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Pandémie, effondrement économique et social, répression... Bizarre ? Vous avez dit bizarre ?

mercredi 10 juin 2020, par Ephraïm, Robert Paris

Pandémie, effondrement économique et social, répression... Bizarre ? Vous avez dit bizarre ?

Il est certain que ce qui se passe actuellement dans le monde mérite au moins le qualificatif de « bizarre » ! Les déclarations des gouvernants et les actes des classes possédantes sont pour le moins étonnants ! Le fait qu’ils ne soient pas capables, ou se prétendent tels, de dire d’où vient ce virus, pourquoi il s’est étendu sans qu’ils réagissent, pourquoi ils ont menti sur de nombreux points, pourquoi ils s’en servent pour casser le droit du travail et la démocratie, pour casser la révolution sociale, et on en passe…

Les statistiques de la pandémie, en effet, c’est déjà un premier élément de bizarrerie !

Par exemple, en France…

Pourquoi ce pays ? Eh bien parce que Covid y tuerait plus que partout au monde… proportionnellement… Même si personne n’a eu l’air de le relever…

Presque 30.000 morts pour environ 150.000 cas ? Une personne sur cinq ! C’est beaucoup de décès en proportion !!! Vous avez dit bizarre !

Or il y a plus de décès puisque seuls les décès à l’hôpital sont comptabilisés, pas ceux dans les Ephad ni à la maison ! Donc il y a encore plus de morts, sans doute deux fois plus environ ! Cela signifie aussi que les statistiques des « cas » sont bizarres !!! Bizarre est une manière de dire faux ! Pourquoi faux ? Parce que la plupart des malades potentiels ne sont pas testés !

Commençons par éliminer tout risque de développement de « théories du complot » à propos du coronavirus : celles qui prétendraient que les révolutionnaires profiteraient de la pandémie pour mettre en cause le capitalisme, que les gilets jaunes s’en serviraient pour discréditer l’État capitaliste, que les contestataires joueraient sur l’effondrement économique et social pour réaliser une œuvre de destruction du système dominant, que les ennemis de l’entreprise et de l’économie nationale s’en serviraient pour les détruire, que les plus démunis seraient à l’origine de révoltes dans le but de nuire au relèvement économique et que l’irresponsabilité des masses pauvres viserait, consciemment ou inconsciemment, à détruire la santé publique, à nuire à l’économie ou à déstabiliser l’État. Il ne s’agit pas non plus de supposer que des terroristes auraient programmé la pandémie. Loin de l’idée que c’est la pandémie qui provoque l’effondrement économique, la thèse que nous défendons ici est tout à fait inverse à de tels complots et suppose que personne n’a voulu, organisé, prévu, décidé de l’effondrement économique actuel, qui n’est le produit d’aucun complot, d’aucune volonté occulte, d’aucune manœuvre, ni au sommet de la société ni à sa base, mais qu’il est le produit, aveugle et inévitable, des forces sociales et économiques, aussi objectives que la masse des capitaux et la masse des forces productives, et l’écart réel et indiscutable entre les deux ! Tout ce que nous allons produire comme preuves d’une grande bizarrerie de la situation de ce début 2020 ne fera que souligner ce caractère objectif d’un fait historiquement nouveau dans le monde capitaliste, à savoir sa mort.

La chute du capitalisme n’est le produit d’aucun complot ni d’aucune maladie, ni économique ni sanitaire, mais d’un succès : le capitalisme a atteint son plus haut niveau… de capitalisation ! Eh bien, pour accéder à cette compréhension, aux lois qui régissent ce fonctionnement et cette rupture, il nous faut, une fois encore en sciences, souligner les bizarreries qui démontrent que raisonner autrement serait erroné.

Nous allons commencer par souligner quelques bizarreries de la situation actuelle mondiale et nous nous en servirons pour chercher les vraies bases de l’effondrement actuel d’une société et d’un système qui ont si longtemps dominé le monde. En effet, dans la méthode scientifique, la méthode pour découvrir des faits et des lois nouvelles consiste à détecter des éléments qui étonnent, des résultats qui semblent en désaccord avec ce que l’on a longtemps cru, des paradoxes et des contradictions, des faits qui renversent de vieilles croyances ou de nouveaux mensonges.

Voyez-vous quelques bizarreries à ce que l’on veut nous faire appeler « la crise du covid-19 » ? Tout vous y semble-t-il bien logique, sans contradiction avec ce que nous savons déjà du système capitaliste et de ses règles ?

