C’est l’ordre, la poursuite, l’enchaînement et l’échange d’applications, qui sont puissants par nature ; ce qui, bien qu’il exige une connaissance plus exacte dans la prescription, et une obéissance plus précise dans l’observation, est cependant récompensé par la grandeur des effets.Et bien qu’un homme puisse penser, par les visites quotidiennes des médecins, qu’il y avait une poursuite dans la cure, qu’un homme regarde pourtant dans leurs prescriptions et leurs soins, et il ne les trouvera que des inconstances et des procédés de tous les jours, sans aucun providence ou projet. Non que toute prescription scrupuleuse ou superstitieuse soit efficace, pas plus que toute voie droite ne soit la voie du ciel ; mais la vérité de la direction doit précéder la sévérité de l’observance.pas plus que tout chemin droit n’est le chemin du ciel ; mais la vérité de la direction doit précéder la sévérité de l’observance.pas plus que tout chemin droit n’est le chemin du ciel ; mais la vérité de la direction doit précéder la sévérité de l’observance.

(11) Pour la cosmétique, il a des parties civiles et des parties efféminées : car la pureté du corps a toujours été considérée comme procédant d’un respect dû à Dieu, à la société et à nous-mêmes. Quant à la décoration artificielle, elle est bien digne des défauts qu’elle a ; n’étant ni assez beau pour tromper, ni beau pour être utilisé, ni sain pour plaire.

(12) Pour l’athlétisme, j’en prends largement le sujet, c’est-à-dire pour tout point d’aptitude auquel le corps de l’homme peut être amené, qu’il s’agisse d’activité ou de patience ; dont l’activité a deux parties, la force et la rapidité ; et la patience a également deux parties, la dureté contre les besoins et les extrémités, et la résistance à la douleur ou aux tourments ; dont nous voyons les pratiques chez les gobelets, chez les sauvages et chez ceux qui subissent des châtiments. Bien plus, s’il y a une autre faculté qui n’entre dans aucune des divisions précédentes, comme dans celles qui plongent, qui obtient un étrange pouvoir de contenir la respiration, etc., je la renvoie à cette partie. De ces choses, les pratiques sont connues, mais la philosophie qui les concerne n’est pas beaucoup recherchée ; plutôt, je pense, parce qu’ils sont censés être obtenus, soit par une aptitude de la nature,qui ne peut pas être enseignée, ou seulement par une coutume continue, qui est bientôt prescrite et quoique ce ne soit pas vrai, pourtant je m’abstiens de noter des défauts ; car les jeux olympiens sont en panne depuis longtemps, et la médiocrité de ces choses est à l’usage ; quant à leur excellence, il ne sert pour la plupart qu’à l’ostentation mercenaire.

(13) Pour les arts du plaisir sensuel, la principale carence en eux est de lois pour les réprimer. Car, comme on l’a bien observé, les arts qui fleurissent dans les temps tandis que la vertu grandit, sont militaires ; et tant que la vertu est en état, sont libéraux ; et tandis que la vertu est en déclin, sont voluptueuses : ainsi je doute que cet âge du monde soit un peu sur la descente de la roue. Avec les arts voluptueux je couple des pratiques ludiques ; car tromper les sens est un des plaisirs des sens. Quant aux jeux de récréation, je les tiens pour la vie civile et l’éducation. Et ainsi une grande partie de cette philosophie humaine particulière qui concerne le corps, qui n’est que le tabernacle de l’esprit.

XI.

(1) Pour la connaissance humaine qui concerne l’esprit, elle a deux parties ; l’un qui s’enquiert de la substance ou de la nature de l’âme ou de l’esprit, l’autre qui s’enquiert de ses facultés ou de ses fonctions. Au premier d’entre eux, les considérations de l’original de l’âme, qu’elle soit native ou adventive, et jusqu’à quel point elle est exempte des lois de la matière, et de son immortalité, et bien d’autres points, appartiennent : qui ont été pas plus laborieusement interrogé que diversement rapporté ; de même que le travail qui s’y fait semble avoir été plutôt dans un labyrinthe que dans un chemin. Mais bien que je sois d’avis que cette connaissance peut être plus réellement et plus solidement recherchée, même dans la nature, qu’elle ne l’a été, cependant je maintiens qu’à la fin elle doit être traquée par la religion, ou bien elle sera sujette à la tromperie et à l’illusion. .Car comme la substance de l’âme dans la création n’a pas été extraite de la masse du ciel et de la terre par la bénédiction d’un produit, mais a été immédiatement inspirée de Dieu, il n’est donc pas possible qu’elle le soit (autrement que par accident) soumis aux lois du ciel et de la terre, qui sont le sujet de la philosophie ; et donc la vraie connaissance de la nature et de l’état de l’âme doit venir de la même inspiration qui a donné la substance. À cette partie de la connaissance touchant l’âme, il y a deux appendices ; qui, telles qu’elles ont été maniées, ont plutôt fait jaillir des fables qu’allumer la vérité : la divination et la fascination.il n’est donc pas possible qu’elle soit (autrement que par accident) soumise aux lois du ciel et de la terre, qui sont le sujet de la philosophie ; et donc la vraie connaissance de la nature et de l’état de l’âme doit venir de la même inspiration qui a donné la substance. À cette partie de la connaissance touchant l’âme, il y a deux appendices ; qui, telles qu’elles ont été maniées, ont plutôt fait jaillir des fables qu’allumer la vérité : la divination et la fascination.il n’est donc pas possible qu’elle soit (autrement que par accident) soumise aux lois du ciel et de la terre, qui sont le sujet de la philosophie ; et donc la vraie connaissance de la nature et de l’état de l’âme doit venir de la même inspiration qui a donné la substance. À cette partie de la connaissance touchant l’âme, il y a deux appendices ; qui, telles qu’elles ont été maniées, ont plutôt fait jaillir des fables qu’allumer la vérité : la divination et la fascination.

(2) La divination a été anciennement et convenablement divisée en artificielle et naturelle : dont artificielle est, lorsque l’esprit fait une prédiction par argument, concluant sur des signes et des signes ; naturel est, quand l’esprit a une présentation par un pouvoir interne, sans l’incitation d’un signe. L’artificiel est de deux sortes : soit lorsque l’argument est couplé à une dérivation de causes, qui est rationnelle ; ou lorsqu’il n’est fondé que sur une coïncidence de l’effet, qui est expérimentale : dont ce dernier est pour la plupart superstitieux, comme l’étaient les observations païennes sur l’inspection des sacrifices, les vols des oiseaux, l’essaimage des abeilles ; et telle était l’astrologie chaldéenne, et ainsi de suite. Pour la divination artificielle, les différentes sortes de celles-ci sont réparties entre des connaissances particulières. L’astronome a ses prédictions,comme des conjonctions, des aspects, des éclipses, etc. Le médecin a ses prédictions, de mort, de guérison, d’accidents et de maladies. Le politique a ses prédictions ; O urbem venalem, et cito perituram, si emptorem invenerit ! qui ne resta pas longtemps à accomplir, à Sylla d’abord, et ensuite à César : de sorte que ces prédictions sont maintenant impertinentes, et à consulter. Mais la divination qui jaillit de la nature interne de l’âme est celle dont nous parlons maintenant ; qui a été fait pour être de deux sortes, primitif et par influx. Le primitif est fondé sur la supposition que l’esprit, lorsqu’il est retiré et recueilli en lui-même, et non diffusé dans les organes du corps, a une certaine étendue et latitude de prénotion ; qui par conséquent apparaît le plus dans le sommeil, dans les extases et près de la mort,et plus rarement dans les appréhensions éveillées ; et est induit et favorisé par les abstinences et les observances qui font que l’esprit consiste le plus en lui-même. Par influx, est fondé sur l’idée que l’esprit, comme un miroir ou un verre, doit s’éclairer de la prescience de Dieu et des esprits : ce à quoi le même régiment conduit également. Car le retrait de l’esprit en lui-même est l’état le plus sensible aux influx divins ; sauf qu’elle s’accompagne dans ce cas d’une ferveur et d’une élévation (que les anciens notaient par fureur), et non d’un repos et d’une tranquillité, comme dans l’autre.devrait prendre l’illumination de la prescience de Dieu et des esprits : à laquelle le même régiment conduit également. Car le retrait de l’esprit en lui-même est l’état le plus sensible aux influx divins ; sauf qu’elle s’accompagne dans ce cas d’une ferveur et d’une élévation (que les anciens notaient par fureur), et non d’un repos et d’une tranquillité, comme dans l’autre.devrait prendre l’illumination de la prescience de Dieu et des esprits : à laquelle le même régiment conduit également. Car le retrait de l’esprit en lui-même est l’état le plus sensible aux influx divins ; sauf qu’elle s’accompagne dans ce cas d’une ferveur et d’une élévation (que les anciens notaient par fureur), et non d’un repos et d’une tranquillité, comme dans l’autre.

(3) La fascination est le pouvoir et l’acte d’imagination intensifs sur d’autres corps que le corps de l’imaginant, car de cela nous avons parlé au bon endroit. Dans lequel l’école de Paracelse et les disciples de la prétendue magie naturelle ont été si modérés qu’ils ont exalté le pouvoir de l’imagination pour qu’il ne fasse qu’un avec le pouvoir de la foi qui fait des miracles. D’autres, qui se rapprochent de la probabilité, évoquant à leurs yeux les secrets des choses, et spécialement la contagion qui se transmet de corps en corps, pensent qu’il devrait également être agréable à la nature qu’il y ait des transmissions et des opérations de l’esprit à l’autre. l’esprit sans la médiation des sens ; d’où les vanités se sont développées (maintenant presque civilisées) de l’esprit de maîtrise, et de la force de confiance, et ainsi de suite.Incidence à ceci est la recherche de la manière d’élever et de fortifier l’imagination ; car si l’imagination fortifiée a du pouvoir, alors il est important de savoir la fortifier et l’exalter. Et c’est ici qu’intervient, de manière tordue et dangereuse, un palliation d’une grande partie de la magie cérémonielle. Car on peut prétendre que les cérémonies, les personnages et les charmes fonctionnent, non par contrat tacite ou sacramentel avec les mauvais esprits, mais servent seulement à fortifier l’imagination de celui qui s’en sert ; comme les images sont dites par l’Église romaine pour fixer les cogitations et élever les dévotions de ceux qui prient devant eux. Mais pour mon propre jugement, s’il est admis que l’imagination a du pouvoir, et que les cérémonies fortifient l’imagination, et qu’elles soient utilisées sincèrement et intentionnellement à cette fin ; pourtant je devrais les tenir pour illégales,comme s’opposant à ce premier édit que Dieu a donné à l’homme, In sudore vultus comedes panem tuum. Car ils proposent ces nobles effets que Dieu a proposés à l’homme pour être achetés au prix du travail, pour être atteints par quelques observances faciles et paresseuses. Défauts dans ces connaissances, je n’en rapporterai aucun, autre que le défaut général, qu’on ne sache pas combien d’entre eux est vérité, et combien vanité.

XII.

(1) La connaissance qui respecte les facultés de l’esprit de l’homme est de deux sortes - l’une concernant son entendement et sa raison, et l’autre sa volonté, son appétit et son affection ; dont le premier produit position ou décret, le second action ou exécution. Il est vrai que l’imagination est un agent ou un nonce dans les deux provinces, à la fois judiciaire et ministérielle. Car le sens envoie à l’imagination avant que la raison n’ait jugé, et la raison envoie à l’imagination avant que le décret puisse être exécuté. Car l’imagination précède toujours le mouvement volontaire. Sauf que ce Janus de l’imagination a des visages différents : car le visage vers la raison a l’empreinte de la vérité, mais le visage vers l’action a l’empreinte du bien ; qui pourtant sont des visages,

« Quales decet esse sororum. »

L’imagination n’est pas non plus simplement et seulement un messager ; mais est investi, ou du moins sage, n’usurpe pas une petite autorité en soi, outre le devoir du message. Car il a été bien dit par Aristote : « Que l’esprit a sur le corps ce commandement que le seigneur a sur un esclave ; mais cette raison a sur l’imagination ce commandement qu’un magistrat a sur un citoyen libre », qui peut aussi venir régner à son tour. Car nous voyons qu’en matière de foi et de religion, nous élevons notre imagination au-dessus de notre raison, c’est pourquoi la religion a toujours cherché à accéder à l’esprit par des similitudes, des types, des paraboles, des visions, des rêves. Et encore, dans toutes les persuasions qui sont forgées par l’éloquence, et d’autres impressions de la même nature, qui peignent et déguisent la véritable apparence des choses, la principale recommandation à la raison vient de l’imagination.Néanmoins, parce que je ne trouve aucune science qui se rapporte proprement ou convenablement à l’imagination, je ne vois aucune raison de modifier la première division. Car quant à la poésie, elle est plutôt un plaisir ou un jeu d’imagination qu’un travail ou un devoir de celle-ci. Et s’il s’agit d’un travail, nous ne parlons pas maintenant de telles parties de l’apprentissage que produit l’imagination, mais de telles sciences telles que le maniement et la considération de l’imagination. Pas plus que nous ne parlerons maintenant des connaissances que la raison produit (car cela s’étend à toute la philosophie), mais de telles connaissances qui manipulent et interrogent la faculté de raison : de même que la poésie avait sa vraie place. Quant au pouvoir de l’imagination dans la nature, et à la manière de le fortifier, nous l’avons mentionné dans la doctrine De Anima, à laquelle il appartient le plus convenablement. Et enfin, pour des raisons imaginatives ou insinuantes,qui est l’objet de la rhétorique, nous pensons qu’il vaut mieux le rapporter aux arts de la raison. Ainsi donc nous nous contentons de la première division, cette philosophie humaine, qui respecte les facultés de l’esprit de l’homme, a deux parties, rationnelle et morale.

(2) La partie de la philosophie humaine qui est rationnelle est de toutes les connaissances, aux plus intelligents, la moins délicieuse, et semble n’être qu’un filet de subtilité et d’épineuse. Car, comme on l’a bien dit, cette connaissance est pabulum animi ; ainsi, dans la nature de l’appétit des hommes pour cette nourriture, la plupart des hommes ont le goût et l’estomac des Israélites dans le désert, qui auraient voulu revenir ad ollas carnium, et étaient las de la manne ; qui, quoique céleste, paraissait pourtant moins nourrissante et moins confortable. Ainsi, en général, les hommes goûtent bien les connaissances trempées de chair et de sang, l’histoire civile, la morale, la politique, dont les affections, les louanges, les fortunes tournent et sont au courant. Mais ce même lumen siccum dessèche et offense la nature aqueuse et molle de la plupart des hommes. Mais pour dire vrai des choses comme elles valent,les connaissances rationnelles sont les clefs de tous les autres arts, car comme Aristote le dit avec justesse et élégance : « Que la main est l’instrument des instruments, et l’esprit est la forme des formes ; on peut donc dire qu’il s’agit de l’art des arts. Ils ne font pas non plus que diriger, mais aussi confirmer et renforcer ; de même que l’habitude de tirer permet non seulement de tirer plus près, mais aussi de tirer un arc plus fort.

(3) Les arts intellectuels sont au nombre de quatre, divisés selon les fins auxquelles ils se rapportent - car le travail de l’homme est d’inventer ce qui est recherché ou proposé ; ou pour juger ce qui est inventé ; ou de retenir ce qui est jugé ; ou de livrer ce qui est retenu. De même que les arts doivent être quatre - l’art de la recherche ou de l’invention ; art de l’examen ou du jugement ; art de la garde ou de la mémoire ; et l’art de l’élocution ou de la tradition.

XIII.

(1) L’invention est de deux sortes très différentes - l’une des arts et des sciences, et l’autre de la parole et des arguments. Le premier de ces je rapporte déficient ; ce qui me semble être une telle carence que si, en faisant un inventaire touchant l’état d’un défunt, il fallait constater qu’il n’y a pas d’argent comptant. Car comme l’argent ira chercher toutes les autres marchandises, de même cette connaissance est celle qui doit acheter tout le reste. Et comme les Antilles n’avaient jamais été découvertes si l’usage de l’aiguille de marin n’avait pas été d’abord découvert, bien que l’un soit de vastes régions, et l’autre un petit mouvement ; il ne peut donc pas être étrange que les sciences ne soient plus découvertes, si l’art lui-même de l’invention et de la découverte a été ignoré.

(2) Que cette partie de la connaissance manque, à mon avis est clairement avoué ; car d’abord, la logique ne prétend pas inventer les sciences, ou les axiomes des sciences, mais les ignore avec une cuique in sua arte credendum. Et Celse le reconnaît gravement, parlant des sectes empiriques et dogmatiques des médecins : et non les causes découvertes d’abord, et par la lumière d’elles les médicaments et les remèdes découverts. Et Platon dans son « Thétète » note bien : « Que les particuliers sont infinis, et que les généralités supérieures ne donnent pas de direction suffisante ; et que le cœur de toutes les sciences, qui différencie l’homme de l’art de l’inexpérimenté, se trouve dans les propositions du milieu, qui, dans chaque connaissance particulière, sont tirées de la tradition et de l’expérience. » Et c’est pourquoi nous voyons que ceux dont le discours sur les inventions et les originaux des choses les rapportent plutôt au hasard qu’à l’art, et plutôt aux bêtes, oiseaux, poissons, serpents, qu’aux hommes.

« Dictamnum genetrix Cretæa carpit ab Ida,

Puberibus caulem foliis et flore camantem

Purpuréo ; non illa feris incognita capris

Gramina, cum tergo volucres hæsere sagittæ.

De sorte qu’il n’était pas étonnant (la manière de l’antiquité étant de consacrer les inventeurs) que les Égyptiens aient eu si peu d’idoles humaines dans leurs temples, mais presque toutes brutes :

« Omnigenumque Deum monstra, et latrator Anubis,

Contra Neptunum, et Venerem, contraque Minervam, &c.

Et si vous aimez mieux la tradition des Grecs et attribuez les premières inventions aux hommes, vous croirez plutôt que Prométhée a d’abord caressé les silex et s’est émerveillé de l’étincelle, que lorsqu’il a caressé les silex pour la première fois, il s’est attendu à l’étincelle ; et c’est pourquoi on voit que les Antillais Prométhée n’avaient aucune intelligence avec les Européens, à cause de la rareté chez eux du silex, que donnait la première occasion. De sorte qu’il devrait sembler, que jusqu’ici les hommes sont plutôt redevables à une chèvre sauvage pour la chirurgie, ou à un rossignol pour la musique, ou à l’ibis pour une partie de la physique, ou au couvercle du pot qui s’ouvrait pour l’artillerie, ou généralement au hasard ou à autre chose qu’à la logique pour l’invention des arts et des sciences. La forme d’invention que Virgile décrit n’est pas non plus bien autre :

« Ut varias usus meditande extunderet artes

Paulatim.

Car si vous observez bien les mots, ce n’est pas d’autre méthode que celle dont les bêtes brutes sont capables et qu’elles mettent en œuvre ; qui est une intention ou une pratique perpétuelle de quelque chose, poussée et imposée par une nécessité absolue de conservation de l’être. Car c’est ainsi que Cicéron le dit très justement, Usus uni rei deditus et naturam et artem sæpe vincit. Et donc si l’on dit des hommes,

« Labour omnia vincit

Improbus, et duris urgens in rebus egestas »,

on dit aussi des bêtes : Quis psittaco docuit suum ? Qui a appris au corbeau en période de sécheresse à jeter des cailloux dans un arbre creux, où elle apercevait l’eau, afin que l’eau puisse monter pour qu’elle y vienne ? Qui a appris à l’abeille à naviguer à travers une mer ou un air si vaste, et à trouver le chemin d’un champ dans une fleur à une grande distance jusqu’à sa ruche ? Qui a appris à la fourmi à mordre chaque grain de maïs qu’elle enfouit dans sa colline, de peur qu’il ne prenne racine et ne pousse ? Ajoutez alors le mot extundere, qui signifie l’extrême difficulté, et le mot paulatim, qui signifie l’extrême lenteur, et nous sommes là où nous étions, même parmi les dieux des Égyptiens ; il reste peu à la faculté de raison, et rien au devoir ou à l’art, en matière d’invention.

3° L’induction dont parlent les logiciens, et qui semble familière à Platon, par laquelle on peut prétendre inventer les principes des sciences, et donc les propositions moyennes par dérivation des principes ; leur forme d’induction, dis-je, est tout à fait vicieuse et incompétente ; où leur erreur est la plus infecte, parce que c’est le devoir de l’art de perfectionner et d’exalter la nature ; mais au contraire ils ont fait du tort, abusé et trafiqué la nature. Car celui qui observera attentivement comment l’esprit recueille cette excellente rosée de connaissance, semblable à celle dont parle le poète, Aërei mellis cælestia dona, la distillant et la forgeant à partir de détails naturels et artificiels, comme les fleurs des champs et des jardins. , trouveront que l’esprit d’elle-même par nature gère et agit une induction bien mieux qu’ils ne la décrivent.Car conclure sur une énumération de particuliers, sans instance contradictoire, n’est pas une conclusion, mais une conjecture ; car qui peut assurer (dans beaucoup de sujets) sur ces particularités qui apparaissent d’un côté, qu’il n’y en a pas d’autre du côté contraire qui n’apparaissent pas ? Comme si Samuel s’était reposé sur ces fils d’Isaï qui lui avaient été présentés, et qu’il eût manqué à David qui était aux champs. Et cette forme (pour dire la vérité) est si grossière, qu’il n’avait pas été possible à des esprits aussi subtils qu’ils ont réussi ces choses de l’offrir au monde, mais qu’ils se sont précipités vers leurs théories et leurs dogmatiques, et étaient impérieux et méprisant envers les détails ; dont leur manière était d’utiliser mais comme lictores et viatores, pour les sergents et les siffleurs, ad summovendam turbam, pour faire place et faire place à leurs opinions,plutôt que dans leur véritable utilisation et service. Certes, c’est une chose qui peut toucher un homme avec un émerveillement religieux, de voir comment les pas de la séduction sont les mêmes dans la vérité divine et humaine ; car, comme dans la vérité divine l’homme ne peut pas supporter de devenir comme un enfant, de même dans l’homme, ils ont réputé assister aux inductions (dont nous parlons), comme s’il s’agissait d’une seconde enfance ou d’une enfance.

(4) Troisièmement, admettons que certains principes ou axiomes aient été induits à juste titre, cependant, néanmoins, il est certain que les propositions médianes ne peuvent en être déduites en sujet de nature par syllogisme - c’est-à-dire par le toucher et leur réduction à des principes en un moyen terme. Il est vrai que dans les sciences populaires, comme les morales, les lois, etc., oui, et la divinité (parce qu’il plaît à Dieu de s’appliquer à la capacité des plus simples), cette forme peut avoir de l’utilité ; et en philosophie naturelle de même, à titre d’argument ou de raison satisfaisante, Quæ assensum parit operis effæta est ; mais la subtilité de la nature et des opérations ne s’enchaînera pas dans ces liens. Car les arguments consistent en des propositions et des propositions de mots, et les mots ne sont que les marques ou marques courantes des notions populaires des choses ; quelles notions,s’ils sont grossièrement et variablement recueillis à partir de détails, ce n’est pas l’examen laborieux ni des conséquences des arguments, ni de la vérité des propositions, qui peut jamais corriger cette erreur, étant (comme disent les médecins) dans la première digestion. Et, par conséquent, ce n’est pas sans raison que tant d’excellents philosophes sont devenus sceptiques et universitaires, et ont nié toute certitude de connaissance ou de compréhension ; et croyait que la connaissance de l’homme ne s’étendait qu’aux apparences et aux probabilités. Il est vrai que chez Socrate ce n’était qu’une forme d’ironie, Scientiam dissimulando simulavit ; car il avait l’habitude de désactiver sa connaissance, jusqu’à la fin pour augmenter sa connaissance ; comme l’humour de Tibère à ses débuts, cela régnerait, mais ne s’avouerait pas tant. Et dans la dernière académie, que Cicéron embrassa,cette opinion aussi de l’acatalepsie (je doute) n’était pas sincère ; pour cela tous ceux qui excellaient dans la copie de la parole semblent avoir choisi cette secte, comme celle qui était la plus propre à rendre gloire à leur éloquence et à leurs discours variables ; ressemblant plutôt à des progrès de plaisir qu’à des voyages à terme. Mais assurément, beaucoup de gens dispersés dans les deux académies le tenaient avec subtilité et intégrité. Mais voici leur principale erreur : ils accusaient les sens de tromper ; qui à mon avis (malgré toutes leurs hésitations) sont très suffisants pour certifier et rapporter la vérité, bien que pas toujours immédiatement, mais par comparaison, à l’aide d’instruments, et en produisant et en poussant des choses trop subtiles pour le sens à quelque effet compréhensible par le sens, et autre aide semblable.Mais ils auraient dû imputer la tromperie à la faiblesse des facultés intellectuelles et à la manière de recueillir et de conclure sur les rapports des sens. Ce que je dis, non pour affaiblir l’esprit de l’homme, mais pour l’exciter à chercher de l’aide ; car aucun homme, même s’il n’a jamais été aussi rusé ou exercé, ne peut tracer une ligne droite ou un cercle parfait avec la régularité de la main, ce qui peut être facilement fait à l’aide d’une règle ou d’un compas.

(5) Cette partie de l’invention, concernant l’invention des sciences, je me propose (si Dieu m’en donne la permission) de la proposer ci-après, après l’avoir digérée en deux parties : dont l’une que j’appelle exerientia literata, et l’autre interpretatio naturæ ; le premier n’étant qu’un degré et un rudiment du second. Mais je ne m’attarderai pas trop longtemps, ni ne parlerai trop longuement d’une promesse.

(6) L’invention de la parole ou de l’argumentation n’est pas à proprement parler une invention ; car inventer, c’est découvrir que l’on ne sait pas, et non retrouver ou reprendre ce que l’on sait déjà ; et l’utilisation de cette invention n’est autre que, de la connaissance dont notre esprit est déjà possédé pour tirer en avant ou appeler devant nous ce qui peut être pertinent au but que nous prenons en considération. A vrai dire, ce n’est pas une invention, mais un souvenir ou une suggestion, avec une application ; c’est pourquoi les écoles le placent après le jugement, comme ultérieur et non comme précédent. Néanmoins, parce que nous le considérons comme une chasse au cerf aussi bien dans un parc clos que dans une forêt en général, et qu’il a déjà obtenu le nom, qu’on l’appelle invention ; afin qu’il soit perçu et discerné,que la portée et la fin de cette invention sont la préparation et l’utilisation actuelle de nos connaissances, et non leur ajout ou leur amplification.

(7) Pour obtenir cette utilisation immédiate des connaissances, il y a deux cours, la préparation et la suggestion. Le premier de ceux-ci semble à peine faire partie de la connaissance, consistant plutôt en une diligence qu’en une érudition artificielle. Et ici Aristote se moque avec humour, mais blessante des sophistes proches de son temps, en disant : un certain nombre de chaussures de toutes les modes et de toutes les tailles. Mais pourtant, un homme pourrait répondre que si un cordonnier n’avait pas de chaussures dans sa boutique, mais travaillait seulement comme il lui est demandé, il devrait être faiblement coutumier. Mais notre Sauveur, parlant de la connaissance divine, dit : « Que le royaume des cieux est semblable à un bon maître de maison, qui produit à la fois du nouveau et de l’ancien magasin ; et nous voyons les anciens écrivains de la rhétorique le donner en précepte,que les plaideurs aient les places dont ils ont le plus continuel usage, maniés dans toute la variété qu’il peut y avoir ; que cela, pour parler pour l’interprétation littérale de la loi contre l’équité, et contraire ; et de parler pour des présomptions et des déductions contre le témoignage, et le contraire. Et Cicéron lui-même, y ayant été rompu par une grande expérience, le livre clairement, que tout ce dont un homme aura l’occasion de parler (s’il en prend la peine), il peut en effet le préméditer et le traiter en eux. De sorte que lorsqu’il viendra à un particulier, il n’aura rien à faire, mais à mettre des noms, et des temps, et des lieux, et d’autres circonstances d’individus. On voit aussi l’exacte diligence de Démosthène ; qui, en regard de la grande force que l’entrée et l’accès dans les causes a de faire bonne impression,avait déjà encadré un certain nombre de préfaces pour des discours et des discours. Toutes les autorités et les précédents peuvent peser sur l’opinion d’Aristote, cela nous ferait changer une riche garde-robe pour une paire de ciseaux.

(8) Mais la nature de la collection de cette disposition ou réserve préparatoire, bien qu’elle soit commune à la fois à la logique et à la rhétorique, mais ayant fait une entrée ici, où il est venu d’abord parler, je pense qu’il convient de se référer à le traitement ultérieur de celui-ci à la rhétorique.

(9) L’autre partie de l’invention, que j’appelle suggestion, nous assigne et nous dirige vers certaines marques, ou lieux, qui peuvent exciter notre esprit à revenir et à produire les connaissances qu’il a précédemment recueillies, à la fin que nous pouvons utiliser celui-ci. Cet usage n’est pas non plus (vraiment utilisé) uniquement pour fournir des arguments à disputer, probablement avec d’autres, mais également pour servir notre jugement afin de conclure correctement en nous-mêmes. Ces lieux ne doivent pas non plus servir uniquement à valider notre invention, mais aussi à orienter notre enquête. Car une faculté d’interroger avec sagesse est une demi-savoir. Car comme le dit Platon : « Quiconque cherche, sait ce qu’il cherche dans une notion générale ; sinon comment le saura-t-il quand il l’aura trouvé ? Et, par conséquent, plus votre anticipation est grande, plus votre recherche est directe et concise.Mais les mêmes lieux qui nous aideront à produire de ce que nous connaissons déjà, nous aideront aussi, si un homme d’expérience était avant nous, quelles questions poser ; ou, si nous avons des livres et des auteurs pour nous instruire, quels points chercher et tourner ; de sorte que je ne puis signaler que cette partie de l’invention, qui est celle que les écoles appellent sujets, est déficiente.

(10) Néanmoins, les sujets sont de deux sortes, généraux et particuliers. Le général à qui nous avons parlé ; mais le particulier a été touché par certains, mais rejeté en général comme in-artificiel et variable. Mais laissant l’humour qui a trop régné dans les écoles (c’est-à-dire être vainement subtil dans quelques choses qui sont de leur ressort, et rejeter le reste), je reçois des sujets particuliers ; c’est-à-dire des lieux ou des directions d’invention et de recherche dans chaque connaissance particulière, en tant que choses d’une grande utilité, étant des mélanges de logique avec la matière des sciences. Car en ceux-ci il détient ars inveniendi adolescit cum inventis ; car comme en partant d’un chemin, nous ne gagnons pas seulement la partie du chemin qui est parcourue, mais nous gagnons une meilleure vue de cette partie du chemin qui reste,ainsi chaque degré de procéder dans une science donne une lumière à ce qui suit ; quelle lumière, si nous la renforçons en l’attirant dans des questions ou des lieux d’enquête, nous faisons considérablement avancer notre poursuite.

XIV.

(1) Passons maintenant aux arts du jugement, qui manipulent les natures des preuves et des démonstrations, qui quant à l’induction a une coïncidence avec l’invention ; pour toutes les in-ductions, qu’elles soient sous une forme bonne ou vicieuse, la même action de l’esprit qui invente, juge - tout un comme dans le sens. Mais autrement c’est dans la preuve par syllogisme, car la preuve n’étant pas immédiate, mais par le moyen, l’invention du moyen est une chose, et le jugement de la conséquence en est une autre ; l’un excitant seulement, l’autre ex-minant. Donc, pour la forme réelle et exacte du jugement, nous nous référons à ce dont nous avons parlé de l’interprétation de la Nature.

(2) Pour l’autre jugement par syllogisme, comme c’est une chose des plus agréables à l’esprit de l’homme, de même elle a été avec véhémence et excellemment travaillée. Car la nature de l’homme convoite extrêmement d’avoir quelque chose dans son entendement fixe et inamovible, et comme repos et soutien de l’esprit. Et, par conséquent, comme Aristote s’efforce de le prouver, que dans tout mouvement il y a un point de repos ; et comme il expose avec élégance l’ancienne fable d’Atlas (qui se tenait fixe et empêchait le ciel de tomber) comme étant des poteaux ou essieux du ciel, sur quoi la conversion est accomplie, de même les hommes ont assurément le désir d’avoir un atlas ou un essieu à l’intérieur pour les empêcher de fluctuer, ce qui est comme un perpétuel péril de chute. Aussi les hommes s’empressèrent-ils de poser quelques principes sur lesquels pouvait tourner la variété de leurs contestations.

