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Safran, un bel exemple de crash capitaliste qui n’est pas causé par la coronavirus

vendredi 20 mars 2020, par Max

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Safran se crash ! c’est la chute finale…

On tente de nous démontrer que le virus porte l’entière responsabilité de la vie économique mondiale bloquée et courant à la catastrophe.

Pourtant l’exemple de la multinationale Safran est parlant, elle qui cherche depuis bientôt 1 an à masquer une chute de sa production soi disant tributaire de conjoncture défavorable : défaillance technique des calculateurs liés aux moteurs Leap sur les Boeings (dont 2 accidents terribles), arrêt du programme Silvercrest de motorisation d’avion d’affaire pour Dassault & Cessna à cause de problème techniques et de délai, sous traitance de moteur civile aux USA pour le marché Russe, transitant par la France subissant les hausses douanières, surévaluations des besoins en rechange militaires…bla bla bla

Sauf que juste avant, les ventes et fusion vont bon train et notamment celle de Safran avec Zodiac en décembre 2018 pour moins de 10 milliards d’Euros. Safran s’endette et malgré les commandes ou plutôt promesses de commandes, la réalité des livraisons est bien en dessous des espérances, sachant que les clients Etats ont des difficultés à payer, sans parler des compagnies aériennes qui limitent les frais d’entretien et licencient à tour de bras. Les usines de fabrication des moteurs empruntent pour changer leurs machines et réduire le personnel ouvrier d’au moins 1 facteur 5.

Les financiers voient qu’il n’y a plus grand-chose à presser sur ce citron et détournent leurs investissements de moins en moins rentables. L’Etat, qui fait des cadeaux fiscaux et des subventions à tour de bras à Safran, ne peux plus laisser la perfusion qui consiste à acheter sans cesse du matériel militaire et a faire augmenter la dette avec Safran !

Sur tout ça, des économistes prévoient une récession mondiale en 2020. Alors le virus COVID provoque la panique des marchés, l’étincelle sur un Titanic qui ne s’est jamais remis de 2008.

Pour Safran, c’est la fuite en avant car le système consiste à faire grimper l’action par des artifices comme les fusions acquisitions.

Déjà dans les 2000, les régies nationales sont privatisées en s’alliant avec d’autres groupes parfois beaucoup plus gros qu’eux comme Renault & Nissan. La crise de 2001 passe difficilement mais celle de 2008 est fatale pour le modèle capitaliste.

En 2020, l’usine du monde s’arrête non pas à cause d’un virus, mais à cause de l’ensemble des capitalistes qui ne voient aucun échappatoire à la fin de leur poule aux œufs d’or qu’ils viennent de dévorer ! Le virus est un prétexte qui vise à sauver la face des classes dirigeantes pour mieux écraser les réactions engendrées par la chute du capitalisme.

L’action perd 50 Euros en 2 semaines ! Mais elle a commencé à perdre dès le 1er mois de l’arrêt des usines en Chine. Les actions PSA Airbus chutent aussi et hop ils arrêtent toutes leurs usines pour échapper à la faillite totale et aux grèves incontrôlées par les syndicats. Safran continue de produire un peu pour des raisons …militaires. De là à penser que la guerre sanitaire se transforme en 3eme guerre..

La chute de poids lourds mondiale de l’aéronautique : même en 2008 l’action n’a pas chuté aussi brutalement.

Quant à redémarrer comme avant, ça c’est la même chose que de demander au Titanic de ressortir des fonds marins glacés dans lesquelles il a coulé.