Vous avez dit « bizarre » ? Eh bien, des bizarreries, la situation mondiale actuelle en comporte plusieurs. Voyons si elles éclairent l’état du monde…

La première bizarrerie des classes dirigeantes a consisté à assimiler la situation de l’attaque du coronavirus à celle d’une guerre. Certes, une pandémie, comme une guerre, tue un grand nombre de gens. Certes, elle est l’occasion d’une mobilisation nationale dans chaque pays contre ce qui est présenté comme l’ennemi général, que ce soit une armée étrangère, une « invasion » de migrants, un groupe terroriste ou… une pandémie. Eh oui, cela fait plusieurs années qu’on nous la joue, la comédie de « c’est une guerre », « on est tous mobilisés », « on doit tous se sacrifier à cette guerre », et la pandémie n’est pas la première fois. L’un des avantages, pour les classes dirigeantes, d’une guerre, c’est que toutes les lois, toutes les règles du temps normal peuvent être abolies, toutes les obligations légales, toutes les libertés aussi, au nom de la menace mortelle générale…

Oui, bizarre… Les capitalistes et leurs gouvernants disent qu’ils se mobilisent « pour sauver l’humanité » ! Cela ne vous paraît pas bizarre au moment même où ils n’ont jamais été aussi violents contre l’humanité !

Et le confinement mondial, bizarre ? Les capitalistes et leurs gouvernants n’ont pas attendu que l’activité s’arrête cause de la pandémie, ils l’ont arrêtée eux-mêmes, sous prétexte de sauver des vies alors qu’ils n’ont rien fait pour empêcher les débuts de la propagation de la pandémie ce qui aurait réellement sauvé des vies !!! Cela ne vous étonne pas ?

Et le déconfinement mondial, bizarre ? Alors que rien n’a changé et que la pandémie est toujours bien là. Et qu’elle redémarre, nous dit-on, dès qu’on déconfine…

Bizarre, par exemple, de laisser les universités françaises confinées mais pas les maternelles ?

Bizarre par exemple de mentir aux peuples sur tous les thèmes de la sécurité : inutile disaient-ils d’empêcher les voyages par avion, inutile de contrôler les visiteurs venus de zones à risque, inutile de demander aux mêmes personnes de passer un examen, inutile de les mettre en quarantaine et, peu après, les mêmes gouvernants faisaient et disaient exactement le contraire. Inutile disaient-ils de mettre un pays sous cloche, de confiner, puis inutile de confiner les élèves, puis inutile de mettre des masques, afin de dire et faire exactement l’inverse. Deux explications possibles à ces bizarreries : ils sont idiots ou ils ont un autre problème qui prime pour eux et pour leurs mandants (précisons que pour nous leurs mandants ne sont pas les citoyens ni les électeurs mais les capitalistes).

Bizarre ces gouvernants qui ont été avertis de l’arrivée du virus et ont prétendu le contraire ? Bizarre le fait qu’ils n’ont d’abord pris aucune précaution ? Bizarre le fait qu’ils ont supprimé physiquement, tant en Chine qu’aux USA, les scientifiques qui avaient étudié le virus et voulaient rendre publiques leurs résultats ?

Bizarre, ces gouvernants qui affirment d’abord que le virus n’est pas asymptomatique, qu’il ne circule pas dans l’air, qu’il n’est pas sur les surfaces matérielles, avant de reconnaître l’inverse, sans d’ailleurs jamais en tenir vraiment compte ?

Bizarre ensuite la politique économique face à un prétendu effondrement économique d’origine dite pandémique

L’essentiel de l’argent dépensé, loin de servir à rétablir rapidement la santé de la population, sert à distribuer aux trusts et banques, bourses et financiers…

« Quand on compte ses morts, on ne compte pas ses milliards ». La formule avait déjà été lancée, le mardi 24 mars, par le ministre de l’économie Bruno Le Maire. Eh oui, les 3000 milliards d’euros (oui trois mille !!!) d’ « aide à l’économie », que l’Etat français débourse sans sourciller, sans demander de remboursement même futur aux capitalistes, quelqu’un le paiera ensuite mais qui ? Certes, il a choisi la dette… publique, plutôt que des dettes privées des possesseurs de capitaux !!! D’un côté, le gouvernement annonce qu’il est prêt à dépenser sans compter pour aider les trusts en faillite et de l’autre, il déclare que la population devra en payer le prix !!! « L’État paiera quoiqu’il en coûte » a dit Emmanuel Macron. Mais quand on dit l’Etat, on dit aussi que c’est l’argent public, c’est-à-dire les travailleurs puisqu’il est clair qu’en période de crise, l’Etat ne veut plus faire payer du tout les capitalistes, ni leurs impôts, ni leurs taxes, ni leurs loyers, ni leurs cotisations sociales, ni rien !!! Macron a annoncé « un dispositif exceptionnel de report de charges fiscales et sociales, de soutien ou report d’échéances » pour les entreprises, même les plus grandes, même les plus riches !!! Les capitalistes, eux, ont droit aux aides et la population aux sacrifices, c’est cela l’unité de tous face à la crise, la fameuse unité nationale ?!!!