(3) Ainsi donc, cet art de juger n’est que la réduction des propositions à des principes dans un moyen terme. Les principes à convenir par tous et exempts d’argumentation ; le moyen terme à élire à la liberté de l’invention de chacun ; la réduction doit être de deux sortes, directe et inversée : l’une où la proposition est réduite au principe, qu’ils appellent une probation ostensive ; l’autre, quand le contradictoire de la proposition se réduit au contradictoire du principe, qui est ce qu’ils appellent per incommodum, ou pressant une absurdité ; le nombre de termes moyens à être comme la proposition est à des degrés plus ou moins éloignés du principe.

(4) Mais cet art a plusieurs méthodes de doctrine, l’une par voie de direction, l’autre par voie de prudence : la première encadre et établit une véritable forme de conséquence, par les variations et les déviations d’où les erreurs et les inconséquences peuvent être exactement jugé. Vers la composition et la structure de quelle forme il est incident de manier les parties de celle-ci, qui sont des propositions, et les parties de propositions, qui sont des mots simples. Et c’est cette partie de la logique qui est comprise dans l’Analytique.

(5) La seconde méthode de doctrine a été introduite pour une utilisation rapide et pour l’assurance, découvrant les formes les plus subtiles de sophismes et d’illiquations avec leurs re-dargutions, c’est ce que l’on appelle elenches. Car bien que cela arrive dans les sortes de sophismes les plus grossiers (comme Sénèque fait bien la comparaison) comme dans les tours de jongle, qui, bien que nous ne sachions pas comment ils sont faits, pourtant nous savons bien que ce n’est pas ce qu’il semble être ; pourtant la sorte la plus subtile d’entre elles non seulement met un homme à côté de sa réponse, mais abuse plusieurs fois de son jugement.

(6) Cette partie concernant les elenches est excellemment traitée par Aristote en précepte, mais plus excellemment par Platon en exemple ; non-seulement dans la personne des sophistes, mais même dans Socrate lui-même, qui, professant ne rien affirmer, mais infirmer ce qui était affirmé par un autre, a exprimé exactement toutes les formes d’objection, de sophisme et de redargation. Et bien que nous ayons dit que l’usage de cette doctrine est pour la critique, il est pourtant manifeste que l’usage dégénéré et corrompu est pour la légende et la contradiction, ce qui passe pour une grande faculté, et est sans aucun doute d’un très grand avantage, bien que la différence soit bon qui s’est fait entre orateurs et sophistes, que l’un est comme le lévrier, qui a son avantage dans la course, et l’autre comme le lièvre, qui a son avantage dans le tour, ainsi que c’est l’avantage de la créature plus faible .

(7) Mais plus loin encore, cette doctrine des elenches a une latitude et une étendue plus vastes qu’on ne l’aperçoit ; à savoir, à diverses parties de la connaissance, dont certaines sont travaillées et d’autres omises. Car d’abord, je conçois (bien qu’il puisse sembler d’abord un peu étrange) que cette partie qui se rapporte variablement, tantôt à la logique, tantôt à la métaphysique, touchant les auxiliaires communs des essences, n’est qu’une elenche ; car le grand sophisme de tous les sophismes étant l’équivoque ou l’ambiguïté des mots et des phrases, spécialement des mots les plus généraux et qui interviennent dans toute recherche, il me semble que l’usage vrai et fructueux (laissant de vaines subtilités et spéculations) de la recherche de majorité, minorité, priorité, postériorité, identité, diversité, possibilité, acte, totalité, parties, existence, privation, etc.ne sont que de sages mises en garde contre les ambiguïtés du discours. Ainsi, encore une fois, la distribution des choses en certaines tribus, que nous appelons catégories ou situations difficiles, ne sont que des mises en garde contre la confusion des définitions et des divisions.

(8) Deuxièmement, il y a une séduction qui agit par la force de l’impression, et non par la subtilité de l’ilquation - ne rend pas tant la raison perplexe qu’elle la domine par la puissance de l’imagination. Mais je pense qu’il est plus approprié de traiter cette partie quand je parlerai de rhétorique.

(9) Mais enfin, il y a encore un genre d’erreurs beaucoup plus important et profond dans l’esprit de l’homme, que je ne trouve pas du tout observé ou interrogé, et que je pense bon de placer ici, comme celui qui de tous les autres appartient le plus à rectifier le jugement, dont la force est telle qu’elle n’éblouit pas ou n’attrape pas l’entendement en certains points, mais qu’elle contamine et corrompt plus généralement et intérieurement l’état de celui-ci. Car l’esprit de l’homme est loin de la nature d’un verre clair et égal, dans lequel les rayons des choses devraient se refléter selon leur véritable incidence ; c’est plutôt comme un verre enchanté, plein de superstition et d’imposture, s’il n’est pas livré et réduit. A cet effet, considérons les fausses apparences qui nous sont imposées par la nature générale de l’esprit, en les voyant dans un exemple ou deux ; en tant que premier,dans ce cas qui est la racine de toute superstition, à savoir qu’à la nature de l’esprit de tous les hommes il est conforme que l’affirmatif ou l’actif affecte plus que le négatif ou le privatif. De sorte que quelques coups ou présence contrebalancent souvent l’échec ou l’absence, comme lui a bien répondu Diagoras qui lui montra dans le temple de Neptune le grand nombre d’images de ceux qui avaient échappé au naufrage et avaient fait leurs vœux à Neptune, en disant : "Avertissez maintenant, vous qui pensez que c’est folie d’invoquer Neptune dans la tempête." « Oui, mais », dit Diagoras, « où sont-ils peints qui sont noyés ? » Voyons-le dans un autre cas, à savoir que l’esprit de l’homme, étant d’une substance égale et uniforme, suppose et feint ordinairement dans la nature une égalité et une uniformité plus grandes qu’en vérité.De là vient que les mathématiciens ne peuvent se satisfaire qu’en réduisant les mouvements des corps célestes à des cercles parfaits, rejetant les lignes spirales et travaillant à se débarrasser des excentriques. D’où il vient que tandis qu’il y a beaucoup de choses dans la nature pour ainsi dire monodica, sui juris, pourtant les cogitations de l’homme leur font semblant de parents, de parallèles et de conjugués, alors que rien de tel n’est ; comme ils ont feint un élément de feu pour rester en harmonie avec la terre, l’eau et l’air, et ainsi de suite. Bien plus, il n’est pas crédible, jusqu’à ce qu’il soit ouvert, quel nombre de fictions et de fantasmes la similitude des actions et des arts humains, ainsi que la fabrication de l’homme communis mensura, ont apporté dans la philosophie naturelle ; pas beaucoup mieux que l’hérésie des anthropomorphites, élevés dans les cellules de moines grossiers et solitaires, et l’opinion d’Épicure,responsable de la même chose dans le paganisme, qui supposait que les dieux étaient de forme humaine. Et, par conséquent, Velleius l’Épicurien n’avait pas besoin de demander pourquoi Dieu aurait dû orner les cieux d’étoiles, comme s’il avait été un ædilis, qui aurait dû présenter des spectacles ou des pièces magnifiques. Car si ce grand Maître d’Ouvrage avait été d’un tempérament humain, il aurait jeté les étoiles dans des œuvres et des commandes agréables et belles comme les chants des toits des maisons ; tandis qu’on peut à peine trouver une posture en carré, ou en triangle, ou en ligne droite, parmi un nombre aussi infini, qu’il y a une harmonie si différente entre l’esprit de l’homme et l’esprit de la nature.Velleius l’Épicurien n’avait pas besoin de demander pourquoi Dieu aurait dû orner les cieux d’étoiles, comme s’il avait été un Édilis, qui aurait dû présenter de magnifiques spectacles ou pièces de théâtre. Car si ce grand Maître d’Ouvrage avait été d’un tempérament humain, il aurait jeté les étoiles dans des œuvres et des commandes agréables et belles comme les chants des toits des maisons ; tandis qu’on peut à peine trouver une posture en carré, ou en triangle, ou en ligne droite, parmi un nombre aussi infini, qu’il y a une harmonie si différente entre l’esprit de l’homme et l’esprit de la nature.Velleius l’Épicurien n’avait pas besoin de demander pourquoi Dieu aurait dû orner les cieux d’étoiles, comme s’il avait été un Édilis, qui aurait dû présenter de magnifiques spectacles ou pièces de théâtre. Car si ce grand Maître d’Ouvrage avait été d’un tempérament humain, il aurait jeté les étoiles dans des œuvres et des commandes agréables et belles comme les chants des toits des maisons ; tandis qu’on peut à peine trouver une posture en carré, ou en triangle, ou en ligne droite, parmi un nombre aussi infini, qu’il y a une harmonie si différente entre l’esprit de l’homme et l’esprit de la nature.tandis qu’on peut à peine trouver une posture en carré, ou en triangle, ou en ligne droite, parmi un nombre aussi infini, qu’il y a une harmonie si différente entre l’esprit de l’homme et l’esprit de la nature.tandis qu’on peut à peine trouver une posture en carré, ou en triangle, ou en ligne droite, parmi un nombre aussi infini, qu’il y a une harmonie si différente entre l’esprit de l’homme et l’esprit de la nature.

(10) Considérons à nouveau les fausses apparences qui nous sont imposées par la nature individuelle et la coutume de chaque homme dans cette supposition feinte que Platon fait de la caverne ; car certainement si un enfant était maintenu dans une grotte ou une grotte sous la terre jusqu’à la maturité de l’âge, et venait soudainement à l’étranger, il aurait des imaginations étranges et absurdes. Ainsi, de la même manière, bien que nos personnes vivent dans la vue du ciel, cependant nos esprits sont inclus dans les cavernes de nos propres teints et coutumes, qui nous apportent des erreurs infinies et des opinions vaines si elles ne sont pas rappelées à l’examen. Mais nous en avons donné beaucoup d’exemples dans l’une des erreurs, ou humeurs peccantes, que nous avons brièvement passées en revue dans notre premier livre.

(11) Et enfin, considérons les fausses apparences qui nous sont imposées par les mots, qui sont encadrés et appliqués selon la vanité et les capacités du genre vulgaire ; et bien que nous croyions gouverner nos paroles et les prescrire bien lo-quendum ut vulgus sentiendum ut sapientes, il est pourtant certain que les paroles, comme l’arc d’un tartare, se retournent contre l’entendement des plus sages, et emmêlent puissamment et pervertissent le jugement. De même qu’il est presque nécessaire dans toutes les controverses et disputes d’imiter la sagesse des mathématiciens, en établissant dès le début les définitions de nos mots et de nos termes, afin que d’autres sachent comment nous les acceptons et les comprenons, et s’ils sont d’accord avec nous ou non. Car il arrive, faute de cela, que nous sommes sûrs d’en finir là où nous aurions dû commencer, c’est-à-diredans les questions et les différences sur les mots. Pour conclure, donc, il faut avouer qu’il n’est pas possible de nous séparer de ces sophismes et fausses apparences parce qu’ils sont inséparables de notre nature et condition de vie ; ainsi pourtant, néanmoins, leur prudence (car toutes les elenches, comme on l’a dit, ne sont que des mises en garde) importe extrêmement la vraie conduite du jugement humain. Les elenches ou les mises en garde particulières contre ces trois fausses apparences me semblent tout à fait insuffisantes.ne sont que des mises en garde) importent extrêmement la vraie conduite du jugement humain. Les elenches ou les mises en garde particulières contre ces trois fausses apparences me semblent tout à fait insuffisantes.ne sont que des mises en garde) importent extrêmement la vraie conduite du jugement humain. Les elenches ou les mises en garde particulières contre ces trois fausses apparences me semblent tout à fait insuffisantes.

(12) Il reste une partie du jugement de grande excellence qui, pour ma compréhension, est si légèrement touchée, que je peux signaler qu’elle est également déficiente ; qui est l’application des différentes sortes de preuves aux différentes sortes de sujets. Car il n’y a que quatre sortes de démonstrations, c’est-à-dire par le consentement immédiat de l’esprit ou du sens, par induction, par syllogisme et par congruence, qui est ce qu’Aristote appelle démonstration en orbe ou en cercle, et non un notioribus. , chacun de ceux-ci a certains sujets en matière de sciences, dans lesquels respectivement ils ont le plus grand usage ; et certains autres, dont ils doivent respectivement être exclus ; et la rigueur et la curiosité d’exiger les preuves les plus sévères dans certaines choses, et surtout la facilité à se contenter des preuves les plus négligentes dans d’autres,a été parmi les plus grandes causes de préjudice et d’entrave à la connaissance. Les distributions et assignations de démonstrations selon l’analogie des sciences, je les note comme déficientes.

XV.

(1) La garde ou la conservation des connaissances se fait soit par écrit, soit par mémoire ; dont l’écriture a deux parties, la nature du caractère et l’ordre de l’inscription. Pour l’art des caractères, ou d’autres notes visibles de mots ou de choses, il a la conjugaison la plus proche avec la grammaire, et, par conséquent, je le renvoie à la place due ; pour la disposition et la collocation de cette connaissance que nous conservons par écrit, elle consiste en un bon condensé de lieux communs, dans lequel je n’ignore pas le préjugé imputé à l’usage des livres de lieux communs, comme provoquant un retard de lecture, et un peu de paresse ou de relaxation de la mémoire. Mais parce que ce n’est qu’une contrefaçon dans les connaissances d’être en avant et enceinte, à moins qu’un homme ne soit profond et plein, je tiens l’entrée des lieux communs pour être une question de grande utilité et d’essence dans l’étude, comme celle qui assure la copie de invention,et contracte le jugement à une force. Mais c’est vrai, que des méthodes de lieux communs que j’ai vues, il n’y en a aucune de valeur suffisante, toutes n’ayant que le visage d’une école et non d’un monde ; et se référant à des choses vulgaires et des divisions pédantes, sans toute vie ou respect à l’action.

(2) Pour l’autre partie principale de la garde de la connaissance, qui est la mémoire, je trouve cette faculté dans mon jugement faiblement interrogée. Il en existe un art ; mais il me semble qu’il y a de meilleurs préceptes que cet art, et de meilleures pratiques de cet art que celles reçues. Il est certain que l’art (tel qu’il est) peut être élevé à des points d’ostentation prodigieux ; mais en usage (comme on le gère maintenant), il est stérile, non pesant, ni dangereux pour la mémoire naturelle, comme on l’imagine, mais stérile, c’est-à-dire pas habile à appliquer à l’usage sérieux des affaires et des occasions. Et, par conséquent, je n’estime plus répéter un grand nombre de noms ou de mots une fois entendus, ou le déversement d’un certain nombre de vers ou de rimes improvisés, ou la fabrication d’une comparaison satirique de tout, ou le retournement de tout. à une plaisanterie,ou la falsification ou la contradiction de tout par cavil, ou similaire (dont dans les facultés de l’esprit il y a une grande copie, et tel que par l’artifice et la pratique peut être exalté à un degré extrême d’émerveillement), que je fais des trucs de gobelets, funambules, baladines ; l’un étant le même dans l’esprit que l’autre dans le corps, des choses d’étrangeté sans mérite.

(3) Cet art de la mémoire n’est construit que sur deux intentions ; l’une prénotion, l’autre emblème. La prénotion s’acquitte de la recherche indéfinie de ce dont nous nous souvenons et nous ordonne de chercher dans une boussole étroite, c’est-à-dire quelque peu en accord avec notre lieu de mémoire. L’emblème réduit les prétentions intellectuelles à des images sensibles, qui frappent davantage la mémoire ; dont des axiomes peuvent être tirés d’une pratique bien meilleure que celle en usage ; et à côté de quels axiomes, il y a des secours plus touchants de la mémoire qui ne leur sont pas inférieurs. Mais j’ai d’abord distingué, pour ne pas rapporter, ces choses déficientes, qui ne sont que mal gérées.

XVI.

(1) Il reste le quatrième type de connaissance rationnelle, qui est transitive, concernant l’expression ou le transfert de notre connaissance à d’autres, que je nommerai par le nom général de tradition ou de livraison. La tradition a trois parties : la première concernant l’organe de la tradition ; la seconde concernant la méthode de la tradition ; et le troisième concernant l’illustration de la tradition.

(2) Pour l’organe de la tradition, c’est soit la parole, soit l’écriture ; car Aristote dit bien : « Les mots sont les images des réflexions, et les lettres sont les images des mots. Mais pourtant il n’est pas nécessaire que les cogitations s’expriment par l’intermédiaire des mots. Car tout ce qui est capable de différences suffisantes, et celles qui sont perceptibles par le sens, est par nature compétent pour exprimer des cogitations. Et, par conséquent, nous voyons dans le commerce des barbares qui ne comprennent pas la langue les uns des autres, et dans la pratique des plongeurs muets et sourds, que les esprits des hommes s’expriment en gestes, quoique pas exactement, encore pour servir le tour. Et nous comprenons en outre, qu’il est de l’usage de la Chine et des royaumes du Haut Levant d’écrire en caractères réels, qui n’expriment ni lettres ni mots en gros, mais des choses ou des notions ;dans la mesure où les pays et les provinces qui ne s’entendent pas la langue peuvent néanmoins lire les écrits des autres, parce que les caractères sont acceptés plus généralement que les langues ne s’étendent ; et, par conséquent, ils ont une vaste multitude de caractères, autant, je suppose, que des mots radicaux.

(3) Ces notes de cogitations sont de deux sortes : l’une lorsque la note a une certaine similitude ou congruence avec la notion ; l’autre ad placitum, n’ayant force que par contrat ou acceptation. De la première sorte sont les hiéroglyphes et les gestes. Car quant aux hiéroglyphes (choses d’usage ancien et embrassées principalement par les Égyptiens, l’une des nations les plus anciennes), ils ne sont que des empreintes et des emblèmes continus. Et quant aux gestes, ils sont comme des hiéroglyphes transitoires, et sont aux hiéroglyphes ce que les mots prononcés sont aux mots écrits, en ce qu’ils ne demeurent pas ; mais ils ont toujours, comme l’autre, une affinité avec les choses signifiées. En tant que Périandre, consulté sur la manière de préserver une tyrannie nouvellement usurpée, ordonna au messager d’assister et de rapporter ce qu’il l’avait vu faire ; et alla dans son jardin et coiffa toutes les fleurs les plus hautes,signifiant qu’elle consistait à retrancher et à abaisser la noblesse et les grands. Ad placitum, sont les caractères réels précédemment mentionnés, et les mots : bien que certains aient été disposés par une enquête curieuse, ou plutôt en feignant convenablement, à tirer l’imposition de noms de la raison et de l’intention ; une spéculation élégante, et, par raison, elle cherche dans l’antiquité, respectueuse, mais avec parcimonie mêlée de vérité, et de petit fruit. Cette portion de connaissance touchant les notes des choses et les cogitations en général, je ne la trouve pas enquêtée, mais déficiente. Et bien que cela puisse sembler sans grande utilité, étant donné que les mots et les écrits par lettres surpassent de loin toutes les autres manières ; cependant parce que cette partie concerne, pour ainsi dire, la monnaie de la connaissance (car les mots sont les signes courants et acceptés pour les vanités, comme les monnaies le sont pour les valeurs,et qu’il convient que les hommes n’ignorent pas que les monnaies peuvent être d’une autre espèce que l’or et l’argent), j’ai cru bon de le proposer à une meilleure enquête.

(4) En ce qui concerne la parole et les mots, leur considération a produit la science de la grammaire. Car l’homme s’efforce encore de se réintégrer dans ces bénédictions dont il a été privé par sa faute ; et comme il a lutté contre la première malédiction générale par l’invention de tous les autres arts, de même il a cherché à sortir de la seconde malédiction générale (qui était la confusion des langues) par l’art de la grammaire ; dont l’usage dans une langue maternelle est faible, dans une langue étrangère davantage ; mais la plupart dans des langues étrangères qui ont cessé d’être des langues vulgaires et ne se tournent que vers des langues savantes. Son devoir est de deux natures : l’une populaire, qui est pour l’acquisition rapide et parfaite des langues, aussi bien pour les échanges de la parole que pour la compréhension des auteurs ; l’autre philosophique, examinant le pouvoir et la nature des mots,car ce sont les traces et les empreintes de la raison : quel genre d’analogie entre les mots et la raison est traité avec parcimonie, de manière brisée mais pas entièrement ; et, par conséquent, je ne peux pas le déclarer déficient, bien que je pense qu’il est très digne d’être réduit en une science par elle-même.

(5) A la grammaire appartient aussi, en annexe, la considération des accidents des mots ; qui sont la mesure, le son et l’élévation ou l’accent, et leur douceur et leur dureté : d’où sont sorties quelques observations curieuses de rhétorique, mais principalement de poésie, comme nous le considérons, en ce qui concerne le vers et non l’argument. En quoi, bien que les hommes en langues savantes s’attachent aux mesures anciennes, cependant, dans les langues modernes, il me semble aussi libre de faire de nouvelles mesures de vers que de danses ; car une danse est un rythme mesuré, comme un vers est un discours mesuré. En ces choses, ce sens est meilleur juge que l’art :

“Cœnæ fercula nostræ

Mallem convivis quam placuisse cocis.

Et du servile exprimant l’antiquité dans un sujet dissemblable et inadapté, il est bien dit : « Quod tempore antiquum videtur, id incongruitate est maxime novum.

(6) Pour les chiffres, ils sont généralement en lettres ou en alphabets, mais peuvent être en mots. Les genres de chiffrements (outre les chiffres simples, avec des changements, et des mélanges de nuls et de non-significatifs) sont nombreux, selon la nature ou la règle de l’enroulement, les chiffres à roue, les chiffres-clés, les doubles, etc. Mais les vertus d’entre eux, par lesquelles ils doivent être préférés, sont au nombre de trois ; qu’ils ne soient pas laborieux à écrire et à lire ; qu’ils soient impossibles à déchiffrer ; et, dans certains cas, qu’ils soient sans soupçon. Le degré le plus élevé est d’écrire omnia per omnia ; ce qui est sans doute possible, avec une proportion quintuple au plus de l’écriture repliée à l’écriture repliée, et aucune autre contrainte que ce soit. Cet art de chiffrer a pour relatif un art de déchiffrer, par supposition inutile, mais, comme les choses sont, d’une grande utilité.Car supposons que les chiffrements soient bien gérés, il y en a des multitudes qui excluent le déchiffreur. Mais en ce qui concerne la crudité et l’inhabileté des mains à travers lesquelles ils passent, les plus grandes affaires sont maintes fois portées dans les chiffres les plus faibles.

(7) Dans l’énumération de ces arts privés et retirés, on peut penser que je cherche à faire un grand rassemblement de sciences, les nommant pour le spectacle et l’ostentation, et à peu d’autres fins. Mais que ceux qui sont habiles en eux jugent si je ne les apporte que pour l’apparence, ou si dans ce dont j’en parle (quoique en peu de mots) il n’y ait pas quelque germe de compétence. Et ceci doit être rappelé, que comme il y a beaucoup de grand compte dans leurs pays et provinces, qui, quand ils arrivent au siège du domaine, sont mais de rang moyen et à peine considérés ; aussi ces arts, étant ici placés parmi les sciences principales et suprêmes, semblent-ils de petites choses : pourtant à ceux qui les ont choisis pour y passer leurs travaux et leurs études, ils semblent de grandes choses.

XVII.

(1) Pour la méthode de la tradition, je vois qu’elle a suscité une controverse à notre époque. Mais comme dans les affaires civiles, s’il y a une réunion, et que les hommes tombent sur les mots, il y a généralement une fin de l’affaire pour ce temps-là, et aucune procédure du tout ; ainsi, dans l’apprentissage, où il y a beaucoup de controverse, il y a souvent peu d’enquête. Car cette partie de la connaissance de la méthode me semble si faiblement recherchée que je la rapporterai déficiente.

(2) La méthode a été placée, et cela n’est pas mal, dans la logique, comme une partie du jugement. Car, comme la doctrine des syllogismes comprend les règles de jugement sur ce qui est inventé, de même la doctrine de la méthode contient les règles de jugement sur ce qui doit être prononcé ; car le jugement précède la délivrance, comme il suit l’invention. La méthode ou la nature de la tradition ne sont pas non plus matérielles uniquement à l’usage de la connaissance, mais également à la progression de la connaissance : car puisque le travail et la vie d’un seul homme ne peuvent atteindre la perfection de la connaissance, la sagesse de la tradition est celle qui inspire la félicité de la continuation et de la marche. Et c’est pourquoi la plus réelle diversité de méthode est celle de la méthode d’usage et de la méthode de progression : l’une peut être appelée magistrale et l’autre de probation.

(3) Ce dernier semble être via deserta et interclusa. Car comme les connaissances sont maintenant délivrées, il y a une sorte de contrat d’erreur entre le livreur et le receveur. Car celui qui délivre la connaissance désire la délivrer sous la forme qu’on peut le mieux croire, et non comme on peut le mieux examiner ; et celui qui reçoit la connaissance désire plutôt une satisfaction présente qu’une enquête dans l’attente ; et ainsi plutôt de ne pas douter que de ne pas se tromper : la gloire faisant que l’auteur ne dévoile pas sa faiblesse, et la paresse fait que le disciple ne connaît pas sa force.

(4) Mais la connaissance qui est livrée comme un fil à tisser devrait être livrée et suggérée, s’il était possible, de la même manière qu’elle a été inventée : et ainsi est-il possible de la connaissance induite. Mais dans cette même connaissance anticipée et empêchée, personne ne sait comment il est parvenu à la connaissance qu’il a obtenue. Mais pourtant, néanmoins, secundum majus et minus, un homme peut revisiter et descendre jusqu’aux fondements de sa connaissance et de son consentement ; et ainsi le transplanter dans un autre, au fur et à mesure qu’il grandissait dans son esprit. Car c’est dans les connaissances comme dans les plantes : si vous entendez utiliser la plante, ce n’est pas pour les racines - mais si vous voulez l’enlever pour pousser, alors il est plus sûr de se reposer sur les racines que sur les glissades : ainsi la délivrance des connaissances (comme on l’utilise maintenant) est comme de beaux corps d’arbres sans racines ; bon pour le menuisier,mais pas pour le planteur. Mais si vous voulez faire pousser les sciences, c’est moins de matière pour le fût ou le corps de l’arbre, donc vous regardez bien la prise des racines. De quel genre de livraison la méthode des mathématiques, dans ce sujet, a quelque ombre : mais généralement je ne la vois ni mise en usage ni mise en inquisition, et donc la note comme déficiente.

(5) Il existe une autre diversité de méthode, qui a quelque affinité avec la première, utilisée dans certains cas par la discrétion des anciens, mais déshonorée depuis par les im-postures de beaucoup de personnes vaniteuses, qui en ont fait une fausse lumière. pour leurs marchandises contrefaites ; et c’est énigmatique et révélé. La prétention est de retirer les capacités vulgaires d’être admises aux secrets des connaissances, et de les réserver à des auditeurs choisis, ou à des esprits d’une acuité telle qu’ils puissent percer le voile.

(6) Une autre diversité de méthode, dont la conséquence est grande, est la délivrance de la connaissance en aphorismes, ou en méthodes ; où nous pouvons observer qu’il a été trop pris dans l’habitude, à partir de quelques axiomes ou observations sur n’importe quel sujet, de faire un art solennel et formel, le remplissant de quelques discours, et l’illustrant avec des exemples, et le digérant dans un méthode sensée. Mais l’écriture en aphorismes a beaucoup d’excellentes vertus, auxquelles l’écriture en méthode ne s’approche pas.

(7) Car d’abord, il éprouve l’écrivain, qu’il soit superficiel ou solide : car les aphorismes, à moins qu’ils ne soient ridicules, ne peuvent être faits que de la moelle et du cœur des sciences ; car le discours de l’illustration est coupé ; les récits d’exemples sont coupés ; le discours de connexion et d’ordre est coupé ; les descriptions de la pratique sont coupées. Il ne reste donc pour remplir les aphorismes qu’une bonne quantité d’observations ; et donc aucun homme ne peut suffire, ni dans la raison n’essaiera, d’écrire des aphorismes, mais celui qui est solide et fondé. Mais dans les méthodes,

“Tantum series juncturaque pollet,

Tantum de medio sumptis accedit honoris »,

comme un homme fera une grande démonstration d’un art qui, s’il était décousu, reviendrait à peu de chose. Deuxièmement, les méthodes sont plus aptes à obtenir le consentement ou la croyance, mais moins aptes à indiquer l’action ; car ils portent une sorte de démonstration en orbe ou en cercle, une partie éclairant une autre, et donc satisfont. Mais les détails dispersés s’accordent mieux avec les directions dispersées. Et enfin, les aphorismes, représentant un savoir rompu, invitent les hommes à approfondir leurs recherches ; tandis que les méthodes, faisant figure de total, sécurisent les hommes, comme si elles étaient au plus loin.

(8) Une autre diversité de méthode, qui est également d’un grand poids, est le maniement de la connaissance par des assertions et leurs preuves, ou par des questions et leurs déterminations. Ce dernier genre, s’il est suivi de façon excessive, est aussi préjudiciable à la marche de l’apprentissage qu’à la marche d’une armée d’aller assiéger chaque petit fort ou fort. Car si le champ est gardé, et la somme de l’entreprise poursuivie, ces petites choses viendront d’elles-mêmes : en effet, un homme ne laisserait pas une pièce importante ennemie dans son dos. De la même manière, l’usage de la réfutation dans la délivrance des sciences doit être très économe ; et pour servir à éliminer les fortes préoccupations et les préjugés, et non pour servir et exciter les disputes et les doutes.

(9) Une autre diversité de méthode est, selon le sujet ou la matière qui est traitée. Car il y a une grande différence dans la livraison des mathématiques, qui sont les connaissances les plus abstraites, et des politiques, qui sont les plus immergées. Et quelle que soit la contestation qui a été déplacée, touchant une uniformité de méthode dans la multiformité de la matière, nous voyons cependant comment cette opinion, outre sa faiblesse, a été de mauvais abandon vers l’apprentissage, comme celle qui prend le chemin pour réduire l’apprentissage à certains vides. et des généralités stériles ; n’étant que les enveloppes et les coquilles mêmes des sciences, tout le noyau étant expulsé et expulsé avec la torture et la pression de la méthode. Et, par conséquent, comme j’ai bien autorisé des sujets particuliers pour l’invention, j’autorise également des méthodes particulières de la tradition.

(10) Une autre diversité de jugement dans la délivrance et l’enseignement de la connaissance est, selon la lumière et les présuppositions de ce qui est délivré. Car cette connaissance qui est nouvelle, et étrangère aux opinions reçues, doit être délivrée sous une autre forme que celle qui est agréable et familière ; et c’est pourquoi Aristote, lorsqu’il pense taxer Démocrite, le recommande en vérité, lorsqu’il dit : « Si nous discutons vraiment et ne suivons pas les similitudes », etc. Car ceux dont les vanités sont assises dans les opinions populaires n’ont qu’à prouver ou à contester ; mais ceux dont les vanités dépassent les opinions populaires ont un double travail ; l’un pour se faire concevoir, et l’autre pour prouver et démontrer. De sorte qu’il est nécessairement à eux d’avoir recours à des similitudes et à des traductions pour s’exprimer.Et donc dans l’enfance de l’apprentissage, et dans les temps grossiers où ces vanités qui sont maintenant insignifiantes étaient alors nouvelles, le monde était plein de paraboles et de similitudes ; car autrement les hommes seraient passés sans marque, ou bien auraient rejeté pour des paradoxes ce qui s’offrait avant d’avoir compris ou jugé. Ainsi, dans l’étude divine, nous voyons combien les paraboles et les tropes sont fréquents, car c’est une règle, que toute science qui n’est pas conforme aux présuppositions doit prier en faveur des similitudes.car c’est une règle que toute science qui n’est pas conforme aux présuppositions doit prier en faveur des similitudes.car c’est une règle que toute science qui n’est pas conforme aux présuppositions doit prier en faveur des similitudes.

