English German Espagnol Portugese Chinese Japanese Arab Rusian Italian Norvegian Dutch Hebrew Polish Turkish Hindi
Accueil du site > 03 - Livre Trois : HISTOIRE > 2eme chapitre : Révolutions de l’Antiquité > 1200 av. J.-C. - La période où la civilisation méditerranéenne s’est (...)

1200 av. J.-C. - La période où la civilisation méditerranéenne s’est effondrée

jeudi 3 janvier 2019, par Robert Paris

Ce que cachent le mythe de l’invasion des « peuples de la mer » et celui des « années sombres » : une vague internationale de révolution sociale et politique en 1200 avant J.-C.

En – 1200 avant J.-C., de nombreuses civilisations méditerranéennes chutent les unes à la suite des autres, comme un jeu de cartes… L’interprétation de ces événements marquants est toujours en discussion. Les textes, les faits et les preuves manquent. Il faut donc tenter de raisonner pour reconstituer ce qui a pu se passer…

Destruction de Tyr (ville des Phéniciens)

Destruction de Troie

Destruction d’Ougarit

Destruction des Hittites

Destruction de Canaan

Destruction de la Grèce et de la Crète

Révolution en Egypte

1250-1200 : destructions massives et simultanées des palais mycéniens (Mycènes, Tirynthe...)

1210-1205 : les Hittites perdent le contrôle des territoires de la côte ouest de l’Anatolie.

1208-1182 : les textes égyptiens mentionnent des destructions massives en Anatolie, à Chypre et au Proche-Orient.

1200 : selon Hérodote, les Tyrrhéniens (de Lydie) fuient l’Anatolie et se réfugient en Italie (où ils prennent le nom de Etrusques).

1190 : destructions des cités hittites, puis effondrement de la civilisation hittite en Anatolie.

1150-1100 : effondrement puis disparition de la civilisation "mycénienne" en Grèce.

En fait, il serait nécessaire de relier la chute de Troie avec celle de nombre d’autres cités et d’autres pouvoirs. Vers 1200, on note la destruction d’Ougarit, Tyr, Sidon, Troie, Cnossos, Pylos, Mycènes, Hattousa et de tous les centres hittites comme grecques et de toute la région. Disparition du système palatial en Grèce. Des troubles sont notés à Iolkos, Korakou, Mycènes, Tirynthe puis Lefkandi en Eubée et Teikhos Dymaion près de Patras. Effondrement des Puissances maritimes. Disparition du commerce et de l’écriture. Diminution considérable de l’espérance de vie. Effondrement complet de l’empire hittite.

En 1200 av J.-C, c’est la crise économique : le commerce du Delta avec le monde égéen est tari, Pharos est presque ruinée, les ports phéniciens sont dans une situation critique. 1200, c’est aussi la période de la chute de la civilisation minoenne et l’entrée dans une période de troubles marquée notamment par l’écrasement de Troie. En Egypte, une situation plus ou moins anarchique marque la fin de la XIXe dynastie en 1188-1186. À la mort de Ramses 2, la crise dynastique évitée jusque-là ne peut être contenue et la dispute qui s’en suit risque d’entraîner le pays dans une période d’anarchie.

Le pouvoir se morcelle entre Thèbes et la cour restée à Pi-Ramsès et la dynastie s’achève dans le trouble de règnes successifs courts et sans portées réelles, laissant la situation externe se dégrader peu à peu... Il faudra attendre la reprise en main des rênes du pouvoir par l’armée avec l’arrivée au pouvoir d’une nouvelle famille pour éviter la désagrégation complète de l’empire de plus en plus menacé par les changements inexorables de la politique internationale et des mouvements des populations cherchant à fuir les zones de guerre, poussées par la recherche d’un refuge que l’Égypte symbolise encore. La crise du système sociale et économique méditerranéen est évidente et elle se propage à la région Hittite. Sous Tudhaliya IV, ses fils Arnouwanda III (1220-1200) et son frère Souppilouliouma II (ou Suppiluliuma, 1200-1170), les textes hittites nous indiquent que le pays Hittite doit subir des périodes de grandes famines.

Dans les textes exhumés à Ugarit et à Tell Amarna, on note : paupérisation d’une partie de la population, migrations dues à des dettes trop lourdes, constitution d’un ensemble de populations incontrôlables par les cités États (les habiru), qui constituent une menace pour l’ordre social. Peu de temps avant l’effondrement de l’Empire hittite, les chroniques anatoliennes font état de bouleversements climatiques qui provoquent des famines...

Après il faut poser la question du déclin des deux puissances tutélaires de la région au même moment : Egypte et Grèce (et Crête) Mycénienne. C’est une période qui n’est pas seulement celle d’une grande agitation des peuples mais aussi celle d’une chute de la base même des systèmes sociaux de l’époque, à savoir le grand commerce international. A remarquer : c’est également l’époque de la guerre de Troie et de l’écrasement du régime crétois par une révolution sociale... A noter que c’est de l’effondrement des empires, de l’effondrement économique, social et moral, de la crise sociale générale du Moyen-Orient que va naître la religion des Hébreux, fondée sur l’idée que dieu a puni tous ces peuples pour leur refus de reconnaître le "vrai dieu" et les bons préceptes. Les Hébreux ne sont pas les seuls à émerger de la crise. C’est également le cas des Phéniciens. N’oublions pas que les Hittites avaient émergé d’une crise semblable au XVIIe siècle avant J.-C.

La chute des Hittites en Turquie comme celle des Minoens en Grèce est la fin d’une civilisation, d’un système social et d’un mode de production. Ce n’est pas seulement le résultat d’une défaite militaire ni celui provenant de la chute d’un régime politique. Seule la révolution sociale peut produire un tel renversement et mener à un désert civilisationnel dans toute une région.

Bien entendu, la version officielle des disparitions de civilisations prétend que tout provient des guerres et jamais des luttes de classes et des révolutions sociales mais les guerres, elles-mêmes ne sont que le produit des changements dans les rapports des classes, des affaiblissements de régimes et de systèmes sociaux, marqués par des à-coups brutaux que sont les révolutions sociales…

Jéricho (Jordanie), Ugarit (Syrie), Cnossos (Crête), Troie (Turquie), les villes mycéniennes et Tyr (Canaan) subissent des révolutions sociales, notamment au quatorzième siècle avant J.-C.et en 1200 avant J.-C. (vague révolutionnaire qui concerne la Grèce, l’Asie mineure, la Syrie). Les premières villes du monde antique (comme Jéricho, Ugarit, Tyr et Troie) sont nées avant l’Etat et avant le grand développement économique (agriculture, céramique, métaux) et elles ont chuté par des révolutions sociales.

Mésopotamie, Grèce, Asie Mineure, Perse, Syrie : Hittites, Crétois, Grecs, Egyptiens, Phéniciens, Perses, tous ces peuples ont connu la vague de révolution sociale des années – 1200 et elle a renversé tous ces royaumes, toutes ces civilisations …

Vers 1200, on note la destruction d’Ougarit, Tyr, Sidon, Troie, Cnossos, Pylos, Mycènes, Hattousa et de tous les centres hittites comme grecques et de toute la région. Disparition du système palatial en Grèce.

