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Qu’est-ce qui peut les faire reculer et nous faire gagner, pour les retraites et… le reste ?

vendredi 13 décembre 2019, par Robert Paris

NOUS NE VOULONS PAS QUE LA RETRAITE ! NOUS VOULONS TOUT !

édito

Qu’est-ce qui peut les faire reculer et nous faire gagner, pour les retraites et… le reste ?

Depuis le 5 décembre, tout est fait à nouveau pour faire croire qu’il y aurait d’un côté le gouvernement et, de l’autre, les syndicats. Les travailleurs eux-mêmes n’auraient pas d’autre camp que celui des syndicats, dit ce mensonge officiel, diffusé partout. Cependant, la veille, tout le monde reconnaissait que les entreprises elles-mêmes étaient atteintes par la giletjaunisation, bien différente et même opposée aux méthodes syndicales. L’attaque contre les retraites, nous dit-on, aurait changé de tout cela. C’est en tout cas ce que tous nos adversaires espèrent mais le contraire de ce qui est l’intérêt des travailleurs, des exploités, des démunis.

Chacun aura constaté que, devant la fermeté et l’immobilisme du gouvernement, décidé à mener jusqu’au bout ses contre-réformes, malgré la radicalisation sociale des gilets jaunes et la giletjaunisation de quelques luttes (cheminots, urgences, hôpitaux), même les syndicats les plus réformistes, les plus platventristes, les plus négociationnistes, les plus à droite même, ceux même partiellement favorables à la réforme et au libéralisme, se donnent l’allure de rester fermes, parlant de ligne rouge franchie par le gouvernement. S’ils ne l’étaient pas, ils se suicideraient. Les travailleurs mobilisés verraient directement la trahison et ils auraient plus de chance de déborder et de s’auto-organiser que d’en sortir découragés. Il faut dire que l’auto-organisation apparaît actuellement réalisable, vu que l’expérience des gilets jaunes commence à pénétrer la classe ouvrière. Cela ne veut pas dire qu’il faille s’illusionner sur les capacités des syndicats à faire reculer nos adversaires, à mener la lutte de manière à réellement se faire craindre. Il ne faut même pas s’illusionner sur l’efficacité de pressions de la base sur les appareils bureaucratiques, aussi sourds sinon plus que le gouvernement, aussi liés au système social que lui, aussi antidémocratiques que lui puisqu’ils décident sans cesse à la place des salariés tout en étant élus par des minorités encore plus infimes que Macron ! Et aussi, liés au même système social que Macron, même s’ils contestent une de ses réformes, pas l’ensemble.

Dans les faits, les syndicats s’en tiennent, au mieux, à la stratégie de 2010, grève des transports et de quelques services publics, plus grève des raffineries et de très peu d’entreprises du privé. Ils parlent de généralisation mais ne proposent pas, dans les faits, la grève générale. Ils parlent de grève illimitée reconductible mais ne font pas revoter la grève. Ils organiser seulement des journées d’action. Ils disent que toutes les revendications autres que les retraites se posent mais ils ne les posent pas et réclament seulement la suppression de la réforme des retraites en l’état. Ils ne reculent pas au sens où ils parlent d’ « inscrire le mouvement dans la durée » et de l’étendre.

En ne reculant pas d’un poil sur le fond de sa réforme des retraites (à la fois imposer la retraite à 64 ans, diminuer les pensions, diminuer les cotisations patronales, imposer le calcul sur l’ensemble de la retraite et non les dix ou vingt meilleures années), le gouvernement joue gros jeu, non pas qu’il puisse craindre que les confédérations syndicales « radicalisent » réellement la lutte, ni qu’une « lutte de longue durée » amène en soi des dangers autres que les perturbations pour les usagers. Ce n’est pas le jeu que les syndicats prétendent jouer qui les affole, car le fait que les syndicats continuent d’apparaître comme dirigeants du mouvement serait plutôt rassurant pour le gouvernement et le patronat, par rapport aux situations inverses dans le mouvement des gilets jaunes.