14 Messages de forum

  • Les arbres montent haut mais ne touchent jamais le ciel.
    Les actions montent vite , mais leur chute est encore plus vertigineuse.
    Combien de discours des RH (ressources humaines) pour nous inciter à placer nos économies, salaires, retraites dans la banque Safran gérée par Natixis.
    Notre travail n’est pas un jeu et nos vies ne sont pas des jetons de casino à mettre dans un bandit manchot.
    En 8ans le cours de l’action a été multiplié par 4 pour atteindre 150E. En 1 mois elle est descendu à 50E....en perdant 1/3 de sa valeur.
    On nous a répété que si les salaires n’augmentaient plus (ou si peu -1%) on pouvait compter sur les ntéressements&particiations .
    Alors chaque année, les profits annoncés dépassent ceux de l’année passée , l’action monte ..et la production stagne, les nouvelles pièces n’arrivent pas mais par contre les déclarations des patrons du secteurs aéronautiques sonttrès loin d’être rassurantes dans la presse...spécialisée : ils ne savent jamais ce qui va se passer sur 6 mois , aucune vision possible sur le long terme >1an (interview dans l’Usine Nouvelle 2017). Ce sont essentiellement les sous traitants fournisseurs qui le disent car en écoutant les déclarations officielles dans les différents salons aéronautiques, dans la presse généraliste, c’est l’euphorie et même parfois l’emballement. Les PDG ne savent pas comment ils vont répondre à la demande des clients !
    En réalité , la stratégie consiste à exciter la convoitise des nombreuses branches industrielles du groupe et de leur sous traitants pour qu’ils s’endettent massivement dans des machines couteuses et des lignes de production complètement neuves. Ainsi fait, l’outil industriel se modernise et produit rapidement (mais non sans problème) les pièces, moteurs, train d’atterrissage, nacelles, équipements intérieurs, transmissions de puissance, système électrique, optique, qui vont équiper les avions, hélicoptères, militaires et civils.
    Les usines deviennent très productive d’autant que la masse salariale a diminué de moitié dans les usines. Pour 3 départs il y a 1 embauche et encore cela dépend des années. Les effectifs ont fondu comme neige au soleil. Des ateliers de 500 ouvriers passent à 70 !
    Dans ces conditions , les capitalistes savent que la productivité va rapidement atteindre son seuil limite avec les risques d’accidents technologiques que cela comporte. Il n’y a plus rien à attendre surtout que les compagnies aériennes revoient à la baisse le renouvellement de leur flotte d’avion : elles ne jurent que par le low cost et donc elles pressent les constructeurs de tirer au maximum les prix ...les décisionnaires n’ont plus le choix que de vendre du rêve . Un secteur a déjà fait ça : celui de l’automobile et d’ailleurs cela va devenir un exemple pour les jeunes cadres directeurs. Réduire les coûts par tous les moyens, quitte à sauter des phases importantes avant la mise en production...
    Renault-Nissan avait commencé par fermé 10 usines au Japon , puis elle ferma celle de Belgique à Vilvorde, la plus productive du groupe !
    Renault Nissan est passé de la plus alliance entre constructeur de voiture à celle de plus grande banque industrielle finançant , investissant sur le marché mondial comme n’importe organisme financier le ferait. L’Etat actionnaire majoritaire a organisé cette transformation que le gouvernement soit de gauche ou droite, avec les autres actionnaires. C’est un mouvement général du capitalisme qui ne mise plus sur la production réelle rapportant des profits importants , mais sur le détournement complet de l’investissement productif vers la sphère financière.
    La nouveauté qui montre bien ce passage est la gouvernance d’entreprise : il y a 2 PDG, un pour l’industriel , un pour la finance et les deux sont officiellement et symboliquement sur un même plan, car le capitalisme ancien ne peut pas complètement effacer sa direction industrielle d’un coup de crayon.
    Tous les choix sont par contre dépendant du niveau de rentabilité des capitaux à court terme. Le désinvestissement massif et financier signifie la faillite si les Etats et les banques centrales ne viennent pas au secours de la multinationale. En 2008 si l’Etat américain n’intervient , ce sont 3 géants de l’automobile qui font faillite : General Motors, Ford & Chrysler. Ils seront sauvés et deviendront le symbole du renflouement par l’Etat du capitalisme industriel. Ce sont des centaines de nationalisation qui ne diront jamais leur nom qui permettent au capitalisme de ne pas sombrer en 2008. Les Etats sont donc déjà endettés sur des dizaines de générations et en 2020 rebelote...non impossible. La vérité est que la vieille machine capitaliste ne peut plus respirer car il n’y a plus d’intubateur. Comme disent les médecins actuellement , on doit choisir qui intuber car on manque de tout. Et bien Safran et beaucoup d’autres multinationales sont pareillement condamnées à la mort : elles n’ont pas choisi vraiment cette fin mais elles savaient que les arbres ne montent jamais au ciel.

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  • et ça continue de dégringoler : "SAFRAN (-9,23% à 72,74 euros)

    Face à la propagation de la pandémie de coronavirus et à ses effets dévastateurs sur le trafic aérien, l’équipementier aéronautique Safran et l’avionneur Airbus (-6,67%) sont de nouveau sous pression. Signalons également que Bernstein a dégradé son opinion sur Safran de Surperformance à Performance en ligne, selon une source de marché."

    Ils ont beau remettre les ouvriers (en partie) dans les usines , rien n’y fait ! c’est le capitalisme qui sombre sous nos yeux et ceux qui s’accrochent , couleront avec .

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  • ’Safran chute malgré les propos optimistes de la direction ’(boursier.com)
    Après Airbus (1,4 milliard d’euros), l’équipementier aéronautique et de défense SAFRAN a annulé jeudi le versement de son dividende 2019, qui devait atteindre au total un milliard d’euros. Il a décidé de ne plus proposer lors de son assemblée générale annuelle le paiement en 2020 du dividende au titre de l’exercice 2019, soit 2,38 euros par action. Le versement du dividende aurait représenté "un décaissement de l’ordre de 1 milliard d’euros en juin 2020", a précisé le groupe.
    Boeing : Dans le cadre du "plan Marshall", le plan d’aide économique historique approuvé mercredi soir par le Sénat américain (2.200 milliards de dollars), un programme de 17 milliards de dollars de prêts est prévu pour les entreprises "critiques pour la sécurité nationale", dont Boeing qui, déjà embourbé dans la crise du 737 MAX, son avion cloué au sol depuis plus d’un an après deux accidents ayant fait 346 morts, avait demandé à l’Etat de le renflouer.
    Aéronautique : « L’Etat doit faire des prêts à très long terme aux entreprises »
    Philippe Petitcolin, directeur général du motoriste Safran, appelle le gouvernement à prendre des mesures supplémentaires pour aider le secteur à traverser la crise liée à la pandémie de Covid-19.