Des troubles sont notés à Iolkos, Korakou, Mycènes, Tirynthe puis Lefkandi en Eubée et Teikhos Dymaion près de Patras. Effondrement des Puissances maritimes. Disparition du commerce et de l’écriture. Diminution considérable de l’espérance de vie.

Effondrement complet de l’empire hittite.

Chute de la civilisation torréenne en Corse.

Tentative de soulèvement à Chypre (1200).

Déstabilisation par les Troyens révolutionnaires au Latium (1152). Les « périodes sombres » de la Grèce antique débutées en – 1280 puis en – 1200 avant J.-C (date de la chute de la civilisation mycénienne suivie de trois siècles de déclin des classes dirigeantes), avec la destruction des palais (Thèbes puis Pylos, Mycènes, etc) des temples et des règnes en Crête et sur le continent grec, qui ouvre la formation de l’Etat grec.

C’est le palais de Pylos qui inaugure cette période de troubles, dès 1300 avant J.-C. La vague de destructions touche Thèbes et les ateliers palatiaux vers le milieu du 13ème siècle. Et les cités mycéniennes disparues en 1200 avant J.-C...

Aux environs de 1200 av. J.-C, presque tous les grands centres du continent sont totalement ou en partie ruinés.

La chute des palais mycéniens et la 19ème dynastie égyptienne (vers 1200 avant J.-C), ont pour corollaire la création d’un immense vide, allant de 1200 à 750 avant J.-C environ.

Jean-Paul Demoule, dans « Les dix millénaires oubliés qui ont fait l’histoire » :

« Le Minoen est une civilisation crétoise qui a duré de – 2700 à – 1200 environ, et représente le premier phénomène étatique et urbain d’Europe. Les archéologues, dont Arthur Evans, l’ont ainsi appelée d’après le nom du roi légendaire Minos, qui fit construire le labyrinthe et devint ensuite l’un des juges des Enfers. La grande île de Crète était ainsi jalonnée de palais, d’inspiration proche-orientale, qui contrôlaient agglomérations et campagnes, et commerçaient avec toute la Méditerranée orientale, plusieurs îles, dont Santorin, s’y rattachant. Ils étaient ornés de fresques et on y fabriquait de nombreux objets de luxe, le plus connu étant Knossos, qui fut cependant fortement restauré par Arthur Evans. La complexité de l’économie suscita l’invention de la première écriture européenne, le linéaire A, écriture syllabique encore indéchiffrée. Les palais furent détruits à plusieurs reprises, par des catastrophes naturelles (séismes, raz-de-marée) ou des agressions humaines, et régulièrement reconstruits, passant vers – 1500 sous le contrôle des Mycéniens de Grèce continentale. Cette brillante civilisation disparaît lors de la crise générale qui affecta l’ensemble de la Méditerranée orientale vers – 1200.

La civilisation mycénienne prend son nom de la ville de Mycènes, dans le nord-est du Péloponnèse, connue par les poèmes homériques et identifiée au XIXe siècle par l’archéologue allemand Heinrich Schliemann. Elle est marquée par l’émergence, vers le milieu du IIe millénaire avant notre ère, des premières villes d’Europe continentale, dans le Péloponnèse et la Grèce centrale (Mycènes, Pylos, Thèbes, Tirynthe, etc.), gros bourgs fortifiés et capitales de petits royaumes. Cette civilisation rayonne sur une partie de la Méditerranée orientale et prend le contrôle de la Crète minoenne à laquelle elle emprunte son écriture, le linéaire A, pour l’adapter à sa propre langue, un grec archaïque, sous la forme du linéaire B. Ces sociétés guerrières s’effondrent aux alentours de – 1200, emportées par la crise générale du monde méditerranéen oriental à cette époque, de l’Egée à l’Egypte…

On nomme « peuples de la mer », d’après les annales égyptiennes, des populations en migration, parfois violentes, qui apparaissent dans la Méditerranée orientale aux alentours de – 1200 avant notre ère. Les Egyptiens mentionnent notamment des Lukkas, qu’on identifie aux Lyciens de la côte turque, des Peleset, sans doute des Philistins, ainsi que des Shekelesh et des Shardanes – ces derniers parfois identifiés à tort avec les Sardes. Plutôt que des peuples organisés, on tend à penser maintenant à des mouvements migratoires erratiques, dus à des dégradations climatiques et aux désorganisations sociales et économiques qui se sont ensuivies à cette époque dans l’ensemble de la Méditerranée orientale…

De grands mouvements migratoires ne sont plus vraiment discernables, ou alors limités, ou bien discutés. Ainsi, on a longtemps parlé d’une migration, voire d’une invasion des « Champs d’urnes » : à partir de 1200 avant notre ère environ, les morts ne sont plus inhumés comme avant, mais incinérés, et les cendres placées dans des vases, le tout regroupé dans les cimetières. Mais, à y regarder de plus près, c’est une nouvelle mode funéraire, voire une nouvelle idéologie qui s’est répandue progressivement à travers l’Europe, sans impliquer de mouvement visible de populations…

A partir de – 1200 avant notre ère, l’incinération qui existait épisodiquement devient la règle à l’age du Bronze final, dans une bonne partie de l’Europe, au point que l’on a parfois pensé que cette généralisation était l’effet d’une migration, sinon d’une invasion massive, avant de reconnaître qu’il s’agissait seulement de la diffusion d’une pratique, peut-être assortie de croyances particulières…

Un mouvement plus certain est celui qui a abouti à l’invasion de la civilisation crétoise des palais minoens vers – 1500, une invasion limitée, venue de Grèce continentale et du monde mycénien. Ce n’est pas un total bouleversement, car les seigneurs mycéniens, ou plutôt leurs scribes, empruntèrent l’écriture des palais crétois, dite linéaire A, qui notait une langue toujours indéchiffrée, pour écrire leur propre langue… En revanche, il n’est pas certain que l’écroulement du monde mycénien, qui occupait tout le sud de la Grèce, vers 1200 avant notre ère, soit le résultat d’une invasion. C’est un moment de troubles dans tout le bassin oriental de la Méditerranée, qui affectent tout le Proche-Orient et l’Egypte, où semblent s’être mélangées, en cascade ou en dominos, dégradations climatiques, famines, guerres, révoltes, migrations localisées. Les textes de l’époque, égyptiens en particulier, parlent de mystérieux peuples de la Mer sortis d’on ne sait où, mais qui semblent avoir été plutôt des mouvements limités de réfugiés économiques. L’existence de textes… n’est nullement une garantie d’exactitude historique. Il s’agit le plus souvent d’archives économiques ou religieuses, ou de textes à la gloire des souverains, quand ce ne sont pas des mythes ou des épopées…

