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Dix ans après la révolution tunisienne... et face à la nouvelle explosion de colère sociale… la France aide à réprimer le peuple en révolte !

samedi 30 janvier 2021, par Karob

Dix ans après la révolution tunisienne... et face à la nouvelle explosion de colère sociale… la France aide à réprimer le peuple en révolte !

Dix ans après la "révolution de Jasmin" qui avait chassé l’autocrate Zine El Abidine Ben Ali du pouvoir, la Tunisie en est toujours à écraser le peuple travailleur par la répression…

Comme le révèle Nantes Révoltée (https://www.facebook.com/Nantes.Rev...), l’opérateur portuaire Marseille Manutention, Terminal Roulier Sud a indiqué avoir « réalisé une opération pour les moins atypiques. Ce n’est pas moins de 26 camions de police (sur 60 prévus), en partance pour la Tunisie, qui ont été chargé cette semaine. », peut-on lire sur la page Linkedin de l’entreprise logistique.

Les nouveaux joujoux de la police tunisienne arrivent à bon port !

La révolte reprend en Tunisie… On peut lire ainsi :

« Depuis le 14 janvier 2011, on scrute avec l’attention du sismographe le pouls de la jeunesse. Celui des quartiers « défavorisés » – mot plein de pudeur – a donné son verdict : tempétueux. Depuis quatre nuits, les points rouges se sont multipliés sur la carte du centre de crise de la caserne de la Ouina. Depuis la cité Ettadhamen qui borde Tunis jusqu’au quartier Ennour à Kasserine (centre) en passant par Sfax, Mahdia, Bizerte, Siliana, Kebili, une vague de protestations a envahi les rues. Les violences ont engendré des blessés, un policier a été brûlé au visage par un cocktail Molotov à Haouaria, quand un bureau de poste était pillé au nord-ouest de la capitale. La plupart des incidents signalés se déroulent durant la nuit. Des dizaines, voire des centaines (notamment dans le Grand Tunis) de personnes, un agglomérat de mineurs et de jeunes adultes, bravent le couvre-feu (censé démarrer à 16 heures jusqu’à hier) et la police. Dans un environnement de bâtiment à demi construit, le protocole est immuable d’une ville à l’autre : des pneus qu’on brûle au milieu d’une rue, sur un rond-point, des feux d’artifices qu’on utilise comme des armes. Des nappes de gaz lacrymogène prennent possession des scènes de conflits, effluves abondamment essaimés par les forces de l’ordre. Un jeu du chat et la souris s’engage entre pandores et révoltés nocturnes, jeu éprouvé par les années. La génération ACAB harcèle sa bête noire. L’armée, l’institution la plus respectée du pays selon les études d’opinion, s’est déployée dans quatre gouvernorats afin d’en protéger les bâtiments officiels.

Depuis le 14 janvier, chaque nuit est plus mouvementée que la précédente. Les arrestations sont nombreuses, plusieurs centaines, les avocats demandés dans les postes de police. Sur les réseaux sociaux, les images de confrontation se répondent d’une ville à l’autre. Alors que la pandémie est à son plus haut niveau, les émeutes se sont défiées des consignes gouvernementales.

Le gouvernement a appelé l’armée en renfort pour mater la révolte qui fait rage, en particulier chez les jeunes, dans plusieurs villes de Tunisie.

Les heurts ont éclaté dans des zones marginalisées, frappées de plein fouet par la crise économique inédite, la pandémie de Covid-19 ayant mis à mal un début de reprise, alors que la classe politique, divisée, est paralysée.

La police, déployée en nombre dans des dizaines de localités, dont le vaste quartier populaire d’Ettadhamen, en périphérie de Tunis, a été prise pour cible par des protestataires.

Plus de 600 personnes ont été arrêtées après une troisième nuit d’émeutes dans plusieurs villes de Tunisie, a indiqué le ministère de l’Intérieur lundi 18 janvier. Le porte-parole du ministère, Khaled Hayouni, a évoqué des groupes de personnes entre 15 et 25 ans qui ont "brûlé des pneus et des poubelles afin d’entraver les mouvements des forces de sécurité".

Les motifs exacts de ces échauffourées sont sociaux et politique et elles interviennent dans un contexte d’instabilité politique et de dégradation de la situation sociale en Tunisie.

L’armée a déployé des renforts dans les régions de Bizerte (nord), Sousse (est), Kasserine et Siliana (centre-ouest) – afin de protéger les bâtiments publics, a indiqué lundi un porte-parole du ministère de la Défense, Mohamed Zikri.