Oui, c’est bizarre…

Ce qu’il y a de bizarre ou d’étonnant dans la situation actuelle, c’est aussi la facilité avec laquelle des aides ont été distribuées dans la petite bourgeoisie.

Les lois du capital, lorsque la grande bourgeoisie prend le contrôle des petits capitaux c’est de prolétariser la petite-bourgeoisie. L’actuel plan de rattrapage des PME va-t-il servir à contribuer à maintenir une classe moyenne ou bien va-t-il aboutir à la suppression et la prolétarisation de ces classes moyennes ?

Les coiffeurs ou les garagistes ont touché 1500 euros par mois pendant le confinement.

Et ce n’est pas tout. La banque publique d’investissement propose des solutions inédites de prêts sans garantie !

Les entreprises peuvent demander des prêts, via leur banque, à la BPI.

Le site de la BPI annonce sur sa page « A la une » : « Entrepreneurs on ne vous lâchera pas. »

L’état a étendu ses aides à une multitude de pertes entreprises.

Une banque-assurance a même annoncé en avril une prime perte d’exploitation pour les entreprises qui détiennent un contrat chez eux. Pourtant, le risque pandémie n’est pas couvert. Cela a jeté un tollé dans la mare des assureurs. Les concurrents n’ont pas apprécié, car habituellement, les risques assurés sont liés aux dommages : incendie, vol, dégâts des eaux, catastrophe naturelle. De plus, les assureurs ne peuvent chiffrer les dégâts en cas de pandémie, ce type de risques est exclu des contrats. Et pourtant, cette banque-assurance a lancé cette idée d’une prime pour toutes les entreprises détenant un contrat multirisque chez eux…

Un autre assureur propose un plan d’aides aux PME en difficultés, 500 millions. En fait, cela est mis en place pour entrer dans le capital des PME.

Bref, l’argent coule à flot. Il y avait trop de capitaux qui ne circulaient pas, qui ne faisaient que s’investir dans des titres, des dettes, des actions, bref de la spéculation.

Et là, l’Etat fait en sorte que l’argent circule pour aider les petites entreprises.

Cela permet de renforcer la confiance en l’état de toute la petite bourgeoisie et même de leurs salariés puisque leur entreprise peut faire face à des difficultés, et leur emploi se maintenir, après la période de stress et d’incertitude du chômage partiel et du confinement.

Surtout, cela aura un impact dans l’avenir : les petits patrons, la petite bourgeoisie, celle qui aurait pu suivre les GJ pendant un temps, maintenant, va dépendre encore plus de l’état et du grand capital.

Les entreprises en difficultés soutenues par l’état ou rachetée, en totalité ou en partie par les banque, cela signifie l’augmentation de la détention des entreprises par les monopoles bancaire. En fait, le TOO BIG TO FAIL de 2008 est en train de s’étendre à une grosse partie des entreprises, même les plus petites. Too big to fail il y a 11 ans, et maintenant, toutes les entreprises sont prétendues sauvées ou aidées par des prêts sans garantie. Mais quand l’échéance des prêt va arriver, là, la facture va être salée. Là les faillites vont commencer à avoir lieu. Mais surtout, personne ne peut prédire ce qu’il en sera de l’état de l’économie en mars 2021, un an après le début du confinement, et donc quand les premiers remboursements commenceront à avoir lieu.

La petite bourgeoisie est actuellement aidée par l’état, depuis mars. Cela calme le climat social de perte de confiance et renforce la confiance de la petite bourgeoisie en l’état et dans le grand capital, les banques. Les banques étaient très impopulaires en 2008 et 2009. Aujourd’hui, depuis bientôt trois mois, elles ont montré leur force, et la petite bourgeoisie s’est tournée vers les banques et vers l’état. La petite bourgeoisie a renforcé sa confiance en l’état. Mais en même temps, la dépendance de la petite-bourgeoisie vis-à-vis de l’état et du grand capital est en train de s’en trouver renforcée. Exit le prolétariat, les grèves syndicales, les manifestations révolutionnaires des gilets jaunes, qui ont repris, mais bien moins visibles qu’avant mars 2020.