Les chroniques grecques parlent aussi d’une « invasion dorienne », voire du « retour des Héraclides » (les descendants d’Héraclès), qui aurait déferlé à un moment ou à un autre, apportant en Grèce les peuples parlant un dialecte grec dorien – invasion dont il n’est nulle trace archéologique et qui semble bien relever du mythe…

Les sociétés hiérarchisées de l’Europe, en croissance continue, se rapprochent des organisations urbaines orientales, parfois avec des retours en arrière. Une première fois à partir de 2000 environ avant notre ère, avec les palais crétois et leurs fresques colorées, illustrant des notables ou des jeux, tauromachie par exemple ; puis, avec les imposants palais mycéniens fortifiés vers 1500 avant notre ère, où les rois sont inhumés avec un masque en or, comme les pharaons égyptiens à la même époque. Ces embryons de villes sont gérés à l’aide des premières écritures européennes. Si tout s’effondre après 1200 avant notre ère, faisant place aux « Ages sombres » dépourvus de fresques et de masques en or, de nouvelles villes réapparaissent à partir du VIIIe siècle avant notre ère, dans la moitié sud de la Grèce, puis en Italie… »

De moins 1200 à moins 800, la chute des civilisations et des pouvoirs a été dure et longue !!! Elle touche une partie immense du monde : tout le pourtour de la Méditerranée !!! Elle mérite d’être étudiée plus profondément.

Dans cette période entre 1200 et 1100 avant J.-C., des civilisations chutent dans toute la région de la Méditerranée.

Effondrement de l’âge du bronze

Des troubles sociaux et politiques ont lieu en Egypte en 1200 avant J.-C.

Les révolutions sociales qui ont détruit trois fois la ville antique d’Ougarit sont attribuées à tort aux peuples de la mer

La révolution sociale qui a fait disparaître l’empire Hittite leur est également attribuée

Et encore la ville de Troie

Plusieurs révolutions sociales et politiques de Grèce ou de Crête leur sont à tort attribuées

Pourquoi et comment les civilisations ont disparu brutalement et de manière étonnante

1177 avant J.-C., quand la civilisation s’est effondrée au Moyen-Orient : invasion dévastatrice des « peuples de la mer » ou révolution sociale ?

1450-1200 av. J.-C. : apogée et déclin d’Ougarit.

Vers 1450 av. J.-C. : Occupation de la Crète par les Mycéniens.

1410 av. J.-C. : destruction du Palais Royal de Cnossos (Crête)

1232 av. J.-C. : selon la Bible, les Hébreux, sous la conduite de Josué, arrivent sur les bords du Jourdain. Ils se heurtent aux Edomites, Moabites et Amorrites avant d’occuper la quasi-totalité du pays de Canaan.

La Grèce, l’Asie mineure, la Syrie sont subissent une vague révolutionnaire en 1200 avant J.-C. C’est la fin en Grèce de la civilisation des Cyclades.

1200-1180 av. J.-C. : « effondrement de l’âge du bronze » ; l’invasion des peuples de la mer et l’arrivée des Araméens bouleverse l’équilibre politique de la région, qui passe de l’âge du Bronze à l’âge du Fer (1200-1000 av. J.-C.). L’empire Hittite disparait, Ougarit est détruite, l’Égypte abandonne sa domination sur Canaan où s’installent de nouveaux émigrants comme les Philistins vers 1175 av. J.-C., les Tjekers à Dor, les Shardanes dans la région de la plaine d’Akko, les Israélites dans les collines et dans le nord de la Palestine et les Araméens dans la Syrie du Nord. Une mosaïque de royaumes « néo-hittites » s’organise dans le courant du XIe siècle av. J.-C. du flanc nord du Taurus à l’Oronte. L’Assyrie de Téglath-Phalasar Ier (1115-1077 av. J.-C.) apparaît comme une nouvelle puissance politique et militaire dans la région, mais le raid effectué par les Assyriens vers la côte nord de la Méditerranée s’avère sans lendemain en raison des raids araméens sur les frontières ouest de l’empire assyrien ; même si les Assyriens reçoivent le tribut des cités phéniciennes septentrionales (Arwad, Byblos, Sidon), Tyr n’est pas concernée. Cette nouvelle puissance ne revient sur les côtes phéniciennes en force que vers le IXe siècle av. J.-C.. Le vide laissé par le déclin des grands empires vers la fin du millénaire en Syrie-Palestine a permet l’émergence des petits États de Phénicie et leur suprématie maritime sur la région méditerranéenne. Pendant l’âge du fer, Tyr devient la cité phénicienne prééminente. Entre 1195 et 926 av. J.-C. : Les Peuples de la mer vainquent l’Empire hittite, envahissent Canaan, puis se font anéantir par les Égyptiens. Règne des rois Hébreux David et Salomon. Fondation de Palestine-Israël, puis de Juda.

Vers 1150 av. J.-C. : Destruction de Mycènes par les Doriens.

XIe-VIIIe siècle av. J.-C. : expansion des royaumes araméens en Syrie centrale et méridionale : royaumes de Damas, d’Alep, d’Arpad, de Sam’al, de Hama, et de Guzana sur le site de Tell Halaf, Bît Halupê sur le bas Khabur, Bît Zamâni avec Amedi pour capitale (aujourd’hui Diarbakr). Les Chaldéens, peuple voisin, s’installent dans la région d’Ur.

En Mésopotamie, des désordres d’où découlera notamment l’ « Epopée de Gilgamesh » (1200 av J.-C).

Une révolution a également lieu, en – 1224 avant J.-C, qui détrône le successeur de Minéptah en Egypte.

Vers 1200, on note la destruction d’Ougarit, Tyr, Sidon, Troie, Cnossos, Pylos, Mycènes, Hattousa et de tous les centres hittites comme grecques et de toute la région. Disparition du système palatial en Grèce.

Des troubles sont notés à Iolkos, Korakou, Mycènes, Tirynthe puis Lefkandi en Eubée et Teikhos Dymaion près de Patras. Effondrement des Puissances maritimes. Disparition du commerce et de l’écriture. Diminution considérable de l’espérance de vie.

Effondrement complet de l’empire hittite.

L’empire hittite tomba en 1200 ou 1190 av J.-C.

Chute de la civilisation torréenne en Corse.

Tentative de soulèvement à Chypre (1200).

C’est le palais de Pylos qui inaugure cette période de troubles, dès 1300 avant J.-C. La vague de destructions touche Thèbes et les ateliers palatiaux vers le milieu du 13ème siècle. Et les cités mycéniennes disparues en 1200 avant J.-C.

Aux environs de 1200 av. J.-C, presque tous les grands centres du continent sont totalement ou en partie ruinés.

La chute des palais mycéniens et la 19ème dynastie égyptienne (vers 1200 avant J.-C), ont pour corollaire la création d’un immense vide, allant de 1200 à 750 avant J.-C environ.

