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Le pass qui ne passe pas

mercredi 18 août 2021, par Alex, Waraa

Le pass qui ne passe pas

C’est déjà le 5ème samedi consécutif que des manifestants, plus de 200 000 officiellement samedi dernier, se retrouvent dans la rue, à certains ronds-points, dans des assemblées ou réunions, des Gilets jaunes qui se sont maintenus depuis près de trois ans, pour dénoncer la dictature sanitaire mise en place par le gouvernement.

Les revendications sont le refus de l’obligation vaccinale pour le covid 19, et la dénonciation du « laissez-passer » sanitaire : abrogation de la loi sur le pass sanitaire ! Mais il y en a bien d’autres, aussi diverses que le sont les manifestants.

Pour le 5ème samedi consécutif, les injures des media bourgeois fusent aussi contre ces manifestants : traîtres, égoïstes, imbéciles, antisémites. Cette presse aux ordres fait son travail, même en plein mois d’août.

Alors que certains personnels hospitaliers se sont mis en grève, que des pompiers ont participé aux manifestations, que des syndicats appellent à la mobilisation, une partie de l’extrême-gauche officielle (NPA et toutes ses tendances, LO), continue à hurler avec les loups contre les manifestants, comme ces mêmes organisations l’avaient fait contre les Gilets jaunes.

Les crimes des manifestants sont en effet plus grands qu’il n’y parait. Ils s’opposent à juste titre ouvertement au « laissez-passer » et à l’obligation de se faire vacciner que veut leur imposer l’Etat. Mais ils vont encore plus loin, ils se dispensent du « laissez-manifester » que donnent en temps normal les partis de gauche ou les organisations syndicales. Ce mouvement apparait comme imprévu, spontané, indépendant des organisations, qu’il entraine plus qu’il n’est entrainé par elle. Bref, ce mouvement imite les Gilets jaunes, qui en forment d’ailleurs un des noyaux.

Cette indépendance des organisations syndicales est la seule raison pour laquelle cette extrême gauche officielle (LO, NPA), dont les porte-parole exhibent quasiment leur certificat de vaccin sur les plateaux télé, font la leçon à ce mouvement, alors qu’ils l’observent en restant sur la touche.

« Si je dois manifester, ce n’est pas pour la liberté ! » s’exclame fièrement J-P Mercier, porte-parole de Lutte Ouvrière et bureaucrate syndical CGT, sur Cnews, le media d’extrême droite du milliardaire Bolloré. Martinez et autres héritiers du stalinisme peuvent rester en vacances : des bureaucrates, déguisés en révolutionnaires défendent leur boutique pendant l’été.Mais il n’est pas étonnant que de tels propos réactionnaires proviennent de courants ex-révolutionnaires qui ont renoncé à leur propre liberté de parole pour grimper dans l’appareil des bureaucraties syndicales.

Malgré toutes les mises-à-jour des programmes, s’il est une cause pour laquelle les révolutionnaires se battent sans changement depuis l’antiquité, l’apparition des classes sociales et son corollaire, la lutte des classes c’est bien la liberté ! Quand il n’y a plus de liberté dans l’existence, il n’y a plus non plus de liberté d’expression et de pensée, plus d’information, plus de science possible, plus de santé non plus : tout est soumis aux volontés d’une classe possédante aux abois dont les intérêts riment désormais avec dictature violente.

Une des grandes épidémies du XXème siècle, dit de la grippe espagnole(en réalité importée en Europe par les armées Etats-Uniennes), fut le résultat de la grande boucherie organisée par les bourgeoisies européennes. Comme le déclarait Trotsky lors du premier congrès de l’Internationale communiste : « Les contradictions du régime capitaliste se révélèrent à l’humanité à la suite de la guerre, sous forme de souffrances physiques : la faim, le froid, les maladies épidémiques ».

Réduire une politique de lutte contre une épidémie à une vaccination obligatoire à l’échelle d’un seul pays est tout sauf de la science. Il n’y avait aucune vaccination obligatoire du vivant de Pasteur. L’extrême-gauche officielle qui dénonce comme réactionnaire la revendication du droit de ne pas se faire vacciner croit à la magie du vaccin, et que la vaccination pour tous est une solution face à l’épidémie. Elle ne fait que répéter ce que martèle Macron.