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  • La fabrication de produits destinés aux militaires chez Safran a repris ...pas pour la lutte sanitaire mais pour la lutte économique sur le marché mondiale des ventes d’armes. Voilà la seule production qui est encore "stratégique" comme le disent les patrons...mais là aussi il faut que les clients puissent payer et ça n’est pas gagné vu la situation mondiale d’endettement des Etats et l’arrêt général des économies nationales, sans parler des effondrements bancaires qui menacent. Lire à ce sujet cet article :Marchés financiers : le spectre des faillites. Le plan Marshall mondial de plusieurs milliers de milliards ne peut pas faire illusion, les banques centrales ne peuvent plus sauver les Etats et par conséquent les trusts au bord de la faillite. Ces effets d’annonces ont juste pour fonction de retarder et détourner la réaction des peuples quand on va leur annoncer que les licenciements sont inévitables à une échelle inconnue jusqu’à présent. En effet, l’économie se contracte jusqu’à ne devenir qu’une économie de guerre , c’est à dire limitée au stricte besoin de l’armement, du ravitaillement, des communications, des énergies, voilà la répétition générale de cette mascarade sanitaire .
    Et cette fois la guerre , la vraie n’aura pas le prétexte d’un virus mais quelque soit la raison donnée , la justification de telle ou telle acte d’un soit disant pays belliqueux, la seule raison de fond sera sociale et contre les révolutions mises en quarantaine car maintenant les PDG savent que les Etats ne peuvent plus maintenir l’appareil productif —>lire l’interview de Petitcolin PDG de SAFRAN ’ Je ne vois pas un Etat se substituer à une entreprise pour lui payer ses loyers, le remboursement de ses matériels, de ses machines. Ce n’est pas possible dans une économie mondiale telle que nous la connaissons. La seule façon d’aider les entreprises, si elles n’arrivent pas à générer du chiffre d’affaires, et seul le gouvernement peut le faire, c’est de leur faire des prêts à très long terme pour qu’elles puissent rembourser leurs charges.
    L’Etat doit voler au secours des grands groupes comme Airbus, Safran ou Thales ?
    Non. Je pense que les grands groupes doivent servir d’exemple. Tant que nous avons un filet de commandes qui n’est pas à zéro, c’est à nous de faire l’effort, notamment grâce aux mesures de chômage partiel proposées par le gouvernement pour amortir au maximum ce choc. Nous ne sommes pas des sociétés à risque, car nous avons des fonds propres et de quoi réagir.’
    Et ce filet de commande , ce sont les commandes sur le marché mondial militaire ou les commandes des Etats directement.
    "Le Sipri, l’Institut international de Stockholm de la recherche pour la paix, a dévoilé lundi 9 mars 2020 ses chiffres pour la période 2015-2019. Sans surprise, les ventes d’armes dans le monde ont bondi de 5,5 % par rapport à la période 2010-2014. La France se situe désormais dans le peloton de tête, en troisième position après les États-Unis et la Russie.
    Au cours des cinq dernières années, la France s’est en effet arrogé une part croissante du marché mondial de l’armement. Ses ventes de missiles, avions de chasse et autres navires de guerre ont représenté près de 8% des exportations mondiales.
    Plus frappant, ses ventes ont bondi de 72% par rapport à la période 2010-2014. Cette hausse spectaculaire est largement due aux succès commerciaux de Dassault et de son avion de chasse Rafale ou de Naval Group et de ses sous-marins Scorpène ainsi que de ses FREMM, ses frégates multimissions.
    Ces ventes ont pesé lourd dans la balance commerciale française et ont permis ces dernières années de réduire le déficit commercial du pays.
    Selon le Sipri, les exportations françaises devraient ainsi se maintenir pour les cinq prochaines années, et cela en raison des commandes déjà engrangées. Au-delà, rien n’est moins sûr. La concurrence est en effet de plus rude dans ce secteur, et la Chine, aujourd’hui cinquième exportateur mondial, étend ses zones d’influences. Pékin fournit ainsi aujourd’hui des équipements à 53 pays contre 40 il y a encore cinq ans. "
    L’illusion aura duré quelques temps pour les trusts automobiles, aéronautiques, pétroliers, chimiques, métallurgistes, gaziers, électriques, chantiers navales, pharmaceutiques. Ces 15-20 dernières années, les quelques investissements productifs se sont faits au prix de fusion acquisition, endettements et suppressions de masse salariale importantes, mais surtout ils se sont faits car tous les Etats ont injectés des sommes folles sous différentes formes , pour éviter les faillites complètes. Le chômage n’a jamais cessé de croitre et le CDI est devenu l’exception pour embaucher des travailleurs. La production, base même du capitalisme , est plusieurs fois stoppée nette dans les pays à très fortes croissances et aussi dans les vieilles économies impérialistes : 2001, 2007,2008,2015, 2020. L’investissement privé est définitivement remplacé par l’investissement étatique en 2008. Le massage cardiaque va durer 12 ans avec des hauts et des bas, mais avec la certitude que cela ne sert pas à faire revivre le système qui a trépassé. Les Etats vont siphonner les comptes publiques et démolir les services publiques.
    Par contre, le système politique va voler en éclat et les mouvements autonomes de travailleurs, classe ouvrière et petite bourgeoisie, vont s’auto organiser indépendamment des partis réformistes et des syndicats. La démocratie bourgeoise va laisser la place aux Etats policiers et au final à des dictatures bourgeoises et impérialistes. Dans les usines, les syndicats deviennent de vrais courroies de transmissions du patronat. La répression frappe les salariés et les chômeurs, mais aussi les travailleurs uberisés, ceux qui n’ont plus le droit que de s’user à la tache sans aucun droit social en retour. Les Etats redoublent aussi de répression contre les sans papiers, réfugiés de pays en guerre, mais surtout en révolutions depuis 2011.
    Le capitalisme n’est plus mais les vautours et autres prédateurs financiers sont encore plus à l’affut des milliards qui coulent des finances publiques (privatisations par exemple) vers le privé. Mais comme dans tous les cadavres, à un moment , il ne reste que les os...Les Etats n’ont plus rien ou presque à leur jeter en patûre en 2019 et en 2020 on meurt faute de masques, de médicaments et de tests, en France, et dans la majorité des pays , alors qu’on produit et vend des armes à toute la planète...
    Le virus a bon dos, mais la lutte des classes n’a pas du tout dit son dernier mot, bien au contraire .