- 1210 avant J.-C. Famines, perturbations des échanges économiques, déstabilisation des systèmes sociaux et des régimes politiques commencent à frapper successivement toutes les civilisations méditérannéennes C’est une vague révolutionnaire qui a été interprétée souvent par une idée de guerre plutôt que de révolution et d’invasion extérieure (les peuples de la mer) plutôt que de déstabilisation intérieure. Le résultat a été la chute des régimes politiques mais aussi l’abandon par la population de l’ancien système de domination sociale et souvent l’abandon de toute activité collective avancée. La chute de la Grèce Mycénienne a cette origine.

- 1200 avant J.-C. En Anatolie, les révoltes gagnent l’ancien territoire d’Arzawa, ainsi qu’Hattusa, la capitale de l’empire Hittite. Les villes d’Ishuwa, Kizzuwatna, and Tarhuntassa tombent également. En Syrie et au pays de Canaan, toute une série de villes connaissent des troubles sociaux et politiques menant à la destruction d’ Alalakh, Amurru, Hazor et Arvad.

- 1195 avant J.-C. Révolte à Ugarit, ville portuaire cananéenne, la plus importante de la Syrie du nord. La chute du commerce a déstabilisé socialement cette riche cité.

Déstabilisation par les Troyens révolutionnaires au Latium (1152). Les « périodes sombres » de la Grèce antique débutées en – 1280 puis en – 1200 avant J.-C (date de la chute de la civilisation mycénienne suivie de trois siècles de déclin des classes dirigeantes), avec la destruction des palais (Thèbes puis Pylos, Mycènes, etc) des temples et des règnes en Crête et sur le continent grec, qui ouvre la formation de l’Etat grec.

1177 a. C, cuando la civilización colapsó en el Medio Oriente : ¿invasión devastadora de los "pueblos del mar" o revolución social ?

« 1177 av. J.-C. - L’année de la civilisation s’est effondrée.

Bref résumé et commentaire du livre d’Eric H. Cline.

1. Introduction.

L’archéologue et historien Eric H. Cline a publié en 2014 le livre 1177 av. J.-C. L’année de la civilisation s’est effondrée, ce qui dans notre pays a été traduit en 2015 sous le titre 1177 av. J.-C. L’année de la civilisation s’est effondrée. Le livre aborde la question de la crise qui a eu lieu vers cette date au Moyen-Orient lorsque la plupart des civilisations en interaction à cette époque se sont effondrées. L’état d’avancement des enquêtes menées jusqu’à présent et les interprétations proposées à partir de celles-ci sont mis à la table. Une bonne partie de la recherche est centrée sur l’analyse du rôle joué par les invasions des soi-disant peuples de la mer à l’automne. Depuis le début de la recherche sur le sujet, les différents auteurs proposent différentes causes pour expliquer le déclin survenu à cette époque. Ainsi, certains ont donné de l’importance aux catastrophes naturelles, d’autres au changement climatique et aux sécheresses, et enfin d’autres à l’invasion des peuples de la mer. Cline examine chacune des causes proposées et les évalue pour déterminer sa validité actuelle. Selon les dernières tendances, Cline conclut qu’il n’existait pas une cause unique, mais bien un ensemble de facteurs dont le fonctionnement simultané finissait par provoquer cet effondrement. Pour arriver à cette conclusion, faites un pas en avant en déclarant que nous devons peut-être recourir à la théorie de la complexité pour expliquer ce qui s’est passé. Selon cette théorie, lorsqu’un système devient hautement complexe et spécialisé, le risque qu’en cas de défaillance d’une partie du système se produise un effondrement général. Enfin, le livre met sur la table la similitude entre ce moment (1177 av. J.-C.) et celui qui s’est passé le 476 ap. J.-C. lorsque la chute de l’empire romain d’Occident a eu lieu. Cela le conduit à comprendre que différents auteurs ont vu dans ces faits la justification de considérer l’histoire comme un processus cyclique dans lequel les empires se déroulent, avec les phases connues de la naissance, de la croissance, de la maturité, de la dégradation et de la désintégration. Un livre très suggestif qui finit par poser les grandes questions qu’il laisse ouvertes, car il ne pouvait en être autrement, mais qui a le mérite de ne pas les éviter.

2. L’âge du bronze au Moyen-Orient en tant que premier système mondial.

Les premiers chapitres du livre sont destinés à exposer le contexte précédent des 3 siècles précédant l’effondrement du système. Il présente la vision actuelle des archéologues de cette période, à savoir une période où le commerce entre les différents royaumes configurait une économie de caractère international, à bien des égards, plus semblable au monde actuel que ce que l’on pensait jusqu’à présent.

L’âge du bronze en Égée, en Égypte et au Proche-Orient a duré près de deux mille ans, à partir d’environ 3000 ans av. C. jusqu’à peu après 1220 a. C. Après cette date, il y a eu une rupture spectaculaire dans un vaste territoire allant de la Grèce et de l’Italie, à l’ouest, à l’Égypte, à Canaan et à la Mésopotamie, à l’est. Au cours de cette période, dans ce premier système mondial comme certains l’appellent, plusieurs puissances interagissaient à tous les niveaux. Depuis l’empire égyptien, en passant par l’histoire des Hittites, le royaume de Mitanni, les Minoens et les Mycéniens et la Babylone des Kasitas, plusieurs réseaux politico-économiques et culturels ont été mis en place qui ont fini par former un système qui accroît leur degré de dépendance.

3. Pourquoi ce système mondial s’est-il effondré ?

Le livre tente de déterminer quels sont les facteurs qui ont provoqué l’effondrement des civilisations de l’âge du bronze. Avant les études en cours, on avait tendance à attribuer aux peuples de la mer toute destruction survenue au cours de cette période. Mais Cline dit qu’il serait peut-être trop important de ne leur attribuer que l’âge du bronze tardif. Il n’y a pas de preuve claire. Les peuples de la mer sont-ils arrivés comme des exercices relativement organisés ? Les groupes de voleurs étaient-ils peu ou mal organisés ? Ou étaient-ils des réfugiés fuyant une catastrophe à la recherche de nouvelles terres ?

Actuellement, les données apparues au cours des dernières décennies sont en cours d’intégration, mais rien ne permet de confirmer que toutes les destructions correspondent aux Peuples de la mer. Tous les sites n’ont pas même été détruits simultanément ; pas même dans la même décennie.

L’hypothèse actuelle qui commence à être plus acceptée suggère que les peuples des mers et des océans ont été forcés de quitter leur foyer et que, lorsqu’ils ont migré vers l’est, ils ont trouvé des royaumes en déclin. Ainsi, les peuples de la mer n’étaient que des opportunistes et se sont peut-être installés de manière beaucoup plus pacifique que ce que nous avions imaginé jusqu’à présent

4. Analyse des différentes causes et raisons évoquées pour expliquer ce phénomène.

Dans le livre, Cline expose les différentes causes invoquées pour justifier la chute de ce système. Plusieurs auteurs concluent que la crise de l’âge du bronze a coïncidé avec l’apparition d’une sécheresse qui a duré 3 siècles. Ce changement de climat a entraîné la perte de récoltes et les crises alimentaires qui en ont résulté ont provoqué ou accéléré les crises socio-économiques qui ont forcé les mouvements migratoires dans cette région. Ces crises auraient touché les palais du palais dépendant de la production agricole. Cline se souvient que les sécheresses ont été fréquentes dans cette région à travers l’histoire et qu’elles n’ont pas toujours provoqué l’effondrement des civilisations. Par conséquent, le changement climatique, avec les sécheresses qui s’ensuivent, les famines, bien qu’elles aient influencé les tensions sociales, ne sont pas des causes suffisantes en soi pour déclencher la fin de l’âge du bronze.