Pourtant, nous savons que toutes ces mesures ne sont pas des solutions. Les producteurs de fruits ont besoin d’une main d’œuvre saisonnière à bas coût, les ouvriers agricoles qui viennent d’autres pays. En ces temps de fermetures des frontières, les prix s’envolent puisque la main d’œuvre bon marché ne peut pas venir, ou alors si peu…

Surtout quand l’argent coule à flot et que tout un pan de la société en profite, c’est que les lois de l’économie sont bafouée. Or, quand les dirigeants de l’économie qui sont des dirigeants d’état ou d’entreprises multinationales en sont là, c’est que leur argent ne leur sert à rien et que le monde capitaliste est un monde du passé. Ils tentent de le maintenir, car leur vision de la propriété privée des moyens de production et du capital, même si elle est dépassée, ne peut quitter leur mode de pensée. Ce sont pourtant bien des individus appartenant à une classe qui a fait son temps. Pourtant ils dirigent l’économie et prennent des mesures pour que leur système perdure dans la tête et dans les modes de pensée, au quotidien. Ils savent et ils annoncent qu’un emploi sur deux disparaîtra. Ils savent qu’ils ne peuvent plus faire vivre l’ensemble de la population de la planète par leur système, mais ils s’accrochent aux branches d’un tronc mort.

Cela a pour but de tenir les classes moyennes alors que le prolétariat révolutionnaire avait réussi à se hisser sur la scène politique depuis des mois et plus d’un an.

Le capitalisme n’a plus de ressources pour un projet de société permettant de maintenir un développement de la population, mais il a suffisamment de ressources pour rallier à lui les classes hésitantes entre la classe capitaliste et le prolétariat.

La gestion de la crise capitaliste avec mise en avant de la pandémie depuis des mois a permis à la bourgeoisie de déployer, au moins en France, une politique de ralliement à elle des classes moyennes. La question qui se pose maintenant au prolétariat révolutionnaire est de savoir comment rallier la petite bourgeoisie au prolétariat révolutionnaire pour triompher face au grand capital qui se sait à bout de course mais qui fait tout pour rester dans la course.

Pour comprendre les visées des classes dirigeantes, il faut (presque) prendre le contrepied de ce qu’elles prétendent vouloir, même quand cela donne quelque chose de bizarre !

Cela donne : « Nous voulons reprendre l’activité économique le plus vite et le plus largement possible. »

Traduire :

« Nous allons arrêter l’activité économique, le plus vite et le plus largement possible. »

Et effectivement, les secteurs d’activité s’arrêtent, licencient, ferment des sites et des secteurs, tout en prétendant vouloir remettre à tout prix la classe ouvrière au travail !!!

Bizarre ? Oui mais l’effondrement capitaliste l’impose et il s’agit seulement de mettre cet arrêt sur le compte de la pandémie.

Gouvernants et classes possédantes sont réellement incapables d’arrêter le virus ou il les arrange bien pour camoufler l’effondrement de leur système qui a de bien autres causes ? Un simple virus qui pourrait tuer le capitalisme mondial ? Une pandémie qui arrête la production capitaliste ? Une maladie qui coupe les communications mondiales et interrompt les accords économiques internationaux ? Des gouvernants qui se déclarent impuissants et s’avèrent incapables ? Vous avez dit bizarre ? C’est bizarre ou c’est n’importe quoi ?

Confinement/déconfinement/reconfinement ? Bizarre !

Bizarre la chute économique vertigineuse de l’économie mondiale dont on nous dit qu’elle a suivi la pandémie. Ce qui parait bizarre dans un tel effondrement de certains secteurs par exemple qui n’ont rien à voir avec le coronavirus et qui n’ont été atteints que marginalement par une fermeture de quelques jours quand ils chutent ou même sans fermeture !

Le pétrole commence à chuter bien avant que la chute de l’activité ait pu faire le moindre effet… Les bourses de même…

Les emplois sont massivement supprimés dans le monde avant que la chute de l’activité ait eu le temps de faire le moindre effet…

Bizarre : ils nous disent tous que Covid tue le capitalisme : voir ici

Le capitalisme n’a-t-il pas tenu face à pire que ça dans le passé ?

La première guerre mondiale, la crise de 1929 et la deuxième guerre mondiale ni même la grippe "espagnole" n’ont jamais arrêté la production capitaliste mondiale et aussi que, si la production s’arrête aujourd’hui, ce n’est pas vrai que c’est à cause de la pandémie.

Pourquoi ne supporte-t-il plus que quelques grands trusts ou banques, grands financiers chutent, ne l’avait-il pas supporté autrefois ?