Cependant, il reste prudent car rien n’est encore joué : les travailleurs peuvent encore prendre la direction de leur lutte et la retirer aux confédérations syndicales. Au moindre signe de trahison, les travailleurs, qui se méfient, seraient rapides à en tirer les conséquences, vu l’existence de structures d’auto-organisation, notamment celles des gilets jaunes.

Il ne faut pas croire que les syndicats se soient radicalisés de manière réelle ou puissent le devenir en se fâchant. Aujourd’hui pas plus qu’hier, ils ne proposent pas la grève générale, pas non plus la grève illimitée reconductible, pas plus les assemblées générales décisionnelles et qui élisent des délégués de lutte, pas la formation de comités de grève qui se fédèrent, pas la généralisation des revendications sociales, dépassant largement la seule question des retraites, pas le développement d’une remise en cause de l’ordre social, qui permette aux salariés, aux chômeurs, aux précaires, aux démunis, de s’en prendre à l’ordre social de plus en plus insupportable. Ils ne reconnaissent pas la souveraineté du peuple travailleurs-chômeurs-précaires-démunis. Ils ne luttent pas pour son pouvoir politique et contre celui des trusts, des banques et des financiers. Ils ne luttent pour aucun objectif politique de classe. Ils sont particulièrement hostiles à l’organisation des exploités par eux-mêmes, le craignant plus que les gouvernants.

Du coup, les appareils syndicaux ne font que geler le mouvement, dans le temps et dans l’espace, dans sa forme et dans ses buts, dans toutes ses formes d’intervention et d’action, dans des limites parfaitement réformistes qui permettent à des syndicats les plus à droite de participer sans difficulté, mais aussi qui permettent au gouvernement de n’en être nullement gênés.

Gouvernement et patronat sont bien trop déterminés à éviter une défaite patronale et gouvernementale et à renoncer à imposer un recul sur une des attaques antisociales d’importance. Car un seul recul important pourrait encourager l’ensemble de la contre-offensive. Gouvernants et possédants savent que le « radicalisme » des syndicats, y compris SUD et la CGT, n’est que de façade.

Radicaliser, ce n’est pas seulement « durcir » la lutte, ce n’est pas mener telle ou telle « action d’éclat » ou coup de poing, ce n’est pas bloquer quelques sites comme des sites pétroliers, ce n’est pas seulement « étendre la lutte », c’est déborder du cadre institutionnel, c’est retirer la direction de la lutte aux appareils réformistes classiques, c’est que les travailleurs eux-mêmes se dotent d’assemblées souveraines, se dotent de comités de grève, décident des revendications, décident des modes d’action, décident des perspectives, se fédèrent, remettent en cause le caractère purement économique du mouvement imposé par les appareils syndicaux.

Il suffirait d’une vague progressive d’auto-organisation du mouvement partant d’une ou deux expériences réussies, un peu comme les expériences des gilets jaunes, des urgences, des hôpitaux et des cheminots, pour que les classes possédantes sentent la peur les gagner et qu’elles reculent.

Plus le mécontentement est profond, plus la lutte devient décidée, plus ceux qui sont mobilisés sont prêts à lutter, plus ils seront trahis s’ils laissent les appareils syndicaux les diriger ! S’ils s’imaginent que le discours radical des appareils syndicaux est solide, durable, offre des perspectives, ils se trompent lourdement.

Il ne suffit pas d’organiser quelques assemblées qui ne décident de rien et laissent la bride sur le cou des appareils syndicaux, autorisés à trahir dans le dos des grévistes. Il ne suffit pas de faire pression sur ces appareils réformistes. Il ne suffit même pas de la critiquer ! Il faut leur enlever la direction de la lutte.

En choisissant de pactiser avec les syndicats, de renoncer aux assemblées décisionnelles, aux assemblées qui élisent des délégués, aux assemblées qui définissent les buts du mouvement, aux assemblées qui forment des comités de grève et les fédèrent, quasiment toute l’extrême gauche a fait aussi le choix de vendre l’avenir pour une poignée de cacahouètes. Bien sûr, il ne suffit pas de s’auto-organiser pour gagner mais, et les gilets jaunes l’ont démontré, cela suffit pour faire peur des gouvernants et des possédants, alors que les confédérations n’amusent plus et n’étonnent plus personne.