Aucune preuve archéologique ne semble en donner la raison à ceux qui pensaient que certaines villes avaient sombré lors d’attaques inattendues. Il semble plus probable que les conflits internes croissants et le déclin progressif mettent fin à l’assaut final contre les principaux foyers politiques et religieux des élites urbaines, bien que ce ne soit pour le moment qu’une hypothèse plausible, mais non prouvée.

L’interruption des liaisons commerciales avec les royaumes mycéniens, qui leur fournissaient du cuivre et de l’étain, aurait pu être influencée.

L’invasion du Nord par les Doria en tant que cause de l’effondrement de la civilisation mycénienne a également été exclue au cours des dernières décennies.

Selon Susan Sherratt, les Peuples de la mer représentent la dernière étape pour remplacer les anciens systèmes politico-économiques centralisés de l’âge du bronze par les nouveaux systèmes économiques décentralisés caractéristiques de l’âge du fer. Cela provenait de royaumes et d’empires qui contrôlaient le commerce international dans les petites villes-États et d’entrepreneurs privés qui négociaient à leur avantage.

Pour James Mulhy, au lieu d’accepter l’idée que les commerçants privés et leurs sociétés ont sapé l’économie de l’âge du bronze, considérez la proposition alternative issue du chaos provoqué par l’effondrement.

En ce qui concerne les terres des Hittites, il n’existe aucune preuve historique ou archéologique des actions des peuples de la mer sur ces terres, bien qu’il soit raisonnable de supposer qu’elles existaient. Les véritables causes de l’effondrement de l’État hittite semblent plus internes qu’externes.

Selon Mario Liverani, la destruction de la culture mycénienne était due à la concentration du pouvoir et au contrôle des palais, de sorte que, lorsqu’ils se sont effondrés, l’ampleur du désastre s’est multipliée. La concentration de tous les éléments d’organisation, de transformation et d’échange dans les palais a transformé l’effondrement matériel des palais en un désastre généralisé. Dans le langage courant, nous dirions qu’ils auraient dû diversifier le risque. Christopher Monroe est allé plus loin et a déclaré que l’économie de l’âge du bronze tardif était devenue instable car elle dépendait beaucoup du bronze.

Pour Cline, il est plus probable qu’au lieu de faire face à des envahisseurs combatifs, animés uniquement par le désir de destruction, il s’agissait de réfugiés qui n’attaquaient pas nécessairement et conquéraient toujours les villes locales, mais se limitaient souvent à s’installer entre eux. . En tout état de cause, il est peu probable qu’ils puissent, à eux seuls, mettre fin à la civilisation de la mer Égée et de la Méditerranée orientale.

5. Conclusions sur les explications.

Après avoir passé en revue les explications qui ont été proposées pour expliquer la chute de ces civilisations, la question posée par l’auteur du livre est la suivante : pourquoi les civilisations ne se sont-elles pas récupérées et ont-elles suivi leur chemin ? De nombreuses explications ont été proposées, mais la vérité est que très peu ont survécu : tremblements de terre, mauvaises récoltes, famines généralisées, invasions massives dans les steppes… Tout peut avoir aidé, mais ce n’est pas suffisant. Cline qui suit Sandars propose d’étudier l’idée d’un effondrement systémique, d’une défaillance systémique avec deux effets, à la fois domino et multiplicateur, dont même un réseau international mondialisé, aussi dynamique et intersocial que celui de la fin de l’âge du bronze récupérer

Cline rappelle que Renfrew a résumé les caractéristiques générales de l’effondrement d’un système : 1) l’effondrement de l’organisation administrative centrale ; 2) la disparition de la classe d’élite traditionnelle ; 3) l’effondrement de l’économie centralisée ; et 4) les changements de peuplement et le déclin de la population. Ce type d’affaissement ne se produit pas en peu de temps, mais peut durer un siècle. En outre, après l’effondrement, l’intégration socio-politique deviendrait plus basse et des mythes seraient apparus au sujet de la période précédente.

6. Parallèles avec d’autres époques, phénomènes cycliques.

Pour Renfrew, les caractéristiques décrivant l’effondrement de l’âge du bronze en Mer Égée et en Méditerranée orientale vers 1200 av. C. sont également applicables à la chute des Mayas, l’ancien empire d’Egypte et la civilisation de la vallée de l’Indus. Cline rappelle que le thème et le débat sur l’effondrement au cours de l’histoire, sur les périodes de grandeur et de chute des empires et sur la possibilité qu’ils soient cycliques, ont été repris par d’autres chercheurs. Récemment souligne le travail de Jared Diamond.

Cline ajoute qu’en fait, on pourrait soutenir que 1177 a. C. est, à la fin de l’âge du bronze tardif, qui en 476 d. C. était à la fin de l’empire romain d’Occident.

Cline spécule également avec la possibilité que l’explication basée sur la chute du système, qu’il propose lui-même, est peut-être une explication trop simpliste de l’accepter comme raison spécifique de la fin de l’âge du bronze. Il ose proposer que pour comprendre ce qui aurait pu causer l’effondrement de ces civilisations, nous devrons peut-être recourir à la théorie de la complexité. Cette théorie étudie les systèmes complexes, qui peuvent être des phénomènes de nature très différente, mais qui ont en commun le fait qu’ils sont intégrés par un ensemble d’objets qui interagissent les uns avec les autres. Le trafic routier ou le vol des oiseaux peuvent être des exemples, mais aussi le comportement des marchés financiers. Dans certaines circonstances, des systèmes complexes peuvent devenir ce qu’on appelle de l’hypercohérence. Dans ce cas, toutes les parties du système deviennent tellement dépendantes les unes des autres que toute modification d’une partie du système peut générer une instabilité dans l’ensemble du système.

Cline se souvient que Sherratt avait déjà décrit les similitudes entre le monde de l’âge du bronze et notre propre économie et culture mondiales, dans lesquelles les incertitudes politiques d’une région peuvent affecter de manière extrême l’économie de régions situées à des milliers de kilomètres.

Cline conclut, avec quelques réserves, que la théorie de la complexité peut être utile pour expliquer l’effondrement de l’âge du bronze tardif.