Les capitalistes eux-mêmes, bien avant Covid, ont discuté sérieusement pour savoir si nous assistons à la fin du capitalisme. Ce n’est pas une thèse absurde de révolutionnaires communistes qui souhaiteraient trop ardemment et aveuglément la fin du système d’exploitation, mais une situation objective que les classes possédantes ont envisagé et dont ils ont évalué les conséquences.

Je n’en prendrai qu’un exemple : le thème de la dernière réunion à Davos des capitalistes et gouvernants à leur solde qui s’intitulait "le capitalisme n’est pas mort".

Dès le mois d’octobre 2019, le Fonds monétaire international (FMI) tire la sonnette d’alarme au niveau mondial en indiquant dans un rapport  : «  En cas de ralentissement marqué de l’activité, dans le plus sombre des scénarios, 40% de la dette des entreprises, dans les huit plus grandes économies, soient 19.000 milliards de dollars, seraient exposés à un risque de défaut (faillite), soit plus que le niveau observé durant la dernière crise financière (2008) ».

Regardez seulement la chronologie de la chute : chute des bourses, chute du pétrole bien avant la chute de l’activité et celle-ci bien avant les fermetures d’entreprises et ces dernières bien avant qu’elles soient réelles nécessitées par la situation…

La série des dix « hasards » de la crise du Covid-19 alliée à l’effondrement capitaliste, cela fait-il une preuve ?

1- Par hasard, le covid-19 débute tout près du seul grand laboratoire de recherche de niveau mondial de Chine spécialisé dans la virologie et l’arme virologique, celui de Wuhan, avec des chercheurs mondiaux connus pour leurs recherches sur les armes bactériologiques. Par hasard, ce nouveau coronavirus est fait de bouts de deux autres anciens virus, comme un bricolage de laboratoire mais, bien sûr, nous savons aussi que la nature « bricole ». Par hasard, Wuhan est l’un des plus grands centres industriels d’une Chine capitalo-stalinienne en perte de vitesse.

2- Par hasard, ces chercheurs de Wuhan ont réellement tenté de voir comment faire passer du SRAS (un coronavirus) sur des pangolins et des chauves-souris et de l’un à l’autre.

3- Par hasard, le gouvernement chinois, mis à mal par les politiques agressives de Trump, par la chute massive de son économie et menacé par la révolte sociale en cas de chute massive des emplois, s’est ainsi, grâce à l’épidémie, retrouvé capable de mettre en place une politique d’État agressive et répressive sans être accusé de violence sociale.

4- Par hasard, les médecins qui ont découvert ce nouveau coronavirus ont été ballonnés, arrêtés, tués… tout comme ceux qui étaient destinataires de leurs informations.

5- Par hasard, les grands États de la planète, qui s’espionnent mutuellement de manière si efficace, ont fait semblant de n’avoir rien vu.

6- Par hasard, quand il a été manifeste qu’une épidémie très violente frappait, ces grands Etats ont félicité la Chine pour sa capacité à réagir, pour sa transparence, pour sa démocratie et on en passe des mensonges et ils ont fait comme si c’était une affaire sino-chinoise !

7- Par hasard, quand il s’est révélé que la Chine avait menti sur tout, sur la gravité de l’épidémie, sur les caractéristiques de la maladie, sur le mode de propagation, sur l’incubation, sur les asymptomatiques, sur les porteurs sains, sur tout, les grands pays capitalistes ont reconnu… la grande ouverture chinoise !

8- Par hasard, quand il s’est avéré que les matériaux conservent les coronavirus en surface, ces grands pays capitalistes ont affirmé le contraire pour continuer à transporter et à vendre leurs produits qu’ils font fabriquer en Chine.

9- Par hasard, les mesures prises par les gouvernants du monde n’étaient nullement faites pour combattre le coronavirus mais pour combattre les peuples, leur révolte, leur combativité, leurs aspirations sociales au changement radical, leur contestation de l’ordre social et politique mondial.

10- Par hasard, cette politique de l’urgence sanitaire mène à un Etat d’urgence qui est un Etat de non droit et qui s’attaque au peuple travailleur du monde !

En fait, il y a un onzième hasard qui est le plus important : la date de démarrage du coronavirus est, « par hasard » exactement la même que celle où l’effondrement du capitalisme était partout annoncé et redouté dans toutes les métropoles capitalistes : la fin 2019 !!!

Conclusion : Le capitalisme qui finit comme un château de cartes qui s’effondre, ce n’est pas un petit virus « naturel » qui a fait ça !!! Le système mondial était mort bien avant, soutenu artificiellement et en traitement palliatif massif depuis 2008 !!! C’est seulement l’annonce des funérailles qui ont lieu en même temps celles des peuples, du moins dans les calculs des classes possédantes et de leurs États !! Ceux qui croient que c’est un complot ont bien tort : c’est une guerre de classes, une guerre entre Capital et Travail !!! Seul le pouvoir aux travailleurs peut extirper le virus mortel !