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  • Interview du PDG de Safran (ex.Hispano-Suiza, Messier-Bugatti, Labinal, Aircelle,Snecma, Turbomeca, SAGEM, Zodiac, SNPE ) "Ce n’est pas impossible qu’il faille restructurer" " pour l’instant nous ne sommes pas obligés de licencier ...mais ce n’est pas impossible " à entendre sur Europe 1 ici.
    Safran, secteur principale aéronautique, une des plus gros conglomérats et multinationales françaises, compte comme actionnaire principal l’Etat français et après l’absorption de Zodiac Aerospace en 2018, le groupe compte à fin décembre 2019 plus de 95 000 employés dans le monde, dont plusieurs usines en Chine.
    Le PDG Collin avait notamment déclaré en février 2020 avoir pleinement confiance dans le gouvernement chinois pour faire face à la crise sanitaire.

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  • Le patron de Safran est passé au JT de 13h00 de france2 , à la télévision donc à une heure de grande écoute en plein confinement le 23 avril. Ce PDG profite de cet excercice médiatique très regardé pour réclamer de nouvelles aides à l’Etat concernant la recherche et développement (ce que Safran a toujours reçu depuis sa privatisation en 2005) et des aides pour reclasser des salariés jugés inutiles : en clair des aides pour licencier ! Voir icià la 20eme minute du JT.
    L’argument choc consiste à nous montrer un parking d’avion plein à craquer mais quoi de plus normal quand on est confiné et que les circulations de tout type sont limitées au minimum. La vraie arnaque est de faire croire que les licenciements ou les sacrifices qui sont imposés ont commencé avec le corona ! demandez aux intérimaires, aux prestataires qui ont été remerciés il y a plus d’un an en justifiant de baisse de production, d’arrêt de programme civile, de surévaluation importante des commandes civiles et des besoins en rechange militaire. La direction ment comme elle respire en mettant la crise sanitaire en avant dans la chute du secteur aéronautique.
    Boeing est à 2 doigts de la faillite depuis plus d’un an à cause de son avion 747max ? non plus. La chute inexorable d’un aussi gros secteur industriel est générale et fait amplement partie de l’arbre capitaliste qui est mort en 2008 et qui a commencé à se briser bien avant la tempête de 2020 !

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  • Safran devient un licencieur international :
    "Safran a annoncé jeudi 7 mai le licenciement de 3 000 employés au Mexique selon l’agence Reuters. Avec environ 13 000 collaborateurs dans le pays, l’équipementier aéronautique français compte notamment deux sites de production à Querétaro, ville industrielle du centre du Mexique.
    Les deux usines de Querétaro fabriquent des pièces critiques pour les moteurs CFM56 et SaM146 ainsi que des composants de trains d’atterrissages pour Airbus et Boeing. Safran dispose également de centres MRO (Maintenance, repair & overhaul) dans la ville. À Chihuahua (Mexique), le groupe possède un centre de fabrication de câblages électriques qui équipe entre autres le Boeing 787 Dreamliner et l’Airbus A380.
    Les usines de Querétaro font partie d’un vaste réseau d’usines tournées vers l’export qui ont permis de faire du pays d’Amérique centrale un acteur important de la chaîne d’approvisionnement mondiale. Mais ces usines sont contraintes depuis plusieurs mois de licencier massivement alors que les industriels à travers le monde ont revu à la baisse leurs prévisions de production du fait de la pandémie, qui devrait provoquer en 2020 une profonde récession économique mondiale." Source de l’usine nouvelle

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  • Safran, un bel exemple de crash capitaliste qui n’est pas causé par la coronavirus 15 juin 09:24, par trabajadores unidos contra despidos

    Au Mexique, les travailleurs n’ont pas peur de se battre contre les licenciements des patrons des firmes impérialistes comme General Motors, et contre les sales coups du gouvernements et des syndicats.
    "Il y a un an, cependant, la colère contre la CTM (confédération des travailleurs mexicains) a éclaté en une révolte à grande échelle avec une vague de grèves sauvages de 70.000 ouvriers de maquiladoras à Matamoros qui ont marché vers la frontière américaine et ont appelé les travailleurs américains à se joindre à leur combat. Cela a été suivi par les actions courageuses des travailleurs de GM à Silao, s’organisant contre la CTM, qui ont directement demandé l’aide des travailleurs américains pour gagner leur réintégration."
    Source WSWS à lireici.