7. Commentaire final.

Le travail de Cline est un livre informatif mais rigoureux qui présente les dernières contributions des étudiants de l’époque située à la fin de l’âge du bronze dans la Méditerranée égéenne et orientale. Il rejette les causes linéaires comme étant à l’origine de l’effondrement de ce système mondial et ose chercher des solutions dans d’autres sciences relativement jeunes : la théorie de la complexité. Il est intéressant de noter que les anthropologues, qui ont commencé à utiliser des agents basés sur des modèles (ABM) pendant des années pour simuler des modèles de peuplement avec des ordinateurs et les comparer aux emplacements des fouilles réelles, sont maintenant les premiers à oser utiliser d’autres sciences pour diagnostiquer les causes d’événements très importants dans l’histoire des civilisations. Peut-être parce que leurs sources sont généralement non écrites, ils doivent rechercher des causes objectives. Grâce aux sources documentaires écrites, nous pouvons savoir plus en détail ce qui s’est passé dans le passé, mais il est également vrai, comme le soulignent les historiens, qu’il faut être très prudent avec eux, car ils cachent souvent les intérêts et les commodités de la personne qui les a écrits. . C’est un peu comme reconstruire un meurtre avec seulement les preuves qui peuvent être obtenues sur place sans le témoignage d’un témoin. Donc, vous devez faire un travail très prudent et éliminer les incohérences et travailler souvent avec les concepts de faits les plus probables. Bien qu’il soit difficile de tout adapter, il faut rechercher la version la plus véridique, et c’est le travail que font les archéologues et qui est décrit dans ce livre.

Un livre totalement recommandé qui nous aidera à localiser les principales études sur le temps et à avoir une idée, certainement plus correcte, de la réalité et du fonctionnement de ce monde.

Enfin, je voudrais également évoquer une question qui touche en passant, mais au moins l’auteur ne craint pas, comme la possibilité que les périodes de grandeur et de décadence des empires soient cycliques. À ce stade, ne vous impliquez pas trop en ne laissant que le sujet sur la table. Les chercheurs peuvent penser que cela se produit, mais ils finissent généralement par regarder ailleurs. Étant donné que le titre du livre commence par le nombre d’une année, permettez-moi de terminer par un autre nombre qui est la somme de la valeur absolue du numéro de l’année du titre du livre et de l’année où l’auteur propose de faire le parallélisme avec l’Empire romain 476. Un nombre très proche des 1700 ans qui marquent les cycles historiques d’Alexandre Deulofeu. 1177 + 476 → 1653. "

Joaquim Mique

Source

« 1177 a. C. El año en que la civilización se derrumbó.

Un breve resumen y comentario sobre el libro de Eric H. Cline.

1. Introducción.

El arqueólogo e historiador Eric H. Cline publicó en 2014 el libro 1177 B. C. The year civilization collapsed, que en nuestro país se tradujo en 2015 con el título, 1177 a. C. El año en que la civilización se derrumbó. El libro aborda el tema de la crisis que se produjo en torno a esta fecha en Oriente Medio cuando la mayor parte de las civilizaciones que estaban interactuando en aquellos momentos se derrumbaron. Se pone sobre la mesa cuál es el estado de las investigaciones que se han llevado a cabo hasta ahora, y las interpretaciones que se han propuesto en base a éstas. Una buena parte de las investigaciones se centran en el análisis del papel que jugaron las invasiones de los llamados Pueblos del Mar en esta caída. Desde que empezaron las investigaciones sobre el tema los diferentes autores han ido proponiendo diferentes causas como explicación de la decadencia que se produjo en estas fechas. Así algunos dieron importancia a las catástrofes naturales, otros al cambio climático y las sequías, y finalmente otros a la invasión de los Pueblos del Mar. Cline va haciendo un repaso de cada una de las causas que se han propuesto y las va valorando para determinar su validez actual. De acuerdo con las últimas tendencias Cline llega a la conclusión de que no hubo una sola causa, sino que fueron un conjunto de factores que operando simultáneamente terminaron provocando este hundimiento. Para llegar a esta conclusión, da un paso adelante al afirmar que tal vez tenemos que recurrir a la teoría de la complejidad para poder explicar lo que pasó. Según esta teoría, cuando un sistema se vuelve altamente complejo y especializado, aumenta el riesgo de que al producirse una falla en una parte del sistema se provoque una colapso general. Finalmente el libro pone sobre la mesa la similitud entre este momento (1177) y el que se produjo el 476 d. C. cuando se produjo la caída del imperio romano de occidente. Este hecho le lleva a entender que haya habido diferentes autores que hayan visto en estos hechos la justificación para ver la historia como un proceso cíclico en el que los imperios se van sucediendo con las conocidas fases de nacimiento, crecimiento, madurez, decadencia y desintegración. Un libro muy sugerente que termina planteando las grandes cuestiones que deja abiertas, como no podía ser de otra manera, pero que tiene el mérito de no rehuirlas.

2. La edad del Bronce en Oriente Medio como primer sistema mundo.

Los primeros capítulos del libro están destinados a exponer el contexto previo que se dio en los 3 siglos anteriores al momento del colapso del sistema. Se presenta la visión que tienen actualmente los arqueólogos de aquel período, como de un período donde el comercio entre los diferentes reinos configuraban una economía de carácter internacional, en muchos aspectos, más parecido al mundo actual que no lo que se pensaba hasta no hace mucho.

La edad del Bronce en el Egeo, Egipto y Oriente Próximo duró casi dos mil años, desde aproximadamente 3000 a. C. hasta poco después de 1220 a. C. Con posterioridad a esta fecha se produjo un parón espectacular en una extensa área que iba de Grecia e Italia, en Occidente, hasta Egipto, Canaán y Mesopotamia, en Oriente. Durante este período, en este primer sistema mundo como algunos lo han llamado, varias potencias estuvieron interactuando a todos los niveles. Desde el imperio Egipcio, pasando por la Historia de los hititas, el reino de Mitanni, los minoicos y micénicos y la Babilonia de los Kasitas se establecieron varias redes político-económicas y culturales que terminaron conformando un sistema que fue aumentando su grado de dependencia.

3. ¿Por qué se derrumbó este sistema mundo ?

El libro intenta averiguar cuáles son los factores que provocaron el hundimiento de las civilizaciones de la Edad del Bronce. Antes de los estudios actuales había una tendencia a atribuir a los Pueblos del Mar cualquier destrucción acaecida en estos periodo. Pero dice Cline, que podría resultar excesivo atribuir sólo a ellos el final de la edad del Bronce tardío. No hay pruebas claras. ¿Llegaron los Pueblos del Mar como ejercidos relativamente organizados ? ¿Eran grupos de ladrones poco o mal organizados ? ¿O eran refugiados que huían de algún desastre en busca de nuevas tierras ?

En la actualidad se están incorporando los datos que han ido apareciendo en las últimas décadas, pero no hay pruebas que permitan afirmar que todas las destrucciones corresponden a los Pueblos del Mar. Ni siquiera todos los yacimientos fueron destruidos de forma simultánea ; ni siquiera en la misma década.

La hipótesis actual que empieza a ser más aceptada sugiere que los Pueblos del Mar se vieron obligados a abandonar sus hogares y que, al emigrar hacia el este, se encontraron con unos reinos en declive. De esta manera los Pueblos del Mar sólo fueron unos oportunistas, y tal vez se establecieron de una forma mucho más pacífica de lo que nos hemos imaginado hasta ahora.