(11) Il y a aussi d’autres diversités de méthodes vulgaires et reçues : comme celle de la résolution ou de l’analyse, de la constitution ou de la systasis, de la dissimulation ou de l’cryptique, etc., que je permets bien, bien que je me sois tenu sur celles qui sont les moins manipulés et observés. Tout ce que j’ai retenu à cet effet, car j’érigerais et constituerais une enquête générale (qui me paraît déficiente) touchant à la sagesse de la tradition.

(12) Mais à cette partie de la connaissance, concernant la méthode, appartient en outre non seulement l’architecture de l’ensemble de la charpente d’un ouvrage, mais aussi les différentes poutres et colonnes de celui-ci ; non pas quant à leur étoffe, mais quant à leur quantité et à leur chiffre. Et donc la méthode considère non seulement la disposition de l’argument ou du sujet, mais aussi les propositions : non pas quant à leur vérité ou matière, mais quant à leur limitation et leur manière. Car ici Ramus méritait beaucoup mieux de faire revivre les bonnes règles des propositions - πρωτον, κυτα παντος &c. - qu’il ne l’a fait en introduisant le chancre des épitomés ; et pourtant (comme c’est la condition des choses humaines que, selon les anciennes fables, « les choses les plus précieuses ont les gardiens les plus pernicieux ») il en fut ainsi, que la tentative de l’un le fit tomber sur l’autre.Car il avait besoin d’être bien conduit pour vouloir rendre les axiomes convertibles, s’il ne les rend pas en même temps circulaires, et non provocateurs, ou s’engageant en eux-mêmes ; mais pourtant l’intention était excellente.

(13) Les autres considérations de méthode, concernant les propositions, touchent principalement les propositions les plus extrêmes, qui limitent les dimensions des sciences : car toute connaissance peut être convenablement dite, outre la profondeur (qui en est la vérité et la substance, qui la fait solide), pour avoir une longitude et une latitude ; rendre compte de la latitude par rapport aux autres sciences, et de la longitude par rapport à l’action ; c’est-à-dire de la plus grande généralité au précepte le plus particulier. L’une donne la règle dans quelle mesure une connaissance doit s’immiscer dans la province d’une autre, qui est la règle qu’ils appellent Καθαυτο ; l’autre règle jusqu’à quel degré de particularité doit descendre une connaissance : cette dernière que je trouve passée sous silence, étant à mon avis la plus matérielle. Pour la certitude, il doit rester quelque peu à pratiquer ;mais combien vaut l’enquête ? Nous voyons que des généralités lointaines et superficielles n’offrent que des connaissances au mépris des hommes pratiques ; et ne sont pas plus utiles à la pratique qu’une carte universelle d’Ortelius n’est pour diriger le chemin entre Londres et York. Les meilleures règles n’ont pas été indûment comparées aux verres d’acier non poli, où vous pouvez voir les images des choses, mais d’abord elles doivent être classées : ainsi les règles aideront si elles sont travaillées et polies par la pratique. Mais à quel point ils peuvent être cristallins d’abord, et jusqu’où ils peuvent être polis à l’avance, c’est la question, dont l’enquête me semble déficiente.Les meilleures règles n’ont pas été indûment comparées aux verres d’acier non poli, où vous pouvez voir les images des choses, mais d’abord elles doivent être classées : ainsi les règles aideront si elles sont travaillées et polies par la pratique. Mais à quel point ils peuvent être cristallins d’abord, et jusqu’où ils peuvent être polis à l’avance, c’est la question, dont l’enquête me semble déficiente.Les meilleures règles n’ont pas été indûment comparées aux verres d’acier non poli, où vous pouvez voir les images des choses, mais d’abord elles doivent être classées : ainsi les règles aideront si elles sont travaillées et polies par la pratique. Mais à quel point ils peuvent être cristallins d’abord, et jusqu’où ils peuvent être polis à l’avance, c’est la question, dont l’enquête me semble déficiente.

(14) Une méthode a également été élaborée et mise en pratique, qui n’est pas une méthode légale, mais une méthode d’imposture : ne l’ai pas. Tel fut le travail de Raymundus Lullius en faisant cet art qui porte son nom ; un peu comme certains livres de typocosmie, qui ont été faits depuis ; n’étant rien qu’une masse de mots de tous les arts, pour donner aux hommes la contenance, que ceux qui utilisent les termes pourraient être pensés pour comprendre l’art ; quelles collections ressemblent beaucoup à une boutique de fripper ou de courtier, qui a des fins de tout, mais rien de valeur.

XVIII.

(1) Maintenant nous descendons à cette partie qui concerne l’illustration de la tradition, comprise dans cette science que nous appelons rhétorique, ou art de l’éloquence, une science excellente et excellemment bien travaillée. Car, bien qu’en valeur réelle, il soit inférieur à la sagesse (comme Dieu le dit à Moïse, lorsqu’il s’immobilisa faute de cette faculté, « Aaron sera ton orateur, et tu seras pour lui comme Dieu »), mais avec les gens c’est le plus puissant ; car ainsi dit Salomon, Sapiens corde appellabitur prudens, sed dulcis eloquio majora reperiet, signifiant que la profondeur de la sagesse aidera un homme à obtenir un nom ou une admiration, mais que c’est l’éloquence qui prévaut dans une vie active. Et quant à son travail, l’émulation d’Aristote avec les rhéteurs de son temps, et l’expérience de Cicéron,les a fait se dépasser dans leurs ouvrages de rhétorique. Encore une fois, l’excellence des exemples d’éloquence dans les discours de Démosthène et de Cicéron, jointe à la perfection des préceptes de l’éloquence, a doublé la progression dans cet art ; et par conséquent les défauts que je noterai seront plutôt dans quelques collections, qui peuvent comme servantes assister à l’art, que dans les règles ou l’usage de l’art lui-même.

(2) Néanmoins, pour remuer un peu la terre sur les racines de cette science, comme nous l’avons fait du reste, le devoir et l’office de la rhétorique est d’appliquer la raison à l’imagination pour le meilleur mouvement de la volonté. Car nous voyons que la raison est troublée dans son administration par trois moyens : par l’illaque ou le sophisme, qui appartiennent à la logique ; par l’imagination ou l’impression, qui appartient à la rhétorique ; et par passion ou affection, qui appartient à la morale. Et comme dans la négociation avec les autres, les hommes sont travaillés par la ruse, par l’importunité et par la véhémence ; ainsi, dans cette négociation intérieure, les hommes sont minés par des inconséquences, sollicités et importunés par des impressions ou des observations, et transportés par des passions. La nature de l’homme n’est pas non plus si malheureusement construite, que ces pouvoirs et ces arts devraient avoir la force de déranger la raison,et non de l’établir et de l’avancer. Car le but de la logique est d’enseigner une forme d’argumentation pour sécuriser la raison, et non pour la piéger ; le but de la morale est de procurer les affections pour obéir à la raison, et non pour l’envahir ; le but de la rhétorique est de remplir l’imagination jusqu’à la raison seconde, et non de l’opprimer ; car ces abus des arts ne viennent qu’ex obliquement, par prudence.

(3) Et c’est pourquoi ce fut une grande injustice chez Platon, quoique née d’une juste haine contre les rhéteurs de son temps, pour estimer la rhétorique mais comme un art voluptueux, ressemblant à la cuisine, qui gâtait les viandes saines et aidait par variété de sauces au plaisir du goût. Car nous voyons que la parole est bien plus habile à orner ce qui est bien qu’à colorer ce qui est mal ; car il n’y a personne qui ne parle plus honnêtement qu’il ne peut le faire ou le penser ; et Thucydide, à Cléon, remarqua excellemment que, parce qu’il avait l’habitude de prendre du mauvais côté dans les causes d’état, il s’insurgeait donc toujours contre l’éloquence et la bonne parole, sachant qu’aucun homme ne peut parler juste de cours sordides et vils. Et donc, comme l’a dit élégamment Platon : « Cette vertu, si elle pouvait être vue, susciterait beaucoup d’amour et d’affection ; » ainsi, voyant qu’elle ne peut pas être montrée aux sens par une forme corporelle, le degré suivant est de la montrer à l’imagination dans une représentation vivante ; car la montrer à la raison seulement dans la subtilité de l’argument était une chose toujours raillée chez Chrysippe et beaucoup de stoïciens, qui pensaient imposer la vertu aux hommes par des disputes et des conclusions acerbes, qui n’ont aucune sympathie avec la volonté de l’homme.

(4) Encore une fois, si les affections en elles-mêmes étaient souples et obéissantes à la raison, il était vrai qu’il n’y aurait pas grand usage des persuasions et des insinuations à la volonté, plus que de la proposition nue et des preuves ; mais à l’égard des mutineries continuelles et séditieuses des affections -

"Vidéo meliora, proboque,

Deteriora sequor »,

la raison deviendrait captive et servile, si l’éloquence des persuasions ne pratiquait et ne gagnait l’imagination du côté des affections, et ne contractait une confédération entre la raison et l’imagination contre les affections ; car les affections elles-mêmes portent toujours un appétit de bien, comme le fait la raison. La différence est que l’affection ne voit que le présent ; la raison voit l’avenir et la somme du temps. Et, par conséquent, le présent remplissant davantage l’imagination, la raison est communément vaincue ; mais après que cette force d’éloquence et de persuasion a fait apparaître les choses futures et lointaines comme présentes, alors sur la révolte de l’imagination la raison l’emporte.

(5) Nous concluons donc que la rhétorique ne peut pas être plus chargée de la coloration du pire, que la logique du sophisme, ou la morale du vice ; car nous savons que les doctrines des contraires sont les mêmes, bien que l’usage soit opposé. Il apparaît aussi que la logique diffère de la rhétorique, non seulement comme le poing de la paume - l’un fermé, l’autre en grand - mais bien plus en ceci, que la logique manie la raison exacte et en vérité, et la rhétorique la manie telle qu’elle est plantée. dans les opinions et les mœurs populaires. Et c’est pourquoi Aristote place sagement la rhétorique comme entre la logique d’un côté, et la connaissance morale ou civile de l’autre, comme participant des deux ; car les preuves et les démonstrations de la logique sont envers tous les hommes indifférentes et les mêmes, mais les preuves et les convictions de la rhétorique doivent différer selon les auditeurs :

"Orphée in sylvis, inter delphinas Arion."

Quelle application dans la perfection de l’idée doit s’étendre jusqu’à ce que si un homme parle de la même chose à plusieurs personnes, il leur parle à toutes respectivement et de plusieurs manières ; bien que cette partie politique de l’éloquence dans le discours privé, il soit facile pour les plus grands orateurs de manquer : tandis que, en observant leurs formes bien gracieuses de discours, ils diminuent la volubilité de l’application ; et par conséquent il ne sera pas inutile de recommander ceci à une meilleure enquête, n’étant pas curieux de savoir si nous le plaçons ici ou dans cette partie qui concerne la politique.

(6) Maintenant donc je vais descendre aux insuffisances, qui, comme je l’ai dit, ne sont que des assistances ; et d’abord, je ne trouve pas la sagesse et la diligence d’Aristote bien poursuivies, qui a commencé à faire une collection des signes et des couleurs populaires du bien et du mal, à la fois simples et comparatifs, qui sont comme les sophismes de la rhétorique (comme j’ai touché avant ). Par exemple -

« Sophisme.

Quod laudatur, bonum : quod vituperatur, malum.

Redargutio.

Laudat venales qui vult extrudere merces.

Malum est, malum est (inquit emptor) : sed cum récessionrit, tum gloriabitur ! Les défauts du travail d’Aristote sont au nombre de trois : un, qu’il n’y en ait que quelques-uns parmi tant d’autres ; un autre, que les elenches ne sont pas annexées ; et le troisième, qu’il n’en concevait qu’une partie de l’usage : car leur usage n’est pas seulement en probation, mais bien plus en impression. Car beaucoup de formes sont égales en signification qui diffèrent en impression, comme la différence est grande dans le perçage de ce qui est tranchant et de ce qui est plat, bien que la force de la percussion soit la même. Car il n’y a pas d’homme qui soit un peu plus élevé en entendant dire : « Vos ennemis en seront ravis » -

"Hoc Ithacus velit, et magno mercentur Atridæ."

qu’en l’entendant dire seulement : « Ceci est mal pour vous.

(7) Deuxièmement, je reprends aussi ce que j’ai mentionné précédemment, touchant la provision ou magasin préparatoire pour le mobilier de parole et de préparation d’invention, qui semble être de deux sortes : l’une ressemblant à un magasin de pièces défaites jusqu’à, l’autre à un magasin de choses toutes faites ; à la fois à appliquer à ce qui est fréquent et le plus demandé. J’appellerai la première antithêta, et la seconde des formules.

(8) Antitheta sont des thèses argumentées pour et contre, dans lesquelles les hommes peuvent être plus grands et plus laborieux ; mais (dans ceux qui sont capables de le faire) pour éviter la prolixité de l’entrée, je souhaite que les graines de plusieurs arguments soient jetées dans quelques phrases brèves et aiguës, ne pas être citées, mais être comme des écheveaux ou des bas de fil , à dérouler en liberté lorsqu’ils viennent d’être utilisés ; autorités de tutelle et exemples par référence.

« Pro verbis legis.

Non est interpretatio, sed divinatio, quæ recedit a litera :

Cum receditur a litera, judex transit in legislatorem.

Pro sententia legis.

Ex omnibus verbis est eliciendus sensus qui interpretatur singula.

(9) Les formules ne sont que des passages ou des moyens de parole décents et appropriés, qui peuvent servir indifféremment à des sujets différents ; comme préface, conclusion, digression, transition, excuse, &c. Car, comme dans les bâtiments, il y a un grand plaisir et une grande utilité à bien couler les escaliers, les entrées, les portes, les fenêtres, etc. ainsi dans la parole, les moyens de transport et les passages sont d’ornement et d’effet spéciaux.

« Une conclusion dans une délibération.

Puissions-nous donc racheter les fautes passées, et prévenir les désagréments futurs. »

XIX.

(1) Il reste deux annexes touchant à la tradition du savoir, l’une critique, l’autre pédante. Car toute connaissance est soit délivrée par des professeurs, soit atteinte par les efforts appropriés des hommes : et donc comme la partie principale de la tradition de la connaissance concerne principalement l’écriture de livres, de même la partie relative de celle-ci concerne la lecture de livres ; à quoi appartiennent incidemment ces considérations. La première concerne la véritable correction et édition des auteurs ; où néanmoins une diligence téméraire a causé un grand préjudice. Car ces critiques ont souvent présumé que ce qu’ils ne comprennent pas est faux : comme le prêtre qui, là où il l’a trouvé écrit de saint Paul Demissus est per sportam, a raccommodé son livre, et l’a fait Demissus est per portam ; parce que sporta était un mot dur, et hors de sa lecture : et sûrement leurs erreurs,bien qu’ils ne soient pas si palpables et ridicules, ils sont pourtant du même genre. Et par conséquent, comme il a été sagement noté, les copies les plus corrigées sont généralement les moins correctes.

La seconde concerne l’exposition et l’explication des auteurs, qui reposent sur des annotations et des commentaires : où il est plus que habituel de blanchir les lieux obscurs et les discours sur la plaine.

Le troisième concerne les temps, qui dans de nombreux cas donnent une grande lumière à de vraies interprétations.

La quatrième concerne une brève censure et jugement des auteurs ; afin que les hommes puissent ainsi choisir eux-mêmes les livres à lire.

Et le cinquième concerne la syntaxe et la disposition des études ; que les hommes sachent dans quel ordre ou dans quel ordre lire.

(2) Pour la connaissance pédante, il contient cette différence de tradition qui est propre à la jeunesse ; à quoi appartiennent diverses considérations de grand fruit.

En premier lieu, le timing et l’assaisonnement des savoirs ; comme de quoi les initier, et de quoi pour un temps les retenir.

Deuxièmement, la considération par où commencer par le plus facile, et ainsi passer au plus difficile ; et dans quels cours appuyer sur les plus difficiles, et ensuite les tourner vers les plus faciles ; car c’est une méthode de pratiquer la natation avec des vessies, et une autre de pratiquer la danse avec des chaussures lourdes.

Un troisième est l’application de l’apprentissage selon la convenance de l’esprit ; car il n’y a pas de défaut dans les facultés intellectuelles, mais il semble y avoir un remède approprié contenu dans certaines études : comme, par exemple, si un enfant a l’esprit d’oiseau, c’est-à-dire qu’il n’a pas la faculté d’attention, les mathématiques donnent un remède à ce sujet ; car en eux, si l’esprit ne se perd qu’un instant, on est nouveau pour commencer. Et comme les sciences ont une propriété envers les facultés pour guérir et aider, de même les facultés ou les pouvoirs ont une sympathie envers les sciences pour l’excellence ou le profit rapide : et c’est donc une recherche d’une grande sagesse, quels genres d’esprit et de nature sont les plus aptes et appropriés quelles sciences.

Quatrièmement, l’ordre des exercices est d’une grande importance pour blesser ou aider : car, comme l’a bien observé Cicéron, les hommes en exerçant leurs facultés, s’ils ne sont pas bien conseillés, exercent leurs défauts et prennent de mauvaises habitudes aussi bien que de bonnes ; de même qu’il y a un grand jugement à avoir dans la continuation et l’intermittence des exercices. Il était trop long de préciser un certain nombre d’autres considérations de cette nature, choses mais d’apparence médiocre, mais d’une efficacité singulière. Car comme le fait de nuire ou de chérir les graines ou les jeunes plantes est ce qui est le plus important pour leur épanouissement, et comme il a été noté que les six premiers rois étant en vérité comme tuteurs de l’état de Rome dans l’enfance de celui-ci était la principale cause de l’immense grandeur de cet état qui a suivi,ainsi la culture et l’engraissement des esprits dans la jeunesse ont une opération si forcée (bien qu’invisible), que presque aucune durée ou conflit de travail ne peut la contrebalancer par la suite. Et il n’est pas inutile d’observer aussi comment les petites et moyennes facultés obtenues par l’éducation, mais quand elles tombent dans de grands hommes ou de grandes affaires, produisent des effets grands et importants : dont nous voyons un exemple notable dans Tacite de deux acteurs de théâtre, Percennius et Vibulenus, qui par leur faculté de jouer a mis les armées pannoniennes dans un tumulte et une combustion extrêmes. Car il s’éleva une mutinerie parmi eux à la mort d’Auguste César, le lieutenant Blæsus avait commis quelques-uns des mutins, qui furent soudainement secourus ; sur quoi Vibulène se fit entendre parler, ce qu’il fit de cette manière : « Ces pauvres innocents condamnés à une mort cruelle,tu as restauré pour voir la lumière ; mais qui me rendra mon frère, ou la vie à mon frère, qui a été envoyé ici en message des légions d’Allemagne, pour traiter de la cause commune ? et il l’a assassiné cette nuit par quelques-uns de ses escrimeurs et de ses bandits, qu’il a autour de lui pour ses bourreaux sur les soldats. Réponds, Blæsus, que fait-on de son corps ? Les ennemis les plus mortels ne nient pas l’enterrement. Quand j’aurai rempli mes derniers devoirs envers le cadavre avec des baisers, avec des larmes, ordonne-moi d’être tué à côté de lui ; afin que ces mes camarades, pour notre bonne intention et notre vrai cœur aux légions, puissent avoir la permission de nous enterrer. Avec quel discours il a mis l’armée dans une fureur et un tumulte infinis : alors que la vérité était qu’il n’avait pas de frère, il n’y avait pas non plus une telle question ; mais il l’a joué simplement comme s’il avait été sur la scène.mais qui me rendra mon frère, ou la vie à mon frère, qui a été envoyé ici en message des légions d’Allemagne, pour traiter de la cause commune ? et il l’a assassiné cette nuit par quelques-uns de ses escrimeurs et de ses bandits, qu’il a autour de lui pour ses bourreaux sur les soldats. Réponds, Blæsus, que fait-on de son corps ? Les ennemis les plus mortels ne nient pas l’enterrement. Quand j’aurai rempli mes derniers devoirs envers le cadavre avec des baisers, avec des larmes, ordonne-moi d’être tué à côté de lui ; afin que ces mes camarades, pour notre bonne intention et notre vrai cœur aux légions, puissent avoir la permission de nous enterrer. 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(3) Mais pour revenir : nous sommes maintenant arrivés à une période de connaissances rationnelles ; où si j’ai fait les divisions autres que celles qui sont reçues, je ne serais pas encore pensé pour interdire toutes les divisions que je n’emploie pas. Car il m’est imposé une double nécessité de modifier les divisions. L’un, parce qu’il diffère par la fin et le but, de trier ensemble les choses qui sont ensuite dans la nature, et celles qui sont ensuite utilisées. Car si un secrétaire d’état devait trier ses papiers, c’est comme dans son cabinet d’étude ou son cabinet général, il trierait les choses de la nature, comme les traités, les instructions, etc. Mais dans ses caisses ou son cabinet particulier, il triait celles qu’il voulait utiliser ensemble, quoique de plusieurs natures. Aussi, dans ce cabinet général des connaissances, il me fallait suivre les divisions de la nature des choses ;tandis que si j’avais eu moi-même à manier une connaissance particulière, j’aurais respecté les divisions les plus propres à l’usage. L’autre, parce que l’apport des carences a par conséquent altéré les partitions du reste. Car que la connaissance existante (à des fins de démonstration) soit de quinze. Que la connaissance avec les déficiences soit vingt ; les parties de quinze ne sont pas les parties de vingt ; car les parties de quinze sont trois et cinq ; les parties de vingt sont deux, quatre, cinq et dix. Ainsi que ces choses sont sans contradiction, et ne pourraient pas être autrement.Que la connaissance avec les déficiences soit vingt ; les parties de quinze ne sont pas les parties de vingt ; car les parties de quinze sont trois et cinq ; les parties de vingt sont deux, quatre, cinq et dix. Ainsi que ces choses sont sans contradiction, et ne pourraient pas être autrement.Que la connaissance avec les déficiences soit vingt ; les parties de quinze ne sont pas les parties de vingt ; car les parties de quinze sont trois et cinq ; les parties de vingt sont deux, quatre, cinq et dix. Ainsi que ces choses sont sans contradiction, et ne pourraient pas être autrement.

XX.

(1) Nous passons maintenant à cette connaissance qui considère l’appétit et la volonté de l’homme : dont Salomon dit : Ante omnia, fili, custodi cor tuum : nam inde procedunt actiones vitæ. Dans le maniement de cette science, ceux qui ont écrit me semblent avoir fait comme si un homme, qui faisait profession d’enseigner à écrire, n’exhibait que des copies au net d’alphabets et de lettres jointes, sans donner aucun précepte ou consigne pour le port de la main et l’encadrement des lettres. Ainsi ont-ils fait de bons et justes exemplaires et copies, portant les esquisses et les portraits du bien, de la vertu, du devoir, de la félicité ; les proposant bien décrites comme les véritables objets et les véritables étendues de la volonté et des désirs de l’homme. Mais comment atteindre ces excellentes notes, et comment encadrer et soumettre la volonté de l’homme pour devenir fidèle et conforme à ces poursuites, ils la passent complètement,ou légèrement et de manière non rentable. Car il ne s’agit pas de contester que les vertus morales sont dans l’esprit de l’homme par habitude et non par nature, ou de distinguer que les esprits généreux sont gagnés par des doctrines et des convictions, et le genre vulgaire par des récompenses et des châtiments, et ainsi de suite des regards dispersés et des touches, cela peut excuser l’absence de cette pièce.

(2) La raison de cette omission est, je suppose, ce rocher caché sur lequel à la fois cette écorce de connaissance et bien d’autres ont été rejetées ; c’est-à-dire que les hommes ont méprisé d’être au courant des matières ordinaires et communes, dont la direction judicieuse est néanmoins la doctrine la plus sage (car la vie ne consiste pas en nouveautés ni en subtilités), mais au contraire ils ont composé des sciences principalement d’une certaine masse resplendissante ou brillante. de la matière, choisie pour rendre gloire soit à la subtilité des disputés, soit à l’éloquence des discours. Mais Sénèque donne un excellent chèque à l’éloquence, Nocet illis eloquentia, quibus non rerum cupiditatem facit, sed sui. La doctrine doit être telle qu’elle rende les hommes amoureux de la leçon, et non du professeur ; étant dirigé à l’avantage de l’auditeur, et non à l’éloge de l’auteur.Et donc ceux-ci sont du bon genre qui peut être conclu comme Démosthène conclut son conseil, Quæ si feceritis, non oratorem dumtaxat in præsentia laudabitis, sed vosmetipsos etiam non ita multo post statu rerum vestraram meliore.

(3) Il n’était pas non plus besoin d’hommes si excellents pour désespérer d’une fortune que le poète Virgile se promettait et obtint en effet, qui obtint autant de gloire d’éloquence, d’esprit et d’érudition dans l’expression des observations de l’élevage, que des actes héroïques d’Énée :

« Nec sum animi dubius, verbis ea vincere magnum

Quam sit, et angustis his addere rebus honorem.

Et assurément, si le but est vraiment sérieux, non d’écrire à loisir ce que les hommes peuvent lire à loisir, mais vraiment d’instruire et de suborner l’action et la vie active, ces Géorgiques de l’esprit, concernant l’élevage et le travail du sol, ne sont pas moins digne que les descriptions héroïques de la vertu, du devoir et de la félicité. C’est pourquoi la division principale et primitive de la connaissance morale semble être entre l’exemple ou la plate-forme du bien et le régiment ou la culture de l’esprit : l’un décrivant la nature du bien, l’autre prescrivant des règles sur la manière de soumettre, d’appliquer et d’accommoder les volonté de l’homme à cet égard.

(4) La doctrine touchant la plate-forme ou la nature du bien la considère comme simple ou comparée ; soit les sortes de bien, soit les degrés de bien ; dans celle-ci, ces disputes infinies qui touchaient au degré suprême de celui-ci, qu’ils nomment félicité, béatitude ou bien suprême, dont les doctrines étaient comme la divinité païenne, sont rejetées par la foi chrétienne. Et comme le dit Aristote : « Afin que les jeunes gens soient heureux, mais pas autrement que par espérance ; nous devons donc tous reconnaître notre minorité et embrasser la félicité qui est l’espérance du monde futur.

(5) Libérés donc et délivrés de cette doctrine du ciel des philosophes, par laquelle ils feignaient une élévation de la nature humaine plus élevée qu’elle ne l’était (car nous voyons à quelle hauteur de style Sénèque écrit, Vere magnum, habere fragilitatem hominis, securitatem Dei), nous puissent recevoir avec plus de sobriété et de vérité le reste de leurs recherches et de leurs travaux. En quoi, pour la nature du bien positif ou simple, ils l’ont posé excellemment en décrivant les formes de vertu et de devoir, avec leurs situations et leurs postures ; en les répartissant dans leurs espèces, parties, provinces, actions et administrations, et autres : bien plus, ils les ont recommandés à la nature et à l’esprit de l’homme avec une grande rapidité d’argumentation et une beauté de persuasion ; oui, et les a fortifiés et retranchés (autant que le discours peut le faire) contre les opinions corrompues et populaires. De nouveau,pour les degrés et la nature comparative du bien, ils l’ont aussi excellemment manipulé dans leur triplicité de bien, dans les comparaisons entre une vie contemplative et une vie active, dans la distinction entre vertu avec réticence et vertu assurée, dans leurs rencontres entre honnêteté et profit , dans leur équilibre de la vertu avec la vertu, et ainsi de suite ; de sorte que cette partie mérite d’être signalée pour excellemment travaillée.

(6) Néanmoins, si auparavant ils étaient venus aux notions populaires et reçues de vertu et de vice, de plaisir et de douleur, et le reste, ils étaient restés un peu plus longtemps sur l’enquête concernant les racines du bien et du mal, et les ficelles du ces racines, elles avaient donné, à mon avis, une grande lumière à celle qui a suivi ; et surtout s’ils avaient consulté la nature, ils avaient rendu leurs doctrines moins prolixes et plus profondes : qu’étant par eux en partie omises et en partie maniées avec beaucoup de confusion, nous tâcherons de résumer et d’ouvrir d’une manière plus claire.

(7) Il se forme en tout une double nature du bien - l’une, comme tout est un total ou substantif en soi ; l’autre, en tant que partie ou membre d’un plus grand corps ; dont celui-ci est en degré le plus grand et le plus digne, parce qu’il tend à la conservation d’une forme plus générale. Par conséquent, nous voyons le fer en particulier se déplacer vers la pierre de charge ; mais cependant s’il dépasse une certaine quantité, il abandonne l’affection à l’aimant, et comme un bon patriote se déplace vers la terre, qui est la région et le pays des corps massifs ; ainsi pouvons-nous aller de l’avant et voir que l’eau et les corps massifs se déplacent vers le centre de la terre ; mais plutôt que de subir une divulsion dans la continuité de la nature, ils s’élèveront du centre de la terre, abandonnant leur devoir envers la terre en ce qui concerne leur devoir envers le monde.Cette double nature du bien, et son comparatif, est bien plus gravée dans l’homme, s’il ne dégénére pas, à qui la conservation du devoir envers le public doit être bien plus précieuse que la conservation de la vie et de l’être ; selon ce discours mémorable de Pompée Magnus, lorsqu’il était chargé de fournir une famine à Rome, et étant dissuadé avec beaucoup de véhémence et d’exemple par ses amis autour de lui, qu’il ne devrait pas se risquer à la mer dans une extrémité du temps, il leur dit seulement : Necesse est ut eam, non ut vivam. Mais on peut vraiment affirmer qu’il n’y a jamais eu de philosophie, de religion ou d’autre discipline, qui ait exalté ainsi clairement et hautement le bien qui est communicatif, et déprime le bien qui est privé et particulier, comme la Sainte Foi ;bien déclarant que c’est le même Dieu qui a donné la loi chrétienne aux hommes, qui a donné ces lois de la nature aux créatures inanimées dont nous parlions auparavant ; car nous lisons que les saints élus de Dieu se sont voulus anathématisés et rayés du livre de vie, dans une extase de charité et un sentiment infini de communion.

(8) Ceci étant posé et solidement planté, juge et détermine la plupart des controverses dans lesquelles la philosophie morale est au courant. D’abord, elle tranche la question touchant à la préférence de la vie contemplative ou active, et la tranche contre Aristote. Car toutes les raisons qu’il apporte au contemplatif sont privées, et respectant le plaisir et la dignité de l’homme (dans lequel il ne fait aucun doute que la vie contemplative a la prééminence), pas très différentes de cette comparaison que Pythagore a faite pour le gracieux et magnifiant de la philosophie et de la contemplation, qui étant demandé ce qu’il était, répondit : proférer leurs marchandises,et certains sont venus se réjouir et rencontrer leurs amis, et certains sont venus regarder ; et qu’il était l’un d’entre eux qui est venu pour regarder. Mais les hommes doivent savoir que, dans ce théâtre de la vie de l’homme, il n’est réservé qu’à Dieu et aux anges d’être spectateurs. La même question n’aurait jamais pu être reçue dans l’Église, malgré leur Pretiosa in oculis Domini mors sanctorum ejus, par quel endroit ils exalteraient leur mort civile et leurs professions régulières, mais sur cette défense, que la vie monastique n’est pas simple contemplative, mais accomplit le devoir soit de prières et de supplications incessantes, qui ont été vraiment considérées comme un office dans l’Église, soit d’écrire ou de prendre des instructions pour écrire concernant la loi de Dieu, comme Moïse le fit lorsqu’il demeura si longtemps dans la montagne. Et ainsi nous voyons Enoch, le septième depuis Adam,qui a été le premier contemplatif et a marché avec Dieu, mais a également doté l’Église de prophéties, que saint Jude cite. Mais pour la contemplation qui doit s’achever en elle-même, sans jeter des rayons sur la société, assurément la divinité ne la connaît pas.