Croire ou faire croire que les États et Gouvernement capitalistes au service du Grand Capital ont arrêté l’économie mondiale pour notre santé….

Alors qu’ils n’ont jamais cessé de produire pendant deux guerres mondiales, fournissant matériel et chair à canon pour le plus grand profit des capitalistes de chaque Nation

Alors qu’ils ont pollué les sols, les mers, les airs et nos corps….

Alors qu’ils ont exploité à outrance la nature comme l’humanité pour leur profit,

Alors qu’ils détruisent la nature et brisent nos corps !

Alors qu’ils ont tué au travail combien d’entre nous ?

C’est faire preuve de naïveté ou participer à la duperie vis-à-vis du Peuple travailleur !

Non !

L’économie mondiale capitaliste s’est effondrée parce qu’elle n’est plus capable de fonctionner sans des milliers de milliards d’aides d’argent public et cela dès avant Covid-19, depuis 2008

Le COVID 19 et leur pseudo lutte sanitaire contre n’est que mystification pour faire croire aux peuples que le capitalisme a encore un avenir

Il n’en a plus ! Le capitalisme est mort ! Il n’a plus d’avenir ! Il ne tient que par son État et ses forces de répressions policières, militaires et judicaires….

Vive la révolution des Peuples travailleurs du Monde

Comment un organisme aussi minuscule a-t-il pu figer le monde entier  ? Depuis le début de la pandémie les bizarreries ne manquent pas  :

Bizarre de s’opposer aux tests

Après s’être opposés fermement aux masques

Après s’être opposés à contrôler en début d’épidémie les arrivants de Chine puis d’Asie et d’Italie ou Espagne, ni confiner

Une tempête un peu trop parfaite pour être honnête

La série des dix « hasards » de la crise du Covid-19 alliée à l’effondrement capitaliste, cela fait-il une preuve ?

Des textes affirment que c’est Covid qui casse telle ou telle entreprise capitaliste mais, dès qu’on y regarde de près, on voit que c’est faux :

Safran

Les banques Société générale et BNP en quoi sont-elles victimes du coronavirus comme elles l’affirment. Lire ici

Coronavirus : la crise économique en chiffres

Coronavirus, bourse, pétrole, économie, est-ce dans cet ordre…

Une récession ?

Une dépression ?

Une déstabilisation ?

« Ce qui est inédit, c’est que la plupart des gouvernements ont choisi d’arrêter l’économie pour sauver des vies » : bizarre en effet

La crise commence avant le coronavirus, comme s’ils l’avaient prévu…

Pandémie et effondrement économique, lequel est la cause de l’autre

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Epidémie qui a débuté bizarrement

Et des économistes procapitalistes reconnus... reconnaissent qu’on arrive à une fin !!!

Lire ici

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7 Messages de forum

  • Nous sommes peut-être sur le point d’assister à un basculement fondamental de l’économie mondiale. Le monde est peut-être face à un tournant radical.

    C’est Courrier international qui le dit...
    Lire ici

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  • Bizarre ? Drôle de drame !!! La fin du capitalisme va être tout sauf un fleuve tranquille pour les classes prolétarienne et travailleuse mais c’est loin d’être une mauvaise nouvelle vue l’ampleur de la capacité de nuisance de ce vieux système tout pourri devenu complètement négatif pour l’humanité !!!

    Répondre à ce message

  • Comment ça ? Pas de complot des classes possédantes et des gouvernants ? Ils ne cessent de magouiller des attaques camouflées sous des jours de plans de sauvetage !!!

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  • Certes mais ces complots sont des couvertures de la réalité mais ne la produisent pas. Ce ne sont pas complots qui ont produit l’effondrement du capitalisme.

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  • Je veux revenir sur un point à mon avis fondamental du texte cité ci-dessous :
    "Cela a pour but de tenir les classes moyennes alors que le prolétariat révolutionnaire avait réussi à se hisser sur la scène politique depuis des mois et plus d’un an.
    Le capitalisme n’a plus de ressources pour un projet de société permettant de maintenir un développement de la population, mais il a suffisamment de ressources pour rallier à lui les classes hésitantes entre la classe capitaliste et le prolétariat.
    La gestion de la crise capitaliste avec mise en avant de la pandémie depuis des mois a permis à la bourgeoisie de déployer, au moins en France, une politique de ralliement à elle des classes moyennes. La question qui se pose maintenant au prolétariat révolutionnaire est de savoir comment rallier la petite bourgeoisie au prolétariat révolutionnaire pour triompher face au grand capital qui se sait à bout de course mais qui fait tout pour rester dans la course
    ."