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  • En dehors de l’Hexagone, Safran a licencié depuis mars 10 000 salariés dans le monde, dont 3 000 aux États-Unis, 3 000 au Mexique et un millier au Royaume-Uni, a indiqué M. Barberot du syndicat FO.
    En France, on ne compte plus les ’ruptures de contrats’ qu’ils soient des CDD, intérimaires ou prestataires. Tous les secteurs de l’entreprise sont touchés par ces licenciements qui cachent leur nom et dont les syndicats ne parlent pas du tout. .
    Ces syndicats sont satisfaits d’eux même car en continuant de signer les accords décidés et imposés par nos patrons, ils font croire aux salariés qu’ils sauvent l’emploi en France ...alors qu’ils ne font qu’endormir encore plus la lutte contre le chômage partiel, les baisse de salaires, les arnaques sur les fiches de paye, et surtout la complicité des centrales syndicales dans le coulage systèmatique des usines, centre de recherches qui débauchent jeunes et anciens pour mieux vider en ’douceur’ les entreprises.
    Leur but est d’éviter la lutte de classe celle qui permettrait de relier tous les secteurs de la classe ouvrière d’une même entreprise, d’une même branche industrielle, d’une même région, d’un pays et du monde entier .
    Ces mêmes syndicats qui vont crier à la délocalisation lors de fermeture d’usines sur le territoire national , ne sont pas dérangés quand les fermetures concernent des travailleurs de pays voisins ou plus lointains et pourtant ces mêmes syndicats savent profiter des bénéfices engendrés par le fonctionnement de ces usines productives ! Ils iront même réclamer les dividendes réalisés par Safran sur les fermetures de sites hors France. Les CE pourront même proposer des séjours de vacances dans ces pays ruinés par des multinationales comme Safran...ces bureaucraties usurpent le nom de syndicats mais ceux qui ne signent pas ces accords ne proposent rien non plus en termes d’alternative de luttes . Il ne suffit pas d’appeler localement les travailleurs à débrayer pendant 1 heure. Tout le monde sait l’inéfficacité de ce type de réunion quand la seule perspective est une journée d’action type ’usine morte’ ...car elle l’est déjà à l’arrêt ou quasiment. Les centrales qui ont encore parmi ses adhérents des salariés combatifs les montent contre les non syndiqués en leur expliquant que ce qui arrivent est de la faute des autres syndicats ou carrément des travailleurs qui seraient passifs face aux sales coups de la direction...comme s’il s’agissait uniquement d’un problème local, ou de nombre dans un débrayage.
    La classe ouvrière est atomisée dans des usines qui se vident de plus en plus . Les effectifs avaient déjà chuté dans les années 2000 mais là c’est la fonte accélérée car la plupart des usines sont vides ou dans un turn over ou les salariés se retrouvent complètement isolés. Les centrales syndicales le savent et du coup ne misent absolument plus sur une quelconque organisation des travailleurs sur les sites industrielles.
    Pourtant nous pouvons encore compter sur les lieux de travail pour nous organiser , de la même façon que les gilets jaunes ont su organiser à travers des réseaux sociaux, des manifestations dynamiques, des AG, des points de rencontre comme les ronds points, des professions très éclatées comme les livreurs , coursiers, chauffeurs indépendants ou uberisés, des chômeurs et des femmes au foyer, des agriculteurs et des salariés du tertiaire, et de l’industrie. Les G.J. ont su encourager moralement et politiquement (de part leur indépendance vis à vis des structures intégrés comme les syndicats) des personnels soignants afin qu’ils s’autoorganisent comme les cheminots du technicentre à la rentrée 2019.
    Nous devons coûte que coûte aller dans le sens de nous organiser par nous même sur les lieux de travail mais aussi par tous les autres moyens virtuels ou pas, dans nos quartiers par exemple afin de reprendre ce que les syndicats nous ont confisqué depuis des années : la perspective d’une lutte de classe et celle de la fin d’un régime capitaliste qui a fait son temps , celui du salariat et de la propriété privé des moyens de production, comme les usines et tous les outils qu’elles contiennent .
    Les syndicats ont combattu dès le début le mouvement autonome des G.J. et bien c’est toute la classe ouvrière qui doit maintenant reprendre l’exemple de l’indépendance de ce mouvement et le faire vivre partout dans chaque usine, entreprise, PME, prestataire, pôle emploi, quartiers populaire.