(9) Il tranche aussi les controverses entre Zénon et Socrate, et leurs écoles et successions, d’un côté, qui plaçaient la félicité dans la vertu simplement ou assistaient, dont les actions et exercices embrassent et concernent principalement la société ; et de l’autre côté, les Cyrénaïques et les Épicuriens, qui la plaçaient dans le plaisir, et faisaient de la vertu (comme on l’emploie dans certaines comédies d’erreurs, où la maîtresse et la servante changent d’habitude) pour n’être qu’une servante, sans laquelle le plaisir ne peut pas être servi et assisté ; et l’école réformée des épicuriens, qui la plaçait dans la sérénité d’esprit et à l’abri des perturbations ; comme s’ils eussent de nouveau déposé Jupiter, et restauré Saturne et le premier âge, quand il n’y avait ni été ni hiver, ni printemps ni automne, mais tout après un air et une saison ; et Hérillus,qui plaçait la félicité dans l’extinction des disputes de l’esprit, ne faisant aucune nature fixe du bien et du mal, estimant les choses selon la clarté des désirs, ou la répugnance ; quelle opinion a été ravivée dans l’hérésie des anabaptistes, mesurant les choses selon les mouvements de l’esprit, et la constance ou l’hésitation de la croyance ; tout ce qui est manifeste pour tendre au repos et au contentement privés, et non au point de la société.

(10) Il censure aussi la philosophie d’Épictète, qui présuppose que la félicité doit être placée dans les choses qui sont en notre pouvoir, de peur que nous ne soyons exposés à la fortune et au trouble ; comme si ce n’était pas une chose beaucoup plus heureuse de manquer à de bonnes et vertueuses fins pour le public, que d’obtenir tout ce que nous pouvons souhaiter à nous-mêmes dans notre propre fortune : comme Consalvo dit à ses soldats, leur montrant Naples, et protestant qu’il J’avais préféré mourir un pied en avant, que d’avoir la vie assurée longtemps par un pied de retraite. A quoi a signé la sagesse de ce chef céleste, qui a affirmé qu’« une bonne conscience est un festin continuel » ; montrant clairement que la conscience des bonnes intentions, quoiqu’elle réussisse, est une joie plus continuelle pour la nature que toutes les dispositions qui peuvent être prises pour la sécurité et le repos.

(11) Il censure également cet abus de la philosophie qui s’est généralisé vers le temps d’Épictète, en la convertissant en une occupation ou une profession ; comme si le but n’avait pas été de résister et d’éteindre les perturbations, mais de fuir et d’éviter leurs causes, et de façonner un genre et un cours de vie particuliers à cette fin ; introduisant une telle santé d’esprit, comme l’était cette santé de corps dont Aristote parle d’Hérodicus, qui n’a rien fait toute sa vie, mais a voulu sa santé ; tandis que si les hommes se réfèrent aux devoirs de la société, de même que la santé du corps est la meilleure qui est la plus capable de supporter toutes les altérations et les extrémités, de même la santé de l’esprit est la plus propre qui peut traverser les plus grandes tentations et les plus grandes perturbations. De sorte que l’opinion de Diogène doit être acceptée, qui a félicité non pas ceux qui se sont abstenus, mais ceux qui ont soutenu,et pourrait retenir leur esprit in præcipitio, et pourrait donner à l’esprit (comme c’est utilisé dans l’équitation) l’arrêt ou le tour le plus court.

(12) Enfin, il censure la tendresse et le manque d’application de quelques-uns des philosophes et des hommes philosophiques les plus anciens et les plus révérends, qui se sont retirés trop facilement des affaires civiles, pour éviter les indignités et les perturbations ; tandis que la résolution des hommes vraiment moraux doit être telle que le même Consalvo a dit que l’honneur d’un soldat doit être, e telâ crassiore, et pas si beau que tout devrait s’y prendre et le mettre en danger.

XXI.

(1) Pour reprendre le bien privé ou particulier, il tombe dans la division du bien actif et passif ; car cette différence de bien (qui n’est pas sans rappeler celle qui chez les Romains s’exprimait dans les termes familiers ou domestiques de promus et condus) se forme aussi en toutes choses, et se révèle mieux dans les deux appétits des créatures ; l’un pour se conserver ou se continuer, et l’autre pour se dilater ou se multiplier, dont ce dernier semble être le plus digne ; car dans la nature les cieux, qui sont les plus dignes, sont l’agent, et la terre, qui est la moins digne, est le patient. Dans les plaisirs des êtres vivants, celui de la génération est plus grand que celui de la nourriture. Dans la doctrine divine, beatius est dare quam accipere. Et dans la vie, il n’y a pas d’esprit d’homme si doux,mais estime l’effet de quelque chose qu’il a fixé dans son désir, plus que la sensualité, laquelle priorité du bien actif est beaucoup soutenue par la considération de notre domaine comme mortel et exposé à la fortune. Car si nous pouvions avoir une pérennité et une certitude dans nos plaisirs, leur état en augmenterait le prix. Mais quand nous voyons que ce n’est que magni æstimamus mori tardius, et ne glorieris de crastino, nescis partum diei, cela nous fait désirer d’avoir quelque peu assuré et exempté du temps, qui ne sont que nos actes et nos œuvres ; comme on dit, Opera eorum sequuntur eos. La prééminence également de ce bien actif est soutenue par l’affection qui est naturelle chez l’homme pour la variété et le procédé, qui dans les plaisirs des sens, qui est la partie principale du bien passif, ne peuvent avoir une grande latitude. Cogita quamdiu eadem feceris ; cibus,somnus, ludus per hunc circulum curritur ; mori velle non tantum fortis, aut miser, aut prudens, sed etiam fastidiosus potest. Mais dans les entreprises, les activités et les buts de la vie, il y a beaucoup de variété ; dont les hommes sont sensibles avec plaisir à leurs commencements, progressions, reculs, réintégrations, approches et accomplissements de leurs fins. Ainsi, comme on l’a bien dit, Vita sine proposito languida et vaga est. Ce bien actif n’a pas non plus d’identité avec le bien de la société, bien que dans certains cas il y ait une incidence. Car bien qu’il produise plusieurs fois des actes de bienfaisance, il est cependant privé de la puissance, de la gloire, de l’amplification, de la continuité d’un homme ; comme cela apparaît clairement, quand il trouve un sujet contraire. Pour cet état d’esprit gigantesque qui possède les troubles du monde,tel que l’était Lucius Sylla et l’infini autre en plus petit modèle, qui auraient tous les hommes heureux ou malheureux comme ils étaient leurs amis ou ennemis, et donneraient forme au monde, selon leurs propres humeurs (ce qui est la vraie théomachie), prétendent et aspire au bien actif, bien qu’il s’éloigne le plus du bien de la société, que nous avons déterminé comme étant le plus grand.

(2) Pour reprendre le bien passif, il reçoit une subdivision de conservateur et efficace. Car reprenons brièvement ce que nous avons dit : nous avons parlé d’abord du bien de la société, dont l’intention embrasse la forme de la nature humaine, dont nous sommes membres et parties, et non notre propre forme propre et individuelle ; nous avons parlé du bien actif, et l’avons supposé comme faisant partie du bien privé et particulier. Et à juste titre, car il est imprimé à toutes choses un triple désir ou appétit procédant de l’amour à eux-mêmes : celui de conserver et de continuer leur forme ; un autre d’avancer et de perfectionner leur forme ; et un tiers de multiplier et d’étendre leur forme sur d’autres choses : dont la multiplication, ou la signature sur d’autres choses, est ce que nous avons traité du nom de bien actif. Ainsi, comme il en reste la conservation,et le perfectionner ou l’élever, ce dernier étant le plus haut degré du bien passif. Car conserver dans l’état est le moins, conserver avec l’avancement est le plus grand. Donc chez l’homme,

« Igneus est ollis vigor, et cælestis origo. »

Son approche ou hypothèse de la nature divine ou angélique est la perfection de sa forme ; l’erreur ou la fausse imitation dont le bien est ce qui est la tempête de la vie humaine ; tandis que l’homme, sur l’instinct d’un avancement, formel et essentiel, est porté à rechercher un avancement local. Car, comme ceux qui sont malades et ne trouvent pas de remède, culbutent de haut en bas et changent de place, comme si par un éloignement local ils pouvaient obtenir un éloignement interne, ainsi en est-il des hommes ambitieux, lorsqu’ils manquent du moyen d’exalter leur nature, ils sont en perpétuelle estimation d’exalter leur place. Ainsi donc, le bien passif est, comme on l’a dit, soit conservateur, soit perfectif.

(3) Reprendre le bien de conservation ou de confort, qui consiste dans la réalisation de ce qui est agréable à notre nature ; il semble être le plus pur et le plus naturel des plaisirs, mais pourtant le plus doux et le plus bas. Et cela aussi reçoit une différence qui n’a été ni bien jugée, ni bien étudiée ; car le bien de la réalisation ou du contentement est placé soit dans la sincérité de la réalisation, soit dans la rapidité et la vigueur de celle-ci ; l’un surinduit par l’égalité, l’autre par la vicissitude ; l’un ayant moins de mélange de mal, l’autre plus d’impression de bien. Que de ceux-ci soit le plus grand bien est une question controversée ; mais si la nature de l’homme ne peut pas être capable des deux, c’est une question qui ne se pose pas.

(4) La première question étant débattue entre Socrate et un sophiste, Socrate plaçant la félicité dans une paix d’esprit égale et constante, et le sophiste dans beaucoup de désirs et beaucoup de jouissance, ils sont passés de l’argument aux mauvaises paroles : le sophiste disant que Socrate la félicité était la félicité d’un bloc ou d’une pierre ; et Socrate disant que la félicité du sophiste était la félicité de celui qui avait la démangeaison, qui ne faisait que démanger et gratter. Et ces deux opinions ne veulent pas de leurs soutiens. Car l’opinion de Socrate est fort soutenue par le consentement général même des épicuriens eux-mêmes, que la vertu a une grande part dans la félicité ; et s’il en est ainsi, il est certain que la vertu a plus d’utilité à éclaircir les perturbations qu’à englober les désirs. L’opinion du sophiste est très favorisée par l’affirmation dont nous avons parlé la dernière fois,que le bien d’avancement est plus grand que le bien de simple conservation ; parce que chaque obtention d’un désir a un spectacle d’avancement, comme le mouvement bien qu’en cercle a un spectacle de progression.

(5) Mais la seconde question, décidée de la vraie manière, rend la première superflue. Car peut-on en douter, mais qu’il y en a qui prennent plus de plaisir à jouir des plaisirs que d’autres, et pourtant, néanmoins, sont moins troublés de les perdre ou de les quitter ? Ainsi que ce même, Non uti ut non appetas, non appetere ut non me-tuas, sunt animi pusilli et diffidentis. Et il me semble que la plupart des doctrines des philosophes sont plus craintives et prudentes que ne l’exige la nature des choses. Ainsi ont-ils accru la peur de la mort en proposant de la guérir. Car quand ils voudraient que toute la vie d’un homme ne soit qu’une discipline ou une préparation à mourir, il faut bien qu’ils fassent croire aux hommes que c’est un ennemi terrible, contre lequel il n’y a pas de fin à se préparer. Mieux dit le poète :

« Qui finem vitæ extremum inter munera ponat

Naturæ.

Aussi ont-ils cherché à rendre les esprits trop uniformes et harmonieux, en ne les brisant pas assez aux mouvements contraires ; les raisons en sont, je suppose, parce qu’ils étaient eux-mêmes des hommes voués à une vie privée, libre et inappliquée. Car, comme nous le voyons, sur le luth ou un instrument similaire, un sol, bien qu’il soit doux et montre de nombreux changements, ne brise pourtant pas la main à des arrêts et des passages aussi étranges et durs, qu’un chant fixe ou volontaire ; à peu près de la même manière était la diversité entre une vie philosophique et une vie civile. Et, par conséquent, les hommes doivent imiter la sagesse des bijoutiers : qui, s’il y a un grain, ou un nuage, ou une glace qui peut être broyé sans prendre trop de la pierre, ils l’aident ; mais s’il s’amoindrit et abat trop la pierre, ils ne s’en mêleront pas :les hommes doivent ainsi procurer la sérénité, car ils ne détruisent pas la magnanimité.

(6) Ayant donc déduit le bien de l’homme qui est privé et particulier, autant qu’il nous semble bon, revenons maintenant à ce bien de l’homme qui respecte et contemple la société, que nous pouvons appeler devoir ; parce que le terme de devoir est plus propre à un esprit bien formé et disposé envers les autres, que le terme de vertu s’applique à un esprit bien formé et composé en lui-même ; bien qu’un homme ne puisse pas non plus comprendre la vertu sans quelque rapport avec la société, ni le devoir sans une disposition intérieure. Cette partie peut sembler d’abord relever de la science civile et politique ; mais pas s’il est bien observé. Car il s’agit du régiment et du gouvernement de chacun sur lui-même et non sur les autres. Et comme en architecture, la direction de charpente des poteaux, poutres et autres parties du bâtiment, n’est pas la même que la manière de les joindre et d’ériger le bâtiment ;et en mécanique, la direction comment encadrer un instrument ou un moteur n’est pas la même avec la manière de le mettre en fonction et de l’employer ; et pourtant, néanmoins, en exprimant l’un, vous exprimez incidemment l’aptitude envers l’autre ; ainsi la doctrine de la conjugaison des hommes en société diffère de celle de leur conformité à celle-ci.

(7) Cette partie du devoir se subdivise en deux parties : le devoir commun de tout homme, en tant qu’homme ou membre d’un État ; l’autre, le devoir respectif ou spécial de chaque homme dans sa profession, sa vocation et sa place. Le premier d’entre eux est existant et bien travaillé, comme on l’a dit. Le second également, je peux le rapporter plutôt dispersé que déficient ; quelle manière d’écrire dispersée dans ce genre d’argument je reconnais être la meilleure. Car qui peut prendre sur lui d’écrire sur le devoir, la vertu, le défi et le droit propres à chaque vocation, profession et lieu ? Car bien que parfois un spectateur puisse voir plus qu’un joueur, et qu’il y ait un proverbe plus arrogant que le son, « Que la vallée découvre le mieux la colline ; pourtant il y a peu de doute que les hommes puissent écrire le mieux et le plus réellement et matériellement dans leurs propres professions ;et que l’écriture d’hommes spéculatifs de matière active semble pour la plupart aux hommes d’expérience, comme l’argumentation de Phormio sur les guerres a semblé à Hannibal, n’être que rêves et radotage. Seulement il y a un vice qui les accompagne qui écrivent dans leurs propres professions, qu’ils les magnifient à outrance. Mais généralement il était à souhaiter (comme ce qui rendrait l’apprentissage en effet solide et fructueux) que des hommes actifs fussent ou pussent devenir écrivains.Mais généralement il était à souhaiter (comme ce qui rendrait l’apprentissage en effet solide et fructueux) que des hommes actifs fussent ou pussent devenir écrivains.Mais généralement il était à souhaiter (comme ce qui rendrait l’apprentissage en effet solide et fructueux) que des hommes actifs fussent ou pussent devenir écrivains.

(8) Dans quel genre je ne peux que mentionner, honoris causa, l’excellent livre de Votre Majesté touchant le devoir d’un roi ; un travail richement composé de divinité, de moralité et de politique, avec une grande aspersion de tous les autres arts ; et étant à certains égards l’un des écrits les plus sains et les plus sains que j’ai lus : pas détrempé dans la chaleur de l’invention, ni dans la froideur de la négligence ; pas las de vertiges, comme ceux qui se lèchent dans leur ordre, ni de convulsions, comme ceux qui ont des crampes dans des matières im-pertinentes ; ne pas savourer les parfums et les peintures, comme le font ceux qui cherchent à plaire au lecteur plus que la nature ne le supporte ; et surtout bien disposé dans les esprits de celui-ci, étant agréable à la vérité et apte à l’action ; et loin de cette infirmité naturelle, à laquelle j’ai noté ceux qui écrivent dans leurs propres professions pour être soumis - qui est,qu’ils l’exaltent au-dessus de toute mesure. Car Votre Majesté a vraiment décrit, non un roi d’Assyrie ou de Perse dans leur gloire extérieure, mais un Moïse ou un David, pasteurs de leur peuple. Je ne pourrai jamais oublier non plus ce que j’ai entendu Votre Majesté dans le même esprit sacré de gouvernement prononcer dans une grande cause de justice, qui était : « Que les rois gouvernaient par leurs lois, comme Dieu l’a fait par les lois de la nature ; et devraient user de leur prérogative suprême aussi rarement que Dieu fait son pouvoir d’opérer des miracles. Et pourtant, malgré votre livre d’une monarchie libre, vous faites bien comprendre aux hommes que vous connaissez la plénitude du pouvoir et du droit d’un roi, ainsi que le cercle de sa charge et de son devoir. Ainsi ai-je présumé alléguer cet excellent écrit de Votre Majesté,comme exemple principal ou éminent de traités concernant des devoirs spéciaux et respectifs ; où j’aurais dit autant, s’il avait été écrit il y a mille ans. Je ne suis pas non plus ému de certaines décences courtoises, qui trouvent flatteur de louer en présence. Non, c’est de la flatterie de louer en l’absence, c’est-à-dire quand ou la vertu est absente, ou l’occasion est absente ; et ainsi la louange n’est pas naturelle, mais forcée, soit en vérité, soit dans le temps. Mais que Cicéron soit lu dans son oraison pro Marcello, qui n’est qu’un excellent tableau de la vertu de César, et qu’on lui fasse face ; outre l’exemple de beaucoup d’autres personnes excellentes, beaucoup plus sages que de tels observateurs ; et nous ne douterons jamais, en pleine occasion, de faire des louanges justes aux présents ou aux absents.s’il avait été écrit il y a mille ans. Je ne suis pas non plus ému de certaines décences courtoises, qui trouvent flatteur de louer en présence. Non, c’est de la flatterie de louer en l’absence, c’est-à-dire quand ou la vertu est absente, ou l’occasion est absente ; et ainsi la louange n’est pas naturelle, mais forcée, soit en vérité, soit dans le temps. Mais que Cicéron soit lu dans son oraison pro Marcello, qui n’est qu’un excellent tableau de la vertu de César, et qu’on lui fasse face ; outre l’exemple de beaucoup d’autres personnes excellentes, beaucoup plus sages que de tels observateurs ; et nous ne douterons jamais, en pleine occasion, de faire des louanges justes aux présents ou aux absents.s’il avait été écrit il y a mille ans. Je ne suis pas non plus ému de certaines décences courtoises, qui trouvent flatteur de louer en présence. Non, c’est de la flatterie de louer en l’absence, c’est-à-dire quand ou la vertu est absente, ou l’occasion est absente ; et ainsi la louange n’est pas naturelle, mais forcée, soit en vérité, soit dans le temps. Mais que Cicéron soit lu dans son oraison pro Marcello, qui n’est qu’un excellent tableau de la vertu de César, et qu’on lui fasse face ; outre l’exemple de beaucoup d’autres personnes excellentes, beaucoup plus sages que de tels observateurs ; et nous ne douterons jamais, en pleine occasion, de faire des louanges justes aux présents ou aux absents.ou l’occasion est absente ; et ainsi la louange n’est pas naturelle, mais forcée, soit en vérité, soit dans le temps. Mais que Cicéron soit lu dans son oraison pro Marcello, qui n’est qu’un excellent tableau de la vertu de César, et qu’on lui fasse face ; outre l’exemple de beaucoup d’autres personnes excellentes, beaucoup plus sages que de tels observateurs ; et nous ne douterons jamais, en pleine occasion, de faire des louanges justes aux présents ou aux absents.ou l’occasion est absente ; et ainsi la louange n’est pas naturelle, mais forcée, soit en vérité, soit dans le temps. Mais que Cicéron soit lu dans son oraison pro Marcello, qui n’est qu’un excellent tableau de la vertu de César, et qu’on lui fasse face ; outre l’exemple de beaucoup d’autres personnes excellentes, beaucoup plus sages que de tels observateurs ; et nous ne douterons jamais, en pleine occasion, de faire des louanges justes aux présents ou aux absents.

(9) Mais pour revenir ; il appartient en outre au maniement de cette partie, touchant aux devoirs des professions et des vocations, un parent ou opposé, touchant les fraudes, cautels, impostures et vices de toute profession, qui a été de même maniée ; mais comment ? plutôt dans une satire et cyniquement, que sérieusement et sagement ; car les hommes ont plutôt cherché par esprit à se moquer et à falsifier une grande partie de ce qui est bon dans les professions, qu’avec jugement à découvrir et à trancher ce qui est corrompu. Car, comme le dit Salomon, celui qui vient chercher la connaissance avec un esprit de mépris et de censure trouvera assurément matière à son humour, mais aucune matière à son instruction : Quærenti derisori scientiam ipsa se abscondit ; sed studioso fit obviam. Mais la gestion de cet argument avec intégrité et vérité, que je note comme déficient,me semble être l’une des meilleures fortifications pour l’honnêteté et la vertu qui peuvent être plantées. Car, comme le dit la fable du basilic - que s’il vous voit d’abord, vous mourrez pour cela ; mais si vous le voyez d’abord, il meurt. mais s’ils empêchent, ils mettent en danger. De sorte que nous sommes très redevables à Machiavel et aux autres, qui écrivent ce que font les hommes et non ce qu’ils doivent faire. Car il n’est pas possible de joindre la sagesse serpentine à l’innocence de l’ancolie, à moins que les hommes ne connaissent exactement toutes les conditions du serpent ; sa bassesse et allant sur son ventre, sa volubilité et sa lubricité, son envie et son aiguillon, et le reste - c’est-à-dire toutes les formes et natures du mal. Car sans cela, la vertu est ouverte et sans clôture. Non, un honnête homme ne peut rien faire de bien à ceux qui sont méchants,pour les récupérer, sans l’aide de la connaissance du mal. Pour les hommes d’esprit corrompu, présuppose que l’honnêteté naît de la simplicité des mœurs et de la croyance des prédicateurs, des maîtres d’école et du langage extérieur des hommes. Ainsi, à moins que vous ne leur fassiez sentir que vous connaissez jusqu’au bout de leurs propres opinions corrompues, ils méprisent toute morale. Non recipit stultus verba prudentiæ, nisi ea dixeris quæ, versantur in corde ejus.

(10) A cette partie, touchant les devoirs respectifs, appartiennent aussi les devoirs entre mari et femme, parent et enfant, maître et serviteur. De même les lois de l’amitié et de la reconnaissance, le lien civil des compagnies, des collèges et des corps politiques, du voisinage, et tous les autres devoirs proportionnés ; non pas parce qu’ils font partie du gouvernement et de la société, mais quant à la formation de l’esprit de personnes particulières.

(11) La connaissance du bien dans le respect de la société le traite aussi, non pas simplement, mais comparativement ; à quoi appartient la pesée des devoirs entre personne et personne, cas et cas, particulier et public. Comme nous le voyons dans la procédure de Lucius Brutus contre ses propres fils, qui a été tant louée, qu’est-ce qui a été dit ?

"Infelix, utcunque ferent ea fata minores."

L’affaire était donc douteuse et avait des opinions des deux côtés. Encore une fois, nous voyons quand M. Brutus et Cassius invitèrent à un souper certains dont ils voulaient sentir les opinions, s’ils étaient dignes d’être leurs associés, et jetèrent en avant la question touchant le meurtre d’un tyran usurpateur, ils étaient divisés. d’avis ; certains tenant que la servitude était l’extrême des maux, et d’autres que la tyrannie valait mieux qu’une guerre civile : et un certain nombre de cas semblables il y a de devoir comparatif. Parmi lesquels celui de tous les autres est le plus fréquent, où il s’agit de beaucoup de bien à faire suite à une petite injustice. Ce que Jason de Thessalie a déterminé contre la vérité : Aliqua sunt injuste facienda, ut multa juste fieri possint. Mais la réponse est bonne : Auctorem præsentis justitiæ habes, sponsorem futuræ non habes.Les hommes doivent poursuivre les choses qui sont juste dans le présent et laisser l’avenir à la Divine Providence. Nous passons donc de cette partie générale touchant l’exemplaire et la description du bien.

XXII.

(1) Maintenant, donc, que nous avons parlé de ce fruit de la vie, il reste à parler de l’agriculture qui lui appartient, sans laquelle le premier ne semble pas être mieux qu’une belle image ou statue, qui est belle à contempler , mais est sans vie et sans mouvement ; à quoi Aristote lui-même souscrit en ces termes : Necesse est scilicet de virtute dicere, et quid sit, et ex quibus gignatur. Inutile enum fere fuerit virtutem quidem nose, acquisndæ autem ejus modos et vias ignorare. Non enum de virtute tantum, qua specie sit, quærendum est, sed et quomodo sui copiam faciat : utrumque enum volumeus, et rem ipsam nosse, et ejus compotes fieri : hoc autem ex voto non succedet, nisi sciamus et ex quibus et quomodo. Avec des mots si complets et avec une telle itération, il inculque cette partie.Ainsi dit Cicéron en grande louange de Caton II, qu’il s’était appliqué à la philosophie, Non ita disputandi causa, sed ita vivendi. Et bien que la négligence de notre temps, où peu d’hommes tiennent des consultations touchant la réforme de leur vie (comme le dit excellemment Sénèque, De partibus vitæ quisque deliberat, de summa nemo), puisse faire paraître cette partie superflue ; pourtant je dois conclure par cet aphorisme d’Hippocrate, Qui gravi morbo correpti dolores non sentiunt, iis mens ægrotat. Ils ont besoin de médicaments, non seulement pour soulager la maladie, mais pour éveiller les sens. Et si l’on dit que la guérison des esprits appartient à la divinité sacrée, c’est très vrai ; mais pourtant la philosophie morale peut lui être préférée comme une sage servante et une humble servante. Car comme le dit le Psaume : « Que les yeux de la servante regardent perpétuellement vers la maîtresse, » et pourtant sans doute beaucoup de choses sont laissées à la discrétion de la servante pour discerner la volonté de la maîtresse ; de même la philosophie morale doit prêter une attention constante aux doctrines de la divinité, et cependant elle peut donner d’elle-même (dans les limites voulues) plusieurs directions saines et profitables.

(2) Cette partie, donc, en raison de son excellence, je ne peux que trouver extrêmement étrange qu’elle ne se réduise pas à une enquête écrite ; au contraire, parce qu’il se compose de beaucoup de matière, où la parole et l’action sont souvent familières ; et tel où le langage commun des hommes (ce qui est rare, mais pourtant arrive parfois) est plus sage que leurs livres. Il est donc raisonnable que nous le proposions avec plus de précision, à la fois pour la valeur, et parce que nous pouvons nous acquitter de le rapporter déficient, ce qui semble presque incroyable, et est autrement conçu et présupposé par ceux-là mêmes qui ont écrit. Nous allons donc énumérer quelques chefs ou points de celui-ci, afin qu’il puisse paraître meilleur ce qu’il est, et s’il existe.

(3) Premièrement, donc, en ceci, comme en toutes choses qui sont pratiques, nous devons jeter notre compte, ce qui est en notre pouvoir, et ce qui ne l’est pas ; car l’un peut être traité par voie de modification, mais l’autre par voie d’application seulement. L’agriculteur ne peut commander ni la nature de la terre ni les saisons du temps ; le médecin non plus ne peut la constitution du malade ni la variété des accidents. Ainsi, dans la culture et la guérison de l’esprit de l’homme, deux choses sont hors de notre contrôle : les points de la Nature et les points de la fortune. Car à la base de l’un et aux conditions de l’autre, notre travail est limité et lié. Dans ces choses, donc, il nous est laissé de procéder par application

« Vincenda est omnis fertuna ferendo : »

et ainsi de même,

“Vincenda est omnis Natura ferendo.”

Mais quand nous parlons de souffrance, nous ne parlons pas d’une souffrance sourde et négligée, mais d’une souffrance sage et industrieuse, qui tire et invente l’usage et l’avantage de ce qui semble défavorable et contraire ; c’est ce que nous appelons proprement accommoder ou appliquer. Or, la sagesse de l’application repose principalement sur la connaissance exacte et distincte de l’état ou de la disposition précédent, auquel nous nous appliquons ; car nous ne pouvons ajuster un vêtement que si nous prenons d’abord la mesure du corps.

(4) Ainsi donc, le premier article de cette connaissance est d’établir des distributions et des descriptions saines et vraies des divers caractères et tempéraments de la nature et des dispositions des hommes, spécialement en tenant compte des différences qui sont les plus radicales en ce qu’elles sont les sources et causes du repos, ou plus fréquentes en concours ou en mélange ; où ce n’est pas le maniement de quelques-uns d’entre eux au passage, pour mieux décrire les médiocrités des vertus, qui peut satisfaire cette intention. Car s’il mérite d’être considéré, qu’il y a des esprits qui sont proportionnés aux grandes choses, et d’autres aux petites (ce qu’Aristote manie, ou aurait dû manier, sous le nom de magnanimité), ne mérite-t-il pas aussi bien d’être considéré qu’il y a des esprits proportionnés pour s’occuper de beaucoup de choses, et d’autres pour peu ? Pour que certains puissent se diviser :d’autres peuvent peut-être faire exactement bien, mais ce ne doit être que dans peu de choses à la fois ; et ainsi il y a une étroitesse d’esprit, aussi bien qu’une pusillanimité. Et encore, que quelques esprits sont proportionnés à ce qui peut être expédié à la fois, ou dans un court retour de temps ; d’autres à ce qui commence au loin, et doit être gagné avec la longueur de la poursuite : -

“Jam tum tenditqus fovetque.”

De sorte qu’il peut être dit à juste titre qu’il y a une longanimité, qui est communément aussi attribuée à Dieu comme une magnanimité. Aussi méritait-il d’être considéré par Aristote, "qu’il y a une disposition dans la conversation (en supposant qu’elle soit dans les choses qui ne touchent ni ne concernent en aucune manière l’homme) à apaiser et à plaire, et une disposition contraire à contredire et à traverser ; » et ne mérite pas beaucoup mieux d’être considéré. « Qu’il y ait une disposition, non dans la conversation ou la causerie, mais dans une matière de nature plus sérieuse (et à supposer qu’elle soit encore dans les choses simplement indifférentes), à se complaire dans le bien d’autrui ; et une disposition au contraire à prendre en dégoût le bien d’autrui ? ce qui est proprement ce que nous appelons la bonne ou la mauvaise nature, la bénignité ou la malignité ; et, par conséquent, je ne peux pas assez m’émerveiller que cette partie de la connaissance,touchant les divers caractères des natures et des dispositions, devrait être omis à la fois dans la morale et la politique, étant donné qu’il est d’un si grand ministère et suppléance pour eux deux. Un homme trouvera dans les traditions de l’astrologie quelques jolies et justes divisions de la nature des hommes, selon les prédominances des planètes : amoureux du calme, amoureux de l’action, amoureux de la victoire, amoureux de l’honneur, amoureux du plaisir, amoureux des arts, amoureux du changement, et ainsi de suite. On trouvera dans le genre le plus sage de ces relations que les Italiens font de touchants conclaves, les natures de plusieurs cardinaux joliment et vivement peintes. Un homme rencontrera dans la conférence de tous les jours les dénominations de sensible, sec, formel, réel, humoristique, certain, huomo di prima impressione, huomo di ultima impressione, etc. et pourtant, pourtant,ce genre d’observations erre dans les mots, mais n’est pas fixé dans l’enquête. Car les distinctions se trouvent (beaucoup d’entre elles), mais nous n’en concluons aucun précepte : où notre faute est la plus grande, parce que l’histoire, la poésie et l’expérience quotidienne sont aussi bien des domaines où ces observations grandissent ; dont nous faisons quelques bouquets à tenir dans nos mains, mais personne ne les apporte à la confiserie pour qu’on en fasse des recettes pour l’usage de la vie.mais personne ne les apporte à la confiserie pour qu’on en fasse des recettes pour l’usage de la vie.mais personne ne les apporte à la confiserie pour qu’on en fasse des recettes pour l’usage de la vie.