L’exemple de l’assemblée des gilets jaunes de Poitiers qui a cherché sans cesse le contact avec les salariés, les chômeurs, les quartiers populaires, et est parvenue à mener des actions communes avec les entreprises, a démontré que la lutte des retraites pouvait s’auto-organiser avec les gilets jaunes. Cela en est arrivé au point où une assemblée unique pouvait en sortir et être capable de diriger la lutte. C’est à ce moment-là que les syndicats ont retiré leur convocation prévue de nouvelle assemblée inter-luttes, voyant qu’une telle assemblée risquait d’être auto-organisée, vu que les gilets jaunes, eux-mêmes, avaient mis en place un comité de grève et allaient appeler les entreprises à mettre en place leurs comités de grève et à se fédérer. Cette simple expérience montre bien que les potentialités de la situation restent énormes et que l’avenir n’est pas joué.

C’est de manière absolument antidémocratique que ces appareils syndicaux empêchent que se mettent en place des directions autonomes, élues et révocables du mouvement, des comités de grève qui représentent non seulement une manière plus efficace, plus dynamique de mener la lutte, mais surtout qui représentent l’embryon du futur pouvoir du peuple travailleur souverain.

Les gouvernants capitalistes sont prêts à laisser la situation sociale se dégrader bien plus que ce n’est le cas, sont prêts à traîner bien plus longtemps que quelques semaines, sont prêts à pousser à bout les usagers des transports bloqués, sont prêts à employer la répression bien plus violemment qu’ils ne le font déjà, et tous ces points se sont déjà bien plus dégradés en quelques mois que de longue date, et ce n’est pas la prétendue « radicalisation » des appareils syndicaux qui va les faire battre en retraite. Ils ne peuvent le faire que face à un danger plus grand que celui de mettre en cause toute leur orientation antisociale : le danger de perdre la totalité du pouvoir, le danger d’une mobilisation insurrectionnelle du prolétariat. La seule manière de la laisser planer comme une menace, c’est d’appuyer la mise en place des comités de grève, leur généralisation et leur fédération en comités centraux de grève.

Nous ne faisons là aucun fétichisme de l’auto-organisation et savons parfaitement qu’alors la lutte entre révolutionnaires et réformistes sera portée dans ces comités et elle visera à définir les objectifs et les perspectives de la lutte. Les réformistes se battent pour étouffer toutes les tendances à l’auto-organisation. Ils pénètrent pour cela ces comités, les vident de leur contenu, comme ils ont pénétré les assemblées de gilets jaunes pour les empêcher de jouer un rôle de direction autonomes des exploités.

Mais, malgré ces efforts énormes des appareils syndicaux, des gauches, des gauches de la gauches, des extrêmes gauches opportunistes, l’idée de l’auto-organisation n’a jamais eu autant de relais et de crédit. L’avenir appartient au travailleurs et aux démunis si ceux-ci cessent de se placer sous la direction d’appareils bureaucratiques qui ne font que les utiliser et les tromper.

10 Messages de forum

  • L’Intersyndicale n’appelle toujours pas ni à la grève reconductible illimitée, ni à la grève générale avec préavis toutes professions, ni à des assemblées décisionnelles et élisant des comités de grève, ni à remettre en cause en même temps toutes les attaques antisociales, ni à refuser désormais les négociations avec ce gouvernement de matraqueurs, donc elle n’appelle pas à la victoire mais à la défaite !

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  • Le gouvernement n’a aucun soutien des salariés et des chômeurs mais ce n’est pas pour cela qu’il va être contraint de reculer, pas plus que Sarkozy ou Hollande. Il faut motiver les classes possédantes en les menaçant de TOUT PERDRE !!!!

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  • Les syndicats nous refont le coup de « gagner la bataille de l’opinion » alors que seule compte l’opinion de moins de un pourcent de capitalistes qui n’ont que leurs milliards à perdre et à qui on ne peut faire peur qu’en menaçant ces milliards !!!