N’oublions-pas que l’éradication globale de la variole, entreprise en 1950 fut atteinte seulement en 1979, alors que le vaccin était connu depuis 150 ans. Cela prouve d’une part que la bourgeoisie capitaliste qui dirige le monde n’a jamais eu pour priorité de permettre à l’ensemble de l’humanité de profiter des progrès de la science. D’autre part qu’une vaccination systématique fut un échec. C’est une vaccination ciblée sur des zones entourant les foyers actifs, dans le cadre d’une coopération internationale, qui eut du succès. Les facteurs politiques, culturels, économiques jouèrent un rôle autant que le vaccin. Et le vaccin était pratiqué depuis de années, le « recul » à propos des propriétés de ce vaccin, que mentionnent à juste titre de nombreux manifestants, était bien là. La vaccination à tour de bras n’est aujourd’hui que le mécanisme d’une machine à sous pour les grands laboratoires pharmaceutiques, pas une conquête scientifique. Demander aux travailleurs, comme le fait l’extrême-gauche officielle, de ne pas se préoccuper des problèmes sanitaires (qu’avez-vous à faire dans les restaurants et les centres commerciaux, rien ! leur dit N . Arthaud de LO) et de se concentrer sur la question des salaires, c’est nier le fait que c’est le mode de fonctionnement du capitalisme, pas seulement la soif de profit des laboratoires qui freine la lutte contre l’épidémie. La gestion nationale des politiques sanitaires est la tare qui plombe toutes les campagnes actuelles de vaccination. Le plan de vaccination à l’échelle mondiale Covax mis en place par l’OMS ne fonctionne pas, alors que c’est seulement à cette échelle que des campagnes rationnelles de lutte contre l’épidémie pourraient fonctionner.Une statistique sérieuse de recensement des cas, approchée par exemple par la mesure des eaux usées, n’est même pas mise en place ! Laisser mourir des millions de gens, pourvu que ça ne menace pas sa domination, la bourgeoise a prouvé en être capable à ce nombreuses reprises.

C’est une expropriation, par un pouvoir ouvrier organisé à la base par des comité de travailleurs qui pourrait mettre en place une vraie politique sanitaire.Et aussi une des luttes de libération des opprimés du monde entier. Ceux qui croient dans les discours moralistes du gouvernement concernant l’urgence de « sauver des vies » devraient se souvenir qu’il y a 20 ans, ce sont les bombardements de l’Afghanistan que notre gouvernement soutenait, voulant nous embrigader dans une croisade dont un des but était de « sauver les femmes afghanes des talibans », condamnées à être couvertes de la tête aux pieds.Ils stigmatisaient les « anti-guerre » comme complices du terrorisme. Les armées occidentales partent aujourd’hui d’Afghanistan, transmettant sans remords le pouvoir à ces mêmes talibans.Ces impérialismes, prêt à bombarder les peuples, les utiliser comme champ de bataille pour les rivalités inter-impérialistes, ne seront jamais ceux qui éradiqueront les maladies desquelles on pourrait guérir.

Pour les femmes afghanes, les pauvres du Liban, pour les exploités et opprimés de tous les coins du monde, comme pour les malades du Covid19, le premier soin, c’est de mettre à bas l’impérialisme, ses armées et leurs fausses promesses !

5 Messages de forum

  • Le pass qui ne passe pas 18 août 07:05, par Florent

    Les promesses politiciennes n’engagent que ceux qui les croient, même en termes de pandémie

    Cela fait un mois que le nombre de manifestants contre le pass sanitaire ne cesse de croître, le nombre d’appels à la grève aussi, le nombre de soutiens aux manifestants également et plus de la moitié de la population dit les comprendre ou les soutenir… Le gouvernement a eu beau reculer sur plusieurs points, transformant le pass en passeport à géométrie variable et la loi en passoire, c’est le principe même du pass qui est rejeté par une partie de la population, y compris des gens qui ne sont pas contre les vaccins, parfois même pas contre le vaccin covid, et qui se sont même vaccinés pour certains. Car ce qui est rejeté, c’est l’arbitraire, la dictature, les traitements inégaux, les mensonges, les vices cachés, les obligations des personnes à vacciner sans obligation de l’Etat à leur égard, et particulièrement sans garanties en cas d’effets secondaires.

    Ainsi, le gouvernement reconnait qu’une personne qui a eu une myocardite du fait du vaccin ne doit pas recevoir de deuxième dose. Cela signifie qu’il admet que c’est un effet secondaire possible du vaccin. Mais, alors qu’il a obligé des personnes à se vacciner, il ne paie pas les pots cassés : pas d’indemnisation des personnes qui ont des séquelles graves de la vaccination !!! Pas de maladie professionnelle par exemple pour des soignants qui subiraient de graves séquelles d’une vaccination forcée par l’Etat et le patron-hôpital !!!

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  • Le pass qui ne passe pas 18 août 07:08, par Laurence

    Le pédiatre Cohen qui passe sans cesse dans les média est appointé par les labos pharmaceutiques et a déclaré qu’on peut imaginer de vacciner les enfants dès la crèche !!!

    Il y en a marre de ces faux spécialistes vendus au pouvoir et aux capitalistes !

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  • Le pass qui ne passe pas 19 août 07:37, par Laurence

    Pass papal !

    Le pape a dit que se vacciner est un acte d’amour !

    Amoureux des labos pharmaceutiques ou du système capitaliste ?

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  • Le pass qui ne passe pas 22 août 05:37, par M.

    S’ils croyaient réellement à la vaccination de masse, il leur faudrait vacciner deux doses tous les trois mois !

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  • Le pass qui ne passe pas 23 août 06:31, par Florent

    C’est des masques FFP2 qu’il faut car les masques chirurgicaux ne protègent pas contre les microparticules, les aérosols en suspension dans l’air qui sont porteuse des covid
    Les masques chirurgicaux n’arrêtent pas les aérosols.

    On oblige les soignants à se vacciner mais on ne leur fournit pas des masques FFP2, sauf pour ceux qui travaillent directement dans les secteurs covid !

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