(5) De même nature sont ces impressions de la nature, qui sont imposées à l’esprit par le sexe, par l’âge, par la région, par la santé et la maladie, par la beauté et la difformité, etc., qui sont inhérentes et non externe ; et encore, celles qui sont causées par la fortune extérieure, comme la souveraineté, la noblesse, la naissance obscure, la richesse, le besoin, la magistrature, le caractère privé, la prospérité, l’adversité, la fortune constante, la fortune variable, montant per saltum, per gradus, etc. Et, par conséquent, nous voyons que Plaute fait une merveille de voir un vieil homme bienfaisant, benignitas hujis ut adolescentuli est. Saint Paul conclut que la sévérité de la discipline devait être utilisée pour les Crétois, increpa eos dure, selon la disposition de leur pays , Cretensus semper mendaces, malæ bestiæ, ventres. Salluste note qu’il est habituel chez les rois de désirer les contradictoires :Sed plerumque regiæ voluntates, ut vehementes sunt, sic mobiles, sæpeque ipsæ sibi advers. Tacite observe combien rarement l’élévation de la fortune répare la disposition : solus Vespasia-nus mutatus in melius. Pindare fait une observation, cette grande et soudaine fortune bat pour la plupart des hommes qui magnam felicitatem concoquere non possunt. Ainsi le Psaume montre qu’il est plus facile de garder une mesure dans la jouissance de la fortune que dans l’augmentation de la fortune ; Divitiæ si riche, nolite cor apponere. Je ne nie pas ces observations et autres, mais elles sont un peu touchées par Aristote comme dans les passages de sa Rhétorique, et sont traitées dans quelques discours épars ; mais ils n’ont jamais été incorporés à la philosophie morale, à laquelle ils appartiennent essentiellement ; comme la connaissance de cette diversité de sols et de moisissures fait à l’agriculture,et la connaissance de la diversité des teints et des constitutions appartient au médecin, sauf que nous entendons suivre l’indiscrétion des empiriques, qui administrent les mêmes médicaments à tous les malades.

(6) Un autre article de cette connaissance est l’enquête touchant les affections ; car, comme dans la médecine du corps, c’est pour connaître d’abord les divers teints et constitutions ; deuxièmement, les maladies ; et enfin les cures : ainsi, en médecine de l’esprit, après avoir connu les divers caractères de la nature des hommes, il suit pour connaître les maladies et les infirmités de l’esprit, qui ne sont autres que les troubles et les troubles des affections. Car comme les anciens politiques des états populaires comparaient le peuple à la mer, et les orateurs aux vents ; parce que comme la mer serait d’elle-même calme et tranquille, si les vents ne se déplaçaient pas et ne la troublaient pas ; ainsi le peuple serait paisible et docile si les orateurs séditieux ne les mettaient en travail et en agitation : ainsi on peut dire avec justesse :que l’esprit dans sa nature serait tempéré et arrêté, si les affections, comme les vents, ne le mettaient en tumulte et en perturbation. Et ici encore, je trouve étrange, comme auparavant, qu’Aristote ait écrit divers volumes d’Éthique, et n’ait jamais traité des affections qui en est le sujet principal ; et cependant dans sa Rhétorique, où ils ne sont considérés que de manière collatérale et au second degré (puisqu’ils peuvent être émus par la parole), il leur trouve place et les traite bien pour la quantité ; mais où est leur véritable place, il les prétermine. Car ce ne sont pas ses discussions sur le plaisir et la douleur qui peuvent satisfaire cette enquête, pas plus que celui qui devrait généralement manier la nature de la lumière ne peut dire manier la nature des couleurs ; car le plaisir et la douleur sont aux affections particulières ce que la lumière est aux couleurs particulières.De meilleurs travaux, je suppose, si les stoïciens avaient été pris dans cet argument, pour autant que je puisse comprendre par ce que nous avons de seconde main. Mais pourtant c’est comme si c’était à leur manière, plutôt dans la subtilité des définitions (qui, dans un sujet de cette nature, ne sont que des curiosités), que dans les descriptions et les observations actives et amples. De même, je trouve quelques écrits particuliers d’une nature élégante, touchant à certaines des affections : comme de la colère, du réconfort sur les accidents défavorables, de la tendresse du visage, et d’autres. Mais les poètes et les écrivains d’histoires sont les meilleurs docteurs de cette connaissance ; où nous pouvons trouver peint, avec une grande vie, comment les affections sont allumées et suscitées ; et comment pacifié et abstenu ; et comment encore contenu de l’acte et du degré ultérieur ; comment ils se dévoilent ; Comment ils travaillent ; comment ils varient ; comment ils se rassemblent et se fortifient :comment ils sont enveloppés l’un dans l’autre ; et comment ils se battent et se rencontrent ; et d’autres particularités similaires. Parmi celles-ci, ce dernier est particulièrement utile en matière morale et civile ; comment, dis-je, opposer affection contre affection, et maîtriser l’une par l’autre ; de même que nous chassions bête avec bête, et volions oiseau avec oiseau, ce que nous ne pourrions autrement pas retrouver si facilement ; et l’espoir, pour le supprimant et en freinant le reste. Car comme dans le gouvernement des États il est parfois nécessaire de brider une faction avec une autre, il en est de même dans le gouvernement de l’intérieur.et d’autres particularités similaires. Parmi celles-ci, ce dernier est particulièrement utile en matière morale et civile ; comment, dis-je, opposer affection contre affection, et maîtriser l’une par l’autre ; de même que nous chassions bête avec bête, et volions oiseau avec oiseau, ce que nous ne pourrions autrement pas retrouver si facilement ; et l’espoir, pour le supprimant et en freinant le reste. Car comme dans le gouvernement des États il est parfois nécessaire de brider une faction avec une autre, il en est de même dans le gouvernement de l’intérieur.et d’autres particularités similaires. Parmi celles-ci, ce dernier est particulièrement utile en matière morale et civile ; comment, dis-je, opposer affection contre affection, et maîtriser l’une par l’autre ; de même que nous chassions bête avec bête, et volions oiseau avec oiseau, ce que nous ne pourrions autrement pas retrouver si facilement ; et l’espoir, pour le supprimant et en freinant le reste. Car comme dans le gouvernement des États il est parfois nécessaire de brider une faction avec une autre, il en est de même dans le gouvernement de l’intérieur.et voler oiseau avec oiseau, qui autrement nous ne pourrions pas récupérer si facilement : sur quelle base est érigé cet excellent usage de præmium et pæna, par lequel les états civils consistent : employant les affections prédominantes de la peur et de l’espoir, pour supprimer et brider le reste . Car comme dans le gouvernement des États il est parfois nécessaire de brider une faction avec une autre, il en est de même dans le gouvernement de l’intérieur.et voler oiseau avec oiseau, qui autrement nous ne pourrions pas récupérer si facilement : sur quelle base est érigé cet excellent usage de præmium et pæna, par lequel les états civils consistent : employant les affections prédominantes de la peur et de l’espoir, pour supprimer et brider le reste . Car comme dans le gouvernement des États il est parfois nécessaire de brider une faction avec une autre, il en est de même dans le gouvernement de l’intérieur.

(7) Venons-en maintenant aux points qui sont sous notre propre commandement, et qui ont de la force et de l’action sur l’esprit, pour affecter la volonté et l’appétit, et pour altérer les mœurs : où ils auraient dû gérer la coutume, l’exercice, l’habitude, l’éducation. , exemple, imitation, émulation, compagnie, amis, louange, réprimande, exhortation, renommée, lois, livres, études : tels qu’ils ont un usage déterminé dans les morales, l’esprit en souffre, et de ceux-ci sont de tels reçus et régiments composés et décrit, qui peut servir à recouvrer ou à préserver la santé et le bon état de l’esprit, en ce qui concerne la médecine humaine : dont le nombre nous insisterons sur un ou deux, comme exemple du reste, parce qu’il était trop long poursuivre tous ; et par conséquent nous reprenons la coutume et l’habitude pour ainsi dire.

(8) L’opinion d’Aristote me semble une opinion négligente, que de ces choses qui consistent par la nature, rien ne peut être changé par la coutume ; en utilisant, par exemple, que si une pierre est lancée dix mille fois, elle n’apprendra pas à monter ; et qu’en voyant ou en entendant souvent nous n’apprenons pas à mieux voir ou entendre. Car, bien que ce principe soit vrai dans les choses où la nature est péremptoire (la raison dont nous ne pouvons maintenant discuter), il en est cependant autrement dans les choses où la nature admet une latitude. Car il pourrait voir qu’un gant droit viendra plus facilement avec l’usage ; et qu’une baguette se pliera par l’usage autrement qu’elle n’a poussé ; et qu’en utilisant la voix nous parlons plus fort et plus fort ; et qu’en utilisant la chaleur ou le froid durables, nous le supportons mieux, et ainsi de suite :ce dernier genre a une ressemblance plus proche avec ce sujet de manières qu’il manipule, que ces exemples qu’il allègue. Mais, admettant sa conclusion que les vertus et les vices consistent dans l’habitude, il aurait dû d’autant plus enseigner la manière d’induire cette habitude : car il y a beaucoup de préceptes du sage ordonnant les exercices de l’esprit, comme il y en a exercices du corps, dont nous en réciterons quelques-uns.

(9) Le premier sera que nous nous gardions de ne pas prendre d’abord une tension trop élevée ou trop faible : car si elle est trop élevée, dans une nature timide vous découragez, dans une nature confiante vous élevez une opinion de facilité, et donc un paresseux ; et dans toutes les natures, vous engendrez une attente supplémentaire qui ne peut tenir, et donc une insatisfaction en fin de compte : si vous êtes trop faible, de l’autre côté, vous pouvez ne pas chercher à accomplir et à surmonter une grande tâche.

(10) Un autre précepte est de pratiquer toutes choses principalement à deux reprises, l’une lorsque l’esprit est le mieux disposé, l’autre lorsqu’il est le moins disposé ; que par l’un vous puissiez faire un grand pas, par l’autre vous pouvez travailler les nœuds et les pierres de l’esprit, et rendre les temps intermédiaires plus faciles et plus agréables.

(11) Un autre précepte est celui qu’Aristote mentionne en passant, qui est de porter toujours vers l’extrême contraire de celui auquel nous sommes naturellement inclinés ; comme pour ramer à contre-courant, ou faire une baguette droite en le pliant contrairement à sa torsion naturelle.

(12) Un autre précepte est que l’esprit est amené à quelque chose de mieux, et avec plus de douceur et de bonheur, si ce à quoi vous prétendez n’être pas le premier dans l’intention, mais tanquam aliud agendo, à cause de la haine naturelle de l’esprit contre la nécessité et contrainte. Beaucoup d’autres axiomes y touchent la gestion de l’exercice et de la coutume, qui, étant ainsi conduits, prouvent en effet une autre nature ; mais, étant gouverné par le hasard, ne prouve généralement qu’un singe de la nature, et produit ce qui est boiteux et contrefait.

(13) Donc, si nous devons manipuler des livres et des études, et quelle influence et quelle action ils ont sur les mœurs, n’y a-t-il pas divers préceptes de grande prudence et de direction qui s’y rapportent ? Un des pères indignés n’a-t-il pas appelé la poésie vi-num dæmonum, parce qu’elle multiplie les tentations, les troubles et les vaines opinions ? L’opinion d’Aristote n’est-elle pas digne d’être considérée, dans laquelle il dit : « Que les jeunes gens ne sont pas de bons auditeurs de philosophie morale, parce qu’ils ne sont pas établis par la chaleur bouillonnante de leurs affections, ni tempérés par le temps et l’expérience » ? Et ne vient-il pas de ceci, que ces excellents livres et discours des écrivains anciens (par lesquels ils ont persuadé la vertu le plus efficacement, en la représentant dans l’état et la majesté,et les opinions populaires contre la vertu dans leurs manteaux de parasites dignes d’être méprisés et tournés en dérision), sont de si peu d’effet sur l’honnêteté de la vie, parce qu’ils ne sont pas lus et tournés par les hommes dans leurs années mûres et sédentaires, mais confinés presque aux garçons et débutants ? Mais n’est-il pas vrai aussi, que beaucoup moins de jeunes gens sont de bons auditeurs des questions de politique, jusqu’à ce qu’ils aient été complètement aguerris en religion et en morale ; de peur que leurs jugements ne soient corrompus, et amenés à penser qu’il n’y a pas de vraies différences de choses, mais selon l’utilité et la fortune, comme le verset le décrit, Prosperum et felix scelus virtus vocatur ; et encore, Ille crucem pretium sceleris tulit, hic diadema : que les poètes parlent de façon satirique et indignée au nom de la vertu ; mais les livres de politique en parlent sérieusement et positivement ;car ainsi il plaît à Machiavel de dire : « Que si César avait été renversé, il aurait été plus odieux que jamais Catilina ; comme s’il n’y avait pas eu de différence, mais dans la fortune, entre une fureur de luxure et de sang, et le plus excellent esprit (son ambition réservée) du monde ? Encore une fois, n’y a-t-il pas une mise en garde à donner également aux doctrines des morales elles-mêmes (certaines sortes d’entre elles), de peur qu’elles ne rendent les hommes trop précis, arrogants, incompatibles ; comme le dit Cicéron de Caton, In Marco Catone hæc bona quæ videmus divina et egregia, ipsius scitote esse propria ; quæ nonunquam requirimus ea sunt omnia non a natura, sed a magistro ? Bien d’autres axiomes et conseils y touchent ces propriétés et ces effets que les études infusent et insufflent aux mœurs. Et ainsi, de même, y at-il touchant l’utilisation de tous ces autres points, de la compagnie, de la renommée,lois, et le reste, que nous avons récité au commencement dans la doctrine de la morale.

(14) Mais il existe une sorte de culture de l’esprit qui semble encore plus précise et élaborée que les autres, et est construite sur cette base ; que l’esprit de tous les hommes est tantôt dans un état plus parfait, tantôt dans un état plus dépravé. Le but, par conséquent, de cette pratique est de fixer et de chérir les bonnes heures de l’esprit, et d’effacer et d’éliminer le mal. La fixation du bien a été pratiquée par deux moyens, les vœux ou résolutions constantes, et les observances ou exercices ; qui ne doivent pas être considérés tant en eux-mêmes que parce qu’ils maintiennent l’esprit dans une obéissance continuelle. L’effacement du mal a été pratiqué par deux moyens, une sorte de rédemption ou d’expiation de ce qui est passé, et un commencement ou compte de novo pour le temps à venir. Mais cette partie semble sacrée et religieuse, et justement ;car toute bonne philosophie morale (comme on l’a dit) n’est qu’une servante de la religion.

(15) C’est pourquoi nous conclurons avec ce dernier point, qui est de tous les autres moyens le plus concis et le plus sommaire, et encore, le plus noble et le plus efficace pour réduire l’esprit à la vertu et à la bonne fortune ; c’est-à-dire l’élection et la proposition des fins bonnes et vertueuses de sa vie d’un homme, telles qu’elles peuvent être d’une manière raisonnable dans sa boussole à atteindre. Car si l’on suppose ces deux choses, qu’un homme met devant lui des fins honnêtes et bonnes, et encore, qu’il y soit résolu, constant et fidèle ; il s’ensuivra qu’il se moulera en toute vertu à la fois. Et c’est en effet comme l’œuvre de la nature ; tandis que l’autre cours est comme le travail de la main. Car, comme lorsqu’un sculpteur fait une image, il ne façonne que la partie sur laquelle il travaille ; comme s’il était sur le visage, la partie qui sera le corps n’est encore qu’une pierre grossière,jusqu’à ce qu’il y vienne. Mais au contraire, quand la nature fait une fleur ou un être vivant, elle forme les rudiments de toutes les parties à la fois. Ainsi, en obtenant la vertu par habitude, tandis qu’un homme pratique la tempérance, il ne profite pas beaucoup à la force, ni à quelque chose de semblable, mais quand il se consacre et s’applique à de bonnes fins, regardez, quelle vertu que la poursuite et le passage vers ces fins recommandent à lui, il est investi d’une disposition antérieure pour s’y conformer. Quel état d’esprit Aristote s’exprime excellemment, qu’il ne faut pas l’appeler vertueux, mais divin. Ses paroles sont les suivantes : Immanitati autem consentaneum est opponere eam, quæ supra humanitatem est, heroicam sive divinam virtutem ; et peu après, Nam ut feræ neque vitium neque virtus est, swic neque Dei :sed hic quidem status altius quiddam virtute est, ille aluid quiddam a vitio. Et donc nous pouvons voir quelle celsitude d’honneur Plinius Secundus attribue à Trajan dans son oraison funèbre, où il dit : ; » comme s’il n’avait pas été seulement une imitation de la nature divine, mais un modèle de celle-ci. Mais ce sont des passages païens et profanes, n’ayant qu’une ombre de cet état d’esprit divin, auquel la religion et la sainte foi conduisent les hommes, en imprimant sur leurs âmes la charité, qui est excellemment appelée le lien de la perfection, parce qu’elle comprend et attache toutes les vertus ensemble. Et comme le dit élégamment Ménandre de l’amour vain, qui n’est qu’une fausse imitation de l’amour divin,Amor melior Sophista lœvo ad humanam vitam - cet amour apprend à un homme à mieux se comporter que le sophiste ou le précepteur ; qu’il appelle gaucher, parce qu’avec toutes ses règles et ses préjugés, il ne peut former un homme si adroitement, ni avec cette facilité de se prendre et de se gouverner, comme peut le faire l’amour : alors certainement, si l’esprit d’un homme est vraiment enflammé avec la charité, elle le conduit tout à coup à une perfection plus grande que ne peut faire toute la doctrine de la morale, qui n’est qu’un sophiste en comparaison de l’autre. Bien plus, comme Xénophon l’a vraiment observé, toutes les autres affections, bien qu’elles élèvent l’esprit, le font pourtant en déformant et en déformant des extases ou des excès ; mais seul l’amour exalte l’esprit, et néanmoins au même instant le fixe et le compose : ainsi dans toutes les autres excellences, bien qu’elles fassent avancer la nature,pourtant ils sont sujets à l’excès. Seule la charité n’admet aucun excès. Car ainsi nous le voyons, aspirant à être comme Dieu en puissance, les anges ont transgressé et sont tombés ; Ascendam, et ero similis altissimo : en aspirant à être semblable à Dieu dans la connaissance, l’homme a transgressé et est tombé ; Eritis sicut Dii, scientes bonum et malum : mais en aspirant à une similitude de Dieu dans la bonté ou l’amour, ni l’homme ni l’ange n’ont jamais transgressé, ni ne transgresseront. Car à cette imitation nous sommes appelés : Diligite inimicos vestros, benefacite eis qui oderunt vos, et orate pro persequentibus et calumniantibus vos, ut sitis filii Patris vestri qui in cœlis est, qui solem suum oriri facit super bonos et malos, et pluit super justos et injustices. Ainsi, dans la première plate-forme de la nature divine elle-même, la religion païenne parle ainsi, Optimus Maximus : et les Saintes Écritures ainsi,Miscericordia ejus super omnia opera ejus.

(16) C’est pourquoi je conclus cette partie de la connaissance morale, concernant la culture et le régiment de l’esprit ; où si quelqu’un, considérant les arts que j’ai énumérés, juge que mon travail n’est que de rassembler en un art ou une science ce qui a été préterminé par d’autres, comme une question de bon sens et d’expérience, il juge bien. Mais comme Philocrate l’a joué avec Démosthène, « Vous ne pouvez pas vous émerveiller (les Athéniens) que Démosthène et moi-même différons ; car il boit de l’eau, et je bois du vin. et comme nous lisons une ancienne parabole des deux portes du sommeil -

« Sunt geminæ somni portæ : quarum altera fertur

Cornée, qua veris facilis datur exitus umbris :

Altera candenti perfecta nitens elephanto,

Sed falsa ad cœlum mittunt insomnia crinière : »

donc si nous mettons la sobriété et l’attention, nous trouverons une maxime sûre dans la connaissance, que la liqueur la plus agréable ("de vin") est la plus vaporeuse, et la porte la plus courageuse ("d’ivoire") envoie les rêves les plus faux .

(17) Mais nous avons maintenant conclu cette partie générale de la philosophie humaine, qui considère que l’homme sépare, et comme il se compose du corps et de l’esprit. Où nous pouvons en outre noter qu’il semble y avoir une relation ou une conformité entre le bien de l’esprit et le bien du corps. Car de même que nous avons divisé le bien du corps en santé, beauté, force et plaisir, de même le bien de l’esprit, recherché dans les connaissances rationnelles et morales, tend à cela, à rendre l’esprit sain et sans perturbation ; belle et honorée de décence ; et fort et agile pour tous les devoirs de la vie. Ces trois, comme dans le corps, ainsi dans l’esprit, se rencontrent rarement et se séparent couramment. Car il est facile d’observer que beaucoup ont de la force d’esprit et du courage, mais n’ont ni la santé des perturbations, ni aucune beauté ou décence dans leurs actions ;quelques-uns encore ont une élégance et une finesse d’allure qui n’ont ni la solidité de l’honnêteté ni la substance de la suffisance ; et quelques-uns encore ont des esprits honnêtes et réformés, qui ne peuvent ni devenir eux-mêmes ni diriger des affaires ; et parfois deux d’entre eux se rencontrent, et rarement les trois. Quant au plaisir, nous avons également déterminé que l’esprit ne doit pas être réduit à la stupidité, mais conserver le plaisir ; confiné plutôt dans son sujet que dans sa force et sa vigueur.confiné plutôt dans son sujet que dans sa force et sa vigueur.confiné plutôt dans son sujet que dans sa force et sa vigueur.

XXIII.

(1) La connaissance civile est au courant d’un sujet qui de tous les autres est le plus immergé dans la matière, et le moins réduit à l’axiome. Néanmoins, comme l’a dit Caton le Censeur : « Que les Romains étaient comme des brebis, car il vaut mieux qu’un homme en conduise un troupeau que l’un d’eux ; car dans un troupeau, si vous pouviez obtenir que quelques-uns marchent bien, le reste suivrait : « Ainsi, à cet égard, la philosophie morale est plus difficile que la politique. Encore une fois, la philosophie morale se propose l’encadrement de la bonté intérieure ; mais la science civile n’exige qu’une bonté extérieure ; pour cela comme à la société suffit. Et c’est pourquoi il arrive souvent qu’il y ait des temps mauvais dans les bons gouvernements : car ainsi nous trouvons dans l’histoire sainte, quand les rois étaient bons, pourtant il est ajouté, Sed adhuc poulus non direxerat cor suum ad Dominum Deum patrum suorum. Encore une fois, déclare, en tant que grands moteurs,avancez lentement, et ne soyez pas si vite mis hors cadre : car comme en Egypte les sept bonnes années ont soutenu les sept mauvaises, de même les gouvernements pour un temps bien fondés confirment les erreurs suivantes ; mais la résolution des personnes particulières est plus subitement subvertie. Ces égards nuancent quelque peu l’extrême difficulté de la science civile.

(2) Cette connaissance a trois parties, selon les trois actions sommaires de la société ; qui sont la conversation, la négociation et le gouvernement. Car l’homme cherche dans la société le confort, l’usage et la protection ; et ce sont trois sagesses de natures diverses qui se séparent souvent : la sagesse du comportement, la sagesse des affaires et la sagesse de l’État.

(3) La sagesse de la conversation ne doit pas être trop affectée, mais beaucoup moins méprisée ; car il a non seulement un honneur en soi, mais aussi une influence dans les affaires et le gouvernement. Le poète dit : Nec vultu destrue verba tuo : un homme peut détruire la force de ses paroles avec son visage ; ainsi peut-il de ses actes, dit Cicéron, recommandant à son frère l’affabilité et la facilité d’accès ; Aucun intérêt habere ostium apertum, vultum clausum : il n’est rien de gagné d’admettre les hommes la porte ouverte, et de les recevoir le visage fermé et réservé. Ainsi, nous voyons Atticus, avant la première entrevue entre César et Cicéron, la guerre dépendant, a sérieusement conseillé à Cicéron de toucher à la composition et à l’ordonnancement de son visage et de son geste. Et si le gouvernement de la physionomie est d’un tel effet, bien plus est celui de la parole,et autre voiture appartenant à la conversation ; le vrai modèle me semble bien exprimé par Tite-Live, quoique non destiné à cet effet : Ne aut arrogans videar, aut obnoxius ; quorum alterum est àlienæ libertatis obliti, alterum suæ : la somme des comportements est de conserver la dignité de l’homme, sans empiéter sur la liberté d’autrui. D’un autre côté, si le comportement et l’allure extérieure sont trop voulus, cela peut d’abord passer à l’affectation, puis Quid deformius quam scenam in vitam transferre - faire la vie d’un homme ? Mais bien qu’il n’aille pas à cet extrême, il consomme cependant du temps et emploie trop l’esprit. Et donc comme nous avons coutume de conseiller aux jeunes étudiants de tenir compagnie, en disant, Amici fures temporis : ainsi certainement l’intention de la discrétion du comportement est un grand voleur de méditation. De nouveau,ceux qui sont accomplis dans cette forme d’urbanité s’y plaisent et aspirent rarement à une plus haute vertu ; tandis que ceux qui ont des défauts recherchent la beauté par réputation ; car là où est la réputation, presque tout devient ; mais là où ce n’est pas le cas, il doit être fourni par des points et des compliments. Encore une fois, il n’y a pas de plus grand obstacle à l’action qu’une observation trop curieuse de la décence, et le guide de la décence, qui est le temps et la saison. Car, comme le dit Salomon, Qui respicit ad ventos, non seminat ; et qui respicit ad nubes, non metet : un homme doit saisir sa chance, aussi souvent qu’elle la trouve. Pour conclure, le comportement me semble être un vêtement de l’esprit, et avoir les conditions d’un vêtement. Car il doit être fait à la mode ; cela ne doit pas être trop curieux ;il doit être façonné de manière à exposer toute bonne fabrication de l’esprit et à cacher toute difformité ; et surtout, il ne doit pas être trop étroit ou restreint pour l’exercice ou le mouvement. Mais cette partie de la connaissance civile a été traitée avec élégance, et donc je ne peux pas la signaler comme déficiente.

(4) La sagesse touchant la négociation ou les affaires n’a pas été jusqu’ici rassemblée par écrit, à la grande dérogation du savoir et des professeurs du savoir. Car de cette racine jaillit principalement cette note ou opinion, qui par nous est exprimée en adage à cet effet, qu’il n’y a pas de grand concours entre l’érudition et la sagesse. Car des trois sagesses que nous avons établies pour se rapporter à la vie civile, pour la sagesse de conduite, c’est par les hommes instruits la plupart du temps méprisé, comme inférieur à la vertu et ennemi à la méditation ; pour la sagesse du gouvernement, ils s’acquittent bien quand ils y sont appelés, mais cela arrive à peu ; mais pour la sagesse des affaires, dans laquelle la vie de l’homme est la plus familière, il n’y a pas de livres à ce sujet, à l’exception de quelques annonces éparses, qui n’ont aucune proportion avec l’ampleur de ce sujet.Car si des livres étaient écrits sur ceci comme l’autre, je ne doute pas que des hommes instruits avec une moyenne expérience surpasseraient de loin les hommes d’une longue expérience sans apprendre, et les surpasseraient dans leur propre arc.

(5) Il n’est pas non plus besoin de douter que cette connaissance soit si variable qu’elle ne tombe pas sous le précepte ; car elle est bien moins infinie que la science du gouvernement, que l’on voit travaillée et en partie réduite. De cette sagesse, il semble que certains des anciens Romains dans les temps les plus tristes et les plus sages étaient des professeurs ; car Cicéron rapporte qu’il était alors en usage pour les sénateurs qui avaient le nom et l’opinion de sages généraux, comme Coruncanius, Curius, Lælius et bien d’autres, de se promener à certaines heures sur la place, et de donner audience à ceux qui voudraient utiliser leurs conseils ; et que les citoyens particuliers y recourraient et les consulteraient du mariage d’une fille, ou de l’emploi d’un fils, ou d’un achat ou d’un marché, ou d’une accusation, et de toute autre occasion incidente à la vie de l’homme.De même qu’il y a une sagesse de conseil et de conseil même dans les causes privées, résultant d’une vision universelle des affaires du monde ; qui est utilisé en effet sur des causes particulières avancées, mais est recueilli par l’observation générale de causes de même nature. Car ainsi nous voyons dans le livre que Q. Cicéron écrit à son frère, De pétitione consulatus (étant le seul livre d’affaires que je connaisse écrit par les anciens), bien qu’il concernait une action particulière alors à pied, pourtant la substance en consiste de nombreux axiomes sages et politiques, qui contiennent une direction non pas temporaire, mais perpétuelle dans le cas des élections populaires. Mais surtout nous pouvons voir dans ces aphorismes qui ont place parmi les écrits divins, composés par le roi Salomon, dont les Ecritures attestent que son cœur était comme le sable de la mer,englobant le monde et toutes les questions mondaines, nous voyons, dis-je, pas mal de mises en garde, de préceptes, de positions profonds et excellents, s’étendant à une grande variété d’occasions ; sur quoi nous resterons un moment, offrant à la considération un certain nombre d’exemples.

(6) Sed et cunctis sermonibus qui dicuntur ne accommode aurem tuam, ne forte au-dias servum tuum maledicentem tibi. Voici l’éloge du séjour prévoyant de l’enquête de ce que nous serions réticents à trouver : comme il a été jugé une grande sagesse dans Pom-peius Magnus qu’il a brûlé les papiers de Sertorius sans les lire.

Vir sapiens, si cum stulto prétenderit, sive irascatur, sive rideat, non veniet requiem. Ici est décrit le grand inconvénient qu’un homme sage a à entreprendre une personne plus légère que lui ; ce qui est un engagement tel que, qu’un homme tourne la question en plaisanterie, ou la tourne en chaleur, ou quelle que soit la manière dont il change de copie, il ne peut en aucun cas s’en séparer.

Qui délicat a pueritia nutrit servum suum, postea sentiet eum contumacem. Ici est signifié que si un homme commence trop haut en ses faveurs, cela finit généralement par de la méchanceté et de l’ingratitude.

Vidisti virum velocem in opere suo ? coram regibus stabit, nec erit inter ignobiles. On observe ici que de toutes les vertus pour s’élever à l’honneur, la rapidité d’expédition est la meilleure ; car souvent les supérieurs aiment à ne pas avoir ceux qu’ils emploient trop profondément ou trop en suffisance, mais prêts et diligents.

Vidi cunctos viventes qui ambulant sous semelle, cum adolescente secundo qui consurgit pro eo. Ici s’exprime ce qui fut noté par Sylla d’abord, et après lui par Tibère. Pleures adorant solem orientem quam occidentem vel meridianum.

Si spiritus potestatem habentis ascenderit super te, locum tuum ne demiseris ; quia cu-ratio faciet cessare peccata maxima. Ici, l’avertissement est donné, que sur le mécontentement, la retraite est de tous les cours le plus inapte ; car l’homme abandonne les choses au pire et se prive des moyens de les rendre meilleures.

Erat civitas parva, et pauci in ea viri : venit contra eam rex magnus, et vallavit eam, in-struxitque munitones per gyrum, et perfecta est obsidio ; inventusque est in ea vir pauper et sapiens, et liberavit eam per sapientiam suam ; et nullus deinceps recordatus est huminis illius pauperis. Ici est exposée la corruption des États, qui n’estiment ni la vertu ni le mérite plus longtemps qu’ils n’en usent.

Millis responsio Frangit Iram. Ici est noté que le silence ou la réponse grossière exaspèrent ; mais une réponse présente et tempérée pacifie.

Iter pigrorum quasi sepes spinarum. Ici est représenté de manière vivante combien la paresse laborieuse finit par s’avérer laborieuse ; car quand les choses sont remises jusqu’au dernier instant, et que rien n’est préparé d’avance, chaque pas trouve une ronce ou un obstacle, qui attrape ou s’arrête.

Melior est finis orationis quam principium. Ici est taxée la vanité des orateurs formels, qui étudient davantage les préfaces et les incitations, que les conclusions et les problèmes du discours.

Qui cognoscit in judicio faciem, non bene facit ; iste et pro buccella panis deseret ve-ritatem. Ici est noté, qu’un juge vaut mieux être un pot-de-vin qu’un accepteur de personnes ; car un juge corrompu offense moins qu’un facile.