La révolution tunisienne avait donné le coup d’envoi d’un mouvement historique qui se poursuit encore aujourd’hui.

Face à cette situation la France capitaliste n’hésite pas à emprunter le chemin de la contre-révolution pour venir en aide aux classes dirigeante tunisienne contre le Peuple Travailleur de Tunisie ! En effet la France vient d’envoyer 26 blindés anti-émeutes de police sur les 60 prévue !

Comme le souligne le journal le Courrier de l’Atlas (lire aussi : https://www.lecourrierdelatlas.com/...) :

« En ce mois de janvier 2021 où la Tunisie commémore la première décennie de sa révolution, la transaction n’est en effet pas sans rappeler les sombres heures de la répression du régime Ben Ali, lorsque ce dernier s’était notablement fait aider par la France de Nicolas Sarkozy.

Le Monde avait notamment à l’époque titré à propos du concours de la France : « les propos “effrayants” d’Alliot-Marie suscitent la polémique ». A l’Assemblée nationale, la ministre des Affaires étrangères avait alors proposé le savoir-faire français à la police tunisienne face aux manifestations. Une proposition qui avait suscité la colère des opposants tunisiens de l’époque. Cette formule du « savoir-faire français » est depuis restée célèbre. » (1)

Un savoir-faire ancien que la France a déjà mis à contribution comme le rapporte Monique Robin, journaliste d’investigation, réalisatrice et écrivaine française, dans son livre et documentaire « Escadrons de la mort, l’école française » :

« Dans les années 1970 et 1980, les dictatures militaires du Cône sud de l’Amérique latine ont férocement réprimé leurs opposants, utilisant à grande échelle les techniques de la « guerre sale » (rafles, torture, exécutions, escadrons de la mort…). C’est en enquêtant sur l’organisation transnationale dont s’étaient dotées ces dictatures — le fameux « Plan Condor » — que Marie-Monique Robin a découvert le rôle majeur joué secrètement par des militaires français dans la formation à ces méthodes de leurs homologues latino-américains. Dès la fin des années 1950, les méthodes de la « Bataille d’Alger » sont enseignées à l’École supérieure de guerre de Paris, puis en Argentine, où s’installe une « mission militaire permanente française » constituée d’anciens d’Algérie. De même, en 1960, des experts français en lutte antisubversive, dont le général Paul Aussaresses, formeront les officiers américains aux techniques de la « guerre moderne », qu’ils appliqueront au Sud-Viêtnam.

Des dessous encore méconnus des guerres françaises en Indochine et en Algérie, jusqu’à la collaboration politique secrète établie par le gouvernement de Valéry Giscard d’Estaing avec les dictatures de Pinochet et de Videla, ce livre — fruit d’une enquête de deux ans, en Amérique latine et en Europe — dévoile une page occulte de l’histoire de France, où se croisent aussi des anciens de l’OAS, des fascistes européens ou des « moines soldats » agissant pour le compte de l’organisation intégriste la Cité catholique… ».

La France capitaliste a joué aussi un rôle non négligeable dans l’armement des troupes génocidaire du Hutu Power mais aussi au travers de l’aide militaire apportée pendant le génocide au Rwanda !

Rien de bien étonnant à que la France joue alors encore un sale rôle aujourd’hui dans la répression des peuples et du sien ! Et dans cette situation la France soi-disant en lutte contre l’islam politique y trouve un allié naturel dans le parti Ennahdha à la tête de la présidence du parlement et bras politique des frères musulmans, contre la révolution en Tunisie comme le rapporte encore une fois le Journal de l’Atlas : « Représentant l’aile dure du parti Ennahdha, Abdelkrim Harouni avait cette semaine proposé « l’assistance » du parti islamiste dans l’effort policier de l’État tunisien contre le vandalisme et les émeutes de quartier. » (2)

Les gouvernements capitalistes qu’ils soient laïcs ou religieux sont malgré leurs oppositions politiques toujours prompts à s’allier contre les peuples et la Révolution !

Face cela les peuples travailleurs de France et de Tunisie doivent trouver le chemin de l’unité contre leurs États, gouvernements et classes dirigeantes pour les renverser ! Comme disait Lénine, l’ennemi est dans notre propre pays et ce sont les classes possédantes ! Et pour les défaire seule l’union internationale des travailleurs pourra les balayer et les renvoyer dans les poubelles de l’Histoire !

(1) https://www.lecourrierdelatlas.com/...

(2) https://www.lecourrierdelatlas.com/...

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