    La coupure est nette , physique autant que morale. La petite bourgeoisie (ou classe moyenne) télétravaille, ou a fait faillite en se coupant de la classe ouvrière qui elle chôme et voit son salaire fondre comme neige au soleil. Pourtant, la même réalité est annoncée pour les deux : les menaces de fermetures d’usines, d’entreprises ou bien des fermetures fermement annoncées bien à l’avance dans 6mois, 1an, 2an etc...mais le même résultat est faussée par tous les décalages voulues par la bourgeoisie dirigeante.
    Maintenant la petite bourgeoisie doit choisir qui va la défendre , la sauver ? L’Etat ? fort de son autoritarisme et finalement de son interventionnisme économique supposé limité la grande faillite ?
    Oui beaucoup de petit bourgeois sortent de cette crise endurcis et prêt à défendre leur Etat qui prétend avoir tout fait pour les sauver ! Mais en même temps beaucoup d’autres pourront encore plus se sentir prolétarisés...ou menacés de l’être.
    Voilà le principal piège dressé devant la petite bourgeoisie quand le monde entier bascule vers la révolution sociale car le prolétariat et la bourgeoisie n’ont plus que ce choix devant eux.
    Le fascisme prend sa source dans les défaites (depuis des décennies) sans vrais combats que le réformisme impose à la classe ouvrière .
    Si la classe ouvrière continue a donné sa confiance aux bureaucraties syndicales ou aux partis réformistes (même radicaux comme l’extrème gauche) , alors la petite bourgeoisie n’aura plus aucune raison de se tourner vers elle et une autre perspective que celle de la guerre nationale proposée par l’Etat de la grande bourgeoisie impérialiste.
    Pourtant dans le monde entier, les bureaucraties ouvrières sont contestées et dépassées même par des vagues régulières de mouvements auto-organisés et indépendants de ces vieilles institutions depuis longtemps contre révolutionnaires.
    L’expérience récente de ces évènements remarquables de la lutte de classes ne peut pas s’effacer en 3 mois de dictatures sanitaires.
    L’histoire n’est donc pas du tout écrite à l’avance car même si la guerre de classe connait une brutale accélération, qui peut dire à l’avance que la dernière boucherie capitaliste ne va pas déboucher sur une des plus internationales révolutions sociales qu’on ai connut ?

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    • Cher Lecteur,

      Je partage une grande partie de ce commentaire signé "Abolition du salariat".

      Je suis pleinement d’accord avec l’idée que l’histoire n’est pas écrite et c’est pour cela que le paragraphe que vous citez se termine sur la question du ralliement des classes moyennes au prolétariat révolutionnaire : comment rallier les classes moyennes au prolétariat révolutionnaire ? En détachant la classe ouvrière de se tourner vers les bureaucraties syndicales ou les opportunistes d’extrême-gauche ou encore les réformistes. Or, vous avez raison de le pointer : elle le fait encore trop, et c’est tout le piège de la situation actuelle.

      Je réagis aujourd’hui à une phrase.

      Vous écrivez : « Si la classe ouvrière continue a donner sa confiance aux bureaucraties syndicales ou aux partis réformistes (même radicaux comme l’extrême gauche) , alors la petite bourgeoisie n’aura plus aucune raison de se tourner vers elle et une autre perspective que celle de la guerre nationale proposée par l’État de la grande bourgeoisie impérialiste. »

      Tout-à-fait d’accord sur le danger que vous pointez. Cependant, votre phrase semble oublier que la classe ouvrière est plurielle. La majeure partie de la classe ouvrière est réformiste et tant que le capitalisme nous permet de vivre ou au moins de survivre, nous restons au quotidien dans la recherche d’une amélioration de nos conditions matérielles et dans notre petite accumulation personnelle : épargne, prévoyance, amélioration de l’habitat, remboursements de crédits éventuels, etc.

      Ne serait-ce que regarder ses droits à la retraite, ses points accuulés, ses annuités cotisées, ce que tout salarié fait de temps à autre, cela consiste en une attitude d’adaptation à la société capitaliste, au réformisme de tout un chacun... et cela n’a rien de blâmable, c’est, dirai-je le calcul quotidien pour subvenir à ses besoins et se préoccuper des jours, mois, années à venir.

      Bien entendu, ce réformisme quotidien est autre chose que le réformisme politique. Mais ce réformisme politique se base sur l’information des droits, la revendication ou la gestion des dossiers administratifs concernant cette recherche d’amélioration quotidienne des conditions de vie. C’est là que les syndicats réclament que les salariés les consultent, c’est là que les syndicats font valoir une prétendue expertise.