Vir pauper calumnians pauperes simils est imbri vehementi, in quo paratur fames. Ici s’exprime l’extrémité des extorsions nécessaires, figurée dans l’antique fable du plein et de la sangsue affamée.

Fons turbatus pede, et vena corrupta, est justus cadens coram impio. Ici est noté, qu’une iniquité judiciaire et exemplaire à la face du monde trouble les fontaines de la justice plus que beaucoup d’injures particulières passées par la connivence.

Qui subtrahit aliquid a patre et a matre, et dicit hoc non esse peccatum, particeps est homicidii. On remarque ici que, tandis que les hommes, en faisant du tort à leurs meilleurs amis, ont l’habitude d’atténuer leur faute, comme s’ils pouvaient présumer ou être hardis à leur égard, cela aggrave en effet leur faute et la fait passer de l’injure à l’impiété.

Noli esse amicus homini iracundo, nec ambulato cum homine furioso. Ici, l’avertissement est donné, que dans l’élection de nos amis, nous évitons principalement ceux qui sont impatients, comme ceux qui nous épouseront à de nombreuses factions et querelles.

Qui conturbat domum suam, possidebit ventum. On remarque ici que, dans les séparations et les brèches domestiques, les hommes se promettent d’apaiser leur esprit et leur contentement ; mais ils sont toujours trompés dans leur attente, et cela tourne au vent.

Filius sapiens lætificat patrem : filius vero stultus mæstitia est matri suæ. Voici dis-tingued, que les pères ont le plus de confort de la bonne preuve de leurs fils ; mais les mères ont le plus d’inconfort de leur mauvaise preuve, parce que les femmes ont peu de discernement de la vertu, mais de la fortune.

Qui celat delictum, quærit amicitiam ; sed qui altero sermon repetit, separat fæderatos. Ici, la prudence est donnée, que la réconciliation est mieux gérée par une amnistie, et passant sur ce qui est passé, que par des excuses et des excuses.

In omni opere bono erit abondanteia ; ubi autem verba sunt plurima, ibi fréquenter egestas. On remarque ici que les mots et les discours abondent le plus là où il y a paresse et manque.

Primus in sua causa justus : sed venit altera pars, et inquiret in eum. On observe ici que, dans toutes les causes, le premier conte possède beaucoup ; en quelque sorte, que le préjudice ainsi causé sera à peine supprimé, à moins que certains abus ou faussetés dans l’information ne soient détectés.

Verba bilinguis quasi simplicia, et ipsa perveniunt ad interiora ventris. Ici se distingue cette flatterie et cette insinuation, qui semblent figées et artificielles, ne s’enfoncent pas loin ; mais cela entre profondément qui a le spectacle de la nature, de la liberté et de la simplicité.

Qui erudit derisorem, ipse sibi injuriam facit ; et qui arguit impium, sibi maculam generat. Ici, la prudence est donnée à la manière dont nous donnons de la répréhension aux natures arrogantes et méprisantes, dont la manière est de l’estimer avec mépris, et en conséquence de la rendre.

Da sapienti occasionem, et addetur ei sapientia. Ici se distingue la sagesse introduite dans l’habitude, et celle qui n’est que verbale et ne nage que dans la vanité ; car l’un à l’occasion présentée est vivifié et redoublé, l’autre est étonné et confus.

Quomodo in aquis resplendissant vultus prospicientium, sic corda hominum manifesta sunt prudentibus. Ici, l’esprit d’un sage est comparé à un verre où sont représentées les images de toute la diversité des natures et des coutumes ; de quelle représentation procède cette demande,

« Qui sapit, innumeris moribus aptus erit. »

(7) Ainsi suis-je resté un peu plus longtemps sur ces phrases politiques de Salomon qu’il n’est agréable à la proportion d’un exemple ; conduit avec un désir de donner autorité à cette partie de la connaissance, que j’ai noté comme déficiente, par un si excellent précédent ; et je les ai également accompagnés de brèves observations, telles qu’à mon sens n’offrent aucune violence au sens, bien que je sache qu’elles peuvent être appliquées à un usage plus divin : mais il est permis, même en divinité, que certaines interprétations, oui, et certains écrits ont plus de l’aigle que d’autres ; mais en les prenant pour des instructions de vie, ils auraient pu recevoir de grands discours, si je les aurais rompus et illustrés par des déductions et des exemples.

(8) Cela n’était pas non plus utilisé uniquement chez les Hébreux, mais on le trouve généralement dans la sagesse des temps les plus anciens ; que lorsque les hommes découvriraient une observation qu’ils pensaient être bonne pour la vie, ils la rassembleraient et l’exprimeraient en parabole, en aphorisme ou en fable. Mais pour les fables, ils étaient suppléants et suppléants là où les exemples échouaient : maintenant que les temps regorgent d’histoire, le but est meilleur quand la marque est vivante. Et donc la forme d’écriture qui de toutes les autres est la plus propre à cet argument variable de négociation et d’occasions est celle que Machiavel a choisie avec sagesse et judicieusement pour le gouvernement ; à savoir, discours sur des histoires ou des exemples. Car la connaissance fraîchement tirée et à notre avis à partir de détails, connaît à nouveau le meilleur chemin vers les détails. Et il a beaucoup plus de vie pour la pratique quand le discours s’occupe de l’exemple,que lorsque l’exemple accompagne le discours. Car ce n’est pas un point d’ordre, comme il semble au premier abord, mais de fond. Car lorsque l’exemple est le fondement, étant inscrit dans une histoire en général, il est inscrit avec toutes les circonstances, qui peuvent tantôt contrôler le discours qui y est fait, tantôt le fournir, comme un modèle même d’action ; tandis que les exemples allégués pour le discours sont cités succinctement, et sans particularité, et portent un aspect servile envers le discours qu’ils sont amenés à réparer.comme un modèle même d’action ; tandis que les exemples allégués pour le discours sont cités succinctement, et sans particularité, et portent un aspect servile envers le discours qu’ils sont amenés à réparer.comme un modèle même d’action ; tandis que les exemples allégués pour le discours sont cités succinctement, et sans particularité, et portent un aspect servile envers le discours qu’ils sont amenés à réparer.

(9) Mais cette différence n’est pas inutile à se rappeler, que comme l’histoire des temps est le meilleur terrain pour le discours du gouvernement, comme Machiavel le gère, ainsi les histoires des vies sont le plus populaire pour le discours des affaires, parce qu’il est plus familier dans les actions privées. Bien plus, il y a un terrain de discours à cet effet plus approprié qu’eux deux, qui est le discours sur les lettres, telles qu’elles sont sages et lourdes, comme beaucoup le sont de Cicéron ad Atticum, et d’autres. Car les lettres ont une représentation plus grande et plus particulière des affaires que les chroniques ou les vies. Ainsi avons-nous parlé à la fois de la matière et de la forme de cette partie de la science civile, touchant la négociation, que nous constatons comme déficiente.

(10) Mais cependant il y a une autre partie de cette partie, qui diffère autant de celle dont nous avons parlé que sapere et sibi sapere, l’une se déplaçant pour ainsi dire vers la circonférence, l’autre vers le centre. Car il y a une sagesse de conseil, et encore il y a une sagesse de presser la propre fortune d’un homme ; et ils se rencontrent parfois et se séparent souvent. Car beaucoup sont sages dans leurs propres voies qui sont faibles pour le gouvernement ou le conseil ; comme les fourmis, qui est une créature sage pour elle-même, mais très nuisible pour le jardin. Cette sagesse dont les Romains ont pris beaucoup de connaissance : Nam pol sapiens (dit le poète comique) fingit fortunam sibi ; et c’est devenu un adage, Faber quisque fortunæ propriæ ; et Tite-Live l’attribua à Caton le premier, In hoc viro tanta vis animi et ingenii inerat, ut quocunque loco natus esset sibi ipse fortunam facturus videretur.

(11) Cette vanité ou position, si elle est trop déclarée et professée, a été considérée comme une chose impolitique et malchanceuse, comme on l’a observé chez Timothée l’Athénien, qui, ayant rendu de nombreux grands services à l’État dans son gouvernement, et donnant un compte rendu au peuple comme la manière était, a conclu chaque détail avec cette clause, "Et dans cette fortune n’avait aucune part." Et il arriva qu’il ne prospéra jamais dans tout ce qu’il prit en main par la suite. Car c’est trop haut et trop arrogant, savourant ce qu’Ézéchiel dit de Pharaon, Dicis, Fluvius est neus et ego feci memet ipsum ; ou de ce dont parle un autre prophète, que les hommes offrent des sacrifices à leurs filets et à leurs pièges ; et ce que le poète exprime,

« Dextra mihi Deus, et telum quod missile libro,

Nunc adsint !

Car ces confidences étaient toujours impies et non bénies ; et, par conséquent, ceux qui étaient vraiment de grands politiques attribuèrent jamais leurs succès à leur félicité et non à leur habileté ou à leur vertu. Car c’est ainsi que Sylla s’est surnommé Félix, pas Magnus. Alors César dit au capitaine du navire, Césarem portas et fortunam ejus.

(12) Mais pourtant, néanmoins, ces positions, Faber quisque fortunæ suæ : Sapiens domi-nabitur astris : Invia virtuti null est via, etc., étant prises et utilisées comme aiguillons à l’industrie, et non comme étriers à l’insolence, plutôt pour résolution que pour la présomption ou la déclaration extérieure, ont toujours été considérés comme sains et bons ; et il n’est pas question d’imprimé dans les plus grands esprits, qui sont si sensibles à cette opinion qu’ils peuvent à peine la contenir en eux. Comme on le voit chez Auguste César (qui était plutôt différent de son oncle qu’inférieur en vertu), comment, lorsqu’il mourut, il demanda à ses amis autour de lui de le féliciter, comme s’il se sentait conscient qu’il avait bien joué son rôle. sur la scène. Cette partie des connaissances que nous signalons également comme étant déficiente ; non pas qu’elle soit trop pratiquée, mais elle n’a pas été réduite à l’écriture. Et donc,de peur qu’il ne semble à quiconque qu’il n’est pas compréhensible par l’axiome, il est nécessaire, comme nous l’avons fait dans le premier, que nous en notions quelques têtes ou passages.

(13) Dans lequel il peut apparaître au premier abord un argument nouveau et inhabituel pour enseigner aux hommes comment élever et faire fortune ; une doctrine dans laquelle chaque homme sera peut-être prêt à se donner un disciple, jusqu’à ce qu’il voie la difficulté : car la fortune est aussi lourde que la vertu ; et c’est une chose aussi dure et sévère d’être un vrai politique que d’être vraiment moral. Mais la manipulation de ceci concerne grandement l’apprentissage, à la fois en honneur et en substance. En l’honneur, parce que les hommes pragmatiques ne peuvent pas partir avec l’opinion que l’apprentissage est comme une alouette, qui peut monter et chanter, et se faire plaisir, et rien d’autre ; mais peut savoir qu’elle tient aussi du faucon, qui peut planer dans les airs, et peut aussi descendre et frapper la proie. En substance, parce que c’est la loi parfaite de la recherche de la vérité, que rien ne soit dans le globe de la matière,qui ne devrait pas être de même dans le globe de cristal ou de forme ; c’est-à-dire qu’il n’y a rien dans l’être et dans l’action qui ne doive être attiré et recueilli dans la contemplation et la doctrine. Ni l’apprentissage n’admire ni n’estime cette architecture de la fortune autrement que comme celle d’une œuvre inférieure, car la fortune d’aucun homme ne peut être une fin digne de son être, et bien des fois les hommes les plus dignes abandonnent volontiers leur fortune pour de meilleurs respects : mais néanmoins la fortune comme organe de vertu et de mérite mérite la considération.car la fortune de personne ne peut être une fin digne de son être, et bien des fois les hommes les plus dignes abandonnent volontiers leur fortune pour de meilleurs respects : mais néanmoins la fortune comme organe de vertu et de mérite mérite la considération.car la fortune de personne ne peut être une fin digne de son être, et bien des fois les hommes les plus dignes abandonnent volontiers leur fortune pour de meilleurs respects : mais néanmoins la fortune comme organe de vertu et de mérite mérite la considération.

(14) Premièrement, donc, le précepte que je conçois être le plus sommaire envers la fortune qui prévaut, est d’obtenir cette fenêtre dont Momus avait besoin ; qui voyant dans le cadre du cœur de l’homme de tels angles et recoins, trouva à redire qu’il n’y avait pas une fenêtre pour les regarder ; c’est-à-dire de se procurer de bonnes informations sur les détails touchant les personnes, leurs natures, leurs désirs et leurs fins, leurs coutumes et leurs modes, leurs aides et leurs avantages, et par lesquelles elles se trouvent principalement, ainsi encore leurs faiblesses et leurs inconvénients, et où elles se trouvent le plus ouvertement et odieux, leurs amis, factions, dépendances ; et encore leurs contraires, envieux, concurrents, leurs humeurs et leurs temps, Sola viri molles aditus et tempora noras ; leurs principes, règles, et observations, et ainsi de suite : et ceci non seulement des personnes mais des actions ; ce qui est à pied de temps en temps,et comment ils sont conduits, favorisés, opposés, et comment ils importent, et ainsi de suite. Car la connaissance des actions présentes n’est pas seulement matérielle en elle-même, mais sans elle aussi la connaissance des personnes est très erronée : car les hommes changent avec les actions ; et tandis qu’ils sont à leur poursuite, ils sont un, et quand ils reviennent à leur nature, ils sont un autre. Ces informations sur les particuliers, touchant les personnes et les actions, sont comme les propositions mineures de tout syllogisme actif ; car aucune excellence d’observations (qui sont comme les propositions majeures) ne peut suffire à fonder une conclusion, s’il y a erreur et méprise chez les mineurs.pour les hommes changent avec les actions ; et tandis qu’ils sont à leur poursuite, ils sont un, et quand ils reviennent à leur nature, ils sont un autre. Ces informations sur les particuliers, touchant les personnes et les actions, sont comme les propositions mineures de tout syllogisme actif ; car aucune excellence d’observations (qui sont comme les propositions majeures) ne peut suffire à fonder une conclusion, s’il y a erreur et méprise chez les mineurs.pour les hommes changent avec les actions ; et tandis qu’ils sont à leur poursuite, ils sont un, et quand ils reviennent à leur nature, ils sont un autre. Ces informations sur les particuliers, touchant les personnes et les actions, sont comme les propositions mineures de tout syllogisme actif ; car aucune excellence d’observations (qui sont comme les propositions majeures) ne peut suffire à fonder une conclusion, s’il y a erreur et méprise chez les mineurs.

(15) Que cette connaissance soit possible, Salomon est notre garant, qui dit : Consilium in corde viri tanquam aqua profunda ; sed vir prudens exhauriet illud. Et bien que la connaissance elle-même ne tombe pas sous le précepte parce qu’elle est d’individus, cependant les instructions pour l’obtenir le peuvent.

(16) Nous commencerons donc par ce précepte, selon l’ancienne opinion, que le nerf de la sagesse est la lenteur de la croyance et la méfiance ; qu’on accorde plus de confiance aux visages et aux actes qu’aux paroles ; et en mots plutôt aux passages soudains et aux mots surpris qu’aux mots fixés et déterminés. Que l’on ne craigne pas non plus ce qui est dit, Fronti nulla fides, qui est signifié d’un comportement extérieur général, et non des mouvements et des travaux privés et subtils du visage et du geste ; qui, comme le dit élégamment Q. Cicéron, est Animi janua, "la porte de l’esprit". Aucun plus proche que Tibère, et pourtant Tacite dit de Gallus, Etenim vultu offensionem conjectaverat. Donc encore une fois, notant le caractère différent et la manière dont il a félicité Germanicus et Drusus au Sénat, il dit :touchant sa mode où il portait son discours de Germanicus, ainsi : Magis in speciem ornamentatis verbis, quam ut penitus sentire crederetur ; mais de Drusus ainsi : Paucioribus sed intentior, et fida oratione ; et dans un autre endroit, parlant de son caractère de parole quand il faisait quelque chose qui était gracieux et populaire, il dit : « Qu’en d’autres choses il était velut eluctantium verbo-rum ; mais là encore, solutius loquebatur quando subveniret. De sorte qu’il n’y a pas un tel artisan de la dissimulation, ni un tel visage commandé (vultus jussus), qui puisse séparer d’un conte feint certaines de ces modes, soit une mode plus légère et insouciante, soit plus fixe et formelle, soit plus ennuyeuse et errant, ou venant d’un homme plus sec et dur.Paucioribus sed intentior, et fida oratione ; et dans un autre endroit, parlant de son caractère de parole quand il faisait quelque chose qui était gracieux et populaire, il dit : « Qu’en d’autres choses il était velut eluctantium verbo-rum ; mais là encore, solutius loquebatur quando subveniret. De sorte qu’il n’y a pas un tel artisan de la dissimulation, ni un tel visage commandé (vultus jussus), qui puisse séparer d’un conte feint certaines de ces modes, soit une mode plus légère et insouciante, soit plus fixe et formelle, soit plus ennuyeuse et errant, ou venant d’un homme plus sec et dur.Paucioribus sed intentior, et fida oratione ; et dans un autre endroit, parlant de son caractère de parole quand il faisait quelque chose qui était gracieux et populaire, il dit : « Qu’en d’autres choses il était velut eluctantium verbo-rum ; mais là encore, solutius loquebatur quando subveniret. De sorte qu’il n’y a pas un tel artisan de la dissimulation, ni un tel visage commandé (vultus jussus), qui puisse séparer d’un conte feint certaines de ces modes, soit une mode plus légère et insouciante, soit plus fixe et formelle, soit plus ennuyeuse et errant, ou venant d’un homme plus sec et dur.De sorte qu’il n’y a pas un tel artisan de la dissimulation, ni un tel visage commandé (vultus jussus), qui puisse séparer d’un conte feint certaines de ces modes, soit une mode plus légère et insouciante, soit plus fixe et formelle, soit plus ennuyeuse et errant, ou venant d’un homme plus sec et dur.De sorte qu’il n’y a pas un tel artisan de la dissimulation, ni un tel visage commandé (vultus jussus), qui puisse séparer d’un conte feint certaines de ces modes, soit une mode plus légère et insouciante, soit plus fixe et formelle, soit plus ennuyeuse et errant, ou venant d’un homme plus sec et dur.

(17) Les actes ne sont pas non plus des gages si sûrs qu’on peut leur faire confiance sans une considération judicieuse de leur ampleur et de leur nature : Fraus sibi in parvis fidem præstruit ut majore emolumento fallat ; et l’Italien se croit sur le point d’être acheté et vendu, quand il est mieux utilisé qu’il n’avait coutume de l’être sans cause manifeste. Pour de petites faveurs, elles ne font qu’endormir les hommes, à la fois par prudence et par industrie ; et sont, comme Démosthène les appelle, Alimenta socordiæ. Ainsi nous voyons encore combien la nature de certains actes est fausse, en ce particulier que Mutianus a pratiqué sur Antonius Primus, sur cette réconciliation creuse et infidèle qui a été faite entre eux ; sur quoi Mutianus avança plusieurs des amis d’Antonius, Simul amicis ejus præfecturas et tribunatus largitur : où, sous prétexte de le renforcer,il l’a désolé, et a gagné de lui ses dépendants.

(18) Quant aux mots, bien qu’ils soient comme des eaux pour les médecins, pleins de flatterie et d’incertitude, ils ne doivent cependant pas être méprisés spécialement avec l’avantage de la passion et de l’affection. Car ainsi nous voyons Tibère, sur un discours cinglant et exaspérant d’Agrippine, fit un pas en avant de sa dissimulation quand il dit : « Tu es blessé parce que tu ne règnes pas ; dont Tacite dit : Audita hæc raram occulti pectoris vocem elicuere : correptamque Græco versu admonuit, ideo lædi quia non regnaret. Et, par conséquent, le poète appelle élégamment les passions tortures qui poussent les hommes à avouer leurs secrets :

"Vino torus et ira."

Et l’expérience montre qu’il y a peu d’hommes si fidèles à eux-mêmes et si déterminés, mais que, tantôt sur la chaleur, tantôt sur la bravoure, tantôt sur la bonté, tantôt sur le trouble de l’esprit et la faiblesse, ils s’ouvrent ; surtout s’ils y sont soumis avec une contre-dissimulation, selon le proverbe espagnol, Di mentira, y sacar as verdad : « Dis un mensonge et trouve une vérité.

(19) Quant à la connaissance des hommes qui est de seconde main à partir des rapports : les faiblesses et les défauts des hommes sont mieux connus de leurs ennemis, leurs vertus et capacités de leurs amis, leurs coutumes et temps de leurs serviteurs, leurs vanités et opinions de leurs amis familiers, avec qui ils discutent le plus. La renommée générale est légère, et les opinions conçues par les supérieurs ou les égaux sont trompeuses ; car pour de tels hommes sont plus masqués : Verior fama e domesticis emanat.

(20) Mais la révélation et l’explication les plus solides des hommes se font par leur nature et leurs fins, où les hommes les plus faibles sont mieux interprétés par leur nature et les plus sages par leurs fins. Car c’était à la fois aimablement et sagement dit (bien que je pense très faussement) par un nonce du Pape, revenant d’une certaine nation où il servait de chef ; dont l’avis étant demandé sur la nomination d’un pour aller à sa place, il souhaita qu’en tout cas on n’en envoyât pas un qui fût trop sage ; parce qu’aucun homme très sage n’aurait jamais imaginé ce qu’ils faisaient dans ce pays. Et certainement c’est une erreur fréquente pour les hommes de tirer dessus, et de supposer des extrémités plus profondes et plus de portées de boussole qu’elles ne le sont : le proverbe italien étant élégant, et pour la plupart vrai : -

« Di danari, di senno, e di fede,

C’è ne manco che non credi.

"Il y a généralement moins d’argent, moins de sagesse et moins de bonne foi que les hommes ne se rendent compte."

(21) Mais les princes, pour une bien autre raison, sont mieux interprétés par leur nature, et les personnes privées par leurs fins. Car les princes étant au sommet des désirs humains, ils n’ont pour la plupart pas de fins particulières auxquelles ils aspirent, par la distance à laquelle un homme pourrait prendre la mesure et l’échelle du reste de leurs actions et désirs ; ce qui est l’une des causes qui rendent leur cœur plus impénétrable. Il ne suffit pas non plus de s’informer dans les fins et les natures des hommes de leur variété seulement, mais aussi de la prédominance, de l’humour qui règne le plus et de la fin principalement recherchée. Car ainsi on le voit, quand Tigellinus se vit devancé par Petronius Turpilianus dans les humeurs de plaisirs de Néron, metus ejus rimatur, il agit sur les peurs de Néron, par quoi il brisa le cou de l’autre.

(22) Mais pour toute cette partie de l’enquête, la voie la plus concise repose sur trois choses ; le premier, avoir une connaissance générale et une intériorité avec ceux qui ont une connaissance générale et regardent le plus le monde ; et spécialement selon la diversité des affaires, et la diversité des personnes, avoir l’intimité et la conversation avec quelqu’un au moins un ami qui est parfait et bien intelligent dans tous les genres. La seconde est de garder une bonne médiocrité dans la liberté de parole et le secret ; dans la plupart des choses la liberté ; secret là où il importe ; car la liberté de parole invite et provoque l’usage de la liberté à nouveau, et apporte ainsi beaucoup à la connaissance d’un homme ; et le secret de l’autre côté induit la confiance et l’intériorité. Le dernier est la réduction du moi d’un homme à cette habitude vigilante et sereine, de rendre compte et de dessein,dans chaque conférence et action, aussi bien pour observer que pour agir. Car, comme Épictète voudrait qu’un philosophe dans chaque action particulière se dise : Et hoc volo, et etiam institutum servare ; ainsi un homme politique en tout devrait se dire : Et hoc volo, ac etiam aliquid addiscere. Je suis resté plus longtemps sur ce précepte d’obtenir de bons renseignements, parce qu’il est une partie principale à part entière, qui répond à tout le reste. Mais, par-dessus toutes choses, il faut prendre garde que les hommes ont un bon séjour et prise sur eux-mêmes, et que beaucoup de savoir ne font pas appel à beaucoup d’ingérence ; car rien n’est plus malheureux que l’ingérence légère et téméraire dans beaucoup de choses. Pour que cette variété de connaissances tende en conclusion mais seulement à cela, à faire un choix meilleur et plus libre des actions qui peuvent nous concerner,et de les conduire avec le moins d’erreurs et le plus de dextérité.

(23) Le deuxième précepte concernant cette connaissance est, pour les hommes de prendre de bonnes informations concernant leur propre personne, et de bien se comprendre eux-mêmes ; sachant que, comme le dit saint Jacques, bien que les hommes regardent souvent dans un verre, ils s’oublient tout à coup eux-mêmes ; où, comme le verre divin est la Parole de Dieu, de même le verre politique est l’état du monde, ou les temps dans lesquels nous vivons, dans lesquels nous devons nous contempler.

(24) Car les hommes doivent avoir une opinion impartiale de leurs propres capacités et vertus ; et encore de leurs besoins et empêchements ; comptabiliser ceux-ci avec le plus, et les autres avec le moins ; et à partir de ce point de vue et de cet examen pour encadrer les considérations suivantes.

(25) D’abord, considérer comment la constitution de leur nature s’accorde avec l’état général des temps ; qui s’ils trouvent agréable et convenable, alors en toutes choses pour se donner plus de portée et de liberté ; mais si différent et dissonant, alors dans tout le cours de leur vie pour être plus étroit retiré, et réservé ; comme nous le voyons dans Tibère, qui n’a jamais été vu à une pièce de théâtre, et n’est pas entré au sénat dans douze de ses dernières années ; tandis qu’Auguste César a toujours vécu aux yeux des hommes, ce que Tacite observe, alias Tiberio morum via.

(26) Deuxièmement, d’examiner comment leur nature s’accorde avec les professions et les cours de la vie, et en conséquence de faire des choix, s’ils sont libres ; et, s’il est engagé, de faire le départ à la première occasion ; comme nous le voyons, le duc Valentin, qui avait été conçu par son père pour une profession sacerdotale, l’a abandonnée peu de temps après en raison de ses rôles et de son inclination ; étant tels, néanmoins, comme un homme ne peut pas bien dire s’ils étaient pires pour un prince ou pour un prêtre.

(27) Troisièmement, considérer comment ils trient avec ceux qu’ils sont comme avoir des concurrents et des concurrents ; et de prendre ce cours où il y a le plus de solitude, et eux-mêmes aiment être les plus éminents ; comme César Julius, qui d’abord était un orateur ou un plaideur ; mais quand il vit l’excellence de Cicéron, Hortensius, Catulus et d’autres pour l’éloquence, et vit qu’il n’y avait d’homme de réputation pour les guerres que Pompée, sur qui l’État était forcé de s’appuyer, il abandonna sa course commencée vers un civil et grandeur populaire et transféra ses desseins à une grandeur martiale.

(28) Quatrièmement, dans le choix de leurs amis et personnes à charge, procéder selon la composition de leur propre nature ; comme nous pouvons le voir dans César, tous dont les amis et les partisans étaient des hommes actifs et efficaces, mais non solennels, ou de réputation.

(29) Cinquièmement, faire particulièrement attention à la façon dont ils se guident par des exemples, en pensant pouvoir faire ce qu’ils voient faire aux autres ; tandis que peut-être leurs natures et leurs voitures sont-elles très différentes. Dans quelle erreur se trouve-t-il Pompée, dont Cicéron dit qu’il avait coutume de dire : Sylla potuit, ego non potero ? Dans lequel il a été beaucoup abusé, la nature et les procédures de lui-même et de son exemple étant les plus dissemblables du monde ; l’un étant féroce, violent et pressant le fait ; l’autre solennelle et pleine de majesté et de circonstance, et donc la moins efficace.

Mais ce précepte touchant la connaissance politique de nous-mêmes a bien d’autres branches, sur lesquelles nous ne pouvons insister.

(30) A côté de la bonne compréhension et du discernement du moi de l’homme, suit le puits qui s’ouvre et se révèle le moi de l’homme ; où nous ne voyons rien de plus habituel que pour l’homme le plus capable de faire le moins d’exposition. Car il y a un grand avantage à bien exposer les vertus, les fortunes, les mérites d’un homme ; et encore, dans la couverture artificielle des faiblesses, des défauts, des disgrâces d’un homme ; rester sur l’un, glisser de l’autre ; chérir l’un par les circonstances, honorer l’autre par l’exposition, et ainsi de suite. Où nous voyons ce que Tacite dit de Mutianus, qui était le plus grand politique de son temps, Omnium quæ dixerat feceratque arte quadam ostentator, qui exige en effet un certain art, de peur qu’il ne devienne ennuyeux et arrogant ; mais pourtant ainsi, puisque l’ostentation (quoiqu’elle soit au premier degré de vanité) me semble plutôt un vice de mœurs que de politique ;car, comme on dit, Audacter calumniare, semper aliquid hæret ; donc, à moins que ce ne soit dans un degré ridicule de déformation, Audacter te vendita, semper aluquid hæret. Car il s’attachera au genre d’hommes les plus ignorants et inférieurs, bien que les hommes de sagesse et de rang lui sourient et le méprisent ; et pourtant l’autorité a gagné avec beaucoup de doth contrebalancer le dédain de quelques-uns. Mais si elle est menée avec décence et gouvernement, comme d’une manière naturelle, agréable et ingénieuse ; ou à des moments où il est mélangé avec un certain danger et insécurité (comme chez les militaires) ; ou à des moments où les autres sont les plus enviés ; ou avec un passage facile et insouciant vers elle et depuis elle, sans trop s’attarder ni être trop sérieux ; ou avec une égale liberté de s’imposer soi-même, ainsi que de se faire grâce ; ou à l’occasion de repousser ou de rabaisser la blessure ou l’insolence d’autrui ;cela ajoute beaucoup à la réputation : et sûrement pas quelques natures solides, qui veulent cette ventosité et ne peuvent naviguer dans la hauteur des vents, ne sont pas sans quelque préjugé et désavantage par leur modération.

(31) Mais pour ces fioritures et ces améliorations de la vertu, puisqu’elles ne sont peut-être pas inutiles, il est donc au moins nécessaire que la vertu ne soit pas dévalorisée et abaissée sous le juste prix, ce qui se fait de trois manières - en offrant et en faisant obstacle à un homme. soi, dans lequel les hommes pensent qu’il est récompensé lorsqu’il est accepté ; en en faisant trop, ce qui ne laissera pas reposer ce qui est bien fait, et finit par provoquer la satiété ; et en trouvant trop tôt le fruit de la vertu d’un homme, dans l’éloge, les applaudissements, l’honneur, la faveur ; où si un homme se contente d’un peu, qu’il entende ce qui est vraiment dit : Cave ne insuetus rebus majoribus videaris, si hæc te res parva sicuti magna delectat.

(32) Mais la couverture des défauts n’est pas moins importante que l’évaluation des bonnes pièces ; ce qui peut être fait de même de trois manières - par prudence, par couleur et par confiance. La prudence, c’est quand les hommes évitent ingénieusement et discrètement d’être mis dans les choses pour lesquelles ils ne sont pas appropriés ; tandis qu’au contraire des esprits audacieux et inquiets se lanceront dans les choses sans différence, et ainsi publieront et proclameront tous leurs besoins. La couleur, c’est quand les hommes se frayent un chemin pour avoir une construction faite de leurs défauts ou de leurs besoins, comme procédant d’une meilleure cause ou destinés à un autre but. Car de celui qu’il est bien dit,

« Sæpe latet vitium proximate boni »,

et c’est pourquoi tout ce que veut un homme, il doit voir qu’il prétend la vertu qui l’ombre ; comme s’il était émoussé, il doit affecter la gravité ; si un lâche, la douceur ; et donc le reste. Pour le second, un homme doit trouver une cause probable pour laquelle il ne devrait pas faire de son mieux, et pourquoi il devrait dissimuler ses capacités ; et à cette fin doit utiliser pour dissimuler ces capacités qui sont notoires en lui, pour donner la couleur que ses vrais besoins ne sont que des industries et des dissimulations. Pour la confiance, c’est le dernier mais le plus sûr remède - à savoir, déprimer et sembler mépriser tout ce qu’un homme ne peut pas atteindre ; observant le bon principe des marchands, qui s’efforcent d’élever le prix de leurs propres marchandises et de faire baisser le prix des autres. Mais il y a une confiance qui dépasse cet autre, qui est d’affronter les propres défauts d’un homme,en semblant concevoir qu’il est le meilleur dans les choses où il échoue ; et, pour aider encore, à sembler de l’autre côté qu’il a le moins d’opinion de lui-même dans les choses où il est le mieux : comme nous le verrons communément dans les poètes, que s’ils montrent leurs vers, et vous sauf à n’importe quel , ils diront : « Que cette ligne leur a coûté plus de travail qu’aucune des autres ; et maintenant sembleront désactiver et suspecter plutôt une autre ligne, qu’ils connaissent assez bien pour être le meilleur du nombre. Mais surtout, dans ce redressement et cette aide d’un homme dans sa propre voiture, il doit prendre garde qu’il ne se montre pas démonté et exposé au mépris et à l’injure, par trop de douceur, de bonté et de facilité de la nature ; mais montrez quelques étincelles de liberté, d’esprit et de tranchant. Quel genre de voiture fortifiée,avec une récusation facile d’un homme contre les mépris, est parfois par nécessité imposée aux hommes par un peu de leur personne ou de leur fortune ; mais il réussit toujours avec bonheur.