4. Análisis de las diferentes causas y motivos que se ha apuntado para explicar este fenómeno.

En el libro Cline va exponiendo las diferentes causas que se han ido dando para justificar la caída de este sistema. Varios autores concluyen que la crisis de la Edad del Bronce coincidió con la aparición de una sequía que duró 3 siglos. Este cambio en el clima provocó la pérdida de cosechas y las consecuentes crisis alimentarias provocaron o aceleraron las crisis socioeconómicas que forzaron los desplazamientos migratorios en esta región. Estas crisis habrían afectado a los centros palaciegos que dependían de la producción agrícola. Cline recuerda que las sequías han sido frecuentes en esta región a lo largo de la historia, y que no siempre han provocado el hundimiento de civilizaciones. Por lo tanto el cambio climático con las consecuentes sequías, hambrunas, aunque influyeron en las tensiones sociales, no son causas suficientes por sí mismas para haber desencadenado el final de la Edad del Bronce.

Tampoco las pruebas arqueológicas parecen dar la razón a los que pensaban que algunas ciudades se habían hundido al sufrir ataques inesperados. Parece más probable que los crecientes conflictos internos y el declive progresivo acabaran con el asalto final contra los principales focos políticos y religiosos de las élites de las ciudades, aunque de momento no es más que una hipótesis plausible, pero no demostrada.

Otro factor que pudo haber influido fue la interrupción de las rutas comerciales con los reinos micénicos que las abastecían de cobre y estaño.

También ha quedado descartada en las últimas décadas la invasión doria desde el norte como causa del derrumbe de la civilización micénica.

Según Susan Sherratt, los Pueblos del Mar representan el último escalón en la sustitución de los viejos sistemas político-económicos centralizados propios de la Edad del Bronce, hacia los nuevos sistemas económicos descentralizados característicos de la Edad del Hierro. Se pasó de reinos e imperios que controlaban el comercio internacional en ciudades estados menores y empresarios privados que negociaban por su propio beneficio.

Para James Mulhy, en lugar de aceptar la idea de que los comerciantes privados y sus empresas socavaron la economía de la Edad de Bronce, considera la propuesta alternativa que dice que sencillamente surgieron del caos del derrumbe.

En cuanto a las tierras de los hititas tampoco se dispone de pruebas históricas o arqueológicas sobre las acciones de los Pueblos del Mar en estas tierras, aunque es razonable suponer que existió. Las verdaderas causas del derrumbe del Estado hitita parecen de naturaleza interna, antes que externa.

Según Mario Liverani la culpa del hundimiento de la cultura micénica fue debida a la concentración de poder y control de los palacios, de modo que cuando se derrumbaron, la magnitud del desastre se multiplicó. La concentración de todos los elementos de organización, transformación e intercambio en los palacios transformó el derrumbe material de los palacios en un desastre generalizado. En lenguaje actual diríamos que deberían haber diversificado el riesgo. Christopher Monroe fue más allá y dijo que la economía de la Edad del Bronce tardío se volvió inestable porque era fuertemente dependiente del bronce.

Para Cline es más probable que, en lugar de encontrarnos ante unos invasores combativos, movidos sólo por las ansias de destrucción, se tratara de refugiados que no necesariamente atacaban y conquistaban siempre los pueblos locales sino que, con frecuencia, se limitaban a instalarse entre ellos. En todo caso, es poco probable que ellos, por sí solos, pudieran acabar con la civilización en el Egeo y en el mediterráneo oriental.

5. Conclusiones sobre las explicaciones.

Después de hacer el repaso de las explicaciones que se han propuesto para explicar la caída de estas civilizaciones, la pregunta que se plantea el autor del libro es ¿por qué las civilizaciones no se recuperaron y siguieron su camino ? Se han propuestos muchas explicaciones, pero la verdad es que muy pocas han aguantado : terremotos, malas cosechas, hambrunas generalizadas, invasiones masivas desde las estepas… Todo puede haber ayudado, pero no es suficiente. Cline siguiendo a Sandars propone estudiar la idea de un derrumbe sistémico, de fallo sistémica con dos efectos, a la vez dominó y multiplicador, del que ni siquiera una red internacional globalizada, tan vibrante y intersocial como la de la Edad del Bronce tardío, logró recuperarse.

Cline recuerda como Renfrew resumió los rasgos generales del derrumbe de un sistema : 1) colapso de la organización administrativa central ; 2) desaparición de la clase de la élite tradicional ; 3) derrumbamiento de la economía centralizada ; y 4) cambios de asentamientos y declive de la población. Esta clase de hundimientos no se dan en un período breve de tiempo sino que se pueden alargar todo un siglo. Además tras el colapso habría una transición hacia un nivel inferior de integración sociopolítica y surgirían mitos sobre el periodo anterior.

6. Paralelismos con otras épocas, los fenómenos cíclicos.

Para Renfrew las características que describen el hundimiento de la edad del Bronce en el Egeo y el Mediterráneo oriental hacia el 1200 a. C. son aplicables también a la caída de los mayas, del imperio Antiguo de Egipto y de la civilización del valle del Indo. Cline recuerda que el tema y el debate sobre el colapsos a lo largo de la historia, y sobre los períodos de grandeza y caída de los imperios, y la posibilidad de que sean cíclicos, se ha retomado por otros investigadores. En los últimos tiempos destaca el trabajo de Jared Diamond.

Cline añade que de hecho, se podría defender que 1177 a. C. es, por el fin de la Edad de Bronce tardío, lo que en el año 476 d. C. fue por el fin del imperio romano occidental.

Cline especula también con la posibilidad de que la explicación basada en la caída del sistema, que él mismo propone, quizás es una explicación demasiado simplista para aceptarla como razón específica del final de la Edad del Bronce. Se atreve a proponer que para comprender qué pudo provocar el hundimiento de aquellas civilizaciones quizás tendremos que recurre a la teoría de la complejidad. Esta teoría estudia los sistemas complejos, que pueden ser fenómenos de muy diversa naturaleza pero que tienen en común el hecho de que están integrados por conjunto de objetos que interactúan entre sí. El tráfico rodado o el vuelo de los pájaros pueden ser ejemplos, pero también el comportamiento de los mercados financieros. En determinadas circunstancias los sistemas complejos pueden convertirse en lo que se llama hipercoherentes. En este caso todas las partes del sistema se vuelven tan dependientes unas de otras que cualquier cambio en una parte del sistema puede generar inestabilidad en todo el sistema.

Recuerda Cline que Sherratt ya describió las similitudes entre el mundo de la Edad del Bronce y nuestra propia economía y cultura global, en el que las incertidumbres políticas de una zona pueden afectar de forma extrema la economía de regiones situadas a miles de kilómetros.

Aunque con algunas reservas, Cline concluye que la teoría de la complejidad puede ser útil para explicar el hundimiento del final de la Edad del Bronce tardío.

