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Non à la Reprise du travail pour faire tourner la machine à fric des grandes fortunes

lundi 11 mai 2020, par Karob

Non à la Reprise du travail pour faire tourner la machine à fric des grandes fortunes sous contrôle de l’État policier !

Ou quand Le grand Capital fait le choix du fascisme !

Les grandes fortunes capitalistes, propriétaires des moyens de production qu’elles n’ont d’ailleurs pas mis au service de la population dans la lutte contre le COVID-19, ont caché des millions de masques pouvant protéger les personnels soignants ou non à l’Hôpital, au détriment du personnel hospitalier, et se sont enrichies pendant la crise sanitaire alors que le peuple travailleur menacé à très court terme par la misère ou la faillite, doit reprendre le chemin du travail sous contrôle policier. Contrôle policier que réclame d’ailleurs responsables des transports. (https://www.facebook.com/notes/gile...)

Le gouvernement de la « démocratie » capitaliste, a fait et continue de faire de la France un véritable camp retranché mettant fin à la libre circulation qui est un droit fondamental :

Couvre-feu,

Retour aux frontières nationales,

Interdiction de se déplacer d’un département à un autre sans attestation dérogatoire,

Attestation dérogatoire maintenue à Paris aux heures de pointe pour justifier que le déplacement est lié à l’emploi,

Déploiement policier et militaire (opération résilience),

Entrée de généraux au conseil de défense,

Achat de drones,

Surveillance des regroupements avec l’aides des opérateurs téléphoniques….

Explosion des contrôles sur la population !

Centre de Rétention Sanitaires

Transformation d’une partie de la population en force supplétive des forces de répression

Que de mesures liberticides et coercitives contre le peuple au nom de la lutte sanitaire. La bonne blague. Comme si l’État et le gouvernement (et les autres avant) au service des grands groupes et des grandes fortunes se souciaient un tant soit peu de notre santé alors qu’ils n’ont jamais rien fait pour nous protéger de l’amiante, des OGM, des pesticides, de la pollution, du nucléaire, de la mal bouffe, de la destruction de la santé publique, sans compter les scandales sanitaires comme l’affaire du sang contaminé, le médiator et on en passe. Pourquoi maintenant se soucieraient-il des peuples ? Un peu de sérieux !

Non, tout ce déploiement n’a rien à voir avec notre santé. Sinon depuis le début en France comme ailleurs ils auraient agi autrement. Nous savons désormais que l’Armée était au courant depuis le retour des athlètes en octobre participant aux jeux militaires de Wuhan qu’un Coronavirus se répandait. L’Élysée a même été averti par l’ambassadeur de France d’un risque épidémique en décembre. Et pas seulement en France, puisque depuis novembre la CIA avait averti les autorités américaines. Et comme tout ce petit monde se surveille ou s’espionne constamment ; en réalité ce sont tous les gouvernements et États du monde au service de leurs capitalistes nationaux qui étaient plus ou moins au courant. Et qu’ont-ils fait ? Se sont-ils préparés au risque pandémique ? Bien sûr que non ! Bien au contraire !

Ils ont caché volontairement qu’un nouveau coronavirus se répandait au lieu d’anticiper le risque pandémique du point de vue sanitaire. Les autorités politique avaient donc largement le temps de mettre en place une coopération internationale dans de le domaine de la recherche, de réorganiser la production de matériel sanitaire, d’ouvrir des lits mais non, rien de tout cela n’a été fait, bien au contraire. Dans un premier temps, malgré la disparation des lanceurs d’alerte en Chine, ils ont tous félicité la Chine, ont minimisé le risque, l’on ignoré, puis on changer brutalement de point de vue. On est passé de la simple grippette à un risque de mort de toute la société c’est à dire du capitalisme…. Les classes dirigeantes et leurs serviles serviteurs gouvernementaux et étatiques sont responsables de ces morts comme de tant d’autres ces dernières années. C’est un crime de masse en plus à mettre à leur actif.

Oui, leur politique n’est en rien dictée par le bien-être des populations. Non, ce qui dicte le moindre fait et geste de ces gens-là, c’est la santé du capitalisme. Or ce dernier s’effondre et la peur que cet effondrement suscite et les risques révolutionnaires qu’il provoquera inévitablement effraie les classes dirigeantes et tout ce qu’elles ont de larbins pour les servir. Sinon pourquoi la « démocratie » ferait-elle basculer progressivement toute la société dans la dictature et la surveillance. Et ce n’est pas le fait d’un homme fusse-t-il président, ministre ou même d’un parti contrairement à ce que certains défenseurs masqués du capitalisme veulent nous faire croire. Non, c’est à l’échelle mondiale que ce basculement vers la dictature même dans les sociétés dites démocratiques est à l’œuvre. Oui, C’est toute la société capitaliste mondiale qui bascule sous prétexte de lutte contre le coronavirus dans la surveillance de masse. Et cela correspond aux intérêts des grandes fortunes qui aujourd’hui défendent le nationalisme ou patriotisme économique et le retour d’un État fort. N’est-ce pasRoux de Bezieux, président du Medef, qui dans Ouest France a lâché cette petite phrase :« un système autocratique semble pour le moment mieux armé pour bloquer une pandémie que ne le sont nos démocraties. »(1) Leur problème sanitaire est bien la survie de leur système de domination politique que l’effondrement économique déstabilise et met en péril.