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  • Edouard Philippe affirme qu’il gardera un bon souvenir du conflit des retraites :

    « Si, les uns et les autres, ont fait de la politique depuis des années, c’est aussi pour vivre des moments comme ceux-là. »

    Les victimes de sa politique apprécieront de lui en avoir fait vivre et espèrent lui faire vivre aussi quelques vraies frayeurs !!!

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  • Le gouvernement autorise les chauffeurs de cars à rouler plus longtemps. Tant pis pour les risques d’accidents !!

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  • Le gouvernement est très loin de battre en retraite comme essaient de le faire croire les syndicats !

    Comme l’a proposé la CFDT, Edouard Philippe va mettre en place une "conférence sur le financement" du futur système réunissant les partenaires sociaux, des "représentants de l’Etat et un représentant désigné par le premier président de la Cour des comptes". Cette "conférence de financement" n’aura qu’une marge de manœuvre restreinte. "Les mesures destinées à rétablir l’équilibre ne devront entraîner ni baisse des pensions pour préserver le pouvoir d’achat des retraités, ni hausse du coût du travail pour garantir la compétitivité de notre économie", informe le chef du gouvernement dans son courrier. En clair : il n’est pas question d’augmenter les cotisations, comme l’avait proposé Laurent Berger de la CFDT...

    Dans l’hypothèse où un accord ne pourrait intervenir lors de cette conférence de financement, le gouvernement "prendra par ordonnance les mesures nécessaires pour atteindre l’équilibre d’ici 2027 et financer les nouvelles mesures de progrès social". "Je veux être parfaitement clair sur ce point : je prendrai mes responsabilités", assure le Premier ministre. Autrement dit, si aucune solution de financement correspondant aux standards fixés par l’exécutif n’est trouvée d’ici à la fin des discussions, le gouvernement imposera à nouveau l’âge pivot.

    Edouard Philippe, lui, a prévu une double application de l’âge pivot, comme l’explique Libération. Le système universel conserve la notion d’un âge d’équilibre à taux plein, qui s’appliquera à partir du début de l’entrée en vigueur du nouveau régime. Parallèlement, le Premier ministre avait annoncé en décembre l’instauration d’un âge d’équilibre qui devait débuter à partir de 2022 pour la génération 1960, et se fixer à 64 ans en 2027. C’est à ce dernier point, et seulement à ce dernier point, que l’exécutif renonce, à titre provisoire, et sous la condition expresse que des mesures aussi satisfaisantes en terme budgétaire lui soient rapidement proposées.

    Il n’a donc reculé sur rien !!!

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    • Merci pour ce commentaire qui va dans le sens de ma réaction suite à un courriel syndical.

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    • Nuance d’interprétation de la phrase :

      « "Les mesures destinées à rétablir l’équilibre ne devront entraîner ni baisse des pensions pour préserver le pouvoir d’achat des retraités, ni hausse du coût du travail pour garantir la compétitivité de notre économie", informe le chef du gouvernement dans son courrier. »

      Tu précises, titide : « il n’est pas question d’augmenter les cotisations, comme l’avait proposé Laurent Berger de la CFDT... »

      Pas sûr que le refus de la "hausse du coût du travail" signifie le "refus d’augmenter les cotisations".

      On peut très bien imaginer qu’à salaires (brut) constants, les cotisations soient plus élevées. Cela ferait baisser les salaires nets sans toucher au salaires bruts, ce qui ferait baisser le pouvoir d’achat des salariés (le salaire net). Cela permettrait aux employeurs de ne pas avoir à augmenter la part salariale de leurs personnels.

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    • Nuance d’interprétation de la phrase :

      « "Les mesures destinées à rétablir l’équilibre ne devront entraîner ni baisse des pensions pour préserver le pouvoir d’achat des retraités, ni hausse du coût du travail pour garantir la compétitivité de notre économie", informe le chef du gouvernement dans son courrier. »

      Tu précises, titide : « il n’est pas question d’augmenter les cotisations, comme l’avait proposé Laurent Berger de la CFDT... »

      Pas sûr que le refus de la "hausse du coût du travail" signifie le "refus d’augmenter les cotisations".