7. Comentario final.

El trabajo de Cline es un libro divulgativo pero riguroso que presenta las últimas aportaciones de los estudiosos del período situado al final de la Edad de Bronce en el Egeo y el Mediterráneo oriental. Descarta las causas lineales como origen del hundimiento de aquel sistema mundo y se atreve a buscar soluciones en otras ciencias relativamente jóvenes : la teoría de la complejidad. No deja de ser curioso que sean los antropólogos, que ya empezaron a utilizar hace años los agentes basados en modelos (ABM) para simular con ordenadores modelos de asentamientos y contrastarlos con las localizaciones de las excavaciones reales, que ahora sean los primeros en atreverse a utilizar otras ciencias para diagnosticar las causas de acontecimientos muy relevantes en la historia de las civilizaciones. Quizás debido a que sus fuentes son mayoritariamente en el fondo no escritas se ven en la necesidad de buscar causas objetivas. Gracias a las fuentes documentales escritas podemos conocer con más detalle lo que pasó en el pasado, pero también es cierto, como advierten los historiadores, que hay que tener mucho cuidado con ellas porque a menudo esconden los intereses y las conveniencias del que las ha escrito. Es un poco como reconstruir un asesinato sólo con las pruebas que se pueden obtener sobre el terreno sin la declaración de ningún testigo. Hay pues, que hacer un trabajo muy cuidadoso y eliminar las inconsistencias y a menudo trabajar con los conceptos de hechos más probables. Aunque es difícil hacerlo encajar todo, se debe buscar la versión más veraz, y ésta es el trabajo que hacen los arqueólogos que se describe en este libro.

Un libro totalmente recomendable que nos ayudará a situar los principales estudios sobre la época, y hacernos una idea, seguramente más correcto, de cómo era aquel mundo y cómo funcionaba.

Por último también quisiera hacer referencia a un tema que toca de paso, pero que al menos no rehuye el autor, como es la posibilidad de que los períodos de grandeza y decadencia de los imperios sean cíclicos. En este punto no se involucra demasiado dejando sólo el tema sobre la mesa. Hay evidencias de que pueden hacer pensar a los investigadores que esto ocurre, pero normalmente se acaba mirando hacia otro lado. Dado que el título del libro comienza con el número de un año permítanme terminar con otro número que es la suma del valor absoluto del número del año del título del libro y el año que el autor propone para hacer el paralelismo con el imperio romano 476. Un número muy próximo a los 1700 años que marcan los ciclos históricos de Alexandre Deulofeu. 1177 + 476 → 1653.”

Joaquim Miquel.

1180 à 1200 avant notre ère : Quand la révolte du peuple des villes de la Méditérannée était lancée sous le slogan : « Les peuples de la mer attaquent ».

On remarquera, dans les textes suivants, que la plupart renversements de pouvoir dans les villes par des révoltes et révolutions ont lieu avant que l’invasion ait lieu…

Vague révolutionnaire de 1190-1200 avant J.-C. dans la version « peuples de la mer »

Peuples de la mer

La première guerre de l’homme de l’Age du Bronze contre l’homme du néolithique en Europe en -12000 avant notre ère

Années 1180

Les Philistins

Vidéos :

Les Minoens, les Mycéniens et leur chute

Les Minoens, civilisation engloutie dans un tremblement de terre et un tsunami

Les derniers Minoens

2 Messages de forum

  • « Cataclysmes » de l’historien Laurent Testot :

    « La majorité des auteurs travaillant sur l’âge du Bronze final, comme le souligne l’archéologue Eric H. Cline, décrivent peu ou prou le même processus : entre le XVIème siècle et le XIIIème siècle avant notre ère, les échanges diplomatiques et commerciaux atteignent une densité inédite, créant un système-monde cosmopolite. Les dirigeants d’Assyrie, de Babylonie, de Mycènes nouent des alliances matrimoniales et se jurent assistance….

    Tout cela part en flammes au XIIème siècle avant notre ère. De la Grèce à la Mésopotamie, les cités sont détruites, les populations s’effondrent, famines et épidémies ravagent ces terres autrefois prospères… De la cité andine deTiwanaku à l’empire khmer, l’histoire abonde en effondrements de sociétés. Mais l’effondrement de la fin de l’âge de Bronze est systémique et, en cela, n’a qu’un seul équivalent dans l’histoire : celui qui ébranla l’ensemble des sociétés d’Eurasie, de la Chine des Han à l’Empire romain d’Occident, à partir du IIIème siècle de notre ère.

    A la fin de l’âge du Bronze, la catastrophe anéantit cinq des six grandes puissances d’Asie occidentale. S’effondrent le puissant empire Hittite, occupant l’actuelle Turquie ; le récent royaume d’Assyrie, ayant tout juste conquis le royaume du Mitanni, en Syrie orientale ; le royaume kassite, solidement articulé autour de sa capitale Babylone ; la dynamique civilisation minoenne, entre Grèce et Crête, dominée par la cité de Mycènes ; le royaume élamite, en l’actuel Iran, l’empire égyptien, même s’il finalement survécu…

    La Grèce et une partie du Levant semblent en proie à des révoltes internes… Au final, la complexité du système international entraîna la chute, en cascade, des royaumes grecs – mycénien, chypriote et crétois -, comme des empires des Hittites, des Babyloniens, des Assyriens et d’une multitude d’autres Etats… L’Egypte survécut à l’hécatombe. Mais l’Empire des pharaons fut brisé par le cataclysme qui engloutit ses voisins… »

    Il faut remarquer cependant que l’index de cet ouvrage, s’il reconnaît une révolution agricole/néolithique, une révolution biologique/corporelle, une révolution cognitive/symbolique, une révolution démographique, une révolution économique/commerciale, une révolution énergétique, une révolution évolutive/démiurge, une première et une deuxième révolution industrielle, une révolution militaire, une révolution morale, une révolution médiatique, une révolution politique, une révolution scientifique, une révolution technologique, une révolution verte, une révolution islamique… refuse d’indiquer une révolution sociale des exploités contre les exploiteurs, et d’ailleurs n’emploie jamais ces termes d’exploités et d’exploiteurs.

    Le parti pris de cet auteur est purement climatique. Les luttes sociales ne sont pas sa tasse de thé. Par exemple, il pense que ce sont les classes dirigeantes qui se sont détournées de l’emploi de l’esclavage et ne voit pas le lien avec la révolte et la révolution des esclaves, luttes auxquelles il ne fait même pas allusion, pensant que ce sont les protestants britanniques qui ont imposé au monde l’abandon de l’esclavage.

    Toute son obsession dans cet ouvrage, c’est le climat et la politique environnementale des sociétés. Le sous-titre de son ouvrage est « une histoire environnementale de l’humanité », pas dans celle de la lutte des classes !

    Lire ici

    Lire encore

    Lire toujours

    Lire enfin

    Répondre à ce message

  • Leer aqui 1177 a. C. El año en que la civilización se derrumbó.

    https://www.deulofeu.org/es/1177-a-...

    Répondre à ce message

Répondre à cet article

SPIP | squelette | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0