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  • L’aéronautique licencie à tour de bras partout mais les syndicats se contentent d’agiter leurs stylos et leurs strapontins face aux directions des trusts qu’ils soient donneurs d’ordre ou sous traitants.
    Daher supprime 1300 postes sur 10000 pour l’instant car combien de salariés vont être forcés de démissionner s’ils refusent des postes à plusieurs centaines KM de chez eux ? Et combien d’intérimaires chez ces sous traitants sont renvoyés dans leur agence d’intérim pour ’fin de mission’ comme disent les managers ?
    Les plans de licenciement du secteur aéronautique sont mises en route depuis plus d’une année (renvois des précaires, de plus en plus de sanctions très lourdes pour des fautes provoquées systématiquement par les petits chefs), sans parler des plans de non remplacement des personnels partis à la retraite signés depuis des années, encore une fois par des syndicats complaisant avec le patronat.
    La casse sociale est amplifiée depuis 4 mois mais elle est programmée depuis 2019 avec des annonces de rupture de contrat industriel comme ceux de Boeing avec le Leap ou avec Dassault et ses avions d’affaire. Même Airbus avait anticipé en supprimant dejà largement ses effectifs.
    Le secteur aéronautique soufflait le chaud dans des salons ou soit disant des contrats mirifiques étaient décrochés et en interne , faisaient passer les messages que l’avenir était très loin d’être assuré..maintenant elle souffle le froid en prétendant mettre toute la faute sur la crise sanitaire. Quand on veut tuer son chien , on dit qu’il a la rage .
    Safran ex Snecma rappelle régulièrement qu’après guerre (celle de 39/45), l’entreprise s’était reconvertie pour fabriquer des moteurs de tracteurs et même d’autres ustensiles plus utiles à la population que des moteurs d’avions.
    On nous dit évidemment que l’époque était celle des nationalisations et de l’économie ’dirigée’, mais aujourd hui Safran comme Airbus Renault etc..touchent des milliards d’Euros d’argent public sans aucune contrepartie concernant les décisions liées à la production prises par les directions de ces groupes.
    Cela arrange bien l’Etat de laisser ces groupes profiter de la manne d’argent publique car ni le patronat , ni l’Etat n’ont la moindre solution à l’impasse dans laquelle se trouve l’ensemble du système capitaliste...après la 2eme guerre il fallait reconstruire et surtout éviter les risques révolutionnaires comme après la 1er guerre mondiale. Aujourd hui après la chute du capitalisme , Etats et patronats détruisent les moyens de production et les forces productives c’est à dire, mettent au chômage partiel ou complet des centaines de millions de travailleurs dans le monde.
    Suivant les pays, le choc est violent ou amorti pour une partie seulement des travailleurs, mais le résultat final est le même : perdre son emploi, ses revenus, sa maison, et puis quoi après ?
    L’avenir n’est pas écrit à l’avance mais si nous continuons à suivre ce système , il produira de nouvelles boucheries pire qu’en 1914 ou 1939, et encore plus liberticides qu’en pleine pandémie. Pas un seul coin de la planète ne sera épargné, car le système capitaliste a mis sa main empoisonnée sur l’ensemble des relations économiques entre tous les pays , toutes les régions du monde. Pas un seul Etat est en dehors de ce système et pas un seul individu n’échappe à cet esclavage moderne .
    Pas un parti , pas un syndicat, association ou mouvement écologiste, reconnait ce fait et propose à l’immense majorité des exploités de cette planète de faire ensemble les révolutions sociales mettant définitivement fin à l’exploitation, l’injustice, la faim, les maladies, la précarité, l’insécurité face à l’Etat , sa police, les mafieux et tout ce que le capitalisme produit de plus meurtrier comme les armes , depuis les missiles capable d’abattre n’importe quel avion jusqu’aux bombes nucléaires en passant par les mines anti personnels ou les grenades utilisées par les forces de l’ordre.
    Les syndicats ne sont plus du tout ceux qui ont mené les luttes à la fin du 19eme siècle. Ils ne sont même plus ceux qui ont conduit la population sous les drapeaux de la 1er guerre mondiale ou ceux qui ont brisé les grandes grèves de 1936, dernier rempart contre la bourgeoisie décidée à donner le pouvoir aux fascismes afin de détruire la classe ouvrière physiquement et politiquement. Ils sont pourtant encore suffisamment nuisibles en se prétendant représenter les salariés. En effet, aux yeux de la petite bourgeoisie, ils font passer les travailleurs pour des privilégiers ce qui est faux, mensongers mais fera le socle d’une politique fasciste visant à couper les salariès des autres travailleurs, dits indépendants comme les agriculteurs, les pêcheurs et tous les journaliers qui ne travaillent pas suivant les règles sociales décidées par les multinationales.
    Les ouvriers, employés, techniciens ou ingénieurs subissent ces régles de la même façon que le paysans subit l’endettement voulu par la banque. Les salariés ont été poussés à s’endetter eux aussi lourdement parfois pour se loger. Le système de subvention va aux plus gros chez les agriculteurs et laissent les petits sur le carreaux. Chez les salariés des multinationales , c’est la même chose, les fameuses aides, chômage partiel etc.. sont touchés par ces entreprises pour fermer des sites ! Par contre les salariés, qui eux ne travaillent plus ou si peu, touchent des salaires qui se rapprochent du SMIC (ou même sont en dessous) et ne permettent plus de rembourser leur emprunt et de vivre correctement.
    En faisant la publicité d’accord qui annonce que 97% du salaire serait maintenu pour un salarié travaillant 40% de son temps complet, les syndicats font croire au père Noel à l’ensemble des travailleurs. Evidemment , si les profits de Safran ont permis à quelques milliers de cadres de télétravailler en conservant leur revenu à un bon niveau, ils ont perdu qd même tout un tas de primes . Mais c’est sans comparaison avec les ouvriers qui perdent des primes (comme celle de nuit) qui leur permettaient de doubler leur paye !
    En temps normal, un jeune technicien ou ouvrier qualifié qui gagne 2000Euros brut touche environ 1500E net.
    En ce moment, s’il ne travaille pas du tout : il touchera 1400 E brut donc moins que le SMIC qui est à 1583 Euros brut.
    En net les calculs sont soi disant différents car les cotisations salariés seraient diminuées ...en même temps vu qu’aucune fiche de paye n’est vérifiable car les systèmes de calcul ne sont pas donnés aux salariès, c’est le règne du chacun pour soi. Et cela les syndicats le savent et laissent faire partout .
    On le voit , leurs accords sont bidons et sont juste là pour tenter de rassurer les salariès une dernière fois ?
    Il faut sortir de la léthargie syndicale qui nous mène à la catastrophe sociale.
    Il ne tient qu’aux salariès de reprendre confiance en eux même et de commencer par se faire confiance entre salariés, de choisir socialement de rompre avec l’idée rassurante d’une société capitaliste permanente et qui aurait encore un petit bout d’avenir.
    L’avenir ne sera que celui que nous décidons et pas celui que nous subissons. Qui accepterait l’arrivée d’un tsunami sans broncher ? un touriste qui ne sait pas pourquoi la mer se retire anormalement loin ..alors sommes nous des touristes ?