      On peut très bien imaginer qu’à salaires (brut) constants, les cotisations soient plus élevées. Cela ferait baisser les salaires nets sans toucher au salaires bruts, ce qui ferait baisser le pouvoir d’achat des salariés (le salaire net). Cela permettrait aux employeurs de ne pas avoir à augmenter la part salariale de leurs personnels.

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  • Message sydncial du SNUipp SSD suite aux manifestations du 11 janvier :

    « Nous étions encore aujourd’hui plus de 150 000 dans les rues de Paris pour exiger le RETRAIT de la réforme des retraites.

    « La lutte et la mobilisation commencent à porter leurs fruits : le premier ministre vient d’annoncer un 1er recul avec la suspension provisoire de "l’âge pivot".

    « Déclaration d’intention d’être en grève MARDI 14 à envoyer à l’IEN avant ce soir 23h59 disponible en cliquant ici

    « On continue la grève et la mobilisation mardi 14, mercredi 15 et jeudi 16 jusqu’au RETRAIT TOTAL de ce projet de réforme des retraites par points. »

    Seul le nombre compte pour les bonzes syndicaux. Le but pour ces réformistes, même dans une période qui ne permet pas de réformes donnant des droits à la classe ouvrière, consiste uniquement à reprendre la main de mobilisations qui leur ont échappées : en particulier les mobilisations des gilets jaunes.

    Les réformistes, en faisant cela, ne font qu’aider le gouvernement à se sortir de l’impasse dans laquelle il s’est fourré depuis plus d’un an. Il s’agit pour les syndicats de reprendre l’initiative sur les prolétaire et la classe ouvrière suite à des mobilisations ouvrières autonomes, en particulier chez les cheminots en octobre 2019. Précisons que ces mobilisations ont été largement inspirées par les samedis de manifestations depuis plus d’un an.

    Le seul problème des réformistes syndicaux, réformistes ou prétendus anticapitalistes, est de revenir à une lutte de classe d’apparence pacifiée et de reprendre le train-train tranquille de la gestion quotidienne des conflits d’apparence aseptisée, des suicides et dépression, de la démoralisation ouvrière et salariale et de garder ainsi leurs postes de gestionnaires associés des ressources humaines !

    L’aspiration à la révolution à la tâche historique du prolétariat, non seulement ils n’y croient pas, ils n’en veulent pas, mais ils font tout pour l’endiguer, le détourner et l’empêcher !

    C’est pour cela qu’ils veulent voir un premier pas vers la victoire, pour mieux pouvoir revenir à une situation où ils pourront mieux se reposer. Mais la classe prolétaire mobilisée risque bien de ne pas leur laisser de repos de sitôt. C’est pour cela qu’ils pensent, de par leur propre fatigue, qu’il faut faire semblant de montrer un recul, car eux-mêmes n’ont pas confiance dans le système qui vacille, et surtout pas dans la classe ouvrière qui risque surtout de déborder leurs aspirations bureaucratiques et réformistes.

    Ils veulent que la mobilisations cesse : c’est tout le sens de leur cris de victoire quand la victoire n’est au mieux, que celle de nos ennemis !

    N’oublions pas, d’ailleurs, que les mineurs en Angleterre ont mené la lutte pendant un an. L’énergie de notre classe est profonde, et les sbires du capital, bonzes, réformistes de tout poil sont prêt à faire croire à une victoire possible alors qu’ils ont tout fait, continuent de tout faire et continueront de tout faire pour enfermer la classe ouvrière et les mobilisations dans des impasses. C’est cela qui a été commis depuis novembre 2019 et qui a continué en décembre, et qui continue maintenant avec des cris de victoires qui ne sont que des victoires pour la bourgeoisie.

    Il se pourrait bien que les successions de journées d’inaction syndicales se poursuivent pendant des mois tant que l’énergie ouvrière et prolétaire se manifestera. Et cela pour continuer d’enfermer dans des méthodes de défaites notre classe, celle des prolétaires.

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