(33) Un autre précepte de cette connaissance est par tous les efforts possibles d’encadrer l’esprit pour qu’il soit souple et obéissant à l’occasion ; car rien n’entrave autant la fortune des hommes que ceci : Idem manebat, neque idem decebat - les hommes sont là où ils étaient, quand les occasions se présentent : et donc à Caton, dont Tite-Live fait un tel architecte de fortune, il ajoute qu’il avait un génie polyvalent. Et de là vient que ces esprits graves et solennels, qui doivent être comme eux et ne peuvent se départir, ont plus de dignité que de félicité. Mais dans certains, c’est la nature d’être quelque peu vicieux et enveloppé, et pas facile à tourner. Dans quelques-uns, c’est une vanité qui est presque une nature, c’est-à-dire que les hommes peuvent à peine se faire croire qu’ils doivent changer de voie, quand ils y ont trouvé du bien dans l’expérience antérieure.Car Machiavel a noté avec sagesse comment Fabius Maximus aurait encore temporisé, selon son ancien parti pris, lorsque la nature de la guerre a été modifiée et a exigé une poursuite intense. Dans d’autres, c’est un manque de précision et de pénétration dans leur jugement, de ne pas discerner quand les choses ont une période, mais d’entrer trop tard après l’occasion ; comme Démosthène compare les gens d’Athènes à des campagnards, quand ils jouent dans une école de clôture, que s’ils ont un coup, alors ils enlèvent leur arme à cette salle, et pas avant. Dans d’autres, c’est une répugnance à perdre les travaux passés, et une vanité qu’ils peuvent apporter des occasions à leur pli ; et pourtant à la fin, quand ils ne voient pas d’autre remède, alors ils y viennent avec désavantage ; comme Tarquinius, qui donna pour la troisième partie des livres de Sibylle le prix triple,alors qu’il aurait d’abord pu avoir les trois pour le simple. Mais de quelque racine ou cause que provienne cette agitation de l’esprit, c’est une chose des plus préjudiciables ; et rien n’est plus politique que de rendre les rouages ​​de notre esprit concentriques et volubiles avec les rouages ​​de la fortune.

(34) Un autre précepte de cette connaissance, qui a quelque affinité avec celui dont nous avons parlé la dernière fois, mais avec une différence, est celui qui est bien exprimé, Fatis accede deisque, que les hommes ne tournent pas seulement avec les occasions, mais courent aussi avec les occasions, et ne pas forcer leur crédit ou leur force à des points trop durs ou extrêmes ; mais choisissez dans leurs actions ce qui est le plus passable : car cela préservera les hommes de déjouer, ne les occupera pas trop d’une affaire, gagnera l’opinion de la modération, plaira le plus, et fera étalage d’une perpétuelle félicité dans tout ce qu’ils entreprendront : qui ne peut qu’augmenter puissamment la réputation.

(35) Une autre partie de cette connaissance semble avoir quelque répugnance avec les deux premiers, mais pas comme je le comprends ; et c’est ce que Démosthène énonce en termes élevés : Et quemadmodum receptum est, ut exercitum ducat imperator, sic et a cordatis viris res ipsæ ducendæ ; ut quæipsis videntur, ea gerantur, et non ipsi eventus persequi cogantur. Car si nous observons, nous trouverons deux sortes différentes de suffisance dans la gestion des affaires : certains peuvent utiliser les occasions avec justesse et dextérité, mais complotent peu ; certains peuvent bien inciter et poursuivre leurs propres complots, mais ne peuvent ni s’accommoder ni s’approprier ; l’un est très imparfait sans l’autre.

(36) Une autre partie de cette connaissance est l’observation d’une bonne médiocrité dans la déclaration ou la non-déclaration d’un homme : car bien que la profondeur du secret, et faire place (qualis est via navis in mari, que les Français appellent sourdes quand les hommes mettent les choses en œuvre sans s’ouvrir du tout), être parfois à la fois prospère et admirable ; pourtant maintes fois dissimulatio errores parit, qui dissimulatorem ipsum illaqueant. Et c’est pourquoi nous voyons que les plus grands politiques ont d’une manière naturelle et libre professé leurs désirs, plutôt que d’être réservés et déguisés en eux. Car ainsi nous voyons que Lucius Sylla a fait une sorte de profession, "qu’il souhaitait à tous les hommes heureux ou malheureux, selon qu’ils étaient ses amis ou ennemis". Ainsi César, quand il est entré le premier en Gaule, n’a eu aucun scrupule à professer « qu’il préférait être le premier dans un village que le second à Rome ». Donc encore,dès qu’il eut commencé la guerre, on voit ce que Cicéron dit de lui, Alter (sens de César) non recusat, sed quodammodo postulat, ut (ut est) sic appelletur tyrannus. Ainsi pouvons-nous voir dans une lettre de Cicéron à Atticus, qu’Auguste César, dès son entrée dans les affaires, quand il était un chouchou du sénat, pourtant dans ses harangues au peuple jurait, Ita parentis honores consequi liceat (qui était pas moins que la tyrannie), sauf que, pour l’aider, il étendrait la main vers une statue de César qui était érigée à la place : et les hommes riaient et se demandaient, et disaient : « Est-ce possible ? ou « Avez-vous déjà entendu quelque chose de semblable ? » et pourtant pensé qu’il ne voulait pas blesser ; il l’a fait si généreusement et avec naïveté. Et tous ceux-ci étaient prospères : tandis que Pompée, qui tendait aux mêmes fins, mais d’une manière plus sombre et plus dissimulée que Tacite le dit,Occultior non melior, dans lequel Sallust concourt, Ore probo, animo inverecundo, a fait son dessein, par des machines secrètes infinies, de plonger l’État dans une anarchie et une confusion absolues, afin que l’État puisse se jeter dans ses bras pour nécessité et protection, et ainsi le pouvoir souverain lui fut attribué, et il n’y vit jamais : et quand il l’eut amené (comme il le pensait) à ce point où il fut choisi consul seul, comme jamais aucun ne l’a été, pourtant il ne put faire grand cas de cela, parce que les hommes ne l’ont pas compris ; mais il voulut finalement emprunter les sentiers battus de mettre les armes dans ses mains, par la couleur du doute des desseins de César : si fastidieuses, désinvoltes et malheureuses sont ces profondes dissimulations : dont il semble que Tacite a fait ce jugement, qu’ils étaient une ruse d’une forme inférieure en ce qui concerne la vraie politique ; l’attribuant à Auguste,l’autre à Tibère ; où, parlant de Livie, il dit : Et cum artibus mariti simulatione filii bene compostia : car assurément l’habitude continuelle de la dissimulation n’est qu’une ruse faible et lente, et peu politique.

(37) Un autre précepte de cette architecture de fortune est d’habituer notre esprit à juger de la proportion ou de la valeur des choses, telles qu’elles conduisent et sont matérielles à nos fins particulières ; et cela à faire de manière substantielle et non superficielle. Car nous trouverons la partie logique (comme je peux l’appeler) de l’esprit de certains hommes bonne, mais la partie mathématique erronée ; c’est-à-dire qu’ils peuvent bien juger des conséquences, mais pas des proportions et de la comparaison, préférant les choses d’apparence et de sens aux choses de substance et d’effet. Ainsi certains tombent amoureux de l’accès aux princes, d’autres de la renommée et des applaudissements populaires, supposant que ce sont des choses de grande valeur, alors que dans bien des cas ce ne sont que des sujets d’envie, de péril et d’empêchement. Ainsi quelques-uns mesurent les choses selon le travail et la difficulté ou l’assiduité qu’on y consacre ; et pense, s’ils bougent jamais,qu’il faut qu’ils avancent et avancent ; comme César dit d’une manière méprisante Caton le second, lorsqu’il décrit à quel point il était laborieux et infatigable, Hæc omnia magno studio agebat. Ainsi, dans la plupart des cas, les hommes sont prêts à s’abuser en pensant aux meilleurs moyens d’être les meilleurs, alors que cela devrait être le plus apte.

(38) Quant à la véritable organisation des poursuites des hommes vers leur fortune, comme elles sont plus ou moins matérielles, je les tiens pour ainsi. D’abord l’amendement de leur propre esprit. Car l’élimination des obstacles de l’esprit dégagera plus tôt les voies de la fortune que l’obtention de la fortune n’enlèvera les obstacles de l’esprit. En second lieu, j’écris les richesses et les moyens ; que je sais que la plupart des hommes auraient placé en premier, à cause de l’usage général qu’il porte dans toutes sortes d’occasions. Mais cette opinion, je peux la condamner avec la même raison que Machiavel, que l’argent était le nerf des guerres ; tandis que (dit-il) le vrai nerf des guerres est le nerf des armes des hommes, c’est-à-dire une nation vaillante, populeuse et militaire : et il atteste avec justesse l’autorité de Solon, qui, lorsque Crésus lui montra son trésor d’or,lui dit que si un autre venait qui avait du meilleur fer, il serait maître de son or. De la même manière, on peut vraiment affirmer que ce ne sont pas les monnaies qui sont le nerf de la fortune, mais ce sont les nerfs et l’acier de l’esprit, de l’esprit, du courage, de l’audace, de la résolution, de l’humeur, de l’industrie, etc. En troisième lieu, j’insiste sur la réputation, à cause des marées et des courants péremptoires qu’elle a ; qui, s’ils ne sont pas pris en temps voulu, sont rarement récupérés, il est extrêmement difficile de jouer un après-match de réputation. Et enfin je place l’honneur, qui est plus facilement gagné par n’importe lequel des trois autres, beaucoup plus par tous, qu’aucun d’eux ne peut être acheté par l’honneur. Pour conclure ce précepte, comme il y a de l’ordre et de la priorité dans la matière, comme il y a dans le temps, le placement absurde dont est l’une des erreurs les plus courantes :tandis que les hommes volent à leurs fins quand ils devraient vouloir leurs commencements, et ne prennent pas les choses dans l’ordre du temps comme elles viennent, mais les rangent selon la grandeur et non selon l’exemple ; ne pas observer le bon précepte, Quod nunc instat agamus.

(39) Un autre précepte de cette connaissance est de ne pas embrasser des sujets qui occupent une trop grande quantité de temps, mais d’avoir ce son dans les oreilles d’un homme, Sed fugit interea fugit irreparabile tempus : et c’est la cause pour laquelle ceux qui prennent leur manière de se lever par des professions de fardeau, comme avocats, orateurs, théologiens douloureux, et autres, ne sont généralement pas aussi politiques pour leur propre fortune, autrement que de leur manière ordinaire, parce qu’ils ont besoin de temps pour apprendre des détails, pour attendre des occasions, et de concevoir des intrigues.

(40) Un autre précepte de cette connaissance est d’imiter la nature, qui ne fait rien en vain ; ce qu’un homme peut certainement faire s’il fait bien ses affaires, et ne penche pas trop son esprit sur ce qu’il a l’intention principale. Car un homme doit dans chaque action particulière porter ainsi les mouvements de son esprit, et ainsi avoir une chose sous une autre, comme s’il ne pouvait pas avoir ce qu’il cherche au meilleur degré, mais l’avoir en une seconde, ou ainsi dans un tiers ; et s’il ne peut avoir aucune part de ce qu’il avait prévu, encore en tourner l’usage vers quelque chose d’autre ; et s’il ne peut rien en faire pour le présent, encore en faire comme une semence d’un peu dans le temps à venir ; et s’il ne peut en tirer aucun effet ou substance, il doit encore en tirer une bonne opinion, ou quelque chose de semblable. Pour qu’il exige de lui-même un compte de chaque action, pour récolter un peu,et de ne pas rester étonné et confus s’il manque ce qu’il voulait dire principalement : car rien n’est plus impolitique que de s’occuper entièrement des actions une par une. Car celui qui le fait perd des occasions infinies qui interviennent, et sont plusieurs fois plus convenables et propices pour quelque chose dont il aura besoin plus tard, que pour ce qu’il presse pour le présent ; et donc les hommes doivent être parfaits dans cette règle, Hæc oportet facere, et illa non imittere.

(41) Un autre précepte de cette connaissance est de ne pas engager péremptoirement l’homme dans quoi que ce soit, bien que cela ne semble pas susceptible d’accident ; mais avoir toujours une fenêtre vers laquelle s’envoler, ou un moyen de se retirer : suivant la sagesse de l’ancienne fable des deux grenouilles, qui consultaient quand leur plash était sèche où elles devaient aller ; et l’un se déplaça pour descendre dans une fosse, car il était peu probable que l’eau y sèche ; mais l’autre répondit : « C’est vrai, mais si c’est le cas, comment en sortirons-nous ?

(42) Un autre précepte de cette connaissance est cet ancien précepte de Bias, interprété non pas à un point quelconque de perfidie, mais à la prudence et à la modération, Et ama tanquam inimicus futurus et odi tanquam amaturus. Car il trahit tout à fait toute utilité pour les hommes de s’embarquer trop loin dans des amitiés malheureuses, des splendeurs gênantes, des envies ou des émulations enfantines et humoristiques.

(43) Mais je continue cela au-delà de la mesure d’un exemple ; conduit, parce que je ne voudrais pas avoir de telles connaissances, que je note comme déficientes, à penser des choses imaginatives ou dans l’air, ou une observation ou deux beaucoup faites, mais des choses de masse et de masse, dont la fin est plus difficilement fait qu’un commencement. Il faut également concevoir que sur ces points que je mentionne et que je pose, ils sont loin d’en être des traités complets, mais seulement comme de petits morceaux pour des modèles. Et enfin, aucun homme, je suppose, ne pensera que je veux dire que les fortunes ne sont pas obtenues sans tout ce bruit ; car je sais qu’ils tombent sur les genoux de certains hommes ; et un certain nombre obtiennent de bonnes fortunes par la diligence d’une manière simple, peu s’ingérant, et se gardant des erreurs grossières.

(44) Mais comme Cicéron, lorsqu’il formule l’idée d’un orateur parfait, cela ne veut pas dire que tout plaideur doit être tel ; et ainsi de même, quand un prince ou un courtisan a été décrit par ceux qui ont manipulé ces sujets, le moule a été fait selon la perfection de l’art, et non selon l’usage commun : ainsi je le comprends, qu’il doit être fait dans la description d’un homme politique, je veux dire politique pour sa propre fortune.

(45) Mais il faut se rappeler pendant tout ce temps, que les préceptes que nous avons établis sont de ce genre qui peut être compté et appelé Bonæ Artes. Quant aux arts mauvais, si un homme se posait ce principe de Machiavel, « Qu’un homme ne cherche pas à atteindre la vertu elle-même, mais seulement l’apparence de celle-ci ; parce que le crédit de la vertu est une aide, mais l’usage en est lourd : » ou cet autre de ses principes, « Qu’il présuppose que les hommes ne doivent pas être convenablement travaillés autrement que par crainte ; et par conséquent qu’il cherche à avoir tout homme odieux, bas et dans le détroit », que les Italiens appellent la colonne vertébrale du séminaire, pour semer des épines : ou cet autre principe, contenu dans le vers que Cicéron cite, Cadant amici, dummodo inimici intercidant, comme les triumvirs, qui vendaient les uns aux autres la vie de leurs amis pour la mort de leurs ennemis :ou cette autre protestation de L. Catilina, pour mettre le feu et les états de trouble, pour finir de pêcher dans des eaux troubles, et pour déballer leur fortune, Ego si quid in fortunis meis excitatum sit incendium, id non aqua sed ruina restinguam : ou cet autre principe de Lysandre, « Que les enfants doivent être trompés par des complots et les hommes par des serments : » et les mêmes positions mauvaises et corrompues, dont (comme en toutes choses) il y a plus en nombre que de bonnes : dispenses des lois de la charité et de l’intégrité, la pression sur la fortune d’un homme peut être plus hâtive et plus commode. Mais c’est dans la vie comme c’est dans les manières, le chemin le plus court est généralement le plus infect, et sûrement le chemin le plus juste n’est pas grand-chose.Ego si quid in fortunis meis excitatum sit incendium, id non aqua sed ruina restinguam : ou cet autre principe de Lysandre, « Que les enfants doivent être trompés par des comfits, et les hommes par des serments : » et les positions similaires mauvaises et corrompues, dont ( comme en toutes choses) il y a plus en nombre que de bien : certainement avec ces dispenses des lois de la charité et de l’intégrité, la pression de la fortune d’un homme peut être plus hâtive et plus rapide. Mais c’est dans la vie comme c’est dans les manières, le chemin le plus court est généralement le plus infect, et sûrement le chemin le plus juste n’est pas grand-chose.Ego si quid in fortunis meis excitatum sit incendium, id non aqua sed ruina restinguam : ou cet autre principe de Lysandre, « Que les enfants doivent être trompés par des comfits, et les hommes par des serments : » et les positions similaires mauvaises et corrompues, dont ( comme en toutes choses) il y a plus en nombre que de bien : certainement avec ces dispenses des lois de la charité et de l’intégrité, la pression de la fortune d’un homme peut être plus hâtive et plus rapide. Mais c’est dans la vie comme c’est dans les manières, le chemin le plus court est généralement le plus infect, et sûrement le chemin le plus juste n’est pas grand-chose.dont (comme en toutes choses) il y a plus en nombre que de bien : certainement avec ces dispenses des lois de la charité et de l’intégrité, la pression de la fortune d’un homme peut être plus hâtive et plus rapide. Mais c’est dans la vie comme c’est dans les manières, le chemin le plus court est généralement le plus infect, et sûrement le chemin le plus juste n’est pas grand-chose.dont (comme en toutes choses) il y a plus en nombre que de bien : certainement avec ces dispenses des lois de la charité et de l’intégrité, la pression de la fortune d’un homme peut être plus hâtive et plus rapide. Mais c’est dans la vie comme c’est dans les manières, le chemin le plus court est généralement le plus infect, et sûrement le chemin le plus juste n’est pas grand-chose.

46 carte générale du monde, « Que toutes choses sont vanité et vexation de l’esprit », mais beaucoup d’autres cartes et directions plus particulières : principalement que, cet être sans bien-être est une malédiction, et le plus grand étant la plus grande malédiction ; et que toute vertu est la plus récompensée et toute méchanceté la plus punie en soi : selon ce que dit excellemment le poète :

« Quæ vobis, quæ digna, viri pro laudibus istis

Præmia possé solvi arrière ? pulcherrima primum

Dii dabunt vestri mauresque.

Et donc du contraire. Et deuxièmement, ils doivent se tourner vers la Providence éternelle et le jugement divin, qui subvertissent souvent la sagesse des intrigues et des imaginations mauvaises, selon cette écriture : « Il a conçu le mal et produira une chose vaine. Et bien que les hommes devraient s’abstenir de blesser et d’arts mauvais, cependant cette poursuite incessante et sans sabbat de la fortune d’un homme ne laisse pas le tribut que nous devons à Dieu de notre temps ; qui (nous voyons) exige un dixième de notre substance, et un septième, ce qui est plus strict, de notre temps : et il est inutile d’avoir une face dressée vers le ciel, et un esprit rampant perpétuel sur la terre, mangeant de la poussière comme fait le serpent, Atque affigit humo divinæ particulam auræ. Et si quelqu’un se flatte de bien employer sa fortune, quoiqu’il l’obtienne mal,comme on l’a dit au sujet d’Auguste César, et d’après Septime Sévère, « Que soit ils n’auraient jamais dû naître, soit ils n’auraient jamais dû mourir », ils firent tant de mal dans la poursuite et l’ascension de leur grandeur, et tant de bien quand ils ont été établis ; pourtant ces compensations et ces satisfactions sont bonnes à utiliser, mais jamais bonnes à avoir. Et enfin, il n’est pas inutile que les hommes, dans leur course vers leur fortune, se refroidissent un peu avec cette vanité qui est élégamment exprimée par l’empereur Charles Quint, dans ses instructions au roi son fils : « Cette fortune a quelque peu de la nature d’une femme, que si elle a trop courtisé, elle est la plus éloignée. Mais ce dernier n’est qu’un remède pour ceux dont les goûts sont corrompus : que les hommes construisent plutôt sur ce fondement qui est comme la pierre angulaire de la divinité et de la philosophie,où ils se rejoignent étroitement, à savoir cette même quærite Primum. Car la divinité dit : Primum quærite regnum Dei, et ista omnia adjicientur vobis ; et la philosophie dit : Primum quærite bona animi ; cætera aut aderunt, aut non oberunt. Et bien que la fondation humaine ait un peu du sable, comme nous le voyons chez M. Brutus, quand il a éclaté dans ce discours,

« Te colui (Virtus) ut rem ; ast tu nomen inane es ;

pourtant le fondement divin est sur le roc. Mais cela peut servir pour un avant-goût de cette connaissance que j’ai noté comme déficiente.

(47) Concernant le gouvernement, c’est une partie du savoir secret et retiré à ces deux égards où les choses sont réputées secrètes ; car certaines choses sont secrètes parce qu’elles sont difficiles à connaître, et d’autres parce qu’elles ne sont pas dignes d’être dites. Nous voyons que tous les gouvernements sont obscurs et invisibles :

« Totamque infusa per artus

Mens agitat molem, et magno se corpore miscet.

Telle est la description des gouvernements. Nous voyons que le gouvernement de Dieu sur le monde est caché, dans la mesure où il semble participer de beaucoup d’irrégularité et de confusion. Le gouvernement de l’âme en mouvant le corps est intérieur et profond, et les passages de celui-ci ne se réduisent guère à une démonstration. Encore une fois, la sagesse de l’antiquité (dont les ombres sont dans les poètes) dans la description des tourments et des douleurs, à côté du crime de rébellion, qui était l’offense des géants, déteste l’offense de la futilité, comme dans Sisyphe et Tantale. Mais cela signifiait des détails : néanmoins, même aux règles générales et aux discours de la politique et du gouvernement, il y a un traitement respectueux et réservé.

(48) Mais au contraire des gouvernants envers les gouvernés, toutes choses doivent, autant que la fragilité de l’homme le permet, se manifester et se révéler. Car c’est ainsi qu’il est exprimé dans les Écritures touchant le gouvernement de Dieu, que ce globe, qui nous semble un corps sombre et ombragé, est aux yeux de Dieu comme du cristal : Et in conspectu sedis tanquam mare vitreum simile crystallo. Ainsi aux princes et aux états, et spécialement envers les sénats et les conseils sages, la nature et les dispositions du peuple, leurs conditions et leurs besoins, leurs factions et leurs combinaisons, leurs animosités et mécontentements, doivent être, en regard de la variété de leurs intelligences, la sagesse de leurs observations, et la hauteur de leur station où ils gardent la sentinelle, en grande partie claire et transparente. Pour cette raison,considérant que j’écris à un roi qui est maître de cette science, et qui est si bien assisté, je pense qu’il est convenable de passer cette partie sous silence, comme voulant obtenir le certificat auquel aspirait un des anciens philosophes ; qui se taisait, quand d’autres luttaient pour faire la démonstration de leurs capacités par la parole, désirait qu’il soit certifié pour sa part, « qu’il y en avait un qui savait se taire.

(49) Nonobstant, pour la partie plus publique du gouvernement, qui est les lois, je pense bon de noter une seule lacune ; c’est-à-dire que tous ceux qui ont écrit des lois ont écrit soit comme philosophes, soit comme juristes, et aucun comme hommes d’État. Quant aux philosophes, ils font des lois imaginaires pour des républiques imaginaires, et leurs discours sont comme les étoiles, qui donnent peu de lumière parce qu’elles sont si hautes. Pour les juristes, ils écrivent selon les états où ils vivent ce qui est loi reçue, et non ce qui doit être loi ; car la sagesse d’un législateur en est une, et celle d’un avocat en est une autre. Car il y a dans la nature certaines sources de justice d’où dérivent toutes les lois civiles, mais comme des ruisseaux ; et comme les eaux prennent des teintures et des saveurs aux sols qu’elles traversent,de même les lois civiles varient selon les régions et les gouvernements où elles sont implantées, bien qu’elles procèdent des mêmes sources. Encore une fois, la sagesse d’un législateur consiste non seulement dans une plate-forme de justice, mais dans l’application de celle-ci ; prenant en considération par quels moyens les lois peuvent être assurées, et quelles sont les causes et les remèdes du doute et de l’incertitude de la loi ; par quels moyens les lois peuvent-elles être rendues aptes et faciles à exécuter, et quels sont les obstacles et les remèdes dans l’exécution des lois ; quelle influence les lois touchant au droit privé du meum et du tuum ont-elles sur l’état public, et comment elles peuvent être rendues aptes et agréables ; comment les lois doivent être rédigées et délivrées, que ce soit dans des textes ou dans des actes, brefs ou volumineux, avec ou sans préambules ; comment ils doivent être taillés et réformés de temps en temps,et quel est le meilleur moyen de les empêcher d’être trop vastes en volume, ou trop pleins de multiplicité et de croix ; comment ils doivent être exposés, quand sur des causes émergentes et discutées judiciairement, et quand sur des réponses et des conférences touchant des points ou des questions générales ; comment ils doivent être pressés, rigoureusement ou tendrement ; comment elles doivent être atténuées par l’équité et la bonne conscience, et si la discrétion et la loi stricte doivent être mélangées dans les mêmes cours, ou maintenues à part dans plusieurs cours ; encore une fois, comment la pratique, la profession et l’érudition du droit doivent être censurées et gouvernées ; et bien d’autres points touchant l’administration et (comme je puis dire) l’animation des lois. Sur quoi j’insiste d’autant moins, que je me propose (si Dieu m’en donne la permission), ayant commencé un travail de cette nature en aphorismes, de le proposer ci-après,le notant dans l’intervalle pour déficient.

(50) Et pour les lois d’Angleterre de Votre Majesté, je pourrais dire beaucoup de leur dignité, et un peu de leur défaut ; mais ils ne peuvent que surpasser les lois civiles en aptitude au gouvernement, car la loi civile était nonhos quæsitum munus in usus ; il n’était pas fait pour les pays qu’il gouverne. Ici, je cesse de parler parce que je n’entremêle pas la matière d’action avec la matière d’apprentissage général.

XXIV.

Ainsi ai-je conclu cette portion d’apprentissage touchant à la science civile ; et avec la connaissance civile ont conclu la philosophie humaine ; et avec la philosophie humaine, la philosophie en général. Et étant maintenant dans une certaine pause, en repensant à ce que j’ai traversé, cette écriture me semble (si nunquam fallit imago), autant qu’un homme peut juger de son propre travail, pas beaucoup mieux que ce bruit ou ce son que les musiciens font pendant qu’ils accordent leurs instruments, ce qui n’est rien d’agréable à entendre, mais c’est pourtant une cause pour laquelle la musique est plus douce après. Aussi me suis-je contenté d’accorder les instruments des Muses, pour qu’elles jouent qui ont de meilleures mains. Et sûrement, quand j’ai mis devant moi la condition de ces temps, dans lesquels l’apprentissage a fait sa troisième visite ou circuit dans toutes ses qualités ;comme l’excellence et la vivacité des esprits de ce siècle ; les nobles aides et lumières que nous ont données les travaux des anciens écrivains ; l’art de l’imprimerie, qui communique les livres aux hommes de toutes fortunes ; l’ouverture du monde par la navigation, qui a révélé des multitudes d’expériences et une masse d’histoire naturelle ; le loisir avec lequel ces temps abondent, n’employant pas aussi généralement les hommes dans les affaires civiles, comme le faisaient les états de Grcia, en ce qui concerne leur popularité, et l’état de Rome, en ce qui concerne la grandeur de leur monarchie ; la disposition présente de ces temps à cet instant à la paix ; la consommation de tout ce qu’on peut dire dans les controverses de religion, qui ont tant détourné les hommes des autres sciences ; la perfection du savoir de Votre Majesté, qui comme un phénix peut appeler des volées entières d’esprits pour vous suivre ;et la propriété inséparable du temps, qui doit de plus en plus révéler la vérité ; Je ne peux qu’être élevé à cette persuasion, que cette troisième période de temps surpassera de loin celle de l’érudition grecque et romaine ; seulement si les hommes connaissent à la fois leur propre force et leur propre faiblesse ; et prenez, l’un de l’autre, la lumière de l’invention, et non le feu de la contradiction ; et estime de l’inquisition de la vérité comme d’une entreprise, et non comme d’une qualité ou d’un ornement ; et employez l’esprit et la magnificence aux choses de valeur et d’excellence, et non aux choses vulgaires et d’estimation populaire. Quant à mes travaux, si quelqu’un se plaît à lui-même ou à d’autres dans la répréhension d’eux, il fera cette ancienne et patiente requête, Verbera, sed audi : que les hommes les réprimandent, ainsi ils les observent et les pèsent.Car l’appel est licite (bien qu’il puisse être inutile) depuis les premières réflexions des hommes jusqu’à leurs secondes, et depuis les temps plus proches jusqu’aux temps plus lointains. Venons-en maintenant à cette science, que les deux premiers temps n’étaient pas assez bénies pour connaître, divinité sacrée et inspirée, le sabbat et le port de tous les travaux et pérégrinations de l’homme.

XXV.

(1) La prérogative de Dieu s’étend aussi bien à la raison qu’à la volonté de l’homme : de sorte que, de même que nous devons obéir à sa loi, bien que nous trouvions une réticence dans notre volonté, de même nous devons croire sa parole, bien que nous trouvions une réticence dans notre raison. Car si nous ne croyons que ce qui est agréable à notre sens, nous consentons à la chose, et non à l’auteur ; ce qui n’est pas plus que ce que nous ferions envers un témoin suspect et discrédité ; mais cette foi qui était imputée à justice à Abraham était d’un point tel que Sara rit, qui y était une image de la raison naturelle.

(2) Quoi qu’il en soit (si nous le considérons vraiment) il est plus digne de croire que de savoir comme nous le savons maintenant. Car dans la connaissance, l’esprit de l’homme souffre du sens ; mais dans la croyance, il souffre de l’esprit, tel qu’il tient pour plus autorisé que lui-même et souffre ainsi de l’agent le plus digne. Sinon c’est de l’état d’homme glorifié ; car alors la foi cessera, et nous connaîtrons comme nous sommes connus.