Et pour éviter tout risque révolutionnaire, ils mènent une politique contre-révolutionnaire contre le peuple qui peut entrer en révolution à tout moment en fascisant encore plus les forces de répression ou en enrôlant une autre partie de la population dans la surveillance généralisée, faisant d’elle une force supplétive de l’État policier, les transformant au fur et à mesure en une future force fasciste politique et paramilitaire….

Les flics n’hésitent pas à venir chez les particuliers faire enlever des banderoles dénonçant la politique du gouvernement, convoquant ces derniers pour les mettre en garde à vue. La police devient ouvertement une police politique. Les violences policières continuent et même s’accentuent. Elles touchent de plus en plus toute la population. Plus personne n’est épargné. Les années d’entrainement dans les quartiers pauvres, contre les populations d’origines immigrées, de confessions musulmanes ou de tout ce qui ressemble de près ou de loin à un pauvre, contre les réfugiés, les sans-papiers, les travailleurs en grèves, les Gilets Jaunes, se poursuit et amplifie les violences policières sous couvert d’une pseudo-lutte sanitaire. Les forces de polices « démocratiques » sont prêtes à soutenir l’État quel que soit sa nature c’est à dire démocratique ou dictatorial. Elles en ont fait maintes fois la preuve. Elles deviennent un des relais du fascisme.

Mais comme cela ne saurait suffire, car le fascisme c’est le totalitarisme, il faut embrigader une partie de la population contre une autre pour éviter toute alliance au sein du peuple contre les classes dirigeantes. Cette politique est bien entendue mise en place sous un prétexte sanitaire : Les médecins seront payés pour tout cas déclaré de COVID et des brigades sanitaires seront déployées pour mettre en place un tracking. Mais c’est bien de surveillance dont on parle. Les moindres aspects de notre vie seront ainsi examinés policièrement au travers du régime des attestations, dans les transports, à la RATP ou à la SNCF, l’Etat a assermenté les agents pour leur permettre de verbaliser ceux qui n’auraient pas leur attestation, ou qui n’auraient pas réservé, en plus du déploiement policier, du tracking médical, des drones, de la géolocalisation des groupes, etc. Leur France de demain c’est celle de l’encasernement de toute la population qui doit marcher au pas de l’oie pour respecter les mesures de distanciation sociale. Et cet encasernement et ce qui attend une partie de la jeunesse qui doit retourner à l’école où l’État veut transformer les profs en police politique, en police de la pensée qui leur demande de surveiller tout élève qui pourrait dénoncer « l’incapacité des États à protéger la population » et « troubler l’ordre public. »Il faut donc surveiller dénoncer ces jeunes dont le « projet politique peut être anti-démocratique et antirépublicain. Ces contre-projets de société peuvent être communautaires, autoritaires et inégalitaires. » Et ce serait l’État démocrato-fasciste qui nous protègerait de la dictature ?

Et le fascisme des classes dirigeantes contre le peuple n’est que la prémisse des politiques prévues par les massacreurs des peuples en chef : des guerres mondiales, des génocides, des camps, des déportations de population….

Si le Peuple Travailleur ne veut pas finir dans des camps de travail, d’extermination, sous un déluge de bombes et autres atrocités, il n’a pas d’autre choix que d’entrer en révolution, de faire table rase de l’ancienne société, de balayer toutes les institutions du vieux monde capitaliste qui s’écroule. Toutes celles ou tous ceux qui veulent réformer, moraliser, rendre plus éthique, plus vert, plus responsable, plus national, plus local le capitalisme, œuvrent à son maintien et de fait passe dans le camp de la contre-révolution capitaliste. L’heure n’est plus à la demi-mesure mais à l’action résolument révolutionnaire.

Acte 1 de la Révolution : c’est de ne plus suivre aucun ordre d’aucune institution du capitalisme ou qui cherche à le maintenir d’une manière ou d’une autre.

Acte 2 de la Révolution : former partout des Comités de Travailleurs dans les grandes entreprises et les services publics et des Comités du Peuple Travailleurs sur nos lieux de vie (quartiers, communes…) et de les fédérer !

Acte 3 de la Révolution : Exproprier les grandes fortunes et les grands groupes capitalistes. Socialiser les moyens de productions afin que la production de biens matériels réponde aux besoins des populations.

Acte 4 de la Révolution : former des détachements d’auto-défense populaires dans les entreprises et les quartiers populaires pour se défendre de la répression étatique et des miliciens fascistes….

Socialisme ou Barbarie, telles sont les voix qui s’ouvrent devant nous !

(1) https://www.facebook.com/notes/gile...

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