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  • Airbus se crashe, et il est loin d’être seul ! l’arnaque des grandes cadences suivie de l’arrêt de la production, c’est partout dans toute l’industrie et les salariés manifestent contre les licenciements, dans le nord , à l’ouest , à l’est et au sud ,avec des syndicats qui proposent toujours de défendre chacun son site.
    C’est une marée humaine de 7000 à 9000 personnes qui a déferlé mercredi matin sur le site Airbus de Saint-Martin-du-Touch (Haute-Garonne), où est assemblé l’A320, le best-seller du constructeur. Une mobilisation à l’appel de FO, de la CFE-CGC et de la CFTC pour dénoncer la suppression de 15 000 postes en Europe, dont 5 000 en France.

    Toulouse, capitale de l’aéronautique et siège social de l’avionneur, paie un lourd tribut avec la coupe de 3378 emplois, principalement dans la branche aviation. Un choc pour les 25 000 salariés à qui on demandait en février d’augmenter les cadences de production pour répondre aux huit ans de carnets de commandes.
    Pour enfoncer le clou, la CGT a appelé ce jeudi, à midi, à une nouvelle manifestation, à Toulouse cette fois, de toute la filière aéronautique qui emploie 90 000 personnes en Occitanie.
    La CGT syndicat nationale fait dans le régionalisme et oublie donc les autres régions ou l’aéronautique est présente comme en région parisienne et qui est lourdement impacté par le chômage et les baisses de salaire . En fait la CGT veut juste montrer qu’elle peut faire monter les enchères par rapport aux autres syndicats.
    C’est à celui qui lancera le plus loin son drapeau , sauf que tout ca ne règle pas le problème de fond : pourquoi il y a quelques temps tout allait soi disant bien et pourquoi aujourd hui rien ne va plus ? Les syndicats n’expliquent en rien la situation actuelle qui n’a rien de local ou franco française, mais qui est une situation vécue partout sur toute la planète . Le régionalisme et la défense de l’emploi ne font pas bon ménage et tirer la couverture à soi , avec des discours sur la relocalisation comme dans le secteur automobile (CGT en tête des fausses solutions ) , cache mal que les 1er usines à fermer sont pour l’instant en dehors de l’hexagone.
    L’interdiction des licenciements veut dire s’organiser de manière autonome car il va falloir s’attaquer à un droit fondamental de la société bourgeoise et capitaliste que respecte tous les syndicats , celui de la propriété privé des usines, des moyens de production des entreprises. Ce droit est aussi sacré que les droits de la noblesse avant la révolution de 1789...Le pouvoir de la noblesse avec son Etat a été détruit car celle ci n’arrivait plus à développer quoi que ce soit dans la société . Elle était juste une classe parasite comme la bourgeoisie propriétaire des usines actuellement .
    Ne soyons pas les moutons , ni les bergers d’ailleurs . Nous ne voulons ni tondre , ni nous faire tondre. Nous devons comprendre d’ou vient le problème , ses causes et agir pas que pour nous les ouvriers, techniciens ou ingénieurs mais aussi pour montrer à tous les travailleurs et travailleuses au chômage ou menacé de l’être , que nous pouvons prendre la tête d’une révolution sociale contre le droit des patrons de licencier et de piller les caisses publiques avec l’argent de nos impôts.
    Manifester est une chose, s’organiser en est une autre et préparer une révolution ...une nécessité.

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  • Airbus aussi se crashe, et il est loin d’être seul ! l’arnaque des grandes cadences suivie de l’arrêt de la production, c’est partout dans toute l’industrie et les salariés manifestent contre les licenciements, dans le nord , à l’ouest , à l’est et au sud ,avec des syndicats qui proposent toujours de défendre chacun son site.
    C’est une marée humaine de 7000 à 9000 personnes qui a déferlé mercredi matin sur le site Airbus de Saint-Martin-du-Touch (Haute-Garonne), où est assemblé l’A320, le best-seller du constructeur. Une mobilisation à l’appel de FO, de la CFE-CGC et de la CFTC pour dénoncer la suppression de 15 000 postes en Europe, dont 5 000 en France.

    Toulouse, capitale de l’aéronautique et siège social de l’avionneur, paie un lourd tribut avec la coupe de 3378 emplois, principalement dans la branche aviation. Un choc pour les 25 000 salariés à qui on demandait en février d’augmenter les cadences de production pour répondre aux huit ans de carnets de commandes.

    Pour enfoncer le clou, la CGT a appelé ce jeudi, à midi, à une nouvelle manifestation, à Toulouse cette fois, de toute la filière aéronautique qui emploie 90 000 personnes en Occitanie.
    La CGT syndicat nationale fait dans le régionalisme et oublie donc les autres régions ou l’aéronautique est présente comme en région parisienne et qui est lourdement impacté par le chômage et les baisses de salaire . En fait la CGT veut juste montrer qu’elle peut faire monter les enchères par rapport aux autres syndicats.

    C’est à celui qui lancera le plus loin son drapeau , sauf que tout ca ne règle pas le problème de fond : pourquoi il y a quelques temps tout allait soi disant bien et pourquoi aujourd hui rien ne va plus ? Les syndicats n’expliquent en rien la situation actuelle qui n’a rien de local ou franco française, mais qui est une situation vécue partout sur toute la planète . Le régionalisme et la défense de l’emploi ne font pas bon ménage et tirer la couverture à soi , avec des discours sur la relocalisation comme dans le secteur automobile (CGT en tête des fausses solutions ) , cache mal que les 1er usines à fermer sont pour l’instant en dehors de l’hexagone.