(3) C’est pourquoi nous concluons que la théologie sacrée (que dans notre idiome nous appelons divinité) est fondée uniquement sur la parole et l’oracle de Dieu, et non sur la lumière de la nature : car il est écrit, Cæli enarrant gloriam Dei ; mais il n’est pas écrit, Cæli enarrant voluntatem Dei : mais de cela il est dit, Ad legem et testimonium : si non fecerint se-cundum verbum isstud, &c. Cela tient non seulement aux points de foi qui concernent les grands mystères de la Divinité, de la création, de la rédemption, mais aussi ceux qui concernent la loi morale, véritablement interprétée : « Aimez vos ennemis : faites du bien à ceux qui vous déteste ; soyez comme votre Père céleste, qui souffre que sa pluie tombe sur les justes et les injustes. C’est à cela qu’il faut applaudir, Nec vox hominem sonat : c’est une voix au-delà de la lumière de la nature. Alors nous voyons les poètes païens,quand ils tombent sur une passion libertine, font encore des remontrances avec des lois et des morales, comme si elles étaient contraires et malignes à la nature : Et quod natura remittit, invida jura negant. Ainsi dit Dendamis l’Indien aux messagers d’Alexandre, qu’il avait quelque peu entendu parler de Pythagore et de quelques autres sages de Grcia, et qu’il les tenait pour d’excellents hommes ; mais qu’ils avaient un défaut, c’est qu’ils avaient trop une grande vénération et vénération, ce qu’ils appelaient loi et mœurs. Il faut donc avouer qu’une grande partie de la loi morale est de cette perfection à laquelle la lumière de la nature ne peut aspirer : comment se fait-il donc que l’homme soit dit avoir, par la lumière et la loi de la nature, quelques notions et vanités de la vertu et le vice, la justice et le mal, le bien et le mal ? Ainsi, parce que la lumière de la nature est utilisée dans deux sens différents : l’un,ce qui découle de la raison, du sens, de l’induction, de l’argument, selon les lois du ciel et de la terre ; l’autre, ce qui est imprimé sur l’esprit de l’homme par un instinct intérieur, selon la loi de la conscience, qui est un éclat de la pureté de son premier état : dans ce dernier sens seulement il est participant de quelque lumière et discernement touchant la perfection de la loi morale ; mais comment ? suffisant pour vérifier l’étau mais pas pour informer le devoir. Ainsi donc, la doctrine de la religion, tant morale que mystique, ne doit pas être atteinte mais par inspiration et révélation de Dieu.dans ce dernier sens seulement il est participant de quelque lumière et discernement touchant la perfection de la loi morale ; mais comment ? suffisant pour vérifier l’étau mais pas pour informer le devoir. Ainsi donc, la doctrine de la religion, tant morale que mystique, ne doit pas être atteinte mais par inspiration et révélation de Dieu.dans ce dernier sens seulement il est participant de quelque lumière et discernement touchant la perfection de la loi morale ; mais comment ? suffisant pour vérifier l’étau mais pas pour informer le devoir. Ainsi donc, la doctrine de la religion, tant morale que mystique, ne doit pas être atteinte mais par inspiration et révélation de Dieu.

(4) L’usage malgré la raison dans les choses spirituelles, et sa latitude, est très grand et général : car ce n’est pas pour rien que l’apôtre appelle la religion « notre service raisonnable de Dieu » ; dans la mesure où les cérémonies mêmes et les figures de l’ancienne loi étaient pleines de raison et de signification, bien plus que les cérémonies d’idolâtrie et de magie, qui sont pleines de non-significatifs et de caractères grossiers. Mais plus spécialement la foi chrétienne, comme en toutes choses ainsi en cela, mérite d’être hautement magnifiée ; tenant et conservant la médiocrité d’or en ce point entre la loi des païens et la loi de Mahomet, qui ont embrassé les deux extrêmes. Car la religion des païens n’avait pas de croyance ou de confession constante, mais laissait tout à la liberté de l’agent ; et la religion de Mahomet de l’autre côté interdit tout argument :l’un ayant le visage même de l’erreur, et l’autre de l’imposture ; tandis que la Foi admet et rejette les disputes avec différence.

(5) L’utilisation de la raison humaine dans la religion est de deux sortes : la première, dans la conception et l’appréhension des mystères de Dieu qui nous sont révélés ; l’autre, dans l’inférence et la dérivation de la doctrine et de la direction à ce sujet. Le premier s’étend aux mystères eux-mêmes ; mais comment ? à titre d’illustration et non à titre d’argument. Ce dernier consiste en effet en probation et en argumentation. Dans le premier, nous voyons Dieu se porter garant de descendre jusqu’à notre capacité, en exprimant ses mystères de la manière qui nous semble sensible ; et il greffe ses révélations et sa sainte doctrine sur les notions de notre raison, et applique ses inspirations pour ouvrir notre compréhension, comme la forme de la clé de la protection de la serrure. Pour ces derniers, il nous est permis un usage de la raison et de l’argument, secondaire et respectif, quoique non originel et absolu.Car après que les articles et les principes de la religion ont été placés et exemptés de l’examen de la raison, il nous est alors permis d’en faire des dérivations et des inférences et selon leur analogie, pour notre meilleure direction. Dans la nature, cela ne tient pas ; car les deux principes sont examinables par induction, mais non par un médium ou un syllogisme ; et d’ailleurs ces principes ou positions premières n’ont aucune discordance avec cette raison qui abaisse et déduit les positions inférieures. Mais pourtant, il ne tient pas seulement dans la religion, mais dans de nombreuses connaissances, à la fois de plus grande et plus petite nature, à savoir, où il n’y a pas seulement posita mais placita ; car en cela il ne peut y avoir aucun usage de la raison absolue. Nous le voyons familièrement dans les jeux d’esprit, comme les échecs ou autres. Les brouillons et premières lois du jeu sont positifs, mais comment ? simplement ad placitum,et non examinable par raison ; mais alors comment diriger notre jeu là-dessus avec le meilleur avantage pour gagner la partie est artificiel et rationnel. Ainsi, dans les lois humaines, il y a de nombreux fondements et maximes qui sont placita juris, positives sur l’autorité et non sur la raison, et donc incontestées ; mais qu’est-ce qui est le plus juste, non pas absolument, mais un long champ de dispute. Telle est donc cette raison secondaire, qui a sa place dans la divinité, qui est fondée sur les places de Dieu.non pas absolument, mais relativement, et selon ces maximes, cela donne un long champ de dispute. Telle est donc cette raison secondaire, qui a sa place dans la divinité, qui est fondée sur les places de Dieu.non pas absolument, mais relativement, et selon ces maximes, cela donne un long champ de dispute. Telle est donc cette raison secondaire, qui a sa place dans la divinité, qui est fondée sur les places de Dieu.

(6) Ici donc je note cette lacune, qu’il n’y a pas eu, à ma compréhension, suffisamment recherché et manipulé les vraies limites et l’usage de la raison dans les choses spirituelles, comme une sorte de dialectique divine : ce qui pour cela n’est pas fait, il me semble une chose habituelle, sous prétexte de concevoir vrai ce qui est révélé, de chercher et d’exploiter ce qui n’est pas révélé ; et sous prétexte d’énucléer les inférences et les contradictoires, d’examiner ce qui est positif. Le seul qui tombe dans l’erreur de Nicodème, exigeant que les choses soient rendues plus sensées qu’il ne plaît à Dieu de les révéler, Quomodo possit homo nasci cum sit senex ? L’autre genre dans l’erreur des disciples, scandalisés par une démonstration de contradiction, Quid est hoc quod dicit nobis ? Modicum et non videbitis me ; et iterum, modicum, et videbitis me, &c.

(7) Sur ce j’ai insisté plus, en ce qui concerne la grande et bénie utilisation de celui-ci ; car ce point bien travaillé et défini serait à mon avis un opiacé pour rester et brider non seulement la vanité des spéculations curieuses, avec lesquelles travaillent les écoles, mais la fureur des controverses, avec lesquelles travaille l’Église. Car cela ne peut qu’ouvrir les yeux des hommes pour voir que de nombreuses controverses ne concernent que ce qui n’est pas révélé ou positif ; et que beaucoup d’autres poussent sur des inférences ou des dérivations faibles et obscures : quelle dernière sorte, si les hommes renouvelaient le style béni de ce grand docteur des Gentils, serait porté ainsi, ego, non dominus ; et encore, secundum consilium meum, dans les opinions et les conseils, et non dans les positions et les oppositions. Mais les hommes sont désormais trop prêts à usurper le style, non ego, sed dominus ; et pas seulement,mais pour le lier avec le tonnerre et la dénonciation des malédictions et des anathèmes, à la terreur de ceux qui n’ont pas suffisamment appris de Salomon que « La malédiction sans cause ne viendra pas.

(8) La Divinité a deux parties principales : la matière informée ou révélée, et la nature de l’information ou de la révélation ; et par ce dernier nous commencerons, parce qu’il a le plus de cohérence avec ce que nous avons traité en dernier. La nature de l’information se compose de trois branches : les limites de l’information, la suffisance de l’information et l’acquisition ou l’obtention de l’information. Jusqu’aux limites de l’information appartiennent ces considérations : jusqu’où des personnes particulières continuent d’être inspirées ; jusqu’où l’Église est inspirée ; et jusqu’où la raison peut être utilisée ; le dernier point que j’ai noté comme déficient. A la suffisance de l’information appartiennent deux considérations : quels points de religion sont fondamentaux, et quels points perfectifs,étant question de construction et de perfection sur un seul et même fondement ; et encore, comment les gradations de la lumière selon la dispensation des temps sont matérielles pour la suffisance de la croyance.

(9) Ici encore, je peux plutôt le donner en conseil que de le noter comme déficient, que les points fondamentaux, et les points de plus de perfection seulement, doivent être distingués avec piété et sagesse ; un sujet qui ressemble beaucoup à celui que j’ai noté auparavant ; car comme cet autre était susceptible d’atténuer le nombre de controverses, de même cela est susceptible d’atténuer la chaleur de beaucoup d’entre eux. Nous voyons Moïse quand il a vu les Israélites et les Égyptiens se battre, il n’a pas dit : « Pourquoi vous disputer ? mais tira son épée et tua l’Égyptien ; mais quand il vit les deux Israélites se battre, il dit : « Vous êtes frères, pourquoi vous disputez-vous ? Si le point de doctrine est un Égyptien, il doit être tué par l’épée de l’Esprit, et non réconcilié ; mais si c’est un Israélite, quoique dans l’erreur, alors : « Pourquoi vous disputer ? Nous voyons des points fondamentaux, notre Sauveur écrit ainsi la ligue,« Celui qui n’est pas avec nous est contre nous » ; mais de points non fondamentaux, ainsi, "Celui qui n’est pas contre nous est avec nous." Ainsi, nous voyons que le manteau de notre Sauveur était entier sans couture, de même que la doctrine des Écritures en elle-même ; mais le vêtement de l’Église était de diverses couleurs et pourtant non divisé. Nous voyons que la paille peut et doit être coupée du maïs dans l’épi, mais l’ivraie ne peut pas être arrachée du maïs dans le champ. Ainsi, comme il est d’une grande utilité de définir ce que sont, et de quelle latitude, ces points qui rendent les hommes de simples étrangers et se désintègrent de l’Église de Dieu.mais le vêtement de l’Église était de diverses couleurs et pourtant non divisé. Nous voyons que la paille peut et doit être coupée du maïs dans l’épi, mais l’ivraie ne peut pas être arrachée du maïs dans le champ. Ainsi, comme il est d’une grande utilité de définir ce que sont, et de quelle latitude, ces points qui rendent les hommes de simples étrangers et se désintègrent de l’Église de Dieu.mais le vêtement de l’Église était de diverses couleurs et pourtant non divisé. Nous voyons que la paille peut et doit être coupée du maïs dans l’épi, mais l’ivraie ne peut pas être arrachée du maïs dans le champ. Ainsi, comme il est d’une grande utilité de définir ce que sont, et de quelle latitude, ces points qui rendent les hommes de simples étrangers et se désintègrent de l’Église de Dieu.

(10) Pour l’obtention de l’information, elle repose sur l’interprétation vraie et saine des Écritures, qui sont les sources de l’eau de la vie. Les interprétations des Écritures sont de deux sortes : méthodiques et solutées ou en général. Car cette eau divine, qui surpasse tant celle du puits de Jacob, est tirée à peu près de la même manière que l’eau naturelle sort des puits et des fontaines ; soit il est d’abord forcé dans une citerne, et de là récupéré et dérivé pour être utilisé ; ou bien il est tiré et reçu dans des seaux et des récipients immédiatement où il jaillit. Le premier type, bien qu’il semble être le plus prêt, mais à mon avis est plus sujet à la corruption. C’est cette méthode qui nous a montré la divinité scolastique ; par quoi la divinité s’est réduite en art, comme en citerne,et les courants de doctrine ou de positions extraits et dérivés de là.

(11) En cela, les hommes ont recherché trois choses, une brièveté sommaire, une force compacte et une perfection complète ; dont ils ne trouvent pas les deux premiers, et le dernier qu’ils ne doivent pas chercher. Car quant à la brièveté, nous voyons dans toutes les méthodes sommaires, tandis que les hommes ont pour but d’abréger, ils donnent lieu à dilater. Car la somme ou l’abrégé par contraction devient obscure ; l’obscurité exige l’exposition, et l’exposition se déduit en gros commentaires, ou en lieux communs et en titres, qui deviennent plus vastes que les écrits originaux, d’où la somme a d’abord été extraite. On voit donc que les volumes des scolastiques sont bien plus grands que les premiers écrits des pères, d’où le maître des phrases a fait sa somme ou sa collection. De même les volumes des docteurs de droit civil modernes dépassent ceux des anciens jurisconsultes,dont Tribonian a compilé le condensé. De même que ce cours de sommes et de commentaires est celui qui rend infailliblement le corps des sciences plus immense en quantité et plus bas en substance.

(12) Et pour la force, il est vrai que les connaissances réduites à des méthodes exactes ont une démonstration de force, en ce que chaque partie semble soutenir et soutenir l’autre ; mais c’est plus satisfaisant que substantiel, comme les bâtiments qui se tiennent par l’architecture et le compactage, qui sont plus sujets à la ruine que ceux qui sont construits plus forts dans leurs différentes parties, bien que moins compactés. Mais il est clair que plus vous vous éloignez de vos terres, plus vous concluez faiblement ; et comme dans la nature, plus vous vous éloignez des détails, plus vous encourez de périls d’erreurs ; d’autant plus en divinité, plus vous vous éloignez des Ecritures par déductions et conséquences, plus vos positions sont faibles et diluées.

(13) Et quant à la perfection ou à la plénitude dans la divinité, elle n’est pas à rechercher, ce qui rend cette voie de divinité artificielle d’autant plus suspecte. Car celui qui réduira un savoir en un art le rendra rond et uniforme ; mais dans la divinité beaucoup de choses doivent être laissées abruptes, et conclues par ceci : O altitudo sapientiæ et scientiæ Dei ! quam incomprehensibilia sunt juducua ejus, et non investigabiles viæ ejus. De même l’apôtre dit encore, Ex parte scimus : et avoir la forme d’un total, là où il n’y a que de la matière pour une partie, ne peut pas être sans apports par supposition et présomption. Et donc je conclus que le véritable usage de ces sommes et méthodes a lieu dans les institutions ou les introductions préparatoires à la connaissance ; mais en eux, ou par déduction d’eux, manier le corps principal et la substance d’une connaissance est dans toutes les sciences préjudiciable,et en divinité dangereux.

(14) Quant à l’interprétation du soluté des Écritures et en général, il y a eu divers types introduits et conçus ; certains d’entre eux plutôt curieux et dangereux que sobres et justifiés. Néanmoins, il faut avouer beaucoup de choses, que les Écritures, étant données par inspiration et non par la raison humaine, diffèrent de tous les autres livres de l’Auteur, qui par conséquent tirent sur une certaine différence à utiliser par l’exposant. Car l’Inditeur d’entre eux savait quatre choses que personne n’arrive à savoir ; qui sont - les mystères du royaume de gloire, la perfection des lois de la nature, les secrets du cœur de l’homme, et la succession future de tous les âges. Car quant au premier, il est dit : « Celui qui se presse dans la lumière sera opprimé par la gloire. » Et encore : « Aucun homme ne verra ma face et ne vivra. » A la seconde,"Quand il a préparé les cieux, j’étais présent, quand par la loi et la boussole, il a enfermé l’abîme." Au troisième : « Il n’était pas non plus nécessaire que quelqu’un lui rendît témoignage de l’homme, car il savait bien ce qu’il y avait dans l’homme. Et jusqu’au dernier : « Dès le commencement sont connues du Seigneur toutes ses œuvres.

(15) Des deux premiers de ceux-ci ont été tirés certains sens et exposés des Écritures, qui devaient être contenus dans les limites de la sobriété - l’un anagogique, et l’autre philosophique. Mais quant au premier, l’homme ne doit pas empêcher son temps : Videmus nunc per speculum in nigmate, tunc autem facie ad faciem ; où pourtant il semble y avoir une liberté accordée, jusqu’au polissage de ce verre, ou quelque explication modérée de cette énigme. Mais s’y enfoncer trop loin ne peut que provoquer une dissolution et un renversement de l’esprit de l’homme. Car dans le corps, il y a trois degrés de ce que nous recevons en lui : aliment, médicament et poison ; dont l’aliment est ce que la nature de l’homme peut parfaitement altérer et vaincre ; la médecine est ce qui est en partie converti par la nature, et en partie convertit la nature ;et le poison est ce qui agit entièrement sur la nature, sans que cette nature puisse en aucune partie agir sur elle. Ainsi, dans l’esprit, toute connaissance que la raison ne peut pas du tout exploiter et convertir n’est qu’une simple intoxication et met en danger une dissolution de l’esprit et de l’entendement.

(16) Mais pour ce dernier, il a été extrêmement mis sur pied ces derniers temps par l’école de Paracelse, et quelques autres, qui ont prétendu trouver la vérité de toute la philosophie naturelle dans les Écritures ; scandalisant et traduisant toute autre philosophie comme païenne et profane. Mais il n’y a pas une telle inimitié entre la Parole de Dieu et Ses œuvres ; ils ne font pas non plus honneur aux Écritures, comme ils le supposent, mais les fondent beaucoup. Car chercher le ciel et la terre dans la Parole de Dieu, dont il est dit : « Le ciel et la terre passeront, mais ma parole ne passera pas », c’est chercher les choses temporaires parmi les éternelles ; et comme chercher la divinité en philosophie, c’est chercher le vivant parmi les morts, donc chercher la philosophie dans la divinité, c’est chercher le mort parmi les vivants : ni les pots ni les lavoirs, dont la place était dans la partie extérieure du temple,à chercher dans le lieu le plus saint de tous, où était assise l’arche du témoignage. Et encore une fois, la portée ou le but de l’Esprit de Dieu n’est pas d’exprimer les questions de la nature dans les Écritures, autrement que dans le passage, et pour l’application à la capacité de l’homme et aux questions morales ou divines. Et c’est une vraie règle, Auctoris aliud agentis parva auctoritas. Car c’était une conclusion étrange, si un homme devait utiliser une similitude pour l’ornement ou l’illustration, empruntée à la nature ou à l’histoire selon la vanité vulgaire, comme d’un basilic, une licorne, un centaure, un Briareus, une hydre, ou similaire , que, par conséquent, il doit être pensé pour affirmer positivement que la question de celle-ci est vraie. Pour conclure donc ces deux interprétations, l’une par réduction ou énigmatique, l’autre philosophique ou physique,qui ont été reçus et poursuivis à l’imitation des rabbins et des cabalistes, doivent être confinés avec aa noli akryn sapere, sed time.

(17) Mais ces deux derniers points, connus de Dieu et inconnus de l’homme, touchant les secrets du cœur et les successions du temps, font une différence juste et saine entre la manière d’exposer les Écritures et tous les autres livres. Car c’est une excellente observation qui a été faite sur les réponses de notre Sauveur Christ à plusieurs des questions qui lui ont été posées, combien elles sont impertinentes à l’état de la question demandée : la raison en est, parce que n’étant pas comme l’homme, qui connaît les pensées de l’homme par ses paroles, mais connaissant immédiatement les pensées de l’homme, Il n’a jamais répondu à leurs paroles, mais à leurs pensées. Il en est de même des Écritures, qui étant écrites aux pensées des hommes et à la succession de tous les âges, avec une prévoyance de toutes les hérésies, contradictions, différents états de l’Église,oui, et en particulier des élus, ne doivent pas être interprétés seulement selon la latitude du sens propre du lieu, et respectivement vers cette occasion présente où les mots ont été prononcés, ou en congruence ou contexture précise avec les mots avant ou après , ou en vue de la portée principale du lieu ; mais ont en eux-mêmes, non seulement totalement ou collectivement, mais distributivement dans les clauses et les mots, des sources infinies et des ruisseaux de doctrine pour arroser l’Église dans chaque partie. Et donc, comme le sens littéral est, pour ainsi dire, le courant principal ou la rivière, de même le sens moral principalement, et parfois le sens allégorique ou typique, sont-ils ceux dont l’Église a le plus l’usage ; non que je veuille que les hommes soient hardis dans les allégories, ou indulgents ou légers dans les allusions :mais que je condamne beaucoup cette interprétation de l’Écriture qui n’est qu’à la manière dont les hommes se servent pour interpréter un livre profane.

(18) Dans cette partie touchant l’exposition des Écritures, je ne peux rapporter aucune lacune ; mais en guise de souvenir, j’ajouterai ceci. En parcourant les livres de divinité, je trouve de nombreux livres de controverses, et beaucoup de lieux communs et de traités, une masse de divinité positive, car on en fait un art : un certain nombre de sermons et de conférences, et de nombreux commentaires prolixes sur les Écritures, avec des harmonies et concordances. Mais cette forme d’écriture dans la divinité qui, à mon avis, est de toutes les autres la plus riche et la plus précieuse est la divinité positive, rassemblée sur des textes particuliers des Écritures dans de brèves observations ; non dilaté en lieux communs, ne poursuivant pas les controverses, non réduit en méthode d’art ; une chose abondante en sermons, qui s’évanouira, mais défectueuse en livres qui resteront, et une chose dans laquelle cet âge excelle. Car je suis persuadé,et je peux le parler avec un absit invidia verbo, et nullement en dérogation de l’antiquité, mais comme dans une bonne émulation entre la vigne et l’olivier, que si le choix et le meilleur de ces observations sur les textes des Écritures qui ont été faites de manière dispersée dans sermons au sein de cette île de Votre Majesté de Bretagne par l’espace de ces quarante ans et plus (en laissant de côté l’ampleur des exhortations et des applications à ce sujet) avaient été établis dans une continuité, cela avait été le meilleur ouvrage en divinité qui avait été écrit depuis le temps des apôtres.que si le choix et le meilleur de ces observations sur les textes des Écritures qui ont été faites de manière dispersée dans les sermons dans cette île de Bretagne de Votre Majesté par l’espace de ces quarante ans et plus (en laissant de côté la grande quantité d’exhortations et d’applications à ce sujet) avait été fixé dans une continuité, c’était la meilleure œuvre de divinité qui ait été écrite depuis le temps des apôtres.que si le choix et le meilleur de ces observations sur les textes des Écritures qui ont été faites de manière dispersée dans les sermons dans cette île de Bretagne de Votre Majesté par l’espace de ces quarante ans et plus (en laissant de côté la grande quantité d’exhortations et d’applications à ce sujet) avait été fixé dans une continuité, c’était la meilleure œuvre de divinité qui ait été écrite depuis le temps des apôtres.

(19) La matière informée par la divinité est de deux sortes : matière de croyance et de vérité d’opinion, et matière de service et d’adoration ; qui est également jugé et dirigé par le premier - l’un étant l’âme interne de la religion, et l’autre son corps externe. Et, par conséquent, la religion païenne n’était pas seulement un culte d’idoles, mais toute la religion était une idole en elle-même ; car il n’avait pas d’âme ; c’est-à-dire, aucune certitude de croyance ou de confession : comme un homme peut bien le penser, considérant que les principaux docteurs de leur église étaient les poètes ; et la raison en était que les dieux païens n’étaient pas des dieux jaloux, mais étaient heureux d’être admis dans la partie, car ils avaient la raison. Ils ne respectaient pas non plus la pureté du cœur, de sorte qu’ils pouvaient avoir des honneurs et des rites extérieurs.

(20) Mais de ces deux résultent et délivrent quatre branches principales de la divinité : la foi, les mœurs, la liturgie et le gouvernement. La foi contient la doctrine de la nature de Dieu, des attributs de Dieu et des œuvres de Dieu. La nature de Dieu consiste en trois personnes dans l’unité de la Divinité. Les attributs de Dieu sont soit communs à la Divinité, soit respectifs aux personnes. Les œuvres de Dieu résumées sont au nombre de deux, celle de la création et celle de la rédemption ; et ces deux œuvres, comme elles appartiennent au total à l’unité de la Divinité, ainsi dans leurs parties elles se réfèrent aux trois personnes : celle de la création, dans la masse de la matière, au Père ; dans la disposition de la forme, au Fils ; et dans la continuation et la conservation de l’être, à l’Esprit Saint. Ainsi celle de la rédemption, dans l’élection et le conseil, au Père ;dans tout l’acte et la consommation, au Fils ; et dans l’application, au Saint-Esprit ; car par le Saint-Esprit Christ a été conçu en chair, et par le Saint-Esprit les élus sont régénérés en esprit. Ce travail de même nous considérons soit effectivement, dans les élus ; ou en privé, chez le réprouvé ; ou selon l’apparence, dans l’Église visible.

(21) Pour les mœurs, la doctrine en est contenue dans la loi, qui révèle le péché. La loi elle-même se divise, selon son édition, en loi de nature, en loi morale et en loi positive ; et selon le style, en négatif et affirmatif, interdits et commandements. Le péché, dans sa matière et son sujet, est divisé selon les commandements ; sous sa forme, il se réfère aux trois personnes dans la Déité : les péchés d’infirmité contre le Père, dont l’attribut plus spécial est le pouvoir ; péchés d’ignorance contre le Fils, dont l’attribut est la sagesse ; et les péchés de malice contre le Saint-Esprit, dont l’attribut est la grâce ou l’amour. Dans ses mouvements, il se déplace soit à droite, soit à gauche ; soit à la dévotion aveugle, soit à la transgression profane et libertine ; soit en imposant la retenue là où Dieu accorde la liberté,ou en prenant la liberté là où Dieu impose la contrainte. Dans les degrés et les progrès de celui-ci, il se divise en pensée, parole ou acte. Et dans cette partie je recommande beaucoup la déduction de la loi de Dieu aux cas de conscience ; pour cela je prends en effet pour être une rupture, et non exhibant tout le pain de la vie. Mais ce qui vivifie ces deux doctrines de foi et de mœurs, c’est l’élévation et le consentement du cœur ; à quoi appartiennent des livres d’exhortation, de sainte méditation, de résolution chrétienne, etc.Mais ce qui vivifie ces deux doctrines de foi et de mœurs, c’est l’élévation et le consentement du cœur ; à quoi appartiennent des livres d’exhortation, de sainte méditation, de résolution chrétienne, etc.Mais ce qui vivifie ces deux doctrines de foi et de mœurs, c’est l’élévation et le consentement du cœur ; à quoi appartiennent des livres d’exhortation, de sainte méditation, de résolution chrétienne, etc.

(22) Pour la liturgie ou le service, il s’agit des actes réciproques entre Dieu et l’homme ; qui, de la part de Dieu, sont la prédication de la parole, et les sacrements, qui sont les sceaux de l’alliance, ou comme la parole visible ; et de la part de l’homme, l’invocation du nom de Dieu ; et sous la loi, les sacrifices ; qui étaient comme des prières ou des confessions visibles : mais maintenant l’adoration étant in spiritu et veritate, il ne reste que vituli labiorum ; bien que l’utilisation de vœux saints de reconnaissance et de rétribution puisse également être considérée comme des pétitions scellées.

(23) Et pour le gouvernement de l’Église, il consiste en le patrimoine de l’Église, les franchises de l’Église, et les offices et juridictions de l’Église, et les lois de l’Église dirigeant le tout ; toutes qui ont deux considérations, l’une en elles-mêmes, l’autre comment elles sont compatibles et agréables à l’état civil.

(24) Cette question de divinité est traitée soit sous forme d’instruction de la vérité, soit sous forme de réfutation du mensonge. Les déclinaisons de la religion, outre le priva-tif, qui est l’athéisme et les branches de celui-ci, sont trois - les hérésies, l’idolâtrie et la sorcellerie : les hérésies, quand nous servons le vrai Dieu avec un faux culte ; l’idolâtrie, quand nous adorons de faux dieux, les supposant vrais ; et la sorcellerie, quand nous adorons de faux dieux, sachant qu’ils sont méchants et faux. Car ainsi votre Majesté l’observe très bien, que la sorcellerie est le comble de l’idolâtrie. Et pourtant nous voyons bien que ce soient de vrais degrés, Samuel nous enseigne qu’ils sont tous d’une nature, quand il y a une fois un éloignement de la Parole de Dieu ; car ainsi dit-il, Quasi peccatum ariolandi est répugnare, et quasi scelus idololatriæ nolle acquiescere.

(25) Ces choses, je les ai passées si brièvement parce que je ne peux rapporter aucune lacune les concernant : car je ne peux trouver aucun espace ou terrain qui soit vacant et non semé en matière de divinité, tant les hommes ont été diligents à semer de la bonne semence , ou en semis d’ivraie.

Ainsi ai-je fait comme un petit globe du monde intellectuel, aussi fidèlement et fidèlement que j’ai pu le découvrir ; avec une note et une description des parties qui ne me semblent pas constamment occupées ou mal converties par le travail de l’homme. Dans lequel, si je me suis éloigné en quelque point de ce qui est communément reçu, c’est dans le but de procéder in melius, et non in aliud ; un esprit d’amendement et de compétence, et non de changement et de différence. Car je ne pourrais pas être fidèle et constant à l’argument que je traite si je n’étais pas disposé à aller au-delà des autres ; mais pourtant pas plus disposé qu’à ce que d’autres me dépassent encore : ce qui peut mieux paraître par ceci, que j’ai exposé mes opinions nues et sans armes, ne cherchant pas à préoccuper la liberté des jugements des hommes par des réfutations. Car dans tout ce qui est bien établi,J’ai bon espoir que si la première lecture soulève une objection, la deuxième lecture apportera une réponse. Et dans ces choses où j’ai erré, je suis sûr que je n’ai pas porté préjudice au droit par des arguments litigieux ; qui ont certainement cet effet et cette opération contraires, qu’ils ajoutent de l’autorité à l’erreur, et détruisent l’autorité de ce qui est bien inventé. Car la question est un honneur et une préférence au mensonge, comme de l’autre côté c’est un rejet de la vérité. Mais les erreurs que je revendique et me défient comme miennes. Le bien, quoi qu’il en soit, est dû tanquam adeps sacrificii, pour être encensé en l’honneur, d’abord de la Divine Majesté, et ensuite de Votre Majesté, à qui sur terre je suis le plus lié.Je suis sûr que je n’ai pas porté atteinte au droit par des arguments litigieux ; qui ont certainement cet effet et cette opération contraires, qu’ils ajoutent de l’autorité à l’erreur, et détruisent l’autorité de ce qui est bien inventé. Car la question est un honneur et une préférence au mensonge, comme de l’autre côté c’est un rejet de la vérité. Mais les erreurs que je revendique et me défient comme miennes. Le bien, quoi qu’il en soit, est dû tanquam adeps sacrificii, pour être encensé en l’honneur, d’abord de la Divine Majesté, et ensuite de Votre Majesté, à qui sur terre je suis le plus lié.Je suis sûr que je n’ai pas porté atteinte au droit par des arguments litigieux ; qui ont certainement cet effet et cette opération contraires, qu’ils ajoutent de l’autorité à l’erreur, et détruisent l’autorité de ce qui est bien inventé. Car la question est un honneur et une préférence au mensonge, comme de l’autre côté c’est un rejet de la vérité. Mais les erreurs que je revendique et me défient comme miennes. Le bien, quoi qu’il en soit, est dû tanquam adeps sacrificii, pour être encensé en l’honneur, d’abord de la Divine Majesté, et ensuite de Votre Majesté, à qui sur terre je suis le plus lié.Mais les erreurs que je revendique et me défient comme miennes. Le bien, quoi qu’il en soit, est dû tanquam adeps sacrificii, pour être encensé en l’honneur, d’abord de la Divine Majesté, et ensuite de Votre Majesté, à qui sur terre je suis le plus lié.Mais les erreurs que je revendique et me défient comme miennes. Le bien, quoi qu’il en soit, est dû tanquam adeps sacrificii, pour être encensé en l’honneur, d’abord de la Divine Majesté, et ensuite de Votre Majesté, à qui sur terre je suis le plus lié.

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