      Pourtant, comme vous l’affirmez, le prolétariat a connu les expériences récentes d’affrontement de classe, dans les manifestations de Gilets Jaunes, ou même dans les manifestations syndicales (je pense aux manifestations de 2019 ou 2020 mais aussi celles de 2016 où les étudiants se faisaient matraquer et ouvrir le crâne), ou encore plus récemment, ne serait-ce que cette infirmière tirée par les cheveux par les forces de répression d’État, ou les meurtres racistes en France et dans les autres pays.

      C’est ce prolétariat qui est progressivement entré sur scène comme prolétariat révolutionnaire. C’est à ce prolétariat que le paragraphe cité faisait référence. Or, ce prolétariat-là, s’il est descendu dans la rue, en-dehors des appels réformistes, opportunistes, syndicaux ou d’extrême-gauche, c’est précisément parce qu’il s’est détaché, au fil de la décennie écoulée, de ces partis et syndicats opportunistes, réformistes intégrés à l’appareil de l’État.

      Certes les salariés et les classes moyennes croient encore beaucoup trop aux institutions surannées, au vieux monde, et trop peu se sont tournées vers le prolétariat révolutionnaire. Ainsi, la classe ouvrière est encore trop à regarder vers les vieilles organisations attachées aux institutions du vieux monde et à leur maintien.

      Et c’est en cela que je rejoins votre appréciation : il y a toutes les chances que la petite bourgeoisie se tourne vers le grand capital, dans les conditions où la classe ouvrière resterait prisonnière des bureaucraties, des opportunistes, et réformistes politiques de tout bord. Cependant, comme vous le dites également, l’histoire n’est pas écrite et les réactions très récentes contre le racisme d’État peuvent tout-à-fait devenir un levier pour que la jeune génération révoltée s’empare des idées révolutionnaires.

      Les Blacks Panthers des années 1960 ont formé leurs propres milices. C’est ce que nous avons à proposer à la jeunesse révoltée de 2020 : la formation de milices d’auto-défense. Nous devons le proposer aussi aux personnels hospitaliers qui ont été et vont continuer à être postés aux premières lignes des attaques de toutes sortes. Nous devons les proposer également à tout collectif de salarié, qu’ils se sentent menacés dans leur emploi ou qu’il veuillent en découdre avec le vieux monde.

      Pour cela, il faudra développer un programme très clair : dissolutions de toutes les armées, polices et gendarmeries, GIGN et autres institutions répressives de l’État. Dissolution de l’assemblée nationale, du sénat, du gouvernement, des tribunaux, des conseils généraux et départementaux.

      Cela ne pourra se réaliser qu’en s’appuyant sur les récentes expériences d’auto-organisation, les assemblées de travailleurs, chômeurs, précaires dans les entreprises ou sur les rond-points. C’est de cela qu’a eu peur la bourgeoisie au point de légiférer sur l’interdiction d’envahissement des rond-points en janvier 2019. Mais la classe ouvrière, celle qui est en train d’être licenciée, n’a pas dit sont dernier mot. Et cette perspective d’un prolétariat organisé indépendamment des syndicats, des partis réformistes ou opportunistes, c’est celle-là qui peut décider de se rallier à l’expérience d’auto-organisation que nous avons connu pendant plus d’un an en France, et qui s’est développé en parallèle partout dans le monde. C’est là-dessus que nous devons miser. Bien évidemment la bourgeoisie observe cela et réagit. La bourgeoisie développe le racisme d’État et favorise déjà les nervis racistes depuis des années. C’est pour cela que l’auto-organisation des travailleurs devra très vite se doter de milices ouvrières d’auto-défense.

      Rien n’est écrit, cette situation n’est pas encore là, mais si effectivement cette perspective n’est pas affirmée dès maintenant, nous n’avons que de faibles chances de rallier les classes moyennes au prolétariat révolutionnaire. C’est aussi en se montrant fort et organisé que le prolétariat révolutionnaire pourra arracher la crédulité sinon la crédibilité que la classe ouvrière accorde encore aux réformistes politiques, aux opportunistes ou éventuellement aux bureaucraties.

      Au plaisir d’échanger de nouveau ensemble.

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  • Bizarre ? Les banques ont gagné de l’argent grâce à la pandémie !!!

    Confrontés à des besoins massifs de financement face à la crise du Covid-19, les Etats européens ont multiplié les émissions obligataires par syndication. Des opérations qui ont offert aux banques des revenus confortables : 500 millions d’euros depuis le début de l’année.

    https://www.lesechos.fr/finance-mar...

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