    L’interdiction des licenciements veut dire s’organiser de manière autonome car il va falloir s’attaquer à un droit fondamental de la société bourgeoise et capitaliste que respecte tous les syndicats , celui de la propriété privé des usines, des moyens de production des entreprises. Ce droit est aussi sacré que les droits de la noblesse avant la révolution de 1789...Le pouvoir de la noblesse avec son Etat a été détruit car celle ci n’arrivait plus à développer quoi que ce soit dans la société . Elle était juste une classe parasite comme la bourgeoisie propriétaire des usines actuellement .

    Ne soyons pas les moutons , ni les bergers d’ailleurs . Nous ne voulons ni tondre , ni nous faire tondre. Nous devons comprendre d’ou vient le problème , ses causes et agir pas que pour nous les ouvriers, techniciens ou ingénieurs mais aussi pour montrer à tous les travailleurs et travailleuses au chômage ou menacé de l’être , que nous pouvons prendre la tête d’une révolution sociale contre le droit des patrons de licencier et de piller les caisses publiques avec l’argent de nos impôts.
    Manifester est une chose, s’organiser en est une autre et préparer une révolution ...une nécessité

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  • Les annonces de licenciements continuent dans l’aviation. La compagnie American Airlines, vient de déclarer qu’elle pourrait virer 25 000 salariés.
    Ryanair a annoncé en mai qu’elle allait supprimer 3 000 emplois dans toute l’Europe. Cependant, au début du mois, la compagnie a révélé qu’elle avait conclu un accord avec le syndicat Unite afin de sauvegarder les emplois du personnel de cabine britannique. L’accord prévoit des réductions de salaire afin de réduire les pertes d’emploi. Sauf que l’accord est rejeté et plusieurs bases en Allemagne seront fermées.
    Chaque syndicat va défendre ? non il va laisser seul les salariés choisir entre la peste et le choléra . Les accords de groupes sont autant de piège car tout le monde sait que c’est diviser pour mieux licencier ..sans plan de licenciement.
    En ce moment, chez Safran, ce sont les cadres qui sont poussés à démissionner, a se trouver du boulot ailleurs sans aucun accord .
    Les salaires sont amputés de moitié pour certain ouvriers et techniciens , pendant que certains cadres continuent de toucher 100% de leur salaire. Tout le monde est traité à une sauce différente et les accords signés sont juste là pour affirmer que c’est aux salariés de payer les pots cassés et inciter les presque retraités à partir au plus vite.

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  • 163 salariés de Derichebourg n’ont pas eu d’autres choix que celui d’être licenciés de leur entreprise plutôt que de voir baisser leur salaire. 163 salariés sur 1583 salariés en tout. Derichebourg, c’est un des sous-traitant d’Airbus qui a proposé un APC (Arnaque Prévue Contre les salariés) à ses salariés à la sortie du confinement. Un accord de performance collective qui implique que les salariés perdent de l’argent pour éviter les licenciements.

    Les plus bas salaires de Derichebourg vont perdre 8,56 euros par jour soit 20 % en moyenne de leur salaire. Ceux qui ont refusé cet accord ont eux été licenciés pour cause "réelle et sérieuse". Un peu plus de 10% des salariés de l’entreprise vont donc quitter Derichebourg. Pour ceux qui ont choisi de partir, les 300 euros en moins s’étaient inacceptables. Impossible notamment pour ceux qui habitaient loin de perdre la prime transport.
    Chez Safran , la direction va même jusqu’à proposer une subvention à la création d’entreprise ( jusqu’à 60000E soit disant mais sous conditions et dans quel délai de paiement ? ) et donc tenter la reconversion mais en dehors de la multinationale. Encore un moyen de pousser les salariés dehors à la démission pour tenir combien de temps ?
    Car si tous les trusts ferment ou réduisent tellement leurs effectifs qu’ils n’envisagent même plus de reprise d’activité comme avant ...quoi le plein emploi , non ça il n’en parle même plus . Hors toutes les retraites sont encore payés par les actifs ...sauf que ceux ci seront bientôt minoritaires . Alors quel secteur va survivre ? Dans quoi se reconvertir et vivre avec un salaire comme avant pour payer nos crédits et factures ?
    Tout ça sent l’anarque et Safran participe largement aux mensonges des classes dirigeantes sur ses responsabilités dans cette "crise" sanitaire mais surtout économique qui couve depuis l’éffondrement de 2008.
    Notamment , en faisant croire que tous les indicateurs étaient au vert car l’action Safran crevait le plafond...et donc d’alimenter la spéculation chez ses propres salariés, ouvriers comme cadres. Aujourd hui, ces revenus financiers ne sont plus garantis et Safran annonce déjà comme bloqué les participations et autres primes d’intéressement . Même ceux qui ont de l’épargne doivent s’inquiéter car ils savent que Natixis peut se mettre en faillte à tout moment et comme avec Enron aux USA en 2001, mettre sur la paille tous les salariés, leur économie, leur emploi et leur retraite. Le mensonge actuel est d’exonérer les multinationales de toutes responsabilités sociales et économiques dans le fonctionnement même du système capitaliste. Les directions d’entreprises se cachent maintenant derrière l’Etat comme si l’arbitre devait siffler en fonction de quelle règle ? toutes celles qui nous sont imposées ? à commencer par celle de la propriété privé des usines qui permet de licencier ou de baisser les salaires avec un accord de syndicats qui ne représentent personnes à part des salariés atomisés et donc non organisés.
    L’Etat bourgeois est non pas l’arbitre mais le bras armé du capitalisme et seule la destruction par le prolétariat de ces appareils répressifs associée à la collectivisation des usines et entreprises internationales avec leur sous traitants, sont une perspective historique ouvrière au changement de système économique actuel.

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